Le matin

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s.n. 1914, 09 Januar. Le matin. Konsultiert 02 Dezember 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/bv79s1mn41/
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Vendredi 9 Janvier 1914 ft£ LIT PAGES — CINQ CENTIMES "i-lllH'HW ' I'I~||«»IIIIIII1 - il i -- Il i ^ Il *f"f T'Y - M * ■*" ■■ ' ' ■ ■■ - ——-, • ■ — ■ 21me Année — N° 9 RÉDACTION 3©;VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS Téléphone Rédaction s S17 Atopnnements s î Un an « • • • ,tr. 12.00 Anvers ' Six mois . , . , . 6.SO A ^Trois mois J . , . 8. KO l Un an > 16 .00 Intérieur < Six mois §î?îï /Trois mois .... SÎ.OO Étranger : France, Angleterre. Allemagne et Union postale, par trimestre, fr. 9.00. — Hollande ;ct Grand-Duché, par trimestre, fr. "7.OO. J.'abounement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN administration 39,VIEILLE BOURSE, 39 AXVER8 Téléphone Administration : S61 C. de CAUWER, Directeur Amaonces : Annonces la petite ligne, fr. O.S-O Annonces financières ici •> 1 OO Kèclames ■ la ligne, > 1 .*»<> Faits divers côfps , id. > 3.UO Chronique, sportive' ici. > tïi'j Faite divers tin id. > " OS» La-Ville v id. > îi OO Emissions Prix à convenir. /.es âmwnàea àe 'la fra?ice, de V-A.nQhster.ru et de VA mèrjque sont esçclusiveinent reçues'it Bruxelles chez MM: J. Lebksue & co. ' MAUVAIS DÉBUT 1913 n'a pas réalisé toutes les prédictions sinistres de Mme de Thèbes et ses émules. ■ Ce sera, nous disent ces oiseaux de malheur, pour 1914. Encore que nous puissions faire fi d'un pessimisme intéressé — il n'y a jamais que la prévision d'événements néfas -tes qui ait fait de la réclame aux diseurs de bonne ou plutôt de mauvaise aventure j — cette année nouvelle nous apporte quelques sujets de méditation. M. Georges Clemenceau, dans un article | récent de l'Homme Libre, constatait que la situation internationale n'était pas très [ brillante pour son pays ni pour ses alliés et i amis. C'est un point de vue, que partagent I d'ailleurs tous les hommes politiques, mais I non responsables du pouvoir, français, an-I glais et russes. Il en est d'ailleurs de même I en Allemagne, eu Autriche, en Italie. Plus I on a obtenu et plus on voudrait obtenir. ? .L'Allemagne est installée en maîtresse à l Constantinople. L'Autriche a mis en tutelle [ la Serbie malgré des acquisitions territo-[ riales qui sont pour ce dernier pays une gène plutôt qu'un accroissement de puissance. L'Italie n'entend pas rendre les îles qu'elle détient en gage depuis le traité de ! Lausanne. Ayant cédé partout en Europe, la Triple-Entente cédera-t-elle également en Asie? Et, tout d'abord, l'Homme Malade, qu'on avait cru bien près de sa fin, est repris d'un sursaut d'énergie. Il rie semble pas disposé à admettre pour l'instant que Iles autres s'arrangent sur son dos. Ruiné de fond en ocmble, il est un peu dans la situation de ces faillis qui ont un très gros passif et que, leurs créanciers entretiennent grassement. Il trouve de l'argent pour acheter des canons et des cuirassés. La Bulgarie estimant qu'elle n'a plus rien à perdre et tout à gagner dans une nouvelle aventure arme à outrance. Elle remplit hâtivement ses arsenaux vidés et se-procure à crédit, Dieu sait à quel taux, tout ce dont elle a besoin pour entrer en campagne. Nous sa-; vions qu'à la conclusion du traité de Buca-[ rest la guerre n'était pas finie. Nous ne pen-i sions pas, cependant, qu'il y avait des chan-. ues. pour qu'elle recommençât de sitôt. Contre qui ces préparatifs des vaincus d'hier? Contre leurs vainqueurs. Ceux-ci le savent bien. Serbes et Grecs pensent à la ! conclusion de gros emprunts sur la place de Paris. Les prêteurs sont bien naïfs s'ils | croient que ces millions vont servir à créer des routes, à creuser des ports, à construire [ des lignes de chemin de fer. L'enfant grec, [ aujourd'hui comme jadis, veut de la poudre l et des balles. Sans passer par Athènes, l'ar-I gent français s'en ira directement à Néw-York pour être versé entre les mains des banquiers de la maison d'armement qui a construit les deux cuirassés argentins, prêts à entrer en service, et dont la Grèce en acquerra au moins un. L'achat de navires de guerre sud-américains est toujours d'un | mauvais augure! Dès que le Japon se fut 1 assuré la propriété de deux croiseurs construits en Angleterre pour le compte de la | République Argentine, il se jeta sur la Russie.Soit. Mettons les choses au pis. Les Balkaniques se battront de nouveau. Hé bien, I laissons-les se battre comme ils se sont déjà battus une fois. Adoptons vis-à-vis d'eux l'attitude du monsieur qui a fourré une demi-douzaine d'araignées dans une bouteille soigneusement bouchée, et qui assiste au carnage. Nous compterons, après, les pattes arrachées. Mais on ne peut pas ainsi, indé-liniment, abuser de la patience de l'Euro-[ Pc, ni contenir l'ambition, la rapacité des grandes nations de proie. Admettons, si vous le voulez, que la Triple-Entente ait toujours cédé à la Triple-Alliance et que c'est grâce a cette faiblesse ou à cette sagesse, comme °d voudra, que nous ayons dû de doubler sans catastrophe le cap de la terrible année -913. La Triple-Entente se laissera-t-elle toe jusqu'au bout? Ou bien, s'imaginant I Qu ils n'ont déjà fait que trop de conces-Si°ns, ses diplomates ne finiront-ils pas par se rebiffer contre des prétentions jugées on r;° Peut plus modérées par leurs adversaires? L'Autriche-Hongrie ne laissera plus , échapper l'occasion qui s'était présentée une ipis déjà d'écraser la Serbie et d'écarter 'obstacle qui l'empêche d'atteindre la mer | J'-gee. Et l'Italie se soucie fort peu de voir | grandir à ses côtés une Grande Grèce qui }ait obstacle à sa suprématie dans la Méditerranée orientale. Elle sera l'alliée naturelle de cette Turquie à laquelle elle vient û arracher la-Tripolitaine, en sorte que P'us rien ne les divise... Le ton dos journaux de la péninsule devient de plus en plus î^Çant. Le soulèvement des Epirôtes ailles de 40,000 volontaires grecs et que l'on ,'.ous prédit d'une façon certaine pour la du mois, limite fixée à l'occupation des erntoires albanais par les troupes du roi J-oristantin, sera le prétexte qui permeltra •jjx légions romaines de repasser le canal ^ Jtrante dont depuis tant de siècles elles . ^aient désappris le chemin. Il y a là pour lies des lauriers à cueillir, ceux qu'elles «if îno'ssormés dans les sables de l'Afrique tant en vérité bien maigres et insuffisants ,pur couvrir la tache laissée sur leurs ar-Par la défaite d'Addis-Abeba. nitin n'oublions pas que si l'Europe est tstée tranquille lors des deux premières I ^ces des Balkans,, c'est qu'elle a été sur-[ Pf'se et ne se sentait pas en forme comme ^sent les sportifs. Depuis l'Allemagne a I P0I'té ses effectifs de paix à 900,000 hommes et la France a rétabli le service de trois ans. Charge tellement accablante pour ces deux nations qu'on peut se demander si elles seront capables de les supporter longtemps et si le choc longuement préparé, trop longtemps attendu, n'apparaîtra pas enfin comme une délivrance. Tout cela n'est pas gai. Timon Reportage parisien (Correspondance particulière du Matin.) Le Beau Voyage. — Pour en finir avec Elle. — Passe encore de bâtir... Paris, 7 janvier. A cette heure où la politique chôme — les Chambres sont eu vacances pour une quinzaine de jours — la diplomatie s'occupe activement d'un projet, d'un grand projet, d'un projet considérable dont on attend déjà, dans certains milieux, les plus profitables conséquences. Il s'agit d'un voyage que ferait en Russie, dans le courant de cette année — vraisemblablement au début du mois de mai ou peut-être du mois de juillet —, le président de la République, et que tâchent dès à présent à organiser l'éphémère M. Doumergue, qui n'en sera probablement pas, et M. Isvolsky, ambassadeur de Russie à Paris. Il paraît que ce voyage s'impose. Il y a, en effet, assez longtemps que M. Poincaré n'a pas quitté sa bonne ville. Certes il a déjà visité depuis dix mois, les trois quarts de la France, Londres et Madrid. Mais il garde, assure-t-on, le meilleur souvenir de Pétersbourg, où il se rendit "en ambassadeur", alors qu'il était simple président, du conseil, et la perspective de revoir la Perspective l'attire et lui sourit. Il est assez logique, d'ailleurs, qu'étant allé rendre ses devoirs à son "ami" George V, il aille prochainement mettre sa main dans la main, ouverte bien entendu et même tendue, de son allié Nicolas, et lui rappeler par la même occasion tout ce que cet autocrate doit à la France •—- ce que ne cesse de faire, du reste, chaque rrfâtin, ce bon M. Delcassé qui, lui, n'aspire qu'à regagner le Palais-Bourbon en vitesse. Ce voyage nous vaudra — du moins nous l'annonce-t-on — la réédition à Paris, en septembre prochain, de ces fêtes grandioses qui valurent à la présidence de M. Félix Faure un éclat incomparable et inégalé, et qui permirent à M. Edmond Rostand, de faire parler les tapis de Compiègne avec une grâce et un cliarme qoe l'on n'a pas oubliés. Le tsar viendra, en effet, assister aux grandes manoeuvres françaises et nous reverrons en même temps que les arcs de triomphe, les éclairages à giorno, les illuminations, les fontaines lumineuses et les édifices pavoisés L'impératric', l'emp'reur, la grand'dussôche, Nicolas, Alexandra Et la p'tite Olga avec leur escorte de cosaques... Je doute cependant d'ores et déjà que le même enthousiasme qui s'était emparé, à cette époque déjà lointaine, du peuple de Paris, se déchaîne à nouveau en l'honneur du Petit Père, Quoi qu'il en soit, la presse russe — c'est dans l'ordre — accueille avec chaleur l'annonce de la visite présidentielle "qui signifiera, écrit-elle, l'intimité des relations entre les deux pays et démontrera l'inanité des insinuations tendant à représenter cette intimité comme atteinte par les événements balkaniques". Et la "Gazette de Saint-Pétersbourg" assure que la Russie fera au président de la République française un accueil que les autres nations ne pourront pas ne pas admirer. Mais ce n'est pas que l'empereur de Russie que Paris — pour ne pa9 en perdre l'habitude -— recevra en 1914. La venue officielle du roi de Grèce — on oublie si vite ! — est annoncée, ainsi que celles des souverains de Grande-Bretagne et du roi et de la reine de Danemark. (Danemark... Hamlet... SUzane Després... Etre ou ne pas être... Nous acclamerons!) Le gros "event" de la saison résidera cependant, on peut l'affirmer, dans la visite du Mikado et de l'impératrice du Japon, qui ont en effet l'intention de faire un voyage en Europe, et qui se feront un plaisir — c'est inévitable — de connaître la rue Saint-Honoré, la Maison de Molière et M. Poiret. * » Peut-être est-il bien tard pour parler encore d'Elle?... Cela vous ennuie? Excusez-moi: je croyais n'avoir plus à prononcer son nom. Pourtant, Elle fut encore dimanche dernier à l'ordre du jour, et je me dois de le dire ici. Oui, la Joconde est toujours souriante, c'est entendu... mais que d'amertume aujourd'hui dans son sourire ! La pauvre Mona Lisa sait désormais à quoi s'en tenir sur les sentiments des hommes. Ils furent quelques-uns seulement à venir l'admirer lorsqu'il en coûtait quelque vague pécune. Dimanche, parce qu'elle souriait... à l'œil — sans doute pour reposer un peu ses lèvres — la foule se rua au Louvre et l'on dut établir un sévère service d'ordre pour la protéger contre l'indiscrète admiration du populaire. Comme toute femme du monde qui se respecte, Mona Lisa del • Giocundo ne reçut vraiment d'ailleurs que l'après-midi. Dans la matinée, cinquante-deux personnes seulement se dérangèrent à son intention. A l'intérieur du Louvre, depuis le large vestibule d'entrée jusqu'à la porte du Salon Carré, . le grand escalier était coupé par une corde tendue; dans les corridors,même précaution,et par un excès de prudence, toutes les galeries d'accès, y compris les salles des antiquités égyptiennes, étaient fermées au public. Le Salon Carré — Son salon — avait un aspect tout spécial. Sur le panneau de droite, entre deux barrières recouvertes d'andrinople, on voyait la Joconde accrochée — mie.ux vissée, cadenassée. A ses côtés deux gardiens de la paix, farouches, immobiles et mal rasés, semblaient défier tous les Perugia du monde. Au-dessus d'elle, le "Pharisien Simon" continuait son repas...Vers deux heures, cependant, ce fut la cohue. Le public afflua à un tel point que l'on I fut obligé d'établir un nouveau barrage et, pour éviter des bousculades, quarante person-i nés seulement furent autorisées à pénétrer à la fois. Trente mille personnes environ — des soldats, des ouvriers, des femmes, des enfants, des mendiants, de petits bourgeois, bref toute la Béotie — défilèrent ainsi, ne dissimulant pas pour la plupart leur déception. M. Henry Marcel, directeur des musées nationaux, qui était là, entendit avec chagrin les réflexions les plus saugrenues de cette foule ignare.(Oh! la sublime compréhension de la foule!... La foule compréhensive!) Quelqu'un dit: "Mais, c'est la Meunière Sans-Sourcils!" — et fit rire, hélas!Puis, le soir vint et l'ombre descendit, enveloppant la merveille... La Merveille, durant les trois jours où son sourire ne fut pas gratuit, a rapporté 3,200 francs. C'est peu. C'est trop à mon avis. Cette somme évidemment ridicule, on va la faire remettre aux œuvres italiennes de bienfaisance. L'envoi est ridicule lui aussi. Peut-être moins ridicule cependant que le fait d'avoir fait payer à des Français la vue d'un tableau qui leur fut volé — et cela avec l'intention de faire bénéficier de la recette les compatriotes du voleur 1 * # * D'essence divine, la piété filiale existe au cœur de tous les hommes. Absente, elle stigmatise les monstres. Platon la regardait comme la vertu des dieux et la plaçait au-dessus de toutes les vertus, lumière dont s'illumine l'ombre humaine.Le Décalogue l'inscrit en tête de ses lois, immédiatement après l'amour de la Divinité, et en fait le garant de la vie. Innée, elle s'épanouit en nous, et dès que nous y manquons, il semble que nous ne soyons plus dignes du nom d'homme. ; Tous les manuels de morale disent cela, ou à peu près, de toute éternité, et c'est tellement entré dans l'esprit universel des êtres que les enfants ingrats passent au milieu de la réprobation générale, comme des phénomènes dont on se détourne avec horreur. Mais que dire alors des parents qui, sous prétexte que leur progéniture leur doit tout, ont pris depuis une quinzaine de jours l'habitude, qu'on est en droit de qualifier de funeste, de massacrer leurs enfants pour un oui, pour un non? Ce malheureux Fragson ne savait pas — lui qui a lancé tant de choses: des chansons, des mots et aussi de l'argent par les fenêtres — qu'il lancerait encore une véritable mode, celle des vieillards qui assassinent leurs petits... Des vieillards! Quoi tuer à cet âge!... A peine Fragson était-il inhumé (et sps obsèques, M. Alexandre Hepp en dit qu'elles furent " un <ies plus ipd Sc.ents spectacles que puisse offrir la rue ! En "effet", sous prétexte d'amitié, de camaraderie, de souvenir, de protestation contré le destin, une foule déchaînée ét toujours grossie a battu les trottoirs, assiégé l'église, piétiné le cimetière.Rien n'a manqué, ni les vociférations, ni les empoignades, ni l'irruption de la police, qui a dû protéger les prières et les tombes. Les curiosités s'étaient ruées comme à un " numéro " sensationnel, et ce fut encore, en vérité, comme du music-hall, mais funèbre. ") Oui, à peine Fragson était-il enterré, qu'un autre père revolveri-s-ait également son fils et qu'un troisième vieillard abattait à coups de browning sa propre fille! — Pourquoi avez-vous tiré sur votre enfant? demanda-t-on à' ce dernier. — Elle voulait me placer dans une maison de santé, répondit-)!. J'ai voulu la punir de son ingratitude...Terrible châtiment! Fragson avait voulu lui aussi faire entrer l'auteur de ses jours dans un asile, mais un asile luxueux dont la pension coûte cinq cents francs par mois... Il paya plus cher son attention filiale... Si cela doit continuer, il n'y aura bientôt plus d'enfants... On n'en fait déjà plus. Si tous les octogénaires égoïstes et irascibles se mettent à imiter M. Pott, et à exterminer ceux qui existent, ce sera gentil. _ Fils et filles, ménagez plus que jamais vos père et mère... Répétez-vous qu'on ne doit faire aux vieux parents nulle peine, même légère... La distance du fauteuil à la commode où le browning est caché n'est pas grande, et c'est votre vie que, vous jouez, dès ce soir, si le bonnet de nuit de M. votre papa n'est pas à sa place, sur l'oreiller! Guy Marfaux LES FAITS DU JOUR LE KRONPRINZ Le BefUner Tageblatt publie des déclarations qui auraient été faites par lé Kronprinz au milieu d'un cercle nombreux de personnes. Après avoir lu les appréciations des journaux sur son télégramme, le Kronprinz a dit qu'il ne pouvait pas comprendre qu'on lui attribuât la pensée de considérer l'Alsacc-Lorraine somme un pays ennemi; une pareille supposition est absurde. Le Kronprinz a dit qu'il désirait un bon ac-3ord entre Alsaciens et Allemands, et que les Alsaciens se sentissent d'aussi bons Allemands que le reste de la population de l'empire.. Qui-sonque le connaît sait aussi que la conception à'un despotisme arbitraire lui est aussi étrangère que possible, et il n'a jamais pensé que les ois ne devaient pas C-tre respectées. A propos des incidents de Saverne, le Kronprinz s'est exprimé en ces termes: L'uniforme (l'honneur que revêt l'officier doit être garanti absolument contre toute atteinte. V'oilà mon avis, et je pense que la grande majorité du peuple allemand le partage. Tout ?olonel a par conséquent le devoir de tout 'aire, d'employer tous les moyens légaux disponibles pour effacer lès outrages qui pourraient itteindre les officiers et les soldats. 11 est res-Donsable de ce devoir non seulement en face le l'armée, mais en face de l'empire allemand ,out entier. Ce principe n'est d'ailleurs pas seulement appliqué dans tout le reste de l'EYnpire, nais chez toutes les autres nations de la terre. Il est possible que, de part et d'autre, on ait. commis des fautes ou des illégalités à Saverne; c'est aux tribunaux qu'il appartiendra de l'établir.Il paraît au Kronprinz incompréhensible qu'en dénaturant des apppréciations de nature purement privée on ait pu lui reprocher d'intervenir dans une affaire judiciaire en cours. Le Kronprinz a ajouté que le texte de ses1 dépêches n'avait pas été publié exactement. Un télégramme officieux de la Gazette de Cologne remarque que les dépêches du Kronprinz étaient antérieures aux débats sur les incidents de Saverne, et que, par conséquent, il ne s'agit pas ici d'une démonstration politique. Les dépêches avaient le caractère d'une opinion privée d'un colonel s'adressant à d'autres colonels. La Gazette de Cologne ajoute-: Nous ne pouvons pas accepter sans restriction ce point de vue. Les manifestations du Kronprinz, même si elles n'ont pas une signification politique immédiate, ont une toute autre importance que celles de n'importe quél colonel.Dans l'intérêt général, il serait k souhaiter que l'héritier du trône ne s'exposât pas à une critique que les jugements d'un tribunal pourraient confirmer et justifier. L'opinion de la Gazette de Cologne est pleine de bon sens et les informations du Berimer Tageblatt venaient à leur heure. Voici ce que disait encore hier le Hamburger Fremdenblatt, le grand journal national-libéral de Hambourg: Il semble que l'impossible devienne réalité. Le chancelier empoche le soufflet du préfet de police sans rien dire. Espérons qu'à la Chambre prussienne, les nationaux-libéraux exigeront énergiquement des explications. Malheureusement, même les plus sceptiques sont obligés de reconnaître que chez nous l'impossible même peut devenir réalité : les télégrammes du Kronprinz semblent également avoir bien été expédiés.Et les Hamburger Nactirichlen, journal conservateur, en traitant le même sujet, concluait, en parlant du Kronprinz: "que sa qualité d'héritier du trône lui impose une réserve et une prudence toutes particulières". Fax Etranger La politique anglaise M. JOE CHAMBERLAIN LONDRES, 7. — M. Joseph Chamberlain vient de donner sa démission de député de la circonscription de West Birmingham, après l'avoir représentée depuis 1876. En 1906, l'éminent homme d'Etat fut frappé d'une attaque d'apoplexie à la suite de laquelle il est devenu paralytique. Dans une lettre qu'il vient d'adresser à ses électeurs, il déclare qu'il est temps que la circonscription soit représentée au Parlement par un homme plus actif que lui. LE HOME RULE LONDRES, 7. — La "Pall Mail Gazette" et [ le "Daily Telegraph" annoncent que les négociations engagées entre les ministres et les leaders conservateurs pour donner une solution pacifique a la controverse du Home Rule n'ont pas abouti. C'est le projet de rattachement de l'Ulster au Royaume-Uni qui semble avoir fait les frais de la conversation, et l'accord n'a pu se faire à ce sujet. Les chefs unionistes déclarent que le recours à une élection générale peut seul prévenir le conflit. Le procès von Reutter LE REQUISITOIRE STRASBOURG, 8. — Le ministère public a proposé l'acquittement du colonel von Reut.ter en ce qui concerne l'accusation qu'il s'était em-; paré du pouvoir exécutif à Saverne. Il n'a pas | eu conscience d'un conflit de droit pour la privation de liberté, c'est-à-dire l'incarcération dans la cave des pandours. Le ministère public a proposé 7 jours de prison; contre le colonel. Pour le lieutenant Schadt, le ministère public a proposé l'acquittement du chef de privation de liberté et de violation de la paix domiciliaire, tandis qu'il a proposé 3 jours de prison pour avoir causé une blessure corporelle et parce qu'il considère comme prouvé que l'officier a frappé sur la joue le témoin 1 Kormana. Le juge annonce que le jugement ne sera pas rendu avant samedi, à 10 heures du matin, f . V . X " ' . La situation en Orient LA QUESTION ALBANAISE VIENNE, 8. -—- Suivant la "Correspondance albanaise", les .Teunes-Tur- auraient fait ces •jerniers mois de nombreuses tentatives pour amener un prince musulman à accepter le trône d'Albanie. Des propositions réitérées auraient été faites à Issad pacha et à d'autres chefs albanais dans ce but. L'ajournement de l'intronisation du prince de Wied aurait précip'té la crise. Le "Deutsche Volksblatt" se dit en état d'affirmer que le prince de Wied a fait connaître aux milieux autorisés de Vienne qu'il est décidé à partir pour l'Albanie aussitôt que les formalités indispensables seront accomplies. Or, les négociations relatives à la future capitale de l'Albanie durent encore. LA QUESTION DES ILES LONDRES, 8. — On jonsidère que la réponse de la Triple Alliance à la note de Sir Ed. Grey sera probablement remise aujourd'hui au Foreign Office. S'il faut en croire les pronostics, cette réporase accepterait les points de vue anglais ;ur la double question des îles de la mjp Egée occupées par la Grèce et qui i resteraient à la Grèce, saul les îles situées à 1 l'entrée des Dardanelles. Les îles occupées par l'Italie redeviendraient turques. Toutefois l'Italie ferait, croit-on, certaines réserves- à cause de certaines questions pour le 'rétour de ces dernières îles à' la- Turquie, lorsque 'le moment sera venu de les restituer. Dépêches diverses UN AVIATEUR SUR UN TOIT PARIS, S. — L'aviateur Gilbert évoluait ce matin au-dèssUs de l'aérodrome d'Issy-les-Moulineaux lorsqu'à 1,000 mètres d'altitude sou moteur se cala subitement. L'appareil descendit alors en vol plané jusque sur le toit d'une usine à proximité du viaduc d'Auteuil. L'atterrissage a*eu lieu sans aucun incident. Des ouvriers aidèrent l'aviateur à descendre du toit. Quant à l'appareil il sera démonté. LA PLAIE DES SAUTERELLES EN EGYPTE LE CAIRE, 7. — On annonce'que les sauterelles ont fait leur apparition près d'Assouan, d'où elles passeront, eroit-on, en Bâsàe-Egyp-te.On a pris des arrangements semblables à ceux qui, en 1904, permirent; d'arrêter la dernière inv asion -avant ,que de sérieux dommages eussent été causés aux récoltes., LA GREVE EN AFRIQUE AUSTRALE PRETORIA, 8. — Les ouvriers employés aux chantiers des chemins de fer ne se sont pas rendus au travail ce matin. La- police garde la gare et les ateliers-et protège les agents des trains dont aucun ne manque* au service. La circulation des trains.est,assui'é.e comme .en temps normal. Jusqu'à présent les grévistes sont calmés. A Johannesburg, -les employés de' la Bloemfontein, qui' avaient 'décidé' hier de chômer, sont vends.à leur! travail, mais ils l'abandonneront, déclarent-ils, dès qu'ils en recevront l'ordre de Prétoria. Accord parfait Nous constations encore lundi dernier que les répliques adressées par le Collège à MM-les ministres de Broque'ville et Helleputte n'ont rencontré aucune opposition de-la-part de la presse catholique anversoise. L'a'ccord est donc parfait, cette fois-, et nous espérons que le gouvernement .ne tardera plus à soumettre aux Chambre un projet de loi incorporant, au territoire d'Anvers le périmètre $es nouvelles darses et à- souniettre à. la ^ille un projét de convention portant promesse'de vente des parties de l'enceinte désaffectée'. ' De même1 les' arguments que nous avons fait valoir eh faveur du partage du bénéfice des-expropriations .du Nord n'ont pas été combattus. Ces (arguments sont donc admis par nos-confrères catholiques et il est admis, tout au moins en principe, qu'Anvers a droit à une partie de ces importants bénéfices. Rappelons d'ailleurs que ce principe a été. posé par la1 Ville dès 1898, lorsqu'elle s'est mise en rapport avec M. de Smet de Naeyer en vue de procéder, pou-r compte "commun de l'Etat-et de la Ville à l'expropriation des terrains du Nord. Ce principe n'a jamais été méconnu par le gouvernement. Voilà ce qu'il ne faut pas perdre de vue. Et ce ne sont guère que des raisons d'ordre administratif qui on:t amené l'Etat à se charger" personnellement de ' la besogne matérielle de. «es expropriation,s. Plus tard, lofs du dépôt de la loi de 1906, l'Etat a cherché peut-être à établir Une confusion dans les-esprits en'parlant d'expropriations à entreprendre par le gouvernement, sans faire aucune allusion au rôle de: la commune d'Anvers, ni aux démarches - faites dès -1S9S par notre administration communale. Aussi, le bourgmestre d'Anvers a-t-il eu grand soin de faire observer à la' Chambre que la question de la répartition des bénéfices n'était pas vidée et'qu'il convenait de-la discuter ultérieurement.Et au Sénat, M. Arthur Van den Nést prononçait le 2 mars -1906 les paroles suivantes: " Et puisque je parle de la dépense, laissez-moi vous dire qu'en ce qui concerne les travaux maritimes, elle n'atteindra pas les nombreux millions que l'on a cités. . " Abstraction faite deè travaux militaires, qui. doivent .rester, exclusivement à la charge de tout le pays, l'Etat., en créaint un nouveau quartier maritime, fera une opération immobilière qui se .soldera par d'importants bénéfices: , > ; ; , . _ . "Il achètera, à des prix moyens peu éle-Vép, des terrains agricoles. L'exécution du bassin-canal et des darses augmentera dans de fortes proportions la valeur de ces terrains, qui deviendront des immeubles destinés à l'industrie et au commerce. " Le gouvernement a de plus émis l'idée de réclamer à la Ville d'Anvers un payement au fur - et - à mesure que ; les quais seront mis à sa disposition. Le gouvernement ne s'explique pas clairement sur ses. intentions. D'après l'exposé des motifs de la loi et d'après le rapport, la ville d'Anvers devrait rembourser à l'Etat le prix d'achat des -terrains et le coût des quais. Aujourd'hui, il ne semble plus être question que du remboursement des frais de construction, soit 42 millions, 'rien que pour le canal. Dans tous les cas, l'Etat semblerait vouloir garder, pour lui les bénéfices considérables de l'opération immobilière. "A la Chambre, le bourgmestre d'Anvers a déjà fait des réserves à ce-sujet. Il a dit que c'étaient des questions à débattre ultérieurement et je partage son opinion. " Il semble bien que le moment soit venu dé nous y arrêter aujourd'hui, puisque la Ville est on possession d'un projét de convention < cfinitive réglant les conditions- de reprise des installations du Nord. Cette convention né parle pas d,u bénéfice dés expropriations: c'e>i» une lacune qu'il importe de combler. Et rien ne nous paraît plus légitime que ce droit au partage, revendiqué depuis 1898 par la ville d'Anvers. P,

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Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le matin gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

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