L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

1698 0
close

Warum möchten Sie diesen Inhalt melden?

Bemerkungen

senden
s.n. 1916, 28 Juli. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 18 Juli 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/b853f4mq8h/
Text zeigen

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

2eme Année N®. 643 S cents Vendredi! 25© Juillet ae?fi© L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer Journal quotidien du sr" sitars paraissant en Ho91and< Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressé^! au bureau de. rédaction : N. Z- VOORBURGWAL 234-340, AMSTERDAM Téléphone: 3797. t Rédacteur en Clieï: Gustave Jaspaers. , ( Charles Bernard, Charles Herbleî, Comité de Rédaction: ^ René chambry, Emile painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: IV.Z.Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 177S. Abonnements: HoBlandeII. 1.50 par mois. E'irant;ei'î].21C0pspno'" Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents ta ligne. Jamais malade, jamais mourir Les Allemands n'ont pas d'alliés, ils ont des vassaux. L'Autriche, qui naguère exerçait l'hégémonie sur les Etats allemands, battue par la Prusse, poussée par la veulerie et par l'incapacité de ses dirigeants autant que par l'ihabile politique de Bismarck dans les bras d'un empire allemand, où la Prusse est maîtres&e, est à la merci, de cette Allemagne dont la force est son seul soutien. Elle ne- discute plus les ordres venus de Berlin. Elle ^soupire peut-etre, mais elle obéit. La Hongrie, qui a joué un rôle de provocation dans la politiqu'e de proie de la monarchie danubienne depuis ces dix dernières années, aujourd'hui que cette politique est en train de faire faillite, a des yolléités de retirer son épingle du jeu. Ses armées battues et désorganisées n'ont pas moins besoin que les armées autrichiennes des feldwebels comme des maréchaux boches pour prolonger une résistance de plus en plus précaire. Mais, si elle aussi avait lié son sort à l'Allemagne, c'était pour vaincre et non pas pour être écrasée avec elle. Aujourd'hui que la victoire échappe aux aigles allemandes, et que l'aigle autrichienne, naguère bicéphale, n'est plus qu'un oiseau sans tête, la Hongrie voudrait bien sortir de l'aventure. Cela est tellement vrai que le comte Jules Andrassy, chef de l'opposition, a cru devoir annoncer au monde que cela n'était pas vrai ! En attendant, le gouvernement du comte Tisza joue habilement de l'opposition qui se réclame de ses principes libéraux et de son idéal pacifiste pour demander une paix aussi rapide que possible qui garantisse simplement l'intégrité territoriale de la Hongrie. Sans doute il y a peu de chances de voir jamais la Hongrie conclure une paix séparée. Constatons seulement que, de ce côté, il y a une fêlure dans le bloc germano-austro-hongrois.Quaùt aux Bulgares, le temps est passé où Ferdinand saluait en Guillaume, sans ironie d'ailleurs, le ,,miles gloriosus" de Plante. Ferdinand et Radoslavoff doivent passer de mauvaises nuits, eux qui avaient cru' pouvoir impunément assassiner la nation serbe. Ils couchent toujours sur le cofr fre-fort mais le propriétaire véritable, accompagné des gens de la Justice armés jusqu'aux dents, est devant la porte. Il va falloir chèrement disputer le magot. Au demeurant, il avait toujours été entendu que la Bulgarie ne prenait les armes que pour la réalisation de son ,,idéal"-. Et si les temps . sont passés où Bismarck déclarait que les Balkans ne valaient pas les os d'un grenadier poméranien, Ferdinand, s'en tient vigoureusement à ce principe que le salut de ses alliés ne vaut pas les os d'un réserviste bulgare. Ce n'est pas sur lui que doivent compter les Allemands et les Autrichiens pour les tirer du pétrin. Reste les Turcs. Ah ! les bons Turcs ! La clique d'Enver et de Talaat les a entraînés dans l'aventure d'une façon criminelle. Mais, maintenant qu'ils ont tiré le vin, ils le boivent et jusqu'à la lie encore., Chez eux nulle perfidie, nul égoïsme. Ils se battent vraiment et ils meurent avec un courage digne d'une meilleure cause. Par exemple, ils ont bien les mains pleines à se sauver eux-mêmes. Les Arabes, avec les lieux saints, leur enlèvent leur prestige sur le monde musulman. Les Russes leur prennent Erzeroum, Tfébizonde et Erzind-jan. L'Arménie est- perdue pour les Turcs. Mais la Galicie est également sur le point d'être perdue pour les Autrichiens. Et ils n'hésitent pas. Ils lâchent l'Arménie qui les intéresse pour la Galicie qui ne les intéresse pas, simplement par esprit de fidélité. Ah! si les Serbes avaient eu pour alliés les Turcs à la place des Grecs. Et nous assistons maintenant à ce plaisant spectacle. L'Autriche, jadis lé .boulevard de l'Europe contre les Os-manlis, l'Autriche sauvée ensuite de la destruction par ces mêmes Turcs, grâce à l'héroïsme de Jean Sobieski et de ses Polonais — envers qui elle montra la plus noire ingratitude —, obligée aujourd'hui de mendier l'aide du Padichah pour j étayer sa puissance croulante. Jamais la Monarchie Apostolique n'a subi pire humiliation.Cette apparition des. troupes turques sur le front de Galicie montre l'entente parfaite entre les armées de la quadruple alliance, dit Wolff. Le bon billet ! Comme si on pouvait comparer la participation des contingents russes aux opérations en Champagne au secours que les Turcs prêtent aux Autrichiens. La Russie, terre nourricière de" soldats, pour employer l'expression homérique, envoie par delà 10.000 lieues de terres et do mers une poignée de vajllants pour comba.ttre à coté des poilus de Joffre.- Mais la Russie, victorieuse sur tous les fronts, peut se permettre ce luxe, et la France, qui a tenu tête pendant cinq mois à la ruée allemande sur Verdun, la France victorieuse sur la Somme, en acceptant avec gratitude ce témoignage de fraternité, ne reçoit pas un secours. Aussi, nous doutons fort que même à Vienne, où la sottise a plus de droits qu'ailleurs, on se réjouisse de l'arrivée des Turcs comme d'une bonne nouvelle. Si nous avons beApra des Turcs, se diront les ^Viennois, > 1 c'est que nos affaires vont bien mal. Mais il y en aura toujours pour avaler la pilule, sous forme de nougat, avec allégresse. Le bon Turc ne dit-il pas en l'administrant: Jamais malade, jamais mourir? C'est le mot d'ordre donné à la presse. Charles Bernard. Usiafi indigne d'un Belge. Dans un article de 1',,Homme enchaîné", où en même temps il répondait excellemment au dr. Léonard Van der Hoeven, un Hollandais francophile qui venait de plaider auprès de lui la cause de son pays, M. Georges Clemenceau, pour mettre fin aux pantalonnades de son ex-ami M. Georges Brandes, posait à cet hyperneutre danois la question simple, claire et nette que voici : ,,De qui désirez-vous la victoire?" Cette question, sur laquelle on peut se compter, est le prétexte à l'extraordinaire lettre que voici publiée par' le ,,Nieuwo Courant" de La Haye (26 juillet,. Tvveede Avondblad) : Neutrale plicttt. M. de R., „Wien verlangt gij dat overwinnen zal", moefc Clemenceau hebben gevraagd (zie uw nr. 199). Waarom antwoorden de onzijdigen niet: niemand 1 Een groote stap tôt den vrede en de verzoe-ning der volken zou gedaan ziju, indien geen der volken de belaoholijke pretentie had van liet monopolie van rechtvaardigheid, vrijheid en beschaving. Dat is wat de onzijdigen voortdurend moesten 'zeggen -tegen de Engelschen, de Duitschers, maar vooral tegen de Franschen. Daardoor ,zouden ze Europa redden. A. M., Belg en inensoh» B., 20 Juli '16. Avant d'aller plus loin, nous demandons à connaître ce Monsieur ,,A. M. Belge et homme". Qu'il se nomme! Si c'est à un Belge, vraiment, que nous avons à faire, nous nous trouverons une fois de plus devant une manifestation de ces effets émellients qu'exerce à la longue l'atmosphère de certains pays neutres sur quelques ooeurs-de lièvre ou quelques égarés. Se mettre ,,au-dessus de la mêlée", se montrer plus néerlandisants que les Néerlandais eux-mêmes (qui n'en demandent pas tant), jouer à l'homme qui méprise ,.les passions chauvines", voilà en vérité quelques exercices fort en faveur chez ces esprits supérieurs qui croient flatter de cette façon les neutres. Cet état d'esprit, nous l'avons vu se manifester par la plume, la parole ou même le crayon chez un certain nombre de Belges, fort restreint heureusement! Ces gens, qui ne savent pas encore de quel côté est le droit dans cette guerre, n'ont sans doute jamais entendu parler de la violation de la neutralité belge, des massacres et des incendies de Louvain, Visé, Dinant, Tami-nes, Andenne, Aerschot, Termonde, des torpillages, exécutions, arrestations et exactions de toute sorte par lesquelles se manifesta la ,,Riicklosigkeit" d'un peuple ivre d'orgueil, qui, aujourd'hui que son mauvais coup a raté et qu'il sent venir l'heure du châtiment, ne peut que trouver agréables les bêlements pacifistes qui traînent des fjords de Norvège aux dunes de Hollande, des vallees suisses au cabinet de travail de M. Ford. L. P. m Q ^ Très Juste. On lit dans le ,,Volk" : L',,Algemeen Handelsblad" de samedi soir contient une invite à appuyer l'oeuvre ,,Volks-opbeuring", organisme institué en 1915 à Gand par Léo Meert, le fondateur de l'„Algemeen Nederlandsch Verbond". Le ,,Volksopbeuring" se propose le but de prêter un secours matériel et moral au peuple flamand. Aux Pays-Bas, l'oeuvre a un sous-comité composé do MM. Lohman, L. Simons et iillout, et ce comité fait un appel aux bourses des Néerlandais. Un de nos rédacteurs, écrit le ,,Volk", reçut aussi, à la fondation de l'oeuvre, une invitation confidentielle à collaborer à la fondation de ce comité. Maintenant que le ,,Volksopbeuring', va travailler en public, nous voulons communiquer publiquement pourquoi la fondation de ce comité nous semble indésirable. Nous l'aurions acclamé de tout coeur si le „Volksopbeuring" travaillait pour tous les Belges. Mais l'oeuvre ne travaille que pour les Flamands, et il nous semble que, tant que durera la guerre, un Néerlandais ne peut faire aucune distinction entre les Flamands et les Wallons. Pendant toute la durée de la guerre, il convient qu'un Néerlandais ne oonnaisse que des Belges. Les Belges ont le droit de. faire tout ce qui leur plaît. Ça ne nous regarde pas. Le fait de nous mêler à leurs luttes mutuelles pourrait nous mener à une voie dont le point extrême , ne se trouve pas à... Bruxelles. // y a an 28 juillet 1915: Pendant la nuit, les Allemands bombardent les jiositions françaises i au nord de Souciiez et prononcent plusieurs attaques -parties de trois points différents; après une lutte très vive, ils sont repoussés. Bombardement de Soissons. Attaque ennemie repoussée à la F ontaine-aux-Charmes ( Argon ne). En Alsace, les Français occupent deux blockhaus ennemis à l'est du, Lingekopf et du Schratzmaennele. Front oriental: sur les deux rives de la Naref, résista/nce des Russes. Front italien: des tranchées autrichiennes fortemtrj, occupées sont enlevées par, les Italiens*, En Belgique. I | A BrsiseJîes A la lettre de notre correspondant de Bruxelles çelative aux manifestations du 21 juillet nous aurionsv pu ajouter l'avis du» gouverneur de Bruxelles et du Bfabant, qui doit affiché sur les murs de l'agglomération peu après son arrêté défendant les manifestations de patriotisme ,,quelles qu'elles soient" et dont le texte a paru dans notre journal. Voici pour les amateurs de documents: ,,Mon interdiction de célébrer la fête nationale belge a déterminé un petit groupe de personnes irréfléchies à engager le public à résister à l'application de mon arrêté. Afin d'éviter tout incident désagréable, je mets formellement ^es habitants en garde contre ce£ excitations, qui ne peuvent que nuire aux vrais intérêts de la population paisible et du pays. La peiné prévue sera appliquée avec la plus grande rigueur et sans indulgence à toute personne qui, le 21 juillet 1916 ou ultérieurement, participera à une démonstration quelconque, y compris la cessation du travail." * * * On est occupé en ce moment à la réfection des bassins de la fontaine De Brou-ckère, porte de Namur, et on a profité de l'occasion pour restituer au monument entier une fraîcheur qui l'avait quitté depuis un certain temps. On a donc légèrement frotté à la pierre ponce le corps nerveux de Neptune et, opération plus délicate, les formes gracieuses de son épouse Ampliy-trite. On a rendu à leurs parfaites académies la blancheur immaculée du marbre dans lequel elles ont été sculptées. Les motifs décoratifs secondaires n'ont pas été omis, naturellement,- et l'ensemble est maintenant parfait comme ton. * * * La société hollandaise de bienfaisance : ,,Ne-derlandsche Vereeniging voor Weldadigheid tôt ondersteuning van behoeftige Nederlanders in de stad Brussel en liare voorsteden" (ouï!) a •pu répondre durant l'exercice 1915 à toutes les demandes de secours qui lui sont parvenues de la part, de Hollandais nécessiteux. Elle a pu même étendre son activité à Bruges, Louvam, Malines, Charleroi. Diest, Dinant et Namur. En argent, vêtements, literies, vivres et soins médicaux, elle a dépensé 315.C00 francs. A l'occasion de la St. Nicolas, elle organisa une fête qui réunit 600 enfants hollandais, et u ngénéreux anonyme convia 150 vieillards à Un banquet. La société dé bienfaisance Néerlandaise à Bruxelles fêtera sous peu son cinquantième anniversaire d'existence. •»:- * * x / Un nouveau service de contrôle fonctionne sur le territoire de la ville. Il a pour mission d'examiner si les personnes bénéficiaires de l'oeuvre des Restaurants bruxellois ont le droit d'y participer. * * * Quelques cas de typhus se sont déclarés dans une caserne de l'agglomération bruxelloise. Seuls des soldats boches ont été atteints. * * * Mtre Theodor, député de Bruxelles, qui se trouvait en Suisse après sa libération, va se fixer définitivement à Paris. Il a prié ses collègues du groupe parlementaire belge en France de l'inscrire parmi eux. * * * On inaugurera le 27 juillet, les orgues de l'égilse de l'Annonciation, au quartier Brugmann. A cette occasion, sera donné un grand concert de musique sacrée. Un correspondant du ,,Times" vient de. rencontrer un Américain qui venait en droite ligne de Bruxelles. Les impressions qu'il a recueillies confirment tout ce que nos propres renseignements nous ont- apporté sur les difficultés de la vie, la cherté des vivres, la confiance obstinée de la population bruxelloise et son mépris profond pour tout ce qui est boche ou sent le boche. Nous trouvons en outre dans cet interview quelques détails qu'on lira avec intérêt. Les cafés, le croirait-on ? sont à peu près désertés par nos compatriotes. Ceux-ci ont dû bien à regret prendre la résolution de ne plus boire entre amis le lambic traditionnel, mais l'extraordinaire pullulement des espions les oblige désormais à se confiner chez eux. C'est chez soi et dans les promenades qu'on se pass eaujourd'hui les nouvelles et qu'on combine les zwanzes. Et les cafés sont devenus à peu près tous des repaires de boches des deux sexes. Les facteurs des postes ont dû reprendre .leur service il y a deux mois sous la menace de la déportation; mais ce sont toujours des employés boches qui siègent dans les bureaux de poste. Les cinémas sont encore ouverts. Le ,,Pathé" du boulevard du Nord a été acheté par un Allemand; on y donne des films sur la vie en Allemagne, les ,,victoires" allemandes, etc... Inutile d'ajouter que plus un Belge n'y va plus; par contre il y a après-midi et soir, tous les jours, salle comble de soldats allemands et même d'officiers, avec la compagnie habituelle. La circulation est toujours libre à pied et en tramway dans Bruxelles et les faubourgs, mais en dehors de l'agglomération la carte de circulation et le passeport sont obligatoires^ A Anvers Hier, nous .avons reproduit sous toutes réserves noie information du ,,Courrier la Mouse" disant que M. l'échevin Strauss avait donné sa démission. - Nous avions raison de faire des réserves car aujourd'hui un de nos correspondant* nous fait parvenir la. nouvelle de la démission de M. le conseiller Louis Stroum. I' doit, donc y avoir confusion par suite do h ressemblance des noms. Voici du reste lt texte de la lettre de démission telle qu'elle a été lue au Conseil communal d'Anvers du 24 juillet de même 'que la réponse du bourgmestre : Monsieur le Bourgmestre, Je sui9, en ce moment, la victime d'accusations calomnieuses. Les faits sont toutefois soumis à la justice et je ne doute pai un instant que mon honneur et ma probité seront complètement vengçs et de la façon la. plus péremptoire. Mais je remplis les mandats officiels de chef de la police bourgeoise et de conseiller communal. Quoique l'incident qui nous occune n'a rien de commun, avec l'exercice de ces mandats, je considère comme un devoir d'éviter que ces fonctions soient exposés à la médisance. Pour cette raison, et malgré que je sois persuadé de mon innocence, j'ai l'honneur de vous faire parvenir ma démiss-ion de ces deux mandats, avec la conviction qu'en agissant ainsi je disposerai non seulement de mon entière liberté pour démasquer mes calomniateurs et mes persécuteurs, mais que j'agis dans l'esprit de complet désintéressement et de dévoûment avec lequel j'ai toujours tâçhé de servir ma ville natale, d&ns la mesure de mes moyens. L. Stroum. M. le bourgmestre a répondu en ces termes : 1 Monsieur le Conseiller, J'ai reçu, avec regret, votre lettre de ce jour. Comme vous dites que la justice instruit l'affaire, je ne puis naturellement exprimer une opinion à ce sujet. Mais je tiens à rendre hommage au courage, à. l'entier dévoûment et au grand désintéressement avec lesquels vous avez aidé l'administration communale dans ces temps difficiles et dans les circonstances les plus critiques, et aux nombreux services que vous avez rendus à la Ville comme chef de la police bourgeois© et comme conseiller communal. J'espère que vos épreuves auront la fin que vous en attendez, et je vous présente, Monsieur, mes salutations sincères. Le Bourgmestre, J. De Vos. * .* * . La firme L. Gevaert et Co., de Vieux-Dieu, fabricants de papiers photographiques et de films, a versé une somme de 20.000 francs au Comité de secours anver-scis.* * * Le major de cavalerie von Bohlen und Halbach, dont le ,,Tijd" a annoncé la mort au front, se porte fort bien, écrit ,,De Nieuwe Rotterdamsche Courant." Il avait été longtemps attaché à la Kom-maudantijr d'Anvers. * .* * Une sorte de panique s'est emparée récemment des cultivateurs, établis dans les villages de la ceiture des forts d'Anvers. Le bruit s'est répandu que les Allemands seront, prochainement, forcés de quitter la Belgique et que la ville d'Anvers est menacée d'un nouveau siège. Dans de telles conditions les agriculteurs se sont mis à vendre leurs récoltes plutôt que de les voir piétinées et détruites. * * * L'assemblée générale des membres'du barreau était appelée samedi à procéder au renouvellement du Conseil de discipline pour l'année judiciaire 1916—1917. Il n'y a pas eu d'élection. Sur la proposition qui en a été faite, on s'est borné à maintenir purement et simplement, pour un nouvel exercice, la composition de l'année dernière.Pour le bâtonnat, Me Fréd. Delvaux, doyen de l'Ordre à Anvers, ayant été nommé l'année dernière pour un terme de deux années, entrera au mois d'octobre prochain dans la seconde période de ses * fonctions honorifiques. A IvSége Les élections pour le Conseil de l'Ordre ont eu lieu mardi. Me L'Hoest-Remy a été1 désigné en qualité de bâtonnier pour l'année judiciaire 1916—1917. Ont été élus membres du'Conseil de l'Ordre: Mes Boir-nameaux, Edouard Drize, Falloise, Gnu-sé, Jeanne, Lebeau, Loyens, Servais père, Tart, Forgeur, Edmond Haversin, Mallieux, François Piette et Tschoffen. Les cinq derniers sont des nouveaux venus au Gonseil; les autres en faisaient déjà partie. Les Liégeois ont trouvé un moyen, à la fois patriotique et original, de réunir des fonds destinés aux oeuvres d'assistance po-j pulaire. Ils ont organisé, dans une salle | do la ville, une vente de pastilles de choco lat à l'effigie du Roi Albert. En un seul jour, la recette s'est élevée à 14.000 frs. * * * La police des vivres a saisi, à Liège et à Verviers, des échantillons de liquides- vendus sous des noms fantaisistes pour remplacer ,,l'huile d'olive". L'analyse a dé-' montré que la plus grande des parties 1 constituant ce mélange est de l'eau; elle 1 atteint 95 p.c. et parfois même 99 p.c. Le reste se compose de gélatine ou d'un : sirop de lichen d'Islande, du sel, du vinaigre, un peu de matière colorante, safran ou aniline. Le prix de revient du litre de ce répugnant mélange varie entre 15 et 40 centimes; il est vendu, cependant', de 4 à 7 frs. le litre. Sa valeur nutritive est îiulle. Parmi les produits saisis, plusieurs étaient en état de fermentation et dl pourriture. L'extraordinaire renchérissement des prix des vivres provoque naturellement la falsification des denrées alimentaires.* .* * La ,,zwanze" ne perd pas ses droits. Un pharmacien avait collé sur la glac.e de sa vitrine l'avis suivait: ,,La pharmacie est réapprovisionnée en sangsues-. Ce dernier mot ressortait particulièrement... Pendant une nuit, un zwanzeur avait très soigneusement collé de l'extérieur, mais de manière à bien recouvrir la première ligne, un bout de papier... Le matin on pouvait lire: La Belgique est réapprovisionnée en sangsues. La farce ne fut pas du goût des Allemands. Ils voulurent cofttraindre le pharmacien à enlever le mot outrageant. Bon patriote et ne boudant pas à la réclame, il s'y refusa... Un soldat boche dut passer par là... * * * Sous la présidence du gouverneur civil boche une réunion de notables, oarmi lesquels figurent lo bourgmestre, de6 représentants, des conseillers, etc., a eu lieu et a ëxa-miné la situation économique. Il serait question de créer une espèce de syndicat qui monopoliserait les denrées de première nécessité, telles que beurre, oeufs, viande, pommes de terre, etc. Au P'g&ys We&ai©r& Les industriels belges continuent à multiplier leurs efforts pour maintenir une certaine vie dans les exploitations. Les charbonnages conservent une activité relativement satisfaisante. « Les établissements sidérurgiques, les verreries et les industries secondaires sont beaucoup moins bien partagées. De temps à autre, cependant, on enregistre quelques ordres. C'est le cas poulies Laminoirs de La Louvière : ils ont du travail pour trois mois, à raison do 4 jours par semaine. Immédiatement, ils ont pris des dispositions pour assurer du pain d'importation hollandaise à leur personnel, à raison de 45 centimes. Sans mesures, le chômage serait inévitable vu la cherté des vivres et leur rareté. Les industries tributaires 'de la terre plastique: faïenceries, fabriques, de porcelaine, de produits réfractaire6, de céramiques, etc., sont de celles qui* ont le plus souffert de la guerre. Mais il y a une légère amélioration. Les travaux des bâtiments en cours dans les usines donnent une certaine animation à la demande en majoliques de revêtement, en réfractaires courants tels que briques, dalles, carreaux, etc. La généralisation des bains-douches dans les charbonnages, rendus obligatoires par la loi belge, a eu pour conséquence de soutenir un peu cette branche dans la période la plus pénible. La Belgique compte deux .centres importants pour ces industries: les pays d'Andenne et le Borinage. Dans cette dernière région les progrès ont été grands et rapides. En une douzaine d'années le nombre des usines y a doublé, et, avant ( la guerre, leur activité allait grandissante. ' En agriculture, la situation est avantageuse pour certaines catégories d'agriculture, à cause dés hauts prix pratiqués pour tous les prrx!:; do la ferme, mais cela n'empêche le haras et le cheptel belges de souffrir beaucoup. Les réquisitions et les achats de l'occupant ont nui considérablement. Les chevaux . sont à des prix inabordables et l'administration allemande surveille le bétail, au point d'établir pour lui un état-civil plus sévère que celui imposé à la population elle-même. La dernière saison, grâce aux efforts du ,,Syndicat belge des produits agricoles", a été favorable aux maraîchers malinois. Ils ont pu écouler leur magnifique production en asperges et en choux-fleurs à "des conditions bien plus avantageuses que l'an dernier. Ce succès est flû à un effort purement belge. #• .* # Au Conseil communal de Bornai (près de Nivelles) le bourgmestre a pris un arrêté, enjoignant aux habitants de composer une garde bourgeoise nocturne d'hommes âgés de 20 à 48. ans. Tout membre requis et refusant serait puni d'une amende de 5 à 25 fr. et d'une peine de 1 à 7 jours de prison. ' Le demandeur en cassation, Mouttoulle ' Charles, fut condamné par le tribunal de po- -lice de Jodoigne pour refus à 5 fr. Il interjeta appel devant le tribunal correctionnel de < Nivelles, déclarant illégal l'arrêté précité; ( l'amende fut confirmée. ( Le pourvoi en cassation est basé sur la c fausse interprétation de l'art. 79 de la loi du 10 mars et art. 16 de la loi du 24 août 1890, 1 sur la violation de l'art. 107 de la Constitution [ et les articles 3 et 79 de la loi organique de ï la garde civique. La Cour rend un arrêt rejetant le pourvoi. ( Le procureur du Roi du tribunal de Gharle- ( roi s'est pourvu en cassation d'une affaire identique mais qui s'est terminée par un acquittement. Montey Hector avait également 1 refusé de faire partie de la garde bourgeoise. < Le tribunal correctionnel de Charleroi l'ac quitta pour les motifs qu'aucun désordre n'étant survenu dans la commune, la garde bourgeoise n'avait pas sa raison d'être. La "Cour .Suprême rend un arrêt, attendu que le tribunal n'avait pas à s'occuper si la garde bourgeoise était nécessaire ou non dans la commune, mais bien si le règlement communal n'avait pas été observé. Par ces motifs la Cour casse le jugement et le renvoie devant unfl an t. r a inrirHo+inTi 1 L'appel des hommes lie iiàlfa L'arrêté-loi LE HAVRE, 27 juillet. Le nouvel arrêté-loi pour l'appel des Belges .vient d'être signé par le Roi. Tous les Belges devront se faire inscrire, déserteurs, mais seuls les célibataires de 18 déserteurs, mais seuls les célibatoires de 18 à 30 ans seront appelés sous peu. La loi stipule que tous les Belges nés après, le 30 juin 1876 et ceux nés avant le 1er juillet 1898 sont mobilisables, exception faite pour: lo. ceux qui se trouvent ians le territoire occupé; 2o. ceux qui font partie de l'armée; 3o. ceux qui font partie d'une armée alliée; 4o. ceux qui ont été réformés définitivement. Les hommes qui sont désignés pour le service seront répartis en sept groupes: lo. les hommes mariés nés après le 31 décembre 1894 et avant le 1er juillet 1898 3t les célibataires nés après le 30 juin 1886 Bt avant le 1er juillet 1898; 2o. les célibataires nés après le 30 juin 1881 et avant le 1er juillet 1886; 3o. les célibataires nés après le 30 juin 1876 et avant le 1er juillet 1881; 4o. les hommes mariés nés après le * 30 juin 1886 et avant le 1er janvier 1895; 5o. les hommes mariés nés après le 30 juin 1881 et avant le 1er juillet 1886; 6o. les hommes mariés nés après le 30 juin 1876 et avant le 1er juillet 1881; 7o. les hommes mariés nés après le 30 juin 1876 et avant le 1er janvier 1895. ,H w VII Rendons à César... Nous avons inséré sous ce titre la lettre que nous envoya le sous-lieutenant A. Buys-schaert. Et voici un autre son de cloche qui nous vient de Maestricht. L'impartialité nous oblige à insérer cet articul'et publié par ,,Les Nouvelles" et qui est une réponse, — mieux une mise au point, — à la lettre de M. Buysschaert. Notre excellent confrère ,,1'Echo Belge" a donné une nouvelle preuve de sa courtoisie coutumière en insérant une lettre d'un correspondant dont la quiétude paraît troublée par l'article que nous avons cohsacré à Edgard de Caritat. Nous ne pouvons rien retrancher à cet article — notre confrère nous obligerait eu le soulignant — parce que son auteur a vu, vécu ce qu'il rapporte ot que tous les témoignages de ceux qui ont vu. et, en particulier, les Maastrichtois, concordent avec le sien. Ils sont d'ailleurs renforcés encore par l'allocution prononcée hier, par le ,,Souvenir Belge", aur la tombe de celui qui incarne la résistance inouïe du Limbourg. Ce qui nous peine, c'est qu'un soldat puisse ne pas comprendre la grande portée de ce fait que nous avons fait remarquer: les Allemands prenant le change avec près de 2000 hommes et allant aftaquer Lanac-ken où il y avait habituellement 26 hommes, où il n'y en eut jamais plus que 123. Le correspondant do ,,1'Echo Belge" raille. C'est fâcheux pour lui car cet accroc terrible pour la, réputation formidable de .'information et de l'organisation allemandes sst un fait. C'est; aussi bien nous ne doutons pas que les lecteurs de ,,1'Echo Belge" st les nôtres aient saisi. Ils auront saisi "aussi — et no<us y insistons — qu'Edgard de Caritat est, en Limbourg, un symbole et que tel il doit rester. [1 a tout quitté pour suivre la vocation à Laquelle brusquement il s'est senti appelé.. Il y a quelque chose qui dépasse tout, lu'on ne l'oublie pas. C'est que de Caritat 3st mort, mort pour son pays. C'est pour ïela qu'il est un symbole et que son nom i si fort grandi. Il grandira encore du reste, ;ar déjà il est devenu en Limbourg un héros populaire, à l'égal presque des personnages égendaires des grandes guerres d'autrefois: 2'est que Caritat est une admirable person-lificàtion du courage civique. Premier magistrat d'une commune belge, son dévoue-nerit est sublime parce qu'il a été volontaire. Il a donné sa vie librement, sans que •ien ne l'y obligeât, si ce n'est la haute ;onscience de son devoir et son amour sans imite pour la liberté du pays. Il n'est point? Deut-être de plus grand exemple dans l'his- . ;oire de la résistance irrésistible de la Belgique, forte de son bon droit, luttant pour a justice et l'indépendance que celui de Ce bourgmestre, marié, père de ^famille, sacri-'iant tout sur l'autel de la Patrie. Nous regrettons vivement qu'il y en ait incore parmi nous pour ne pas comprendre :es choses élémentaires et la superbe beauté l'un tel geste. Que si le correspondant occa-ionnel de ,,1'Echo Belge" croit avoir à se îlaindre d'un oubli, qu'il s'adresse à ses foefs — c'est de la discipline — et non pas l la presse — c'est une inconvenance. Mais auparavant il ferait chose sage en onsidérant que les distinctions accordées à Caritat lui viennent sans doute de ce qu'on i, constaté en haut lieu qu'il avait subi, le )remier.,.le grand assaut final des Allemands jn Limbourg.: E. S.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Zufügen an Sammlung

Ort

Themen

Zeiträume