La renaissance

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01 Januar 1917
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s.n. 1917, 01 Januar. La renaissance. Konsultiert 25 Oktober 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/jd4pk07x27/
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14e Annee. No. 24. 1 PENNY. 1 JANVIER, 1917. LA RENAISSANCE Paraissant le 1er et le 15 de chaque moisé abonnements. 1 an. 3 irs. 75 ou 3s. 6 mois 2 frs. ou ls. 8d. ADMINISTRATION ET REDACTION : 42, Cambridge Street, SHEFFIELD. Directeur - M. ALFRED SLUSE. PRIX DU NUMERO : Royaume Uni 1 Penny. Continent 15 Centimes. 1917. LA RENAISSANCE présente à ses abonnés et à ses lecteurs ses voeux sincères pour une meilleure année. Que la guerre qui perdure les épargne eux et les leurs et que l'an 1917 voie la fin des hostilités. Profitons de ces derniers mois que nous, Anglais et Belges, Belges et Français passons ensemble, pour tâche) de mieux nous connaitre afin de créer entre nos Alliés el nous, une sympathie sérieuse qui survive à la guerre. Que ceux dont les nerfs sont tendus, par les émotion; continuelles que nous subissons, prennent patience et quand ils se disent malheureux, qu'ils pensent à nos braves soldats qui, eux, se font tuer pour notre liberté, et à nos infortunés compatriotes emmenés en esclavage er Allemagne. Tâchons, en 1917, d'aider davantage les pauvres Belges en Belgique et nous aurons fait, nous aussi, notrf devoir. La Rédaction. 1917. La Renaissance wishes to express to ail readers and subscribers sincere wishes for better things in the New Year. May the war, which drags on, spare them and theirs and inay the year 1917 see the end of hostilities. Let us profit by these last months which we, English Belgians, and French, are passing together, to try to know each other better, thereby creating between our Allies and ourselves a well-founded sympathy which will outlast the war. Let those whose nerves are shaken by the continuai trials through which we are passing, be patient, and wheri they think themselves to be pitied, let them think of ouj brave soldiers who are giving their lives for our liberty and of our hapless compatriots carried off in slavery te Germany. Let us try, in L917, to give more help to the' pool Belgians left in Belgium, and we too shall have done our duty. Editor. NOTRE NUMERO DE NOËL. L'encombrement à cette époque de fin d'année et notre désir d'offrir à nos charmants abonnés et lecteurs un Numéro spécial à l'occasion de la Noël, nous ont empêché de publier notre édition ordinaire du 15 décembre dernier. Nos abonnés ayant reçu ce numéro gratuitement nous excuseront du retard apporté à la publication d'actualités que nous réservions au dit numéro, et que nous ne pouvons omettre de rapporter. Nous remercions de tout cœur les nombreux amis qui ont bien voulu, en nous complimentant sur notre édition spéciale, nous envoyer le renouvellement de leui abonnement annuel pour 1917. REPUBLIQUE FRANCAISE. Ail Frenchmen born in 1898 are invited to present themselves to the French Consular Agency, The White Building, Fitzalan Square, Sheffield, where they will receive ail information regarding the calling of their class. Tous les jeunes Français nés en 1898 sont invités à se présenter à l'Agence Consulaire de France, The White Building, Fitzalan Square, Sheffield où ils recevront tous renseignements concernant l'appel de leur classe. LA FOIRE DE L'ENTENTE. La deuxième Foire mondiale d'Echantillons se tiendra à Lyon du 1er au 15 Mars prochain. La Foire de Lyon est placée sous le haut patronage de M. le Président de la République et sous celui de M. le Ministre du Commerce et de l'Industrie. Les fabricants de France, des pays alliés et des pays neutres qui ont répondu à l'appel du Comité d'organisation, présidé par M. HERRIOT, Maire de Lyon, dépasseront le chiffre de 2,000 L'édification des stands démontables est déjà commencée ; ces stands dont le nombre sera au moins le triple de celui de 1916 s'échelonneront sur les deux rives du Rhône, sur une longueur de plus de dix kilomètres environ. Ces quais sont d'ailleurs admirablement desservis par un grand nombre de lignes de tramways. Cet emplacement unique au monde a été insuffisant et le Comité a dû prévoir l'utilisation d'autres emplacements, tel que, l'immense Cours du Midi situé devant la gare de Perrache où 500 stands supplémentaires seront aménagés. La participation des pays de l'Entente et des pays neutres sera cette année très importante, malgré les difficultés créées par l'état de guerre. Les commerçants qui se rendront à la Foire de Lyon sont donc assurés d'y trouver toutes les marchandises qui peuvent les intéresser et dont l'énumération serait trop longue. POUR LES BELGES EN BELGIQUE. Voici le troisième hiver qu ils passent sous le joug combien cruel d'un ennemi inhumain. Jusqu'à présent, ceux que les allemands avaient forcés de chômer, par l'enlèvement de machines ou de matières premières, avaient pu trouver à s'employer à des travaux d'ordre intérieur et d'utilité publique que nos Administrations avaient commandés pour leur venir en aide. Le Comité de ravitaillement faisait le reste, avec une générosité, un dévouement qui ne se sont pas démentis pendant plus de deux ans. Maintenant, la situation a changé. Les allemands ont enlevé, non seulement à leur femme et à leurs enfants, celui qui, par son travail et avec l'aide du Comité de ravitaillement, les soutenait et les nourrissait ; mais même la plupart de ceux dont la position faisait à leur famille une vie indépendante, ont été emmenés en Allemagne. Les déportations continuent, la misère en Belgique augmente et les secours indispensables deviennent de plus en plus urgents. Outre la charge que la Grande Bretagne a bien voulu assumer en assurant l'existence de près de 250,000 réfugiés, Elle ne s'est pas désintéressée du sort de ceux qui, pour des raisons majeures, n'ont pas pu quitter le Pays. Chacun sait le zèle et la belle philanhropie dont font preuve depuis de si longs mois, la " Commission for Relief in Belgium " et le " Comité de Secours et d'alimentation " en Angleterre. Au début, la situation des réfugiés, presque tous sans travail, ne leur permettait pas d'aider leurs compatriotes en Belgique. Beaucoup même, en arrivant, n'avaient demandé aucun secours d.'aucune sorte ; ils mettaient de la délicatesse à n'accepter rien de leurs nouveaux amis tant qu'il leur restait un penny en poche. Certains ont payé leur traversée et leur séjour à Folkestone du produit de la vente de leurs bijoux et d'autres objets , !<- ] 11A< tlésormaio iimtrilcs -à une vie cte réfugié. Hélas ! la guerre a duré, les derniers sous sont partis et ces braves gens ont été dirigés vers le centre de l'Angleterre par le " Belgian War Refugees' Committee." Maintenant, la majorité des Belges gagne de l'argent et, souvent, beaucoup d'argent. C'est pourquoi c'est à eux, cette fois, que nous faisons appel pour venir au secours des malheureux de eur Pays, qui ont eu moins de chance qu'eux, qui sont dans la misère et à qui l'hiver s'annonce bien rude. Il en est, parmi nos compatriotes, qui, mal conseillés, gardent jalousement leur argent pour des jours plus sombres ou pour retourner au Pays après la guerre, et qui nous diront que cet argent gagné est bien à eux, puisqu'il est le produit de leur travail. Nous ne songeons pas à discuter la légitimité ni la source de cette propriété incontestable, mais nous nous permettrons de dire ceci à cette classe de prévoyants : Si vos frères malheureux ne gagnent pas, comme vous, l'argent nécessaire à leur vie, ce n'est pas de leur faute, le Monde entier le sait ; et si leurs familles mouraient par manque des choses les plus essentielles, ce serait de la faute de tous ceux qui auraient pu les aider, et qui ne l'ont pas fait. Il est évidemment très louable de ménager son bien et de penser à l'avenir. Mais dans les circonstances présentes, quand il y a tant d'infortune chez les nôtres, il est bien plus généreux et bien plus beau de procurer de suite un peu du pain nécessaire à ces pauvres qui sont comme nous de la grande famille Belge, que de nous soucier de notre lointain avenir à nous, et d'économiser pour rentrer en Belgique, alors, qu'en attendant, nos compatriotes y meurent de faim. Soyons heureux, nous, d'être hors de la tourmente qui réserve quelles peines nouvelles aux infortunés en Belgique ! Ne soyons pas égoïstes, et, si nous ne leur donnons pas, nous qui gagnons chaque jour, pour les sauver, tout ce que nous avons,, donnons leur au moins la moitié de ce nous avons de trop. A. Sluse. EMILE VERHAEREN. Les Lettres Belges viennent de faire une perte sensible dans un moment où chaque jour la guerre menace de frapper ses poètes et ses littérateurs en exil ou à nos Armées. Emile Verhaeren est mort le lundi 27 novembre à la gare de Rouen. Il avait voulu prendre le rapide du Havre pour Paris après une conférence qu'il avait donnée à Rouen au bénéfice des mutilés de la guerre. Il glissa sur le quai humide et roula sous le train ; il eut les deux jambes broyées et expira en criant : " Ma femme, ma Patrie." Celui que la Belgique pleure en ce moment était une des plus belles, une des plus pures lumières de sa Littérature.Il était essentiellement bon et croyait à la bonté chez les autres. Comme il l'a dit dans l'émouvante ^dédicace de la Belgique sanglante, il avait cru à l'avenir d'une humanité fraternelle, à un esprit européen : " Celui qui composa ce livre où la haine ne dissimule point était jadis un vivant pacifique. Il admirait bien des peuples ; il en aimait quelques-uns. Parmi ceux-là se rangeait l'Allemagne. N'était-elle pas féconde, travailleuse, entrepreneuse et organisée mieux qu'aucun nation ?... La guerre survint. L'Allemagne parut autre, immédiatement. Sa force se fit injuste, fourbe, féroce. Elle n'eut pas d'autre orgueil que celui d'une tyrannie méthodique. Elle devint le fléau dont il faut se défendre afin que la vie haute ne périsse point sur la terre. Pour l'auteur de ce livre, aucune désillusion ne fut plus grande ni plus soudaine. Elle le frappa au point qu'il ne se crut plus le même homme. Pourtant, comme en cet état de haine où il se trouve sa conscience lui semble comme diminuée, il dédie ces pages avec émotion à l'homme qu'il fut autrefois." Ces pages sont les Crimes, Au front, en Flandre ; Albert 1er, roi sans peur et sans reproche ; VAllemagne incivilisable, etc. Cette émouvante préface est donc le testament du grand poète, du grand patriote qui vient de mourir. Nous avons toute sa pensée, nous avons toute son émotion, comme une dernière leçon, un suprême exemple. A nous maintenant d'assurer sa gloire. La gloire d'Emile Verhaeren est, comme le disait justement le poète Jules Romains, une gloire militante, une gloire que les circonstances n'ont jamais aidée, qui n'a jamais trouvé la pente toute faite, qui a dû user chaque obstacle, pas le contourner : l'user ou le renverser ; une gloire à la fois patiente et coléreuse, qui ne s'insinuait pas, qui ne circonvenait pas. Dans le deuil qui frappe la Belgique et la France, cette gloire ne pourra être assez honorée aujourd'hui ; elle sera célébrée par le monde entier aux jours qui suivront la libération de sa patrie. La France a fait à notre grand poète des funérailles nationales. Celles-ci ont eu lieu à Rouen le 1er décembre à 10 heures 45 du matin. Nous empruntons le compte-rendu détaillé des obsèques à notre éminent confrère Maria Biermé de VIndépendance Belge. Le cercueil de Verhaeren en chêne massif était exposé dans un petit pavillon de l'hôpital sous le drap mortuaire recouvert de multiples couronnes. Au pied du cercueil un pet' coussin .sur lequel reposaient ses croix de l'Ordre de Léopold et de la Légion d'Honneur. La chambre était tendue de noir lamé d'argent et un V surmontait la tête du cercueil que deux religieuses veillaient. Une scène émouvante et pénible qui fit pleurer les quelques rares parents qui étaient présents se passa au moment où Mme Verhaeren vint dire adieu à celui qu'elle avait tant aimé. M. Ingenbleek, au nom du Roi et de la Reine ; M. le ministre Carton de Wiart, au nom du Gouvernement, et le ministre Vandervelde qui était un des amis du poète ; le général Sellier de Moranville, le maire de Rouen, M. Morel, le général Rude, commandant de la 3e Légion militaire française, le sous-secrétaire d'Etat M. Dalimié et le ministre du travail M. Métin, au nom de la France ; M. Maurice Donnay, président de la Société des Artistes dramatiques ; M. Pierre de Courcelles, président de la Société des Gens de Lettres ; le Consul de Belgique à Rouen, M. Hamers, sont venus présenter leurs hommages à Mme Verhaeren avant de prendre la tête du cortège. Celui-ci, dans lequel avait pris place un corbillard trainé par 4 chevaux et orné de multiples couronnes dont beaucoup portées par des soldats, s'est déroulé entre deux haies de soldats français qui lui avaient rendu hommage au moment du départ jusqu'à la place de l'Hôtel de ville. Là, le cercueil fut porté du corbillard dans une voiture de la Croix-Rouge. M. Ingenbleek, représentant le Roi, était au milieu de la place où les soldats belges formaient demi-cercle en tenant les couronnes les plus éblouissantes, alors le ministre Carton de Wiart a prononcé l'admirable discours dont nous donnons le texte ci-après, et qui résume si bien les sentiments de tous les Belges pour leur poète national. DISCOURS DE M. CARTON DE WIART. Un train qui accourt dans la nuit. Des voyageurs qui s'empressent. L'un d'eux qui trébuche et glisse entre deux wagons... On le dégage. On le relève, tout broyé et sanglant... C'est Emile Verhaeren. Et son dernier souffle expire avec ces mots : " Je meurs... Ma femme ! Ma Patrie ! " Ta Patrie ! C'est en son nom, ô le plus grand de nos poètes, que je viens m'associer à tes funérailles, et l'amitié pénétrée de respect que j'éprouvais pour toi lorsque tu vivais, s'effarouche et hésite devant le devoir public qui m'est fait de te saluer à ton entrée dans l'immortalité. Ta Patrie. Elle se parait de toi comme tu t'enorgueillissais d'elle. Depuis trente ans, et davantage, tu la chantais. Et ta voix obstinée, âpre et tendre, farouche et fervente, entendue d'abord avec surprise de quelques-uns dans l'intimité des Cénacles, avait fini, de plus en plus ample et sonore, par retentir pour les multitudes, aux extrêmes lointains des routes et des mers. (Suite p. 2, c. 1) LA RENAISSANCE. 14e ANNEE. Seul journal belge publié en provinces anglaises. Français—Anglais —Flamand. Abonnements d'un an , 3 sh. 42, cambridge street, sheffield.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La renaissance gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Sheffield von 1903 bis 1917.

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