L'étoile belge

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s.n. 1914, 03 August. L'étoile belge. Konsultiert 12 Juni 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/6m3319sq9b/
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■■gggaMW'my.JÉragMwraMBBBattpi 11 m i mmm i n I i ,-L.^>EzMWM9ï&umiium&ï£ju~i**K*xvM.'uw4.»:ailVA:. ■ n iB'ituLttg^âi Lundi 3 août 1914 :• 6S' année, — :nr° s±s Baromètre du 3 août • ". \.^J. jpr 5 heures PRiX DE L'ABONNEMENT : ; VHP A Mj MPO ^ V V WV ' /^î 'WB SÊTfTî iF'^'fâ i POUR BRUXELLES: & JgF | W S 1| |\ &f JS il ^ tl P ^ 1 H if 1 1 i SïïBM? ^ " an : S® fr.; 6 mois, îr. G-SO; 3 nlois, fr. 3-50 gf HJ g É É W tl | ^ Np Jb® H ié 3 » i" î POUR LA PROVINCE: g 9â M M || || W M% f«T T^l y l| i, 2M t$â iTtâiïT- fgsf \ 03=} 7ô$ÏÏ Un an : 16 fr.; 6 mois, fr. SKM»; 3 mois, 5 fr. 1 H | |1| M 11 |f II P n pfl 1 M lî 1 H M P #31 ■ ^»2Sr\W\ - pOREAUX : rue des Sables, 13, ouverts de 9 à 16 h. || J BT| || ^ ff || ||*[ M j M | j1 1 '] ^ /|V;I • j 1 ^5 \£/> pi ox>kc* il svfîltv.e remettre le frise de r abonnement au facteur flBBKHH ■GmHhSB ■BRI ■HBh ■BflÉ&B îovor, " 4h.il c , ^ v " coucher, 19h. "7 i. coucher, »b. ^ | édition spéciale , g centimss j numéro Edition spécial© Mm,; v, LA GUERRE Troupes allemandes en FraÉe. - Un port russe en feu L'Allemagne adresse m ultimatum à la Belgique W£ • Le ministre' d'Allemagne à Bruxelles a remis dimanche, à 7 heures du soir, à M. Davignon, ministre des affai-iôs étrangères, un ultimatum au nom ' Ue son gouvernement. Cet ultimatum propose à la Belgique , une entente pour faciliter les opérations de l'Allemagne. La Belgique a jusqu'à lundi, à 7 heures du matin, pour donner sa réponse. Dis que le gouvernement fut en possession de cet ultimatum, le Roi a été prévenu. Immédiatement, un conseil des ministres a été convoqué ; les mi-lustres d'Etat furent priés d'y assister. Ce constil s'^st tenu au Palais de Bruxelles. Y assistaient également : le général de Selliers de Moranvile, chef de l'état-major général de l'année; le géné-ï al de Ryckel, sous-chef, et le général Eanotaux, aide de camp du Roi. Ce conseil des ministres a duré plusieurs heures : il n'a pris fin que vers minuit. i Plusieurs membres du gouverne-i ment, M. Paul Hymans et M. Van den Heuvel, ministres d'Etat, se rendirent . immédiatement au département des affaires étrangères, afin de rédiger un projet de réponse. Celui-ci a été sou-, mis à un nouveau conseil des ministres, qui s'est tenu sous la présidence du Roi, au Palais de Bruxelles, Commencé à une heure du matin, il ' n'a pris fin qu'à 4 heures. H. de Broqueville, ministre de la 1 guerre, est rentré immédiatement à son : hôtel de la rue de la Loi, où il a conféré avec le colonel Wielemans, chef j de son cabinet militaire, et avec M. De Pauw, chef de son cabinet civil. Le ginéral de Selliers de MoranviUe, : qui était rentré à son cabinet à l'état-■ major général, avenue de Cortenberg, 1 arrivait bientôt à l'hôtel du ministre de la guerre, avec lequel il eut une longue conférence. i La réponse de la Belgique sera communiquée dans la matinée. la répense du Gouvernement belge Le gouvernement belge a répondu tions allemandes, protestant contra qu'il était très surpris de ces affirma- toute violation de son territoire et tions au sujet des mouvements de l'ar- qu'elle était résolue par tous les moyen» mée française ayant reçu au sujet de la en son pouvoir, à défendre énergique- neutralité de la Belgique les assurances ment sa neutralité, formellement ga- • les plus formelles de la France, que rantie par les traités et notamment par d'ailleurs la Belgique avait trop le sen- S. M. le Roi de Prusse. timent de sa dignité et de ses intérêts, T .. , f qu'elle s'appliquait à sauvegarder de- L° Sie«e d» ^Yemement puis 1830, pour accéder à pareille mise SfilSlt transféré â ADYêl'5 en demeure, que la Belgique se refusait Le gouvernement belge, dit-on, se donc nettement à faciliter les opéra- retirerait sur Anvers. Lies troupes allemandesL0S f|ottes de la Tripiice <1 YjSg et de la Triple Entente . . _ Voici, d'après le Temps, le dénombre- A 3 h. 50 'du matin, une communication ment des navires de la Triple Entente et i officielle parvenue à Bruxelles annonce Alliance : j que les troupes allemandes sont à Visé, Unités cuirassées t _ L'alarme a été donnée à Liège,. Cul^siés Ko^,r, ££££»' Angleterre * 60 1,006.735 ft France 25 346,4S0 Les tas en présence w . . Allemagne 36 612,050 Italie 11 160,100 Les forces de terre de la Au,™he JL .179,100 «»■ - ± Totaux .Ta 62 951,250 inple entente et de la tripiice d* combat L'armée .sur le p'ied 'de paix comprend : Angleterre (Triple-Entente) 10 %. 217 SOO en France 720,000 hommes; en Russie Allemagne (Troie-Alliance) j .. 117,000 1.290;000 et en Angleterre 254,000, soit, „ . . " , ■ pour les trois puissances de la Triple en- Croiseurs cuirassés ^ ^ - tente, un total de 2,221,000 hommes. ~ „ ' V ... ™ L'armée sur le pied de guerre de ces mê- pJÎ?*' ^ ' S mes puissances compte : en France. 4 mil- L : "ÏTi*': lions d'hommes : en Russie 5,500,000 et en Kussie b Angleterre 730.000, soit, pour les trois „ , „ ' r-00,. puissances, un total de 10,230,000 hommes. ... Totaux -, -.7 5J L'armée sur le pied de paix des puis- ® -S'SÎ sances de la tripiice comprend ■ en Allema- ';™. » j. 'î'™ «ne, S70,000 hommes, en Autriche-Hongrie, Autn™e - 13,,00 390,000 ; en Italie, 250,000, soit, pour la ' r fiplice, un total de 1,510,000 hommes. Totaux j ^0 liC.000 Ces «ix armées réunies comprennent Au total, la Triple-Entente possède 15S donc au total, sur le pied de guerre, plus unités cuirassées d'un déplacement total , de 38 millions a'homm'/. Il est évident de 2 millions 305,555 tonneaux contrc que tous ces hommes ne prendront pas 87 unités et 1 million 244,250 tonneaux part aux combats, mais on estime à six pour la Triple-Alliance. C'est un avantage millions au moins le nombre de ceux oui numérique très net, avantage qui s'affirme .lutteront effectivement au cas où, réelle- plus encore si, poussant plus loin la comment. les six puissances participeraient à paraison, on considère l'artillerie porté* F guerre. " -• par les unités de combat. La Triple-Entente possède 816 bouches à feu d'un calibre de 343 à 203 millimètres, la Triple-Alliance 598. La Triple-Entente a la supériorité non seulement comme nombre, mais encore comme calibre ; la marine anglaise est seule à avoir en service des canons d'un calibre supérieur au 305, et quant à ce dernier, la Triple-Entente en compte 423, tandis que la*Triple-Alliance n'en a que 238. On trouve une différence presque aussi sensible dans l'artillerie moyenne : la Triple-Entente possède 1.933 bouches à feu d'un calibre de 190 à 100 millimètres, la Triple-Alliance 1,081. É Passons aux petites unités, qui comptent surtout comme nombre : f TWPLE-EXTEN'TE J TRIPLE-ALLIANCE Croiseurs >. Angleterre st.-...: 02 Allemagne 33 France , 9 Italie , 0 n Russie 6 Autriche 6 j Totaux 77 Totaux 47 Contre-torpilleurs Angleterre 222 Allemagne 110 l" France ....'. 83 Italie 32 i. Russie , 0 Autriche 13 e Totaux 395 Totaux 190 Torpilleurs il Angleterre 59 Allemagne n 47 France 118 Italie 68 Russie % 12 Autriche 44 Totaux 189 Totaux 159 Sous-marins Angleterre i 79 Allemagne < 27 î£ France 72 Italie 19 Russie 14 Autriche 8 Totaux ».. (165 Totaux , 54 r " On ne peut pas, d'ailleurs, se faire un« idée de la force navale respective des deux '• groupemens en comparant simplement ^ les chiffres : la répartition des bâtiments leur concentration, l'état d'armement des e navires, la formation des escadres, leui l. entraînement, leur cohésion, ont une importance considérable. Il se fait que la flotte britannique esl l. prête à prendre la mer presque en totalité la situation de la flotte française est. as-sure-t-on, aussi bonne qu'elle peut l'être, mais on ne peut guère compter sur la flotte russe. La confrontation des flottes de la Triple Alliance et de la Triple Entente mettrai' immédiatement en face dans le nord : D'une part : Angleterre, 37 cuirassis. dont 20 dread-noughts ; Russie, 4 cuirassés. D autre part : Allemagne, 21 cuirassés dont 13 'dread- É noughts. Dans la Méditerranée • _ D'une part : ™ France, 16 cuirassés 3ont 8 dread-noughts.D'autre part, Italie, 7 cuirassés donl ô 3 dreadnoughts. Autriche, i cuirassés "dont 3 dread noughts. ■S L'évaluation globale des forces respee >. tives de chaque groupement montre qut . lès réserves de matériel donneraient ur i- avantage à la Triple Entente. * Les AlMais à Limlni Dépêche de Luxembourg. — Les Aile mands sont entrés dans le Grand-Duché di •g Luxembourg et se sont emparés de l'hôte du gouvernement. se Toutes les communications téléphoni ques ont été coupées. Luxembourg, 2. — Cette nuit, est arrivi en gare de Luxembourg un train de sol dats allemands. Ils se sont emparés de li gare et des ponts qui commandent les li p gnes de Trêves et de Trois-Vierges pou: D assurer le passage régulier des trains al Iemands à travers le Grand-Duché. Ils si sont présentés ensuite à la caserne de Lu xembourg. Le major commandant le dé e- tachement de volontaires luxembourgeoi: et a parlementé avec eux et a protesté contri la violation de la neutralité. Les Allemand: se sont retirés et leurs officiers se sont ren , dus au palais du gouvernement. Ils on " fait appeler les fonctionnaires de la cour qui parlementent en ce moment avec eux 5 Les Allemands disent que les lignes d< 0 chemin de fer leur appartiennent et qu'il: 0 ont le droit de faire ce qu'ils veulent ici. Il: — ne veulent pas se retirer. (Ceci indique que les Allemands se pro 0 posent d'envahir la France en utilisan 0 cette trouée du Luxembourg au sujet, di 0 laquelle on n'avait pas, jusqu'en ces der — nier temps, pris en France des mesures d< 0 précaution suffisantes. On y a d'ailleur: remédié depuis quelques mois, l'événemen nous apprendra avec quel succès. . Longwy serait donc la première placi 0 française visée par les Allemands.) 100,000 Allemands traversent le Grand-Duchs q Arlon, 2. — Les Allemands ont pris pos 0 session du Luxembourg et plus de 100,00* hommes traversent le Grand-Duché et si ,j massent le long de la frontière française. 0 L'Allemagne expose que l'occupatior ^ du Grand-Duché de Luxembourg esl _ une simple mesure de précaution. 0 Luxembourg,'2 août, 3 h. 07 soir. 58 (Télégramme d'Etat). — Le ministre d'E al tat du Grand-Duché de Luxembourg, M re Eyschen, vient de recevoir, par l'intermé lx diaire du ministre d'Allemagne, à Luxem 5e bourg, un télégramme du chancelier d< le l'empire allemand disant que les rnesuv.?" n- militaires prises par les Allemands à Lu Se xembourg na constituent pas un acte d'hos tilité contre le Grand-Duché, mais son !à uniquement des me;u' destinées 3 pro-:s, téger 1 exploitation d.'- i-oies ferrées affermées à l'empire atleni ,d contre une atta-on que éventuelle des ti..t>es françaises. Lt re Luxembourgsera.com ftement indemnisé -St pour les dommages < ntuels qu'il pour-un rait subir. ce (Srji'ê) SCHAACK. Conseiller ' 1 gouvernement. ue Protestation lux nbourgeoise ' Le ministre d Etai ij> Grand-Duché 'de as Luxembourg a adiet- à M. Viviani une ' note annonçant la vio ation de la neutra 1D. lité du Grand-Ducht- l'Allemagne et déclarant que le -J\Vernement luxem bourgeois adressait nia protestation au gouvernement allema., ). Des engagements ..iraient eu lieu 33 à la frontière fr, ?ico-allemande 0 Liège, 2. — On sig; ■•Je que des engage 6 ments ont lieu entre (es tioupes échelon — nées le long de la , '• mtiere franco-alle 17 mande. Les Allemands au, ent, dans certain: de ces engagements, -^bi des pertes. 40 32 A la fron! re bslge 13 '' Liège, 2 août, m La ligne stratégiqu . de Malmedy à Liég< qui passe par Trois- '• nts est gardée mili talrement tant du ' - allemand que dt 47 côté belge. 38 —~ Les Allemands ont franchi 59 la frontière français» L'ambassade de France à Londres î "q reçu dimanche après-midi une dépêchi officielle qui anrioïKe que les Allemand _ ont envahi la ï^e; .e 1, franchi la fron tière à Cirey. J1 - ;■ -li-y . - ' ', . ' ne de Meurthejet-.Vibs?lla à l'est de Lune ux ville.) Note Havas : le3' Suivant des informations prises à' bon ,ur ne source, il se confirme que les Allemand' m. sont entrés en France du côté de Longwy Les bruits të- Dimanche après-midi, à la douane 'd, as' Feignies (ligne du Noid), 011 annonçai r6j qu'un combat avait eu lieu à Champigni ja (Meurthe-et-Moselle), entre troupes fran çaises et aUemandes. pie Les troupes françaises se seraient, (lit ait on, emparées d'un train allemand. IjE CAreorv TOMWE On mande de Montmedy au Temps (di manche après-midi) : On entend Je canoi dans la direction de Longwy. AUX ENVIRONS DE BELFORT , Incidents. — Premières victimes id- Dp Belfort, dimanche : Une patrouille al )nt lemande a pénétré sur le territoire fran çais et rencontré dans les environs de Jen id- cherai des soldats irançais. L'officier aile mand commandant "îj: patrouille tua ur ec- soldat. Il fut aussitôt tué lui-même par ur [ue autre soldat français. un Une patrouille française fouillant le bois des environs de Belfort, en territoiri français, aurait rencontré deux ulhan: T qu'elle aurait faits prisonniers et ramené-i, à Belfort. Ile- De Mérvillars, dimanche : On a arrêt< de une automobile occupée par cinq person •tel nés qui coupaient les fils télégraphiques. De Belfort, dimanche : A la fin de la ma ni" tinée une fraction assez importante de ca . . valerie allemande se porta sur Suarce, ai j sud-est de Belfort, à trois kilomètres de lî ly" frontière inoccupée en vertu de la règl< Ja que se traça le gouvernement français d< Al" laisser une sorte de zône neutre pour évi )Ur ter tout incident de frontière. al" Le maire de la commune réunissait, er î>e vertu de l'ordre de mobilisation, les che vaux réquisitionnés. Des cavaliers aile d?" mands se saisirent brutalement des che 01S vaux réquisitionnés, firent prisonniers le: tTe hommes de complément qui les avaien 1C*S amenés et les forcèrent à les reconduira en" jusqu'à l'autre côté de la frontière. ont ' ur, ux Une colonne (le cosaques 'fs a pénétré en Allemagm Ils Les nouvelles suivantes sont arrivée r0. jusqu'à 4 heures du matin, dimanche, ai lr,t grand état-major allemand : jg Cette nuit, des patrouilles russes ont at er- taqué le pont du chemin de fer sur la War c|e the, près de Eichenried. situé sur la Hgn urs Jarotschin-Wreschen. L'attaque a été re en't poussée. Les Allemands ont eu deux.bles sés peu grièvement. Les pertes russes n'on ace pu être constatées. Les P.usses ont ensuite attaqué la gare 'd Miloslaw, mais cette entreprise n'a pa réussi. hé Le chef de gare à Johannisburg et l'ad ministration des forêts à Bialla annoncen nm que dans la nuit du 1er au 2 août une fort^ ''00 colfcnne russe, avec de l'artillerie, a fran se chi la frontière de Schwidden, qui est si e- tué dans la direction du sud-est, et qu, on deux escadrons de cosaques so dirigen . vers Johannisburg. Le téléphone entre Lynek et Bialla es interrompu. *** Koenigsberg, 2 août : D'après 'des nou vf" velles dignes de foi, une patrouille russi serait entreo à Eydtlchunen. Le bureat imJ postal de Bilderweitschen serait détruit, jjg II est absolument hors de doute que le res Russes ont franchi la frontière allemand, u_ en plusieurs endroits. os- De Londres, dimanche : Une dépêche 'd )nt Berlin annonce qu'une 'orte colonne russ de cosffques, avec des canons, a pénétré en Allemagne, près de Bralla. Première escarmouche Une. patrouille allemande se trouvant près de Proshen, à trois cents mètres de la frontière russe, a eu à subir samedi après-midi le feu d'une patrouille de la frontière russe. Les Allemands ont répondu. On ne signale aucune perte du côté al-: lemand ni du côté russe. Bombes lancées d'un train Berlin, 2. — Sur le pont du chemin de fer de Thorn, on a essayé de jeter des bombes d'un train. L'auteur de cette tentative a été arrêté. (Thorn est en Allemagne, à peu de distance de la frontière russe, du côté de la Pologne.) : Si m risss u lu 3 De Berlin, dimanche, 11 h. 10 soir : Le petit croiseur Augsburg annonce, à 9 heures, par la télégraphie sans fil : u Je bombarde le port de guerre de Li-bau. Je suis en combat avec un croiseur î ennemi. J'ai posé des mines. Le port de • guerre de Libau brûle. » 1 (Libau, port russe sur la Baltique, en Courlande). L'INTERVENTION ANGLAISE 3 Û Angleterre t prépare un corps expéditionnaire ? Le Petit Parisien, dit que non seulement s l'Angleterre a mobilisé sa flotte, mais - qu'elle prépare un corp^ expéditionnaire sous les ordres du général French, A LA FRONTIÈRE AUSTRO-SERBE Échec des Autrichiens 5 On annonce que des engagements sérieux • ont eu lieu cette nuit sur plusieurs points de la frontière. Pour la troisième fois, les troupes autrichienne ont essayé de pas- ? âer la Save et le Danube, près de Belgrade, t par les îles situées à l'aval du pont du che-( min de fer et à l'aval du village d'Ichnitza. - Mais toutes leurs tentatives ont échoué ; le tir des batteries serbes placées sur les hau- - teurs de la Banitza, situées entre la brasserie Weifert et Toptiders.et entre Topti- ^ ders et la fabrique de sucre, ainsi que sur U la collinç qui domine Vinchnitza et Pant-soa, a été si efficace que les Autrichiens ' ont été contraints de se retirer hors d'at-1 teinte des canons, après avoir subi des pertes énormes. Les bords de la Save et du Danube sont jonchés de cadavres autrichiens.Furieux 'de leur insuccès-, ils ont recommencé à diriger le tir de leurs canons ca- - chés derrière les hauteurs, dominant la - ville de Semlin, sur la ville de Belgrade - abandonnée par les troupes et mise sous la - protection de la Croix-Rouge. Ce troisième i bombardement a commencé vers onze heu-i res et a duré plus d'une heure, causant beaucoup de dommages. ? Lors de l'engagement qui a eu lieu en - aval de Belgrade, le génie serbe a réussi 3 à détruire complètement le pont du che-5 min de fer* s L'Italie n'interviendrait pas Au sujet de l'attitude de l'Italie en cas de conflit, la Tribuna écrit : Suivant la " lettre et l'esprit du traité de la Tripiice, 1 l'Italie n'est pas obligée $e participer à 1 une guerre n'ayant pas de caractère défi-^ nitif. 3 Le Giornale d'Iialia écrit : L'Italie garde une attitude amicale envers les alliés et conserve intactes ses relations avec les au- I très puissances. Le pays semble accueillir avec une impression de véritable soulagement, les dé-" clarations suivant lesquelles l'Italie ne se-J rait pas obligée d'intervenir. - Intervention du roi (l'Angleterre Dépêche de Lon'dres, 1er : On apprend de source officielle que le- roi est intervenu. Un sentiment' plus optimiste prévaut actuellement.3 (Il convient de remarquer que cette dépê-ç che date de samedi et que, depuis, se sont ^ accomplis des événements graves qui ne II laissent guère d'espoir de voir la guerre générale évitée.) p Quelle sera l'attitude de l'Angleterre et du Japon t Le Temps de dijnanche soir croit savoir que le gouvernement français a reçu e toutes les assurances sur le rôle naval et s militaire de l'Angleterre en cas de guerre franco-allemande. 11 croit savoir également que le gouver-t nement japonais a fait connaître qu'il q était prêt à exécuter les clauses du traité . d'août 1905. î M ÉTRANGE TÉLÉGRAMME j _ De Londres dimanche : Dans sa dernière édition, la Westminster Gazette publie l'étrange télégramme suivant, reçu, paraît-il, directement du ministère des affai-" res étrangères allemand : x a L'Allemagne no peut pas espérer que l'Autriche négocie avec la Serbie, avec qui 5 elle est en état de guerre. Cependant, le 3 reçus de l'Autrich^de discuter avec la Russie serait une faute grave. L'Allemagne est décidée à remplir ses obligations d'alliée ; e cependant, elle refuse d'être entraînée e dans un conflit mondial du fait aue l'Au- 5 trlcHe-Hongrie ne respecte pas ses conseils.(Signe) Bethkann-Hollweg. » » (Voilà qui ne se concilie guère .avec l'en-' trée des troupes allemandes dans le grand-duché et en France...) EN FRANCE " L'entrevue de samedi entre M. Viviani et l'ambassadeur allemand. — M. Viviani proclame les intentions paci-e îiques de la France» l~ Paris, 11 h. soir : Suivant des indica-? tions recueillies de différents côtés,. M. Viviani, dans sa seconde entrevue samedi l1 après-midi avec M. de Schoen lui aurait dit au début même de la conversation : Vous mobilisez, nous le savons. M. de Schôen ayant gardé le silence, M. Viviani ajouta : Cette attitude de votre gouvernement nous a dicté la nôtre et nous avons été obligés de prendre des précautions analogues aux vôtres. Nos dispositions pacifiques demeurent intactes. Nous voulons la paix et la meilleure preuve que je puisse - en donner c'est que, à l'heure présente, le r parlement français n'est pas convoqué, ce e que constitutionnellement nous serions obligés de faire si nos intentions n'étaient n pas pacifiques. — Mais, aurait objecté l'ambassadeur, des incidents de frontière sont malheureusement à redouter, M. Viviani aurait répondu : « Comment pouvez-vous supposer pareille chose, puisque nos troupes sont à 8 kilomètres de la frontière ? Nous sommes de ce fait exposés t à la violation de notre territoire, et il n'y s a pas au monde une autre puissance qui e aurait consenti à faire de la sorte. » M; Viviani aurait constaté par contre que lo& troupes «llerûajodoo ?? fr-vivant 'vn du poteau qat marque la fruntime et il en H aurait conclu que si des incidents venaient à se produire, ils ne pourraient être provoqués que par les forces militaires alle-x mandes. M. de Schoen doit revoir M. Vi-s viani dans la soirée. La physionomie de Paris De Paris, 'dimanche : La ville est calme j. et déserte. Il ne circule plus d'autobus et L> très peu de trams. Les fiacres et les autos-ê taxis sont rares et sont successivement ré-quisitionnés.La gare du Nord est gardée militaire-ment. A G heures du matin, des avis aver-ir tissaient le public qu'on ne délivrait plus t_ de tickets. Seuls les militaires français et LS belges .sont autorisés à partir. Devant !la t_ gare du Nord, il y a des centaines de per-r_ sonnes, hommes, femmes et enfants, qui u attendent de pouvoir partir pour l'étran-ger. Les militaires se présentent en masse à la gare et s'embarquent dans le calme lm le plus complet. Pas un cri. En face de " la gare, au milieu de la rue, ,un groupe " d'Allemands, femmes, enfants et hommes se tiennent groupés, attendant la formation d'un train, oui leur permettra d'atteindre la frontière. D'Exâelsior : La nouvelle 'du 'décret de I mobilisation qui a été connue samedi à la chambre à 5 heures, a été accueillie comme un véritable soulagement. Tous les servi- • ces de la chambre et du sénat ont été' avisés , de se tenir prêts pour mardi; si les cham- bres sont convoquées ce sera pour voter les crédits nécessaires et les lois préparées • pour le temps de guerre. Plus de deux cents députés et deux sénateurs sont mobilisables.s À la légation rde Belgique f  la légation de Belgique, cardée par ? un piquet de soldats d'infanterie, les en-! rôlements continuent en masse. Au fur et à mesure, les militaires belges se rendent à la gare du Nord pour rejoindre la ? Belgique. Tout se passe dans le plus [j grand calme. . ^ . Le long de la ligne Paris-Bruxelles De Paris : La voie ferrée 'de Paris à y Bruxelles est gardée, en territoire français, par des réservistes en armes et des pelotons de soldats. ! * Tous les ponts, les ouvrages d'art, les aiguillages, sont également gardés, d Du côté de la France, la frontière est ]- gardée par l'infanterie française et, du > côté belge, par des chasseurs à clïeval. A Quévy, près de la gare, une batterie -- d'artillerie a pris position. it Tout le long de la voie, aux barrières, aux e passages à niveau la foule massée derrière e les clôtures acclame les trains au passage aux cris de « Vive la France ! » A la douane française de Feignies, on refuse d'accepter les télégrammes. La convocation des chambres, L_ Le moratorium J! La chambre est convoquée pour mardi ' et non pour lundi afin de permettre à tous les membres du parlement de répondre à , la convocation en temps utile. Une affiche-du ministère des finances an-4 nonce que le moratorium prorogeant les e dettes jusqu'au 31 août s'applique aux dépôts et comptes courants. Les-déposants ne peuvent retirer que 250 francs et 5 p. c. du surplus. c Un appel au peuple français 0 Paris, samedi, 6 h. 31 soir (télégramme retardé) ; Le président de la République et les membres du gouvernement ont décidé d'a-e dresser l'appel suivant à la nation fran-ii çaise î e « Depuis quelques jours, l'état 'de l'Eu-:- rope s'est considérablement aggravé et en ;t dépit des efforts de la diplomatie l'horizon ; s'est assombri. A l'heure présente; la plu-e part des nations ont mobilisé leurs forces l- et même des pays protégés par'leur neu- [ iralité ont cru devoir prendre cette mesure ! à titre de précaution. Des puissances dont la législation constitutionnelle ou militaire ne ressemble pas à la nôtre ont, sans avoir pris un décret de mobilisation, com- : mencé et poursuivi des préparatifs équi-J valents à la mobilisation et qui n'en sont que l'exécution anticipée. La France, qut affirma ses volontés pacifiques et qui, dans ] ces jours tragiques, donna à l'Europe des conseils de modération et un vivant exemple de sagesse et qui multiplia ses efforts pour maintenir la paix du monde, s'estî préparée à toutes les éventualités. Ëlie a * pris dès maintenant les premières dispo^ sitions indispensables pour sauvegarder son territoire, mais notre législation ne permet pas de rendre ces préparatifs com-plets s'il n'intervient pas un décret de mo- ' bilisation. Soucieux de sa responsabilité et ; sentant qu'il manquerait à un devoîr sacré s'il laissait les choses en l'état, le gou» i \ernement vient de prendre le dc-ere^ qu'impose la situation. La mobilisation i n'est pas la guerre. Dans les circonstances.-j présentes, elle apparaît an contraire comme le meilleur moyen d'assurer la paix dans l'honneur. Fort de son ardent désir; d'aboutir à. une solution pacifique de 1g* crise, le gouvernement, à l'abri de ces pré^ cautions nécessaires, continueràves efforts, diplomatiques. Il espère encore réussir. » Il compte sur le sang-froid de cette r.a-j tion pour qu'elle ne se laisse pas aller à, une émotion injustifiée et il compte sur le patriotisme de tous les Français. Il sait qu'il n'en est pas un seul qui ne soit prêt à faire son devoir. » A cette heure, il n'y a plus 'de partis. Il y a la France éternelle, la France paci- •« fiqùe et résolue. Il y a la patrie du droit et \ de la justice, tout entière unie dans le cal- ; me, la vigilance et la dignité. » S L'invention de Turpin Le Malin a interviewé Tnrpin. l'in-j de ht mcli-iitc. qui a déclaré n » avait fait une invention*terrifiante appelée fatalement.à modifier' toutes les tactiques militaires actuelles. Elle rend illusoires tous lés procédés défenslfs, annihile complètement les forces ennemies et pnovo-, quera le désarmement, général. Il a déclaré être en rapports avec le ministre dfe la guerre. Il a déclaré être en rapport avec , le ministre de l'a guerre, qui est décidé à -, utiliser son invention. : A Toulon La générale a été sonnée dimanche, à 5 heures du matin, par la cloche de l'Arsenal, pour avertir la population de la mobilisation préventive ; ensuite trois coups de canon, suivis de deux autres coups, furent tirés.par la marine. Tous les officiers et matelots qui se trouvaient dans la ville accoururent au port et sur les quais. Une foule énorme les accompagna et les salua quand ils prirent place dans les embarcations les conduisant à leurs navires. La population fit des adieux émouvants aux matelots, qui chantaient l'hymne national. E'N ALLEMAGNE Un aviateur français aurait jeté des bombes en Bavière Berlin, 2. — Une information militaire vient de parvenir disant que ce matin un aviateur français a jeté, dans les environs de Nurenberg, des bombes. Comme il n'existe pas entre l'Allemagne et la France de déclaration de guerre, ce fait constitue un délit du droit des gens. Les derniers pourparlers entre l'Allemagne et la Russie Berlin, dimanche, 10 heures matin. — Dès que la nouvelle de la mobilisation générale russe est. arrivée ici, l'ambassadeur allemand ùjpaint-Pétersbourg a reçu l'ordre de densinder au gouvernement russe de cesser immédiatement toute mobilisation contre l'Allemagne et. contre l'Autri-che-Hongrie. 11 a demandé une réponse formelle endéans les 12 heures. D'après des nouvelles reçues du comte Pourtalès, cet ordre a été exécuté dans la nuit du 31 juillet au 1er août, à minuit. Si la réponse du gouvernement russe n'était pas suffisante, l'ambassadeur allemand avait en outre l'ordre de déclarer au gouvernement russe que l'Allemagne considérait se trouver alors avec la P.ussie en état de guerre. Les nouvelles de notre ambassadeur sur la réponse du gouvernement russe à notre ultimatum no sont pas encore parvenues, bien qu'on ait. pu constater que les communications télégraphiques avec la Russie fonctionnent encore. Mais la guerre a commencé par le fait de l'attaque du territoire allemand par les troupes russes. Le reichstag convoqué Une ordonnance impériale convoque lé. reichstag pour lé 4 août. Uns allocution de Guillaume Iï à la foule L'empereur, parlant samedi soir d'une fenêtre du château à une foule immense massée devant le château, a exprimé ses remerciements pour l'amour et la fidélité qui lui ont été témoignés. Quand il s'agit de combattre, a-t-il dit, il n'y a plus de partis ; nous ne sommes plus que des frères allemands. Pendant le temps, l'un ou l'autre parti m'a bien attaqué. Je lui pardonne de tout cœur. L'empereur espère et souhaite que l'excellent sabre allemand sera victorieux. Cé discours a été accueilli par des acclamations indescriptibles. La foule a chanté la Waclit am Rhein. Le chancelier harangue la loule Le chancelier a parlé d'une fenêtre du palais de la chanceUerie à une'foule im-

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