La dernière heure

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s.n. 1914, 05 Juni. La dernière heure. Konsultiert 15 Juli 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/wp9t14wf5x/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi lies annonces et réclame* sont reçues aux bureaux du journal et H l'AOENCE BAVAS, 8, place de* Martyrs, 8 (1" étape) à Bruxelles. - La Dernière Heure LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ ABONNEMENTS BSUXKLLIt PROVINCE Fr. 1.00. . UN MOIS. . . • 3.00. . TROIS MOIS Fr. 4.00 • 6.00. . SIX MOIS . . • 8.00 • 12.00. . UN AN. . . • » 16.00 Pour l'étranger U prix da BrvxoDes, U port •n pis». Il n'exist* pas d'abonnement mcnsncl. — Pour Bruxelles indiaaer, «n «'abonnant, si l'on dfairo recevoir l'édition da soir om ccDe dm matin. — Le» frai* do recouvrement «ont k la charge de» abonnés. N* 156 NEUVIÈME ANNÉE VENDREDI 5 L JUIN 1914 CINQ CENTIMES LE POIDS DE L'AME L'âme ? Elle existe. La preuve 7 ille pèse 23 grammes. C'est un docteur américain du /lassachussetts qui télégraphie à lotre Vieux Monde cette mirifique lécouverte. Ce docteur soignait un mori-iond. Il installa le lit du mourant ur la planche d'une énorme bas-ule de précision, et il attendit. Il ttendit 3 heures quarante minu-es. Enfin, son client rendit l'esprit. :t le médecin de se pencher sur le adran de sa balance : L'aiguille .ccusa brusquement un allégement le 23 grammes! Le poids de l'âme [ui venait de s'envoler était donc le 23 grammes. Rien de plus sim-ile. L'œuf de Christophe Colomb! Faute d'y avoir pensé, l'opinion ommune jusqu'ici était plutôt que îotre corps s'alourdit en passant le vie à trépas. Un être cher, en infant, par exemple, malade ou ilessé, s'il expire tandis que nous e portons dans nos bras, nous emble tout d'un coup peser sur îous d'un poids plus écrasant. Im-tression toute subjective, on le voil maintenant. Ce n'est pas notre pré-deux fardeau qui est devenu plus ourd, mais notre courage, notre spoir, notre tonicité musculaire [ui viennent de faiblir. Le mot âme ici ne présuppose .ucune croyance spiritualiste. I! eprésente la force vitale, quelle [u'elle soit. Et l'on peut admet-re que le fait, pour tous nos musses, de ne plus être contractés pai ette force, soudain évanouie, puis-e être assimilé à la cassure brus-[ue d'un effort, à la brusque ces-ation d'une pesée, se traduisanl iar une diminution de poids. Là où le docteur Yankee du Mas-achussetts a paru, aux médecins larisiens avec qui j'en parlais, gé-léraliser un peu vite, c'est quand 1 câbla en Europe avec assurance : /âme humaine pèse 23 grammes. — Pardon! L'âme de votre client lésait 23 grammes. Qui vous dit ■ue toutes les âmes ont le même ioids. Il y a de grandes âmes ici-as. D'autres hommes sont quali-és d'âmes légères. Et cela est vrai la lettre. La vie n'a pas la mêle tension, la même vigueur dans haque être. L'âge et la maladie iterviejmejit pour accentuer ces iTîëiences natives. Prenons un homme dans la for-e de l'âge assassiné à l'impro-iste, tel M. Cal mette par M™* Cail-tux, ou prenons le souffle de vie u vénérable entomologiste J. H. abre, nonagénaire. La différence e pensée, pour chacun de ces ommes, à l'état de vie et à l'état e cadavre, sera bien plus considé-îble chez le premier, dont la cris-ation des muscles sera tombée ubitement de son maximum à éro, tandis que les dernières for-ss du vieillard ne dépassaient le âro que de quelques grammes... En cas de mort normale, à âge gai, le procédé de la balance se-îit encore plus ingénieux que son ropre inventeur ne le supposait îi-même. Il nous permettrait de luger, à l'heure du trépas, ce que liait l'âme qui vient de mourir! Avec un instrument plus sensi-le, on pourra même peser certai-es émotions. Combien pèse l'a-lour? Au lieu de mettre votre ba-nce sur le lit d'un mourant, pla-;z-la sous le lit de deux jeunes "noureux. Comparez le poids indi-jé par les deux corps avant, et le nids aussitôt après la satisfaction ,i désir. La différence représente-i le poids de ce sentiment, qui ent de se calmer, sinon pour ujours, du moins pour quelques inutes, alors que, tout au moins îez l'homme, il venait d'atteindre >n maximum de puissance. Admirez comme l'esprit parisien vite perfectionné l'invention du )cteur du Massachussetts... Et le poids d'une grande haine? n sait que M. Caillaux voulait casser la g... » à Calmette. Il lui mhaitait mal de mort. Quand il apprit que sa femme ait exécuté son souhait, et que n ennemi était mort, il a dû être, mme on dit dans le peuple, « sou-d'un grand poids ». De quel iids exact? Une balance placée us lui, au moment où il reçut la mvelle par téléphone, nous l'au-it calculé automatiquement. Et le poids d'un sentiment ab--ait, tel que, par exemple, les îsponsabilités du Pouvoir? Ado-ez cette semaine une balance au uteuil où trône le président de la jpublique Française pendant 'il consulte les hommes politi-es sur la crise ministérielle ourle par le départ de M. Doumer-e, puis revenez lire, à la minute le cabinet nouveau aura été heu-usement constitué, le chiffre de n soulagement indiqué en gram-3S.En comparant avec le chiffre 'aurait enregistré le fauteuil de , Eallières ou de M. Loubet, and ils eurent, eux aussi, leurs ises ministérielles, la France urait lequel de ses présidents a le plus haut Sentiment de ses voirs! Malheureusement, en amour mme en politique, il ne serait js possible de tricher. Ces inven-ns yankees sont diaboliques. On les adoptera pas! Maurice de Waleffe. UN AVEU INDIRECT MAIS SIGNIFICATIF UNE TACTIQUE ENFANTINE BIZARRE IMITATION POURQUOI PARTAGER LE POUVOIR? POUR RECONSTITUER UNE MAJORITÉ Df Un organe réactionnaire français qui eut, vers les 1848, une I—1 réputation de libéralisme, sert, 1 ' depuis quelques années, les visées de certains politiciens cléricaux belges. Dans toutes les occasions critiques, ce journal publie, à point nommé,des correspondances bruxelloises,que les gazettes cléricales d'ici n'ont qu'à reproduire, en les ornant d'un titre sensationnel : « Ce que pense un grand organe libéral, du gouvernement catholique ». « Nos libéraux jugés par un grand journal libéral », etc. Ces articles, présentés tantôt par l'intermédiaire du correspondant habituel, tantôt par l'organe de correspondants occasionnels, reflètent généralement les vues des milieux ministériels; le système trouve accueil également auprès de la complaisance de certains journaux alle-mands^aptisés moniteurs du libéralisme pour les circonstances. Nous ne nous occupons généralement pas de ces élucubrations qui portent la marque de fabrique des bureaux ministériels, et nous laissons les gazettes cléricales s'amuser à ce jeu puéril. Cependant nous sommes amenés, aujourd'hui, à nous arrêter un moment à l'une de ces correspondances, qui sert de base à une campagne cauteleuse des organes broque vilains. le journal français en question a publié, au lendemain des élections, un article dans lequel on préconisait un rapprochement entre certains libéraux et le gouvernement, de façon à combler les vides de la majorité cléricale, et à former un bloc conservateur. Nos gazettes cléricales, avec un ensemble qui trahit le mot d'ordre, ont reproduit cet article et ne cessent de le commenter. Les un3 feignent de croire impossible un tel rapprochement, les autres laissent entendre qu'il serait désirable, mais n'ont pas confiance dans la « sagesse » des libéraux. Tous demandent avec une vive curiosité, une significative insistance, où sont les libéraux prête à partager le pouvoir avec eux? Quelle est l'autorité du correspondant (soi-disant libéral) qui a lancé l'idée et d'autres questions du même genre, ayant poux but d'obtenir une toute petite avance d^ l'ur» eu l'antre nuto- àrisé ? . Jusqu a preseni, v.oia n'a paD pr^, et' les cléricaux seront forcés, sous peu, de se rabattre sur l'adhésion de quelque obscur bourgmestre de village soi-disant libéral, comme ils l'ont fait lorsqu'ils cherchaient des approbations libérales à leur attentat scolaire. Ils auront beau appeler à la rescousse j la presse étrangère, comme jadis au beau temps des campagnes congolaises; ils n'obtiendront rien de plus. Leurs tentatives sont pourtant intéressantes à signaler; elles constituent l'aveu indirect, mais clair, que les dirigeants cléricaux ont conscience de l'irrégularité de leur situation. Si ces messieurs estimaient qu'ils ont légitimement le pouvoir, pourquoi dési-reraient-ils le partager avec des libéraux?En réalité, ils cherchent par une excitation à la trahison, par un essai de débauchage, à éviter la consultation du pays et la révision. Cet expédient de mauvais aloi, qui dit assez leur profond embarras, est du meilleur augure pour l'opposition. LE FEU DÉTRUIT UNE ÉPICERIE A ANDERLECHT Un violent incendie s'est déclaré, cette nuit, à Anderlecht, rue Verheyden, dans l'épicerie des époux H... Vers 1 heure du matin, l'épicier fut réveillé par une forte odeur de brûlé et une fumée acre qui emplissait sa chambre. Son magasin était en feu. Le commerçant donna aussitôt l'alarme, et tous les locataires purent se sauver.Les pompiers arrivèrent bientôt et combattirent vigoureusement l'incendie, qui fut maîtrisé après une heure d'efforts.Le feu, pour une cause restée inconnue, avait pris dans les rayons. Les marchandises et le mobilier du magasin sont détruits. UNE FILLETTE TUÉE PAR UNE CHARRETTE Hier soir, une bande d'enfants joyeux jouaient dans la rue Ransfort, à Molen-beek. Ils couraient en tous sens, lorsque arriva une charrette lourdement chargée de bois. Un des enfants, la petite Catherine Schurman, âgée de 7 ans, enivrée par son jeu, alla se jeter contre le véhicule et fut renversée par la roue arrière droite. La pauvre petite fille a eu le crâne fracturé et la mort a été instantanée. La police a procédé à l'enquête d'usage.La douleur des parents, 'qui habitent impasse d'Ullens, est immense. UNE EXPLOSION DE GAZ EN PLEINE RUE Dans la journée d'hier, des ouvriers avaient enfoncé des épieus de fer devant une maison de la rue de la Senne, afin de dresser une chèvre. Un de leurs piquets a rencontré un tuyau de conduite de gaz et y a fait une brèche. Une fuite s'est produite à oet endroit, mais les ouvriers n'y firent pas attention. Le soir, quatre jeunes gens passèrent dans la rue. L'un d'eux, M. Pierre P..., demeurant rue des Fabriques, par une malheureuse coïncidence, a voulu allumer une cigarette juste au-dessus de l'endroit où le gaz se dégageait. U avait à peine fait flamber l'allumette qu'une erplosion se produisait et qu'une flamme immense l'entoura. U a été brûlé au visage et aux mains et a dû être soigné à l'hôpital. Les services communaux compétents avertis, ont immédiatement entrepris le* travaux de réparation LE PROCES CAILLAUX M. HERBEAUX I. „ x i : ._ f ' **•» M"1 f ~ noncera le réquisitoire LA DOUMA S'INSURGE CONTRE LES MINISTRES UN VOTE SIGNIFICATIF Saint-Pétersbourg, jeudi. — Au cours de la séance d'hier, la huitième qu'elle a consacrée à l'examen du budget du ministère de l'instruction publique, la Douma a décidé de ne lever la séance que lorsque l'examen de ce budget serait terminé. En conséquence, la séance n'a pris fin qu'à 2 heures du matin. Les gauches et les octobristes ont voté par 143 voix, malgré la coalition des droites et des nationalistes qui n'ont réuni que 99 voix, une motion émanant des octobristes et supprimant, à titre de protestation contre la politique générale du ministère, un crédit de 735,000 roubles inscrit au budget pour frais de voyage des fonctionnaires du ministère. L'assemblée a également voté, avec la même majorité de 143 voix contre 84, un ordre du jour déclarant que le ministère de l'instruction publique ne répond pas aux principes proclamés par le souverain en faveur du développement des forces matérielles et intellectuelles du pays et que depuis longtemps il fait obs-au progrès de la culture intellectuelle la Rùssre , ». - 1 Ce reproche est justifié par les entraves apportées à l'activité du self govern-ment local par le refus du ministère de tenir compte dè l'opinion publique et l'interdiction pour les enfants des nationalistes russes de l'emploi de la langue maternelle dans les écoles allogènes. Le vote de l'ordre du jour a été accueilli par des applaudissements enthousiastes des octobristes et des gauches et par les protestations des droites. M. Pourichkovitch a traité d'imbéciles les membres des gauches, ce qui lui a valu d'être exclu de l'assemblée pour six séances. — Havas. LES POURPARLERS EN ALBANIE N'AVANCEff GUÈRE » Durazzo, mercre<&«jr Après-midi, à 2 h. 40, lf prince de^Wëd, avec la princesse et sa cour, est'jMKyisiter l'escadre austro-hongroise. Le torpilleur qui l'a transporté à bord fefflfire amiral « ïe-gethof » a été salué l|§$& fois par tous les navires ancrésJ^HKle port et qui avaient hissé leur\grd^.pavois. A 2 h. 20, la co«S»ion internationale de contrôle étàijMptie, dans la voiture royale, pour StâSgfcfin de conférer directement avec les M$urgés. Ceux-ci ont confiri^Mles desiderata qu'ils avaient précédassent exposés et aux termes .desquels i& veulent être gouvernés par un prinèfflpisulman ou par la Turquie. La cohimjp&ion a constaté que les insurgés torû^pfent d'accord sur les points secondaire» mais ne s'entendaient absolument' pour transiger sur le point principal I leur demande relativement au prince. La discussion a durif plus de trois heures.La commission st. apporté au prince le résultat de ses déni&rçhes et a aéclaré qu'elle avait accomplie mandat qu'elle avait assumé. Le prince a réservé .sa décision. — Havas.L'INTERVENTION Ê>ES PUISSANCES Berlin, jeudi. — Le*gouvernement allemand a fait conduire aux puissances qu'il était disposé^.«i,Jes autres puissances y consentaient, àfehvoyer à Durazzo un navire de guewt. On a ici confiance que l'effet moral de cette mesure en Albanie serait le même que celui produit par l'envoi de détachements. — Havas. v": Vienne, jeudi. —La « Nouvelle Presse Libre » apprend, de source diplomatique roumaine, qu'il est possible que le roi Garol intervienne auprès des puissances pour réclamer l'envoi immédiat d'un contingent international en Albanie, afin d'assurer la protection du prince. UN GRENADIER S'ACCUSE D'UN ASSASSINAT Cette nuit, vers 1; heure du matin, un soldat des grenadiers s'est présenté au commissariat de la première division. A l'officier de police de service, il a„ déclaré qu'il était un assassin et qu'iïrve-nait se constituer prisonnier. Il a raconté que, mardi soir, vers 10 heures, il se trouvait dans la forêt de Soignes, avec une jeune fille, Mlle El-vire P..., et un jeune homme de nationalité russe, qu'il ne connaît que de vue. A un moment donné, aidé de son compagnon, il se serait jeté sur la jeune fille, l'aurait ligotée puis l'aurait poussée dans un des étang? V j^ouge-Cloftre. Le |ren?dier r3r>n te^jbte solites,et bientôt Voilier de ponce soup- " çonna que ]« soi-disant assassin devait avoir perdu la raison. Un médecin, requis, confirma cette hypothèse, et A jeune soldat a été collo-qué.Il avait signé sa déclaration du nom de Apoloss. On établit ensuite que le pauvre fou s'appellait Pierre Van D... Par acquit de conscience, la gendarmerie d'Auderghem a fait effectuer des sondages dans les étangs de la forêt, et, comme on s'y attendait, ses travaux i n'ont rien fait découvrir. LE MYSTÈRE D'OOSTCAMP ON ARRÊTËL'ASSASSIN IL A AVOUÉ Bruges, jeudi. — De Neckere, l'auteur présumé de l'assassinat commis, dans la nuit de lundi à mardi, sur la personne de Léon Gevaert, a été arrêté, mercredi soir, par la gendarmerie d'Oostcamp. C'est au cabaret « Het Smiske » sur le territoire de Lophem, à une heure de distance du lieu au drame, que la gendarmerie l'a appréhendé. De Neckere était complètement exténué. Il n'avait, pour ainsi dire, plus mangé, ni bu depuis lundi soir. Immédiatement après le crime, il avait pris la fuite et avait rôdé à travers champs. Mardi après-midi, il avait déjà visité ce même cabaret et ses allures louches, quand les autres consommateurs parlaient des crimes, avaient éveillé les soupçons du patron, qui avertit la gendarmerie. Une surveillance étroite fut organisée. Mercredi après-midi, remarquant les gendarmes en tournée, pour le rechercher, il s'était caché dans un fossé. Ce n'est que le soir, quand il crut les gendarmes partis, qu'il sortit de sa cachette pour se rendre de nouveau au même cabaret. Les pandores, qui faisaient le guet, l'arrêtèrent immédiatement. De Neckere fut conduit à la maison communale d'Oostcamp où, après un interrogatoire sommaire, il passa la nuit. La nouvelle de son arrestation fut vite oonnue et une foule énorme a stationné, jusqu'à une heure avancée de la nuit, devant la maison communale. Le dernier tram ne pouvait que très difficilement se frayer un passage sur la place Communale de cet important village. Ce matin, le Parquet est retourné a Oostcamp pour interroger l'inculpé. Ce-lui-ci reconnut avoir commis le crime, ajoutant, toutefois,'qu'il avait tué Gevaert par malheur. D'après ses déclarations, il se trouvait sur le seuil de sa porte — tous les acteurs du drame habitent un groupe de quatre maisons ouvrières, au hameau « Mazieberg » — quand les frères Maurice et Richard De Cloedt, beaux-frères de Gevaert y passèrent en l'injuriant et en le provoquant. Furieux, il rentra chez lui et prit son fusil. En l'apercevant l'arme en main, les deux hommes se seraient précipités sur lui et c'est alors, croyant sa vie en danger, qu'il aurait tiré et qu'il aurait atteint le malheureux Gevaert, au lieu de ses agresseurs. Après cet interrogatoire, De Neckere a été transféré à la prison de Bruges, où il a été écroué. L'autopsie du cadavre de l'infortuné Gevaert a démontré qu'il a été tué net par le coup de feu reçu dans la gorge ; la blessure produite par l'arme de De Neckere est effroyable. Le coup doit avoir été déchargé à bout portant. La bourre tout entière a été retrouvée dans la plaie. Le fusil de*De Neckere — qu'il avait acheté il y a treize mois — a été découvert caché dans le grenier d'une maison voisine. Il a été saisi. ^ L'AUTRE VICTIME 3'ommise^ur"îiosie le beau-frère de De Neckere, qui presque au même moment, a eu le crâne fendu par un violent coup de bûche. Son état reste toujours grave. U est en traitement à l'hôpital d'Oostcamp. Jusqu'ici, il n'a pu prononcer aucune parole. M. RQ0SEVELT A L0NDRES Londres, jeudi. — M. Roosevelt fera, le 26 juin, une conférence sur son voyage au Brésil, devant la Société royale de Géographie de Londres. — Reuter. IL Y A CENT ANS QUE M0RESNET EST NEUTRE Voyageant un jour sur la ligne de Ver-viers à Aix-la-Chapelle vià Bleyberg, je me trouvais seul dans mon compartiment avec un jeune prêtre qui, à propos d'un incident quelconque, si fréquent sur les petites lignes, entra en conversation avec moi: « Vous autres en Belgique, commença-t-il, vous avez de bien belles qualités,.. — Pardon, interrompis-je, vous n'êtes donc pas Belge? — Nullement! — Pourtant, à votre façon de parler le français je ne puis croire que vous soyez Allemand ! — Aussi ne suis-je pas Allemand non plus! — Vous n'êtes pourtant pas tombé de la lune dans ce wagon? fis-je, sérieusement inquiet. — Ni Belge, ni Allemand, ni habitant de la lune, dit-il en riant, mais tout bonnement né natif de Moresnet neutre dont j'ai d'ailleurs l'honneur d'être le curé, oui ! Monsieur ! — Ah ! Bah ! Curé de Moresnet neutre ! Souffrez que je vous serre la main! J'ai besoin de me convaincre de la réalité de votre présence devant moi ! — J'existe, Monsieur! Et Moresnet. aussi existe dans toute sa neutralité!... Connaissez-vous notre devise? — J'avoue que... La voici ! « Neutres toujours ! Belges peut-être! Prussiens jamais! » Ah! Ah! le bonhomme était tout fier de me servir une devise qui, lui semblait-il, devait flatter mon patriotisme! Puis il me parla de Moresnet neutre avec complaisance et conviction: « Chez nous, dit-il, toutes les institutions sont mixtes ! Le bourgmestre est alternativement Belge et Prussien. Item pour le chef de gare. On parle les deux langues française et allemande, mais nous avons l'amour de la culture française. Le gouvernement prussien a déjà voulu faire le partage de notre petite république; mais comme il prenait pour lui la meilleure part — c'est-à-dire la partie boisée, laissant à la Belgique une portion de terre sans rapport possible — le gouvernement belge n'a pas cru devoir accéder à la demande de partage et il a bien fait! —• Pardon, fis-je, avec innocence, l'organisation de votre armée est-elle bien forte? » Le curé se mit à riTe à cette plaisanterie d'un goût douteux et, après m'avoir répété la devise de Moresnet neutre, descendit à Henri-Chapelle. J'avais tort de rire. la petite république est bien intéressante et dire que c'est à son Excellence Monsieur Lebureau qu'elle doit son existence! En effet, avant 1814, Moresnet avait appartenu à l'Autriche d'abord, à la France ensuite. En 1814, l'Allemagne et Napoléon — sous la souveraineté duquel nous nous trouvions — se disputèrent Moresnet parce qu'il s'y rencontrait des gisements houillers assez importants. Nous passâmes entre-temps sous la domination hollandaise sans que la question reçut de solution. Nous devînmes indépendants... sans que la question fut tranchée, et, après cent ans de cette situation latente, si vous interrogez Monsieur Lebureau susmentionné, il vous répondra que la question est à l'étude et que vous pourriez bien avoir un peu de patience. Pour patienter donc, les Moresnetois se sont créé une petite vie personnelle et indépendante avec devise à l'appui et en attendant l'heureux jour où la Belgique et la Prusse se mettront d'accord, ils fêtent tranquillement le centenaire de leur indépendance tout comme si Monsieur Lebureau — deux foi3 mentionné — n'existait pas ! Un ultime projet de partage a eu lieu: celui dont m«s parlait le curé. Les Moresnetois accueillirent son échec avec une douce ironie! Le plus amusant de tout, c'est que le gisement houiller, objet du litige,, est aujourd'hui sans aucune espèce de*valeur! Mon brave curé doit en être malade de rire ! Fort probablement, Moresnet restera neutre longtemps, car reconnaître une gaffe est toujours peu réjouissant. Mieux vaut n'en plus parler, pense sans doute le déjà trois fois nommé Monsieur Lebureau ; et il n'en parle plus ! Les 3,500 habitants du territoire neutre, dont la capitale — car il y a une capitale — est AltenbeTg, vivent sans impôt, sans service militaire, et ne demandent pas à changer. Cela se conçoit un peu ! Les Luxembourgeois Grand-Ducaux doivent particulièrement comprendre cela! La république de Saint-Marin et celle d'Ancône également ! Et dire qu'il y a des gens qui croient à l'internationalisme!... H. F. .VUE GENERALE DE MORESNET, J |A U MÉMOIRE D'UN GRAND PHYSIOLOGISTE M. Poincaré, par un vibrant discours, a inauguré, mercredi, à Boulogne-sur-Seine, le monument élevé au savant Marey, que ses études sur la décomposition du mouvement, notamment sur le vol des oiseaux et les actions sportives, ont rendu célèbre dans le monde entier. L'ACQUITTEMENT DE LA COMTESSE TÏEP0L0 Ainsi que nous l'avons rapporté, la Cour d'assises d'Oneglia (Italie) vient d'acquitter la comtesse Tiepolo, accusée d'avoir assassiné l'ordonnance de son mari pour lui reprendre une correspondance intime. D'après la défense, elle n'avait agi que pour protéger son honneur. Dessin do I' « lllustraziono Italtana ». UN COMPLOT SUFFRAGISTE CONTRE LA FAMILLE DE GEORGE V Londres, jeudi. — Les journaux déclarent que Mme Pankhurst aurait loué une maison qui donne sur les jardins du palais de Buckingham, ce qui a causé de graves inquiétudes à la police. Des officiers spéciaux surveillent la maison nuit et jour et on a aussi augmenté les forces de police du palais. Le roi a cessé ses promenades à cheval, qu'il a l'habitude de faire tous les matins dans Hyde Park. D'autre part, le « uaily Mail » annonce, dans sa deuxième édition, qu'on a fait savoir à la police que les suffragettes préparaient un complot contre le prince Henri, troisième fils du roi, qui est actuellement écolier au collège d'E-ton.Après une conférence au quartier général de la police, à Londres, il a été décidé d'envoyer, à Eton, deux officiers spéciaux pour la sauvegarde du prince. — Reuter. TURCS ET GRECS EN ASIE MINEURE Constantinople, jeudi. — Le ministre de l'intérieur se rendra, demain, à Brousse. On assure qu'il va ouvrir une enquête s.ur des incidents qui se seraient produits entre des Turcs et des Grecs de Ghemlok, où, dernièrement, les autorités avaient découvert un comité secret, composé de Grecs, et dont ferait aussi partie un Turc.Plusieurs Grecs de Ghein-lek ont été arrêtés et conduits ici, où ils comparaîtront devant la Cour martiale. — Havas. TAMPONNÉ PAR UN TRAIN Paris, jeudi. — A la gare de l'Est, au moment où arrivait le train de Rosny-sous-Bois, un voyageur fut tamponné et blessé à la tête. Transporté à l'hôpital Lariboisière, des soins énergiques le ranimèrent.Il déclara se nommer Victor Georget, né en 1889 en Belgique, exercer la profession d'ouvrier monteur et habiter Rosny-sous-Bois. Il tomba bientôt dans le coma et mourut à 10 heures du soir. — Havas* UN DRAME CONJUGAL DEUX COUPS DE REVOLVER Verviers, jeudi. — Un drame conjugal au revolver s'est produit hier soir, ru« Dupont, à Ensival. Dans cette rue, au numéro 39, habitent le nommé Georges Dechaineux, vivant séparé de sa femme, .et sa fillette, âgée de 9 ans et demi. Dechaineux, âgé de 48 ans, ouvrier fileur, s'était séparé de son épouse — née Eléonore Lamirault, fille d'un journaliste français, âgée de 42 ans — il y a environ trois ans. La mère avait gardé les trois garçona avec elle, à Roubaix, où le ménage habitait, et le père était allé habiter rue Dupont, à Ensival, avec deux fillettes de 13 ans et demi et 9 ans et demi. En janvier dernier, l'aînée avait fui le domicile paternel. Hier soir, la mère, qui avait demandé en vain d'échanger un garçon contre la seconde fillette, se présenta au domicile du mari, contre lequel elle porte des accusations graves d'ordre moral. Elle voulait emmener la petite. Le père s'y opposant, une vive querelle éclata. La sœur de Dechaineux intervint et demanda à ce dernier de ne plus répondre à sa femme. Alors, celle-ci, sans mot dire, sortit un revolver de son sae à main et le déchargea, à deux reprises, sur son mari. La première balle atteignit ce dernier à l'avant-bras gauche, faisant une lé- ' zarde assez profonde, longue de 10 centimètres environ, par où le sang s'échappait. La seconde balle, qui alla se loger dans le chambranle de la porte, passa à quelques centimètres de la tête de Dechaineux.La coupable a été écrouée ce matin à la prison de Verviers, et le parquet s'est rendu sur les lieux. L'état de la victime n'inspire heureusement aucune inquiétude.Interrogée par M. le juge d'instruction Pollet, cet après-midi, l'épouse Dechaineux a déclaré qu'elle croyait de son devoir de reprendre sa fillette à son mari. Ajoutons qu'à la suite des accusations portées par la femme Dechaineux contre son époux, le "Parquet de Verviers fit une enquête et rendit une ordonnance de non-lieu. L'arme, genre Lefaucheux, du caJibre de 7 millimètres et dont le barillet contenait encore trois cartouches, a été fau» sie- V

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La dernière heure gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles .

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