L'étoile belge

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s.n. 1914, 17 Juni. L'étoile belge. Konsultiert 18 Juli 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/4b2x34nx9x/
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L'ETOILE BELGE Mercredi !7 juin 1814 PRIX 'CE L'ABONNEMENT : POUR BRUXELLES : t'n an : «ss. fr.; 6 mois, fr. «l.CiO; 3 mois, fr. ."î.âO POUR LA PROVINCE : tn aii : ï« fr.; 6 mois, fr. 8.5©; 3 mois, » fr. BUREAUX : rue des Sables, 13, ouverts de 9 à 16 h. En province il suffit de remettre te pria: de Cabonnement au facteur Edition G Baromètre du 16 juin ft heure» Ternir \v<oya6 normà1*, 18, Maumum de la veille, 26°^ Min nium de la JrJS '^,nn * ' nuit, l'-°1 Baromètre. 16. ^ V^K à 8 h., 76;®» 1 Quantité d'eau \V , -, de8à«hrw fj4 if\ Pr24h- lBUQ7 Observations fi ■ L0 l ^ A de midi Température. fl^rJc X g\âi 'Si il I8a"» Baromètre. il \ [j 7G0mru9 Humidit.'MlOO-e 11^7 \& * §j hum. absol.). 75 Vent dominant &/ I ^ Déclin, mugn., V. ^ 12°52 9 Eph&mërides 'k^-P3/s pour le 11 juin Soleil: c n Lune : lever, :jh. 28 lever, "h. t coucher, 19 h. 58 coucher, 13 h. 4"< Prévisions de l'Institut météorologique ; Vent faible; orageux. Service des malles Oslende-Monvres Etat de la mer, le 16, à 4 heures : agitée France. Angleterre, Allemagne et ( g fVt ) par trimestre ANNONCES : 45 craM la ligne; minimum 4 lignes, fr. l.flO. uii'ion Po ~ f2 îw!i?7Sn\ a } paya le <1 avance jPftnflITSOQ lû ë1lltYlàf*ft Le* annonces remises-avant 2 heures à l'Office de Publicité, Hollande. < fr. Grand-Duché, 6 fr. ) mandat-poste n^l# vGÎSillaSwv) 15/ ÊÎUïilClU 36, rue Neuve, paraissent le soir mémo. ■HMBtMMiillllM l'imm i.in I M—— i ■un .m .n.,,- ■ ■ ■, ..1.1 , ÉTRANGER L a révolte albanaise La nouvelle de l'attaque de Durazzo par les insurgés albanais a produit une vive surprise. On attendait plutôt la nouvelle de l'attaque des insurgés par les troupes du prince Guillaume. On racontait en effet que les insurgés étaient démoralisés par la mésentente et par leur longue inaction, qu'un grand nombre d'entre eux é'taient repartis pour se livrer aux travaux des champs, que les troupes du gouvernement avaient déjà remporté une grande victoire à Tirana. On attribuait à l'état-major du prince un plan tendant à encercler les insurgés : les forces de Va-lona, la gendarmerie dont la présence n'était plus nécessaire en Epire, la colonne d'Achmed bey venant du haut Mati et enfin les Mirdites commandés par Prenk Bib Doda devaient exécuter une marche convergente qui ne permettrait pas aux insurgés d'échapper. On espérait même qu'ils se rendraient sans combattre, car on évaluait à 15,000 hommes l'effectif total des troupes gouvernementales devant prendre part à cette opération, tandis que le nombre des insurgés ne dépassait plus, assurait-on, le chiffre de 2,000. Pourquoi a-t-on tant tardé à donner l'ordre de marche ? Paut-il croire que les mesures n'étaient pas aussi bien prises qu'on l'affirmait, qu'on bluffait en parlant de la supériorité numérique des troupes gouvernementales et de la débandade des forces insurgées, ou bien n'avait-on pas une confiance absolue dans les troupes gouvernementales et dans leurs chefs ? Cette dernière hypothèse n'a rien d'invraisemblable. Prenk Bib Doda, qui attendait à Alessio, à la tête de ses 7,000 partisans, l'ordre de se mettre en marche, ne pouvait-il pas devenir un intrigant dangereux à l'instar d'Essad pacha ? Toujours est-il que les insurgés, qui étaient certainement très bien au courant de ce qui se passait à Durazzo, n'ont pas attendu l'attaque, mais ont pris eux-mêmes l'offensive et ont marché contre la capitale actuelle, résidence du prince, Le colonel Thomson, un des officiers hollandais engagés par les puissances pour organiser la défense de l'Albanie, a été une des premières victimes. Durazzo résiste encore, mais peut-être sera-t-elle prise avant l'arrivée des Mirdites et Malissores appelés d'Alessio. Les navires des puissances étrangères empêcheront peut-être l'entrée des insurgés dans la ville. Us sauront en tous cas protéger le prince de Wied et borneront sans doute à cela leur intervention éventuelle dans la guerre civile e albanaise. Il semble bien d'ailleurs que le prince Guillaume ne puisse plus son- ^ | ger à autre chose qu'à sauver sa vie, car n | sa couronne paraît irrémédiablement | compromise. Elle l'était déjà depuis sa fuite sur un navire italien lors de la pre-mière menace d'une attaque de Durazzo par les insurgés, fuite qui avait porté une forte atteinte à son prestige, b car la première qualité d'un chef d'Etat d I aux yeux de la race essentiellement r ' guerrière des Albanais c'est la bravoure J et le mépris du danger. j Le prince Guillaume doit regretter de s'être laissé entraîner dans l'aventure n où on l'a engagé. Il a cru à tort qu'une n lignée d'ancêtres et la qualité d'officier f. prussien constituaient des titres suffi- é sants au gouvernement d'un peuple auquel il avait été jusque-là totalement étranger, un peuple qui n'a pas dépassé r ; en civilisation le stade du moyen-âge, e qui ne reconnaît que l'autorité de ses n chefs de clan et n'admet d'autre loi que c la tradition, tradition à laquelle il est a fortement attaché. Le prince, arrivé au d milieu de ce peuple si difficile à gouverner, a été de plus le jouet des intri- f, gues rivales de l'Autriche et de l'Italie ; s puis il s'est finalement aliéné les musul- c mans qui constituent l'immense majo- ^ rité de la population albanaise. Mainte- i nant qu'il a fait la guerre contre eux, il fi ne peut plus espérer être accepté par 11 eux comme prince d'Albanie. Que va-t-on faire maintenant? Essayer, j, malgré tout, d'imposer aux Albanais 1' un prince dont ils ne veulent pas ; choi- s sir un prince musulman, au risque de v provoquer un soulèvement des chrétiens excités par les agents de l'Autriche c et de l'Italie, ou bien renoncer au projet J( d'une Albanie indépendante et procéder ^ à son partage ? Et quel partage ? Entre l'Italie et l'Autriche-Hongrie ? Mais que a diraient les autres puissances ? Et d'ail- | leurs l'Autriche accepterait-elle que l'Italie s'établisse sur la côte orientale de le l'Adriatique avec le port de Valona qui P la rendrait maîtresse de cette mer et lui Sl permettrait d'embouteiller la flotte au- é: trichienne ? On a parlé d'un partage n entre la Serbie et la Grèce, moyennant s une revision du traité de Londres qui. n accorderait un dédommagement à la v Bulgarie et même à la Turquie. Ce serait la meilleure solution s'il est entendu que f( l'Albanie n'est pas capable de se gou- iv verner elle-même sous forme d'État in- P dépendant, mais cette solution ne serait a pas du goût de l'Autriche ni même de n l'Italie. Attendons donc les événements. a NOS DÉ: Services spéciaux d FRANCE LA DÉCLARATION MINISTÉRIELLE Le ministère ne veut s'appuyer que sur une majorité exclusivement républicaine. Il proposera un emprunt immédiat, l'impôt progressif sur le revenu et sur le capital. Il renvoie la réforme de la loi de trois ans aux calendes.Dans cette déclaration le gouvernement affirme sa volonté de ne tirer son autorité que d'une majorité exclusivement républicaine, vivant d'elle-même, et se refuse à accepter le concours direct ou indirect des partis de réaction. La déclaration affirme que l'œuvre immédiate est l'emprunt qui doit être voté môme avant le budget. Mais il faudra ensuite faire voter par le sénat le projet adopté par la charnue établissant un impôt progressif sur l'ensemble des revenus et demander au sénat de maintenir l'incorporation de ce projet dans la loi de finances de 1914. Le gouvernement compte insérer dans le projet de budget de 1915 l'impôt progressif sur le capital. La déclaration ajoute : « Un des devoirs les plus hauts du gouvernement sera de persister dans la politique extérieure suivie depuis tant d'années par la République. Nous développerons une alliance féconde en heureux résultats, fortifiée par l'épreuve j du terrçps, au milieu des sympathies qui unissent deux peuples, tous deux attachés à la paix ; la parfaite entente qui nous lie à une puissante nation voisine et qu'une récente visite a de nouveau et avec éclat consacrée, et nos bonnes relations avec les autres gouvernements. Mais ce n'est pas seulement de cette alliance, de cette entente, de ces bonnes relations que la France tire sa force. »Elle la tire d elle-menne. La loi sur la prolongation du service militaire ne suffit pas, à elle seule, à assurer la défense des territoires. Le gouvernement déposera à bref délai un ensemble de projets sur la préparation militaire et 1 organisation ^es / réserves, projets destinés à accroître la puissance défensive d une nation qui, respectueuse des droits universels, n'a jamais songé qu'à préserver ses foyers, ses libertés sa dignité. » C'est seulement après que ces projets auront été votés, appliqués et que leur application aura démontré leur efficacité, et en tenant compte à la f01? des résultats de l'expérience et des nécessités de la défense nationale, que le gouvernement pourra proposer un allégement partiel des charges C e l'ËTOILE BELGE * militaires. Jusque là le gouvernement s'en o tiendra, sous le contrôle du parlement, à J l'application exacte et loyale de la loi. » p La déclaration affirme la nécessité d'une c réforme électorale d'accord avec les partis républicains des deux assemblées. é Le gouvernement assurera également la s défense laïque. Il veut une république aussi éloignée de la persécution contre ses ad- c versaires que de la faiblesse dont ils vou- c draient profiter. ^ Le gouvernement s'occupera activement d des réformes sociales. Il fait appel à tous }, ceux qui savent que la République man- r querait à ses origines si elle n'était laïque, démocratique et sociale. d Le projet d'emprunt Le prfojet d'emprunt demande l'auto- b risation d'émettre des rentes du type 3 1/2 p. c. en quantité suffisante pour produire t; la somme de 805 millions dont 800 millions v pour les dépenses de la guerre 'et de la é manne et 5 millions pour les frais d'émis- t; sion. ]. Le projet de loi indique que l'exécution 1( fon/wSIS??10 social et naval coûtera 1,800,000,000 francs. Il y aura donc lieu de c faire un nouvel aippel au crédit public d pour une somme de un milliard en sus de j< 1 emprunt actuellement demandé, mais lj l'expose des motifs n'indique d'aucune fa- t-< çon comment et quand ce nouvel emprunt n sera fait.Toutefois, on présume que ce sera n l'annee prochaine. Le chiffre exact de l'emprunt dépend -du taux auquel il sera a émis et qui ne peut, dès maintenant, être fi fixé. A LA CHAMBRE 1é La lecture de la déclaration ministérielle a du cabinet a attiré au Palais Bourbon un nombreux et élégant public. C'est devant n environ 350 députés que M. Viviani donne rr lecture de sa déclaration. n Les premiers mots sont applaudis sur à les bancs de gauche. La lecture de la déclaration S( , d D une voix ferme M. Viviani, très écouté, poursuit sa lecture. La gauche applaudit n: vivement à deux reprises l'assurance que le gouvernement ne veut qu'une majorité v< exclusivement républicaine. Les socialistes es restent silencieux, mais dès les premiers a' mots sur la loi militaire, M. Vaillant se v: lève à son banc et crie : « A bas les trois n ans ! (Applaudissements à l'extrême gau- cc :he. Rires au centre. Bruit.) d; M. Millevoye crie : « Vivent les trois ans ! » G Le bruit est grand. Le centre et un grand e: nombre de députés de gauche applaudis- et sent frénétiquement la déclaration de M. d Viviani sur la loi militaire. Les socialistes «■ attaquent le président du conseil, mais celui-ci reste impassible. Le centre et une partie de la gauche répètent leurs applau-iissements lorsque M. Viviani promet une application loyale de la loi. On crie à l'extrême gauche : Augagneur ! Augagneur ! Celui-ci ne bouge pi-. Le passage relatif à la réforme électorale est applaudi par le centre et ensuite par les socialistes. ue M. Viviani termine sa déclaration ap-plaudi vivement sur tous les bancs, sauf par les socialistes unifiés et quelques ar membres de la droite. Le débat sur la déclaration , > La discussion immédiate des interpella- tions est ordonnée. u- M. Thierry-Cazes, radical unifié, monte à lit la tribune. Le bruit est toujours aussi vif. pc L'orateur exprime l'espoir que les répu-'nj blicains voudi'ont revenir sur la loi anti-(L démocratique des trois ans. (Applaudisse-n t menfcs à il'eKtrêime-gaïuiche. Interruptions ur re d'autres bancs.) M. Thierry-Cazes affirme la nécessité de préparer le retour aux deux ans. L'orateur déclare approuver le program-re me social et économique du nouveau cabine net. 11 affirme sa résolution de combattre au cours de cette législature, comme il l'a fait au cours de la précédente, la réforme 11_ électorale. u- Discours de M. Jaurès M. Jaurès fait d'abord ressortir que la sé réforme électorale avec la proportionnelle •e est indispensable. es L'orateur parle ensuite de la question fi-nancière. Il constate que ce qui est grave, L e c'est le déficit des recettes pour faire faoe >st aux dépenses permanentes. Il rappelle la lu déclaration de M. Ribot évaluant le déficit u_ à 600 millions. Très écouté par la chambre, l'orateur fait un long tableau des différentes dépen-e ; ses nécessitées par l'armée, par les lois so-ciales, etc. 0_ M. Jaurès ajoute : C'est un déficit initial d'un milliard auquel il faudra faire face. .. L'orateur affirme que les deux problèmes il financier et militaire sont liés politique-ar ment et techniquement. Le bruit est assez vif. A plusieurs re-prises, M. Jaurès est obligé d'attendre que . ^ silence soit rétabli. Quand l'orateur s'é-tis lève_ contre la loi de trois ans, comme il se livre à un violent réquisitoire contre , elle, deè protestations s'élèvent sur di-vers bancs. 'é- MM. Millevoye et Charles Bernard he crient : « Vivent les trois aiis ! » Cela provoque de vive§ discussions entre les socialistes unifiés et les députés de L1 droite. re M. Jaurès soutient que la loi de trois ans ne a apporté, par sa précipitation, la plus •i_ gnande perturbation dans les services de La défense nationale. 110 L'orateur est toujours Interrompu par de les députés du centre et de la droite. Seuls Ùi presque, ses amis socialistes Tapplaudis- • sent. xM. Jaurès se livre maintenant à un vif u- éloge du système de la nation armée. Il de-?e mande qu'on le prépare par le recrutement nt sub-régional et l'organisation des réserves. . L'orateur reproche surtout au gouvernement de créer l'équivoque et de vouloir vi-la vre dans l'ambiguïté. lit Au sujet de la loi militaire, M. Jaurès s'efforce ensuite longuement d'opposer la formule du gouvernement à celle que M. u- Malvy avait proposée au congrès de Pau, n. pour préparer le retour à la loi de deux .. ans. Il donne lecture des formules votées et 111 déclare qu'il en déposera un résumé com-le me sanction au débat. M. Jaurès, qui est encore interrompu à plusieurs reprises, termine son discours, applaudi sur les bancs socialistes unifiés. ^ Discours de M. Viviani M. Viviani monte à la tribune. Un grand, silence s'établit. M. Viviani remercie d'abord les orateurs d'avoir motivé les explications du gouvernement. A cette heure, il ne faut pas laisser subsister la moindre équivoque. Le président du conseil, très applaudi à gauche indique qu'il accepta le pouvoir a uniquement pour résoudre les difficultés présentes, notamment les difficultés finan-cières.:is M. Viviani déclare que pour la réforme électorale, le gouvernement est à la dispo-1^ sition de la chambre. »si En ce qui concerne.la situation finan-cière, si le ministère a la confiance de la u_ chambre, il déposera, dès ce soir, le projet d'emprunt, puis le gouvernement deman-nt dera au sénat de voter l'incorporation dans us le budget de 1914 du projet d'impôt sur le n- revenu. ie, Il demandera également l'incorporation dans le budget de 1915 d'une formule définitive demandant à ceux qui possèdent de supporter les charges qui leur incom-o- bent. ,/2 M. Viviani, abordant la question mili-re taire, déclare que des paroles claires doi-ns vent être prononcées. « Tout le monde a la été d'accord pour renforcer le service mili-ls- taire. C'est ainsi que la loi fut votée. C'est la loi. Est-elle intangible ? Il n'y a pas de >n loi intangible. » !*a Toujours très écouté, le président du :1e conseil explique ensuite dans quelles con-ic ditions il se propose de préparer les proie jets relatifs à la préparation militaire de •is la jeunesse et à l'instruction des réservis-a- tes. Si à ce moment les circonstances per-nt mettent d'alléger les charges militaires du ja pays la question pourra être posée. le Le président du conseil, très longuement ^ applaudi, déclare ensuite que si, au mois d'octobre 1915, il a la charge du pouvoir, il ne libérera pas la classe. (Protestations sur les bancs socialistes. Les socialistes unifiés se prennent à parti à plusieurs reprises le avec les membres de la droite.) m En terminant, M. Viviani demande à la ut majorité de s'unir autour du gouverne-ie ment pour réaliser avec lui son programme social, fiscal et laïc. (Très vifs applaud. ir à gauche et au centre.) Le président du conseil, qui a regagné son banc, test féLilcitô par dJe nombreux députés. é, Le bruit est girand/ pondant un long' it moment. îe M. Tissier, radical unifié, explique qu'il té votera contre le gouvernement, parce qu'il 3S estime que son programme n'est t>as une rs atténuation, mais une aggravation du perse vice de trois ans, le gouvernement, dit-il. is n'ayant pris aucun enga3^ement en ce qui ii- concerrue le retour aux deux ans. 'Applau- ' disseinents à l'extrême gauche.) is Réfcon J \nt à une question de M. d>o Grandmaison qui demandait <?'il était id exact que M. Augagneur ai't mis ccn.me s- condition à son acceptation la réduction 1 du servie à trente mois, M. vivîani dit : i ^s « Il n'y a qu*un gouvernement qui a lu 1 une déclaration et qu'il a f^xit commenter par le chef du gouvernement il n'a pas autre chose à dine, » En terminant, M. Viviani déclare que le gouvernememt nTaccepte qLjj l'ordre du jour Breton Treignier-d'Iriart d'Etchepare en faveur duquel il demande la priorité et pose la question de confiance. (Applaudissements à gauche.) Premier vote. — 223 voix de majorité Voici le texte de cet ordre du jour : « La chambre, confiante dans le gouvernement pour pratiquer une politique de ràlarmes fondée sur l'union des républicains et appuyée sur une majorité exclusivement républicaine, et repoussant toute addition, passe à l'ordre du jour. » M. Beauregard, progressiste, regrette que cet ordre du jour ne contienne pas un mot touchant la loi militaire. M. Viviani répond que la déclaration ministérielle et ses explications ne laissent place à aucun doute. En terminant, Le président du conseil affirme qu'il n'a jamais sollicité et qui'l iwj .sollicitera qme Jet- voix des républicains. (Viis applaudissements.) M. Viviani ajoute qu'il a exposé son programme sans aucune équivoque. Il demande à la chambre de se prononcer aussi nettement. Il déclare que le gouvernement pose la question de confiance en faveur de la priorité de l'ordre du jour Breton-Trei-gnier.Après une suspension de séance pour le pointage, M. Deschanel fait connaître le résultat du pointage en faveur de l'ordre du jour Breton. La priorité est votée par 362 voix contre 139. (Applaudissements à gauche.) Le président met aux voix l'ordre du jour au fond. Deuxième vote. — 233 voix de majorité Le texte de l'ordre du jour Breton est adopté par 370 voix contre 137. M. Noulens, ministre des finances, dépose le projet d'emprunt. La chambre vote une proposition tendant à nommer une commission des crédits de quarante-quatre membres pour étudier ce projet. La séance est levée. AU SENAT La déclaration ministérielle a été lue au sénat par M. Bienvenu Martin. M. Clemenceau a souligné d'approbations le passage relatif à la loi militaire. Ge passage a d'ailleurs été généralement applaudi surtout à gauche. La péroraison a été applaudie par la moitié de l'assemblée. La séance a été ensuite levée. Le congrès d'archéologie La Société française d'archéologie a inauguré mardi à Brest son 81e congrès d'archéologie.Le gouvernement belge est représenté par le vicomte de Ghellinck Vaernewyck, de l'Académie royale de Belgique. ALLEMAGNE A LA CHAMBRE PRUSSIENNE Les poursuites contre le député Liebknecht La chambre des députés de Prusse a repoussé, conformément à la proposition de la commission du règlement, la motion socialiste en vue de l'abandon d'une procédure disciplinaire contre le député Liebknecht.Le débat a été très orageux. Le député socialiste Hainisch a déclaré que l'on traite l'attiude de la chambre de honteuse et de pitoyable. Il a ajouté que dans la bouche de milliers de personnes du peuple retentissent les cris de : « A bas le parlement de honte ! A bas l'infamie du système des trois classes ! » L'orateur a été rappelé trois fois à l'ordre. Plusieurs autres socialistes ont été rappelés à l'ordre pour exclamations offensantes à l'adresse de la chambre. Les deux chambres de la diète de Prusse ont été ajournées jusqu'au 10 novembre par décret royal. Remis en liberté Les deux aviateurs militaires russes qui avaient atterri en Allemagne, près de Lyck, ont été remis en liberté après décision des autorités militaires. ANGLETERRE A LA CHAMBRE DES LORDS Le (c home rule » et l'Ulster Lor^ Lansdowne développe son interpellation sur les affaires de l'Irlande. Il déclare que si les amendements que doit déposer le gouvernement se bornent à soustraire l'Ulster de l'application de la loi du home rule pour une période de six années-la chambre des lords ne pourra les accepter. L'opposition des lords au home rule restera irréductible. Lord Crewe répond que le retard mis à déposer ces amendements vient de ce que le gouvernement espérait arriver entretemps à un accord avec l'opposition. Les débats permettront sans doute d'arriver à une formule réunissant tous les suffragec. Les amendements seront déposés au début de la semaine prochaine. Si le gouvernement n'a pas jusqu'ici pris de mesures contre les organisations de volontaires, soit nationalistes, soit ulstériens, c'est surtout parce que ni les personnes ni les biens n'ont été attaqués. Le risque de conflit entre ces organisations va diminuant parce 3ue ni d'un côté ni de l'autre on ne désire sn venir aux mains. A LA CHAMBRE DES COMMUNES L'Angleterre et la loi française des trois ans Un député demande si le gouvernement anglais n'a jamais exprimé au gouvernement français officiellement ou officieusement son avis ou son opinion au sujet de la ,oi militaire de trois ans. Sir Edward Grey dit que la question est p;osée dans des termes si vagues qu'il ne ?eut répondre que négativement. Ce n'est )as l'affaire de la Grande-Bretagne d'exprimer une opinion quelconque au sujet le la loi militaire de trois ans en France. Abolition du vote plural La chambre des communes a voté pour a. seconde fois en troisième lecture le bill ibolissnnl le privilège do©t jouissaient cer-ains électeurs d'émettre plusieurs votes dans une même élection. Q'uand la chambre des communes l'aura voté une troisième fois en troisième lecture, le bill sera automatiquement transformé en loi en vertu du Parliament Act. Un complot suflragiste Le Times signale la découverte, dans la soirée de lundi, d'un complot suffragiste dont le but était d'endommager ou de dé truire le réservoir d'eau du Métropolitain, dit Water Boord. Des agents ont assuré toute la nuit la protection du réservoir. G.-D. DE LUXEMBOURG Le scrutin de ballottage Les partis de gauche obtiennent un succès complet. Sont élus : 9 libéraux et 5 socialistes. Le bilan définitif des élections s'établit comme suit : 16 libéraux, 10 cléricaux et 5 socialistes. A Luxembourg-campagne les deux libé raux sont réélus, M Schmit avec 2,775 voix, et M. Mayrisch avec 2,765 voix. Dans le canton de Mersch, M. Ludovicy, libéral, est réélu avec 150 voix de majorité.Dans le canton de Esch, toute la liste anticatholique est élue : MM. Flesch obtient 3,767 voix, Kayser 3.675 voix, Krom bach 3,774 voix, Metz 3,928 voix, Michels 3,663 voix, Muller 3,755 voix, Mark 3,659 voix, Metzler 3.727 voix, Schartgen 3,686 voix, Thorn 3,565 voix, vVelter 3,499 voix. Avec les 2 libéraux élus au premier tour de scrutin, le bloc a 13 députés au lieu de 11. Pour le pays entier, les catholiques gagent 2 sièges à VViltz, 1 à Echternach et 1 à Mersch. Ils en perdent 1 à Luxembourg et 2 à Esch. AUTRICHE-HONGRIE L'opposition hongroise renonce à l'obstruction Le comité de présidence de l'union des partis d'opposition au parlement hongrois a décidé que ses membres assis/tenaient régulièrement auxséances de la chambre et prendraient part aux débat^. Il semble que l'opposition "se soit rendu compte que la tactique consistant à se tenir à l'écart des séances de la chambre ne plaisait guère aux électeurs. RUSSIE Contre l'Allemagne La douma a adopté le projet établissant un droit de douane sur les céréales importées en Finlande Pour rechercher les explorateurs disparus La douma a voté un crédit de 480,000 roubles pour une expédition chargée de rechercher les explorateurs polaires disparus : Sjedof, Brussilof et Roussonof. Crédits militaires La commission du budget de la douma a adopté, dans une séance secrète qui a eu lieu lundi soir, le projet de loi accordant les crédits nécessaires pour le renforcement rapide de la flotte de la Mer Noire pendant la période 1914-1917 et pour la construction d'une nouvelle poudrerie. TURQU8E L'accord anglo-allemand en Asie Mineure Selon une information communiquée à la presse de Londres, l'accord anglo-allemand relatif à l'Asie Mineure paraphé, lundi fait disparaître toutes les divergences entre les deux pays dans cette partie du monde. Il traite de la navigation sur le Tigre, de la question de l'irrigation en Mésopotamie, des sphères d'influence du chemin de fer de Bagdad et des concessions relatives aux pays traversés par les voies ferrées projetées. Toutes les négociations entre l'Angleterre et la Turquie seront terminées au début du mois prochain. La question de frontière turco-persane de l'arrière pays d'Aden est déjà réglée. La frontière fixée par Abdul Hamid dans ce dernier pays disparaît. Une affaire de faux timbres-poste Il y a quelque temps la direction générale des contributions indirectes de Cons-tantinople constatait, parmi les documents douaniers arrivés de Kaïffa, des pièces portant des timbres qui paraissaient être faux. Elle fit part de ses soupçons au malié' qui saisit de l'affaire la dette publique ottomane. Sur la proposition de celle-ci un.e commission d'expertise, oomposée des délégués du gouvernement et de la dette, se rendit à la direction des contributions indirectes et constata immédiatement que les timbres étaient faux. Or, on annonce du Caire que les autorités consulaires grecques et Le haut commissariat ottoman sont actuellement occupés par une affaire très grave. Dernièrement la police ottomane arrêtait à Kaïffa un certain Hassan el Pine inculpé d'avoir mis en circulation pour trf nte mille livres turques de faux timbres-poste ottomans. En instruisant l'affaire le juge d'instruction découvrit que Hassan el Dine était en relations suivies avec deux maisons de lithographie du Caire. Il en avisa la police cairote qui fit les recherches nécessaires et découvrit que les deux lithographies en question appartenaient à deux frères de nationalité hellénique. Un délégué de 1-a dette publique ottomane arriva au Caire et avec le concours des autorités locales fit des descentes chez les frères lithographes qui amenèrent la découverte de nombreux documents très compromettants. L'un des deux frères a été arrêté ; l'autre est en fuite. SERBSE Grève Pour des raisons de salaire, tout le personnel de la Compagnie de navigation à vapeur serbe s'est mis en grève. La direction de la société a pris un personnel de fortune pour assurer la navigation sur la : Save et le Danube. < ETATS-UWIS La détermination des sexes Le docteur Israël Bram, de Philadelphie, publie dans le Médical Journal de 1 New-York un article qui conclut à la pos- : sibilité de prédéterminer à volonté le sexe 1 des enfants à naître. 1 D'après le docteur Bram, la suralimentation de la mère est favorable à la naissance d'une fille, une alimentation légère favorise la naissance d'un fils. A l'appui c de oette théorie, il invoque le fait que le naissances mâles prédominent dans le époques de détresse financière ou d guerre, lorsque la nourriture riche et cc pieuse fait défaut. Le docteur Bram prescrit aux femme qui désirent un garçon un régime coiï posé de céréales, fruits, pommes de terri lait battu et beurre ; comme boisson, beai coup d'eau. Les œufs, la. viande, le poi; son et le fromage sont interdits. L'auteur de l'article déclare que su trente femmes qu'il a eues en traitemen vingt-six ont donné naissance à des er fants mâles. PEROU Un complot militaire On signale de Lima au Times que le con mandant Landazire et cinq jeunes gens or été arrêtés. Ils seraient mêlés à un con plot militaire et auraient tenté de prov( quer une révolte à l'école militaire de C< rillas. Tout est tranquille. WVt'VVVVVVVVVVWVVVVVVViaVVVVVVl'VVVVVVWVVWVVVVVVI Voit- plus loin nos Derniè res Nouvelles de la nuit. Lire en 3* page : UN TRAGIQUE IN CENDIE A LIÈGE. vvvvvvwvvvvvvvvvvvvavvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv Les MimMs Maligne LA REVOLTE ALBANAISE Durazzo attaqué par les insurgé Renforts pour le prince Lundi à 5 heures du soir 1,500 Malissore sont partis d'Alessio pour Durazzo. Détails sur l'attaque de Durazzo par les insurgés C'est lundi matin à 3 h. 15 que les insui] gés ont attaqué la ville sur toute la ligrw Le colonel Thomson organisa immédiat< ment la défense et envoya aux retranche ments les gardes et les Malissores. Il fit oi vrir le feu par les canons. Les matelots it£ liens débarquèrent immédiatement pou assurer la défense de la légation et pou élever des barricades autour du palais d prince. Vers 5 heures les insurgés forcent le por établi sur la lagune pendant que commenc l'attaque de la ville du haut des montagne environnantes que les assaillants étaier venus occuper pendant la nuit. On tranî porte les premiers blessés. A 5 h. 45, le prince à cheval, accompagn du marétehal von Trotha, d'Ekrem bey ( de deux valets, se rend à la caserne où le derniers Malissores arrivés font leurs pr< paratifs. Il gagne ensuite les dernière maisons de la ville où un canon est mi en batterie et où est organisée la dernièr ligne de défense. A 6 h., le colonel Thomson, qui se trot vait aux premières lignes, est tué par u projectile. Le commandant Roelzona pren le commandement à sa place. A 7 h. 40 le torpilleur italien T. N. I. er voyé en reconnaissance est arrivé à Cape pali. Le commandant du torpilleur ra{ porte que les insurgés en grand nombr sont postés sur les hauteurs proches de 1 ville. L'attaque est vive du côté des moi tagnes et de la mer. Les balles arriver jusqu'aux quais. A 8 heures, les insurgés sont repoussé grâce au feu très bien rélglé des canons. Les matelots italiens et autrichiens tram portent de nombreux blessés aux deux st£ dons de secours établies aux environs d palais du prince. A 10 h., deux torpilleurs autrichienssor dirigés sur Saint-Jean de Medua pour em barquer les Malissores restés dans cett ville et les transporter à Durazzo afi: d'augmenter le nombre des défenseurs d la ville. Pendant toute la journée les insurgé attaquent à différentes reprises du côté de montagnes et du côté des marais. On rapporte que le nombre des blessé recueillis par les défenseurs atteint un centaine et celui des morts une vingtaine On estime que les pertes des insurgéb son importantes. Des phares sont installés dans les retran chements afin d'organiser la défense pen dant la nuit ,mais lorsque la nuit est iom bée le feu cesse. On aperçoit du bord du navire Irid le; insurgés qui se tiennent en groupes nom breux sur les collines. Cependant quelque coups de feu ont encore été tirés. D'après des dépêches particulières qu^ les journaux de Vienne reçoivent de Du razzo, c'est seulement grâce à la vigilanci des avant-postes que la tentative des insur gés pour pénétrer dans la ville en franchis sant un pont qui est à 300 mètres de celle ci pendant que d'autres insurgés traver saient les lagunes qui se trouvent à proxi mité, n'a pas réussi. Le colonel Thomson qui se tenait sur les tranchées pendan l'attaque des insurgés, commanda l'assau contre les ligues insurgées. Voyant que les Malissores hésitaient en présence du feu violent de l'ennemi, le colonel Thomsor s'élança le premier hors des tranchées e se précipita en brandissant son sabre con tre l'ennemi. C'est à ce moment qu'il fui frappé d'une balle. lia ministre dJ'Auîriohe-Hongrile s'fm-ploya à éviter une panique dans la ville &t put y réussir. Les soldats de marine austro-hongrois gardent le palais du prince. Les torpilleurs austro-hongrois et italiens se sont approchés du port le plus possible. Les rebelles battus Une dépêche de Durazzo, lundi, 10 h. du soir, dit que les rebelles ont été battus sui toute la ligne et qu'ils ont subi des pertes :onsidérables. De Durazzo, mardi : Les insurgés se sonl retirés sur toute la ligne, à 8 heures du matin. On attribue cette retraite à l'arrivée par mer d'environ 1,500 mirdites et à a nouvelle que le prince Bib Doda avec un lutre corps s'avance par la voie de terre sur Durazzo et aurait déjà occupé Kroja jue les rebelles auraient laissé sans gar-îison.On mande de Durazzo à la Co-rrespon-lance albanaise de Vienne : Achmed bey Vlati", après la victoire sur les rebelles a occupé Tizana avec 1,500 hommes. Une rrande partie des rebelles qui ont été dés-ir.més se sont déclarés pour le prince. Ach-ned bey a demandé au prince d'accorder ine amnistie. Renforts catholiques pour Durazzo Cent cinquante volontaires catholiques le Scutari accompagnés de 1,000 monta s gnards également catholiques sont partis s pour Durazzo. La panique à Durazzo De Durazzo : Une grande agitation a 6 régné dans la ville lundi après-midi jus-qu'à la tombée de la n-uit par suite de la >> fusillade et de la canonnade. La popula-tion à été prise de panique. De nombreu-ses familles se sont réfugiées dans les consulats. La population a commencé à r se ^tranquilliser lorsque, à 10 heures du soir, sont arrivés 1,500 Malissores venant L_ d'Alesio. Des patrouilles de gendarmes et de volontaires parcouraient les rues. Des barricades furent même dressées dans quelques rues. Les projecteurs des navires de guerre éclairaient les positions en-t- nemies. t Des officiers d'u croiseur autrichien t- Szetgetvar rapportent qu'ils ont observé i- un combat près de Cavaja. On pense que >- les troupes d'Aziz pacha et de Vrioni s'y trouvent aux prises avec les rebelles. ^ De Durazzo, mardi soir : La situation à Durazzo est redevenue calme. La popula- • tion est tranquille. Il y a une grande quantité de blessés et de morts du côté des rebelles bien que les défenseurs de la ville aient aussi subi quel- - ques pertes. On a pu constater que jusqu'ici il n'y a parmi les ressortissants austro-hongrois qu'un Hongrois légèrement <\ blessé. La presse autrichienne j rend l'Italie responsable La nouvelle de l'attaque de Durazzo par les rebelles provoque à Vienne un# grosse sensation. La plupart des journaux rejettent la responsabilité des événements sur les influences étrangères, principalement l'Italie s dont le double jeu en Albanie fait depuis longtemps l'objet de critiques sévères de la part «de la presse viennoise. La préparation de l'insurrection, l'armement des nebelles, llexacte connaissance des difficultés de la situation du prince ne peuvent provenir que d'éléments étrangers. i- Hommage de la chambre hollandaise au colonel Thomson i- Mandi, à la chambre des députés de Hol-r lande, M. de Savornin, Lohman au nom r du président, a rendu hommage à la mé-n moire du colonel Thomson qui est mort en héros et dont la mort esi une grande t perte pour le pays. e Le président du conseil s'est associé à s ces paroles et a dit que la mort du colonel t Thomson fait honorer le nom néerlandais dans le monde entier. On apprend de bonne sourcie que le gou-é vernement néerlandais fera transporter en it Hollande la dépouille mortelle du coionel s Thomson. s LE CONFLIT TURCO-GREC s e Le voyage de Talaat bey en Asie-Mineure a Le ministre de l'intérieur a téllégraphié 3 d'Aïdm au griand-vizir pour lui annoncer qu'il est passé à la gare de Mememen où il L„ s'est efforcé de détourner de leur dessein 2,000 Grecs qui voulaient partir pour Smyrne. Sur leur désir de se nendre dans e la ville, on a pais les mesures imposées par a la situation. Le ministre est parti ensuite pour t Smyrne où, de concert avec le vali et le chef de la garnison, il a pris des mesures s pour le rétablissement définitif de l'ordre et l'arrestation des agresseurs. Il a égiale-i_ ment prescrit qu'il fût procédé avec ri-^ gueur contre ceuix qui ne voudraient pas j se soumettre. Un groupe de Grecs de Phocé et de t Tschesmé' a émigré avant l'arrivée du mi-_ nistre. Celui-ci va se rendre à Voyrla et à e Phocé afin de rassurer les gens qui veulent i émigrfer. Il essaiera de leur faire abandon-e ner leur dessein. g La réponse de la Turquie à la Grèce s Selon une information communiquée à la presse de Londres, on croit savoir que 3 dans sa réponse à la note grecque, la Tur- - quie rappellera que la Grèce a accepté ses • offres de faire permuter les musulmans dé-t sireux de venir vivre en Turquie avec les Grecs qui préféreraient se rendre dans les ■ territoires annexés. Cet accord qui jusqu'à " présent n'a pas été mis en pratique par la " Grèce témoigne des intentions pacifiques et conciliantes de la Turquie. La note grec-3 que est une immixtion dans les affaires in-^ térieures ottomanes. 5 térieures ottomanes que la Turquie ne saurait admettre. L'enquête officielle faite par la Turquie " démontre que les plaintes de mauvais trai-temsnts infligés Xaux ressortissants Grecs | sont exagérées. Les populations grecques " étaient tranquilles. Les autorités locales ont reçu des ordres précis pour prévenir ' tout exsès. En outre, des Grecs qui avaient d'abord manifesjté le désir de se rendre en ■ territoire hellénique ont depuis lors changé ■ d'avis. La Turquie fera remarquer que la J Porte reçoit chaque jour des plaintes très . vives au sujet d'attentats et d'excès dont sont victimes les musulmans habitant les , pays annexés. La chambre grecque s'ajourne D'Athènes : En raison de l'incertitude de la situation actuelle, la chambre s'est ; ajournée mardi pour quelques jours. La Serbie interviendra-t-elle en cas de guerre? Les journaux de Belgrade commentent le conflit greco-turc et envisagent la possibilité d'une intervention de la Serbie en cas de guerre, en conformité des dispositions du traité d'alliance serbo-grec. La dissolution de la skoupchtina a été ajournée à samedi en prévision de difficultés graves. Bruit d'arrestation de deux officiers grecs en Asie-Mineure La Tanine, de Constantinople, apprend que deux personnes suspectes ont été arrêtées dans une localité du vilayet de Brousse. Elles auraient été reconnuep, dit le journal, comme étant des officiers grecs qui poussaient la population grecque à émilgrer. Les autorités ont ordonné des poursuites judiciaires. Les fausses nouvelles grecques Dépêche de Constantinople, de source autrichienne : L'inspecteur civil envoyé à Tchataldja télégraphie que la tranquillité règne à la suite de son inspection. Le Lureau de la presse dément la nouvelle suivant laquelle les propriétés du vice-consul anglais d'Aivali auraient été ©S* année. ■ ■ isr* ies

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