La métropole: journal quotidien du matin

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s.n. 1914, 13 September. La métropole: journal quotidien du matin. Konsultiert 16 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/db7vm43m0w/
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LA METROPOLE EDITION DU MATIN 21e Année No 232 Bd.iJio.ti 33 -lin ■ i ■ i ■■ ■■ 11 ■ ■ il § CËB le m Dimanche 13 septembre!9!4 LA GUERRE LA RETRAITE DES ALLEMANDS S'ACCELERE Les opérations au Sud È Démer A. LIEGE LA SITUATION La bataille au Sud-Est d'Anvers se poursuit Ai voir» 12 septembre. 10 h. du soir. — (.OtfKviel. ) "La bataille engagée au sud-est d'Anvers ï'est poursuivie aujourd'hui avec acharnement. A notre gauche, une contre-offensive «ixéoutee i>ar des troupes «orties de Louvain, «t ohligA notre division d'aile à céder du terra ri. Par contre, au cen^o ôt & droite, notre infanterie a progressé dans les meilleures condition».\a «-orabat su» poursuivra demain et tout laiwe supposer que grâce à l'entrée en action de tr*mpos fraîche» tenues jusqu'à prient en yéesrve, la situation de notre gauche pourra 6tre l'établie. La retraite des Allemands est rapide Nouvelle capture de canons Londres, VZ septembre. — Communiqué du J»j «sstfureau : No» troupes franchirent l'Ourcq et firent t» jnatin une poursuite rapide contre l'ennemi. Deux cents prisonniers furent capturés jpar la cavalerie des alliés, qui se trouvait petto nuit entre Soissons et Firmes. L'ennemi bat en retraite au nord de Vitry. La 3me armée française captura toute l'ar-tSlberie d'un corps. Nos aéroplanes rapportent que la retraite de l'ennemi est très rapide, ô • » Cette dépêche a été confirmée par un télégramme du War Office, reçu directement par Sir Francis Hyde Villiers, ministre d'Angleterre à Anvers. Les Allemands cèdent également au centre et à l'Est. - Progrès iraiiçais en Lorraine Paris, 12 septembre. — Communiqué de B heures. A lotre aile gauche, les Allemands ont engagé ua mouvement de retraite générale entre l'Oise et la Mars». Hier, leur front était jalonné par Soissons, Brame, Fermas et la montagne ce Reims. i«eur cavalerie semble éjuisée Les forons anglo-françaises qui les ont poursuivis n'ont trouvé devant elles dans la journée du 11 que de faible* résistances. Au centre et à l'aile droite, ies Allemands ont évacue YTfcrv-le-François où ils s'étaient (fortifies. et le cours «le la Souîx. A traqués à Semaine et Revigny, ils ont abandonne un nombreux matériel. Le» forve* allemandes occupant l'Argonne «n*- comment à céder. KlIv, battant en retraite vers le Nord par fe forât <'«* B«Uenoue. En Loi-aine, nous avons lésrèremenf pro-Nr<'8 occupons la lisière Est de la forêt n» Cliamp^uoux, Ttehainvilleis et Gerbervil-leis.frf»# A^'.-ma/idfs ont évacué Saint-Dié. 1 'a^mée belge agit vigoureusement contre le? t)oup*s aîlfmandes qui observent le camp «retranché d'Anvers. L'Autriche va crier grâce! On ttf«a<nde de Pétrograde que, dans les «phares diplomatiques russes et étrangères, on juroit quo l'Autriche aura imi>loré la. paix •vj».rjt '5 jows : (o ra.it ]>our elle le seu1 snrunm d'éviter la dislocation de ses territoires.Le dîner est servi Paris, 8 août. — Sous le titre aLe dîner est servi», voici une fantaisie du a Matin» de Paris: Lorsque son Kaiser, par la volonté de son petit doigt, eut déclaré la guerre, le feld-maréclial _ von Haeselcr, qui, en plus de sa préemption, pvrte quatre-vingt-quinze années, «'appuyant sur feu son épée dit à ses amis: — Je prends l'engagement de dîner à Paris le 6 septembre. Si je n'y dîne pas, c'est que notr* armé» ne vaudra plus rien. Je me ferai niors si iter devant le front des trouoes. Nous sommes le 7, maréchal, le dîner est fiery». Il n'y manque plus qu'un plat de cervelle. Les colonies allemandes On les prend les unes après les autres Londres, 12 septembre. — Le secrétaire d'Etat annonce qu'une dépêche reçue de l'amiral Pattey commandant la marine australienne annonce l'occupation ce matin de la ville Herbert Shohe dans l'archipel Bismarck. Nous étions sans connaissance du nombre de l'ennemi et oehii-oi offrit néanmoins une forte résistance et détruisdt la station de radiographie. Notre force dut pénétrer à quatre milles dans une forêt. En chemin plusieurs mines avaient été placées. Le commandant allemand se rendit. Un commandeur-lieutenant anglais et deux marins furent tués. Trois marins blesses. # Deux officiers allemands, cinq sous-offi-rcisrs et trente policiers indigènes furent faite pr^v-nrtVrs. (Tteuter's Telegram Cy.) h répnse du président Wilson au Kaiser Washington, 10 septembre. — Le prési rfient WiiWxn annonce qu'il répondra au mes-'•age de l'empereur Guillaume, message, qui :Kt-il, ne contient rien exprimant un désir lw-paîxr^= ifteuterr^ Les capitulations et la Triple-Entente Londres, 12 septembre. — L'agence Router apprend qu'il n'y «a aucun fondement sur a nouvelle publiée à Berlin, que la Triple- . Entente a offert à la Porte de consentir à l'abolition des capitulations, si la Turquie maintient sa neutralité pendant la guerre. Cette nouvelle est complètement réfutée ' par lo fait, que toutes les puissances protestent à Constantinople contre lo décret abo-.issant les capitulations. (Reuter's Telegram Cy.) wraiiM Les projets anglais Londres, 11 septembre. — Le gouvernement s'occupe activement d'un projet colossal afin de donner asile à 60.000 réfu-grié3 belges,qui sont attendus en Angleterre dans les jours prochains. On s'attend à ce que le projet soit complet pour lundi et quand les réfugiés arriveront ils seront immédiatement envoyés aux centres. L'hospitalité règne partout dans le pays. Une oentaine de réfugiés belges sont arrivés hier soir à Cardiff. Tous seront reçus dans les maisons des habitants de la ville. Les balles dum-dum La réponse de la France Bordeaux, 10 septembre. — Lo gouvernement allemand a envoyé à l'American Press Association un communiqué au sujet de l'usage par les forces alliées de balles explosives, dites dum-dum. Le gouvernement fiançais proteste de la manière la plus formelle contre l'accusation, et il est à craindre que cette démarche de la part du gouvernement alilmand ne soit rien qu'une feinte destinée à justifier l'usage de pareilles balles par les Allemands, et en tout cas à provoquer un mouvement d'opinion en Faveur de l'armée allemande aux Etats-U"' où viennent à peine de parvenir les nouvelles 3es atrocités commises en Belgique et er France. (Exchance Telegram Co) Les sympathies de l'université d'Oxford Londres, 11 septembre. — Certaines personnalités de l'université d'Oxford, ont formé un comité de dames et messieurs, dans le but d'offrir l'hospitalité aux professeurs de Louvain *t à leurs familles. (Havas). Arrestation d'officiers allemands en Tripolitaine Rome, 10 septembre. — L'Italie a ordonné l'arrestation de quatre officiers allemand? lu'elile accuse de prêcher la guerre sainte aux Musulmans de la TripoHtaine. La police des mers On communique de Bordeaux lo 12 : Les croiseurs français « C-ondé » et « Désertes », assistés de oroiseurs anglais do In ïtation de Bristol, ont coulé deux grands bâtiments de commerce allemands dans l'Afclan-biqw. ENTRE AERSCHOT ET LOUVAIN Le front de combat. - Les Allemands repoussés. - Nos télégraphistes militaires. Nos blessés se portent bien. (De notre envoyé spécial) Samedi, 1 2septembre, à midi. Je viens d'arriver à Aerschot d'où les Allemands furent chassés hier par nos troupes. Le coup d'ceii est lamentab.e. Figurez-vous ^ un pays bouleversé et ravagé de fond en oomble par un tremblement cie terre et vous aurez une mince idée du tableau qui se présente à notre vue. C'est un amoncellement de ruines, d'où se dégage une odeur infecte. < M. l'abbé B..., que jo rencontre ici et qui a assisté du haut d'un clocher à l'engagement | qui s'est déroulé hier avec succès pour nos troupes, me donne des renseignements inté- ( ressauts que jo m'empresse de noter. Après un combat acharné, mais de courte ■ durée, les Allemands fuirent en désordre, dans un sauve qui peut général. Nos troupes traversèrent alors Aerschot. Nos soldats n'ignoraient pas le sac de cette ville ni Les horre-urs-dont furent victimes les habitants. Mais, nous dit d'autre part un , officier, jamais les récits les plus détaillés ( n'avaient pu les émouvoir autant que l'horri- . ble panorama d'Aerschot dévasté. La vue du village ravagé produisit sur eux un effet moral qui se traduisit immédiate- , ment. Ils ne sentaient plus la fatigue, oub'.iô- ! rent les mille bobo3 d'une écliauffourée dans , laquele ils se montrèrent d'ailleurs comme i touiours vaillants et intrépides. Déjà grisés par le succès qui couronnait leurs efforts depuis le matin, un sentiment de rage se mêla h leurs chants de victoire au spectacle lamentable de la région dévastée qu'ils venaient de traverser. Et ce fut avec j im élan irrésistible, d>ans un ordre parfait, j sous les ordres de leurs chefs, qui sentaient ' leurs hommefvparfaitement en main, avec une discipline du feu admirable, qu'ils se lancèrent méthodiquement à la poursuite des trou- ; pes ennemies qui perdaient du terrain de mi- i nu te en minute, malgré une résistance acharnée de leur part. D'Aerschot n Wijcrmael en passant par Werchter, ce fut une marche triomphante, une lutte sans répit, où les nôtres se montrèrent irrésistibles et victorieux, avançant toujours, appuyés p"vr notre artillerie où nos grosses pièces, admirablement pointées, produisirent dans les rangs des troupes allemandes des prtes incalculables, grâce à un feu d'une intensité et d'une justesse qui jetèrent ( le désarroi parmi les hordes désemparées . -V Attila II. _ ; Les Allemands occupaient uuo forte position j dominant la voie ferrée près de Wijgmael. Notre artillerie les délogea en un rien de i temps, tandis que nos lfguards se lançaient ( ensuite à la poursuite des Allemands qui < fuvaient de toutes parts. Ils n'avaient d'ailleurs plus d'artillerie à ( leur disposition. L'ennemi était suivi, p°s à pas, sans repos. Le 1er sergent télégraphiste Van Damme. le téléccraplv^te agréé Valez et le clairon télégraphiste Vlassembroeck avaient réussi au cours dn combat à relier leurs fils avec ceux qui servaient aux Allemands et purent ainsi "ommuniquer à notre état-major des renseigne mien ts de la plus hante importance. C'est ainsi que l'on apprit que le commandant des troupes allemandes télégraphiait de Louvain à Bruxelles. «Sommes débordés. En-vovpz renfort rapidement.» Et Bruxelles de répondre: «Demandez se- < cours Montaigu et Sichem. plus d'artillerie.» • D'autre part Vilvorde télégraphiait au com- i mandant allemand à Louvain : «Plus d'artille- ( rie. Dispose 2 batteries que vous recevrez.» Résumons-nous. Les Allemands ont dû bandonner successivement hier toutes leurs ; •lositions, chassés qu'ils en étaient sans coup : férir nar nos troupes animées d'un entrain ir- < -csistible. C'est un succès dont nos vaillants ; soldats et leurs chefs ont le droit de s'enor- ' gueillir. * « * i Ce matin, dès 3 1/2 heures, notre artillerie faisait entendre sa voix puissante et la canonnade recommença sur les lignes allemande? i reconstituées tant bien que mal. J'après l.es : derniers renseignements qui parviennent de ( 'a ligne du feu. les Allemands ^léeîrssent. • désorientés, et commencent à battre en re 1 traite, comme ils le firent durant la iommi''c d'hier, dans un désordre du plus "bel effet . pour nous. * * * Ma-lines. le 12 septembre. — La bataille d'aujouid hui s'est livrée aveo acharnement ] des deux parts, sur le front Neckerspoel (Ma-lines) à Louvain. Do grandes forces se trou- i vèrent engagées de part et d'autres. Les nô- ! très ont repoussé l'ennemi et gagné du tel-- ■ rain sur toute la ligne, surtout à leur aile droite, malgré les renforts que les Allemands amenèrent des environs de Bruxelles. L'avance fut plus difficile à conquérir sur l'aile gauche ; l'ennemi s'était fortement retranché de co côté, construisant ses défenses à l'aide de -a es de ciment re jointoyés et préparés de façon à former de véritables murailles de béton. Notre grosse artillerie de campagne eut l'oo cas:on de déployer toutes ses qualités, et les Allemands, quoiqu 'étant en force, durent reculer, lentement, il est vrai, mais en subissant des pertes considér?bles. On annonçait dans la journée que des forer allemandes importantes arrivaient de la di reotian do Liégo et de Hasselt. Des patrouille.--de nos troupes se portèrent à leur rencontre. et firent sauter tous les ponts, vers TLrlemont et Hasselt, et les voies do chemin de fer, coupant la retraite à la défense allemande, et tout moyen d'avancer aux troupes de secours. Aerschot, 12 septembre. — Trois prêtres au service des ambulances rentrent de la ligne du feu. Us sont légèrement blessés et ils dé-olarent que l'eiyiemi tirait systématiquement sur les ambulanciers. Les trains de voyageurs ne circulant plus après 20 heures, je me vois obligé de songer au retour. J'assiste alors à l'embarquement d'un convoi de blessés belges. Comme aux combats précédents, les blessés sont touchés, en général, dans le3 jambgs et les pieds. Ils ont été soignés sommairement en arrière de la ligne de combat. Leur attitude? Nous pourrions à ce propos faire de la littérature. A quoi bon? La vérité simplement est plus émouvante et plus éloquente que les phrases les plus finement stylées. Si ceux que nous avons vus se diriger vers lo front de bataille sont animés d'un entrain indescriptible, ceux qui en reviennent, la poau entamée par les projectiles ennemis, sont frémissants do colère contenue d'être immobilisés et de ne pouvoir plus cogner sur les brigands d'Outre-Rhin. C'est avec une émotion intense que nous voyons nos blessés décliner en souriant l'aide qui s'offre à eux. CLopin-clopant, la cigarette aux lèvres, la figure rayonnante d'une joie patriotique, on les voit s'avancer vers le train sanitaire, les uns se soutenant mutuellement, les moins blessés prêtant lotir concours aux plus atteints, se refusant energiquement à être transportés sur des civières ou portés à bras d'hommes. Une telle force de volonté, domptant la souffrance qui se devine sur le visage de certains blessés donne la mesure de l'énergie indomptable qui est la caractéristique de l'armée belge et qui la conduit à des victoires qui étonneront le monde entier. Les iians dans la Flandre occidentale Bruges, 12 septembre. — I>o not e correspondant particulier. Do nouvelles patrouilles de uhlans ont été signalées dans le centre de la Flandre occidentale ; une troupe de 500 cavaliers et cy-Iclistes est passée entre Lichtervelde et Gits. TTn train de voyageurs allant de Bruges à Lichtervelde a cîû rebrousser chemin. Une patrouille de 19 uhlans passant par Ruysselede et faisant un grand détour pour éviter de3 tranchées, en réalité inoccupées, est tombée sur une trentaine do geudarmes et de volontaires cachJs dans un bois. Un Allemand a été tué, et trois ont étéJ>lessés ; quatre furent faits prisonniers. Un ulilan eut successivement un cheval et un vélo enlevés sous lui. Les Belges n'eurent pas de pertes. * » * lia bande s'.gnu' e a t t «us- persée en dei;s parties; un groupe de tM7 cavaliers a été aperçu cct ap-ès-midi dans le voisinage de Roulers, venant lu côté d'Ingd-munster et se dirigeant \ ; ^ atant les grandes routes, solidement gardées. Ils sont précédés'de deux nr tra lieuses, et amènent en auto deux Pores Capucins, du couvent d'Iseghem, et quatre particuliers do Len-delede.A Waereghein, dans un violent combat ies Allemands ont eu 16 hommes tués. Mgr Sersiar à Londres Londres, 12 septembre. — L'archevêque de Malines est arrivé à Londres ce matin en route pour Anvers. lusses et Allemands en contact en Autriche Pétrograde, 11 septembre. — On annonce que les opérations offensives so développent avec grand succès. Les troupes allemandes sont dans la région de Grodck, sur le théâtre autrichien. Les opérations des troupes russes sur les deux ailes et derrière l'année autrichienne de l'ouest, sont favorables aux armées russes.Près de Ravarouska, le mouvement débordant contre le flanc autrichien so prononce avec succès. (Reuter's Telegram Cy.) 70,000 mutins en itaape Nous avons reproduit ce matin la dépêche que le «Maasbcde» a reçie de Berlin et d'après laquelle 70,000 Russo-Polonais auraient été faits prisonnière en Allemagne et conduits à Berlin. Or, d'après les renseignements que nous tenons do bonne source la vérité est tout autre. Il s'agit bien de .oixanto-dix mille prisonniers polonais, mais r-vec cette énorme différence que ce sont des Polonais russo-philos «sujets allemands» c qui se sont mutinés dans les rangs de Par née allemande en Posnanie avec l'intention de se joindre à leurs frères d'armes du côté russe. D'après M. Casimir de Woznicki, directeur s le l'Agence polonaise do Presse, 45, rue de Rennes à Paris, les 400,000 Polonais cl'Allemagne ne supportent qu'avec horreur l'uniforme allemand qu'on les obligea de revêtir et profitent de la première occasion qui s'offre à eux pour passer «lo l'autre côté de la barricade. ! •- La tactique allemande Voici exposé sommairement comment s'explique la marche foudroyai .te des Allemands: Dos qu'ils ont conquis nie position par un combat de jour, ils font, avant la tombée de la nuit, avancer leurs pièces d'artillerie, et parmi celles-ci se trouvent de lourdes pièces, jusque tout contre leurs i/ositions d'infanterie. De cette nouvelle place ils lancent quelques obus pour repérer leur tir soit sur un village, un bois, un pont, un point que&oan-lue occupé par l'ennemi ou qui pourrait l'être. Cela fait ils font exécuter un tir d'artil-'crie au début de la soiré' souvent. Si ce tir léloge l'ennemi, en incenc iant un village par exemple, c'est bien. Ou peut être sûr que cur infanterie ne tardera pas à aller occuper 0 point. Si les Allemands y étaient attaqués 1 leur tour ils peuvent Vv pas résister puis-"o leur artillerie rendrr tout de mémo la -îtion. intenable. Ils n'avancent donc pa seulement le jour,' iw» «iissi Îa nuit. En vue de la retraite des Allemands On demande des armes Nous nous faisons l'interprète de nombreux lecteurs qui nous demandent d'insister auprès du gouvernement pour qu'on les enrôle. I Leur geste est trop simplement beau pour qu'il ne soit pas remarqué et que leur prière ne soit pas entendue. Le gouvernement et l'autorité militaire sont évidemment juges de ce qu'ils doivent faire. L'autorité militaire, notamment, sait bien qu'elle ne peut faire fond sur des volontaires levés à la dernière minute pour livrer des combats réguliers. Il nous manquerait du reste le personnel en officiers et en sous-officiers, pour encadrer ces troupes fraîches et leur don ner une brève instruction. Mais s'il faut, comme l'avocat Dup xit récrivait naguère, que derrière chaque arbre il y ait un fusil et dans chaque maison des meurtrières, c'est smrtout au moment de la retraite prochaine de l'ennemi, j Encore une fois, nous ne pouvons pré- ] juger de ce que le gouvernement décidera. : Mais nous avons tenu à ce qu'il sache, de même que le monde civilisé qui nous ob- ^ serve et nous admire que des Belges vali- ; des brûlent du désir de venger les leurs. J Il y a lieu de remarquer que les Aile- , mands dépourvus d'uniformes, muais | donc d'un simple brassard gardent les : voies ferrées. * i Nous demandons le brassard pour nos i corps francs 1 1 Il y a peut-être pour ceux-ci de la be- ^ sogne en Camp i ne. D'anciens sous-officiers sont prêts à les , conduire. , Ces braves méritaient que leur désir fût , connu. C'est fait ! Il est bon d'ajouter que dans le commu- ; niqué allemand, essayant de justifier les • atrocités de Louvain, il est dit : « Il est vrai que la conférence de la f Haye, sur la proposition des petits Etats, , a reconnu conforme au droit des gens un soulèvement spontané de la population, à i condition que ies armes soient portée*, ou- = vertement et quo les lois de la guerre -soient observées. Un tel soulèvement n'est cependant admissible que pour combattre 1 l'ennemi menaçant.» Cueilli dans le carnet de route d'un prisonnier allemandLa ville la plus proche de Liège c'est , Louvain, qui est toute on flammes ; tous ses habitants sont fusialés. Nous passons la nuit ici (à Louvain). Sur ce qui s'est passé ici « MOTUS ». (Bu ( lo premier vin). , Nous marchons joyeusement entre des mai. \ sons en feu dans la direction d'Anvers. Marche de 20 km. Maintenant nous com- . mençons à apercevoir l'ennemi : patrouilles, cyclistes. Des régiments nous passent; Do chaque côté des bivacs. Nous faisons , halte. _ , A notra droite, le régiment 55. Nous occupons une hauteur sur la droite et y passons la journée. j Le soir, au quartier, chez de pauvres gens. . Jeu no femme (son mar\ se bat contre nous). ; Nous comprenons sa frayeur par des signes. . Elle cuisine pour nous le soir, fait le café le | matin. Monté la garde le matin de bonne heure; le jour, également. , Attrapé des coules, fait la- soupe; pommes i de terre, des fèves, légumes tout est là. ^ ; La route où nous nous trouvons mène à ; Anvers. ] Suis resté près d'Aerschot. Lo soi? nous avons occupé une villa située l sur la hauteur. Nous dormons peu. ^ ( — r L'ordre du jour d'uii commandant allemand Aerschot. le 3 septembre 191® 33me jour de la mobilisation. 18me jour de la I/amlsturm. Les hommes devront être prémunis confie ! l'usage de fruits crus. Les provisions évâi- j tuelles devront être cuites par les compagnes < et consommées immédiatement, car après *4 ? heures les fruits cuite sont mauvais et noci». Il est arrivé à ma connaissance que béai- ; coup d'hommes estiment quo l'emploi de Ta : Landsturm en pays ennemi n'est pas prévu ■ par les lois allemandes. Cette interprétation est fausse. Sans doute, d'après les définitions de la loi, 1 Je Landsturm doit être en premier lieu utilisé comme troupe de garnison. Seulement,d'après ' une proclamation impériale qui a paru, la Landsturm peut être utilisée en pays ennemi. 1 Les hommes doivent être prévenus que dans la .guerre actuelle l'existence de l'Allemagne ^st en jeu. Si nos nombreux ennemis, qui nous dépassent en nombre, triomphaient, il en résulterait s^ns aucun douie pour l'Allemagne une indicible misère, et il lui serait imposé de telles charges qu'on ne jouirait plus avant des siècles du bien-être que nous avons eu jusqu'ici. Il est par conséquent indispensable quo tous les hommes valides de la Landsturm soient appelés pour servir pendant la guerre. Celui qui remplit son devoir no le fait pas seulement pour autrui, mais pour son propre loyer, sa femme, son enfant. Dans ces derniers jours, quelques hommes du bataillon ont 'manifesté des signes de crainte. Jo compte que de pareils sentiments ne se feront plus jour dans aucune circonstance. D'après les par. 84-87 du Code pénal militaire touto infraction à la discipline devant l'ennemi est frappée de prison et la lâcheté est punie par 1a peine de mort. Tous les hommes du bataillon tombent sous l'application du Code pénal militaire depuis l'organisation du service de sûreté, c'est-à-dire depuis la marche en avant 3e Louvain. Cet ordro devra être lu aux hommes tex-tuéllement.De l'ennemi, on ne signale que quelques patrouilles, à gi ande distance. Il n'y a pas de grandes troupes à 20 km. d'ici. Ces patrouilles se sont emparées de nos malades. Il semble s'agir toujours des mêmes hommes, qui peuvent être estimés en tout à une trentaine. De nos propres troupes, il r passé quelques divisions sur Anvers, à l'ouest •le Betecom, entre autres un bâtai l'on d'infanterie rie marine. S. MENNE. Tous aiu tEaiiwa;101 La gant ésaornip ■!'■■■ ■ h.iwj- <..fcu^»c&auii m 111 ,ij .i Les assurances allemandes et autrichiennes On nous écrit: • Monsieur le Rédacteur en chef, Dans votre numéro de ce jour, en parlant des pe.'sonnos assurées auprès de Compagnies allemandes, vous vous demandez s'i. n'est pas possible de trouver un joint pour j délier celles qui ont contracté uno assurance ( sur la vie. Permettez-moi de vous faire remarquer . que, si les assurés qui ont souscrit une assurance contre l'incendie ou contre les accidents ou contre le chômage, sont généralement liées pour un terme do dix ans, il n'en est pas de même de ceux qui s'assurent sur la vie. En effet, tout contrat d'assurance sur ia vie, toute assurance mixte à capital différé, ou dotal, c'est-à-dire tout contrat dont je sort dépend de la vio humaine, n'oblige l'assuré qu'au paiement de la prime de la première année. L'assureur qui, lui, est lié jusqu'à l'expiration du contrat, ne peut contraindre son oo-oon tractant à poursuivre l'exécution do son contrat. La seule question qui se pose, efet celle de savoir quel est le sort des primes versées. Il y a lieu de distinguer: l'assuré qui a versé* moins de trois primes annuelles, perd tout droit à uue ristourne ou à une indemnité quelconque. Mais celui qui a payé au moins trois primes a le choix de racheter sa oolice ou de se faire délivrer mm police libérée. S'il use de la première faculté, l'assureur doit lui rembourser lo montant des prime? versées, déduction faite des réserves mathématiques, c'est-à-dire des sommes représentant ies risques encourus par l'assureur, tant quo le contrat est resté en vigueur. S'il lise de la deuxième faculté, sa police est réduite au prorata des primes versées. Par exemple : s'il s'agit d'un contrat d'assurance mixte expirant après un terme de 20 ans, sur lequel il a été payé trois primes annuelles, 1 assureur doit délivrer une police libérée en vertu le laquelle il s'engage_à paver à l'expiratior du contrat, les trois vingtièmes de la somme assurée. J'ai cru devoir vous donner ces renseignements pour inciter vos nombreux lecteurs à s'adresser au plus tôt à des agents d'assurance représentant des Compagnies belges. Veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur er Chef, l'expression de mes sentiments les plu« distingués. m A. POT/T,ET. avocat. L'agencs du Lloyd's Sur la foi d'une affirmation disant que M. W. Blaess était un naturalisé, nous avons considéré comme un succès do la campagnc menée par nous contre les Allemands, les na turalisés et les germanisants, la nomination provisoire de M. L. Evan Thomas, comme chargé de l'agence du Lloyd's à Anvers.' Nous avons reçu à co propos les lettres suivantes de M. W. Blaess et de M. P. Variez : Anvers, le 12 septembre 1914. Monsieur le Rédacteur, Sous la rubrique « La guerre économique » et le sous-titre «Un gros succès» vous publiez uno circulaire que ma firme a adressée au public le 1er septembre. Je proteste avec énergie contre ce procédé.Je suis Belge, né et élevé en Belgique et jo no permets à personne de mettre en doute mes sentiments de patriotisme. Depuis plus de 60 ans ma famille est d'ailleurs établie à Anvers. Quant au changement temporaire dans l'agence du Lloyd's le gouvernement anglais a considéré qu'à raison du rôle qui peut dans 1a crise présente incomber à cet agent, il était désirable qu'un sujet anglais fût investi do cette mission, comme la circulaire jointe à la mienne le confirme. Tout autre Belge à ma place eût été remplacé dans les mêmes conditions. En publiant la circulaire sous la rubrique que vous choisissez, vous lui donnez un sens que son contexte même dément et vous induisez le public en erreur. Je fais appel à votre loyauté pour publier cette rectification indispensable. W. BLAESS. Monsieur le Rédacteur du journal «La Métropole » . L'on me communique l'édition du soir de votre journal de ce jour, où vous faites figurer sous le titre : « Tous au travail » une copie de la circulaire clu 1er septembre de ma firme au sujet de l'agence de Lloyd's à Anvers. Je no comprends pas ce procédé de votre part, surtout à un moment où vous devriez plutôt songer, comme Belge, à opposer l'union de tous les Anversois à l'attaque de l'ennemi qu'à jeter la suspicion parmi ceux qui restent. Je m'associe entièrement à la protestation que vous envoie mon associé M. W. Blaess. Si le changement dans l'agence de Lloyd'' avait lo but que vous faites supposer, je m'en trouverais atteint au même titre que lui. Vous voudrez b'en admettre que fils de fer le Procureur du Roi Variez, descendant par ma mère des Maeterl'nck. gendre de feu M "ingénieur principal citw Ponts st Chaulée1" P. Demey, ancien lauréat du prix du Ro.. CTmJT>W*i-k]" I m— L'interversion des rôles j Protestation de M. Poincaré contre les balles dum-dum i Télégramme adressé par M. Poincaré, Président de la République française à M. Wri- , son, Président des Etats-Unis d'Amérique : Bordeaux, le 12 septembre 1914. Monsieur le Président, Je suis informé que le gouvernement aile- : mand a cherché à surprendre la bonne foi de Votre Excellence en alléguant que des balles « dum-dum » auraient été fabriquées dans un ; atelier de l'Etat français et utilisées par nos soldats. Cette calomnie n'est qu'une audacieuse tentative d'interversion des rôles. L'Allemagne a depuis le commencement de la guerre employé des balles c dum-dum » et commis de quotidiennes violations du Droit des Gens. Dès le 1S août et à plusieurs reprises de-ouis lors nous avons eu l'occasion de signaler les attentats à Votre Excellence et aux puissances signataires de la convention de Lr Haye. L'Allemagne qui a connu nos protestations^ cherche aujourd'hui à donner le change et à ^e ménagea- des prétextes mensongers pour se livrer à de nouveaux actes de barbarie au nom du Droit méconnu et de la civilisation outragée. J'envoie à Votre Excellence une protestation indigné©. RAYMOND POINCARE. j'ai quelque qualité pour revendiquer ma nationalité et pour ne pas permettre de mettre en doute celle d'un homme à côté de qui je travaille depuis trois ans et dont le patriotisme et les sentiments vraiment belges ne lo cède à ceux de personne. Ce n'est pas parce que M. Blaess qui est protestant, a donné son obole à l'Ecole allemande — seule école protestante à Anvers — et ce pour des motifs invoqués par plusieurs de vos correspondants, comme il la donne aux crèches de Bethléem, que vous pouvez discuter son civisme. J'en appelle de la a Métropole » mal informée à la « Métropole » mieux informée er ie vous prie do publier dès domain cett< rectification. Agréez, Monsieur, mes salutations em-prssées.Paul VARLEZ. Le carton bitumé Le carton bitumé et ses dérivés fort employés pour couvrir halles, pavillons d'expositions, hangars industriels de grande superficie (à cause de sa légèreté) nous provient en grande partie de l'Allemagne. Il existe toutefois deux firmes en Belgique : La firme allemande « Lummerzheim et Co », de Won-delgem lez-Gànd et la firme belge Paul Ma-don, Boulevard de l'Industrie, Gand, qui fabriquent lo carton bitumé et ses dérivés. On nous assure qu'il n'y pas d'autres maisons en Belgique qui sont vraiment « fabricants ». Fabrication des crèmes pour chaussures Au sujet de cette fabrication et à la suite de notre demande d'hier, MM. Korpès frères à Anvers, rue de la Perche, 35, nous écriront qu'ils se tiennent à la disposition de» amateurs pour toutes adresses nécessaires. Cette firmo communiquera également les adresses pour toutes industries employant des produits chimiques en général. Les laines à tricotes* On nous signale que les laines à tricoter proviennent en grande partie d: Allemagne et qu'autrefois Verviers les fabriquait. Cette fabrication de grande consommation devrait être encouragée. Uno Industrie à faire renaître La coutellerie de Namur Cette partie do notre industrie nationale a été absolument supplantée par la coutel-îoriô ;ullema7ldo qui h îiiond« i.otrc -aiaicfrcl —-Les fabriques allemandes aJaient jusqu a envoyer dans toutes les compagnies, batteries ou escadrons de notre armée des stocks de rasoirs avec accessoires complets! Ces marchandises étaient envoyées à vue et le6 commandants des unités étaient priés de renvoyer la marchandise qui n'avait pas trouve acquéreurs. C'était mis sous les yeux et les excellents et braves Belges envoyaient le montant du coût du rasoir. Vive donc Namur pour tout- y compris la coutellerie ! L'élevage des petits animaux utilisés dani: les laboratoires Nous recevons la lettn» ci-clessous. M. le Directeur, Dans les diverses communications reprises par votre estimable journal, relatives au boycottage des produits allemands, il n'a pas encore été question de petits animaux utilisés dans les laboratoires de bactériologie ou de physiologie. Ces établissements sont obligés de faire venir d'Allemagne la cobaies et les souris blanches indispensables à leurs travaux. Cependant, l'élevage de ces petits ani- - -maux réussit très bien en Belgique, ne présente aucun inconvénient et il constituerait, pour de modestes ménages, un sérieux revenu, quand on pense que certains laboratoires utilisent par an 500 à 1000 souris blanches qu'ils paient jusqu'à 30 et 40 centimes pièce. Agréez, etc. • L ' ad min istra teu r-d irecteur, (signé) J. COLLET. Machines pour fabriquer formes de moulage M. Keteleer, rue des Capucines, n. 31. délirerait connaître qui pourrait construire des machines pour fabriquer des formes pour moulage. L'Alliance économique Sous ce nom s'ouvrira à partir du 15; rue Van Dvek, 61, un bureau de renseignements où chacun, en Belgique ou en pays a.misr peut fairè connaître les produits qu'il voudrait introduire dans le pays. On y accueil-'era ausaj? les offres de représentation et l'agence® Plumiers, règles, fournitures d'écoliers, etc. Les personnes que la fabrication clo ces xrfciclfes "intéresserait sont priées d'écrire au burcau-;du journal sous a Fabricant ». Piur un drapeau ailemantl Report Fr. 215. VI. Alfred Martougi-n ^0.— E. B. Dans l'espoir que Ton fera la même cérémonie qu'en France, aux Invalides, pour lo drapeau allemand pris par les Français 2.—» Elélène et Paul 2.— M. Eugène Bouman 5>—~ Josepha et Cécile Auonyme J. J. 2.— Anonyme 5.— Le personnel de la Taverne des Boursiers t/o docteur Oscar Hulin 25.— VIme Oscar Hulin 25.— Vivent la Belgique et nos petits soldats 13.-— M. Janssens 10.-— C. W. de Bruxelles 100.— E. Castelein 20.— Arthur Goemans 20.— Mme Arthur Gcenians 5.— Edmond Goemans 5.— Joseph Hamele 5.— P. W. Co 10.— Un groupe de patriotes nous fait savoir Tii'un drapeau allemand a déjà été pris (h-Diest, croyons-nous) et qu'il serait équitable-le penser d'abord à ce fait d'armes. C'est égaleiivent notre _ avis Au>si nous-cerons une répartition qui dépendra <-' montant de la souscription, et qui sera sa? dout» acoueiiHie avec faveur par nos lecteurs car il est entendu que cette souscription n'a pa» «seulement un caractère de récompenses mai® constitue également un engagement h un acte de courage et d'héroïsme

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La métropole: journal quotidien du matin gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

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