La patrie belge: politique et littéraire

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s.n. 1917, 11 März. La patrie belge: politique et littéraire. Konsultiert 22 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/jm23b5x42d/
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La Patrie Belge JEAN STEENS | directeurs G. S. do SAINT"* MARIE \ % . POLITIQUE ET LITTERAIRE Paraît tous l?i3^n_a,:riclxes Adresse TéLéoRAPHious s PATRIEB6LGB-PARIS ■ .A-SO^STISriEi^EItfrTS : Dn an. . . France : 6 francs Etranger 8 franc# Six mois . — 4 francs — 5 francs RÉDACTION ET ADMINISTRATION : 8, EUE BOSSINI — PARIS PTJB LICITÉ : Aux Buroaus: cLia Journal Téléphona ; CENTRAL 07-64 Les Belges en Angleterre LE DEVOIR DE TOUS ET DE CHACUN Parler en >ces heures troubles el tumultueuses de l'Union Sacrée, est chose fort difficile et bien ingrate. Dame Censure est là qui veille avec sollicitude à ce que nous conservions intactes toutes nos illusions, et si elle crut devoir déjà me priver du droit d'exprimer mon opinion à ce sujet, je ferai de mon mieux pour ne pas avoir à subir ses foudres aujourd'hui. J'extrais du feuilleton que publie actuellement la Métropole les lignes suivantes, tout à l'intention de notre chère Anastasie * « Les Belges avant la .guerre étaient « uivises, seioii ïeuis cruicr.fi;..-- • ' '.v-rs « opinions politiques, en plusieurs « grands groupements que l'on appe-« lait partis. Mais depuis, ils se sont « unis au Gouvernement dans une pen-« sée commune qui est le salut du pays. <( Cette résolution est ce que l'on .appelle « l'Union Sacrée. Elle ne s'inspire que « du plus pur patriotisme. » Je veux bien donner à cette opinion les ihonneurs de la publicité puisque c'est celle de l'auteur du susdat feuilleton et que cela ne m'engage à rien. J'estime du reste que l'on ne donnera jamais assez de définitions théoriques de ce que doit être l'Union Sacrée ; il y a tant de gens qui devraient les lire et relire jusqu'à ce qu'ils les connaissent par cœur, et puis ensuite se les répéter toute la sainte journée de peur de les oublier. On verrait peut-être alors germer dans less consciences une notion plus complète de ce que doit être en ce moment le Devoir de tous et de chacun. Au pays envahi comme à l'Yser sanglant, les Belges stoïques attendent l'heure de la délivrance. Ils font admirablement leur Devoir, faisons-nous le nôtre ? Ce serait fort difficile à admettre, si l'on juge impartialement l'attitude de ceux, qui étant au premier plan, devraient donner l'exemple d'un patriotisme éclairé et large. En ce qui concerne les Belges réfugiés en Angleterre, j'ai déjà signalé le patriotisme bizarre que manifeste la Ligue des Patriotes de Belgique, qui prétend «< commémorer les événements de la guerre et veiller à la sécurité morale du pays » en s'immisçant dans les opinions politiques de chacun et en combattant l'Internationale Ouvrière, tout en respectant les internationales financières et autres, qui ont acquiis un droit imprescriptible à son respect par ces forces invincibles que sont le sectarisme et l'argent. La Ligue des Patriotes vient de faire plus fort encore : elle annonce à grands coups de cymbales « qu'indignée par la situation faite, à nos soldats réformés, elle va La campagne s ouvrira par une manifestation à Folkes-tone. Le Dr Clément Philippe, secrétaire général, après avoir exposé la question de l'Internationale en Belgique après la guerre et la question des Naturalisés, proposera... le vote d'une adresse au Roi en faveur des soldats réformés ^ On ne voit vraiment pas le rapport qui existe entre le but de la manifestation et le sujet traité par l'orateur. Oue viennent faire l'Internationale et les Naturalisés dans la situation faite par le Gouvernement aux soldats réformés ? Voilà une sorte de patriotisme très « Union Sacrée » peut-être, mais fort difficile à comprendre. Je saisis aussi peu, l'idée que peuvent se faire nos députés et sénateurs sur les «tevôirs de l'heure présente. Ces Messieurs » '<■• •• Censuré s'intéressent à tout, excepté à ce qui seul idievrait faire l'objet consthnt de leurs préoccupations : l'avenir du peuple dont ils sont les représentants. consultés au sujet du Contrôle Parlementaire, l'un me répondit : « Mon Dieu, vous savez, j'en suis bien partisan, mais je n'ai pas constitué de dossier qui me permette de défendre mon opinion, et puis, je préfère plutôt m'abstenir pendant l'exil » ; un autre me dit fort sérieusement : « Comment voulez-vous que je trouve le temps de m'occuper de cela, mon tribunal des sursis ne me laisse pas un instant de loisir » : un autre encore répondit- : « Le Contrôle Parlementaire se fera bien tout seul, Les organes Wallons se plaignent exactement des mêmes faits, où est la vérité 7 Quoi qu'il en soit, ces réponses prouvent surabondamment que l'Union Sacrée n'est pour ces Messieurs qu'un prétexte à dormir et cultiver pour la rentrée, leurs rivalités et leurs antago nismes politiques dians le silence et le recueillement. Parlez-leur d'une question Id'intérêt général, autrement 'in-portante que ces récriminations stériles et mesquines, aussitôt ils ne comprennent plus et s'empressent de vous répondre comme ils me le firent textuellement : « ... je ne veux pas paraître vouloir imposer mes idées au Gouvernement, par une manifestation populaire. Ce serait indélicat,... » Touchante attention n'est-ce pas ? Mais combien il serait plus touchant encore de voir nos hommes politiques renoncer à leurs querelles de partis et vouloir comprendre que l'Union Sacrée est la communion de tous les Belges dans un même idéal de Liberté, ce qui n'implique pas un renoncement égoïste et une indiffé-îence criminelle. Plus que jamais, il importe que ceux de l'arrière consolident par leurs initiatives, leurs études, leur contrôle et leurs travaux, l'oeuvre sanglante qu'accomplissent ceux du front. Le Devoir de Tous et de Chacun est dans l'unanimité et la constance de l'effort nécessaire pour assurer l'existence et l'avenir de la Belgique de demain. Messieurs les représentants du peuple, n'oubliez pas qu'il vous appartient de prêcher par l'exemple et rappelez-vous les sages paroles de Royer, qui disait il y a déjà deux ans : « Vous pourriez regretter plus tard « de ne point vous être souvenus à « l'heure voulue de tout ce qu'exige le « régime de liberté qui fait l'honneur « de la Belgique depuis 1830 et pour le-« quel se bat l'élite de la Nation. Point « ne suffit, à mon sens, de proclamer « la nécessité d'une union patriotique « qui est dans les vœux de tous et d'ex-« primer la crainte qu'on puisse dire de « -certains hommes, après la guerre « qu'ils n'ont rien oublié et rien ap-« pris ». Il ifaut se garder aussi de l'ac-« cusation d'avoir tout oublié^et de n'a-« voir rien vu ! » Edouard Engel. Londres, le l'r mars 1917. Note. — La censure a cru devoir supprimer dan» mon article, paru le 25 février, le passage où je reproduisais le progamme annexionniste de MM. Du-mont-Wilden, Notomb et Neuray. Je m'étonne de cette mesure, car le passage incriminé était la reproduction fidèle des lignes parues dans la Métro-yole du 30 janvier dernier, que tout le monde peut acheter et lire. Je ne me plains pas, mais j'aurais eu plaisir à voir le même passage censuré dans la Métropole car cela ne m'aurait pas contraint de supposer que les projets 'annexionnistes die ces Messieurs ne sont bons à être mis sous les yeux du public E. E. LA CENSURE Le bureau de la Censure belge nous permettra peut-être de reproduire ces lignes du Temps : Le public français a donné, depuis le commencement de la guerre, un exemple de courage et de sagesse auquel nos ennemis eux-mêmes et les neutres les plus circonvenus par l'Allemagne sont obligés de rendre hommage et justice, jusque dans les journaux à seize ou trente-deux pages, où s'exerce abonHIamment et sans entraves la propagande germanique. Un tel exemple mérite d'être récompensé. Ce serait méconnaître les vertus de la nation que de lui refuser les satisfactions intellectuelles et morales qu'elle a le droit d'attendre et de réclamer. On ne gouverne pas un grand peuple dans le silence et dans la nuit. Nous sommes persuadés que les vues du Gouvernement sont conformes aux vœux du public. On nous a donné l'assurance, en haut lieu, que le régime d'exception auquel nous sommes soumis est un régime provisoire. Restons sur cette espérance. Le Gouvernement belge peut aussi trouver une haute leçon dans ces lien es. . Le partage ds la Belgique L'auteur allemand, Cornélius Gu.rlitt vient de publier à Berlin une brochure qui a pour titre : Le Sort de la Belgique. II y partage notre pays en trois parties, dont la seule privilégiée est la Flandre, évidemment dans la pensée de se réserver l'approbation de nos bons flamingants : 1° Un Etat flamand auquel serait donné des droits souverains, n'ayant pas de représentant au Reichstag, mais doté d'un Landtag indépendant ; 2° Un Etat wallon qui serait placé sous lia (souveraineté 'directe et complète du Roi de Prusse ; 3° Une zone neutre qui longerait toute la frontière française. Chaque demande de changement d'adresse doit être accompagnée d'un timbre d* 0 fc. 15. Les Peintres Belges en France LÉON HUYGENS En ces heures tragiques où nous vivons en pleine épopée, que ce soit un peintre-soldat dont, Je premier, nous invoquerons ici la silhouette altière. Puisqu'il en est ainsi, nous avons choisi Léon Huygens qui, parmi ses vaillants confrères du service documentaire de l'Armée belge, s'est nettement distingué comme peintre, comme illustrateur et aussi comme aquafortiste. Ce grand garçon solide, aux épaules d'athlète, à la face grave et réfléchie est un pur brabançon ; il naquit vo'Ci "ïasi-* que trente-neuf ans, dans un des plus pittoresques faubourgs de Bruxelles, à Etterbeeck, presqu'à l'orée de la majestueuse forêt de Soignes dont les frondaisons profondes tentèrent tout d'abord son jeune pinceau. Elève des Académies d'Ixelles et de Bruxelles, il y décrocha la médaille d'or, premier prix du Gouvernement et pas mal d'autres aussi. Depuis l'âge de 22 ide cette studieuse et folle colonie de jeunes qui fit merveille et c'est là que la déclaration de guerre le sur prit en plein labeur ; déjà les obus pouvaient sur son atelier lorsqu'il se décida à l'évacuer et à gagner Paris accompagné de quelques aimis et d'un de ses confrères. Un grand journal parisien a conté à son heure cette odyssée curieuse des deux artistes belges... Aussitôt arrivé parmi, nous, Léon Huygens se mit à l'œuvre et s'attaqua réso-tÎV^Bpnt- à ''illustration et bientôt il fut agieé par le Musée de l'Armée. Cependant l'artiste comprit très vite qu'il lui fallait être lui-même au front pour en traduire l'horrifiante splendeur, et, comme la guerre se prolongeait et que la Belgique appelait à elle tous ses enfants, il prit, malgré son âge, du service dans l'armée du roi Albert, où on ne tarda pas l'affecter au service artistique documentaire. LA RUE HAUTE A N1EUP0RT, par L. H. (Dessin original.) ans, il participa avec succès aux différents Salons triennaux de Belgique et de l'étranger, enlevant une médaille à Paris, peuplant de ses tableaux les meilleurs Musées de Belgique et des pays voisins. Mais le jeune artiste étouffait entre les murs revêches des Académies et des Ecoles officielles ; ce qu'il fallait à ses vastes poumons, à sa large vision, c'était l'air puissant, la lumière éclatante des plaines ondoyantes de ce Brabant vallonné qui l'avait vu naître. Le maître immortel qu'était Hippolyte Boulenger, suivi par Théodore Baron, par Heymans et par d'autres encore venaient re rompre résolument avec l'ancienne école ; Degreef, ce solitaire admirable découvrait alors les merveilles du Rouge-Cloître et les traduisait en d'impérissables pages ; la voie s'ouvrait largement devant le jeune peintre qui s'y jeta à corps perdu. Il se fixa pendant quelques années à Audei'ghem même et s'efforça de traduire la beauté mystérieuse de la forêt millénaire, la robuste splendeur des champs ensoleillés ou la grise mélancolie des hivers... En rude bûcheron de l'art, il abattait la tûche de chaque jour avec une nouvelle vaillance ; aussi le sort lui sourit-il bientôt et, dès 1911, une grande exposition particulière au Cercle artistique de Bruxelles, dont il est membre de la Commission du reste, consacrait son talent. Mais entre temps, l'artiste s'attachait à l'art si beau de i'eau-forte; il est membre de la Société des aquafortistes de Belgique. Feu la comtesse de Flandre, mère du roi Albert, qui maniait l'eau-forte avec taient, daigna même lui demander quelques conseils. L'hiver, Léon Huygens travaille surtout à Bruxelles, dans son vaste atelier du boulevard Charlemagne, tandis qu'il ç'inçtfllïp h Nip.nmnrt. l'été, an milieu Son œuvre, quelque jour, constituera une des plus précieuses documentations de la grande guerre ; il s'est surtout attaché à traduire ces rives héroïques de l'Yser que le monde entier contemple avec admiration, il nous a montré Nieu-port assassinée, Ypres pantelante et toute l'horreur de cette plaine inondée, muette et pleine des pires embûches... Il nous a montré la vie du soldai la nuit sous la mitraille et les fusées éclairantes, le jour sous la neige glacée ou sous e soleil ardent ; les « cagnas » n'ont plus de secrets pour lui, ni le plus petit coin des tranchées. Léon Huygens collabore aujourd'hui à la plupart des publications illustrées françaises : Le Monde Illustré, la Lec ture pour tous, la France illustrée, la Guerre des Nations, la Guerre par les Artistes , il a signé le frontispice du beau livre de Verhaeren et illustré les œuvres de l'excellent écrivain Le Gof-fic. Parmi ses meilleurs tableaux on cite les Halles d'Ypres en flammes ; le Château àe Boesinghe — qui est au Musée de l'Armée avec la Passerelle Fintel sur l'Yser et de très beaux croquis qui ne pourront être exposés qu'açrès la guerre, — la Bue d-e l'Ancre, à Nieuport — vendue à l'Etat français — la Grande Dune de W'estende et les toiles acquises par le Roi et la Reine des Belges. Chaque jour voit naître sous sa brosse habile quelquê œuvre sindère et fidèle comme celles qu'il vient d'exposer au Salon des Armées au Jeu de Paume des Tuileries. Maintenant le Salon des Armées a fermé ses portes et Huygens ayant mené à bien la mission que le Gouvernement belge lui avait confiée, s'en ira à nouveau vers cet Yser glorieux retrouver ses amis et achever son œuvre au milieu des périls et des joies du soldat insouciant et fataliste. R. M. L. LES BELGES A PARIS C'est surtout à mes confrères de la presse parisienne que vont ces lignes, désireux que je serais de les voir prendre un peu la défense de mes compatriotes mobilisés et que l'on rencontre, paraît-il en trop grand nombre dans la Capitale sous l'uniforme kaki moutarde. Bientôt, disent nos amis les Parisiens, nous verrons plus de soldats belges en permission que de « poilus ». Il est parfaitement exact que l'on rencontre- à Paris beaucoup d'officiers et soldats belges. J'en suis d'autant plus fier que cela prouve : 1° que notre Gouvernement a appelé sous les drapeaux la majeure partie de nos compatriotes réfugiés en France ; 2" que nos braves soldats aiment à se trouver au milieu îles Parisiens dont ils goûtent l'esprit et '•r. gaîté-, - * - * i Et d'ailleurs comment en serait-il autrement ? Comme l'écrivait ici même M. de Sainte-Marie, Directeur de la Patrie Belge dans ses articles : Pour la cause belge : « Jl faut bien penser que le Belge ne part pas au service armée dnns les mêmes conditions que les soldats des autres Nations alliées, ceux-ci laissent derrière eux, une famille, un foyer, tandis que le pauvre Belge qui n'en a plus... » Précisément, comme la plupart de nos soldats n'ont en France d'autre foyer pour les recevoir — lorsqu'ils viennent en permission — que celui de la grande Ville, il s'ensuit tout naturellement qu'on les y rencontre en plus grand nombre. A Paris, on ne connaît guère qu.e les permissionnaires de l'armée tielga. Beaucoup de Français même, depuis les héroïques journées de l'Yser, ont perdu de vue et son importance et son rôle. Mais dans la région du Niord, on se rend compte du magnifique effort qui, depuis un an, se développe sans arrêt du Havre à La Panne. Cette armée dont les canons 'le tous calibres ne cessent de tonner, fait chaque jour de la bonne besogne et monte une garde vigilante, ne le cédant en rien à celle dont elle prolonge jusqu'à la mer et les échos et les effets. J'ose donc croire que les Parisiens auront à cœur, en croisant sur les boulevards en uniforme kaki moutarde de ne pas trop le regarder de cet air gouailleur que réellement nos braves soldats ne méritent pas. Godchaux-Colinet. ON SOUVENIR A LA REIKB A L'OCCASION DES FÊTES DE PA80ES Dans notre dernier numéro nous avons publié quelques noms relevé; parmi les membres du Comité de Pa tronage de cette manifestation. Citons encore parmi les membres de ce Comité : le lieutenant-colonel Pétry le médecin principal Duvellié, le capi taine Gust. Verbaeys,conseiller munici pal de Gand, le lieutenant Paillet, la ba ronne de Sellière, le lieutenant Gotts chalk, le comte et la comtesse R. dt Saint-Jean, le lieutenant baron Osy de Zeegwaert, etc., etc. Nous profitons de l'occasion pour rap peler à nos lecteurs que les souscrip tions devront être adressées à M. Bin dels Antoine, secrétaire général tréso rier, 26, rue de Paradis, à Paris. POUR NOS MOBILISÉS Villejuif, le 25 février 1917. Monsieur le Directeur, Quoique Française, je suis une lectrice assidue de votre journal. J'ai ;pu constater que dans un de vos numéros vous disiez que le Gouver nement Belge avait assuré le sort de la famille des mobilisés. Pour quelques-uns peut-être est-ce vrai, mais vous avez justement raisor quand vous disiez « de la famille légi time seulement ». Je suis la femme illégitime d'un soldat Belge, j'ai un peti garçon de 25 mois, il nous a été impos sible jusqu'à maintenant de régularise] notre situation et aujourd'hui que nous sommes en mesure de le faire, voio qu'après avoir fait venir tous mes pa piers, on me demande un papier com me quoi je ne demanderai rien au Gou vernement Belge pour mes enfants né: ou à naître, ou un papier comme quo mes parents prendront à leur charge lej enfants nés ou à naître. Comment voulez-vous que je signe ui pareil papier ? Je ne crois pas que Ci soit ma qualité de Française qui m'o blige à renoncer à l'allocation, et alor; si pour pouvoir être l énouse légitim d'un Belge il faille donner du pain sei à ses enfants, autant y renoncer. Depui que mon petit est au monde, j'ai tou jours suffi à ses besoins et aux miens mais au prix de quelles privations, vou pouvez vous en douter, surtout au pri: où est la vie. Recevez, Monsieur le Directeur, l'es pression de mes sincères sentiments Une ouvrière, I , HOMMAGE A LA BELGIQUE Un témoignage bulgaro-allemand sur. l'importance militaire de la résistance belge en 1914. — Tous les critiques et historiens militaires sont d'accord pour reconnaître ie rûle important joué par la résistance de la Belgique dans l'évolution des événements de guerre en 1914. Le Rapport du commandement de l'armée belge (Palis, Chapelot) avait signalé, dès 1915, la conséquence heureuse qu'avaient eue : 1° pour la concentration de l'armée franco-an-g-laise, la résistance de Liège ; 2° pour la suite des opérations de l'armée française sur la Marne, les sorties de l'armée belge du camp retranché d'Anvers : 3° enfin, last but not least, pour la rupture définitive de l'offensive stratégique de l'Allemagne sur le front occidental, la résistance indomptable des troupes beiges le long de >'V;o~ , ( Les /vileuiaiÎQjflirt^BoÏHKîifeS, force de la vérité, à faire sur ce point des aveux qui apportent aux conclusions du Rapport du Commandement de l'armée, la confirmation la plus éclatante. Il y a, entre autres, l'aveu fait par l'auteur anonyme d'une étude remarquable publiée à Berlin en 1916, chez l'éditeur royal Mittler und Sohn, sous le titre Die Schlach-ten an der Marne et qui fut, peu après sa publication saisie par la censure allemande. Une traduction française, avec préface spéciale de M. Joseph Reinach, en paraîtra prochainement chez l'éditeur Van Oest. Il y a quelques semaines, le docteur Jae-ger, député du Centre, publient dans l'Aii-gemeine Rundschau un article, d'ailleurs plein de fiel, contre la Belgique, mais où l'auteur notait le rôle décisif joué par l'armée belge dans l'échec du plan allemand. Presque en môme temps, un journal allemand très répandu, le Bertiner Tageblatt du 25 janvier 1917, n° 44, édition du matin, a fait connaître l'opinion émise par le docteur Rizoll, ministre bulgare à Berlin, sur « la neutralité belge et les cruautés allemandes », en réponse aux accusations de la Note de l'Entente. Le docteur Rizoll n'éprouve aucune sympathie pour la Belgique qu'il accuse d avoir pactisé avec l'Angleterre et la France contre l'Allemagne, au mépris de ses devoirs de n'ation neutralisme. Mais il ne peut s'empêcher de reconnaître l'activité efficace de son armée dans l'insuccès de la grande offensive allemande : h ... Sans la résistance de la Belgique, » h écrit-il, la France aurait encore été vain-« eue en 1914 et il n'aurait pas été possible « à l'Angleterre d'envoyer des troupes en « France, — ce qui aurait terminé la guar-« re à bref délai. » Cet aveu fait écho à celui du Dr Jaeger. Ainsi se manifeste-t-il, de jour en jour plus clairement, qu'en violant la neutralité belge, l'Allemagne n'a pas seulement commis un crime, elle a aussi commis une faute politique et une méprise militaire grave. Le plan stratégique allemand était une mécanique d'horlogerie bien montée ; 1 Allemagne a eu le tort d'y introduire le grain de sable de la résistance belge. LES BRAVES Le docteur Gossenaerts, professeur à l'Athénée Royal de Gand, a été condamné à dix ans d'emprisonnement pour propagande germanophobe. Les Allemands lui offrirent de le libérer sur-le-champ à condition qu'il consente à accepter une chaire à l'Université germano-flamande ouverte à Gand par les Boches. Le Dr Gossenaerts refusa. Le « Nieuwe Rotterdamsche Courant » apprend que les professeurs Pirenne et Frédéricq, de 1 Université royale de Gand, emprisonnés à Hana, ont été elé-pl&cés, M. Pirenne à Kreuzberg, en Thuringe, et M. Frédéric à ouerzel, près d'Iéna. On ignore la raison de ce déplacement.•*» Viennent de recevoir la croix de chevalier de l'Ordre de Léopold avec palme et croix de guerre pour actions d'éclat : Le lieutenant de réserve d'infanterie Halleux (A). L'officier auxiliaire d'infanterie Devil-1 1ers (E.). Le major d'infanterie Gulaux (L.-F.-J). L'officier auxiliaire d'infanterie Van-derschueren (L.). ; Sous-lieutenant de réserve Carabin (R.-F.-L.-M.). NBCRO LO GIB M. Paul Dansette, président de la Caisse des reports et de dépôts, à Bruxelles.— M. le docteur Delsaux, âgé de 55 ans, à Bruxelles ; d'origine boraine, M. 1 Delsaux était un spécialiste des maladies de la gorge. — Mlle Hermine Weber, âgée de 71 ans, i place dlu Congrès, à Bruxelles. — Mme la vicomtesse de Borchgraeve ; d'Altena, née de Spoelberch, âgée de 74 , ans, à Bruxelles. [ — Mme la comtesse Théodor d'Oultre-' mont, née de Robiano, à Bruxelles. 1 — Mme van den Bulcke, âgée de 63 ans, ■ veuve du directeur général au minsitère des Affaires étrangères, et fille de M. van ! Hoegaerden, qui fut gouverneur de la ; Banque Nationale. On annonce de la Haye la mort, h Bruxelles, de l'acteur beige Jacquc, qui créa le rôle de Beulemans, dans le Mariage ■ I de Mlle Beulemans, rôle qu'il vint ensuite I jouer à Paris avec beaucoup de succès* TROISIEME ANNEE. - N° 117. LE NPMER^IB CENTIMES DU DIMANCHE 11 AU SAMEDI 17 MARS 1917. ^

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