Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 07 April. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Konsultiert 10 Juli 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/g73707zd59/
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ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger Los abonnements sont reçus exclusivement par tous les BUREAUX DE POS TES. Les réclamations concernant les abonnements doivent être adressées exclusivement au bôrèau de poste qui a délivré l'abonnement, PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois : 2 mois : 1 mois : Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 Tirage : 125,000 par jour Le Br uxe 11 lois JOURICAI/ QUOTIDIEN INDEPENDANT — -, ANNONCES Taits divers et Echos la ligne fr. 5 0| a Nécrologie 3 00 1 Annonces commerciales.;,'..2 ÇO Annonces financières .- 2 00 1 PETITES ANNONCES : la grande ligno 2 Of 9 Rédacteur en chef : Rjîné ÀltSlAND. Kôdaetion, Administration, Publicité, Vent» BRUXELLES, 33-33, rue de la Caserne. Tirage: 125,000 par jour LA GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, G avril. — Officiel : ■ Théâtre (le la guerre il l'Ouest. D&s entreprises locales fris de Busquoy et 'au sud d'H ébuterne ont rapporte des prisonniers ainsi que de nombreuses mitrailleuses. Une agression anglaise contre Puisieiix 'échouait. < Sur la nve occidentale de l'Ancre, nous "avons élargi par une attaque notre -position 'de tête de pont des deux côtés d'Albert. Au sud de la Somme, vifs duels d'àrtille-tie et fructueux'engagements d'infanterie de faible envergure. Des installations de chc-viirt de fer près d'Amiens furent cartonnées. !Des attaques françaises sur un large secteur 'entre Moreuil et Montd'dier ont tenté d" nous enlever le gain du avril. Elles se sont écroulées avec les plus lourdes pertes.Mont-'did'ier fut pris sous le feu français. Devant Verdun, l'action des artilleries a été renforcé-.'. Des autres théâtres de la guerre, rien de nouveau /•' BERLIN, G avril. — Officiel ; La guerre 80i!S»marine. Vu de h os sous-marins. commandant le premier lieutenant naval Lohs. a lésê.le trafic tnnefnj entre la France et l'Angleterre d• '9QJ000 tomes, en anéantissant 6 vapeurs et-10 voiliers. La majorité, des vapeurs a étn coulée dans là partie orientale de la Man-lckef II est à supposer que les cargaisons ont 'consisté principalement en matériel de guerre précieux. Parmi les navires çoiilés figuraient 3 grands vaPeurg dé li a V,000 tonnes. Le vapenr-tanlc anglais «Sequoja» (5,393 t.). les i 'ôjliers français.« Avor » et «Anne Yvon- j ne< \ ont pu être identifiés par leur nom. AUTRICHIEN VIENNE, 5 avril. — Officiel ; E,n Vénétie nous avons repoussé une at-'laque nocturne dés Italiens, près de Fontana îSecca. Au Dcioli eu Albanie j dts entreprises ennemies contre nos lignes de couverture ont également échoùé. BULGARE SOFIA, lt avril. — Officiel : Front eu Macédoine : Dans la vallée supérieure de la Skumbi, notre feu a dispersé une forte patrouille ennemie. À- l'ouest de Bitolia et sur divers points dans la boucle de la Czcrna, courte attàqiic de l'artillerie ennemie. A l'ouest de Dobropoljc, canonnade plus ,violente de part et d'autre. Au nord du lac de Tahino, nos patrouilles ont dispersé plusieurs forts. détachements d'infanterie anglaise. Au sud et à l'arrière de nos positions, grande activité aérienne de part- et d'autre. Après d'opiniâtres et hardis combats aériens, nof>-e capitaine-aviateur iVlilanoff a dcsceu-' mi'.uu grand biplan anglais dans la vallee de la Strouma au sud-ouest du liai Vratch. Front île Fa Dobroudscka 'A rmistiee. TURC CONSTANTINOl'LEj avril.— Officiel-, Front eu Palestine : Nos troupes, serrant toujours de très près V ennemi, ont atteint, le Jourdain des deux côtés de la route d'Es Sait à jéricho;les Anglais tiennent encore la lisière orientale de la vallée du Jourdain. De, nombreux morts et blessés qui gisent sur la route'par laquei-'f l'ennemi a battu eu retraite.. témoignent des. fortes pe- tes qu'il a subies. 'A Es Sait,un fiche butin, matériel de guerre, munitions et approvisionnements, est tombé entre nos /nains À l'est du Jourdain, faible canonnade seulement. Sur différents points, des en gagements entre patrouilles ont tourné à no tre avantage et nous ont valu des prisonniers. Dans la région de Médchcl Jàbyjnous avojis. repoussé une atlà-que. prononcée par \tt détachement de reconnaissance. s roitt (les Dardanelles : En réponse a une attaque prononcée par les aviateur!! ennemis le 25 mars contre la ville d'Essinie, nos hydi oavions ont bombardé avec un succès visible-, pendant la nuit du S avril, les installations du port de Terte dos. 'I ous nos appareils sont rentrés indêvi• nés. Autres fronts : Pas d\ véneinents particuliers à signaler S-RANÇASS PARIS, ô avril. — Officiel, 3 h., p. m.; L'ennemi a continue ses attaques pendant la nuit avec un acharnement qui ne s'est pis raienti et a jeté dans la bataille des forces nouvelles. Nous avons identifié quinze divi sions dans cette partie du front dont scçt divisions fraîches. Malgré la supériorité marquée de ces effectifs qu'il adépensés san 1er-compterj l'ennemi n'a pas atteint son oo-jectif qui était la voie ferréed'Arqieus à Cler-■inenl comme eu témoignent le* ordres sais's sur les prisonniers. Nos régiments, par leur résistante peed à pied et leurs énergiques contre-attaq. es, ont maintenu leurs ligne. dans l'ensemble et infligé a l'ennemi des pertea cruelles. Tandis qu'au nord nous reportions nos positions aux abords ouest de Cas tel nous rejetions l'ennemi du bois de 'l'arriere-çour à l'ouest de Mailly-Raineval, Au sud ouest de Grive sues une de nos contre-attaques brillamment menée nous a donné la ferme Raignon que nous avons conservée contre tous les assauts.Entre Montdidier et Noyon la lutte d'artillerie a pris u::è grande inensilé. l\ros troupes ont attaqué la ligne ennemie de l'Epinetle et conservé ta majeure partie du bois à GOO -mètres ail nord d'Orvi'.icrs-Sorèl. Tous les'efforts de Ven-ncK!'- pour en déloger nos troupes ont été vams. Plus à l'est une opération locale itous A permis d'élargir nos -positions au nord du Moiit-Rcnàud, que l'ennemi, n'a jamais -pu fiffVS eiilevur. PARIS, 5 avril. — Officiel, 11 h., p. m.: L'ennemi n'a -iras renouvelé ses tentatives au c'ours de la journée sur le front au nord de Montdidier. Nos troupes ont vigoureusement contre-attaqué l'ennemi et ont réussi à améliorer leurs positions sur plusieurs points notamment dans la région de Mailly-Raineval et de Cantïgny, dont elles tiennent les lisières nord et ouest.Entre Lassigny et Noyon l'activité' des deux artilleries s'est maintenue violente. Nous avons encore gagné du terrain dans l'après-midi au nord du .Mont-Renaud. Journée assez calme sur le reste du fro"t Dairs la journée du 3 avril, cinq avions ennemis ont été abattus dont un par les tirs de nos mit railleuses. En outre, un ballon captif ennemi a été incendié par un de nos appareils. îJùns laiiicit du 2 au 3 avril et dans la journée du S, notre aviation de bombardement a fait, de nombreuses sorties. Vingt-trois mille kilogrammes de projectiles ont été jetés sur les cantonnements, garés et établissements de l'ennemi. Des incendies ont été const-atés notamment dans les gares de Laon et de Saint-Quentin. Communiqué de Vannée d'Orient : Plusieurs reconnaissances bulgares ont été dispersées sur le front britannique et Mir le front, serbe. Au nord de Monastir notre artillerie lourde a exécuté avec succès des tirs de destruction sur les batteries bulgares. Des avions alliés ont jeté quinze cent<■ kilogrammes d'explosifs sur les voies ferrées du Vardar et de Sérès-Draua. Un avion lut gare a éic abattu. ^ ITALIEN ROME, !, avril. — Officiel : Tout le long du front, activité modérée de nos patrouilles et duels d'artillerie sur divers pbints. Près de • Jiumella (Tonale) et du monte Sf inuçcia, nous avons dispersé des détachements ennemis. Au sud de Sando^o. canon nades réitérées en avant et au delà de la ■Piave Vçcchia, et fusillades intenses entre avant-postes. Près du val Dobiadana; nos aviateurs ont descendu un Talion captif ennemi; pendant la nuit .ils ont hombardç; des installations de chemin de fer dans la vallée de Lagarina. ANGLAIS LONDRES* 5 avril. — Officiel : Le premi r ministre est rentré ce matin du front avec Clemenceau. Ils ont rendu vi site an fel'd-warécfral Haig et aux généraux Petain, Foch, Persking et Bliss. LONDRES, 5 avril. — Officiel du War Office : Au nord de la Somme, situation inchangée. Au sud de la Somme l'ennemi a prononcé ce matin de bonne heure une iriolcnte attaque contre les. forces de combat anglo françaises ainsi que contre le front anglais, lia fait des progrès dans ln direction de Ilamel et de la forêt de Vaire. Sur les autres fronts anglais toutes ses attaques ont été repoussées avec des pértes roi'^idrrables. Le combat continue .encore. Au front fran çais l emiepij a gagné du terrain, confinant immédiatement à notre front entre Luce et Avré. LONDRES, S avril. — Officiel de Va vit rauté : •La semaini dernière, G navires de plus de 1,000. et 7 de moins de 1,600 tonnes, ainsi que 0 navires de pêche ont été coulés. ■ • '■. * Dernières Dépêches Le bombardement de Paris. Genève, 6 avril. — De la «Bataille» : Par suite du bombardement, la capitale se vide.. l>e nombreux industriels elt, hom-tfï?s d'a-ffairos ont fermé leurs bureaux et en vont. Le nombre des chôme uns augmente èntretemps, de sortie qu'un chômage égal à celui du début de la guerre meanaas Paris. Le j ou mai souhaite que le gouvernement s'occupe de cette situation. Paris, 0 avril. — Depuis jeudi matin, la rive gauche, de la Seine, avec les faubourgs de Sevras, St-Gloud et Châfcil-lon, sont pris sous le. feu ^allemand à longue portés. Les grands combats à l'Ouest. Bcriiii, 5 avril. — Après un temp: d'avril variable, de fortes pluies sont tombées durant la nuit du 4 avril. A l'aube il pleuvait encore. A C h. 30 commença la préparation d'nitiilerie. Une heure plus tard, l'infante-ne se lança à l'assaut, par équipes, dans les divars lecteurs: Uae. chaude lutte se déchaîna. L'ennemi s'est attendu à une attaque dans lca secteurs, couvrant Amiens, forte-meut .menacé. De nombreux renforts, notamment d'Australiens, avaient été amenés et entiemâtés aux divisions anglo-françaises. Au sud de la Somme, un ouvrage fortifié, solidement organisé, entouré plusieurs fois de fil de fe: barbelé,constituant le centre de la résistance anglaise. Elle supporta le premier assaut consécutif à une énergique action d'artillerie, ensuite la '-osition anglaise se replia vers lo nord. La ljjtte fut particulièrement ardue entre les deux grandes routes nationales vers Amiens, où l'ennemi disposait en certaines localités et parties boisées de points d'appui favorables et où nos values d'asjaut. ne purent avancer que lentement par suite du terrain détrempé. Le combat tcharné oscilla au-delà des forêts d& Dubécourt, jusqu'à ce que le feu de la lourde artillerie allemande eut brisé La résistance des nids de mitrailleures an iaises cachées. Par un encerclement venant du Nord nous nous crcparâmei- de la forêt. Les Anglais eédçr -et-fiefhîèîwfr-eu masses <ompactas, qui furent iuoit,sonnées à coairte distance par les mitrailleuses- allemandes. Entretemps il était midi «h! terçiis-•ne s'était toujours pa.s_.araélioré, l'infanterie allemande combattait tout autant contïe'ià boue et la pluie que contre un vaillant en nemi. Au sud <3e Moreuil, les Français et les Australiens n'abandonnèrent pas un pouce de terrain, mais plus au su'd, l'adversaire céda; aussitôt de fortes réserVeis allemandes s'élancèrent à sa poursuite et enlevèrent Cas tel. Ce fut également 1e signai de la retraite pour les Australiens. Un grand succès était atteint; la victoire vaut double car l'ennemi s'était armé de toutes ses f orcés conre l'attaque allemande dans une position défensive, favorable. L'artillerie allemande concentrée et le feu de poursuite de nombreuses mitrailleuses allemandes occasionnèrent à l'adversaire en retraite dès pertes sanglantes extra-ordinairement élevées. Berlin, 5 avril. — Lors du combat, entre Somme et Avre le 4 avril, les escadrilles de combat allemandes participèrent à diverse-reprises au combat sur terre, en dépit des' nuages bas et de la pluie partielle. A l'ouest et au nord de Roux elles prirent sous un feu des ni us efficaces de mitrailleuses et de bombes des colonnes d'infanterie françaises en retraite, ainsi que de,s batteries et des colonnes do fourgons dévalant près de Sour-don. Le matin du 5 avril, l'adversaire :.e lança à l'attaque de la position allemande dai > la région de Hainvillers avec des forces imposantes et des automobiles blindées, qui furent totalement repoussées avec des pertes élevées pour l'ennemi. Berne, 5 avril.'— Les Français ont continué à bombarder Laon. En conséquence le feu de représailles contre Reims a repris- du qôté allemand. L'enterrement de l'ambassadeur suisse. Genève, 5 avril. — Vendredi après-midi ont eu lieu Iqs obsèques de M. et -Mme Stroh-lin, auquel participa toute la population. L'enterrement s'est fait au cimetière de s>L-Georges, dans un caveau de famille offert par la ville de Genève. Plus de troupes françaises eu Italie. Bâie, 6 avril. — De Paris au <t Berner Ta-geblatt » ; Une publication du ministère français annonce très nettement qu'il n'y a plus de troupes françaises au front italien. Dans le commandement britannique. Berne, 6 avril. —• La « Presse télégraphique suisse» apprend de Londres que les journaux anglais annoncent de prochaines-modifications dans le commandement britanir-que.Pas de tx-oupes japonaises en Europe.- _ Berne, 5 avril. — De New-York au « Matin » : Une haute personnalité japonaise à Washington a déclaré que le Japon refusait toute participation à la guerre en Europe.Un tel proje.t 'serait absolument irréalisable à cause de la grande distance. / La Itussie coupable d'aykïr déchaîné la gneiTo.T Berlin, 5 avril. -— La «Gazette générale dé l'Allemagne du Nord» publie, d'après le «Novaja Jion», de Maxim Gorki, du 19 février 1918, un document faisant partie de l'histoire des préliminaires de la guerre, et offrant un© importance capitale pour la question de déterminer la puiss ance qui vouilult réellement déchaîner le conflit et le prépara systématiquement. On y lit ce passage : « Le 8 février 1914, soit donc cinq mois avant la guerre, eut lieu, à Saint-Pétersbourg, une séance absolument tecrète, où l'on di'x'Uta le pliam d'une conquête de Con-stantinople et des détroits, clans l'idée générale que l'exécution du projet se ferait à la faveur d'une guerre européenne générale, pour laquelle les rôles à jouer par la Serbie, la- Bulgarie, la Grèce, etc., leur étaient désignés d'avance. Le procès-verbal de la .séance fuit «ou-mis à la signature de Nicolas II, qui ajouta au document, de sa propre ina'in ; « J'ap-prouie absolument la décision de .l'assemblée, » En oonfisq-uenec, les résolutions adoptées lors de cette réunion ne pouvaient être assimilées aux concep-ti'bas platoniques de politiciens rêveurs, elles exprimaient bol et bi'n le programme activiste réel du gouvememienit russe. Selon le procès-verbal de la séance, publié par la revue 6 us -ment i-o n né e, Sais-fionow, ministre des .affaires étrangères de Russie, Grigorowiitseh, ministre tte la; mrrine, Bclinski, chef de l'état major général, de Giers, alors ambassade tu-russe à Conistaniilnoplo, et d'autres haute dignitaires de l'armée et de la mariné, a.ssUtaôant à la réunion. Au début de la r.éanee, le ministre russe des offert* ros étrangères rappela le mémoire qu'il ataSt Ddumis, on novembre 1913, au t.'s&r, c-iîK>' atifc à celui-ci les considérations suivantes : « En corrélation avee le ^baifl&oinent de situation politique, i-I y faudrait, ptaiit-êtie envisager la- pénibilité, pour un avan'r très proche, d'événements qui auraient pour réoultat de modifier en principe les conditions i-n-t'ariiolionaLca des détroits et' de Can-sfcaatii'ople. Il serait donc nécessaire de procéder, on collaboration lavec les ser-v'eo3 officiels compétents, à l'élaboration immédiate d'un programme activiste aux fins d'assurer à la Ru'rie une solution favorable do cette question h's-toriqr.o des dcbro'Jts. Bien qu'en ce moment il pare :e peu probable que des compliquions politiques importantes viennent à çurgir, je ne pourrais, par contre, nvll-oinenit, garantir que l'état de •c'ni-C:,. actueii, en Orient, puisse persister elt n'éprouve aucune mod. fication "dans -t<rr twi.'iilr-prochain. La Ilueaie ne-qu-ek nqte «'in.J..alle aux détroits; dès lors, il est nécessaire de déterm.'uer sans îetaivl les mesures pouvant, d'oros et' déjà, être p-risça pour ur-e prompte ooeupa-tiion du 'Bosphore efc des - Dardanelles, ainsi que celles à prendre ultérieurement. » Au cours do la suite dos débats, Sassonow fit observer que la Grèce, de même que la Bulgarie, interviendraient contre la prise de possession des détroits, <eit que la Russie ne pouvai't guère compter sur l'appui de la Serbie,- puisqu'on no po-uvait supposer que l'action russe contre les détroits pût s'opérer autrement qu'à la faveur d'unie guerre eu-, ropéonne ofc que, en telle occurrence, la Serbie serait, contrainte de diriger toik-âs ses forces contre l'Autriche-Hongrie. Il déclara en ou'tre ne pas s'attendre à ce qre la Roumanie intervînt effectivement, contre la Russie dans le cas d'une guerre entre ce-lle=ci <st l'Autricbe-Hongrie, et cela d'autant moins que, dans l'éventualité d'un conflit entre- -la triple alliance .et- la Russie, l'Allemagne ot la monarchie austro-hongro'ico lanceraient de® troupes contre les détroits, le chef de l'état-major général exprima sa conviction de ce que la lutte pour la possession, de ConstantinoplO ne pourrait avoir lieu en dehors d'une guerre européenne. L'ambassadeur de Giers déeflara qu'il convenait, particulièrement do faire pressentir d'avance aux troupes la nécessité d'jVtn débarquement, elt de- veiller à ce qu'elles' fussent prêtes à acquitter oétte mission plutôt que d'être affectées à d'.autres destinations. Le capitaine Kje. mitz, représentant de 1 état-major de la mkrino, déclara que la Russie, devrait, simultanément avec lia. coopération avec les puissances alliées au front dé l'Ouest, fa-!r(\ VSmim troupes Çoiist:an- tinople et les détroits. Dams la suite des hêgociatioES sur les qiw«tio.Tis d'ordre • technique, S-assanow exprima son dés'r de voir la premier corps d'armée de débarquement, mobilisé endéams les trois ou quatre jours, puis immédiatement embarqué, en sorte de partir pour 1.» Bas--phorc quatre ou cinq jours après signification de la mobillsiation. Après avoir términé Ja discussion des questions pria* cipales dont- la nécessité s'imposait pour arriver à réaliser le programme méthodique ayant pour object.f la prise de possession dos détroits, l'assemblée émit le vœu que 1© gouvernement déterminât immédiatement, dans tous les ressorts, quels moyens il compterait employer pour le transport do Là première armée, constituée d'un corps, destiné à débaa--que-r aux détroits endéano ieu 4 à 3- jours après signification de l'ordre. La commission décida que la Itussie devait prendre touite-s les mesuré! en vue de préparer la prise de poissession des Dardanelles dans un avenir prochain. Le tsar de Russie approuva- êxpressé-rcfent* toutes ces mesures, dont la mise à exécution fut immédiatement commencée. » Le «Novaja Jien» ajoute à ces révélations : « On eut aussitôt l'cocasisn, le hasaird favorable demandé procurant la possibilité de tiier parti d'une complication survenue dans la situation pour prendre part ù la guerre et de tenter alors la réalisation du projet de prise, des détroits. Le gouvernement rus>ae,qui (chose prouvée par le procès-verbal^n'attendait qu'un prétexte, avait envisagé, d'iavaince la possLbiilité d'impliquer !la Serbie dans une guerre .avec l'Autriche- , Hongrie, aussi s'eniprési£ja-t-il de jouer son rôle do défenseur do la Serbie offensée, et de se précipiter aveuglément dans oette aventure guerrière. S'il ne lui fut pas réservé de conquérir Gonstan-tinople et les détroits, co ne fut ^assurément jamais pour n'avoir pas visé à le faire. » Conseil des ministre.; à Rome. Berne, 5 avril (ag. tél. suis.-c). — Un Conseil dës ministres a eu lieu hier après-midi à Rome, au cours duquel,suivant le « Cornere; délia Sera », la situation internationale a été discutée surtout. La situation au front italien a été également l'objet d'une discussion immédiate, ain i -que la cherté inouïe des vivres. Orlando a quitté Rome hier soir. L'Allemagne rayitàiflera la Suède. Copenhague, 5 avril. —• De Malmoc an « Nationaltidendc » ; Le « Snàllposten » annonce que le gouvernement allemand -t annoncé à l'ambassade suédoise à Berlin, . qu'il adopterait une attitude bienveillante en cc; qui concerne l'exportation de céréalér. à pain de l'Ou'kraine. Lorsque les Puissances centrales se seront approvisionnées selon leurs besoins, lo gouvernement entamera des pourparlers avec la Suède en ce qui concerne la cession à la Suède du restant des céréale . Réponse de Wiisou au comte Ozernin. Rotterdam, 5 avril. — Le «Times» serait informé, cle New-York, que M. Wil-san prononcera un discours à Baltimore samedi prochain, discours qu'on présume être une réponse au comte Czcrnin L'cxodc des Parisiens. Lausanne, G avril. — Le rédacteur en chci de la « Gazette de Lausanne », qui vient de passer quelques semaines à Paris, confirme dans son journal que durant les premiers jours de l'offensive allemande, la population parisienne a connu un moment do ï am-que.-Les gJircs du Quai d'Or -av et celle d \ P. L. M. ont été prise, 'd'assaut! "D'aUtr j gares étaient bondées par la foule des excu; -6ion«is,te8 qui voulaient alle^ passer le ; jours de Pâques au dehors. En huit jourV, Pari. a vju émigrer une importante oartie de la oooalition. Les réfugiés de la zone des opérations en France. Berne, 6 avril. — La « Presse télégraphique suisse » apprend de Paris, que plus do 3,000 .réfugiés de la (région d'Amiens et de Montdidiei sont arrivés dans le département de l'Isère. L'exode douloureux, vers Paris; d'os habitants des contrées envahies,dit le « Temps », a continué hier et se poursuit aujourd'hukCe matin, les trains d'Amiens et de Compièg.nc sont arrivés bondés. Les bâtiments, les cantines, les quais de la gare du Nord qui sont réservés aux évacués, sont remplis d'une foula nombreuse; et. partout ce sont des malles de toutes formes,' matelas, cartons à cha- _ peaux, chars d'enfants, paquets -ficelés à la hàt-e, corbeilles, ustensiles de cuisine, le tout pêle-mêle, entassé au hasard dans.la hâte • du départ. Des vie'illardis, des femmes sont assisj- ici -et -là, sur ces .bagages, subissant leur calvaire avec un- calme et une résignation qui émeuvent. Des bébéi", des. fillettes, dorment étendus sur des mantêaux et des châles. Dans une salle de repos pour militaires de passage; les plus fatigués de cette foule chassée de ses foyers, ont été conforta-blement installés. Les divers Comités des réfugiés s'empressent d'ailleurs auprès de tout ce monde. Du chocolat, du pain sont distribués; do - groupes se forment où l'on so raconte sans acrimonie, avec une placidité qui surprend, lesdivers épisodes de ce départ précipité, do la marche à travers La campagne. Nous interrogeons une pauvre femme qui partie de Noyon n'a pu emporter avec elle qu'un paquet de linge efc de vêtements ; « Deux heures nous furent .accordées pour réunir nor- effets et pa.rtir. Pendant ce tenir s le feu fut mis à la gare en bois qui venait' à peine d'être achevée ! les dépôts aux environs de la ville, uh parc de munitions furent également incendiés. Des camions mili taires nous emmenèrent. L.es. premiers obus tombaient. » Leur histoire à tous 6' t d'àil'-leurs identique; en -longues théories à travers la campagne, en camions, en voitures, les habitants sont partis emportant leur pc tit bâgag'c'. Les navires hollandais. Là Haj'c, 5 avril (Korresponden-zburcau). —• Les navires dont il çst fait mention dans l'accord conclu entre les autorités indo-néer-* landaises et indo-anglaises: ne. seront paa saisis. Le vapeur néerlandais « Sumatra » a été réquisitionné à Bombay, ainsi que le va peur néerlandais « Madras » à Athènes. Les troubles eu Hollande. L' « Algemeen Ilandelsblad » annonce que, de même qu'à Amsterdam, où plusieurs boulangeries ont-été pillées par des femmes du peuple, des. troubles causés par le manque de pomQies de terre ont éclaté à Deventer. En i'iusieurs-endroits.de ta ville, des charrettes de boulangers ont été' vidées de leur contenu. Un grand nombre de personnes ont manifesté devant La: maison du bourgmestre. Au cours des échauffouaces qui se sont produites on tre les manifestants et la force publique, quatre agents, ont été blessés. On craint des désordres plus graves pour le cas où l'autorité n'activerait pas les expéditions de pommes de-terre. D'autre -art, on mande de Maestricht que des cortèges de manifestants se sont rendus à l'hôtel de ville, où ils ont réclamé une amélioration du rationnement. La police eut fort à faire pour maintenir l'ordre. Les mineurs du district minier limbourgeois menacent de se mettre en grève.Réouverture de la frontière Ei'finco-suisst'. Zurich, G avril. — D'après des nouvelles de Giassier, la frontière, franco-suisse a été rouverte '.samedi matin à G heures. Fin de la gucriiia cosaquo. Paris, G avril. — D'après une dépêche d«> Moscou, l'hotmail des cosaques a capitulé et a donné ordre à ses troupes d'arrêter leur guérilla. Quelques groupes de cosaques.k<£ lés continuent à se battre. > Révolution à Çosla-Rica. La Haye, 6 avril. — On mande de Mana guia (Nicaragua),'à New-York que datis la sud de la République de Costa-Rica, une révolution a éclaté. Les insurgés opèrent avec Panama -comme base. La situation en Finlande. Moscou, 3 avril (Router). — Les troupes allemandes marchent sur Ivharkow et Efeatarjnoslaw. Ces deux villes organisent leurs moyens de •défense, mails sont à peu près- fatalement destinées à tomber aux mains de l'ennemi. La station cle Bluto'.i, à 70 verStos de Kh.ar-kow, a été occupée par des troupes ger-màno-oukrainlonnès. Aux tenues de la dornlèue, déclaration de la Rada centrale d'.OiïkrS'ine, ce dernier pays comprendrait les 'gouvernements de Gholni (partie méridionale), Wolhynie, Podolie, Kherson, Ta-uride, exception faits pour la. Crimée, Kievv, Tschernigow, I'oltawa, Elcalterinosilaw et Kbarkow. Les soviets présument que les troupes allemandes continueront les hostilités jusqu'à l'occupation de tous ces territoires La situation aux Iles Aavand. Copenhague, 5 avril. — Le représentant délégué par le «Politiken» est informé, des îles Aaland, que. toute la population masculine de ces îles aurait été appelée aux armes. Los nombreux réfugiés ttniamdais espèrent- que leurs malheureux compatriotes seront bientôt délivrés des fléaux qui 1:% accablent, et relatant que de nombreux gardes rouges seraient passés à la garde blanche ; ils rapportent aussi des événements terribles. La situation serait encore tenablo dans les villes importantes du sud de la tinîii'nde, où ii! y '» encore de* chefs sensée, qui s'entendent à tenir en bride les turbulents. Par confie, dans les campagnes, les méfaits se font innombrables ; des bandes entières allant de' urooriété • . 1 ■ o 5me annfee. - M» 1262 - Ed. B J)[X CENTIMES Dimanche 7 Avi>il 1918. ABONNEMENT «Bac ANNONCES

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