La dernière heure

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s.n. 1918, 01 Dezember. La dernière heure. Konsultiert 17 Januar 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/862b85471w/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE, BRUXEL Ouverts de 9 à 5 h. Les jours fériés de 9 à mit Les' annonces et réclai eont reçues aux bureaux journal et k l'Agence Ha' 8, p!ace des Martyrs(leréta pjruxeUt's. La Derniere Heure y B'- 'M êjËSÈ! Kessel «ae^ feââOM x T ^ Ptf&f 1 f,pk ¥Tpkn 111 a *■' 1 PETITES ANNONCES : 30 CENTIME LA LIGNE 1^^ *S7I8. .& JL <L/ | — - ■■ HÏÏITmiw—m>i~ii . *>*-•« ^ t r\ rrMTiA^rc FÉTICHE Avec les armées libératrice», Nénett et Rintintin sont arrivés à Bruxelles. 0: les y cv«jni»2«»o&it déjà de réputation, cc peu de gens — s'il y en a — tenôraien que ceB petites poupées jumelles, haï tes d'un poUoe* et faites de fils de soi de couleur artistement noués, ont sei vi de fétiches aux Parisien® pendant le soucis du bombardement par les canon à longue portée. Nénette et Rintintin préservaient auj si des projectiles des Gothas et autre machines volantes. Leur succès, pour éphémère, fut in mense. Le Parisien est toujours un pe superstitieux ; il croit à la chance, et cou me tout superstitieux, il dissimule cett faiblesse sous la blague. La prfesse fêt Nénette et Rintintin tout en se moquai d'eux et l'élan fut donné. Quant à l'or gine du fétiche elle est inconnue jusqu* présent. Peut-être faudra-t-il attendre, < s'adresser aux archéologues futurs, qi en écriront savamm nt. On entend d'i< les cuistres bilieux et les prud'homal sévères s'écrier, sur un air connu: Con ment se fait-il qu'au XX* siècle, des gec intelligents, instruits, etc...? Le thèm est banal. Comment? est une questio saugrenue. Pourquoi? C'est une autre a faire. Il suffit de méditer un instar pour comprendre. Le fétichisme, ^ans le sens superst tieux du mot, est peut-être aussi tri quent chez les personnalités raffiné( que chez les âmes simples. Il appartient au sous-sol psychique g« néral. Cela ne veut pas dire, sans dont que Poincaré, Clemenceau et le mari chai Foch aient fréquenté Nénette < Rintintin, mais Napoléon, Frédéric-li Grand, Newton, qui n'étaient pas, no plus, des cerveaux très vulgaires, coi nurent la superstition. César aussi. I meilleur exemple à donner est celui c Pascal, qui, tout en étant un des pli profonds penseurs que l'humanité a rencontrés sur sa route, avait pourtai cousu de ses propres mains dans l doublure de ses vêtements, un papi< et un parchemin couverts d'inscriptioi mystiques; il portait ce fétiche comn égide contre les attaques du doute et retour des incertitudes désespérées qi l'avaient désolé aux premières époqu< de sa pensée. * * * Pour descendre de ces sommets, coq. tâtons que la moitié, au moins, des inte ligences moyennes est demeurée fét chiste. Des gens fort nombreux porter dans leurs poches des marrons destin» à les préserver des rhumatismes. Qu merveilleux spécifique qu'un morcea de corde de pendu ! Que de femrm croient à l'influence d'un collier d'ar bre sur la santé d'un enfant, et adme tent que des morceaux de liège pendi au cou d'une chienne doivent lui fai: « passer son lait ».... Parmi les fétiohes, il y en eut toi jours d'élégants, de désirables: l'él pliant, le cochon, la tortue, la dent c squaîe, le chiffre 13 sur un médaillon, corail contre la jettatura... Supposez que sur la ville de tant de s; perstitieux tombent, certains jours, c gros obus à dix minutes d'intervall que des maisons sautent, que des édifia parmi lesquels un temple et un hôpit: soient éventrés, et vous aurez Nénet et Rintintin justifiés avec leur vogue, qui les circonstances n'ont fait, heure' semeni, qu'une durée assez brève. * * * D'ailleurs, au fond de l'homme le pli compliqué, il y aura toujours un peu d nègre. Très, très peu, mais tout de m me. La croyance — plus ou moins a rêtée, bien entendu — au fétiche e dans le sang depuis les derniers anthr poïdes. Toute l'antiquité l'a connue, ci elle n'est qu'une expression de la s^ perstition d'où sont sorties les rel ques primitives. Et l'Eglise adopta L amulettes en leur donnant le nom sp cial de « phylactères ». Par les temps de doute et d'exame qui suivirent, le fétichisme demeui comme une transaction entre le sccpt cisme et cet éternel besoin de croire, < croire à n'importe quoi, qui appara aussi inéluctable pour l'espèce que ! mort elle-même. Sa justification bou geoise est explicite a cet égard. « cela ne fait pas de bien... » En-dessous de ces fétichistes d'élit . dont il vient d'être question, il y a 1 masse, pour laquelle l'explication d> vient encore plus aisée, et qui se con pose de tous ceux en qui l'esprit sciei tifique n'est pas suffisamment cultivi A leurs yeux, le fait qu'un paratonneri guide et détourne la foudre n'a rien c plus ni de moins extraordinaire que Eouvoir attribué à la lumière d'un flan eau d'écarter les mauvais esprits. * * * En résumé, tout homme qui court un chance, surtout si cette chance s'accon pagne d'un danger, est exposé, en mêrr temps, à devenir fétichiste, malgré tout sa culture, principalement si le risqu est habituel. Voyez les joueurs, les i^î rins, les aviateurs, les automobilistes. Ce qui est frappant, c'est l'indiJL rence à la nature ou à la forme de l'i mulette. Quel rapport pouvaient avoi Nénette et Rintintin, ces deux petite poupées dignes tout au plus d'amuse un baby pendant quelques minutes, a- : le danger de l'obus? Evidemment aucur mais le fétichisme est ainsi; et si l'o en croit Voltaire, le grand lama ava: jadis pour coutume d'envoyer aux soi verains asiatiques, en guise de port* bonheur, de magnifiques sachets brodé de pierreries, et renfermant de ses d< Jections. Le fait confine à une autre superst: tion qui se rencontre, paraît-il, sou tous les climats et chez tous les peuples Ne glissons ni n'appuyons pas. Ceci rappelle, pour finir, l'histoire d Garcia, qui fut, dans la seconde moiti du XIX0 siècle, un aventurier, — on n disait pas encore un rastaquouère -dont la spécialité fabuleuse consistait faire sauter la banque dans toutes le villes de jeux. Le monde entier s'oc cupa de cette chance inqualifiable, conf tante, qui ne comportait pas d'exception Chaque saison voyait la mâs^e chose Garcia arrivait, s annonçait même pa télégramme, il s'asseyait au tapis, et 1 banque sautait. Avait-il une combinai son, un de ces trucs si simples que pei sonne n'arrive à les soupçonner et de vant lequel tout cède et casse? On n'ei a jamais rien su. Mais lorsqu'on quee tionnait Garcia sur son fétiche, — ca un homme pareil devait avoir un fétiche pensez donc, — il exhibait solennelle ment un riche médaillon suspendu sou. son gilet et qui renfermait, enveloppé' d'une feuille d'or, une orotte de chien.. Il ne donnait aucune explication, sou riait gravement comme un mage, pas sait de la roulette au baccara, et... fai sait sauter la banque. Cette crotte de vint célèbre, passionna le monde fri vole; et le jour où Garcia mourut, ce fu un désappointement indescriptible quant on sut qu'il exprimait la volonté for melle d'être enterré avec son amulette Ainsi fut-il fait. Mais, croyez-le bien le fétiche n'y resta pas longtemps: ui joueur, vraiment digne de ce nom, doi avoir violé la tombe de Garcia pour lu voler sa crotte de chien JtfEMOR. C LA RÉORGANÏSÀTIO! DES SERVICES COMMONAOÎ ïénette les. On L® projet de réorganisation des services coi on, car munaux de 'a ville — projet adopté par la coi iraient mlteion du personnel, mais non soumis cbcc î, hau- auI délibérations du Collège — envisage d'iu' ie soie fessantes réformes. Il prévoit, en effet, l'unifii nt ser- tion des grades de fonctionnaires dans les 16 co ant les munes du Grand Bruxelles, le relè\emfnt généi canons des barèinps, eu égard au taux de la vie, le ren niement dans la répartition dn personnel, nt sus- A Bruxelles comme partout, du reste, se mai autres teste une tendance a réduire, dans la mesure possible, le nombre des fonctionnaires, à fut im- mieux payer et à étendre leurs attributions, un peu Un essai fait au cours de la guerre, i l'éfc et corn- civil de Bruxelles a donné de bons résultai», le cette Les connaissances classiques exigées des for ise fêta tionnaires soumis aux examens d'entrée ne de oquant nant pas de garantie quant à la valeur professû à l'ori- nelle, le projet en question porte aussi la créati jusqu'à d'une école pratique pour les fonctionnaires co îdre, et miinaux du Grand Bruxelles. Pent-étre même ce rs, qui institution serait-elle annexée à l'Ecole norma îd d'ici Enfin, le bloc de maisons situé entre ln rue ommes Lombard, la rue de l'Etuve, la rue de l'AtplgO : Com- la rue du Marcbé-au-Charbon — et qui a été i es gens proprié par la ville avant la guerre — conti< thème drait, outre des cabinets scabintux, tous lesd uestion reaux des services communaux. utre af- L'HOtel de ville aurait ainsi une pbysionnor instant nouvelle, les bourgmestre et échevins y aurait loueurs leurs anciens offices, mais les loca jpersti- affectés jusqu'à présent à l'état-civil, à la popu ssi fré- tion, 5» la milice, etc., seraient transformes affinees salles réservées aux comités et œuvres officiel!) Les travaux de démolition et de constructl que gé- des bureaux de la rue du Lombard permetîraie i doute, en outre, d'occuper immédiatement les demi- : maré- chômeurs. ette et lc projet, on le voit, est grandiose et roarq lénc-le- ui;e importante rénovation et un prog as, non dans notre organisation municipale. !S, con- —— issi. Le esupius POUR COMBATTRE ourtant LE CHAOS GERMAMIQU ans la papier j^le, yj noy> _ Qn mande de Berlin, 27 i riptions vembre : comme Comité exécutif révolutionnaire s'est ré' te et le ]C 25 novembre, à la Chambre des députés eés qui Prusse. Ipoques lc président, en ouvrant la séance, a annoi que l'antagonisme croissait entre les ouvriers les patrons avait abouti Si la suspension du tra> 5 coqs- dans de nombreux ateliers. 11 faut s'attendn ;s intel- l'extension de ce mouvement. ée féti- Divers orateurs ont exposé que le* patrons portent tenaient sur les concessions qu ils avaient fai iestinés »»x premiers jour* de la révolution, parce qu 3. Quel craignaient la socialisation de leors industries aorceau D'une façon générale, tous les assistants ont femmes d'accord pour reconnaître que k patronat fais • d'am- une résistance passive à la révolution. admet- M. Kurt-Eisner a exposé la marche de la ré pendus lution en Bavière. 11 a préconisé le déveioppem li faire et l'organisation des comités révolutionnai pour remplacer le parlementarisme bourgeois ut tou* a fait faillite. >: l'élé- Hier, dans une autre séance, le comité s lent de occupé des menées anti-révolutionnaires de t lion, 10 tains milieux militaires. Il a demandé au goin nement de prendre sans délai, des mesures én t de su- giques et a décidé de développer la propagai urs, de révolutionnaire dans les niasses. ervalle, Le comjté s'est prononcé contre la convocat édifices de l'assemblée nationale dont l'étude a été r hôpital voyée à une commission spéciale pour une dise Nénette sion plus approfondie. — Havas. nfnif» à riON MŒURS DE GUERR [AUX DES ACTIVISTES c" cZ- POUR ÊTRE PROFESSEUR A GAN Is encore . 'l'uniDca- Ceci est une hietoir© authentique établi s 16 com- non seulement par des déclarations vert t cwiÀral l08' mti^s Par ^es documents écrits, actu< lement eu bonnes mains. le renia- ûn individu avait été arrêté par la ji »• tice belge, bous l'inculpation d'escroquer se raani- On lui reprochait de s'être présente coi lesure du me un agent d'une centrale allemande < ïS, à les à ce titre, de s'être fait remettre des 601 >iis. mes assez importantes par des indnstri< i l'état- travaillant sans certaines autorisations [ai». l'occupant. , „ Ce prévenu avait choisi comme avoc ionc- un ac£ivigte très remuant et déjK doté, p ; ne don- l'ennemi, d'une fonction publique dans rofession- partie flamande du pays. 1 création € — Il y a moyen de vous tirer d'affaii ires com- dit le défenseur à son client, mes relatio îôuiecette nie permettent de vous faire admettre, normale, le gouvernement allemand, au nombre ln rue du ses agents. JE n outre, je vous fournirai d 'Am'rço et attestations établissant que voue ex» a été ex- cez ces fonctions depuis une date an - rnntien- rienre à celle des faits que l'on vous 1 , . proche. La justice belge sera alors des» us icsjdu- 6je vot1>e affaire et vous serez ren en liberté. » sionnomif L'interpellé accepta cette « oombinaisor auraient comme un moyen providentiel de 60 fa: as locaux ouvrir les portes de la prison. la popula- Quelques jour? après, l'avocat revi: ormes en porteur d'une pièce écrite en allemand, >fficielles. la donna h signer au détenu. Celui-ci, c iPtrnotlon comprend cette langue, eut la curiosité 1 ettraient turelle de lire ce qu'on lui présentait. • riprnipre surPr'8® ^ut grande en ooustatant qt > aeiniers 8'a-jis3aic de tput autre chose que de qu^>n lui avait dit t marque- Le document était, tout simplement, u î progrès dénonciation à l'autorité allemande, ac< sant le juge d'instruction belge chargé l'affaire d avoir outragé, par ses paroi un officior allemand nommément désig-jj-, Toute une mise en scène y était imagin On y disait que le prévenu se trouve dans le cabinet du juge, l'officier s'y ét IQUh présenté en compagnie do l'avocat. Il t rait alors déclare que l'inculpé était de t_ a>r agents et aurait réclamé sa mise en libe: ta, 27 no- immédiate. Le juge aurait répondu par des injur 'est réuni La déclaration ajoutait qu'elle en cor éputés de borait une a\itre, déjà, faite par le mai Patelin activiste. 1 annoncé Le fond de moralité du prisonnier se s< uvriers et leva à cette lecture et il refusa de pai du travail ciner à cette machination. ittcndre à singulier avocat insista, et lui dit, conclusion : « Voue êtes un sot. Avec ' ,fpn__ .. scrupules ridicules, vous refusez d'être t airons r - d'affaire et d'obtenir Une place où, a-1 ont laites votre intelligence, vous vous feriez les p a Pce qu ils g1X)S profits; quant à moi, vous rae fni nstries. rater ma nomination de professeur à KO" uts ont été versité de Gand ! i nat faisait ,t IMaréto- A QUAND loppement ^ ^ LE TRAITE DE PAIX mité s'est On se hâte :s de cer- iu gouver- Londres, 27 novembre. — Selon l'Agence R ures éner- ter, il se pourrait que la Conférence de la pais ropagandc réunit plus tét qu'il n'était prévu, parce que be coup de préparatifs nécessaires sont dès à p invocation sont terminés. a été ren- Tous les arrangements pour les envoyés 1 nediscus- tanniques "doivent être complètement pris av. uuinze jours. — Havas. eu- — ■■ • ^ LE nê-ar-- ROI car su- I llil ! de t EN ur- iFRANC! m- en- vé. rre de - PARIS Z L'ACCLAME me i- AVEC S -FRÉNÉSIE oir tes m—— :c „ Le départ de Londres it. Londres, 27 nov. — Le roi, ses deux fils et leur 1- suite ont qu lté Londres ce matin à V heure* 80. î- La gare était richement décorée et le public avait été admis sur une partie du quai. îm Le duc de Connaupht a salué le roi & son départ et une longue ovation lui a été faite lorsque le train l* s'est mis en mai che pour Douvres, où George V s montera à bord du navire qui le conduira à la 5; c^te française. | Un vœu des Associations françaises e L'union des grandes associations françaises _ contre la propagande ennemie, dans sa séance du à 20 novembre courant, a émis le vœu suivant, quo s l'ambassadeur de la G: ai de-Bretagne a été prié lie remettre au roi d'Angleterre et disant qne la France conservera dans son cœur le souvenir ému 1 de tant de sacrifices, pour maintenir à jamais l'intime union franco-britannique, née d'un même r idéal et fortifiée par de glorieuses et communes a douleurs. — Havas. A PARIS !* Dès 9 heures du matin, des loueurs d'échelles 3 et de chaises, des marchands d'insignes et de drapeaux,aux couleurs britanniques,encombraient r les avenues qui rayonnent autour de l'arc de » triomphe. Dos canons de gros calibre, pris à l'en-~ nemi, ornaient la place. e A midi, des troupes venues du front pour faire la haie sur le passage du roi, défilèrent saluées des acclamations de la foule tt prirent position : A 2 heures 20. de nouvelles acclamations saluèrent l'arrivée d* M. Polnearé. Dix minutes après, toutes les personnalités politiques et le* représentants des nattons all>éus entouraient le t président de la République Française et le train 1 spécial, décoré des couleurs alliées, amonait le - roi d'Analetme en gare. Quelques instants après. Gorges V descendait de \oiture, suivi de ses deux , fils. 11 était en petite tenue de général. } Le président de la Rép&blique s'avança vers le V roi d'Angleterro et lui souhaita la bien vettue en 1 termes émus. Les deux chefs d'Mat se serrèrent la main avec cordialité, puis sa présentèrent Ml—JM—n——MKBBTUIfWmi T>THTî 11 réciproquement les personnalités qui les entou-,ur raient. aK Le Cortège Le roi d'Angleterre gagna la sortie de la gare. art Aussitôt des cris retentirent de toutes parts : *in <( ^Te l'Angleterre ! Vive le roi Gtforge V ! > Des y mouchoirs, des chapeaux, des bras tendus, s'agi-ja tent de toutes parts. Le cortège se forme. Le roi et le président prennent place dans la première voilure ; le prince de Go lies, le prince Albert et le 3 général Dupsrge, chef de la maison militaire, s'installent dans la seeonde ; l'ambassadeur d'An-Bes gleterre et M. Clémenccau dans la troisième, les (,u autres personnalités dans les quatre autres lan-14? daus. r.g Le cortège se met en marche précédé de douze 1 cavaliers de la garde républicaine et suivi d*un peloton de douze gardes. 11 remonte l'avenue du Bois de Boulogne, contourne l'Arc du Triomphe et gagne Favonuo dos Champs-Kvsées au milieu d'une formidable afllumce de monde. Des vivats retentissent de toutes parts; à tontes les fenêtres ornées de drapeaux anglais, des hommes et des femmes agitant d»6 nroaehotrs. Les musiques inili-les t aires réparties st»T tout le parcours entonnent le de < God save tho King > et la « Marseillaise. 1 La >nt place de la Concorde apparaît comme une mer de humaine, houleuse d'enthousiasme. ?n" Le cortège ira verse lo pont de la Concorde et gagne lc quai d'Orsay où s'élève, cemme on sait, ire le palais des Affaires Etrangères où le roi d'An-ies gleterre descend. 1 : Arrivé devant le perron du Ministère des Affaires ;a- Etrangères, George V remercie M. Poincaré de es l'accueil enthousiaste dont il est l'objet. Puis, 1« lés président prend (oijgé de son hôte qui so rend le dsns ses appartements. ic Le Roi à l'Elysée A 4 heures, George V, accompagne do ses flls, a ux rendu visite 0 H. foincaré ii l'F/)ysée. Le roi s'entretint avec le pré ideut de la lltyubiique et le demanda ensuite à présenter se« hommages à en Mme poincaré, puis il rementa en voiture et gagna nt l'Ambassade d'Angleterre. Dans la soirée,il assista nt ï un diqer offert en son honneur à l'Elysée. L'ŒUVRE IMMÉDIATE » UN EXPOSÉ gand D'HOMME D'AFFAIRE! — établie, A La déclaration ministérielle a paj verb^ r-vfîi 1 presque inaperçue; pou actuel- tant> ell€ paa trop mai la jus- vaise allure. Enveloppée d'u S-r*. minimum de « festons et d'astragales nde et, oratoires, elle a un petit air de c bus es som- ness » qui est bien dans le ton des n< ion"'de du iour où & importe plus d'eg: que de parler. >té!°pw Un peu sommaire peut-être lans la j)eiacroix a donc fait économie à affaire, temps. Il s'est borné à donner la tab] ?lations des matières de l'ouvrage que le goi ibrePfe vernement w propose de réaliser. Et . irai des la concision était la seule qualité d'un 1 déclaration ministérielle, celle-ci sera e anté- . . ... ous re- ^ Peu Pr®8 parfaite. despai- Au point de vue d<r la clarté, on ai ; remis rait pu j^sirer mieux et c'est sans doul îaieon » ce qui a empêché la Chambre de man so faire fester un enthousiasme plus chaleureu: revint ^ n estl paa ^ le texte du Chef d land, et Cabinet soit obscur, mais, sur beaucou -ci, qui de points, l'esquisse qu'il a livrée au Pa ft. Da~ lenient est un peu trop sommaire poi nt qu'il donner une idée nette de la constructic > de ce projetée. Le comi3le de la concision "aroleg8 D'un autre côté, programme fina: tWbi'snt! cier da gouvernement reste un profor aaginée. mystère. tétait déclaration ministériel 7I1 au- *e8 records de la concision, c'e t de ses sur le problème de l'éducation: elle n'< liberté dit pas un mot. Il ne suffira pourtà; injures. Pa8 d'avoir des machines, des usines a co!7j°" ^es moyens de transport. Même au poil ma. ie vue économique, la formation d • se sou- travailleurs et des jphefs d'industrie e parti- du commerce est un problème pressai dit en Seraitrce qu'on ne peut pas se mett vec 'vos d'accord même sur ce terrain-làP iù, avoc Un point capital les plus _ , ,e fnltos Dans la partie politique, la promes h t'Uni- de donner effectivement le S. U. à 21 ai est nette et ne peut être qu'accueill favorablement. La question électora aurait, évidemment, pesé lourdement s: jmr gy notre nationale et serait restée ui ÊlIX. i source de conflits et de luttes toujou renouvelés, un obstacle au reîèveme: du pays. ■nceReu- Sans doute tout n,est Pas résolu a paix se l on peut encore museler le 8. U. « jue beau- bien des façons. Ly E. P. est loin d'êt ès k pré- parîaite et il y aura j eut-être beaucoi »vés brl points ^ moment venu, ris avant P°ur l'instant, o^i ue peut que se mo trer satisfait de la'déclaration du go vernement qui est d~empte, à cet égar " J - de toute ambiguïté.! —^^ Les questions économiques paraisser ^ elles aussi, abordées dans un bon espr: pratique et juste. Les compétences auront voix aux c' pitre. Les chambres de commerce, 1 chambres syndicales, seront consulté pour la question d'outillage et de 1 construction industriels. C'est fort bien. Reste, cependant, à s ^ voir oe que l'on fera de la consultati< ^ et avec quelle impartialité les mesur 0 9 seront prises et appliquées. M RÉVOLUTIONNAIRES DESTRUCTEURS D'AVIONS O11 mande do Stuttgart, que 150 avio Iqui avaient été îéunis sur le champ d'avi tion de Boelblingen, pour être remis ai Alliés, en exécution des conditions de l'e mistice, ont été mis hors d'usage sur ord du Comité local révolutionnaire. LE RETOUR DES PRISONNIER ET DES INTERNÉS . Le retour des prisonniers et internés v. pas encore été orgauieé officiellement ji qu'il ce jour, sauf pour les captifs de Ht derwyck qui sont convoyés vers la mèi patrie. Venant do Hollande, les prisonnic seront dirigés sur Bruges puis de là, px bablemont sur Furnes où aura lieu le identification. Le camp de Zeist sera libéré ensuite. LES ARRESTATIONS 8 enlou" A CHARLERQI Charleroi, 27 novembre. — Depuis luiii s la gare, la justice fonctionne, co qui n e3t qu'u î naît* • fa50" de parler, nuisqu'au Palai3. on s i v t » borné jusqu'ici à constituer le rôle. En 1 y . i nés vanche, la police, locale et la police anglai US, s'agl- ont commencé une chasse sévère contre to Le roi ^r11* qui sont convaincus ou soupçonn d «ivoir eu des connivences avec l'ensen uicrevoi- u avoir commercé aveo le front, d'avoir, p srt et le des dénonciations, provoqué l'arrestation nilitaire citoyens belges, eto. ur d'Ail- Do nombreuses arrestations ont déjà 6 iAmn ine opérées à Oharleroi, entre autres celle d'i tcrac, les nommé D. J..„ ex-télégraplnste à l'Etat, très lan- (lui fut. pendant l'occupation, interprète 1 Hôtel-de-Ville de Charleroi. Des olTloiers a glais et canadiens faisantrfonctlons de jug (le douze militaires, sont installés dans la plupa tivi d^un des communes do l'anglomération et, av vf-nvf rfn l'aide des polices locales, enquêtent sur 1 ' , faits orimmels notés ci-dessus. Plus de oi oniplioet Quante arrestations ont déjà été opérées, icu d'irae Is reten- : Si SALUT  L'ALSACE ! ►nnent le Isc. » La Marseille, 27 novembre. — Le uréside: une mer de la Chambre de commerce de Marseil vient d'adre6ser le télégramme suivant ai , , présidents des Chambres de commerce < icorde et Strasbourg, Metz, Colmar et Mulhouse: on sait, € Au moment où l'Alsace et la Lorraii oi d'An- font retour à la Patrie, après un demi-si cle d'oppression, notre Chambre, réun > Affaires en 8®ance plénière, est heureuse de vo ' . . adresser ses souhaits les plus chaleuceux < iwaro ae bonheur et de prospérité au sein de ruis, le France intégrale. so rend « Elle cet assurée que les liens éconorc ques qui vous rattachent normalement notre grand port vont so rétablir et se d velopper dans nn avenir prochain, grJt es flls n au Proml)t achèvement dn canal de Ma ' . , ' seille au lthône, nous mettant en commun roi s en- cation par voie d'eau ininterrompue, poi .que et pius grand bien de nos deux régions, nages à « Je me félicite personnellement d'avo ot gagnâ sans doute bientôt le privilège de vous re: il assista contrer h l'assemblée périodique des pr je, «idents des Chambres de commerce c France. » /Havast " LEO DE DÏLBEEK RES TROIS ARRESTATIONS » a naii. Depuis plusieurs mois, les habitants de la région ae Dilboek étaient terrorisés par poux- une bande de malfaiteurs qui, presque mau- chaque nuit, le visage noirci, se livraient 1» à des vols il main armée, s'emparant des 3 a un p0rc8> (ju bétail et, en général, de tout ce jales » qui leur tombait sous la main. 1 hmi- Nous avons parlé de l'affaire de Moorte-. , beek, qui coûta la vie à M. François Dole? ne- graeve; d'autre part, dans la nuit du 8 au d'fi^ir 9 novembre, à Itterbeek, a été commis un ° acte de banditisme qui avait déjà jeté l'effroi dans la contrée. *re Comme au temps ries chauffeurs □aie de Les bandits avaient fait irruption dans l table l'habitation isolée de Vital De Baeker. Ils s'étaient rués sur lui et 6a femme et, les e gou- ayant ligottés, leur avaient enjoint de leur Et si indiquer où 6e trouvait leur argent. Com-,, me ils refusaient, les malheureux avaient û un€ été déchaussés et on leur avalent mainte-serait nu les pieds dans un brasier de paille et de copeaux allumés expressément. Après avoir fouillé tout, les c chauf-on au- feui-3 » quittèrent la maison, mais avant de ; doute partir, l'un d'eux braqua un revolver dans la direction dss victimes et fit feu; Mme mani- De Baeker, atteinte h la poitrine, fut tuée. heTdu Le drame de Moortsbaek iucoud Quelques jour» plus tard, l'affaire de _ Moortebeek jetait à nouveau 1 émoi dans 1U Par- le paya. „ , ^ s pour On se rappelle qu'un meunier, René De-x- graeve, et son frère François, étaient ac-n COurus au secours do la famille Van Laer, menacée de mort par les bandits. Lo meunier auquel on avait volé trois lOn vaches, une des nuits précédentes, s'était armé de son fusil de enasse. François fut flnan- tué par les malfaiteurs, tandis que René >rofond déchargeait son arvme dans leur direction. Des trace3 relevées sxir un mur établissaient qu'un des assaillants avait dû être térielle atteint a la main. D'autre" part, on avait n eu la conviction que les individus n'étaient u, c eoi- pas étrangers au pays, car l'un d'eux, le n'en voyant survenir les frères Dcgraeve, avait jurtànt donné l'éveil en s'écriant en flamand : ines et 4 meunier est icil » ûDpôint Quatre arrestations m des M. le juge d'instruction Delandtshoer, strie <>t d'après ces indications et suivant des renseignements obtenus dans la région, fit ar-essant. rêté trois individus comme ayant participé mettre " cette affaire et vraisemblablement à beaucoup d'autres. Le premier, qui est désigné par la rumeur publique comme étant le chef de la bande, est un nommé Pierre Niclet, de Dilbeek, Il a été arrêté chez sa maîtresse, rue Otlet, omesse ^ Anderlecht. Dans leur chambre on a , 21 ans trouvé une pantouffle qui semble faire la cueillie Paire avec une autre, perdue sur les lieux du crime, par l'un deB assassins. Sous la iCtorale paillasse du lit on a saisi un revolver, du ent sur même calibre que celui qui a donné la mort à François Degraeve; 1 examen des balles ^ee une extraites de son corps le prouve. Interro-aujoure gés, Niclet et sa maîtresse n'ont pas voulu vement reconnaître la pantouffle comme leur appartenant; quant au revolver, - la femme prétend l'avoir trouvé dans la rue. îolu et Détail particulier: celle-ci portait k la ■pr , tête une blessure toute récente, faite par une balle de revolver qui lui avait traversé 1 d'être la bouche en lui perforant les deux joues, aucout) EU® n'a voulu donner aucune explica-^ tion à ce sujet. enu. ie mon- Un blessé lu gou- La justire fit également recherché deux 1 égard amis do Niclet, un certain Baudewyn, de Dilbeek, demeurant rue du Transvaal. à Anderlecht, et un nommé Pierre Van Mel-lissent, kebeek. Baudewyn n'était plus reparu à son esDrit domicile depuis l'affaire. On le retrouva y ' chez sa maîtresse, rue Rogier, où il se soignait la main, déchiquetée par les plombs ix c' a- la décharge d'un fusil de chasse. ln Cette chambre où on le trouvait, avait ce» les été louée le lendemain du crinje de Moortey isultées beek par Van Melkebeek, qui a été cueilli de re ^ son domicile. Au sujet de sa blessure, Baudevryn donne une explication bien précaire. t à sa- D prétend qu'il avait enfoui dans un bois /, ,. de Bodeghem-St-Martin, un fusil lui appar-tltat-ion tenant, ainsi que douze cartouches. De nesures temps à autre, dit-il, j'allais le déterrer pour le nettoyer et jo tirais une cartouche pour me rendre compte de son fonctionnement. C'est ainsi quo je me suis blessé. Il ajoute qu'à présent on ne saurait' plus re- S trouver, ni son fusil ni ses cartouches, par- /ce que, affolé par la douleur, il s'est enfui ne sachant où, emp .tant machinalement l'arme et les munitions, qu'à un moment il u a jeté dans un endroit qu'il ne peut désigner.M. Marcel Héger, médecin légiste, a été avions commis à titre d'expert, afin d'examiner a avia^ ie prévenu et de dire s'il est possible qu'il nis aux ajt pU être blessé dans les conditions qu'il de 1 ar- rapporte ou si, d'un autre côté, sa blessure ir ordre n'a pas pu être faite par la charge du fusil de Degraeve. Un malchanceux [[{f ft P< Le malheureux François Degraeve était HJJiiu employé au service des télégraphes de S l'Etat et, pendant la guerre, ne travaillant pas, il hûbitait chez son frère. Le jour même du crime il avait reçu un ordre de , , service le rappelant à son poste. 'nés n a gj cefc avjB était parvenu un jour plus înt jus- tôt, il serait encore en viol cle Har- 1 mère- • ~ ~ tt AU TRIBUNAL DE COMMERCE eu Ienr ., C'est en conformité d'un arrêté-loi édicté par Ilte' le gouvernement du ilaue, maintenant provisoirement eu fonctions les membres dos tribunaux de commerce dont !e mandat éleetif est «xpfré, VftTC que nos juges consulaires ont décidé,vendredi, dans l'intérêt des justiciables, de reprendre leurs (travaux des luiidi. Le référendaire M. Proesmansqul, depuis de longues années, occupe ses importantes fonctions, 3 lundi, atteint par l'Inflexible limite d'âge, vient d'oOrlr qu'une sa démission. on s'est Son successeur sera le premier référendaire ad-iiïfcîaise i°'nt Tboumsin, juriste de valeur, dont tout lc tre tous monde au Palais apprécie la courtoisie. pçonnés -- ennemi, °ionpde ALLEMANDS M VOLEURS DE TITRES litat, et prête à Nice, 27 novembre. — Le parquet do Nice l^Jueea s eg^ dessaisi au profit de la justice mili-plunart taire, du dossier ae l'affaire des titres volés it, avec Par l®3 Allemands pendant l'occupation de sur les Péronne. do pin L'ancien trésorier payeur général et le lérees. nommé Lloret arrêtés, le premier à Nice, an moment où il expédiait les titres à la poste; l'autre. alorH qu'il tentait de fran-xrp « chir la frontière suisse, comparaîtront in-1 oessamment devant le conseil de guerre de • Marseille, sous l'inculpation d'avoir négocié ces titres. — Havas. •ésident ^ LE BLOCUS SERA MAINTENU srce de orrai ne Londres, 28 nov. — Ah sujet de télégrammes smi-siè- ',e Copenhague parus danr les journaux et disant réunie Q,1C ^'après des informations de fierljn, le blocus le vous dé l'Allemagne sera levé par les alliés, l'agence ceux de Rrutor se dit en oiosurs de déclarer que ces infor- de la mations sont absolument dénuées de tout fondement et que les conditions de l'armistice stipuient ïonomi- formellement que Je blocus doit continuer. ment a : se dé- 'rr" =• = NOS TROUPES Sr A AIX-LA-CHAPELLE d'avoir us ren- Devançant la dato fixée — qui était le 1er 3s pré- décembre — une avant-garde belge, com-irce de prenant une brigade de cavalerie, est entrée, samedi vers midi, à Aix-la-Chauelle. i u v^llrin 1 1 1v1 l-tuj JS "PLDS DE NEUTRALITE " ( C « C'EST QBE ENTRAVE " MC Le problème relatif à la neutralité de la IN *5 Belgique fut posé nettement dans la note adressée, du rocher de Sainte-Adresse, par nf. le gouvernement belge au pape, le 21 dé- " cembre 1917, on réponse au message ponti- rvreçnnfl fical- EH0 indique « comme l'une des con- ▼raîfint ditions indispensables d'une paix juste en in? 3m ce 9U' concerne la Belgique, l'indépendance j tnnt ce politique, économique et militaire san» con- ; 0 ditions ni restrictions. Ces paroles sont ex- , »» rt_ plieites. Elles montrent que le Gouverne- , ST ment s'est opposé, bien avant cette date, In 8 au au rétablissement de la neutralité obliga- mià un toire et permanente qui mettrait des en- l'«f traves à sa liberté d'action sans assurer la e paix au pays. 11 aspire à rindéi>endance complète, au droit commun des peuples li- feurs bres. Ce statut délivre de toute ingérence 1 et donne â la Belgique le droit de recourir n dans pour sa défense, aux arrangements qui, se- ker. ils ion les circonstances, paraissent les moil- et, les leurs et de régler à son gré ses relations de leur économiques. avaient Le danger d'être liés mainte- ^a Belgique doit pouvoir fixer librement aille et ges destinées. 11 lui sera loisible d'adopter , - volontairement une politique qui la tienne f d on dehors des grandes compétitions interna-vant ae tionales et qui lui laisse la faculté, si quel-er vraDS que nouveau danger la menaçait, d'aviser l>. aux mesures nécessaires pour déjouer les ut tuee. desseins hostiles dont elle serait l'objet. L'avenir du pava reposera sur la sagesse et la volonté de la nation, en même temus lire de nue sur l'intérêt permanent de l'ensemble ji dans des grandes Puissances, à l'existence d'une Belgique libre et forte. ené De- L intérêt des Puissances, au maintien de ent ac- son indépendance, constitue une garantie ^ n Laer, durable et profonde, à laquelle les traités n'ajoutent qu'une constatation officielle et lé trois extérieure. Quelle autorité et quelle con-s'était fiance, par exemple, la Belgique attacbe-çois fut rait-elle à la répétition, par l'Allemagne, 0 René d'un engagement qui a été brutalement et rection. cyniquement/violé? Elle n'y verrait qu'une établis- promesse dérisoire. n^avaît La expérience 'étaient surplus, les événements qui se sont d'eux, déroulés depuis le 2 août 1914, rendent im-e, avait possible,en fait,le rétablissement du «statu mand : qU0# juridique de 1839. Il faciliterait une perpétuelle intrusion de l'Allemagne dans la vie intérieure de la nation. L'ennemi, l'envabi6seur, l'occupant de la veille, ne dtshoer, manquerait pas de surveiller, avec un soin les ren- jaloux, i'execution des obligations qu'il fit ar- aurait imposées au pays et soumettrait ce-articipé lui-ci à un régime de contrôle et d'investi-ment à gation que l'opinion publique ne supporterait pas et qui engendrerait de graves diffi-rumeur cultes. > Dilbeek! L'avis da baron Beyens e Otlet, Ce sentiment du Gouvernement d'alors on a était partagé également par un — non des faire la moindres — de ses anciens membres: le es lieux baron Beyens, ci-devant ministre des Af-Soub la faires étrangères ot avant ministre de Bel-,ver, du giaue à Berlin qui, dans un entretien jour-la mort nalistique que j'eus avec lui, m'exprima 5 balles des idées analogues. C'était, pour préciser, Interro- au moment où l'Autriche venait de faire ie voulu des propositions de paix à la Belgique. J'al-Leur ap- lai voir le baron Beyens qui, par hasard, femme se trouvait à Sainte-Adresse, pour le prier de me parler du travail qu'il se proposait, lit à la m'avait-on dit, de publier sur les origines lite par de l'Etat du Congo. traversé — Ce livre, me déclara le baron Beyens, x joues, a paru ce matin même. J'y démontre que explica- le Congo que nous convoite la nation de Sroie qui s appelle l'Allemagne, est l'œuvre u roi Léopold et de la Belgique. Il doit faire partie d'an travail que je compte a publier à la fin de cette même année 1918 né deux dans lequel je réunirai mes articles de la wyn, de c Revue dos Deux-Mondes », qui aura peur *vaal à titre « L'Avenir des Petits Etats ». an Mel- je démontrerai dans ce volume qne la ru a son neutralité est une entrave au dévàlappe-■etrouva ment des petits Etats et que la B< »R4que T doit répudier la sienne. plombs — xjn journal vous qualifie de converti en matière de neutralité, Monsieur le Mi-t, avait nistre? Moorte- — Je ne suis pas un converti et il n'y 5 cueilli a pas de conversion. J'ai toujours été hostile à la neutralité conventionnelle; seole-n donne ment, si je ne l'ai pas écrit plus ît, c'tst pour de simples raisons do convenances un bois personnelles et d'opportunité, — de ccnvp- 1 appar- nances surtout.... hes. De Le baron Beyens, qui recevait a l'instant deterrer même son étude sur l'Etat du C rgo, me irtouche fit obligeamment don d'un exemplaire, etionne- Jean Dar. lossé. 11 plus re- - ■ ■ sT enfuï UN DÉPÔT MIS AU PILLAGE alement Charleroi. 27 novembre. — Mercredi, vers iut aesi- midi, une bande de 20 h 25 individus pénétrait brusquement dans les bâtimentB de la e, a été douane, pres de la care du Sud, et servant saminer actuellement de dépôt de ravitaillement. Ils île qu'il tentèrent de mettre le magasin au pillage; nn nu'il maif. la prompte arrivée de la police les en " empêcha et mit la bande en fuite. Une di- oiessure zaine d'arrestation furent cependant opérées, du fusil Ces individus ont été écroues sur ordre immédiat du parquet. v» tojt LA VILLE DE BRUXELLES ihes de vaillant ET ZiSS 5dri°der HABITATIONS A BON MARCHÉ >ur plus Au 10 juillet 1917, la ville de Bruxelles a été amenée ii entamer, avec une société d'habitations à bon marché, de6 négociations au sujet d'un ter-rirpr rain sis ii l'angle de6 rues d'Ophem et du Petit-tACH Chûteao. l'.e terrain, qni mesure nne superficie de 575 dicté par mètres carrés a été cé-:é à la société par un bail provisoi- emphytéotique aux termes duquel, après la soi-.ribanaux xaute-sixièrne année qui marquera la fln du bail t «xpfré, les constructions érigées sur cet emplacement vendredi, appartiendront de plrin droit à la Ville. idre leurs Les logements qui seront édifiés dès que les cir-coastancei le permettront sont destinés aux tra-lepuis de vailloiirs que leurs occupations obligent à résider Onctions, en ville. it d'oOrlr LES TRAVAILLISTES anglais g sont extrémistes 'Î5Î7C Londres, 28 nov. — Le correspondant parle-mentairw du * Daily Express > dit : » Le résulta' du vote pour ie chr ix du eaiidldat travailliste aux do Nice prochaines élections de la circonscription d'Aboyés fêlés rayou» Pa>'8 {ie e; t l'objet de nombreux ition de commentaires drus los milieux travaill.stes. M. Kohoi l Williams, cxlréini'te, a obtenu il et le M06 voix; son concurrent, M. Wiliiam Jenkins, à Nice, modéré, n'a obtenu quW.533 voix Le premier res à la dévient aiiil^l t oillciél du parti travailliste. 1 3e fran- Le correspondant ajoute : «.Ç'i'ét defuis lo début ron^ 'j" de !a-période électeiale l'iBdicè lé plus significatif ir^négo 'a lend8ûce qui prétâut chez les travaillistes. » TENU le voyage gran]mes de m. clemenceau surs a londres l'agence :®s.in^r" Londres, 27 novembre. — Le premier ministre, Lloyd George, se propose ue re-supu.ent venir à Londres afin de recevoir M. Clé-monceau à son arrivée en Grande-Bretagne.> «x On s'attend à de nombreuses manifes-.talions do sympathies en l'honneur du î I I? Preniier «ûnistre français. A son arrivée, LL& M. Clémenceau se rendra â l'ambassade de France, où il séjournera. it ie 1er 11 est probable qu'un des sujets d'entre-e, com- tien entre les deux premiers ministres est en- sera la date de la rr union de la Conférence hftDP.llfi. de la naix. — Havas. ilTE " COMMEIT OH SE VENGE 1ÏE " A LA CAMPAGNE it* de îa Une maison rasés 1 la note ifaitif à Lombeek-Notro-Dame ge ponti- . juste en La famille Vander P..., composée d* pendance père, de la mère, de trois filles et d'ua sans con- garçon tenait, à Lombeek-Notre-Dame* ; sont e.v un estaminet où logeaient et fréquen* lotivernc- taient de ces fameux soldats allemand# é ( hlSS- chargés de faire la guerre aux personne» de8 qui venaient, dans la région, se ravitail- ssurer la 1er de pommes de terre ou d'autres den- I>endance rées. mples li- Les habitants du pays affirment ingérence qu'une très grande intimité s'était éta- recourir blie entre les Vander P... et les affa- s qui, se- meurs en uniforme. Ils étaient devenu® les n?®*1' ies tyrans du village, dénonçant lee frau- re oii8 deurs et se livrant sur leurs compa* triotes à toutes sortes d'exactions. On raconte même que l'aînée des filles, ibrement employée à Bruxelles comme demoiselle d'adopter de magasin, égayait ses jours de congé la tienne d'une manière peu banale. » interna- Les soldats de la garde la revêtait d'un j, si quel- uniforme allemand et puis s'amusaient , d'aviser fortt de la voir, ainsi accoutrée, arrête* louer les î€s passants, revolver au p< 7. leur fai- 1 ob]et. re remettre leur carte d'identité et lei détrousser de leur argent et de leur char- semble 8e tîe vivres. On l'accuse même d'avoir ace d'une participé à une poursuite, au cours d« laquelle une malheureuse mère de fa- .intien de mule, venue acheter des pommes de ter- garantie ye, avait été tuée à coups de feu par le« ?s traités soldats. "îcielle et l6S habitants de Lombeek ayant dé» m. oidé de manifester leurs sentiments h llemaene" l'égard des Vander P..., lîn groupe trè» ement et nombreux d'entre eux s'est présenté de» ,it qu'une vant la maison, en a chassé ceux qui s'y trouvaient, après les avoir très rudement molestés. Ensuite, tous les meubles et les moin- 1 se sont dres objets qui garnissaient la maison ident im- ont été mis en miettes. Le feu a été mis du «statu à l'immeuble et les décombres absolu-erait une ment dispersés, de manière à ce qu'il #ne dans n'eri reste plus rien. L. ennemi, je juge d'instruction Delandtsheer, fun' so?n a fait une enQuête daDS r'^s e* .ns qu'il interrogé de nombreuses personnes, n'a (ttrait ce- pu recueillir aucune indication précise d'investi- concernant la personnalité de ceux oui supporte- ont participé a cette affaire : tous les ives diffi- habitants de la contrée s'étant ligués pour couvrir les auteurs du sac et 2 n'ayant d'accusation que contre les Van- t d'alors ^ P'" - non des " î'des A1,! DE BRUXELLES A VERVIERS Se^jp: EN AUTO î exprima préciser, de faire Verviers, 29 novembre. — Profitant ae que. J'ai- l'amabilité de quatre députes verviétois, r hasard, nos concitoyens MM. Borboux, Dauvister, r le prier Pirard et Winandy, nous avons pu prendra proposait, place dane l'automobile ramenant ces der» s origines niers, au lendemain de la rontrée du Parlement, dans leur industrieuse cité, n Beyens, Il était intéressant, pour nos lecteurs, d# ontre que savoir ce qui se passait dans les environs nation de de la frontière allemande. * st l'œuvre Mais n'anticipons pas. e. Il doit Le chauffeur qui nous pilote est un bravs e compte « poilu » bruxellois, Joseph Swallens, an-nnée 1918 cien artilleur, versé depuis octobre 1914 :les de la dans le service d'automobiles du Grand aura peur Quartier Général belge, qu'il n'a jamais ». quitté. ,0 qne la Sur la route de Tervueron, nous croisons lévebppe- un important convoi de prisonnier» russe*, li^^que Près du passage à niveau de Gembloux, que nous laissons à droite pour filer su*; 1 converti Jodoigne, nous notons l'abandon, par l'en» ur le Mi- neini, de pièces d'artillerie bariolee», d'attelages et de caissons. f>t il n'y A Gembloux, de même que dans toua les b été bos- villages, c'est un pavoisement en règle. Ile; peole- C'est à Sauvenière que nous passons de-jt, c'tst vant les deux premiers soldats belges. Un nvenmces peu plus loin, un accident nous arrive, de couve- A Jodoigne et à Jauge, pavoisement »é-rieux. Des arcs de triomphe avec des ban-l'înBtAnt doroles. rgo, me Peu avant Thisnes, nous t grattons » de piiire. nombreuses ambulances américaines et 1 Dar. nous croisons un corps de musiciens français. Ils doivent bien s'amuser en voyant, comme nous, ces grandes flèches jaunes sur î T AfF *08 kr"lucs d®9 maisons avec la mention « Paris »... dans la direction de Hannut. L&, un arc de triomphe est monté au car-sredi vers refour d'entrée avec des guirlandes de sa-idus 'pén6- P'n et de papier. entB de la De Hannut à Liège, par Jeneffe, Biersefc, at servant Grâce-Berleur, et<;., c'est la même profu-ement. Ils 6jon de drapeaux et d'hommages à nos 'i S&ei: LA CITÉ ARDENTE ordre im- f f La visite royale — La délivrance Quand nous la revoyons, elle nous repa-I r"Ç raît déjà être aussi trépidante que par le passé, cette bonne et jolie ville de Liège. Mais ce n'est pas étonnant. Si la capital» est en fête, l'illumination, splendido, et IÀRCHÉ l'animation, grande, c'est que quatre ba-taillons belges ont fait leur entrée triomphale à Liège la veille. Ce sont le 1er et selles a été le ie chasseurs, le 9e de ligne et le 9e gé-habitations nie. et d'un ter- Il y aura demain huit jours que les der-;t du Petit- n'*r8 Allemands ont quitté Liège. 250 hommes, lo fusil sur l'épaule et musique en .• . tête, devaient abàndor.nor, vers 4 heures ae û/o uu quart, de relevée, lo palais du gouver-par un bail neur, place Saint-Lambert, alors que lea »rôs la soi- autorités provinciales et communales se fin du bail trouvaient au balcon devant une foule en» nplacèment thousiaste. i. Immédiatement, les guérites furent sac que les cir- eugées et les toussons allemands arrachés, sés aux tra- vendredi 22, sachez que les Allemands 1» ô rAciAn* devaient se trouver, nous dit-on, sur la rive droite de la Meuse. Quelques-uns défilèrent encore dans Liège, pfiles, défaits, revolver au poing do peur d un mauvais parti. ^ Depuis l'armistice, le pavoisement est 5lES commet et lt6 Allemands ne l'ont pas in-terdtt. Il est presque superflu de dire quo la fièvre est extraordinaire depuis lors et ce n'est pas l'annonce de la visite royale rrC qui la diminuera 1 D'inévitables mises h sac ont eu lieu qui ont amené une centaine d'arrestations. dant parle- Quand nous prenons lu vallée de la Ves-» riiciiifo" C^re P0llr joindre Verviers. nous entendons . les cnaleureuses acclamations des Liégeois 'illliste lux au défilé du 15e d'artillsrio. tion d A ho- : nombreux La délivrance de Verviers Istcs. a obtenu A Kran(^e surprise, Verviers s'est trou-!u Jnikins v® quitte d'Allemands, mardi dernier. I c oremlfi' . Contrairement au bruit qui avait couru • vaiiiKt» Bruxelles; aucun incident ne s'était pro» d. | ?lf' t duit lors du départ des envahisseurs. uis lo ceout Tout ce qu'il y a eu, c'est que certains 1 sifiniflcatii soldats, pour qui il y avait peut-être dan-vftillifritt. » gar (le rentrer chez eux, se 6ont montrés le lia va • lendemain dans los rues, in§nifesteinent pour se faire arrêter. A Verviers et dans les environs, des pillages se sont produits chez quelques fermiers et des suspects. Une quinzaine d'ar-iT^ . _ _ restations ont éto opérées. Les troupes belges n'ont pas encore fait leur entrée «buis li villp, où l'on no ren-^ contre que des permissionnaires, chaude ment accueillis, comme partout, bien entendu.•iselîo^re- -c! Alliés à la frontière Allemande JAux dernières nouvelles, nous apprenons diiue-ure- qUe deux brigades de cavalerie et d'artillerie de campagne anglaises sont paseées manifes- par ici se dirigeant vers Dolhain-Lim-nneur du bourg, Baelen et Welkenraedt. l arrivée, Biles seront donc bientôt en territoire al-inbassade leniand. Il est îi peine besoin d'ajouter que la population verviétoise leur a fait d'en-«î d'pntrp- thou8iastçs ovations. mini«!! Lo coU^ 3ue, Quatre cyclistes bel- ''Va b °t deux anjlais d avant-garde auraient

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