La dernière heure

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01 Januar 1914
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s.n. 1914, 01 Januar. La dernière heure. Konsultiert 03 März 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/8g8ff3nk3x/
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La Derniére Heure .qt. t. NEUVIEME ANNEE. BBBEEBX : 9, me St-Piene i BBDXEIJLES. En semaine ; de 9 à 5 1/2. Jours fériés de 10 à midi. T£l£nh ^ Annonces et Abonnements 4370 ie.epn. ; Réd 4040 pa,.;^ 8913 Direct. 9571 f LE PLUS GRAND bsuïellbs ABONNEMENTS pbovnree Fr. 1.00. . . UN MOIS . . » 3.00. . . TROIS MOIS Fr. 4.00 » 6.00. . „ SIX MOIS. , 8.00 » 12.00. . . UN AN . . . » 16.OO JOURNAL BELGE, LE MIEUX CIMQ p£MTIlIE§ TOUTES,LÉS SEMAINES I^'Édîtion IIIi strée (1© pages) LE kpmfeo S cknti-.IFS RENSEIGNÉ * ABONNEMENTS Pour l'Etranger J«s prix d© Bruxelles, le port en plus. Ï1 u'existapas d'abonnement mensuel. — Pour Bruxelles indiquer en s'abonnantsi l'on désire recevoir l'édition du soir ou oelle du matin. — Les frais de recouvrement sont à charge des abonnés. JEUDI 1er JAÎTVIEE 1914 SERVICES DE PUBLICITÉ Les annonces et réclames sont reçues aox bureau* du journal et à XAaerwe Favus. 8, Place des Martyrs, S (1" étage), k Bruxelles. (Téléphone 535). UN BEAU FILM Les milieux ecclésiastiques français sont assez ennuyés du scandale jue soulève la disparition du tes-.ament du cardinal Rampolla, qui :eprésentait, à Rome, l'influence ;alljcane. Pour comble, voici que sertaîns correspondants de la près >e catholique française à Rome icrivent à leurs journaux que la nort naturelle du cardinal serai! irise en doute. Au lieu d'avoir suc-lombé à une banale angine de poi-,rine, i'Eminence grise de Léon VIII aurait eu les honneurs d'une nort tragique, comme les princes ie l'Eglise s'en payaient au XVI' siècle, à l'époque du poison des 3orgiat Mais pourquoi? On imagine à ce propos, une mélodrama-;ique histoire, qui ferait un miri-Ique film de cinéma. Premier tableau : Le studio du ;ardinal, dans sa villa de Santa Vlarta. Celui-ci est assis à son bu-•eau, que domine un immense por-rait de Léon XIII. Il gourmande ■on neveu, le jeune duc de Campobello, qui fait la noce d'une ma-lière excessive, même pour un >rince romain. L'élégant gentil-îomme promet de s'amender et l'humilie aux pieds de l'imposant •ieillard drapé de pourpre. (Le rôle lu cardinal sera tenu par M. de ilax. Quant au duc de Campobello, rous l'avez deviné, c'est l'inévitable ilax Linder). Deuxième tableau : Les jardins le la villa Médicis. Une jeune fille in haillons y offre des bouquets de 'iolettes aux passants. Elle est l'une beauté fatale, et se nomme /ictorina Lepanto (je n'invente ien : l'héroïne de cette histoire l'église s'appelle Victoire de Lé-tante! Niez encore la prédestination les noms!) Passe en carrosse le séduisant duc de Campobello.Coup de oudre! Il offre sa main et son iceur. Notre don Juan remporte ans peine cette autre Victoire de ^pante. Il installe sa conquête [ans un magnifique palais. (Pour ouer Victorina, on pourra songer , Lina Cavaliéri, qui débuta effecti-ement par vendre des oranges sur aja. c/uaie de Naples, -on'à? Z&ïj7 Troisième tableau : Le palais de i Victorina, devenue très riche, l'est elle maintenant qui prête de 'argent au jeune duc, complète-lent séché. Mais, très entendue ux affaires, elle exige qu'il lui igne des traites (décidément le ôle sera tenu par M"0 Sorel). Max linder de Campobello est affolé, l'ayant plus de crédit, il fabrique e fausses traites signées. Quatrième tableau : Ça se gâte! lax Linder, pour faire croire'à la 'ictorina que son oncle signe des •aites, l'amène devant la villa du irdinal, et fait le simulacre d'en-•er, pendant que sa maîtresse l'at-snd en voiture devant le seuil >elle perspective sur les colonna-es de la place Saint-Pierre). L'in-intion du neveu indélicat est de issortir sans avoir vu son oncle, lais le cardinal, qui est instruit s tout par la police secrète du Va-can, le guette, le saisit au passa-s et lui donne solennellement sa lalédiction. Cinquième tableau : La chambre coucher du cardinal. Il est un 3u indisposé, mais rien de grave, , ordonne à son fidèle valet de ïambre d'aller se reposer. Le fl-ye valet de chambre, cassé par Ige, obéit, mais à regret-, "après roir inspecté les rideaux d'un il soupçonneux. A peine s'est-il itiré que Max Linder surgit des •aperies et profite du sommeil i cardinal pour verser dans son irre d'eau, sur la table de nuit, îelques gouttes d'un flacon sur quel est inscrit : Poison.. des orgia. Puis il s'approche de l'armoire à aces, l'ouvre avec une clef prise i trousseau abandonné sur la ta-e, et se saisit d'une mystérieuse ssette noire, d'où il tire une lar-i enveloppe : Ceci est mon testa-ent. Max Linder la décachète et : Je déshérite mon neveu! Le misérable ricane sardonique-ent, verse dans le verre une se-nde rasade de poison des Borgia, se fait la paire, emportant la pré-;use cassette. Sixième tableau et suivants : )ir les journaux d'hier et de de-ain.Tous les auteurs dramatiques de ance et de Navarre ont reçu ces jrs-ci une circulaire d'une so-Sté de films italienne, instituant i concours de scénarios pour ci-ma. Le premier prix est de ,000 francs. Espérons que l'on nnera le prix au scénario que je ins d'exposer. Les cinémas ita-ns auront vite retrouvé leur ar-nt; ils feront salle comble! Quant jeune duc de Campobello, il rait tort de se plaindre du rôle entureux qui lui est attribué ns cette fable. Les riches héri-res américaines sont sensibles romanesque, et quoi de plus ro-mesque, à notre époque, que de îer les César Borgia? Maurice de Waleffs. DE 1913 1314 ILS ONT RENIÉ AUDACïEUSEMENT LEURS ENGAGEMENTS i Les événements politiques de l'année 1913 démontrent, mieux JrjM que tous les discours, combien * notre régime électoral truqué est incapable d'assurer la swcurité et la paix du pays. Ils sont sans autorité Malgré sa majorité accrus, le gouvernement a été incapable de îaire face à ses promesses électorales. Il a déchiré son programme militaire, il a créé de , nouveaux impôts, contrairement à ses j engagements de 1912, il a fait perdre le j temps du' Parlement à la discussion d'un ; projet scolaire néfaste que sa majorité ; n'est pas parvenue à voter. C'est déjà sur la question électorale j que l'année politique s'est ouverte. Cette i question primordiale, qui pèse sur toute notre vie politique, ne fut pourtant point résolue. Prisonnier d'une par- ! tie de la droite, le gouvernement clérical s'obstina dans une attitude indécise, ondoyante et fourbe, pour aboutir enfin à un encommissionnement. Pour écarter cette solution peu compromettante, à laquelle ils durent finalement se rallier, les? cléricaux exposèrent le pays à une grèxre générale. Hypnotisés par l'intérêt électoral, ils avaient espéré que cette grè-oe déchaînerait des désordres et qu'ils pourraient régner en maîtres absolus, après une bonne saignée. Par bonheur, le calme et le bon sens de l'opinion publique déjouèrent ces espérances Ranges et, quelque dépit qu'il en eût, M. Debroqueville dut se résigner à ouvrir ïa procédure revisionnelle, par la création d'une commission électorale. Les cléricaux se vantent d'avoir résolu la question militaire et d'avoir assuré enfin la sécurité de nos frontières. On sait qu'il n'en est rien. Le service personnel et général, réalisé par eux trop tard, est adultéré par tant d'exemptions, que ce n'est guère qu'en 1918 que nos tablement, et la nouvelle loi ne sortira ses effets complets $p'en 1923. L'histoire de cette réforme mal étudiée et inefficace démontre bien aussi l'incapacité du gouvernement issu du vote plural- La discussion diA projet s'éternisa uniquement à cause d'une partie de la majorité, dont il fallait acheter le concours. La crainte de$ électeurs pluraux ruraux attirés par lé programme antimilitariste des candidats cléricaux, força 1e ministère à payer attx fanatiques la rançon du service général. Celle-ci consista en l'élaboration de multiples exemptions que les députés cléricaux exploiteront au point de vue électoral, et aussi en une série de mesures qui , garantissent la cléricaiisation de l'armée. De là, les nouvelles règles d'avancement, qui jetèrent la perturbation et le mécontentement parmi les officiers; de là, les mesures d'espionnage politique à la caserne, la multiplication des aumôniers, l'organisation de la fréquentation de la messe, etc. Au lieu dé préparer l'armée à la défense du pays, àn la prépare à défendre le cléricalisme. Ils sont sans compétenoe Prisonnier d'une poignée de réactionnaires, dont M. Hubert est le porte-parole, le gouvernement essaya, en v"ain, d'aborder la solution des conflits entre le capital et le travail. Le projet de M. Hubert est un mort-né. Les assurances sociales sont toujours encommissionnées comme le problème électoral. L'année 1913 restera l'année des nouveaux impôts. C'est une saignée de plus de cent millions par an que les cléricaux ( ont pratiquée soi-disant pour couvrir les nouvelles dépenses militaires, en réalité pour faire face aux déficits dissimulés ( des années précédentes, aux charges des multiples emprunts, aux besoins de la 1 propagande électorale par les subsides aux sociétés cléricales et à toutes les fautes, les erreurs et les gaspillages d'un régime financier livré au hasard. Les nouveaux impôts, du reste, sont, ( dès à présent, recônnus incapables de < boucher les trous du Trésor, et la dis- j cussion du budget des voies et moyens a ( montré que les successeurs de M. Levie . sont décidés à continuer à vivre d'expé- £ dients. L'avenir reste sombre et de nou- ( veaux impôts apparaissent à l'horizon. c La grande pensée du gouvernement, celle à laquelle la majorité a consacré i ses efforts les plus constants, fat la loi 1 scolaire. Il s'agissait d'acquitter la dette c contractée auprès des couvents à la 1 veille des élections de 1912. Ce projet, t destiné à augmenter indirectement les c fonds de propagande et de corruption g du parti clérical, et à subsidier des s écoles de parti orientées ouvertement \ dans un but électoral, reste embourbé ,i dans la discussion parlementaire. Si le r gouvernement, si la majorité représentaient vraiment le corps électoral, l'op- c position n'aurait jamais réussi à les empêcher d'enlever le vote qu'ils désiraient c si ardemment. Mais leur autorité usur- j pée par la fraude, l'iniquité et la cor- d ruption, est sans force. Elle le sera de- q main comme hier. d ïa-t-on remplacer la Tactique du Cartel par l'EnMenient ? Nous venons de montrer le bilan èn déficit d'un régime basé sur une malhonnêteté fondamentale qui vicie tout l'organisme politique. Il indique nettement aux bons citoyens quel est le devoir primordial, la question essentielle dont la solution s'im-pose si l'on veut rendre aux rouages politiques du pays leur activité normale et leur efficacité. Il faut épurer la source du pouvoir. Tant qu'elle sera contaminée, tant qu'elle sera suspecte, "le gouvernement, sans force pour la solution des grands problèmes, sera contraint de se cantonner dans de stériles efforts d'administration partiale, livrée au favoritisme et à l'imprévoyance.C'est donc vers le suffrage universel que nous, libéraux, nous tournons les yeux de plus en plus, comme vers la seule solution capable de tirer notre malheureux pays du gâchis où il se débat. Il se peut que d'autres questions imposées par les circonstances retiennent notre effort immédiat. Telle la lutte à outrance contre le projét scolaire de M. Poullet, contre lequel l'instinct de la conservation dresse l'opposition tout entière, menacée dans ce qu'elle a de plus cher. Nous n'hésitons pas à dire qu'il faut savoir arrêter ce fléau jusqu'au jour où les électeurs, enfin loyalement consultés, diront haut et clair leur volonté. D'ici là, tous les moyens devront être employés pour retarder le vote à la Chambre, puis au Sénat, pour éviter la promulgation de la loi, et enfin, s'il le faut, pour s'opposer à son application. L'intolérance engendre l'intolérance Les troubles de l'heure présente, les incertitudes qui planent sur l'avenir de notre patrie ne peuvent être écartés que par un retour aux grands principes.l'bé- La liberté de conscience est menacée à l'armée, dans l'administration coloniale partout. On rêve à droite d'ostracisme frappant des catégories de citoyens auxquels on n'a rien d'autre à reprocher que leurs opinions. A l'extrême gauche, l'esprit de classe domine tout et aboutit à un sectarisme qui n'est pas moins dangereux. Le vent souffle aux interdictions, aux réglementations les plus inutiles, les plus saugrenues ; l'intolérance, maîtresse en tant de domaines, pousse au sectarisme ceux-là mêmes qui devraient en être le plus éloignés. Jamais la notion de liberté n'a eu plus besoin d'être défendue. Dans le domaine politique, c'est contre le parti clérical qu'il convient de concentrer les efforts. Son sectarisme, son éiec-toralisme ont tout gâté dans notre beau pays. Les cléricaux ont répandu l'habitude de la fraude et du privilège, ils ont aboli la confiance en la justice, en même temps qu'ils répandaient dans les masses une mentalité de mendiants et de sinécuristes du plus dangereux effet. C'est contre ce parti, qui considère la Belgique comme son champ d'exploitation, que l'opposition tout entière doit diriger ses efforts. Une politique à courte vue Malheureusement, la défaite est mauvaise conseillère. Dès le soir des élections de 1912 le leader collectiviste dénonçait le cartel à la Maison du peuple ie Bruxelles. D'autres ont suivi, et Com-cne si on gardait rancune à la tactique l'union de n'avoir point tout de suite issuré la possession du pouvoir convoité, :>n s'acharna à la présenter comme inutile ou dangereuse. Cette politique i'impulsifs à courte vue et de découragés fera son temps, la mode en passera. En ittendant, il est nécessaire d'arrêter son îlan, car si l'on n'y prend garde, elle m substituer à la concentration du car-«1, une véritable tactique d'émiettement. Ce serait une faute impardonnable et es libéraux du pays tout entier ont le levoir d'empêcher qu'on la commette. Qu'on veuille bien y réfléchir. A côté les leaders qui parlent, et qui décident •ans consulter personner, à côté des pe-its comités et des clientèles qui applau-lissent tous les zigzags des patrons, il y i. une masse énorme de braves gens qui ouffrent de la domination cléricale et [ui ne pensent qu'aux moyens de s'en léfaire. Ceux-là ne s'embarrassent point de sa-'oir si le collectivisme a besoin de la utte des classes, ou si quelques finan-iers ont peur du cartel, ils savent fort »ien que dans leur ville, dans leur faubourg, dans leur village, on n'est maître es cléricaux qu'en se tenant les coudes, n s'unissant, en évitant les occasions de 'entre-déchirer. Croyez bien qu'ils sui-ent avec angoisse les progrès de la mode nticartelliste dont ils ont fait l'expé-ience jadis. Quant à la division entre libéraux, ils royaient bien l'avoir enterrée à jamais. Que ceux qui seraient assez incons-Lents pour la ressusciter redoutent leur iste colère. Ce sont les masses profondes u parti qui ont imposé l'union il y a uelques années ; elles sauront, aujour-'hui comme hier, faire leur devoir. UNE CONCEPTION NOUVELLE DE NOTRE JEUTRAUTÉ Les guerres bc1 àniques ont eu des conséquences considérables pour le: pays de l'Europe occidentale. Au poin .de vue belge, ette? ont abouti à une pression exercée, par nos voisins, su] ie gouvernement, en vue d'une meil leure organisation ie la défense de nos frontières. M. Debroquevil exposa, à ce propos à la Chambre, une conception de notre neutralité, différent^ de celle qui avai: été admise jusouv-i. Il est nécessaire de s'y arrêter un -instant, car il est pro> bable qu'elle es ~ ira une grande in fiuence sur l'ave, Le fait capital de cette nouvelle con sption, c'est que la Belgique doit llrt jrmée pour se défen dre éventuelle me i, ' contre une invasior anglaise. Il en es* résulté que le gouvernement abandc &e la défense du Luxembourg, recuiç- .ses garnisons vers l'ouest du Hainaur et la Flandre. D'autre part, u ie propagande nouvelle s'organise e^ ;aveur d'une marine de guerre; jusqu'à présent, le gouvernement y est resté étranger, au moins publiquement, îfiair, les réponses ambiguës de M. Debr^ueville à certaines questions qui lui z > -.lent été posées, laissent le champ H h _ aux suppositions. Il serait nécebsai ^ de s'intéresser davantage à notre pô; iique extériéure. Les Belges furent assez étonnés, en août der-nier, en apprena que, par un traité passé en 1902, .la C'iîne nous cédait une portion de son %>-■■■ aire. Ce traité aurait dû être révélé oua^ ans plus tôt au Parlement. Il implique de nouvelles charges et de nouvelles responsabilités pour notre pays. M Les deuXy-systèir s d'alliance qui assurent ljjéqujlï&re t ropéen se sont maintenus, en 1913, v.algré les secousses que leur donnèrer à diverses reprises, la seconde gû rre Ikanique et les péripéties de la c-ogcj on de la paix. Nous ne rajpe ans que pour mémoire la révolu f» c ; fxicaine et la révo- (^'énemenj considérable a changé la politique américaine : c'est l'élection du démocrate Wilson à la présidence des Etats-Unis. Nos voisins les Hollandais ont renversé la majorité réactionnaire élue par une coalition de cléricaux et de protestants. Par suite du veto opposé par le congrès socialiste à l'entrée de mandataires collectivistes au ministère, la Reine chargea M. Cort Van der Linden de réunir un cabinet extra-parlementaire, qui tend à réaliser la réforme électorale désirée par les gauches. En Italie, M. Giolitti a conservé la majorité, sous le régime du suffrage universel.La proposition anglaise de limiter les armements navals n'a pas été accueillie en Allemagne. Loin d'alléger le fardeau de ses charges militaires, l'Allemagne les a considérablement augmentées, en portant son effectif à 850,000 hommes. La France prit ombrage de cet accroissement et répondit en établissant le service de trois ans. Ainsi l'équilibre européen se maintient aux prix des saorifices de plus en plus .formidables; ainsi, les contribuables gémissent sous le faix des taxes, sans empêcher les Etats de s'endetter avec une rapidité fantastique. La politique française intéresse tout spécialement la Belgique, qui en subit trop souvent les contre-coups. Cette année fut dominée par l'arrivée de M. Poincaré au pouvoir d'abord, à la présidence de la république ensuite. Le ministère Doumergue, qui a succédé aux cabinets Briand et Barthou, a à résoudre de multiples difficultés. Il s'agit d'abord de régler la question financière; puis, il faut résoudre le problème électoral, en solutionnant le conflit surgi entre la Chambre et le Sénat. Enfin, la campagne marocaine n'est point terminée. Réussira-t-il dans toutes ces tâches avant les prochaines élections? C'est peu probable, d'autant plus que les partis poli, tiques se présentent sous un nouvel as-pect.M. Briand vient de fonder un nouveau parti, destiné à réunir un certain nombre de groupes de gauche. Cet événement va modifier profondément la physionomie de la. politique française. Les groupes et les. sous-groupes, dont l'ensemble formait-, des majorités ondoyantes et diverses, souvent résultats d'intrigues de couloirs, feraient place forcément à des partis plus stables. L'introduction de la R. P. dans le système électoral français rendra d'ailleurs cette concentration nécessaire et l'on comprend que» des hommes politiques prévoyants songent à organiser les républicains d'avance, en vue des nouvelles conditions de la lutte électorale. Nous souhaitons, ardemment que les républicains français réussissent à concilier, dans leur régime électoral, le respect et le droit des minorités avec la liberté la plus complète de l'électeur. Leur succès serait une victoire de l'esprit libéral et des besoins de la démocratie, dont nous né pourrions manquer de tirer profit, lors de la révision constitutionnelle» ILE CHANTEUR FRAGSON TUÉ PAR SON PÈRE le .a. s s .A.3srs FSAGSON [De notre Correspondant.] Paris, mardi : Un terrible drame de famille vient de coûter la vie au fameux chanteur Fragson. Voici les circonstances tragiques de cette affaire, qui ne peut manquer de jeter le plus vif émoi dans le monde des théâtres . Aujourd'hui soir, Harry Fragson avait quitté, à 8 h. 30, un de ses amis, M. Bosc, chef d'orchestre dans un bal montmartrois, avec lequel il avait dîné dans un restaurant^ de l'avenue Trudaine. Il avait déclaré à M. Bosc qu'il allait rentrer chez lui, 56, Tue Lafayette, avant de se rendre à l'Alhambra, où il donne actuellement une série de représentations. Avant d'aller à son domicile, Fragson devait passer à la gare du Nord chercher son amie, qui n'est connue que sous le nom de Paulette, à laquelle il — -*-»-« • JU-. V J îj OU trer, en compagnie de celle-ci, dans l'appartement qu'il occupait rue Lafayette avec son père, il trouva le verrou fermé et dut attendre quelques minutes avant que le vieillard, qui était en train de dîner dans la salle à manger, se dérangeât. Ce fut l'origine d'une violente discussion. Presque immédiatement, le père tira sur son fils un coup de revolver. Le projectile atteignit l'artiste derrière l'oreille droite. La victime s'effondra comme une masse. Fragson fut transporté en toute hâte à l'hôpital Lariboi-sière, pendant que son père était conduit au commissariat. L'INTERROGATOIRE DU MEURTRIER Le père de Fragson a subi un premier interrogatoire par le commissaire de police du faubourg Montmartre. Le vieillard est agité d'un tremblement convul-sif. C'est à grand'peine qu'on a pu en tirer quelques explications, entrecoupées de crises nerveuses. Voici l'ensemble de ses déclarations : « A plusieurs reprises, j'ai voulu me suicider, c'est ce qui explique que j'avais sur moi un revolver. La vie n'était pas tenable. La femme que mon fils avait imposée sous mon toit était cause que des discussions s'élevaient entre nous. J'ai souvent fait des observations à mon fils au sujet de cette cohabitation. Il n'a jamais rien voulu entendre. Ce soir, après les premiers reproches que mon fils m'àdfrô&sà. j'avais l'intention de me tuer devant-lui. Je sortis le revolver que je tenais depuis un moment dans ma poche. Je ne sais ce qui s'est passé à ce moment. Au lieu de me tirer une balle dans la tempe, je tirai dans la direction de mon fils. Je ne m'explique pas pourquoi. » Le commissaire de police demanda alors au père meurtrier de lui rappeler les paroles qui avaient éta échangées. entré son fils et. lui. - — Lorsque j'allai ouvrir, dit le vieillard, mon fils m'interpella d'un ton furieux : « Pourquoi t'es-tu enfermé? Par crainte des cambrioleurs, répondis-je. Il répliqua alors : « Pourquoi n'es-tu pas venu m'ouvrir immédiatement ? » Parce que je dinais et que je n'avais pas entendu, répliquai-je. « C'est bon, c'est assez, tu voudras toujours avoir le dernier mot, aurait dit Fragson et son père de lui demander alors: c Je te gêne, sans doute? ». C'est à ce moment que la dispute s'envenima tout à fait. Fragson aurait répondu : « Crève si tu veux !» Ce à quoi le père répliqua : « Ah, tu désires ma mort, et bien, tu l'auras ». Et le vieillard d'expliquer : J'avais mon revolver, je le pris et le tournai vers moi, mon fils voulut me désarmer, le coup partit, il fut atteint... Comme le commissaire lui .démontrait 3ans peine l'inanité de sa version, Frag-ïon ayant été atteint derrière l'oreille, le viellard balbutia : « Alors, c'est que i'ai tiré sans savoir ce que je faisais, laissez-moi me tuer! » LE COUP ETAIT MORTEL A l'hôpital, où Fragson fut immédia-;ement admis en traitement, on pratiqua l'opération du trépan, mais au cours ie celle-ci Fragson succomba quelques ninutes avant minuit. Il résulte de l'enquête -que Paulette, .'amie de Fragson, cause indirecte du drame, est originaire de Marseille. Elle n'a pa-s assisté à la dispute qui ie produisit entre les deux hommes, car ille prit la fuite dès les premiers mots qu'ils échangèrent. L'ENQUETE MERCREDI Pàeis, mercredi. — M. Pott, père de fragson, a affirmé ce matin au com-nissaire de police qu'il avait l'intention le se suicider devant son fils. Il a ajouté -i lu'il ne s'expliquait pas pourquoi il 1 Lvait allongé le bras dans la direction le son fils et l'avait tué. M. Pott a ajouté que Paulette, la maî- / resse de son fils, le faisait souffrir et * voulait, malgré lui, se faire épouser par Fragson. A la suite de ce premier interrogatoire, M. Pott a été envoyé au Dépôt. Un médecin, ami de Fragson, a déclaré au commissaire de police que le père Pott pouvait se classer dans la catégorie des persécuteurs persécutés. La domestique de Fragson, qui considère le père Pott comme méchant et sournois, a raconté au commissaire de police qu'avant-hier, en rentrant de faire des commissions, elle a constaté que tous les robinets à gaz de la cuisine étaient ouverts et qu'un oiseau en cage se trouvait déjà à demi-asphyxié. Fragson et son amie étaient, à ce moment, couchés. — tl a vas. LE MOLIERE DE LA CHANSON TT.irry 7*«nt- îè trouver V» mort dans les circonstances tragiques qu'on a lues, occupait parmi lés àitistes du café-concert moderne une place prépondérante. Il en partageait la populaire royauté avec Mayol, Dranem et Polin. C'était dans son genre un artiste accompli Chanteur à la voix souple, d'une diction qu'il savait merveilleusement nuancer avec une délicatesse qui faisait comprendre les moindres traits les allusions les plus dissimulées des œuvres de son répertoire, Fragson était aussi un comédien à la mimique originale, aisée, savante, d'une correction et d'une justesse qui lui permettait de se considérer comme l'égal des meilleurs artistes de comédie, avec cela musicien adroit, il ne_ chantait qu'en s'accompagnant ce qui lui permettait d'interrompre et de reprendre, jde faire des effets de geste avec une sûreté, que l'on a tenté d'imiter sans jamais y parvenir. Chanteur franco-anglais que deux grands pays se disputaient, Fragson eut un moment l'esprit de faire croire qu'il était Belge en créant dernièrement, une ceuvrette amusante qui eut un succès fou et que tout le monde a encore sur les lèvres : « C'était une jeune fille de Brussel...Ie »• Ceux qui l'avaient surnommé, le Molière de la Chanson, faisaient une comparaison'peut-être un peu hyperbolique, mais juste; si:V.on tient compte du peu de valeur qu'ont les termes, dans le monde du clinquant, du fard et... de la réclame. A l'occasion du Jour de l'An, "La Dernière Heure,, ne paraîtra pas demain. A L'UNION SYNDICALE DE BRUXELLES LE PROJET SUR LA POLICE DU COMMERCE Le Comité central de la Chambre de commerce de Bruxelles vient de procéder au renouvellement de son bureau, 3ui sera composé comme suit pour 1914: Président: M. Van Elewyck, Ernesfc, ancien président du Tribunal de commerce.Vice-présidents: MM. Venet-Parmen-iier, Alfred, De Bremaecker, Alexis; Secrétaires: MM. J.-F. Puttaert, G. Mi-shelet; Trésorier: M. Adolphe Fontaine; rrésorier-adjoint : M. Franchomme; Bibliothécaire: M. Fr. Ysewyn; Assesseurs: MM. Delbrassinne, Jules Fon-3on, Joseph Legrand, Gustave Orb, Gustave Pierre, H. Pommier, J. Strickaert-Deschamps.Le Comité central a poursuivi l'examen du rapport de M. Michelet, concernant le projet de loi sur la police lu commerce. ^ Après un long échange de vues, le Comité central se prononce en faveur des premières conclusions de son rapporteur et remet la suite de la discussion à une prochaine séance; les vœu» adoptés jusqu'à présent peuvent se ré-mmer comme suit: 1° La promulgation d'une loi sur la police du commerce n'est pas la réorme que le commerce entier, partageant en cela l'avis de la commission îationale de la petite bourgeoisie, veut ntroduire avant toate autre.. Ce n'est pas non plus celle epri apparaît comma îtanfc le plus immédiatement désirable iu point de vue de l'intérêt général des ïommerçants ; 2° La création d'un Parquet commer-ïial est, au contraire, absolument né-îessaire dans le délai le plus rapproché. 311e mettra fin à un nombre "considé-*able d'abus qui. actuellement, attei-ment lourdement le commerce honnête. 311e est indispensable pour amener la ■épression des délits commerciaux devenus trop fréquents. Elle enlèvera à la oi sur la Police du commerce tout ca' •actère d'urgence: 3° La création d'un Parquet commerçai est d'autant plus néceî'aire qu'il audra certainement introdi^,* cet organisme le jour où une loi sl i"'a Police lu commerce serait décrétée. I Vate de le aire, la loi n'aurait aucune Sanction 'fictive et ferâî'Ç, par conséque*iv îdiaste qu'utu'e, 4° Il est de la plus impérieuse^fiéeti^ it-é d'édicter aussi rapidement que pos-ible une loi punissant le manque ou la enue irrégulière des livres prescrits par e code de commerce. Il est indispensable que la loi rende a tenue du livre de caisse obligatoire; 5° Il est indispensable de créer des [ispositions pénales contre la circula* ion fictive des effets de commerce, 'art. 509 du code Dé1* al étant insufflant.Le Feu dans un Restaurant Un incendie provoqué, pense-t-on, par me défectuosité de la cheminée, s'est éclaré mercredi, vers 3 h. 1/2 du matin, u rez-de-chaussée de l'hôtel-restaurant ue les époux T... exploitent à l'angle u boulevard et de l'avenue du Midi. iQ& pompiers arrivés rapidement sur les ieux ont dû briser à coups de hache ne partie du plancher. Le feu devait ouver depuis longtemps déjà. LA NEIGE MEURTRIÈRE Saint-Pêtebsbourg, mercredi. — Com-ie hier de Koursk, on signale de Sara-w que, la nuit dernière, 14 personne» ont mortes gelées pendant une tempê-5 de neige, dans diverses localités du istrict de Petrovsk. Plusieurs autres ont disparu. — Haas. LES HABILETÉS DE LA PHOTOGRAPHIE VOICI UN CLICHÉ ADMIRABLEMENT PITTORESQUE, QUI REPRÉSENTE "CE QU'A DU ÊTRE,, LE PASSAGE DE L'AVIATEUR VÉD1INES \U-DESSUS DES PYRAMIDES, DANS SON ÉTAPE DE JAFFA AU CAIRE

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La dernière heure gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles .

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