La Libre Belgique

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s.n. 1918, 26 November. La Libre Belgique. Konsultiert 10 Dezember 2023, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/599z030d3f/
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10 Centimes le numéro. Mardi 20 Novembre 19ÎÎ RÉDACTION ET ABSfôlSTR VHON : BRUXELLES 12, Monlagne-asix-Herbcs-I'olagères, 12 Les annonces sont reçues,exclusivement au bureau du journal, rue Montagne-aux-liorbcs-Potagéres, lï, et à l'Agence llavas, place des Martyrs, 8, à Bruxelles N. 180. AMOBiCES : ™ DEMANDES et OFFKHS D'EMPLOIS et de SUJETS, gsa lit-8 lignes . . 1.C0 Chaque ligne supplémentaire 0.40 0| PETITES ANNONCES : la ligne O.GO KfcCL\MSLS avant les annonces : la ligne . . 2.?fo . ,$) KAIT.S DIVERS : la ligne. . . . 6.00 5.00 4.00 àbCLGLOUIfîS: la ligne 2-53 fi La lirais tes crimes •' cours lîiaiîs uuaiiw i [ LE KAISER PEUT-IL ÈTISE ÏXTRABÎ? Les députés Frédéric Brunet et consorts viennent cle proposer à la Chambre française 'une résolution ainsi conçue: « La Chambre invirbe lo ^gouvernement à provoquer, d'accord avec le:- alliés, l'ouverture o/u procès des gouvernants responsables de •la gaiarre, et. à réclamer leur extradition •partoait où iis se trouveront. » Jle Cîiu-nefc, oui dirige à Paris, avec la Agence et l'autorité que l'on sait, la « fte-cue de Droit international privé » et qui a cté consfuiltté au sujet de cette proposition, est d'avis qu'elle a. pou de chance d'aboutir parce que l'extradition n'a pas lieu en tabatière. politique. Mais M. Van Hamel, le savant jiiiriaconoulte hollandais-, estime au contraire oiue si -un -organe do la justice internationale réclamait un inouipo pour le vtU'ger, cet inculpé devrait ètro livré. Cette • yiernit^e opinion go justifie très bien. Pourquoi y »a-t-il des lois et des traités d'extraditionri C'est évidemment pou >- assurer dans un intérêt général la punition des coupables. — Pourquoi ces lois ou ces traités font-ils orne distinction entre certai-* aes infractions qui autorisent l'extradition et d'autres -qui ne la comportent pas? C'est évidemment parce que les lois et les traités »e désintéressent de la répression des faits nid n'ont pas sérieusement compromis l'or-ire public, au qui ne sont pas envisagés partout comme également répréhensibles, st parce qu'ils réservent leur application lux crimes et .aux délits qui constituent, suivant les idées communément admises, an attentat contre les choses universel] e-frient considérées comme sacrées : la Vie, la liberté et l'intégrité physique et morale des (personnes, la propriété, la foi jurée, etc. Zt en effot ce ne sont pas alors les contentions d'extradition qui justifient la réalise d'un inouipo ou d'.un condamné à l'iau-•orrté oui le réclame; ces conventions &e oornent à régler dans la forme une mesure qrui est inattaquable au fond et qui, Comme belle, s'impose en principe par elle-même, Indépendamment de tout accord préalable entre nations. Aussi l'extradition a-t-ello longtemps été pratiquée, en l'absence do lois et de traités, par le seul exercice de l'autorité souveraine du pays .requis. Elle ^explique de plus en plus aujourd'hui /par .és liens de solidarité qui unissent les ^»u-ples et qui dans l'a mesure où ils se déve-lo|p>T>enfc font ressentir davantage î'ihorreur k.u crime, on provoquent plus impérieuse-•nent la répression et amènent .ainsi les gouvernements à y coopérer plus étroite înent. Mais pour fjU'il en soit ainsi, il faut que j «a gravité de l'infraction échappe à toute i idée de contingence et ne dépende ^as sou-, iement de l'intérêt isolé epu'un Etat peut! rvoir à la punition du coupable. C'est la &*0on qui a amené, en matière a jjxtradi-iiuodistinction entre les délits noliti-rja.es etTIeis délits de droit commun. Cepen-! a<ant il n'en résulte pas que tout ce qui a fcté déterminé par un mobile $nolitique échappe à ce titre à la possibilité d'une extradition. C'est ainsi qu'en cette matière l'on no considère (généralement pas comme ixélit politique le meurtre, l'iassassinat ou l'empoisonnement diu chef d'un 'geuverne-ïient étranger ou d'un memibre de sa faillie. Celui qjui se rend coupable d'un cri-! 7ie pareil ne cesse nulle part, en considération dr« lut politique qui a pu le pousser,, ï'être considéré comme un meurtrier, un ! Assassin ou un empoisonneur; et si son ex-iradition est réclamée, la demande en est généralement accueillie, indépendamment ft'/un vir.îité •sur la matière, parce cu'il est le l'intérêt de toutes les nations que les .rais forfaits soient punis et que la justice, pour les réprimer, puisse 'agir avec ef-1 îi^acité et sans entraves. Jette remarque permettrait déjà de con-! dure, car ie droit est l'expression de la vérité juridique ; et ce qui est vrai pour l'anarchiste, que rien n'arrête dans l'emploi .les moyens qui doivent à son sens hâter l'avènement de la société de ses rêves, ilodt être vrai du despote qu'aucune monstruosité ne fait reculer -quand il s'agit d'd-lendrc indéfiniment les limites de sa do-lui nation. ; 3>i pour mieux réussir il a violé la foi ju-.j rte. c'est un parjure; Si pour stimuler l'ardeur de ses compli- ! crro il s'est réclamé de Dieu, c'est un blas-1 ii;hématoua' ; -J'i pour atteindre son but il a employé le r? me, c'est ua criminel, et si c'est lui cri-1 m.'nc-l, qu'on 1e livre et qu'on le juge- Mais .pour arriver à cette conclusion, il n'est pas indispensable d'établir que les principes régissant l'extradition comportent, en matière politique, des tempéraments qui autorisent la remise d'un inculpé lorsqu'il s'agit do certaines infractions fie droit commun oommises dans un but politique. 11 est au contra-ire permis de dire, pour rencontrer d'une manière plus adéquate le cas qui nous occupe, que celui qui î.\ déchaîné une guerre injuste n'a pu, nonobstant les mobiles qui lo poussaient, ï-ommottrë ùii délit politique au sens que '"on donne à ces expressions en matière cl' ex tradition. Qu'est-ce, en cl^fet, qu'un délit -politique -n cette matière? C'est l'infraction qui ne cause qu'un trouble essentiellement loca- • .isé, parce que son caractère exclusif n'est rue de porter atteinte à l'ordre ou à la 'orme d'un Etat déterminé. Dans ces con-ii'tions, l'abstention des autres Etats, qui fi'ont pas le même intérêt à la répression du fait .vicarâminé, s'explique logiquement '-i l'on comprend comment et pourquoi l'on en arrive à refuser l'extradition en yp -\-v.lie mat-icre. Mais rien n'échappe davantage à la no-»!on trè-'. étroite d'un délit de l'espèce que l'infraction qui, au lieu de compromettre les destiinées d'un gouvernement ou d'un 'fitat d '-terminé par certaines manifesta-lions extérieures dont les effets -ne doivent pas dénasser les frontières do cet Etat, cause su contraire un trouble général et ".•roio-nd qui s'étend non seulement aux divers pays belligérants, mais aux -neutres »ux-mô:nes. Ce trouble-L\, lorsqu'il a pour rauso des faits qui doivent nécessairement tomber sous la réprobation universelle. n'a rien du délit politique et-il ne peut, la seule faveur des principes de l'extrad tion, échapper comme tel à la possibiiit , r de la répression. ifi Mais, dira-t^on, celle-ci implique la lit ces ai-té d'une infraction expressément dt finie et d'une peine spécialement prévu par la loi, de sorte qu'à défaut d'un texte le juge international serait dans l'dmposs ? bilité de statuer. Ces principes sont év déminent ceux qui régissent, dans l'intért rts de la liberté individuelle, la justice natw an- nale des pays civilisés. Cependant, pov La elle déjà, ils comportent des exception vo- nécessaires. C'est ainsi q.u'en matière à Lire responsabilité ministérielle le juge belg de saisi par \oie d'accusation crée le délit c ion. prononce la .peine {art. 134 Const. belge et les Hautes Cours de Justice, en Francc la n'ont pas hésité à en -agir de même-Les lo: Re- n'-ont pas tout prévu; et lorsqu'il s'ag i a d'un fait qui a cruellement et loniguemer: on, en péril les droits do l'humanité et le ou- destinées du monde, le danger de l'imipun en té,s'il y a un coupable,serait plus grand qu le Celut d'une répression exclusivement lai: au sée à l'aiibiitrairo des juges. Ce qu'il fav alors, mais cela suBfnt, ce 9?nt des homme }e dr>nt, la conscience ,dans 1 exercice de \e'o mission -nécessaire, so.it capable de s'éle ver au-dessus de r.rjs misères et d assume ^'es devant l'histoire universelle et devant Die .as" ha responsabilité d'un arrêt de suiprcm justice, quel qu'il doive être. ^ ^ ;ai-* i —~ ■ La tHiu les BTéiBiente. -i s n Affaires allemandes. — Affaires rie la Paix (1>. Colomb demandait trois jours à ses matelots pour '• leur donner un monde; naguère Ebert., le dernier suc-e cesscur de Bismarck au poste de chancelier allemand, L demandait cinq ou six semaines pour dire si la République allemande tiendrait debout ou échouerait dans L le sang ou le désarroi. Il faut en convenir : 1e passage [_ d'un empire si militairement organisé, c est-à-dire q d'une discipline séculaire à toute épreuve, à un régime e libéral, démocratique, républicain, socialiste mémo, c olî're do grosses difficultés. Il coïncide avec des cir-;, constances qui en aggravent la portée et en augmen-e lent lo nombre. o Premièrement, il y aura lieu à démobiliser 10 mil-o lions d'hommes, et tout arranger en vue de substi-e tuer sans trop de secousses lo régime économique du c temps de paix au régime économique du temps de r guerre. Deuxièmement, il s'agit de ne pas accorder aux élé- j ~ monts irréconciHcblés» aur» perturbateurs .quand ' r même, plus d'influence qu'il ne convient. A cet égard, il est Significatif que Haase, le porte-parolo do la i'rac-tion socialiste en 1U14, chef ensuite du groupe socialiste indépendant, repousse maintenant, dit-on, l'ex-j e tréme-gauche du parti socialiste, 1e clan Spartacus; e ; la feuille moscovite, qui exprime la pensée de Lenin, ! accuse Ebert et Haase do ménager le capitalisme. Le t j Voricoœrts, dont M. Scheideman est le rédacteur en a chef, se dit assuré qu'en y réfléchissant avec calme, i- les éléments extrêmes conviendront que l'on ^epeut i- j retarder d'un jour la paix ni mettre en péril ralimen-l- tation populaire à cause de dissentiments de principe a entre socialistes. Ces deux intérêts suprêmes récla-e ment sans délai la réunion de l'assemblée nationale, " élue au suflrage égalitaire des deux sexes à 21'ans. e D'autre part, d'aucuns tremblent qu'une république" e bolsjcwiste n'amène non la paix, mais l'intervention ^ dol'En'ente dans les affaires intérieures : telle est bien l'opinion générale; les adversaires do la Consti-I tuante ne paraissent pas avoir bien raisonné les consé-. quences de leur attitude. Ils sont la minorité, soit i . Mais ils se remuent. q i Lo Comité berlinois des ouvriers et soldats a décidé que laconvoc ition delà Constituante devra être retarit dée jusqu'à l'élaboration d'une nouvelle Constitution t par lo Comité central allemand des ouvriers et soldats : ;t ce projet sera soumis à l'assemblée constituante, sous s la menace que le rejet du projet entraînera la disper-sion violente de la Constituante. Ce-qui équivaut à I i'institutiou d'une autocratie sur le modèle moscovite, i avec ces conséquences en perspective : la guerre ci-f" : vile au-dedàns, nulle paix avec le dehors. Richard | Mïiller,présideiltdu Comité exécutif, a déclaré en cette l- réunion: "Les partis bourgeois pressent la convoca-^ tion de la Constituante; pourquoi? Parce qu'ils ;,r comptent ressaisir lo pouvoir. Cela no réussira pas. !' La Constituante ne se réunira qu'en me passant sur l_ lo corps. » Chose étrange: Ebert efellaase, présents, j. i n'ont pas protesté; Iîaase a même encouragé le Comité exécutif à surveiller constamment la conduite des ministres... Dans l'Allemagne du Sud, on tient que le Direc-i- toire de Berliii est trop faible envers les révolution-5- naircs, on veut se garder à l'abri des influences bolcîievistes qui dominent lo comité du Qrand-Rerlin : e ' tant dans les classes ouvrières que parmi les sphères i" j élevées, on s'inquiète. L'Assemblée nationale alle-! mande, dit-cn. devrait so réu;iir non à Berlin, mais au ^ siège do l'ancienne Confédération, à Francfort. Le 's langage des journaux bavarois de touto tendance est très ferme à cet égard. Quant aux partis non socialis-tes, aucun ne montre la volonté do combattre la république, tous semblent d'avis d'appuyer lo Direc-S toire, nia:s le Yorwàrts trouve leur coopération in-' suffisante. Théodore Woîf, l'admirable polémiste du Berlinci• TageblaU, essaie d'amener entre les libéraux t j et les x>rogressistes un accord dans le sens d'une colla-boration bourgeoise à uno*répnbliquo socialiste ihodê-■ rée. Le Centre, parti en décomposition par l'incapacité e et l'opportunisme suspect de ses chefs, tftcho do so e réôrgîiniéer, dans le but de tenir tête v la fois aux tendances socialistes boljevistes et aux efforts retrogra-e des, impérialistes, anti-chrétiens, do ceux qui lui ont e été tout idéal supérieur. i- Troisièmement, plaintes très vives dans les pays de ;t l'Entente au sujet tics traitements subis par les pri-a sonniors en Allemagne et les procédés |do certaines l; parties de l'armée allemande en retraite: cette cruau- j 11 té persistante indisposé les peuploV.au moment oùi n l'Ailemagne aurait gran 1 besoin de provoquer d'au-1V très sentiments. I.es groupes catholiques du Rhin ont 11 imploré, sur un ton assez cavalier, l'intervention du ; n Souverain-Pontife en faveur d'une atténuation des clauses de l'armistice ; leur appel aurait plus de for-ce si leur voix s'était élevée !J contre les atrocités c allemandes en territoire occupé. Au Congrès interna-e tional féministe de La Haye, laprésidento du Conseil national des Femmes allemandes, invitée à protester ^ contre la violation de la Belgiqucj a répondu : « Nous no faisons qu'un avec notre gouvernement et avec ^ sjn peuple ; les gouvernants responsables do l'Aile j magne nous sont aussi chers que nos soldats, n s — r £ (1) C'est par erreur que cette fchronique n'a pas trouvé place dans notre précédent numéro. , à]r Quatrièmement, M. Soif, ancien ministre aux colo-Ldii- nies, ministre des affaires étrangères, invité à s'adres' iité ser non plus à l'Amérique en particulier, mais à sss alliés en générai, demande à la France, à l'Angle né- terre, à l'Italie, aux Etats-Unis, de se relâcher sur les dé- conditions de l'armistice. Si àî.Solf est écouté, l'ancien' irue ne frontière de l'Empire, y compris le Luxembourg, :te, qui appartient à l'Union douanière allemande, sen< ssi- provisoirement .considérée comme la frontière doua-nière au profit de l'Allemagne; les prohibitions aile maûdes pour l'exportation, lo transit,. l'importation, ^*ur s iront maintenues par l'autorité allemande. L'En-tente renoncera totalement ou eu partie à la livraison (ie 5 mille locomotives et des ICO mille wagons. La :lge rive gauche du Rhin présentera, comme l'autre, avec et l'autre, toutes les facilités actuelles d'exploitation et ;e), de commerce pour les Allemands. Sous ce rapport, ice, aucune modification ne sera introduite. Los organisa-lois tfbns civiles et militaires de toutes natures se trouait vaut sur lariVe gaucho du Rhin seront autorisées à ent continuer d'exister et de travailler. Les hommes libé-les i'és mais aptes au service militaire se trouvant sur la mu- nve gaucho du Rhin demeureront libres, même s'ils qn« partent l'uniforme. Etc. Etc. Il y a quelques semai-ajs" n is, M. Soif, que l'on présentait à Berlin dans les mi-; iieux pacifistes comme un esprit large et modéré, ré-noS clamait encore un nouveau i>artage de l'Afrique : l'Allemagne aurait rogné sur le Portugal, la Belgique, ^er la Franco et l'Angleterre, de façon à constituer le i eu ^ran(^ E,ml>ire africain, rêve du début de cette guerre : me ~ Soif s'attire maintenant cette observation du Times: '• Le gouvernement allemand, sans distinction d'opinions, devrait enfin se rendre compte qu'il parle au nom d'une nation vaincue. » L'argument unique de M. Soif est que„si ces concessions no, lui sont pas faites, le ravitaillement de • l'Allemagne sera impassible, que le boljevisme aura-beau jour, que les Etats voisins en éprouveront lo contre-coup, et que l'Entente no trouvera à parler en Allemagne à aucun gouvernement dûment autor!» sé: le Reichstag est dissous, le Bundesrath a disparu. • Donc, la paix sera remise indéfiniment. Peut-ctre M. Soif demande-t-il beaucoup pour obtenir peu : our c'est une méthode allemande quand l'Allemagne os • uc" réduite à demander, faute d'être en mesure de pren-nd, jpg. l,u" Est-ce bien, d'a'.lleurs, la paix de la famine que ae-ans mande l'Allemagne? Les journaux do Berlin annop» a£"° cent qu'il n'y aura pas de semaine sans viande à dater hre de la semaine qui vient; la ration de pain pour Berlin m0 et sa banlieue sera portée à 2 kilos 300 par semaind, à 110• partir du i'1" décembre. Ofiiciellemenr, M. WUrni, cir" secrétaire d'Etat, du ravftaillement, promet aille rapide on" et efficace, sous forme d'envoi de denrées alimentaire:, au député autrichien Langenham, envoyé à Berli i Tlil" pour demander secours à l'Allemagne. Quoi qu'il e.i ,stl" soit, un membre du gouvernement anglais fait con-,<lu naître qu'ayant de promettre l'envoi de vivres en > <le Allemagne, l'Angleterre voudra être instruite exactement do la situation alimentaire. -lé- Une paix provisoire entre l'Allemagne, la France et md l'Angleterro est toutefois dans les ]révisions de o®.--trd, tains organes de pays neutres. En Angleterre, dans la •ac- première quinzaine dp décembre, élections générales cia" et réunion du Cabinet de guerre en présence des délé-cx" gués des Etats d'outre-mer, chargé d'arrêter les priîi-:us; cipales conditions de la paix; arrivée du président un, wilson.dontleséjour sera bref, avec la préoccuj.-ation do préparer le Congrès de la Paix. M. Wilson a adresse cn ces jours derniers au Congrès des Travaillistes Amé-no' ricains-qui l'ont toujours secondé une approbation su^ sans réserve de leur programme en vue du traité de en" Paix : égalité des peuples, liberté de chaque peuple, 'Pô extirpation de tout motif do haino ou d'hostilité. S'il c|a" est permis de so fier aux apparences, 1918 ne connai- * tra pas un Noël rouge, et Pâques 1919 sera la fête universelle de la Paix. pie' ion , . ... a 3' 1 . . ^ t i A MESSIEURS LES POÈTES! Je vous aimo beaucoup, Messieurs les PoÈtes, et pour cause. Vous avez des façons „ de dire les choses, des façons adorables et : miraculeuses, par quoi vous charmez les s esprits, les imaginations et les cœurs. Vous êtes des créateurs, poiôtês, des à trouvours, trobar, troubadours; vous créez '• pour la joie de nos âmes un monde idéal où vous nous emportez sur vos ailes frémis-santés; vous trouvez pour nous enchanter ° des images, des rythmes, des cadences. A i, vous lire et à vous «ntendre, nous oublions j, lès petiies misères do la minute présente, r les lielits et même les grands ennuis. Nous parions vers le pays des rêves. Nous-nous i- élevons vers le monde de l'Idéal. Que de fois, aux jours gris et lourds de l'occupatiffn, le livre du> poète i'avori, ro-trouvé sous la poussière de la bibliothèque, 1 ne nous a-t-il pas jeté dans l'âme do l'allé-s grosse et de la oiarlé ! .Te vous aime beaucoup. I. Mais aujourd'hui, il faut bien que je vous u . crie : N'en jetez plus! iC. ! Il m'arrive de partout tant de lyrisme : st1 odes à la Libre Belgique, sonnets au Cardi-i- j nal Mercier et au bourgmestre Max, ron-»; dels à nos soldais, satires fulgurantes aux Loches; il m'oîi Arrive tant et tant, que je vais être forcé de fermer au courrier la u porte do mon bureau et d'adresser aux Mu-x ses fécondes une invocation cn l'honneur î" do la stérilité. 'é II est vrai que les revues littéraires n'ont ;0 ' pas encore reparu. ,-j Elles vont reparaître, soyez tranquilles. -..'Elles seront nombreuses et brillantes ot tait lentueuses et accueillantes. Vous verrez cela. C'est moi qui vous le dis. é II ne vous faut plus qu'un peu de pa- '" tience". 3 ^. I REVUE DE LA PRESSE i r" J Le « PeuplO'.» et ©ainte- Guduîe. — a- Un de nos amis qui prit plaisir ces jours-ci 'il à jeter un coup d'oeil«%ur tous les journaux sr publiés à Bruxelles nous signale que le asi« Peuple» ne fait nullè mention des deux visites du roi Albert à Sainte-Gudule, la j 0 première, incognito, du vendredi 22, à 4 li., . la seconde,solennelle,du samedi 23, au Te j _ Deum » d'actions do grâces. i as La chose est tout autmoins étrange. Le reporter du__" Peuple », qui n'est pas. 'o- «n défaut pour ce qui est des solennités res" laïques, est d'une omission totale pour ce r^s qui regarde les solennités religieuses. Croit- (. "les ^ donc que cela n'intéresse pas ses amis de j eh. savoir que le Roi s'est rendu deux fois à \ Sainte-Gudule pour remercier Dieu do la c '.ictoire accordée à la Justice et au Droit? c ua- Ou craint-il que ce noblo exemple de piété r, ue. n'éveille au coeur do plusieurs do ses lec- t, on, leurs les sentiments chrétiens qu'y a déposés En- l'hérédité et l'éducation? son Pendant cotte longue guerre, beaucoup La d'hommes qui avaient négligé leurs devoirs * ™> envers Dieu y sont revenus, poussés par la c let réflexion et la méditation. Beaucoup ont >vt' i éprouvé qu'une puissance supérieure nous J 'sa"lmène, envers qui nous avons des devoirs. 1 Nombreux sont nos soldats qui portent l'écussôn du Sacré-Cœur avec cette devise : .'la - Espoir et salut de la Belgique. » nis Mais ce sont là des sentiments que lo 1 iai- " Peuple » veut ignorer et qu'il veut que ses ' rai- lecteurs ignorent. 1 0 " Interview d'Anaeele. — Un de nos confrères parisiens rapporte une convor- ■ rg. sation qu'il a eue avec M. Anseelo. On y lit ( ju ces mots ; , . ^ " Je suis fermement partisan d'une politique •' 1011 d'union basée sur la reconstitution du pays. Quant à ( rie l'union sacrée, j'en suis également partisan, à condi-tion, toutefois, que l'on ne ruse pas avec la dérnocra-• tie et qu'on oublie toutes les querelles d'avant la guerre querelles qui ne peuvent qu'être nuisibles ee à ]a prospérité du pays. » ra- lo Que l'on oublie les querelles d'avant la ' lo*- guerre, n'est-ce pas le vœu do tous? Et 1 ri" notamment la querelle religieuse. Nous ™ croyons pour notre part que c'est à quoi ' visent toutesles aspirations du peuple belge. Il veut l'union. 11 veut la concorde. Il veut ;n. une politique de vénération pour tout ce qui est vénérable, nne politique loyale et géné- 1 ie- reuse, 1 >n- ler ® ■ ( ' Un télégramme ds h reine de Hollande. L. , i e, La reine do Hollande vient d'adresser lo >n- télégramme suivant à l'Administration com- | en munalfi de Bruxelles, en réponse aux re-| i-- mercioments qui lui ont été adressés à l'occasion do la délivrance de la ville de BruxcUeè : la « Monsieur Maurice Lernonnier, t ;es « Bourgmestre ff. de Bruxelles, 1 ij,. » Très sensible au bon souvenir que la, ' ut » Vjlle do Bruxelles a conservé à mon peu- j on » plo et à moi, Jo tiens à lui réitérer,, en ce i =.o .. moment historique, l'assurance que mon 11 ié- ■> peuple a été sincèrement heureux d'ac-! ; m .. corder l'hospitalité fraternelle que les! s tle •> Belges ont trouvée en Hollande. !.®; L. » (Signé) iWÎLHELMINE » ai" — — , LA JOISHNÉE | lt.n présidence de ?.n Cîîamï.re. —- Oïl . a parlé pour cette importante fonction de • ( ! M. Carton de Wiart et do. M. Théodor. On ] i cite aussi le nom de M. Poullet, qui, au , cours de son ministère, particulièrement j 5 j lors de la discussion de la loi scolaire, a su j , ! s'assurer le respect de tous par son talent, ' son sang-froid, la loyauté de son attitude et s ( do ses déclarations. j 11 La Chambre so prononcera jeudi sur le j, *! choix qu'elle devra l'aire, lo mérite réel et la s ' haute aistinction des divers candidats la ' mettant vraisemblablement dans un certain ^ 3 embarras. ; ! Pour la vice-présidence, la candidature <, ' de M. limilo Tibbaut rallie beaucoup de j 1 sympathies. I " La gauche, paraît-il, proposerait M. Jan- j ' son ou M. Bertrandi c Le président dos Etats-Unis il Bruxelles. — M. V/ilscn prendra la parole à la Con-1 férence de la pa'ix pour y exposer ses vues 1 5 relatives h la constitution d'une ligue des i peuples. Il s'embarquera à New-York dans | les premiers jo.i.rs de déceiu'ore. et visitera ' les iirincipaux champs de bataille du front, j occidental. D'après les dernières nouvelles reçues de i -; Washington, lo président Wilson aurait 5 3 manifesté l'intention de se rendret non seu-:1 t loment à Londres et à Paris, mais aussi à ! i Rome et à Bruxelles, <y— 1 kî. c3e Broqueviiie. de retour à Bru-" xelles,hésiterait à reprendre un portefeuille.' i Ses amis insistent pour qu'il assume la t ■ direction du ministore de l'intérieur. s 5 * 1 m. m.-;0=ion. le nouveau ministre do la s " guerre, interné à Colleschlors depuis plus i de six mois, est rentré en Belgique. Pour la reconatitution du chepfcl dëcînrê Une somme de 3,75O,O0Ofrancs a été recueillie par la Société royale britan- , nique d'agriculture. Celte somiuo sera cm- ( ployée à la reconstitution du cheptel belge, l serbe et de la région du nord do la France. J — « j jx. tous le» postea-is-oîîtièros actuellement rétablis, les douaniers et les gendarmes belges fouillent tous ceux qui rentrent . au pays. On les dépouille de leurs marks ' B contre reçu en due forme. I A Essciien, on a do cette sorte saisi plus de 1,750,000 francs. j' s; < tiités •—'— n r ce ije génie travaille àlarestaura- ;1 •roit- tion de nos moyens de communications. n if de La troisième compagnie, appartenant au 11 ms a bataillon spécial des "chemins de fer, est 0 la occupée il la gare du Nord; la quatrième d roit? compagnie se trouve dans les environs do, (i piété Malines ; la première et la deuxième remet- 1 l°c" tent en état les ponts de Gand. losés c — « n COlip Amx elieaiîini» «:1c fer vicinaux. — c roirs ^es premiers vicinaux vers Jodoigne ont ar la ^ rétablis ce lundi. on\ Aujourd'hui ils pousseront jusque Saint- n nous Trôna, ot, sauf imprévu, effectueront, dès l* oirs. mercredi, teut lo parcours Saint-Josse-Ans. ricni Gommé on voit, les compagnies e-qiioi- ^ ,'iso : tantes ont fait diligence; la repris:.' du tra- j; tic si intensif sur cette ligne rendra d'im- r [e j0 menses services à notre population et aux J; e ses " poilus >• désireux d'aller saluer leurs ;; proches. ^ ' _» —- '1'doïiloaireaioe.— Le mai'OCÎial FOcll a - informé le général Vudant, président de la y Commission d'armistice, à Spa, de ee que r deux délégués du Ministère dos Finances ,] itique allaient se rendre à Spa, avec prière de ont r. demander l'envoi de délégués allemands au é îocri- courant des questions financières. inr. la - sibles a mandats d'arrêt eXOCUléS par 1; la MM. Bilaut et Devos, et confirmés, se' chif- [ i. front à une quarantaine. S'ous Arrestation, ces derniers jours, du direc- r qU0; tour de la « Deutsche Bank Dtifer. 7 Dlge. «- veut A Ja jj.os,c_ _ De la correspondance ve-nant de Gand, d'Angleterre et de France a ;e u~ élé distribuée ccs deux derniers jours. Hier, le premier courrier vers Gand fut expédié on auto. 1? Il est très probable que dès ce lundi le £ service postal par chemin do fer fonction- k nera dans cette direction. _ ide. Los l'"s P°ur l'étranger seront donc reçus r 1 * et estampillés à la poste. f' , Les lettres venant de Gand étaient affran- ® ,onl chiés des nouveaux timbres belges créés au t l re-(Havre- J és a -*■ \ 3 de fA't* lettre» <lti conseiller Endone. <1 — Parmi les publications qni ont contribué " àmaintenir la force morale et l'optimisme dés masses pendant l'odieuso occupation v s. figurent on belle place les « Lettres du n ie la Conseiller Eudoxe ». peu-j Co |ut un régal pour les lecteurs : la pro-;n ce' fondeur de pensée et la noblesse de senti- ^ i on ment s'y alliaient à une finesse d'esprit et a d'ac-! à un style d'un classicisme qui faisaient o les songer aux bonnes pages d'Anatole France, j1 On demande l'auteur. fi |. . LnDéEHitntton parlementaire X<nar- 1 nai-Ati>. — Do tous les arrondissements c du pays, nous croyons que celui de Tournai- ° ! Mi a'vu le plus grand nombre do ses législateurs décédés au cours de la guerre. Sur fi 1 3 sénateurs et 0 députés, quatre membres do ( la législature sont morts. Au Sénat : M. le - Pn ; baron Stiénon du Pré, catholique. A la à n tiu | Chambre : MM. Boval et Hoyois, catho- n • -0n iiquos, et Rover, socialiste. • ;iu M. le baron Stiénon est remplacé par 'J ment M . Do Eruycker do Chièvres, chef de la t a su (^poite du Conseil provincial dû Hainaut. lent, Los suppléants do MM. Boval et Hoyois de et sont M:vf. lioufart, avocat à Tournai, et Foucart, docteur à Mainvauit. M. Defaux, tir le bourgmestre de Gaurain-Kamccroix, est lo c'|a suceessouf de M. Rover. ts !a M. Renard, suppléant catholique, est rfoin. décédé également cn 1917. La nouvelle députa tion comprendra donc : rturo s6nat . MM do Bruycker, de Séjournot. P Bataille. Chambre. : MM. P.-E. Janson, Jouret, Jan" Duquesne de la Vinello, Iloutart, Foucart et Defaux. . » ^Con- Ghcs les "Wallons.— On se souvient de vues l'éphémére « Peuple wallon », journal du ■ 2 des mouvcniont séparatiste, publié par un cer-dans tain traître I)u Perron.- Ce journal a publié une liste de signalai- ; front. res mariifesto activisle, MM. llavrad es cie Alexandre ot Potier Arthur nous prient de aurait signaler que c'est contre leur gré et abusi- • ' seu- ! veinent que l'on a fait figurer leurs noms 1 iesi à ! dans cotte liste. Dont acte. Bru- Kjo passage dti Unihotir^ îiollnndnis \ Uille.' par les ti'oupon allemande». - La iéga- ie la tion des Pays-Bas à Paris publie la note suivante : Le retour en Allomix^nc de certaines troupes allemandes à travers ie Limbourjrpar la route do Mae- ' do la seyclc ii Instoren a 6t6 accordé dans l'intérêt de lapo-; plus pù ta lion belge ctaprès entento avec les ministres cle Bsl^iquo, de France et de Grande-Bretagne. Les armes et le matériel de guerre qu'elles ont : amenés resteront aux Eays-Bas. •ptel '.mes niunicipeilité de Ijima, réunie en , ''an_ séance solennelle, a décidé d'offrir à la Ville , 1 ,om" de Bruxelles, en témoignage d'admiration . S0' pour lo bourgmestre, Adolphe Max, une ance. godaille commémorant la rentrée du Roi : Albert dans sa capitale. relie- • r"îaI Peintures de «uerre. — Tout comme larks 'es ^oc'les °1' ^ans même but, les Belges " I so sont livrés sur leurs canons à des bario- ' , liages multicolores. Mais voyez, et comme j u . ceci diffiirencie bien les deux races : où les ' Germains ont procédé sans goût ni art, com- . me s'ils jetaient au hasard pois do couleur après pots do couleur, nos petits soldats oni 5. mis une sorte de coquetterie à bien ordon-u ner lignes et pbms diversement colorés, jt Ça en devient comme une sorte Mo paysage e d'affiche en tons plats juxtaposés ainsi 0 qu'une certaine école les mit à la mode voili quelque six ans. Aussi l'instinct raeique de la couleur, et de sa belle'vivacité ot do sa belle ordonnance so manifeste quasi-inconsciemment - chez les peuples nés peintres. ît <i t- ¥-.e» projets de sîos étùdiunfo. — ;S On nous communiqué la note suivante : Les étudiants de l'Université libre do Hrurelles, i- cc.ux do l'Université nouvelle, de l'Ecole des Mines ou Mous, ainsi que ceux des i hivei-sirés de Louvain, (iand. do l'iusiitut Aj^iicolo do Geinbloux, 1- représentés à une réunion préparatoire qui s'est tenue samedi courant, à laquelle assistaient é^alonicnr, L" les théoriciens sortis de-divers étaiUisson:ents il'ensei-CS £îih'inont moyen, tels qud les Athenéesd'lxelii s, Sain.-(iiiles, Bruxelles, Morlanwez, Tirlemoirt, et les I ist-tut» Sirnon-Stéri», ttaint-Michel, Saint-Louis, Iloberr, Saint-jBoyifacf, Norre-Ilaruo d'Aiiderlecht, l)u-puich, etc., ont décidé la convocation d'une assemblée ? «-éné-Tàl-''où sera examinée la situation do Ja jeunesse .*■ intellecruelle bel^o. 1^ Tous les étudiants universitaires et rhétoriciens da DruxeUè» et do provir.ce sont conviés à cette asse r.-b(t'-o où la coûstituti.oii d'une Fcdém'ion Nationale, L 0 dée.idcu e:i principe, sera minutieusement examinée, le Outre cftî» proposition, l'ordre du jour comporte : ... I" Or^-amsarion d'une cérémonie eu l'honneurdcï étu ii uiUi morts pour la Patrie; 2° Fête- aux survivants : 3° La reprise des cours et le passade des examens. Il y a heu d'ospérer quéeetto importante réunion amènera la présence do tous les étudiants. .En efieu. W la restauration morale et matérielle du pays' n'exi«e-£_ t-ellé pas que do> disposerions favarables permettent à. ! i jeunesse tie rattraper les quatre anneos do stagnation intellectuelle à laquelle elle s'est vue côntraiuto 0. pendant l'occupation ennemie ( Cette réunion est lixée au mercredi 27 courant, à 7 heures précises du soir, au <• Château d'Or rua Antoine Dansart, à Bruxelles. Antoine Dansart, à Bruxelles. ;°°a Petits pioupîoiss de l'Yzer. fut Petit bonnet floflochant sur le crâne, crânement, un peu penché vers la paucho, avec un certain air do j je faire la nique aux » sales Boches -, gourde au côté, capote évasée par le b;^, tout kaki, d'un admirable kaki feuille morte, tabac turc ou labour frais : très _ « chics n'est-ce pas, ainsi, nos petits pioupious do ÇUS l'Yzer? Peut-être les aimez-vous mieux casqués de fer, « Jeannette ., au flanc, l'air plus martial, avec une , _ certaine dureté do médaille d'r.irain sur leurs traits 1 ombrés par les rebords avançants de Ja marmite de ' au trânehées ? 11 3' en a pour tous les goûts, commo vous lo voyez. Mais commo ceci ou comme ceb, embon-netiés ou casqués, ce sont des héros, nos héros; ou.. Mademoiselle; parfaitement, cher Monsieur, des héros Ke. Qui ont étonné lo monde. S'ils ont encore des jambes, bué ^0 bonnes jambes pour déliler militairement do leur ,mo pas élastique et rythmé sur lo pavé des avenues; s'ils 3. ont encore des mains, de bonnes mains pou;* serrer les '1011 vôtres que vous leur tendez bien cordialement avec du une grande émoi ion réciproque au fond des yeux, ce n'est pas leur 4aute, c.ro'/ez-le bien. Que n'ont-ils donc )1»0_ P;is fa't pour sa les faire casser ? Souvenez-vous un ,. peu de leur dernière offensive du mois qui fut, ccllc-la qui mit brusquement par terre, d'un grand cou;» t et (l'épaule, un si largo pau du front, ennemi, comme un ieilt château dera:-tt>s»iêmAolif»ulo.Ktoommoil.'»y allaient, ICC. nos braves petits troupier-;, comme ils y allaient i La tant fameuse forêt d'Houthulsf, jugée quasi-inexpugnable, emportée cn deux heures, toute la côte conquise pour ainsi dire on coup do vêtu-, la Lys en, foncée, l'Escaut enfoncé... Et quen'auraient-ilspasen-ur- foncé encore, le Rhin sans doute et le Danube, si Ja înfcs conclusion de l'armistice n'était venue, d'un brusque n „ : coup do cisailles, couper le fil de leurs fabuleux enfon-' céments? Ah ! cher Monsieur, quelle belle épopée ! et votro Sur flls en fut et. votre fiancé aussi, Mademoiselle. 5 de Voilà do belles histoires à conter à la veillée, commo dit la chanson. Voilà de belles images à évoquer par le , mot ou par la couleur. C'est toute uno Illiade à mettra débout et elle n'attend que son Homère, un Homère 110- moderne, bien entendu, a qui lo tambour de la prose — contes, nouvelles, épisodes — ne répugne nulle* ■pr.p ment,' encore qu'il sache, selon le ton à prendre et *■ l'occasion étant propice, emboucher lo clairon l• m.i-J ltl truant des strophes épiques. LMILlO. l'Ois « is « Dt iè La marins de l'Allemagne. 3^ Nous lisons dans lo « Berliner Tageblatt » une étude intéressante du capitaine JPersiuS, qui essaie d'expliquer la dob'âclo actuelle, cr Avons-nous assez, ontemlu vanter les exploita ît. <ie3 U.-booi. allemands? Il parait que les boches espéraient que la flotte de haute mer li-, vrerait une nouvelle ta baille navale plus de-oisive encore que celle du tekagerak ! Dès lors irt la marine marchande anglaise serait anéantie en peu de temps par les sous-marins. Le peuple allcma.ïld a été aveuglé par les mensonges -ccficiels qui ont été l'amie de ie «plus fréquemment employée. Nous ne sa\ions pas <ju;il n'existait pl-us de flotte,ni }r_ que la valeur mjil/itaire des sous-marrus •était insignifiante. Nous ignôrâons q-u-o des . mesures brutales avaient amené les maruns u" et les iméeanieiens à des? résolutions ex-ftd tremes. de En août 1914, le tonnage de la mardn-o si- de guerre dépassait le 1.000.000 de ton-ies, ns celui de l'Angleterre 2.200.000. Le matériel are valait aucunement celui de l'ennemi : les na-vires allemands avaient urn déplacement inférieur, des canons moins puissants et moins rapides. Malgré cela, les . hommes donnèrent des preuves certaines J*8 de courage et de haute capacité.Deux eau-»?•' ses ont préservé la flotte de l'anéantisse^ ment dans lo Skagerak : la maîtrise de l'amiral von Scheer et l'état du ciel telle-,. ment ibrouillé que la vue no portait pas.. Si le temps avait été clair, les canons à' 10[ lonjgne portée de l'adversaire auraient cou-(je lé toute la flotte. Les pertes furent si élevées que dans les milieux .renseignés on )nt avouait qu'il ne serait plus question d'uno deuxième bataille navale. Tir>p*iÇz ne tira aucun profit de la leçon; il restait sourd aux récriminations des commandants de torpilleurs, de U-b.oots ofe en d'avions réclamant un armement plus e£fi-Lie cace o.u des moteurs plus puissants. Jus-On qu'en octobre 1917 d'innombrables ou-! ne vniers lurent employés au gaspillage ue matières premières précieuses en vue de la construction de grosses unités qoui n'auraient aucun usage. Aussi le 1er octobre 1917 le haut commandement militaire (mais non pas le ministère de la marine) ordonne na-t-il d'arrêter tous les travaux, es Pendant ce temps, les matériaux pour 'q. sous-marins étaient devenus rares, au . point qu'on démontait, qu'on exploitait des navires de guerre d'un certain rang. cs En 1918, 23 unités de combat furent ainsi lî- sacrifiées, (parmi lesquelles le « Deutscii-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La Libre Belgique gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1918 bis unbestimmt.

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