La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1915, 18 April. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Konsultiert 15 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/7d2q52gp94/
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uimanche 18 Avril 1915 N° 161 Dimanche 18 Avril 1915 PCEgBMSS-»»--» i I ■ ■ I 'HIMIdlflM—1M—M—»l—H——■—■—^ LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET RÉDACTION X&9 Hue Moiitague-de-lftioii, £** BKUX F«1 «1 «Ml Bureaux : de 10 à 17 heures JOS. MORESSÉE, Directeur. JOURNAL QUOTIDIEN LE NUMÉRO : 10 CENTIMES IL» petite ligne fr. 0.40 RAclamo avant les annonces 1 .OO Corps du journal a oo Faits divers ........... S.OO Nénrnln<'ia 2.00 LA GUERRE 258'"' jour de guerra Les combats dans la WoëvTe n'ont toujours pas pns le développement auquel cxn pouvait logiquement s'attendre, et que le communiqué de Berlin publié hier faisait prévoir en disant que l'ap-paimtion d'importantes forces françaises au nord de Saont-Mihiel, sur la rive droite de la Meuse, détail faire admettre que les opérations entre la Meuse et la Moselle n'étaient pas près d'être terminées. Ces opérations se sont résumées le 15 en quelques engagements locaux, sur lesquels se sont greffés des ouels d'artillerie intéressant le secteur des Eparges, la forêt d'Ailly, les environs de Flàrey et le bois Le Prêtre. D'autre part,les belligérants ont fait preuve d'ao tiwrté près de Saint-Eloi, qui est au sud d'Ypres et drmt les Allemands déclarent avoir occupé deux maisons. Les Français, de leur côté, annoncent s'être emparés de l'éperon sud-est de la hauteur de Notre-Dame de Lorette, qui à l'ouest domine, comme on Bit. la rmife d'Arra.ç à Ré+.hnme. Rien à signaler dans l'Est. Les dépêches de Berlin et de Vienne n'y annoncent rien de transcendant et le communiqué de Pétrograd nous fait défaut. -à_À. SUR MER \ Anwt«rd!an>, 16 avril : X Le» journaux publient un rapport officiel sur la perte \ dfa vapeur Katwyck. Le navire venait d)e la côte anglaise et avait reçu ^"'c&nseil de ne -naviguer que pendant le îowr. C'est pourquoi ill avait jeté l'ancre le 7 avril au eoir, à 7 milles à l'ouest du bateau-phare Noord'hindèr. Le navire était reconnaiiseable auix couleur® hollandaise» peintes sua* la coque, à son nom et à oeliui de eon part a attache, et enfin à son pavillon. Soudain, une violente explosion s'est produite provoquant une gTave avarie. , Léo canots ont été unis à la mer aussitôt. Près du navire îorpiEé,. on a vu sortir de l'eau un 6ouis>-marin, dont le auméro ni le nom n'étaient visible» à une dastanoe do 16 mètres. Hélé, il n'a pas répondu aux appels. Il n'a >as non plus répondu à la demande die l'équipage, qui to priait do remorquer les oanote jusqu'au Noordninder. lie Katwyck a coulé en vingt minutes. Le « Nieu-we Rotteirdamsone Courant » dit à ce sujet la destruction du Katwyak s'est faite contre tous 1-es ■•âges de (la guerre maritime et contre les règles du dïroit Ifts gens. Le gouvernement néerlandais tentera l'im-•ossiole pour établir la nationalité ctu sous-marin. Le lonroal hollandais exprime l'espoir que le gouvernement •oqnel appartient le soue-mari/n ne se cachera pas, maie «connaîtra ouvertement qu'il doit inxïemniser le© pertes axxraHrf^e et matérielles subies de son chef. Le gouvernement hollandais insistera, sans aucun doute, énergi-quement pour que le dhroit des neutres soi/t respecté. Stockholm, 14 avril : Le vapeur Mity a aperçu, le 9 avril, dlans la mer du Nord, à 97 degrés die latitude nord et à 2 <Leg\rés 35 minutes de longitude est, des épaves et des cordages de navires. Hull, 15 avril ; Le vapeur norvégien Uto, parti de Savannab par Nrwport-News pour Malimo, a été arrêté et conduit à Bull. Rotterdam, 16 avril : Près du bateau-phare Maas, deux hydroplanes ont été rencontrés reposant sur les flots. Lorsque le remor-lueur Permis s'est approché, les deux avions ee sont envolés dans La direction du Sud. y-r — , CLAIRVOYANCE Voici comment, dès 1902, le colonel Feyler, critique militaire du « Journal de Genève », voyait la guerre de l'avenir : — S'il y a égalité dans l'armement, dans les effectifs • et dans la valeur morale des troupes en présence, il est évident qu'il y a égalité aussi dans leur condition tactique. L1 cesse bientôt d'y avoir un parti qui attaque, , on autre qui est attaqué. Les deux ennemis ne tardent pe* à se trouver logés, en quelque sorte, à la même i eœweigne. Ils s'iwmobilisent comme les trompes qui dé-foraient un camp retranché ©t celle® qui connurent à fft>Ti investissement. A l'extérieur de la ceinture des , forts, et sous leur canon, des troupes de sortie peuvent | ae déplacer et tenter des coups de main. Mais La garni- |»«n des forts et les détachements qui gardent les ouvrage® de contrevaliation restent inutilisés et sont comme ■fcerutralisés. Cfwt là le caractère qu'il faut attribuer ù la bjufcaille dAf<*n**ve> die l'avenir. On «e la représente comme met-| tant face à face deux murailles humaines presque en oontact, séparées seulement par l'épaisseur du péril, e cette double muraille va rester presque inerte, rnalgn la volonté d'avancer qu'on a de part et d'autre, maigri les tentatives qu'on fait pour y réussir. L'une de ces lignes cherchera, ne pouvant réussir du front, à déborder l'autre. Celle-ci, à son tour, proJon géra son front, et ce sera un concours à qui s'étendra 1< plus, dans la mesure où son effectif le lui permettra. Oi du moins, les choses se passeraient ainsi si on pou van se développer indéfiniment. Mais la nature présente d<e< obstacles. La ligne s'arrête à un point d'appui, à un< mer, à une montagne, à la frontière «Pune nation neu tre. » Il est difficile de montrer une plais nette clairvoyant des conditions die la guerre qui devait avoir lieu treize ans plus tard. Le soldat Bourgoln Un© histoire contée par M. Clémenceau, dans soi style nerveux qui ne laisse pas de place à la semsabili't mais vous prend à la gorge : — C'était un tout jeune soldat, dix-huit pu dix-neu ans à peine, un engagé volontaire, je crois, oe peti Bourgokb : et sa compagnie fut « fauchée » dans une at baque, littéralement fauchée. S'étant couché sous 1' feu, quand il releva la tête, il vit qu'il était seul. Un hasard avait voulu que le drapeau du régimen tombât prés de lui. Il le ramassa, l'arracha de sa ham pe, se l'enroula autour du corps. Et il fit oeJa naïve ment, instinctivement, presque 6ans savoir. Puis il at tendit la nuit, et tâcha de regagner les lignes françai ses. Mais où aller ? Il l'ignorait. Il marcha donc au ha sard, près d'une lieue... _ } C'est ainsi qu'il arriva devant une maison qu'un obu avait effondrée. Il entra : elle était occupée par cim offici-ems allemands ; mais quatre étaient morts, tués pa l'explosion, et le cinquième, un colonel, agonisait. L petit soldat essaya de lui sauver la vie. — Ne t'ocupe pas de moi, dit 1J Allemand, je suis pei du. Mais toi, comment es-tu ici1? AiLot» l'autre lui fit savoir son aventure, ingénument Il ne pensait pas avoir fait quelque chose d'héroïque, i était simple et doux. — Tu es un brave enfant, dit le colonel ému. Penche toi... Là, comme ça... je t'embrasserai. L'approche de la mort change les âmes : le oolone allemand embrassa ce simpLç. soldat français. Puis : ajouta : ,, — Va-t'en, maintenant; mais ne prends pas par ia Par là, ce sont les nôtres. Ta route est par ici. Adieu.. Et le petit Bourgoin rejoignit enfin nos lignes. Il avaâ toujours le drapeau. C'est tout... Et il n'y a rien d phjs beau dans tout Tolstoï. TY ——— SUS A L'ALCOOL D'une correspondance de Londres au « Temps » : Il «embta bien quo dana Tes mesures à prendre pou combattre l'usage de l'alcool, on ne veuille pas reoouri à la prohibition totale, comme en Russie, lin tout cae si on a recours à la prohibition, elle ne s'appliquerai qu'aux alcools proprement dits. Les distillateurs protes tent naturellement contre une pareille mesure; ils s déclarent prêts à accepter une augmentation même trè considérable des taxes sur l'alcool^ mais affirmen qu'une prohibition totale serait la ru-une pour d' innom brables ouvriers, principalement en Ecosse et en Lr lande. Le gouvernement serait en principe partisan d 1a prohibition totale des alcools; mais ayant de prendr une décision il a tenu à se renseigner aussi exactemen que possible. M. Llflyd George a.tenu lui-même, il y i quelques jours, une côïïfémnce avec leis principaux dis tOlateurs. Oes diverses mesuae>s soulèvent naturellemcn de graves problèmes financiers : les droits d'accise su l'alcool et les droits d'entrée sur les alcools importés d l'étranger forment une importante contribution au bud get anglais comme l'indique le tableau suivant pou l'année 1913 : Alcool , . r 565 millions de franc» Bière . ■ » 330 — Vin .... 28 — Licence dé vente .115 — D'autre part, on considère qu'il serait assez difficile dans un pays « non mobilisé » de supprimer radicale ment une industrie aussi importante et qui emploie unu main-d'œuvre considiérable sans die sérieuses compensa tions. Un remaniement <les impôts actuels, en particulier de impôts do guerre, est donc à prévoir. »** L'agitation en faveur de la tempérance obligatoire oi pour la limitation des heures d'ouverture dtas débits di ooiesoms se propage dan6 tout ie Canada. La pro vinei de Saskatchewan a déjà prononcé l'interdiction de h vente de boissons alcooliques pendant la durée de k guerre, et la province voisine d?Alberta se prépare, as eurc-t-on, à suivre cet exemple. De nomibreuses pétitions ont été adressées au gouver nement par des négociants, des propriétaires de pâtu rages, des ouvriers de ferme, lui demandant de décréter I'usqu'à la fin de la guerre, la fermeture des débits da joissons à sept heures du soir. On s'attend à oe que îb gouvernement fasse prochainement urne déclaration i ee sujet. -é-é- LA PLUIE ET LE CANOfi Dans la revue 1' « Astronomie », M. Camille Flamma rion ne dédaigne pas de traiter cette croyance popu laire que les détonations répétées des canons amènen la pluie. Et le célèbre astronome n'ose pas donner t cette petite controverse une solution scientifique e définitive. Il écrit : — La question s'est présentée à l'esprit de certain* artilleurs, et l'un d'eux, actuellement sur le front de armées, m'écrit non sans dépit, pour me signaler qu* depuis plus de deux mois, dans l'endroit où il est, oi n'a pas eu quatre jours sans pluie ! Il accuse le bombar dement de nos fameux 75 de tuer le temps après avoii décimé l'ennemi... Je pense que noua ne sommes pas autorisés à affir mer le fait, et cela pour les raisons suivantes ; 1° Le mois d'octobre a été sec et ensoleillé malgr< toute cette artillerie; # 2° Les journées pluvieuses ont ooïncidé, comme d'ha bitude, avec les courants du Sud-Ouest et les tcmpêtei venues de l'Océan; 3° Nous avons ejj des périodes aussi pluvieuses qu< oelle-ci, sans la coïncidence d'aucune canonnade, telle: que 'es années 1910 et 1905. Si la mitraille et les bouches à feu avaient une ac tion véritable sur l'atmosphère, la saison actuelle de vrait être d'une pluviosité plus considérable qu'en au cune autre année et indépendante des courants di Sud-Ouest venant de l'Océan. Il semble donc qu'il n'j ait là qu'une légende insuffisamment fondée. Cependant, n'affirmons rien encore. Si la pluviosité continue, notre conclusion d'aujourd'hui, d une pru dence toute scientifique, en vertu de ce principe qu? nous no devons affirmer que ce qui est nettement dé montré, pourra être modifiée elle-même, toujours d'à près le même principe. La guerre, fléau de l'humanité peut être aussi la perturbatrice de l'atmosphère. Alfred de Musset croyait au contraire que les déto nations d'artillerie éclaàrcissaient 2e ciel, car dans l'ad-mirable préface de la « Confession d'un Enfant di siècle », parlant de Napoléon, il dit, à propos des ciele illuminée de soleil qu'eurent ses plus belles victoires Il les faisait bien lui-même avec ses canons toujoun tonnants Mais Musset n'était qu'un poi**- * i r DÉPÊCHÉS DiVtRSES Madrid, 16 avril : ' \ Le ministre d"s finances projette l'émission pro-■^chitine d'un emprunt intérieur de 400 millions de pe- > Çsefcas. 1 **# !. \ Madrid, 16 avril : ; A ia suite des représentations du gouvernement espa » gnol, le gouvernement anglais a levé lleuibargo mis nui la cargaison d'oranges qui se trouvait à bord du vapeur danois Daiy6, cargaison non pas destinée à l'Aile* » magne, mais au Danemark. * * # Londres, 16 avril : ^ Un aviateur allemand a jetc aujourd'hui, à midi, de? bombes sur bitungboumc-^ Iiav45rshan, dans le pays de Kent. # w # Londres, 16 avril : A minuit dix, deux dirigeables allemands ont survol* 1 N al don et Kssex et ont jeté 4 bombes; qui n'ont occa - sionné aucun dégét matériel. Les dirigeables ont jett eçalement des bombes sur le bassin de Heybridge. Troi: f kilomètres plus loin., quelques nsaisons ont pris feu. Le-' £ dirigeables suivaient lo cours de la rivière Blackwater 3 Londres. J6 avril : Vers 1 heure 15 du matin, un dirigeable allemand t- venant du côté de la mer, a survolé Xowestoft et a jet,•: - trois ou quatre bombes dans le voisinage. A trois kilo - mètres de là, un incendie a éclaté. On ne peut pà3 en - core établir l'étendue des dégâts. *** Londres, 16 avril : On manque eucore de détails sur le raid aérien i s Naidon. Les habitants de Lowestoft ont été avisés, i j 1 Heure du matin, de l'arrivée de zeppelins. On a en r tendu, quelque temps après, trois explosions et on £ 3 vu un dépôt de bois en flammes. Une femme a été 16 gèrement blessée. Dans une écurie, trois chevaux on! _ été tués. Six bombes ont été jetées sur Soutbold. Le! dirigeables sont retournés du côté de la mer. *** i Londres, 17 avril : D'après une nouvelle dépêche Eeuter, les bombé: des_ dirigeables allemands n'ont causé aucun dé^&t. Le: dirigeables sont partis au-dess^ de Sheernes, danç, k . direction de Sheppey, sans) jeter do bombes. Ils ont éti! | bombardés, mais Us ont pu s échapper et sont partis au ■* dessus de la mer, poursuivis par les aviateurs anglais *** New-York, 14. avril : M. Huerta, ancien président du Mexique,'qui vien ^ d'arriver à New-York, venant d'Espagne, a déclaré 3 «« Je ne fais qu'un voyage d'agrément. » * * * New-York. 14 avril : L'aviateur Cecil Peoli, qui fut le premier à suryo 1er la chaîne des Andes, s'est teé à l'aérodrome mili taire de College-Park, à Maryknd, en faisant un< plongée wrticale. » * » r Washington, 14 avril : Le croiseur Des-Moines esi pani poUr les eaux do , minicaines, une nouvelle révolution ayant éclaté dan: ^ la République. # # » ^ Londres, 16 avril : ^ Le « Times » reçoit de Pétrograd la dépêche sui k vante : On annonce de bonne source que la Bulgarie a ac fepté la proposition du gouvernement russe tendant i 3 nommer une commission serbo-bulgare, à laquelle par ^ ticiperaient également les représentants des puissance; l neutres, pour ouvrir une enquête sur les récents inci L dents de frontière en Macédoine. Londres, 15 avril : rj A la Chambre des communes, M. Tennant, soua-se , crétaire d'Etat.à la guerre, a déclaré que Içs perte; anglaises, depuis le début de la guerre jusqu'au 11 avril, , .comprennent au total 139,347 hommes, morts, blessés et rli.^narus rimini ■iii.iiMii m. nmiMin - - * * Athènes, 15 avril : M. Venizelos a pris congé hier du corps diploma tique:—^ r-— L'ancien président du conseil quittera Athènes jeudi 5 prochain. * * * Londres, 15 avril) : Le gouvernement vient de nommer une grande oom mission qui aura pour seule mission l'acé.ération pai 5 tous les moyens de la production des munition:; de guerre. Elle sera présidée par le chancelier de l'Echi quier, qui a fait une étude approfondie die la question au cours de ses divers voyages en France et avec leque. plusieurs spécialistes français sont venus conférer ici à plusieurs.reprises. Pour que la coopération des divers départements ad-' ministratifs soit entière et qu'un projet jugé désirable ne ©oit pas retardé par exemple pour des questions financières, les grands ministères auront chacur un représentant à la commission. Les grandes lignes des travaux de la commission seront d'abord l'énoncé exact du problème, c'est-à-dire des besoins de l'armée, et ensuite la division du pays en un certain nombre de sections, dirigées chacune pai une commission locale qui pourra surveiller les détails 1 et accélérer la production. • * • Londres, 16 avril : Par décret royal, les chambres frigorifiques des navires circulant entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande, d'une part, et la Grande-Bretagne, d'autre part, ont été retenues par Le gouvernement. * * * Budapest, 16 avril : i La direction du parti socialiste a décidé de ne pas i fêter cette année le 1" mai. ^ * * # Sidney, 16 avril : » A l'ouverture du Parlement australien, le Premier i Ministre a déclaré que, d'iôi au S0 juin, 3 1/2 millions > fie livres sterling étaient encore nécessaires pour iee i (dépenses militaires. i Les recettes de l'Etat se sont élevées, pendant les huit dbrniers mois, à 20.987,050 livres sterling, accusant un déficit de 849,012 livres sterling. * * * Stockholm, 15 avril : j La commission d'approvisionnement; de l'Etat annonce que, même au cas où l'importation des céréales en Suède serait subitement arrêtée, il n'en résulterait i aucune crise alimentaire. 40,000 tonnes sur les 110,000 tonnes achetées en Amérique et livrables fin avril, sont > déjà arrivées dans 1© pays. 1 • * » Londres, 16 avril : Les bombes qu'un zeppelin a jetées mercredi soir sur Walltend ©t HebÏÏurn étaient, dit le « Times », sans • aucun doute destinées au chantier naval, où le travail battait encore son plein. Immédiatement après l'attaque, les ouvriers ont été licenciés et les chantiers fermés.A Ncwcastle, à l'annonce de l'arrivée du dirigeable, tous les réverbères ont été éteints, la centrale elecbri-ifue arrêtée et un train express retenu en gare pendant plusieurs heures, jusqu'au moment où tout danger avait disparu. * * BflJe, 16 avril : Ce matin, un peu après 8 heures, un aviateur que l'on croit etre anglais, a paru au-dessus de'ETâlîingëri, près de Lôrrach, «ta jeté cinq bombes dirigées visible-i ment contre la gare et contre le grand atelier de construction du chemin do fer. Un comptable a été blessé, l deux maisons ont été légèrement endommagées et trois wagons fortement détériorés. Malgré un violent bombardement, l'aviateur a pu s'échapper,. COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communiqués a!iernand3 Berlin, 10 avril (Officiel) : Dans la nuit du 15 au 16 avril, des dirigeables allemands de la marine ont jeté avec succès des bombes sur plusieurs places fortifiées au sud de la côte est de l'Angleterre. Les dirigeables ont été, avant leurs attaques et pendant celles-ci, fortement bombardés, mais sont partis sans être endommagés. **. Berlin, 17 avril (Officiel de ce midi) : Théâtre de la guerre à l'Ouest. Hier les Anglais ont également employé à l'est d'Ypres des grenades et des bombes répandant des gaz asphyxiants. Sur le versant sud de la hauteur de Lorette, au nord-ouest d'Arras, nous avons perdu un petit point d'appui d'une largeur de 60 mètres et d'une profondeur de 50 mètres. En Champagne, au nord-ouest de-Perthes, après avoir fait sauter des mines sur une assez grande étendue, nous avons pris à l'assaut un groupe d'ouvrages fortifiés français. Une contre-attaque enne-! ■ mie entreprise ce matin a échoué. Entre la Meuse et la Moselle il y a eu de violents combats d'artillerie. Près de Flirey, les Français ont attaqué plusieurs fois. Ils ont été repoussés avec . de fortes pertes dans leurs positions. i Au cours d'une avance de reconnaissance, nos troupes ont pris au nord-ouest d'Urbeis CVosges) une position ennemie, que, comme elle était située , défavorablement pour nous, nous avons de nouveau i évacuée le matin, emmenant avec nous un certain* ■ nombre de chasseurs alpins faits prisonniers. f Un dirigeable français a paru cette nuit au-dessus de Strasbourg et a jeté plusieurs bombes. Les dégâts matériels, causés principalement à des vitres, sont peu importants. Quelques civils ont été légèrement blessés. Un de nos aviateurs, qui avait jeté avant-hier des bombes sur Calais, en a jeté hier sur Greenwich près de Londres. Théâtre de la guerre à l'Est. : La situation est hier encore restée inchangée. Vienne, 16 avril (Officiel de ce midi) : j En Pologne, une attaque russe a été repoussée près de Blogie, à l'est de Piotrkow. Sur la Nida inférieure, notre artillerie a incendié un dépôt russe de munitions. Plusieurs tranchées qui se trouvaient dans le rayon d'action de notre feu, ont été abandonnées par l'ennemi, qui s'est , retiré en désordre. Les pertes russes sont très fortes. Dans les Carpathes, il n'y a eu que des combats i, isolés dans la montagne boisée. Comme toujours, ' des~troupes russes d'infanterie, qui tentaient d'avancer, ont été repemssées. Nous avons fait 450 pri-*'■, sonniers. ■ t Des combats partiels, dans la vallée de la Strij, jpous ont permis de faire 268 prisonniers. * * # « . Constantinople, 10 avril (Officiel du quartier général) : Hier après-midi, un croiseur-cuirassé a bombardé, à de longs intervalles et sans succès, les forts si-- tués à l'entrée des Dardanelles. Quatre obus de nos batteries ont touché le croiseur-cuirassé, à bord duquel un incendie s'est déclaré. Le navire a immédiatement pris la direction de Ténédoe. La flotte russe a bombardé hier Eregli et Zun-guldak et est ensuite partie dans la direction nord. Pour tout résultat, elle a coulé quelques voiliers. Pas de changement sur les autres théâtres de la guerre. Nous ne jugeons pas nécessaire de relever comme faits de guerre les bombardements intermittents effectués saris utilité et sans succès contre des localités syriennes par les navires qui croisent constamment à la côte. ++ Communiqués das armées allidas Paris, 15 avril (Communiqué officiel de 23 heures) : Au nord d'Arias, nous avons obtenu un succès au sud-est de Notre-Dame de Lorette. Nous avons fait 160 prisonniers, parmi lesquels plusieurs officiers, et nous nous sommes emparés de 3 miraien-werfers et de 2 mitrailleuses. A Thiepval et à La Boissedle, dans la région d'ALteft, i'efinemi a tenté deux attaques, qui ont été arrêtées. En Argomnc, à Bagatelle, notre artillerie a détruit la principale traTïchéè"allemande. Plus loin à l'est, aux Meurissons, nous avons repoussé une attaque.Aux .Eparges, trois contre-attaques allemandes, entreprises dans la nuiit de mercredi à jeudi, à l'effet de reprendre un point avancé, ont été repoussées. A midi, notre position a été fortement bombardée, mais les Allemands n'ont pas attaqué. Au bois de Mort-Mare, nous avons repoussé une contre^ attaque et sur le terrain conquis le 13 avril, mous continuons à faire l'inventaire de notre butin : 2 canons à tir rapide, 2 minnenwerfers, une mitrailleuse et des milliers de cartouches et de grenades. Au bois Le PrêtyS.. nous avons repoussé une attaque et fait des prisonniers. En guiise de représailles contre le bombardement de Naocy par. un zeppelin, une escadrille de 15 avions a jeté dés bombes sur les bâtiments militaires d'Ostende. Nos aéroplanes ont été violemment CaBonnés, mais ilfe sont tous revenus indemnes. Nous avons ^gaiement bombardé la station de FriBowgjea--®nsgau. Pétrograd, 15 avril (Communiqué officiel du grand état-major général) : A proximité d'Ossowiec, l'eninemi a tenté sans succès, le M avril, d'avancer vers nos lignes. Dams la direction de Mlawa, des combats d'a-vant-gardes se sont déroulés en notre faveur. Sur la rive gauche de la Bzura, nos avant-postes ont occupé la ferme de Kunokm, dans la région d« Sochaczen. Dans les Carpathes, nous avons légèrement avancé dans la région située au nord du col d'Uszok; nous avons fait 200 prisonniers. Nous avons repoussé des attaques ennemies contre la hauteur située au sud du village de Wolosate, près de Yaworow et au sud de Koziowa. * # # Pétrograd, 15 avril (Communiqué officiel de /V-lat-major de l'armée du Caucase) : Dans la région d'Artwin, les Turcs ont vainement essayé d'attaquer. Le 14, dans la direction d'Olti, il y a eu des fusillades.Sur les autres parties du front, i] n'y a pas eu de modifications. — LES FAIIS Bt) aOUB | Xe reLevé deseS^ciitions de la « Commission for ^'relief erv Belgique »\au 31 mars, contient les détails suivante VT1 a été envoyé» de llotujTdam en Boigiqite : îo/jUx^ to&aea de' îroment, 9i,\>49 tonnes de farine, 10,407 tonnes de riz, 15,347 tonnes de fèves et de pois, 2,439 tonnes de viande et de lard, 21,975 tonnes de maÏ8? 4,226 tonnes de pommes de terre, 12,791 tonnes de vivres de toute nature, 2,507 tonnes de vêtements, ) etc. Du 22 octobre au 3 avril, [a valeur totale des en- i vois est de 1,60C',000 livres sterling. On attend encore / d'ici au 11 juillet 50 navires avec des vivres d'Amériv Le gouvernement russe a créé des prix se montant à un total de 724,000 roubles et destinas a"~r?eompênsor les découvertes qui rendraient possible de rendre l'al-coel—«wtii'ÎSâ'ble pour la consommation, tout en i*cr-mettant de 1 employer dans l'industrie, notamment» pour les moteurs et pour les générateur? c?-r " . , « Daily Chronicle »-«ïfnonce qfte {'-uniforme kha-ki a été adopté pour l'armée francise : on sait que celp-ci avait toujours conservé Le légendaire pantalon rqngc avec des tuniques bleues de tous les tons. Les tyftiformcs français différeront des uniformes anglais oii oc que Lcg tuniques seront plu® courte© et lies pochea plus étroites; les officiers porteront de longs pantalons khaki. La plus grande différence consistera d>am le képi qui conserve sa forme, mais changera égpJement de couleur. Les grades seront indiqués à l'aide d'étoiles sur lei épaulières. A Cuxhaven, il se trouvait douze chalutiers d'Yraui-len^ amenés par des navires de guerre allemand. Qua> tre d'entre çux viennent d'être relâchés. On ignore'ett-core quel a été le sort du poisson qu'ils avaient à bord. M. René Vivi-ani, président du conseil des ministre* français, a reçu une délégation des sénateurs et des députés du département du Nord, qui étaient venais l'entretenir de la question du ravitaillement de la population civile dans la. région occupée par l'eninemi. La délégation a demandé au président du conseii que Je papier monnaie émis par les banques Locales et les chambres de commerce powr parer au manque de numéraire et dont sont porteurs Lp6 personne® rapatriées soit échangé contre des coupures de La Banque de France d'une valeur correspondante. Au cours d'une partie de pêche à l'épervier, mard\ dernier, Paul Pons, champion du monde pour la lutte,^ s'est noyé dana la Garonne devant Agen ; le filet qu'il-avait fixé à un'de'g'ès poignets s'est accroché à un roo et l'a entraîné au fond de la rivière. Lord Kitchener rie plaisante pas, et ses instructions sont doniniées à l'e^nporte-pièce. Récemment, il apprit qu'un officier — jeune marié — avait reçu la visite d© son épouse, et que cette visite se prolongeait outre mesure. Il fit télégraphier ces simples mots aux nouvetaua. époux : « Que l'un de vous rentre immédiatement en y<Angleterre. » Le comité de la Chambre dç commerce de Hull a voté une résolution demandant au gouvernement britanni-» que le service militaire obligatoire. Depuis le l®r avril, on a introduit à Vienne, les « car* tes de pain » avec stipulation d'une ration journalière de 200 grammes par tête. Ces cartes sont valables pou* une semaine. Pour faciliter l'exécution de cette mesure, la ville de Vienne a été divisée en 402 districts, comptant chacun une commission chargée du partage et composée de six instituteurs. Chaque chef de ménage a reçu une formule sur laquelle il doit indiquer I« nombre de consommateurs, composant son ménage; il reçoit alors le nombre correspondant de cartes de pain* De® stipulations spéciale® sont faites pour le® hotela* les restaurants et les automatiques. Le pain-modèle pèsera 70 grammes efc coûtera 4 helLof. (4 centimes). On mande de Bâle que la semaine dernière de iiotn velles tempêtes de neige ont sévi dans la région. Dao« les Vosges, il y a plus de 50 centimètres de ne^ge fraîcfc» sur les hauteurs et dans les vallées. Les inondations continuent leurs dévastations. LUI et la Largue sont en crue nouvelle, et le® vieillards a* se souviennent pas d'avoir vu la Doler si haute. Sca* theim, en aval de Massevaux, est depuis deux iour* sous un mètre d'eau. Le couvcnt d'Œleiiberg, entouré par les flots, est coupé de toute communication. Près, de Reiningen, les champs sont couverts de limon et d* pierres. Dans le bassin de la Thur et de La Laucbe, -sont en baisse, les chemins sont défoncés, ravinée, c|j| les passerelles emportées rendent impossible toute opi» ration militaire. 1 Malgré- le vent violent, des aéroplanes sortent. Jeudis soir, 13 aviateurs français ont bombardé la çare d7Hah* heim et les hangars en réparation. Poursuivis par xnsflg escadrille de quatre taubes, ils ont lancé, en se relaie rant, trois bombes sur le moulin de Dietwiller. Les récents incidents survenus en Macédoine ne eem* blent pas être de nature à amener des complications gréco-bulgares. Le gouvernement grec a fait des représentations amicales à la Bulgarie et a décidé de prendre des mesures correspondantes à celle® prises pa-r iki Serbie, mais sans que l'oru puisse dire qu'il s'agisse d'une action commune. Le gouvernement bulgare envoie des troupes dans la' région die Strumitza, principalement pour établir lee causes exactes des mouvements die® comàtadji®. D'après des informations prises auprès d'un diplomate bien au courant des affaires balkaniques, la Bulgarie est décidée à maintenir de bonnes relations aveo la Grèce et elte s'efforcera d'éviter des incidents. Le ministre die lia guerre anglais fait procéder en oe moment à uine enquête dans^les grande® communes qui, dians leurs administrations et régies, disposent d?un p^.nsonneA technique, en vue d'e-xaminer ceux de Leaura <yurvrietn9 qui pourraiemit être occupés dan© les fabriques ôBi'.armes et de munitions. î Uiié ■dtMffàfâÊobjections contre la ré-Squiisition d'ouvrière exercés, l'inspecteur gouvea-aiemen- ■ \tn.l a répondu que l'intérêt local doit céder le pas à l'in* k&rêt général et quo tcais les districts seraicffut traités de la même miliiière. v

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie gehört zu der Kategorie Gecensureerde pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

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