La métropole: journal quotidien du matin

262 0
close

Warum möchten Sie diesen Inhalt melden?

Bemerkungen

senden
s.n. 1914, 06 Oktober. La métropole: journal quotidien du matin. Konsultiert 16 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/fb4wh2f38k/
Text zeigen

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

lu Elira LA METROPOLE lu lira 21e Année No 279 Elditioll A. B rue des Peignes, 59 ANVERS EDITIOIN DU MATIN rue des Peignes, 59 ANVERS Mardi 6 octobre 1914 LA GUERRE L'attaque contre Anvers Nos trapu résistent vaillamment 3 APPEL AUX ARMES ! La mmim à Anvers >oC Anvers, 5 octobre, 10 heures du soir. — (Officiel). Une lutte d'artillerie très violente a eu lieu prr toute la ligne. # La situation efct inchangée. sïïilFfeomt Nos soldats se battent comme des lions (De notre envoyt spécial) Anvers, 5 octobre. — Nous sommes encore tout impressionnés par la défense héroïque* de l'armée belge qui a supporté aujourd'hui avec fcucco^ u^ assaut. '^l^a^e^rivon " ne mi. Oe n'est décrément paa la plaoo pour faire du reportage. Reculons un peu. Les boulets do rartillerie tombent à foison, mais tous en avant du fort, dans le fosse, d'où Peau . jaillit eu gerbes cristallines. Pendant deux îieures nous assistons à un duel d'artillerie émouvant, grandiose. Lo fort de Broechem se détache a peine «dans la brume de la matinée pluvieuse, à quelque cents mètres de notre point d'observation. On le croirait abandonné, désert, si lia vois puissante de ses coupoles n'atttestait qu'il veille. A intervalles réguliers, les canons crachent leurs obus dans les lignes ennemies. I j fort tient admirablement. A une heure, , nous l'examinons à l'aide d'une longue vue. • ÎPac do dégâts, rien. Nous filons alors vers Contich que nous traversons sans encombre et poussons au-delà^ de Waerloos où nous nous arrêtons. Ici ausfi la ; lutte est acharnée. L'appoint de trouves fraîches a contribué à donner une physionomie plus agressive à l'offensive de nos troupes. Il est 3 heures de l'après-midi. Ni5 positions sont défendues pied à pied, avec acharnement. Malgré une fusillade nour- ( rie et précipitée, nos soldats ne bronchent p~?. ils sont de roc. On sent que la partie engagée est forte 1 q- j notre armée le sent et qu'elle combet avec îa ferme volonté de vaincre, d'écraser^ cette ver min o alemande qui a jeté la désolation et ie deuil dans notre chère Fatrie. j Partons vers Duffel. Même lutte acharnée, Sur toutes nos lignes, nous trouvons nos sol- ' dats calmes, mais décidés, saluant du geste les shrapnells éclatant près d'eux, et ricanant au tir mal ajusté de ces gros bouffi* d'Allemands.Un reporter anglais me dit: — C'est beau i Et i! me serre la main. . . . * Elle va à vous tous, soldats belges, mvinci- s feles troupiers, la poignée de main du journa- 1 liste d'Outre-Manche. < # c C'est l'An^eterre qui vous admire et vous c remercie. 1 s 9. .• •. £ C L'armée alemande n'a guère avancé r durant la journée d'hier. Au-delà de ï>uffel? notre artillerie a touché deux -batteries ennemies qui furent démolies • une troisième fut mise en fuite. C'est ainsi que i ^s pièces n'ont répondu que faiblement aux nôtres et l'ennemi se garde bien de s'aventurer dans leur rayon. % i A Linth, les Allemands ont bombardé, le \ village pendant uno demi-heure, vers onze heures et demie du matin. Leurs slirapnells incendièrent quelques _ fermes et abattirent quelques bestiaux. Le village fut aussitôt évacué.A Lierre tout est calme. Ce n'était pas le cas à Heyndonck ni à ^ Rumpst où le canon faisait rage, et mainte- a nait les ennemis à une distance respectable au-delà de la Nèthe; s Malgré un vent violent, nos vaillants avia- t teura ont su i volé les positions ennemies et L ont bravé, sans beaucoup d'ennuis, l'avalanche de shrapnelLs que leur envoyaient, mais ^ sans résultat, les batteries allemandes. F Les généraux russes J qui ont tenu "le coup,, * Pétrograde, 2 octobre. — L'empereur a z conféré au général Broussilow les insignes de n S'ordre de Saint-Georges de 3e olasse pour «a belle défense des vaillante» positions de Gorodok pendant la -période du 6 au 12 septembre.Les mêmes insignes de 4e classe ont été occoi-dée au général Evert pour sa résistance courageuse aux attaques ennemies oontre Lublm dans les journées du 26 août au 3 sep- " tombre, et au général Ploeve pour lea com- l[ bats contre les armées allemandes et autri- * chiennes pendant b triode du 6 au 14 septembre, * \a. loraaiiÉient militaire d'Aï»* -)0(- Appel m jeunes sens résidant dans l'enceinte fortifiés d'Anvers Dana l'intéréts ds la défense nationale il est absolument nécessaire que notre armée soit renforcée. Dans ces circonstance» Je fais un appel prenant au patriotisme de tous lea hommes valides© âgés de 18 à 30 ans le 31 décembre 1914 pour qu'ils prennent du service dans l'année, en qualité de volontaires, jusqu'à la fin de la guerre. Jeunes gor» la Patrie a bsîcin de vous. Ji oct appel..No vous exposes poo ; | "l" . QU9 'Pet~ îA'îrflfwr ron« .force, a" ! |HHjHHHHB?z pas mac- ci"*» Lea intéressés munis d'un certificat de moralité et de bonne oonduite, peuvent se présenter aux établÔAsamen'ts désignés ci-dessous, ou ils seront soumis à une visite médicale. Les hommes désdaiés bons pour le service seront envoyés sans rotanà et sans danger vems la partie non envahie du pays, poux y être exercés. Les jeunes gens auxquels il est matérielle-mont impossible do prod'uir© les certificats précités, peuvent être admis sur déclaration verbale qui sera examinée, dès que les circonstances le percnettront. Le commandant de la P. F. A. DEGUISE. Les enrôlements se feront aux établissements suivants: Hôpital militaire (Avenue Marie); Hôpital annexe I: Rue do l'Arc, 2} Hôpital annexe II: Place de Meàr ; Hôpital annexe III: Avenue Marie-Louis2 (Collège N.-D.); Hôpital annexe IY : Rue du Grand Ch&en, 50-52. . —o-c,-as-^.. Les Âlîemands manqueraient-ils d'armes? Gktnmont^Ferrand, 2 octobre. — Plusieurs convois de matériel, pris aux Allemands, sont arrivés aux Gc&vanches. Les canons, sauf un, sorti récemment des usines Krupp, sont-d'un modèle assez ancien. On a amené une grande quantité de fusils, ramassés sur les rfiamps de bataille de la Marne, après la retraite des Allemands. On remarque, ce qui est _ assez surprenant, des fusils 1857, des fusils à aiguille de 1870 et des baïonnettes également de vieux modèle-. Cest la preuve que les Allemands ont été réduits à vider leurs arsenaux. DEVANT CRACOVIE Combat préliminaire Les Allemands sont arrivés Londres, 2 octobre. — Une dépêche de Vienne, via Rome, annonce que la bataille a commencé hier autour de Cracovie. Quand l'armée russe se fut avancée jusque sur les forts extérieurs de la ville, die fut attaquée par les armées autrichiennes et allemandes réunies. — («Information».) Londres, 2 octobre. — On télégraphie de Vienne à 1' «Exchange Telegraph» : «Selon une dépêche de Vienne un combat préliminaire a eu lieu devant Cracovie. «L'armée austro-allemande, concentrée pour défendre la ville, compterait deux mil- ' lions et demi d'hommes. —( «Information» ). Pétrograde^ 2 octobre. — Toute l'administration militaire et civile de Cracovie serait ; entre les mains des Allemands. < Les critique» militaires russes font remar- : quer qu'avec la prise d'Augustow et de Kopt-ziow, les Russes ont rompu le centre aÉe- " m and. —(Ha vas.) < York à ses officiers — « Je croyais avoir l'honneur de com 1 mander un corps d'armée prussien, mais il me semble Que je suit à la tête d'une } troupe de banditsIn («Vie cU-Fftldm«.i6cha,l York, par Droy- 1 , \ EN FRANCE L'élimination des barbares Parie, 4 ootobre. — La Société d'anthropologie do Paris, réunie dans sa séance réglementaire d'ouverture. _ 1e jeudi 1er octobre 1914, a voté à l'unanimité la radiation de tous lej savants allemands qui figurent sur la liste do ses membres honoraires, associés et coeres-pondants. îile a nommé û leur x>lace les savants belges dont les noms suivent: MM. Emest Solvav, Alfred de Loë. L.-F. de Pauv, Houzeau de Lehaic, Marcel ae Puydt^ Ed. de Picrpont, Ch.-J. Comhaire et C. Fracpoct. Souvenir de leur passage Paris, 4 octobre. — Il y a"quelques jours, la Compagnie de l'Est envoyait plusieurs de ses agents reprendre possession des gares ds> la région de la Marne qu'elle avait dû évacuer. En arrivant à... lo chef do gare trouva le bâtiment debout. En y pénétrant, il vit que les Allemands avaient déposé partout de» souvenirs malodorants. C'ost dans leurs habitudes.Il était fort embarrassé, quand arriva un train militaire. Il exposa là situation an chef do convoi. , — C'est bien simple, dit celui-ci. U" fait descendre do wa^on uno trontaiae de prisonniers, et les invite h procéder *' -nettoyage. L-?a prisonniers., réclament ém-mi-J \Ju h', . I -— ^' r--' V:HCL' a^GE > oss majns4 ça suffjfei ITsimirent la main à la... pâto. lia besogne terminée ,1e chef du convoi donc a l'ordre aux travailleurs de reprendre place dans lo train. Us allèrent) ainsi jusqu'à Montpellier, emportant aveo eux les souvenirs odorants de ce qu'avaient laissé leurs compatriotes. Détrousseurs de cadavres Paris. 4 octobre. — Un convoi de prisonniers allemands vient d'arriver à Issoudun. Leurs uniformes étaient en loquee, leur* chaussures trouées. La plupart étaient sans coiffure. Parmi eux se trouvaient cinq officiers d'infanterie prussienne. Derrière ces soldats prisonniers marchaient, à pas lents, menottes aux mains, huit hommes et une femme, encadrés par des gendarmes, mousquetons chargés. Ce sont des détrousseurs de cadavres.Tous les hommes, doux exceptés, sont Prussiens. La femme est Bavaroise. Elle portait des bague? aux orteils, et lorsqu'on la fouilla on trouva enroulés sur son corps de lon^s sautoirs en or. Deux de ces misérables avaient leurs poche? pleines d'or, de décorations françaises et allemandes.Ces bandits furent hués par la foule. Ils ! seront bientôt traduits en conseil do guerre. On parle à Tienne de transférer la capitale dans; une autre ville i Le «Mossaggroï publie une dépêche symp- $ tomatique de la situation militai:'© en Autri- * che-Hongrie. i Les autorités milita-ires oonstru.isemt en 1 toute hâte des fortifications, des barragoa et ' des tranchées dans les environs do la cani- ' taie. L'ofHcieux «Neues Wiener Tagbktt publie 1 un communiqué, reproduit par tous les au- I très journaux, mettant la population en < garde oontre les dangers qu'il y a de s'aven- ^ turer _ dans la banlieue, les sentinelles étant f autorisées h tirer sur tous ceux qui n'obtem- c péreraiecit pas à leuj-s injonctions. II est inutile de décrire l'impression pro- ^ iuite sur le pubHo, trompé jusqu'ici par kss bulletins offiaiols de Wctoires en Galicde. T On parle du transfert de la capitale dans une autre ville de l'empire, et le bruit court 1 ^ue l'on prépare le déménagement des ban- G ïues, dea archives et des musées. L'alarme générale est augmentée par les 1 progrès du choléra. r L Gsmmsnt on sert de Bruxelles s d L'aventura du tram d'Enghlen 0 Un inteBlectueil bruxeHois qui a vécu i .'aventure du tram d'Enghien, nous fait lo récit de son odyssée : Le mercredi 23 septembre je devais me n x-ndre de Bruxelles à Enghien pour y acho- i, >er des chevaux qui devaient remplacer qua- a >re chevaux réquisitionnés par les Allemands, i, Ivant de me mettre en route jo voulus m'a&-rnrer s'il y avait moyen de quitter la vifêe e ît dans quelles conditions. A l'hôtol de ville de Bruxelles, une porson- " ie autorisée m'affirma que le« AEemantîfs {] tvaient donné leur consentement au départ f lu tram vicinal, place Rouppe-Enghien. Dé- c >art à 8 heures du matin. r Le ti-am était composé d'environ vingt ]j -oitures, chacune surchargée r noue devions " H.re environ mille voyageurs. Songez donc, c î'étaat la seule voie ouverte à ceux qui pour à me raison quelconque voulaient quitter Brucelles. j. Arrivés, vers 9 heures un peu au-delà de h a Rouo lo tram stoppe et on nous annonce ô lue toute® les personnes seront fouillées et c e tram visité. Un soklat allemand, arme au pied, prend >lace dans chaque voiture tandis qu'une f( iaio de soldats se range le long du tram. Ch) d tous annonce (}ue quiconque sortira du tram o ans autorisation sera fusillé, B ÏStot« «coranon* vwzuament an'un eeul *>l-[u dat aU^msjJa - ' q i^plusieurs Bruxellois rs-oonnaissaittTb oc.um r un t Allemand de Bra-xoJles», attlché< autrefois à la Banque inter-aatiotisi» ds B; ax<?-&eo, d'autree disent aux Biiasseriea de l'^Jticclo, d'autrea, à la maison Hirscè — que c; seul soldat procède à l'eaa^ mea àm niillc ^-oyageua-s. Aussi dans ^ i transes bien compréhensibles noua voyor, prolonger notre anxiété de neuf heures di - u _-ti;i à 3 heures de l'aïa^sa-rnidi. " ^ ^ Quelque- 1*2 î/Iv-ehr de bonne volonté passaient oyageui-s assoiffés des navets qu'ils arrr'Jvci^t.c! ;-iis le champ voisin. Vers !x EwunvTT^kainen e&t terminé. On noua a parqués n deux lots: les coursa o'er^ \-dire la piup^i dws femmea et les hommes hors d'âge eu « aui:es non porteurs ds lat-ores, et les «irn or&s ou «dainnés>. Dans le ooinj^ii «damnés» nous étions environ 200. On ooùpo le tpm dopt une moitié comprenant les «élus.* jjiu, dégoûtés du voyag-e, sô font reconduira à Brui.elles. Du clan dï&^cuiiiés on extrait les femmes — toui'Gs a îuient des lettres — et on lca autorise h rew ruer à Bruxeîïïes en ks «a-gagoan-t-à ne p'ùs rô^mmencei-. D'autres par^ï les «purs» — une centaine : environ — s'en famb pé.Testrement ou hippo-rnobilemant da^ direction d'Enghien. Ce ; sont les tenactv.- qui . eulent mordicus s'éloi- 1 gâer die la «^.•Jfiîaisd». Nous resuons exactement 176 prisonniers. Tcj soldat oKii y''n ou iBrasse^rie do l'Eto3e» nous fait ran^ r par lignes de quatre pour . noua compter.charge dans les quei- ; quea 7-8 voiivi-k qui étaient restée» du j tVam du matin - ! A notre gn?,n -3 épouvante le train prend La direction o~> à Bruxelles. Où allant ^ nous?... Quel était r'Uv.-œû? La plupart d'en- !. try) nous qui m .•[♦udaient à Gand ou Ostende- } y.'étaient cha,r(''• de lettres do familie pour des amia+des rujôhta qu'il faut tranquilliser et qui ©a trouv- v au loin... vers 5 heure*. A tratft s'arrête à Hal. Nous somaaes à nouv t* rangés militairement par quatre et Sou§7jS%rtons en cortège escortés des soldats aU-ôi.vinds. Nous parcourons ainsi, ■ oar deux foie, ''nccc ut i ventent la vilie de Hal, ou la p >v liât :ou ébahie ^ et compatis-' santé nous ofh* fu passage, ^uâ des tartines, l qui des posn:; qui do la bière... Plusieurs 1 femmes p7ovr." ' t.. _ J( Vers 6. h?i.tr5ï >t d-.-mie nous faisons notœ entrée au «Giîo huit», grande salle de apec- . ta<3e. On nou.—'biige à jeter canifis et ci- 1 seaux! , ^ 1j& indigen te i-eçoivonb un pain pour trois i et de l'eau. Ix-s ..ovi>es peuvent pendant une heures coanmam .+ r oe qu'ils peuvent trouver t à H«l. Tk^ sc-ihta accompagnés de civils se • chargent, des a tisi rr Vers S, . u;x .amone une cinquantaine " le bottet do pa j» — grand branle-lxis parmi 1 ô» Bombi enir^agne-nc-titr qui font ptûiâe de la isfC'ov?» au bout do dix minutes la saUe rôt 'i ^jfyjcpni en un immense (j champ d» r^pos ^ iùi donne nettement l'im- t, prcûÉSon II1 un de L-aii.ilI-o reeruvert de Toiavimi i c':. - loi .. los 50 ou 60-soil- 0 c'1-:-< v - i^ay&. foutes les deux Y xeur«i —- p/oar'.eat jg<rjfr'p«aô ^urd sur k 6 "■ •- uc-u:iiii., .. Qu aiKis noje gens qui n*. i^eas sopunea. c entre lea maine i,[ civilisatioijh 1< plus ni dircitj, ,3 co qu'il;#*» humanité. e Ils feront de n^'exTXdiedB#" voud'ont: nous q libérer P... nou ' -ty' en A.-magner... t nous fT'iîil'-at . q Ah i 1 ' offre u^ïnan t:s a pendant cette nuit r, horrible que la p(u5/ie d'une séparation peut f. oti-s définitive ai la femme et des enfante ^ aimés qui ignorent — heureusement — <î l'épouvantable darder!... _ p Quelquea-uîia jtleurcnt. Un jouno Bruxel- h loifi relov&htr d'ui double pleurésie coanpli- $ quée de pneumoiiio et cardiaque par dessus g, 1© marché se troive mal... On cherche un brave médecin ck1 Hal qui consulte... signes s; déespérées de ceiai-ci... on enlève le mala- f, cle... En échappera-t-il? nous ne le broyons p pas et le bruit coyrt qu'à peine sorti do notre ^ prison il a oeesé ^e vivre. _ ii Vers 6 heures lo jour, attendu avec anxié- t. bé. commence à .poindr-©. De quoi sera-t-il t: Fait P On ne noua dit rien. Il paraît que les n Lettree saisies eut été envoyées h Bruxcules 1' pour examen mijiutieiix et qu'on nous y 1S reconduira pour (isti-uire le cas de chacun. Noua nous sentons comme dans un étau g 5Ù il nous est inj.possi.blo de nous mouvoir. La moindre impatience ou la moindre die- y mande d'explioatijin pourrait nous coûter J< ?her. (| Vers midi le brouhaha est rompu par l'ap- ^ pol de mon nom ! 'Je me saisis. Que me veut- . >n P Mon cas sorai.-il, à mon issu, plus_ grave _ ïuo celui des autres?Je m'approche et j'abor-le le commissaire 'de police de Hal, qui sou--ignt me déclare ^u'ii est envoyé par un de oies amis qui me prie de lui dire ce qu'il peut . n'envoyer pour diuer ! C'était un rayon de ^ ;oleil dans * cet affreux chaoa obscur. Je ^ ifttnflmia coixîialen^nt ot comma.nde au c maire d'hôtel> impitjvké et si_ bienveillant du ^ ion café et de b<jnnes tartines au jambon. ^ De midi à une herra jo fi^s appelé successi-rement cinq ou sis; fois, c'étaient tour à tour iivers aniis de Hal qui me témoignaient l^ar )oame amitié en ni'envoyant à dîner. J'ai >u ainsi adoucir Quelque peu la misèr© de :ertains compatriotes d'infortune qui se je >aient sur les pointes de terre et les tomates :veo une avidité bi<<n justifiée et... avez fleurs | Loiffta privés d'ablations depuis deux jours. ) \ ers 2 1/2 heurea après-midi grand branle- a >as. Un Oberluitenan'i nous donne l'ordre do tous ranger dams U cour. « On fera l'appel Lo chacun. Celui qri ne sort pas imm.édiate-r.ent des rangs k l'appel de son nom, sera nvoyé en Alxemagji.a. » Menace vaine 1... Tous nous avons trop de tâto do sortir de cet enfer pour faire les aauvaiees têt&3. D'ailleurs, pourquoi fournir >rétexte à sévioea... Ils viennent déjà ei fa- p, il ornent sans a ucun prétexte. oe Nous avons la chance d'être appelé l'un ti iqs première ot nos explications îrès sincères la joivent avoir été suffisantes puisqu'on nous l'< it après que nous eussions signé notre cté- de laratdon : Vous êtr* libre!... Vous êtes libre!. . Ces trois petits mots re onnent dans notre cœur troublé comme un 3ye.ux aariHon dont les clochettes nous eni- m rent. , . 90 Noua sortons de notre prison, muni de te otre petit bagages et nous sommes reçu à le \ rue par La bonrw population do Rai qui or ttend, anxieuses, ce qu'il adviendra des mal- té eureux prisonniers belges. > sa J'ai quitté cet. antre maudit_ comme un in scapé d une catastrophe de chemin de fer qui lu e sauve hâtivement loin des horreurs 1 ^ té Après avoir hâtivement remercié les amis qi e Hal qui m'avaient comblé de leurs gen- co illes attention- i'ai affrété à n'importe< quel qa •rix un cabriole® qui vers 5 heures quittait fu Isl pour Enghieo, vers Grammont, vers k d' bertél of Ahl l'enivrante piomenado sur cette beffle so haussée Hal-Enghien par un soir tombant ti-'une délicieuse quiétude. C'était donc vi-aiî Je no rêvais pas! et j'ai- P, n's pouvoir bientôt aller retrouver sur lo sol tr ospitalier de notre chère Angleterre tous les très qui me sont ebers et dont j'avais bien fcf raint d'être séparé à jamais I ul Ahl qu'il faisait bon de vivre!... n' Dans la nuit, vmt? 9 heures, un break oon- bc >rtabîe nous amenait vers Grammont lorsque ans la nuit noir© noiis croisons deux anciens ai allègues : MM. Camille Huysmana et Max tû [allefc. Es allaient v<«rs la fournadso. Qu'elle du 9 leur »oit point fatale l Ui Une lettre du cardinal • Mercier ; >-• iYive Dieu! I Vive la Belgique ! Le Primat de Belgique nous fait l'honneur " d« nous ftdi'csscr la lettre suivoatô : 5 octobre 1914. Monsieur ls Directeur,, > Votrs journal d'hier publie uns lettre d'un M. Fouraier, qui veut beaucoup de bien à la " Belgique et à mon humble personne, mai* me [ proie une attitude d'âme que je me vois obli-' gé de désavouer. Votre honorable correspondant dit qu'au Havre il m'a svu pleipor». Il y a une quinzaine de jours, le journal ^ c Havre-Eclair 5 décrivit, fort aimablement, la r symjyathie enthousiaste des Havrais pour no-" tre pays, sympathie dont jo fus partout d'ail-1 leurs, à Marseille, dans les garec du P. L. M., , à Paris, au Havre, puis à Southampton et à , Londres, le témoin reconnaissant ; dans l'in-3 troductdon de son article, le «Havre-Eclair» disait qne cle Cardinal Mercier tomba éva-[ noui après avoir lu la dépêche dans laquelle . le gouvernement bdge lui amionçait la ruine . de Malines et la deatruction_de Louvain.» Un organe de la presse parisienne, «Le Journal», va jusqu'à me mettre quasi en révolte ^ contre la Providence. Il me prête des propos dans ce genre: «Je n© sais pas pourquoi Dieu 1 m'impose d'exister encore.» H clit que, dès le ' ( 20 août, jour où je quittai la Belgique pour ' aller au Conclave, «je pleurais un million de morts», qua je me voyais déià, en imagination, «otage» puis «martyr», «/'aurais vu — k jeudi 20 août — «le kmg des routes, des ce- , davfea non ensevelis de chrétiens, mêlé» à ; ' ceux des chevaux», «le sol belge converti 00 un lao de sang»x et finalement, le journaliste aurait vu «le vieillard s'arrêter, essuyer ses yeux, aux paupières plus rouge* que les our- ' lets de sa robe», ot m'aurait entendu dire: a Mais je veux espérer... Je verrai la résurrection de la Belgique, du fond de la tombe où je serai bientôt, couohé près de mes contemporains...».» .« vJe me flatte do l'espoir qu'aucun de mee diocésains n'a été dupe de ces inventions faiv-fcaisistea,La oriae que nous traversons étreint le cœur, eJla ne fait pas pleurer. Jo n'ai pas via-ôé u^lai-mo de tristesse. Peut-être ai-je c'était, lorsque je serrais la main à n'os^va^ -ieuroux blessée et que je les remerciais d'avoir L exposé pour nous leur noble vie ; c'était, lors- e qne ie contemplais lea< bras vigoureux, mais 9 branlants de" nos ouvriers sans travail, et [' qu'ils me confiaient leur douleur do n'avoir 1 pas de quoi< nourrir leur femme et leurs en- c fante ; 0 était lorsque l'admiration me clouait c devant ces braves qui? dans la misère, dans le v d'ouil, ont troo de fierté pour souhaiter la r paix dans l'abdication et attendent avec une 2 héroïque confiance, l'heure de la revanche et ,r do la justioo qui châtiera l'inique envahis- j! seur. " Nonj je n'ai pas pleuré, je n'ai pas eu de syncope, et j'espère bien que le bon Dieu me i: fera la grâce de vivre au milieu de mon trou- £ peau jusqu'au jour des réparations. i: Lorsque j'appris, à Rome, la ruine de noc ? installations scientifique et de notre biblio- ?-thèque, je maudis ce crime de lèse-oivilisa- ; tion, mais j'ajoutai sur l'heure, à un cardi- r nal, ancien Nonce à Bruxelles, k qui je livrais ci l'expression spontanée de mon sentiment: <-! NOUS REBATIRONS. t Il ne s'agit pas, en effet, d'usar ses éner- c gies en lamentations stériles. a Notre admirable peuple belge a eu de la 1 vaillance, il lui faudra de l'endurance et, au r jour dea reconstructions, de l'intrépidité. i Dèa que le fléau dévastateur aura passé, c noiis devons nous tenir prêts à relever nos if ruines, ^ rendre leurs abi'is aux fugitifs, leurs s-installations scientifiques et leur bibliothèque î' aux ouvriers de la pensée, leurs presbytères c et leurs temples au clergé et à nos populations c-religieuses.Hier soir, les sept nefs de Notre-Dame p d'Anvers étaient bondées de fidèles en prière : U visiblement, les cœurs étaient à l'eeperanoe. h Vive Dieu! Vive la Belgique 1 d Recevss, je voua prie, Monsieur le Direc- d teur. l'expression de mes sentiments tout n dévoués. d •f"D. J. Cardinal Mercier. t! Archevêque de Malines. f( Le Mystérieux eoas-off ^ ET i i'Uitimatum de Ouillaume S! I p- Londrea. 1er octobre. — Le «Morning r Post» publia aujourd'hui deux lettres, dont certains pascages présentent un intérêt par- u ticulier si on les rapproche de la nouvelle de n' la mort du prince Adalbe-rt, troisième fils de X5 l'empereur allemand, parvenue aujourd'hui de Paris. eJ La première de ces lettres émane d'un cor- ^ respondant qui vient de rentrer d'Anvers: s On commente beaucoup dans les milieux militaires d'Anvers, dit-il, l'identité d'un pri- ^ sonnier récemment amené. Il est anùvé en j tenue do sous-officier et a été interné avec les autres prisonniers. Peu après 6a venue, ci on remarqua que les autres prisonnier» lui témoignaient un respect extraordinaire, le tf saluant toujours quand ils lui parlaient et ■ ' indiquant clairement par leur attitude envers a lui qu'il s'agissait d'un personnage. Le mys- ** térioux prisonnier a donné un nom quelcon- ^ que mais on est porté à voir plus qu'une 1 ; coïncidence dans oe fait, qu'aussitôt après ^ qu'il eut été pris, les Allemands proposèrent ^ au gouvernement belge de faire un échange & d'officiers et sous-officiers prisonniers. Cette & offre a été rejetée par les autorités belges qui sont extrêmement intriguées quant à lJiden- ^ tité de leur prisonnier.» ni I/3k seconde lettre que publie le «Morning F. Post» est adressée par une infirmière qui se ^ trouve à Binixelles à une amio de Londres, la L'infirmière dit que, le 8 septembre, le p' kaiser avait envoyé au roi _ des Belges un ai ultimatum dans lequel il disait que si Anvers qi n'avait pas capitulé dans les 48 heures, il si bombarderait Uand, Bruges et Bruxelles. ei Selon l'auteur de la lettre, le roi Albert. p< aurait répondu qu' «au premier coup de canon tiré sur l'une de oea viles, le troisième fils iu kaiser et sea deux cousins, tous prison-! niera, seraient fusillés imzaédiatsm«ntv» l! Au pays wallon Monsieur le Directes* du journal «La Métropolse Monsieur, En réponse à la demande faite dans votre honorée d'hier afin d'avoir des nouvelles de village de Dour, j'ai l'avantage de vous faire parvenir oe que Mme Louis Joanmotte de Dour vient de m'écrira hier.Elle rne dit qiw « jusqu'ici la situation est assez bonne qu'il? n'ont paa trop souffert de la guerre jusqu'à présfent, qu'il est vrai qu'un grand nombre d'Allemands ont passé par là, et qu'il n'v a pas eu de dégâts, seulement que les Al boches u ont réquisitionné les vivres (|cs villageois. Voilà, M.'la Directeur, les seules nouvelles que jo puis vous donn*r jusqu'à présent.^ , Agréez, Monsieur, mes sincères salutations. Mme Van den Hantte-€! ondry. Douroisa. Rue de la Hache, 18, Borgerhout. .e ■^-B»aKMZ3ag-«> ■ ■■■!»» BELGiUlVl u Few wer» they, and ths foc was strong, il Gniel and stem as Fate ; & He bade them bow to the ruie of wroci^, >- And sesli hini the guanded ga fa* Never a man of them chose to yield à. To the challenge of ruthless irwcht { t- They hakl the way to the battHe-f icid ■» TlSI tholr friends had gathered to fight. i- .€• They rjave their lands for the Huns to fcrcaxl, e Tnear honies for the Huns to biim ; For ôur vesy îivets they gave their dead, And what'ishall vve give in tum ? e « For tiie blccd they shed wc give- oui* own, u Our wenlth for the debt we owe, e Till v:e scniîe the tyramt off his tlirone, r And lay thi c^pressor low. e l— They have spent themselves to sa\-e our shore, e 1 nêsy are sîrong to suffer y et ; •- .\nd so do God to us, and more, à If we pay not alS our debt ! a ADRIAN ROSS. F, l >^©(3^- — ^ Eesu pour la Ligue du souvenir S. D. C. 60.— à ' L'Art sans Pafitia » K i»iii OÙ -«/-wii SSCC3 i. lil-^.-.r Tî-'u.'»-» * 1—-— ' — ^fiUb " disait-on, vous oses trouver mauvais que ron [ envoie à Berlin dea délégation» artistiques qui déjeunent chez le chancelier, dînent chez t le kaiser et entre temps inaugurent, sous r l'aile protectrice de l'ambassadeur do France, des expositions du XVIIIe français ! Votre l chauvinisme s'émeut parce que des actrices , vont quêter à Berlin des compliments impé-t îiaux ; votre nationalisme é-troit ne sait ? goûter ni les beautés de l'art décoratif bava-t roi3, ni la magnifieenoe des musiques, ni l'allégresse des peintures. Vous n'êtes qu'un Philistin I ? Je sain : il y a vingt et quelques années, > une campagne fut menée aveo uno prodi-. gieuse ardeur par des littérateurs et certains musiciens pour imposer à Paris Wagner et t sa méthode. Je crois bien que, de ces mes-. sieurs, pas un n'avait fait en 1870 son devoir . -.trict de Français et de soldat ; mais ils ont . remporté cette victoire do drainer au profit ; de la famille Wagner la plus forte somme d-e : droits d'auteur qu'un compositeur ait j ainsi f-touchée à Paris. Les Parisiens, insultés par - cet homme peur n'avoir pas suffisamment applaudi sa musique, traînés dans 1a boue par 1 lui, ont couvert de leurs bravos cette masé-i rable rapsodie, les « Maîtres chanteurs », où ils n'ont paa su même voir le pamphlet dirigé , contre eux. Us ont refusé de le comprendre : s is ont déclaré cette musique géniale et 00 mi-; sérable intangible et grand. Sur la place de ■ l'Opéra, de _ braves Français ont manifesté i contre le divin Wagner, et la police les a s chargés. Pour faire entendre aux Parisiens _ une 1 pièce d'une étonnante^ et puérilp stupidité, : là gouvernement autorisa, encouragea la vio-, lation la plus complète du cahier des charges du grand théâtre subventionné ; et le public dut se plier aux usages berlinois._ Comniencc-. ment du spectacle à six heures, interruption d'une heure pour une oolation, reprise du spectacle à ventre plein : quelque chose d'antifrançais, de vulgaire et de grotesque ; quelque chose qui ne s'explique que moyennant de la choucroute et des saucisses de Francfort arrosées de bière et relovées d'une 00m-' pote de quetsch au vinaigre. Cela ©e trouva être le comble de l'élégance et en ne tarit point sur la beauté de cette invention. Quiconque s'avisa de protester ; quiconque demanda quelque indulgence pour nos musiciens français et leur trouva de l'esprit, de l'émotion, de la grâce et même de la grandeur ; quiconque revenant à oe qui fit la ; joie de nos pères réclama pour cette musique : italienne, l'ancienne, qui délicieusement ex- < primait en toutes s?s nuances le génie latin ; quiconque ne s'inclina point avec des geste, de prière devant le Graal et son prophète, < fut simplement déclaré indigne de vivre panne cour, haute ou basse, où les pintades jeunes et vieilles faisaient pendant à des grues vaguement couronnées. Et lorsqu'on parla de l'inconvenance d'un tel agenouillement, on entendit le chœur de ces volatiles chanter . sans accompagnement des romances sur ce ; thème : L'Art n'a pas de Patrie. > , Eh bien I lo sentez-vous à présent qu'il a ; une patrie, l'art ? Qu'il est la fleur éclose ] dans l'âme d'un peuple : qu'il est le résumé de ses aspirations, la synthèse de ses croyances, l'essence même de sa nationalité. L'avez- j vous senti, vous, Belges, quand Louvain brû- ' la ? L'avons-nous senti, _ Français, quand l'église de Saint-Renii s'alluma dans la nuit comme un cierge gigantesque. Nous nous sommes tournés vera ce bûcher où se con&u- ^ ma.it l'art des ancêtres, l'art de notre nation. ( l'art qui est l'image même de la France. Nous ( avons tout compris, tout le grand mystère < des nations rivales et pour jamais ennemies. , Rien des Barbares, rien de leur littérature, . do leur musique, de leur art, de leur soi en- J oe, rien de leur « culture » ne doit désormais souiller notre esprit, notre!- intelligence et notre cœur. Il faut que la France soit la France, qu'elle fasse des Français do France, et qu'elle supprime tout net le Français ou la Française « made in Germany ». Il faut par la loi, par la persuasion, par la force. t au besoin par la violence, imposer une règle qui est la règle même du patriotisme. Messieurs do l'art sans patrie iront s'il leur plaît entendre du Wagner on Allemagne ; tant pis t pour eux si leur retour est accidenté. On ne jouera plus du Waçner en France. 1 FREDERIC MASSON. ! de l'Académie fr*no»*«e. c lt Echo ds Paris t) 1 1 L'iemape proteetriu lis la liberté De M. Stephen Bichon, dans it « Ptttâj Journal » 1 C'est aveo un sentiment de stupéfaction, tempéré par l'ironie, que nous venons d'à» prendre, par une déclaration effrontés ds de Betlimann-HoJlwsg, que l'Allemagns contre l'Angleterre, la Russie et nous, « protectrice de la liberté des peuples et dtt Etata européens ». Il n'y a certainement xi un peuple, ni un Etat — européen on non — qui s'en doute, et ai nous n'étions pas déposés par une candeur native à retenir co-sv me parole d'évangile les moindres mots su* tis de la bouche auguste du chancelier, xxng nous tâterions pour savoir si nous ne somnaa: paa lo jouet d'un songe. Ce qu'il y a de plus grave dans le cas ministre de Guillaume II, c'est qu'il ne m contente pas de poser son pays en proteo jteur de^ droits menacés ou violée par d'autres : il s'assaye à le démontrer aveo un t4 sérieux que le gouvernement britanniqat prend la peine de lui répondre. Voua me rez qu'il faut remercier le successeur de Si. de Biilow de nous avoir fourni une ocoeaiet de plus d'apprécier la précision et la ferme# des répliques ang'aisea ; mais le moincfe* élève de nos collège® se chargerait d'admini» trer, l'histoire à la main, la leçon que mériti [la nouvelle manifestation d'impudence dd bureaucra^ia de Berlin. Qui donc, depuis plus de cinquante an* tient sous le talon des populations opprimée*, ruine l'Europe par l'excès des armements bs£ litairea, et se rend insupportable à l'univecsS Demandez-le aux Polonais, aux Danois, a\S Alsaciens-lorrains, aux Beiges, aux Se^'bec. Demandez aux Polonais oe qu'ils pen»eœ6 du régime qui leur interdit le droit de rare* priété et l'usage de leur langues ; aux noia ce qu'ils pensent du pays qui, a'lié À l'Autriche (déjà) I) leur a volé, en 1854, k Schleswig, la Holstein et le duché de I^nssa» bourg ; aux Alsaciens-Lorrains oe qu'ils pet* ^ont de la patrie des Router et des Foretnec» de l'eecilavagé odieux auqueJ ils sont assoj^ tia depuis î'annexicm violente de 1871 j st/wt Belges ce qu'ils pensent des agresseurs <fc Liège et dea destructeurs de Louvain ; axât Serbes ce qu'ils pensent do l'ultimatum & juillet dernier, concerté en rue de la guerrt et. de l'asservissement du monde slave p*? Je vieillard sinistre de la Hofburg et ls pet&> fils de Guillaume 1er. L'Allemagne protectrioe de la liberté c&S peuples ! Pourquoi pas dea biens et ds h vie des citoyens I Ce sont apparemment dit inventions qu'on colporte quand on assutt que les armées du kaiser pillent, saccagesr^ incendient, détruisent, accumulent les ruinai sur leur pas-i^e. On les calomnie sons ) quand on les accuse de bombaiderji?jo^ \ un m on supprimant 'les tilation, de recourir s tous les raffinement de la sauvagerie pour supplicier des femadl et des enfant'». Attendons-nous à voir, un jour procha^ le même Bethmann-Hollweg proclamer rire (il ne rit jamais) que ces monstruosité îant le fait des armées f ranco-b rit an n i q u>«| N'est-ce pas déjà co qu'il a tenté en racos* tant au Président des Etate-Unie d'Amériq^ que c'est nous qui nous servons de balles dusa lum ? Cependant le succès de cette affina» tion ne semblait pas devoir l'encourager à produire d'autres de même espèce. Il ne lui restera plus qu'à promettre, po*g le cas do victoire des armées anstro-allemauf les, la liberté aux Polonais, l'indépendant aux Danois, l'intégrité territoriale aux tgs avec la garantie de leur neutralité, ¥*& Franchissement aux Alsaciens-! xirrains, é. l'émancipation aux Slaves. Ces promesses sf ront dignes dea serments que nous entendent lujourd'hui. Par bonheur, les armées austro-allemand# l'auront, par plus que les souverains au noai lesquels elles ravagent l'Europe, à dispoe^ lu sort des peuples auxquels elles auront ood* ■À lo sacrifice do plusieurs centaines d* mi» iers d'hommes. C'est dea années qui les ooara» Dattent et des pays au nom desquels les aV iés prodiguent l'héroïsme sur les champ» àk jataiilo que dépend le sort des « Etats ©uno péens ». On no prendra l'avia dea Au.*îtro»> Allemands ,voués à la défaite, que pour imposer les conditions qui les réduiront par ii iui+0 à l'impuissance. C'est alors que les nations seront rraimenl ibres et que l'Europe, délivrée^ du caucfe^ nar de guerre et de tyrannie qui depuis t/roô ongtempa l'oppresse, pourra commencer 8 ■espirer. A ANVERS Au Tribunal correctionnel $ I Ce tribunal a jugé dsux gara de la Ca^ pagne, qui avaient refusé d'obéir aux réquisitions de l'autorité militaire à l'effet 4 creuser des tranchéea pour la défense d'/J| vers, du côté de Massenhoven. lia ont été condamnés par défaut fc 50 fc% d'amende et 7 jours ds prison. En référé Le 6 août a eu lieu à Saint-Nicolas, coïùïttl il y en a eu à Anvers, un pillage do inagasias En se réolainant de la loi de Vendéoniai*# le propriétaire a assigné la commune eo mination d'experts pour l'évaluation du dcîi^r mage. C'est le juge de Termonds qui était dXSt pétent. Mais c'est le iuge d]Anvers qu'efc assigne, paroe ^ue, dit-il, le tribunal de T«ft monde ne fonctionne plus. # Mtre J aminé a développé des conciusaosft4 dans ce sens. Mtre Ryckmans, pour la commune de Nicolas, quand le fait s'est produit, était «tè état de siège: le décret de Vendémiaire n'©*$ donc pas applicable. Nul ne peut être disfcnM| do son juge naturel. Ia Constitution belgjl no vous permet pas do m'obliger arbitraire meut à comparaître devant un tribunal auto# que celui qui a compétence. Vous pourris! provoquer un décret du gouvernement poo? l'état do siège. Vous ne l'avez pas fait. Vooi êtes sans droit. Le juge s'est déclaré incompétent. avis aux volontaires wavrieai MM. Chômeur Aboi, Legroa Antoine, Ba$f* thélemr Emile, Daisie René, Magoa H«a!ï :t Louis, Cremers Henri, sont priés de Lo plus t-ôt possible chea M. Eli® Van Dist* Bodronghien, afin d'y trouver de Targua# io leurs oarerts» Poè Vsn Lérixus, A.Jt»

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La métropole: journal quotidien du matin gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Zufügen an Sammlung

Ort

Zeiträume