La métropole: journal quotidien du matin

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s.n. 1918, 20 Dezember. La métropole: journal quotidien du matin. Konsultiert 23 Juni 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/1v5bc3tr6w/
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LA METROPOLE ~ 40 CENTIMES le numéro JOURNAL QUOTIDIEN DU MATIN 54, RbE J\ATIOJ\ALE, 54, ANVERS Vendredi 20 décembre 1918 Journal admis parJajoensure^\ L'AVEU Dans l'article paru & cetto même place le 10 de co mois, nous avons vu comment les virtuoses «lu vol otdu cambriolage officiels à main aa-méo s y prenaient pour "liquider" le matériel de nos nés on Belgique. Examinons fc présent l'organi tralo à Berlin do la baodo Bonnot et ^ Le "Rotlerdajnsche Courant , Dondemas 6/10/1910 Avondblad. C est à ce s j plus suggestifs. fio'is lo titre : "L'AUeuiagno pendant et après la guerre", il imprimait Je soux-ce allemande ce qui suit : .. j» „j0js dernier a ou lieu a Berlin •(soit on septembre 1916) une réunion * générale de l'union des banques d'é-! * par^ne allemandes, au cours de la-quelle il fut fait rapport sur les exer- ■ oices 1011-1916. " Ici un exposé financier qui nous écarterait de notre sujet, mais que les connaisseurs auraient peut-être intérêt à consulter. L'Union comporte 2727 banques d'épargne avec un capital de 18.992 millions de mairies, près do 19 milliards, donc do quoi verser déjà un pet'.t à compte à l'Entente. Puis vient la relation suivante : " Le Dr Beumer, député au Landdag, * Après lo discours du Dr Gotting (ils ■ sont tous docteurs en quelque chose, " sauf on honnêteté, en Allemagne ! ) pose " la question de savoir s'il y aura assez * de main d'œuvro dans le pays après * la guerre pour réparer les dommages * causés par elle. " D'après ce qu'il connaît de la vie * industrielle allemande, il croit pouvoir * donner une réponse satisfaisante. Le3 * travaux aux chemins de fer, à, la na-vigation, à l'armée et surtout dans l'in- " dustrio, où les machines ont tellement " souffert qu'il faudra les remplacer par * do nouvelles, auront une importance * très grande après, la guerre. Mais qu'ad-" viendra-t-il de l'exportation, indispensa- * ble à l'industrie allemande ? " Pour le savoir, Beumer pose la ques- * tion suivante : qui avons-nous à redouter sur les marchés d'oxportalion?.. ■ Les trois états qui étaient nos concur-" ronts principaux en temps de paix ■ savoir : La Belgique, la France et * l'Angleterre. " En ce qui concerne la Belgique, l'o-" rateur est personnellement d'avis que * la Belgique ne pourra plus s'échapper " des mains de l'Allemagne (applaudisse--" ments do l'assemblés), que pour le * moins : Anvers, Ostende et Zesbrugge * doivent être conservés comme bases " nouvelles pour la flotte (applaudisse-p ments) . Mais même si la guerre devait 1 aboutir à ce que (il ne l'espère pas) p nous ne puissions point conserver toute " la Bolgique, alors le relèvement de " l'industrie belge exigera des années, " car, à part les mines de charbon quo " les Allemands ont remises de suite en ' activité parce qu'ils en avaient un be-" so'in pressant pour eux et pour les " pays noutres, l'industrie belge est pour ' ainsi dire anéantie, et vu les douze dépar-' tements .français qu'il a visités, l'ora- * tour est d'avis qu'il faudra des années " et des années avant que la Franco ait * une industrie do quelque valeur, car ■ à part les mines, tout . est arrêté _ en * France, si l'on excepte quelques petites ' fonderies où l'on fait des îîoêles pour ' les tranchées et du fil barbelé. " Voilà l'aveu de la malhonnêteté, du vol, lo la destruction de l'industrie organisés en Belgiquo et en France par la Nation allemande qui a acclamé la description de • 2es méfaits. 2727 banques d'épargne do l'empire aile- j | mand, c'est donc toute l'Allemagne qui j1 approuve qu'après avoir violé la Bel- j gique au mépris des traités signés par l'Allemagne, ou abattu son industrie, en d'autres termes qu'on lui enlève les moyens do vivre honorablement par la suite. Et tout colà pourquoi? Parce quo la Belgiquo a osé résister à un forfait , pratiqué par l'Allemagne contro la petite ^ nation neutre : la violation de son ter- 1 ritoire ; parce que la Belgique a résisté . railJamment, comme c'était non seulement [ ion droit mais son devoir. Mais voilà, l'Allemagne ne se sentant •as assez courageuse pour attaquer la France à sa frontière de l'Est bien for- c fiée et bien défendue, avait trouvé plus i ratique de la tourner par le Nord où lie était peu ou pas défendue, confiante g ans le traité qui interdisait aussi bien ti l'Allemagne qu'à la France de traver- d 3r la Bolgique. é Et lorsqu'on venait exposer toute cette v onto, toute cette infamie aux délégués P 0 l'épargno allemande, ils ' applaudis- P lient. Pas une voix ne s'élevait pour rotester contre les moyens employés j* our se procurer les avantages, bien ioux on applaudissait quand on annon-lit sans ambage l'intention de conser- l or le bien mal acquis et l'exécution par V aroroit.. de la victime. Voilà, MM. les Allemands — vous sa- n 3z ce que signifie votre nom — ce qui p his a mis la rageiau cœur pendant vos latre années d'occupation de la plus p lieuse mémoire. g Vous aviez voulu écraser le Droit et c Justice par la force, ma's lo Droit et Justice ont appelé la force à leurs c tés et ils nous ont délivré pour tou- C( urs de votre empire du mal. a' Nos protestations indignées, étouffées * r vos mesures do contraintes par vos , [■turcs, elles s'exhalent à nrésent libre- j? mt do nos consciences, elles étalent au and jour du jugement des Nations vos m mes éhontés et elles réclament jus- o! S Yinâex g i --VW ai UAC1JJAU1E LA RUPTURE ENTRE LA sa POLOGNE ET L'ALLEMAGNE "o Un an après l'occupation de la Po- mi ne russe (août 1915), les puissances foi fraies, on se le rappelle, prétondirent dii ger la Pologne au rang de royaume dépendant (4 novembre 1916) Los Al-îands et ks Autrichiens rivalisaient en i îérositô avec le gouvernement du Tsar coi iolas qui n'avait promis à la Pologne été l'autonomie — s \r l'étendue de la- sei lie il y avait désaccord parmi ses Cr< istres. Mais on pouvait prévoir ce quo , îifierait l'indépendance polonaise sous tutelle de Vienne et surtout de Berlin, si, les puissances centrales songèrent-> un Instant à placer sur le trône mais un prince [allemand ou autri- n. Mais, en présence do violentes i'o ques suscitées par pareil projet au reri du parlement allemand, il fut retiré. o-nj îais, en tout cas, il ne fut question, aUi r l'Allemagne, de restituer ses dûtiicta nos ►nais, ni pour l'Autriche de rendre la j icie, bien qu'au dernier moment, lers Ys< son oifre de paix, elle changeât d'at- dor •• .. ... pai 1 \orit) a cependant sc3 drci-3. !rl ta suite do la révolutioa allemande son 0 Ja conclusion de l'armistice, les mil eo s°nt hâtés, non ee-ilomorît tr.' fni n'T I ■ p?olcct°rat allemand, mais voi1 fuiro valoir leurs droits par rapport nal, pwunccs qui leur avaient êté'ojlo- mill lois du partage do la Pologne. - s troupes tentèrent un coup de main - 1 osen, capitale do la Pologne pros- ges « : il y a quelques jours, 1e gou- trer «ment polonais rompit diplomatique- trer : avec l'Allemagne et invita le3 Po- cela |s do Prusse à prendre rart aux nou ions pour !Ja Constituante, fixées au A er dimanche de janvier 1919. Pour se la rupture • diplomatique, le gou- rent — vernement do Varsovie reproche aux autorit's allemande» d avoir pose des ac. tes contraires aux intérêts de 1 Etat polonais et d'avoir môme agi do concert avec 103 éléments bolchévistes. Apircs l'AlsaccJjorraine, voici la Prusso polonaise en attendant le tour du Schiesvvig danois — uno siria d'amputations terri, loriaies, quo les Allemands ne sont pas certains do compenser par la réunion, rêvée P*r certains d'entre eux, de l'Autriche allemando à la nouvelle république. L'article Xlll du message de Wilson prévoit la création d'un Etat polonais indépendant, englobant les territoires ha. bités par une population de souche polonaise incontestable. Le nouvel Etat aura un ace.ls libre et sur à la mer. Enfin son indépendance politique et son intégrité territoriale seront garanties par un accord international. Les bases territoriales devront donc être fixées, non seulement par l'histoire, mate avant tout par l'ethnographie. Or, suivant des statistiques dont il n'est pour le moment guère possible de vérifier l'exactitude, la population de la province de Posen est composée de Polonais & raison de 60.90 pour cent, contre 38.42 p. c. d'Allemands. Dans la Prusse occMen talc, il y a 34 22 p. c. de Polonais, — 34.4o p. c. d'Allemands, La question de la reconstitution de la Pologne est moins simple qu'on ne semblerait le croire. Sjieo'alor VSA LA CHÂSSE AUX ACTIVISTES A propos de Flor. Keuvelraans La compagnie d'assurance "Selihelp", nous fait observer que dans uno assemblée qu'elle a tenue le 20 mars 1918, elle a exclu M. Flor. Ileuvelmans de sea fonctions do commissaire de cette compagnie. Dans la môme s lance, M. Jean Gie-lis^ a été nommé administrateur. Jusqu'à présent M. Gieîis nous déclare n'avoir aucune connaissance de poursuites qjui seraient intentées contre lui. Chez nos étudiants Nous sommes très heureux de donner la publicité do notre journal à l'affirmation du "Katholiek Vlaamsch 13elg*isch Studcntenverbond", qui nous écrit pouir nous déclarer, la fierté et la joie au cœur, que dans c?tte fédération.oomposéo de ligues d'étudiants flamingants qui toutes cessèrent de fonctionner depuis l'apparition des activistos, ou qui viennent à. peine d'être fondées, tout élément suspect d activisme a été soigneusement éloigné. Nous ne pouvons quo féliciter toutes les sociétés en général qui se sont prémunies contre le danger de conserver parmi ol!o3 des éléments perturbateurs et an-tipatrioliques.A Contieh L'activisme a aussi exercé ses ravages dans les campagnes. A Contieh, on signale comme étant l'un de ses principaux propagandistes l'organiste Grégoire Thees. A vrai dire, il manquait à cet apôtre de la cause le courage de ses opinions. Quoiqu'il fût l'homme do confiance du "liaad van Vlaanderen", il n'assistait généralement aux réunions activistes qu'en siiiuple spectateur; encore, lorsqu'il s'y rendait, faisait-il quelque détour dans l'espoir de dépister les naïfs. Fait intéressant} : ce pourfendeur patenté do la culture française est un ancien professeur de l'Institut Saint-Korbert, où Jl donna des leçons... de français ! A son avis, on consacrait trop d'heures à cette langue dans les école3 primaires; aussi, pour remédier à cet abus impardonnable, accepta-Ul, des mains de l occupant, le poste d'inspecteur de l'enseignement primaire afin de pouvoir con-;rôle.r par lui-même l'application des or-lonnances boches : exclusion <à\i français i l'école primaire jusqu'à l âge de 12 ans, ouis, à partir de cet âge, heures do 3ours français par semaine. M. Thees, qui connaît lo français et en i constaté les avantages, est donc d'avis ]ue nos enfants en doivent ignorer eï 'utilité et les avantages. M. Grégoire Thees est-il toujours organiste à l'église de Contieh V Les uns lisent : oui; les autres affirment qu'il 'lent de donnetr sa démission. Nous es->6rons, nous, qu'il sera traité comme il 3 mérite. A Boom Un correspondant nous donne les indi- < ations suivantes sur la situation à | >oom : lin journal activiste, paru pendant la ( uerre, a <Lt3 supprimé; quelques activis- f îs ont pris la fuite pour la Hollande ( evant l'hostilité de la foule; d'autres ont \ :é arrêtés et sont en ce moment sous les errous; d'autres encore sont l'objet do oursuites et les tribunaux auront à se rononcer sur leur cas. Los rares insli- £ 'tours qui n'ont pas fait leur devoir du- , int l'occupatioD ont été relevés de leurs | » notions par- les autorités compétentes. {■ Un seul nid restait h, épurer : c'était v écolo moyenne de l'état pour garçons. c o bureau administratif de l'école vient !i en décider la fermeture, conformément f; ix proscriptions de la circulaire du mi-istro des sciences et arts, qui a été re- 1 roduite par la "Métropole". P On a estimé qu'à Anvers 98 % do la po-ulation est restée fidèle à la patrie Bel- n Drtainementm99%"e pIOPorli(>n f, Si à Boom lo nettoyage est fait,il n-en " lirmmn a i P118m6mo 'laM certaines f >mmunos des environs. .L;\ pourtant une d' :tion onargi^uo s'impose ôgaloment. N'y tc t on pas vu certains instituteurs enset- 11 1er à leurs élèves d'écrire le nom do -r ur commune à l'allemande et accepter 'a igence de î instilutidii activiste de la ^ Colenverdeeling voor Vlaanderen",alors ^ ■0 cette agence était refusée par de bra- ét s marchands de charbon ? Ces iionnè-5 commerçants, qui renonçaient à leur igne-paiu, plutôt que de s'acoquiner cc les ennemis de la patrie, donnaient s' r-'} im bel exomple à ces éducateurs de tl nance. jd En face de l'inaction de certaines ad- E •nistralions communales, ne serait-il pas tige que le ministre d?s sciences et arts y tervienne pour^ imposer une ligne de nduile à 1 enseignement primaâre com-mal, adopté ot subsidiô, comme il l'a de t pour 1 enseignement moyen relevant la ectement do l'Etat ? nn A Bruxelles Et ^ Bruxelles, le sieur T'Sjoen, ancien stj nmis ce l'administration communale, a ra , pour activisme, révoqué parle Con- esi J. communal, réuni lundi en comité se- clu en g Nos prisonniers de guerre '' ■* ^c^or Yseux, secrétaire général do — ffice belge des Prisonniers de guerre, trant de Berlin, était alié, en compa-o dos délégués officiels des nations ees, régler la question du retour do I prisonniers. Lu eur retour dépendra, a déclaré M. sux, p. un de nos. confrères,des moyens pie t nous dus poserons par eau. Car,c'est 19" ^ mer quo les prisonniers français et o."f ,'es ronu-eroat. IL n'est pas possible do tal ger a utiliser ava/nt longtemps les che- mit s de for ; ils sont 'requis pour d'au- ro besoin^, plus immédiats. Mais dites- me s bien que ce n'est point chose ba- ra: > quo le retour de quelque cinq cont co: 0 hommes... les Cinq cent mille !..■ tei Parfaitement, rion que pour les Bel- té et les Français. Nous avons encore do te mille compatriotes qui doivent ren- qu , "J'espère, nous dit M. Yseux, quo m<5 no tardera plus guère. En tout cas, pe: 1 faisons toute diligence pour cela. " ma outons quo le3 prisonniers belges qui qu< mouvaient on Suisse commencent à sol rer- Vd'I Qii-sîions territoriales Sjslgo-alii mandes Au moment où annexionnistes et anti-annexionnistes discutent 'avec passio.i pour lo triomphe de leur cause respective, on no peut négliger l'apport de toute contribution susceptible d'éclairer la question du jour. A ce titre noua publions volontiers les intéressantes lignes suivantes d'un lecteur i I. — Le pays do Clèves Par le droit du plus fort et par le jeu des traités, l'Allemagne s'est incorporé j aux temps modernes (après lo XIV Ime : siècle) des territoires d'origine belge, habités par une population dont le passé se rattache à notre patrie et qu'ejlle doit, | devant le succès de nos armes, nous res- j tituer. Un rapide coup d'œil, jeté sur les j frontière germano - liollando r belges, va nous permettre d'effectuer une "rectification" de frontière baséo sur le droit des gens. Commençons par le Nord et arrêtons- i nous aux rives du Pjhin, qu'on est convenu de considérer comme la limite naturelle de la Germanie. • A hauteur de l'ancien duché de Clèves, la frontière hollande-germanique décrit une vaste poche onglobée par l'Allemagne. Déjà, au point de vue des frontières naturelles, cette situation oonstitue un état anormal, préjudiciable aux relations politiques, administratives, économiques. Mais, il y a plus. La poche en question représente approximativement lo territoire do l'ancien duché de Clèves. Or, géographiquement, politiquement, historiquement parlant, cette contrée appartient aux Pays-Bas. Nous ne remonterons pas à Cé-sa<r, ni au groupement des peuplades primitives, pour étayer notre thèse. Nous serons plus modernes et signalerons quo toute l'histoire primitive du comté, puis duché, de Olives ost commune à 1 histoire des XiVll provinces des Pays-Bas. Les premières dynasties des comtes de Clèves, des comtes de Najnur, des comtes de I.ooz, des princes de Gand-Audenarde, ont un ancêtre commun. (Ceci sera prouvé dans uno de nos prochaines publications.) Par leurs alliances, par leurs inceurs, par leur histoire localo.les populations du pays de Clèves eurent des destinées identiques à celles de leurs souverains ; c'est-à-dire qu'elles se confondent avec 'celles de nos provinces. Le comté do 0lè'.e3 fut englobé dans l'Etat bourguignon, puis dans les XVll provinces constituant les Pays-Bas. Sous Philippe 11, les ducs de Cièves étaient maréchaux de palais à la cour des Pays-Bas. Plusieurs ducs de Clèves furent enterrés dans l'ancienne église des Dominicains à Bruxelles, ville où ils possédaient leur palais : l'hôtel de Ravenstein, qui existe encore de nos jours. Nous ne nous arrêterons pas à l'action caractéristique menée par les duos de Clèves, pendant les guerres de Religion qui, au XVle siè'ele, désolèrent notre pays. Nous y trouvons la preuve irréfutable de la communauté de liens qui unit nos principautés à leur duché. En incorporant le pays de Clèves dans son domaine, la Prusse a effectué une extension de territoire au détriment do notre patrimoine. II. — Pays de Limbourg et de Gueldre Passons à la _ frontière du limbaurg hollandais. Celui-ci représente une partie de l'ancien duché do (Uueldre et une fraction de l'ancien duché de Lîinbourg. Oy, le duché de Gueldre constitue l'une des XVll provinces des Pays-Bas et ses frontières ont singulièrement été violéçs par la Prusse. Nbus ne pouvons ici exposer tes empiétements successifs, leurs causes, leurs conséquences. Nous constatons sim. plement que, par le droit du plus fort pt par le jeu des traités, la Prusse s'est incorporé une région frontière sur laquelle elle n'a historiquement et ethnolo-sjiquement parlant, aucun droit, puisque, lepuis la création du comté de Gueldre, a _ zone en question fit partie de cette principauté, l'une des XVll provinces du Pays-Bas. Nous signalerons comme étant ncorporées par droit d'occupa,tion à la Prusse les localités gueldroises : Keve-aer, Gelderen, siège du château qui don-ia son nom à la principauté, Straelen, iVachtendonck. Pour ce qui ooncerne l'ancien duché de' Liiiobourg, des empiétements semblables rat été effectués par la Prusse et cela oujours lors des traités qui fixèrent les rontières des Paya-Bas autrichiens, et [ui se conclurent au détriment du plus aible. Citons les localités qui faisaient orps avec le Limbourg : Eupen et les 'illagcs de la banlieue. III. — Aix-la-Chapelle La question d'Aix-la-Chapelle se prête controverse. Ville impériale, les em-ereurs s'y faisaient couronner dans la • asilique Notre-Dame, renîormant le tom- • eau de Oharlemagne. Voilà lo point de < uo allemand Lo point de vue belge op. ] ose : le duo de Brabant était avoué ' Aix-la-Cfhapello ; ce&io ville faisait par-o du diocèse de Liège et l'on sait que ' ar origine et par principe les évechés- : rincipautés. considéraient comme adhérant leur influence politique les régions sou- j lises à leur autorité spirituelle. Nous rendrons pour preuve de notre assertion ] . conduite des princes-archevêques aile-ands de Cologne, de Mayence et do I rêves, dont les prétentions en l'espèce i ranèront lieu à de longues et sanglan-s guerres. Vainqueurs dans la guerre î ondiaie, une nouvelle délimitation de j ontièro s'impose, qui nous concède Aix- I -Chapelle, mais non sa banlieue orien. le ; nos droits s'arrêtent à la lisière £ > < la viUe. (Le faubourg de Borcette ait onglobé dans le diocèse de Cologne.) Ç IV. --- Stavelot-Malmédy 1 Voici maintenant la principauté ecclér (' asiiquo de Stavelot-Malmédy. Sur cette r roiio lisière, la Prusso 'a trouvé lo r oye.i do nous extorquer Malmcdy et q allovaux, qui incontestablement appar- r mnentàia minuscule principauté belge. , ' Grand Duché de Luxembourg' ^ Enfin, arrêtons-nous au iGrand-Duché n Luxembourg, dont les frontières vers I russe ont subi un singulier remanie- r >nt. Getlo province a été réduite de la utiê de sa eonsisiance au Moyen-Age co fait a son importance, car recon-tuée dans son état primitif, ollo offri- f it une barrière couvrant au nord-nord- la France contro l'invasion gormani- y e. Noua signalerons comme indûment Jlobé dans la Prusso, Ie pays do Dis- t. i-g tout entier. Les limites de l'ancien „ xombourg étaient limitrophes 4 celles , ^ comté de Nanderscheid, 'elles sç/.it nos revendications torrito- fa les à l'égard do la Prusso. en ÎPssmb* B'Ârnsénîe îa >ans le "Corriere de la Sera". M. un îgi Luzzatti écrit! : lui Lo peuple lo plus opprimé est le peu- no arménien. Il a refusé, en automne H .4 les promisses d'autonomie quo lui tic rait la Turquie ; il a subi d'épouvan- foi les massacres qui le mettent au pre- co ;r rang dans lo martyrologe de la guer- pa ; ses soldats volontaires, sous le corn- sa: ndemont d un chef héroïque, le géné- co: Andranik, ont défendu 10 Caucaso la îtro 1 invasion ottomane, mis en fuito tb lurcs à Sarikamitch, occupé les for- il essos de Bayazid et de Van, ot m'ri- pr par là les fél.citations de la Douma ot vo M. Sfrzonow, président du conseil russe, 1 L ne trahissait pas les Alliés. L'ar- rô e arménienne a aussi retardé ensuite, hh idant cinq mois, l'avance turco-alle- toi ndo et rendu ainsi aux forces brItannL an îs de Mésopotamie un grand service, pr ennollement reconnu par les hommes on itat anglais, notamment par lord Ceci!," pu L'AUDIENCE SQLENNELL du tribunal iie le^| nstancs Plier matin, à 10 1/2 h., a eu lieu,à 2e Chambre du Tribunal de première i stance,uno séance solennelle où fut co bréo, au milieu d'un grand concours magistrats, avocats, avoués, la libératii de la patrie. L'audience était présidée par M. le pj sident De Winter. ayant à ses cet s M Maquinay et Ollevier, vioe-prCsiden ainsi quo M. Em. Jacobs, procureur Roi, et F. Nolis, greffier, Efn arrière -6i'ège avaient pris place de nombre juges et substituts, ainsi que l'an teur militaire M. Cambrésy, tandis q dans Tauditoire, avocats et avoués «Itaic groupés autour du bâtonnier récemme réélu, M. Ryckmans. De nombreuses nouvelles figures se remarquées, de retour d'Angleterre. M Maeterlinck, père , Ch. Bauss,Em.Scliil l'ierens, Godding, J. Franck, Laurrej sens, etc. M. le président De Winter ouvre l'r dience et prononce un magnifique d cours où il commence par rappeler flétrir l'odieux attentat commis par 1 Allemands contre l'indépendance du pc voir judiciaire belge. Les juges,dès lo: ne pouvaient, sans forfaire à leur devo continuer l'exercice de leurs fonctions " Ils devaient à leur dignité,ils devaie à leurs concitoyens de descendre de le siège et ils n'ont pas hésité à le faii (Jartes cette suspension de l'action jui ciaire a causé à quelques-uns des do mages peut-être importants. Il en < qui ont murmuré contre nous et qui c blâmé notre décision. Comment eût-il ; en être autrement ? Les journaux à solde de l'ennemi, ont reçu l'ordre d o trager la magistrature et de critiquer décision. Et comme toujours, soumis vils, ils ont obéi. Mais vous, Mossieu du Barreau, vous qui saviez, qu'en c< sant de remplir nos fonctions nous faisions que remplir un devoir pénible impérieux, vous nous avez hauteme approuvés et vous nous avez donné air un puissant et précieux appui. " Laissez moi vous dire,Messieurs, q votre attitude courageuse et patriotiq nou? a réconfortés." M. le président cite alors le3 magistrt et avocats décédés et leur rend homm ge; puis il célèbre on termes enthousiî tes la victoire que nous devons, apr Dieu, maîtres do toutes choses, à not vaillante et glorieuse armée. Il montre déchéance de no3 ennemis, dont "l'emi reur, qui avait rêvé de régner sur to les peuples et sur tous les rois, a f de ses Etats, cherchant à se cacher da un des -plus petits pays de l'Europe." Le président salue avec émotion to ceux qui sont morts ou qui ont souffe pour la patrie. u Ceux qui ont pâti pour la cause la liberté sont nombreux dans nos rang Saluons d'aboiVl les Présidente de Cour d'Appel, sur qui l'Allemand s'e vengé de l'acte d'indépendance de lair gistrature. Toujours aussi maladroit q grossier il on fait des victimes po faire connaître au mondo et sa basses et votre fierté. PIup près de nous, Procureur du Koi fut emprisonné po avoir rempli les devoirs do sa char g M. Louis Franck, alors échovinde not ville a subi le même sort. Bmprisonn encore MM. Antoine Van den Bossct Walton, Bartholoiueeussen, Pollet. u J'en oublie^ peut-être car les einp; sonnements étaient si nombreux et si fi quents que^ Vesp vit a pei'ne à les suiv et la mémoire à les retenir. Témoigno à tous notre sympathie et notre admii tion, car ils ont souffert pour vous. " Et maintenant, Messieurs, j'ai hé d'acclamer notre Roi bien aimé. H a dr< à nos hommages parcequ'il ost la pc sonnification et l'incarnation de la Pati que nous avons toujours beaucoup aim mais pour qui notre amour est devei prosqu'une idolâtie depui qu'elle a ta souffert, " Clamons bien haut que nous voulo: rester fidèles au Roi et à la Constit tion comme .tous nous l'avons juré. " 11 faut que tout le monde 6ac! que nous renions de toutes le3 forces < notre âmo, ceux qui parmi nous se so vendus à l'ennemi et ont trahi la 13( gifluo. " (Appl.) M. le président termine par un vibra: hommage à nos Souverains qui n so l'honneur de notre peuple, car ils o: montré une âme virile, et leur cœur c plein de vaillance. " Lorsque so sont tus les applaudiss' ments qui saluèrent cette péroraison, J Jacobs, procureur du Roi, prononce u iiscours très poétique, intercalé de pièct le vers particulièrement impressionnante* " Les sages de tous les temps ont ei seigné que rien no procure à <l''homn jne réelle, une durable satisfaction comm ['accomplissement du devoir. " C'est peut-être la plus réconfortanl mérité de la condition humaine. Or.'amai jouple se trouva-t-il devant un plus lour le voir que celui qui s'imposa aux Belge o 2 août 1914, ontro 7 heures du soir c f heures du matin ? 7outo seule, à l'insu do Paris et de Londres l,a Belgique obtenait douze heures pou: [répondre fai3 douze heures de nuit, douze heure' [sans soleil Douzo heures strictement prises sur 1 [sommeil )evant 1 invasion, sans moyen dilatoire, )ouzo heures pour juger de vingt siècle; [d'histoir< jt pour 03er choisir, par honneur ou raison Intre l'écrasement ou bien la trahison ! .es Belges, conscients de leurs vertus [majeures ['eurent aucun souci de ces nocturne: , , . [heures :u on leur délimita pour les déconcerter as un instant ne fut perdu pour discuter lui sait bien ce qu'il veut est prompt è [se résout e : •a réponse éclata comme éoiate la foudre e fut d'un geste sir, viril et spontané, ans vouloir réfléchir, sans avoir raisonné ; o fut tout simplement, sans défaillance [aucune, t quoique leur pourrait réserver la for-,.. [tune, u aia élirenî, d accord presque sans le , . [savoir, unique droit chemin tracé par le devo'r! " Co devoir, dit M. le Procureur du Roi, • fut, pas le mémo pour tous, mais sous Lelquo forme qu'il se présentât, tous l'ac-mplixent avec uno égale grandeur ime. ' Dans ce petit peuple, il so trouva des ro» puai' répondre à tous ces durs de-irs. Il s y trouva pour tout celà des mines irréductibles, dee femmes admises, des jeunes filles déconcertant leurs urreaux, des • enfants insensibles aux înaces. Plus les fusillades et les cachots enlevaient à la circulation, plus il en nblaifc surgir d'autres du sol sacré do Patrie. ' Notre^ devoir à nous, Messieurs, fut lins pénible et moins glorieux que cédé tant d'héroïque3 victimes ; mais us eûmes pourtant aussi notre devoir, fut de conserver au peuple uno jus- 9 nationale. Do lui maintenir le îv'con-t qu'il restait des juges pour qui les atrats u étaient point des chiffons de pier et qui remplissaient leur mission is sbires occultes et sans moutons do; i - '• ^ subsistait des tribunaux où 1 légalité et l'équité demeuraient garan- ^ par la conscience des juges, comme restait des temples où l'on pouvait ter encore malgré les espions et les ndus. Mais, avouons-le, n'est-ce pas, notre 10 fut bien réduit. Petit à petit, l'enva-ssement méthodique de l'ennemi dans uea îcs sphères de notre activité nous tena jusqu à la simple sauvegarde d'un incipe. Et surtout au Parquet, avait- bien encore lo cœur d'exercer l'action bUque. Qn avait presque honte dç .ppur-1 C suivre un compatriote, quelqu'indigne qu'i put être, du chef d'un simple larcin,quan io vol à main armée, le cambriolago ol ficicl, organisé par les plus puissant conquérants du monde, sous une égid , impériale, s'étendait au patrimoine ei n_ tier de la nation. On était confus d'à / traire devant trois juges consciencieux « austères quelque batailleur d'occasioi )n quand le meurtre, lo viol, l'assassinat s pratiquaient au grand jour sur l'ordre d >(s_ ces 11 excellences " sanguinaires qu'aff yi ehaient lo total de leurs victimes le Ion de la voirie 1 (Açpl.) . " Et pourtant nbus dùme3 et noue vol lu lûmes poursuivre notre tâche comme non ix l'avions promis à notre Roi et à son G en ii_ vernement et nous le fimea jusqu'au joi ue où il nous fut démontré que nos jugi nt ments ne pourraient désormais plus d-nt plaire à l'ennemi. " Alors ce fut la fin, et oe peuple a« nt mirable qui est le nôtre, dont nous cra es gnions pourtant biea d'encourir lo d& lz, aveu de notre désertion, non seulomei 'a accepta le sacrifice, mais il nous sut gi de notre geste. Il avait compris qu'u u- arrêt servile ou complaisant ne se ren ■s- pas au nom du Roi Albert l et " Qu'aJors, certains d'entre nous coi es nurent dans ses moindres détails ce r u* gime cellulaire que jamais les justiciei '6' ne sauraient trop connaître, nous n'e r> garderons pas une longue amertume. C ne serait pas justice en pensant à tai nt d'autres souffrances infiniment plus crue ur les endurées par tant de compatriote moins préparés à la résignation et pouî . tant non moins sto'iques, | " Mais, grâce à Dieu, notre vacance r j fut pas longue. A peine nos remplaçant 3 ont-ils eu le temps d'emporter les cuii |a de nos fauteuils et la vraie justice se fi u. 'a grande, l'immanente jusbice, qui pei sa sommeiller mais non cesser d'être. e\ La vieille humanité compte dans son histoii " Des jours si radieux que l'on: ne peut qc feoil el Tant qu'on n'est pas certain do leur réalits nt Quo l'arbitre du monde allait être arrêl si Devant un filet d'eau, dans un coin c [Belgique de C'est ce qui rebutait la plus simpb le ie • [giiu( Mais contre la logique il est certains décret ,ta Que la Providence aime à maintenir secret a- Dans un but dont elle est maîtresse soi s- [veraine è6 Et quand ce fut, un jour, sa volonté serein re De briser simplement des volontés de fei la Ce miraclo éclata sur les bords de l'Yser! o- 16 L'orateur termine en disant que si l'ai ui rore de la victoire nous trouve si parfa ns lement heureux, c'est surtout parce qu nous avons conscience d'avoir accomp .is notre devoir, ce devoir dont nos Souvt rt rains sont la plus belle incarnation. {Aj plaudissements) . le 'C 'î1 a. j, ù U Aie liyckmans, bâtonnier de l'ordre de avocats, prend à son tour la paroh i^a promptitude de la victoiro, dit-il, Jr dépassé les prévisions. Is'ous la devons notre glorieuse armée. Cette armée, nou . 1 avons eue parce quo nous 1 avons in< ritée ; la nation, belge, • en effet, s'e£ montrée digne de ses destinéës.L'or d » Allemagne a été impuissant à corron pre noire peuple. Sa culture, grotesqu ^ carricature de la vraie civilisation,a é| arrêtée dlès les premiers massacres, s ^ -anièrre d'entendre la justice et tous le procédés odieux employés à l'égard d nos populations n'ont eu pour résults que ac faire surgir des héros plue non 2 breux. " U est au milieu do ce régime,que le tç terroristes auraient réprouvé, quo se pie ça la campagne nouvelle de l'activisme cetto exploitation éhontée de quelque le traîtres, ambitieux ou vendus, qui firei £0 cause commune avec l'ennemi, désorgan: aèrent ce qui nous restait de l'adminis nt tradon publique, tentèrent de semer 1 division parmi nous et de fomenter che 1 os Flamands un mouvement anti-natio ! nal- " Dans la lutte contre ces traîtres,val] laminent entreprise, malgré les menace j0 et les sévices des Allemands, notre ma ^ gistrature tout entièfe a donné l'exenspl I d'un courage civique, d'une notion supé rieure de ses devoirs, d'un désintéresse ^ ment véritablement héroïque. En ordon . nant l'arrestation des meneurs du Con , seil des i1 landres, la Cour d'Appel savai qu'il y allait de la prison et do la dé portation. En ôtant votre robe plutôt qui d en souiller l'hermine, vous saviez,Mes sieurs, quo les Allemands et leurs com ». plices allaient supprimer vos traitements \ Pas un de vous n'a hésité. n' " L'histoire enregistrera votre geste. s " Elle mentionnera aussi que le Bar , reau d'Anvers ra3ta digne de ses tradi-^ tions séculaires. Le conseil do Discipline " décida à l'unanimité que le Barreau, solidaire de la Cour d'Appel, cessait toute e participation à l'administration de la justice.® ' Si dure que ce pût être pour plusieurs 3 d'entre nous, par ces temps où les sou-i cis de la vie matérielle étaient si noin-3 breux, pas un avocat ne protesta contre t la décision. Elle fut observée jusqu'au dornicr jour. S'il se produisit parmi nous quelques rares et tristes défaillan-, ces, ce furent celles d'avocats déjà trans-r fuges au camp ennemi. Leur honte ne , nous atteint pas." > Après que ces paroles ont été applau-, dies, Me liyckmans rend un hommage » ému à chacun des membres de la ma-! gistrature et du barreau qui ont disparu durant la guerre : M. le juge Taquet, ; qui, faisant son devoir jusqu'au bout, a , instruit do nombreux procès contre le3 , activistes; Me André Ullens de Schooten, qui seul des nombreux avocats anver-, sois ayant pris du service, est tombé, face à l'ennemi, alors qu'un avenir si | radieux lui semblait réservé; Me Van , Stralum, doyen d'âge des avocats, Mo Criquillion, décédé dans ses fonctions d'audilcur militaire ; M. Scheyvaerts,confrère estimé et bourgmestre d'Ecckeren; Me Jaminé, ancien bâtonnier. (Je devoir rendu aux défunts, Me Ryckmans soulhai-te la bienvenue à ceux qui reviefnnent au pays : _ " A nos soldats d'abord ! Ils font mentir, ceux-là, un de ne s vieux brocarde, car devant leurs uniformes, nos robea noires céderont désormais le pas. J'ai peur en les citant d'en oublier,qu'ils mo permettent do leur adresser collectivement notre affectueux et cordial salut. Qu'ils soient les bienvenus aussi ceux qui nous reviennent de l'exil.Nous avons disputé longtemps à distance, sur le point de savoir s il valait mieux rester a Anvers, où s'en aller à l'étranger. Lo temps s'est chargé de trancher le débat. Nous avons tous fait bien,parce que tous à notre rang et à notre place nous avons fait notre devoir et sorvi notro patrie. " Les services publics do tout genre, les comités de secours et de protection aux réfugiés beiges, des œuvres d'assistance et de propagande patriotique, ont sollicité utilement l'activité de ceux qui avaient franchi nos frontières. .Nous leur rendons bien volontiers l'hommage qu'ils méritent et noua sommes convaincus quo dans l'œuvre immense qui va s'ouvrir à notre activité nous les trouverons dès demain à nos côtf»s. Quant à ceux qui restèrent on Belgique, c'est avec émotion quo nous nous rappellerons désormais les années tragiques qui viennent de finir. Nous avons bravé les niême3 * dangers,subi les mômes angoisses, collaboré dans les mêmes œuvres... Parfois^ l'un ou l'autre d'entre nous disparaissait; ils s'en allait en prison ou on Allemagne expier son patriotisme, où quelque protendu ci-ime parfois inqualifié. (;uand les générations qui viendront &ptsrè,9 -nous, verront Je tableau d'honneur, où nous graverons lours noms, et qu ils y liront les noms du procureur du Roi et de plusieurs avocats, dont un bourgmestre, deux ; échevins, trois représentants, incarcé- ' rés et déportés pour des délits que j mémo la féconde ingéniosité des policicirs ! allemands ne parvint pas à définir,elles j comprendront qu» et* régime de terreur i. 1 et de mépris de tout droit et do toute 1 justice a été pour nous l'aurore des . temps nouveaux." 3 M. le bâtonnier termine en exaltant la 0 notion du Droit pour laquelle nous n'a-_ vous cessé de souffrir durant ces années j terribles. (Appl.) *** ^ Me Donnez, au nom des avoués, rend un hommage bien senti au. Roi et à l'ar-^ méo et célèbre en termes élovés la joie de la, libération. = L'audience est ensuite levé à IX h. 10. l- v'v* — s 1 Souscription ». Liste du journal la - Métropole •• pour la Noël des enfants pauvres Report fr. 3188,25 L" V. A. M. 25,00 !: P. H. 25,00 Mme van den Abeele 20,00 Anonyme 5,00 ° J. Hellemans 2,50 d Léon, un paquet de jouets. l- » vV" • EGEÏQSS [5 Programme de la journée : s SPECTACLES Scala. — A 7 h. 1/2 « Ze Zijû Scheuf ». 0 CONFÉRENCES 3 Saiie Deboeck. — A 8 heures conférence s par M. Jus. De Hasque. Sujet : Les volon-t> taires de guerre et le fil frontière. Lt e AVIS'A^OS ABONNES y Nous prions nos anciens abonnés de e , nous faire connaître le plus tôt possible i. j leur adresse actuelle exacte, nos registres é | ayant été détruits lors du bombardées nient d'Anvers. if Au 1er janvier 1919 commencera le service régulier des abonnements, dont , voici le tarif : s UN AN î Pr. 24.— a SIX MOIS : » 12.50 TROIS MOIS : - 6.50 Les abonnés qui habitent les villes et ô communes de provinces sont priés de se faire inscrire au bureau de poste de u leur localité. Service tunèbre De3 places seront réservées aux famil-e les des militaires défunts au service fu- 1 nèbro qui sera célébré le 23 décembre, à s- 11 heures, à la Cathédrale, pour le repos - des âmes des soldats de la 2e D. A. morts pendant la guerre. Les volontaires do guerre vers 3 le fil-trontière !. Scènes vécues en 1915. a Nous rappelons que la conférence fia-, a mande de M. J. Do Hasque sur ce sujet s intéressant aura lieu ce soir vendredi, à 8 heures précises, à la salle De Boeek, ;1 rue Arenberg, 12. o Carie d'entrée à 3 francs au profit du I '■ patronage St-Joseph, de la rue chapelle; 0 do Grâce. é a Un meeting au Burgerkring 3 Jeudi, 26 courant, à 11 heures, un grand 1 e meeting aura lieu au local "Koninklijke 1 Burgerkring". Les orateurs seront M. le l" docteur Van de Perre, député, qui parlera de la navigation, du commerce et 9 do l'industrie, et M. l'avocat Van Cauw'e-'' laert, député, qui traitera de " La politi-^ que et la question flamande". 1 Le remboursement des marks Un avis de M. le bourgmestre nous con-i firme quo le remboursement des marks l commencera samedi, ainsi que nous l'avons - annoncé hier, et continuera les cinq jours ouvrables suivants, aux divers guichets et - bureaux que nous avons indiqués. > Tout dépôt devra être accompagné d'un - bordereau déclaratif daté et signé. 3 Le bordereau déclaratif d'un dépôt dépassant mille marks sera formé en double exemplaire, dont l'un sera, aprjs vérification et visa du dépositaire, remis au dé-■ posant pour récépissé. Des formules se-' ront à la disposition du public dans chacun des bureaux susmentionnés. : Le dépôt et le bordereau déclaratif comprendront exclusivement des monnaies allemandes. Passé le délai de six jours prémentionné, la circulation desdites monnaies sera prohibée. Les billets à déposer devront être soigneusement déplies, classés par coupures, groupés et liés par paquets de 20, 25, 50 et 100 pièces, selon la quantité de chacune de ces coupures. Une seule et môme personne agira pour le compte de chaque ménage ou famille et devra se munir de sa carte d'identité. La censure politique Elle est supprimée en fait depuis le jour où ont réaparu les journaux de 1914. M. Masson prendra sous peu une décision officielle confirmant oet état de choses. Objets vclls Les propriétaires d'objets volés se trouvant dans^ lo butin délaissé par les-Allemands doivent, pour rentrer en posses- , sion de leurs biens, s'adresser, avec preu- < vos à l'appui, au gouverneur militaire : de la province. Le ravitaillement en tissus En suite d'un accord intervenu entre I MM. les ministres Jaspar et Wautors, les questions relatives au ravitaillement en < habillements, y compris les tissus non I confectionnés, ressortiront désormais au ( ministère du ravitaillement national. Le ira in Bruxelles-Paris L La presse a annoncé comme chose fai- i te la mise en marche de trains directs f Paris-Bruxelles et retour, via Calais- c Dunkerque -et Bruges. c Les choses n'en sont pas encore là, c malheureusement. Des négociations ont i été entamées avec le Nord-Français, l'horaire était convenu, les taxes établies, 1 mais jusqu'à ce jour, cetto Compagnie 1 n'a pas fait connaître sa décision. c Los munitions boches Ils n ont pas tous sauté, les wagons d de muni».ions abandonnés chez nous par ^ la retraite allemando. a D'une déclaration faite par M. Renkin, c. il résulte qu'il y en a encore 230 à 11 Schaerbeek, 157 à Haeren, 150 à Etter- l] beek, 89 à Tour-et-Taxis, 55 à la garo du Luxembourg, 35 à Forest, plus quelques autres dizaines de droite et de gauche. •' Au total, sur notre réseau ferré, il en 8' reste 3.163. c Les communications Une dos raisons pour lesquelles le rétablissement de nos voies do communica- d tion rencontre de grandes difficultés,c'est I1] que trois points importants d'accès sont, ti actuellement, encore inutilisables pour in- p troduire dans le pays le matériel néces- li saire ; les ports do Zeebrugge, O-stonde d' et^ Aieuport, qui sont toujours "embouteillés." u Mais on travaille avec ardeur à les dé- tr boucher. Los pensions c/o vicillesso Pondant la guerre, le.s bénéficiaires des pensions de vieillesse n'ont touché, annuellement, que 40 sur les 65 francs dus, i on a ainsi enlevé, à chacun d'eux, uno i? somme do 100 francs Do là, des doléan-ies dont M. Flêchet s'est fait l'écho au ^ Sénat, ot son intervention a été couronnée do succès, puisque lo ministre de industrie a promis que ces arriérés se- n<" •aient liquidés. Il y aura de la joie chez ïï eg braves vieux. ^ fVWVI f a» Pour ceux qui ont subi des dommages de guerre Los dommages de guerre seront eon« statés ot évalués par les tribunaujc et cours de dommages de guerre, créés par l'arrêté-loi du 23 octobre 1911. Le niais* tre de la justice s'occupe activement de leur organi Bation. Dès que ces juridictions seront en état de fonctionner, un arrêté du gouverneur de chaque province préviendra les inlô* rossés qui auront à rédiger leur d»iruu> do sur des formules, mises à leur dis-position par les administrations commua nales. Ces formules sont. actuellement h l'impression. La preuve de la réalité et do l'importance des dommages pourra se faire par toutes voies de droit, y compris le témoignage des parents et serviteurs et iThOm# la simple présomption. Lo département des affaires économiques, d'accord aveo le ministère de la justice, prend, eu «î# moment, toutes les mesures d'exécution pour que les tribunaux puissant fonctionner dojris un délai aussi cour* qnj possible. Pour les réfugiés français Des fonctionnaires français sont arrivés en Belgique en vue de rechercher lea moyens d'améliorer la situation des réfugiés français qui ne peuvent être rapatriés tout de suite A l'Institut do commerce Prochainement aura lieu la réouverture do l'Institut de Commerce. Les examens d'entrée auront n.«iu le 18 janvier. Le problème de la bâtissé en Belgique D'après un spécialiste qui a étudié la question, Ta guerre a détruit en Belgique GO.OOO maisons Or, on avait construit en moyenne 22.000 maisons par an pendant la période de 1905 à 1311- Ainsi, d'une part, il manque autant d'immeubles qu'on en bâtissait on trois ans ; d'autre part, on est resté près de cinq ans sans en ériger. Admettons que l'aiirêt dans l'augmentation de la population provoqué par la guerre, quo l exodo certain, malgré tous les désirs, de nombreux Belges, agissent dans une telle mesure que les besoins ne soient guère plus grands en 1919 qu'on 1914, il faudra alors prévoir les accroissements considérables pendant les années qui vont suivre. Bref, on peut affirmer que pour solutionner dans un délai relativement cour la crise du logement, il faudrait con struire 35 à 40.000 immeubles pendai t plusieurs années, soit près du double d la période de l'avant-guerre. Une adresse à la Reine Y/iIhe!mIn§ Un cr-rlain nombre de personnalités be' ges — le comte Woeste, MM. Levie, Max, Francqui, le baron de Favcreau, MM. Beco, gouverneur du Brabant; Lomon-nier, le ministre Harmignies — ont 6igné uno adresse à la raine de Hollande, exprimant la gratitude de la population belgo pour les services lui rendus par les pays protecteurs et exprimant le désir de voir M. van Vollenhoven conserver ses fonctions. Les passeports Le3 passeports, ou plus exactement les cartes d'identité, 6ont une des conséquences do l'état, de siège et do guerre. Reconnaissons-le : ce n'est pas une des pi res conséquences do ce genre d'événe ments. On se demande donc si, la guerre finie, les passeports auront vécu ? Beaucoup do gens sont d'avis que les cartes d'identité obligatoires empêchent les faux noms, o| sont de nature à faciliter les recherches de la justice. Jj'honnêle homme n'a pas de raisons pour cacher son identité. Quoi qu'il en soit, il nous revient que sous peu la direction de la Sûreté militaire fournira de nouveaux passeports, destines à remplacer le3 "passierscheine" délivrés 6ous la régime boche. Il no s'agira plus évidemment, comme sous ce dernier, de demander le passeport par exemple à une bravo servante ba-la}'-ant la rue, ou à un ino£fensitprome« neur montant sur le tram, pour l'unique motif de les embêter et de lour coller une amende. Mais dans les cas suspects, la possos. sion de la pièce d'identité sera toujours d'une utilibé incontestable. Reste à savoir si le tempérament du Belgo s'en accommodera, et si l'origine des "scheine" ne nuira pas, comme c'est lo cas pour l'université ilamande de Gani à l'institution elle-même 1 I Les Boches exclus de partout Avant la guerro, nombreuses étaient lea sociétés belges qui, pour renforcer leura moyens d'action, s'étaient créé des attaches internationales, en faisant entrer dans leur Conseil des Administrateurs français, anglais, américains, allemands, otc., etc. MM. Gross et Parcus représentaient l élément allemand au Crédit Anversois, 3Ù on les avait jadis reçus comme des unis et des hôtes. Lorsque, en août 1914, l'Allemagne, fou lant aux pieds la foi des traités, envahi! io tre territoire, ces messieurs n'ont pai ïompris le geste d'élémentaire correction lue leurs collaborateurs belges étaient en Iroit d'attendre d'eux. Ils n'ont pas of« ért leur démission. Bien plus, devenus es ennemis de notre Patrie, ils ont lais-'é imposer par ordre leur maintien au îombro des administrateurs d'une sociétl ;olge. Le conseil d'administration de la ban-lue a estimé^ que pareiile attitude compor-ait plus qu'une protestation, une mosurf lui fût une énergique leçon. Dès que la liberté d'action lui a étf •endue, il a convoqué les actionnaires en issemblée extraordinaire et les a invités i déclarer par un vote unanime que la ociété ne veut plus à la table de son onseil des personnages qui n'ont pas rougi .o tenir do la force momentanée de nos nnemis le maintien d'un mandat qu'ils l'auraient plus obtenu par confiance. A l'unanimité des votants, représentant •4141 actions, la révocation des deux ad-ninistrateurs allemands a été décidée à etto assemblée, qui a eu lieu hier. La " Fraiernello Anversoise n ociété mutualiste, fondée le 26 décembra S68, fêtera la semaine prochaine son 50e nniversaire. Eilo organise, pour le 27 ourant, à 19 h. 1/2, au Cercle royal ar« s tique, une fête comineinoralive et par iotique. Nos peintres L'exposition des œuvres du peintre -dgard Farasyn aura lieu à partir du imedi 21 décembre prochain, à 2 heu-ïs, à la salle place do Meir. Les camions à livrer La part de chaque armée dans lo total 3S camvons automobiles que les Aile-ands doivent livrer aux Alliés, envers d*?s conditions d'armistice, est pro-?rlionnelIe au nombre des divisions en rïôo r l arméo belSe» cette part est La livraison de ces camions a commen-;, mais elle subit des retards inipor- -nîs. A l'heure actucLe, l'autorité ^nill, ire ne dispose que des véhicules stric-ment nécessaires aux besoins de l'année. Lo 22 novembre tète nailonalo Uno proposition de loi, signéo par MAT comte GobJot tl'-A lv:oJlo, Ma<g'nciu>„ "aun, Hanrez: et Ooileatix, a été dépoT e hier sur le bureau du Sénat. Ella t ainsi conçue. 1 L'anniversaire do la journée du 22 vembre sera célébré chaque année com-> f<Vte nationale. " C'est, on le sait, le novembro que lo Roi fit à Bruxelles rentrée solçnnello*

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La métropole: journal quotidien du matin gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

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