Le matin

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s.n. 1914, 23 Mai. Le matin. Konsultiert 19 Juni 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/6t0gt5gf3v/
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pSarnedi 23 WSai 1914 HITITPMiE8 — CIMCj 21me Année • N° 143 B ■ . rédaction ■ 33 ViEILLE BOURSE, 39 asvers Téléphone Rédaction : SSIl'2' ,4.»oJWiements : I Un an . . , . .fr. 12.00 i kvers 5 Six mois .... 6.8<) I iN /Trois mois .... 3.ÎÎO (Un an !6 <Mi ■ rtériew < Six mois 8.ko ■ / Troi6 mois .... î>.Ot> I fnu-iGElî : France, Angleterre. Allemagne et Union ■ sljic, par trimestre, fr. O.OO. — Hollande et I Grand-Duché, par trimestre, fr. Ï.OO. I j aboimement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN administration 39,VSEILLE BOURSE, 39 AÎVVEItS Téléphone Administration : S <51 C. de CAUWER, Directeur Anaoïices : Annonces la petite ligne, fr. 0.30 Annonces financières id » Ï. OO Réclames la ligne, » S. .SiO Faits divers corps id. j 3.0J> Chronique sportive id. s Zi OO Faits divers fin id > 3S.OO La Ville id. s SS.OO Emissions Prix à convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues à Bruxellés chez MM. J. Lebugue 4 C°. JOURIST-AL QUOTIDIEN •ô&s-zssr™*™ Après une lecture S Achevé de lire le dernier volume tiré par Ijj Gustave Simon des tiroirs de Victor [Hugo: La vie d'une 'femme. C'est tout bonnement admirable. On peut le dire sans [crainte d'atteindre l'auteur dans sa modes-lie car il s'y efface avec une discrétion tou-chante.En quatre cents pages, à peine trois cents lignes de lui. L'ouvrage est formé presque en entier des lettres échangées par Victor Hugo et Adèle Fouché, la première | en date d'avril 1819 — le poète n'a que dix-sept ans — les dernières de 1867, vers la fin de l'exil. Quand on les a lues on en a plus appris sur le maître et sur son ménage que par cinquante ans de chroniques attentivement compulsées et on comprend combien cette publication était nécessaire. I Nécessaire comme une justice. La femme [de Victor Hugo fut sinon méconnue du [moins mal connue parce qu'elle se tenait volontairement dans l'ombre énorme de son mari. Quand elle écrit ses deux volumes de souvenirs, Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, à peine y soupçonne-t-on sa présence, tant elle apporte de pudeur à s'y voiler. Il se montre moins discret qu'elle, encore qu'il nous impose de discerner des confessions dans son œuvre, car les fiançailles de Victor et d'Adèle c'est les amours de Marius et de Cosette comme l'enfance de Cosette au couvent de Picpus ■est l'enfance de Juliette Drouet. Ces deux passions du maître transparaissent parallèlement dans sa prose et dans ses vers au point qu'il nous est parfois malaisé de distinguer ce que dicta l'une de ce qui fut inspiré par l'autre. Môme la Chanson des mes et des bois, qui reviendrait de droit à Adèle, est rétrospectivenjent envahie par Mette. On ne s'y reconnaît plus ou guère et ces confusions traduisent des réalités. Quand Rochefort arriva à Bruxelles en 1868, Hugo le présenta d'abord à sa femme puis, le même jour, à sa maîtresse, et quand le poète disait au pamphlétaire «Vous dînez ce soir à la maison»,Rochefort interrogeait si son couvert était mis rue de la Fourche ou place des Barricades. Le curieux- livre de M. Gustave Simon tous montre que Mme Victor Hugo ne fut jamais ni une complaisante ni une résignée,qu'elle apporta dans ses douloureuses épreuves — deuils, trahisons domestiques, crises de la politique ou du foyer — une dignité accomplie avec un dévouement incomparable. Hugo savait ce qu'il faisait lorsqu'il ordonnait de graver sur la sépulture d'Adèle, au cimetière de Villequier, ces cinq mots: «Adèle, femme de Victor Hu-go».C'est bien l'épitaphe qu'elle aurait voulue, que son cœur aurait choisie. Elle fut vraiment cela: sa femme, soit une créature sur qui il exerçait comme un droit de propriété; une épouse sinon inpeccablement fidèle — il y a l'aventure avec Sainte-Beuve et l'équivoque sonnet de Félix Arvers —• mais constamment attentive, affectueuse et prête au sacrifice. Elle a été la compagne, l'associée des bonnes heures et des pires années; et elle est morte en vue de la terre Promise. Quand Hugo rentre en France, toutes les prédictions des Châtiments accomplies, c'est Juliette, c'est Vautre qui y rentre avec lui et qui partagera les quinze années de la finale apothéose. En nombre de pages ce volume touche à l'histoire en y apportant des rectifications précieuses. Les hommes de ma génération ont vu se former la légende de l'avarice de Victor Hugo qui n'était pas sans le diminuer un Peu à nos yeux. Il lui en revint quelque chose car il s'en plaint dans 1' Année terri-w. On raconte, se dit-il, due tu comptes les mots d'un télégramme et . , [même won boit de mauvais vin chez toi, qu'on fa5t , [carême î 'Mable; et que B. n'ira plus dîner là. " Mtera. Tu t'es attiré tout cela. B-, c'est Baudelaire. Il avait raillé les "ienus de l'exilé. — Ces déjeuners de la place des Barrica-<■« sont d'une sobriété toute Spartiate. On est dix arable; la bonne apporte une côtelé; les invités la respirent et le maître la tnange. Du moins le propos lui fut attribué par la '•ssse du coup d'Etat. Dès au lendemain décembre les journaux de l'Elysée ressentaient Victor Hugo menant dans exi< un train de satrape, ayant hôtel et oiture, s'offrant des spectacles et des voya-çesi tenant table ouverte. On l'accusait en-oie de pleurer misère devant les exilés pau-ï Pour trouver un prétexte à ne les point ^urir. Ces insinuations diffamatoires ont 'f'vecu à l'empire. Vers 1880 une scie cou-11 encore les ateliers de Paris dont je me appelle ces quatre vers libres: LgCt°.r Hugo disait à Jean Aicard: «ernier omnibus pass' à minuit moins Vïptr,. Cl' quart. Se cm >g0 disait à Aicard (Jean): compt's jamais sur moi si t'as besoin d'ar- [gent! Cela se chantait sur l'air vendéen des Gars nous. hn^ les correspondances de La vie d'une dPt"T' nou.s avons la preuve que le coup a' réduisit présente lè méiiâ&e à la fâ- I mine. Le 2 décembre lui avait brusquement [ coupé les vivres. Auparavant la famille subsistait confortablement, voire avec élégance, des droits d'auteur résultant de la vente des livres et des représentations des drames en vers ou en prose, mais Hugo ne possédait pas de fortune ni même sérieusement d'économies. La situation matérielle s'annonçait meilleure, l'auteur ayant signé, avec deux éditeurs des traités avantageux. Du jour au lendemain c'est la ruine. Le poète perd son indemnité parlementaire de représentant du peuple et ses jetons de présence d'académicien. Interdit sur son théâtre. Défense de représenter ses pièces. Défense de vendre ses livres. La police les saisit aux étalages des libraires. Les éditeurs qui ont signé les contrats se dérobent à leurs engagements et comment les y contraindre? Il y a cas de force majeure. Pourquoi Hetzel, pourquoi Houssiaux éditeraient-ils des volumes qu'ils ne pourront mettre en vente publiquement? Hugo aurait peut-être recours devant les tribunaux mais les magistrats ne se ligueront-ils point, par ordre, contre le poète dépouillé? Bref, quand Hugo arrive à Bruxelles, il possède en tout et pour tout trois cents francs et il a laissé quatre cents francs à sa femme. Le poète habite une petite chambre meublée sur la Grand'Place et il a réduit sa dépense à quatre francs par jour. Son luxe est la tasse de café qu'il prend chaque soir aux «Mille Colonnes» où il lit gratuitement les journaux, où il rencontre Pradier, Ara-go, Michel de Bourges, Dupont de Bussac. A Paris Mme Hugo vit littéralement de privations, avec sa fille Adèle, ses deux fils étant encore en prison. Il faut vendre le mobilier et on le vend à perte. Les enchères donnent quatorze mille francs. C'est avec ces quatorze mille francs que le père, la mère, les trois enfants entrent dans l'exil. Songez maintenant que, jusqu'en 1862, Victor Hugo ne publiera rien en dehors des Châtiments et de Napoléon-le-Petit, dont les droits d'auteur lui sont rognés par la contrefaçon belge, alors libre et florissante. La prospérité ne reviendra, la fortune ne commencera qu'avec les éditions de Lacroix et Verboekhoven: William Shakespeare, Paris, les Misérables, la Chanson des rues et des bois, les Travailleurs de la mer, l'Homme qui rit. De 1852 à 1862,• en 'comptant les revenus de son œuvre et son théâtre, Victor Hugo n'a pas gagné dix mille francs par an. Ses premiers cent mille francs datent des Misérables. -On conçoit qu'il ait eu l'exil parcimonieux. Coriolis Lettre de Berlin (Correspondance particulière du, MatinJ Les coups d'épingie. — La loi électorale en Prusse. — Les canaux en Bavière. — Bains pour chiens. Berlin, 21 mai. Le discours de M. von Jagow sur la politique extérieure est encore vivement commenté. On peut y lire que nos relations avec l'Angleterre sont bonnes, que nos relations avec la France sont convenables mais pourraient être moins froides, que nos relations avec la Bussie pourraient être meilleures, car elles sont envenimées en ce moment par une polémique de presse. En effet, la presse russe a pris vis-à-vis de mus un ton fort déplaisant. Depuis le renforcement du contingent militaire annuel et les modifications apportées à la formation des corps d'armée sur notre frontière, il semble que le Moscovite pouvait nous avaler tout crus. La «Gazette de Cologne» a remis les choses au point dans un article qui a fait sensation; il n'était pas inspiré officiellement, — comme il arrive souvent pour les correspondances berlinoises de la «Koelnische Zeitung» — mais il rendait si bien l'état de l'opinion publique qu'il trouva un éclio retentissant dans toute l'Allemagne. M. von Jagow a parlé des manœuvres de la presse russe et il a eu raison de leur attribuer une influence néfaste. Quant à la France, ii faudrait que, de part et d'autre, on s'attache à mieux se comprendre, à apprécier ses qualités, à éviter les froissements et les piqûres d'épingle. — Vous avez fait fusiller un soldat portant l'uniforme français par des grenadiers de la garde. — Vous avez fait assassiner un officier prussien dans «Cœur de Française», sans parler de «Noël d'Alsace» et d'autres pièces patriotiques. — Vous avez refusé une carte d'entrée pour le Salon de Berlin au correspondant du «Journal des Débats». — Vous avez refusé le buste de Guillaume II au Salon de Paris. Et ainsi de suite. N'y a-t-il pas moyen de reconnaître que l'Allemagne et la Fronce sont deux pays civilisés, d'une culture égale, travaillant chacun de son côté au progrès de la civilisation? La politique des coups d'épingle est mauvaise. Elle aigrit les sentiments et provoque un état, d'âme dan-■ goreux. Elle crée une atmosphère chargée d'électricité où des orages sont faciles et où l'on s'attend à chaque instant de voir éclater un coup de tonnerre. Les journalistes conscients de leur responsabilité devraient s'attacher à aplanir les dissentiments plutôt qu'à les aviver. * * * Quand M. von Loebell a été nommé secrétaire d'Etat à l'intérieur, remplaçant M. von Dallwitz devenu Statthaltor de l'empereur en Alsace-Lorraine, l'opinion publique en Prusse croyait que nous allions voir enfin réviser la I loi électorale des trois classes, celle dont Bis-! marck lui-même avait dit qu'elle était la plus réactionnaire qui existât. En effet, le chancelier vo,n Rùlow ava.it promis. nette revision dans un discours du trône prononcé par Guil laume II et l'on savait que M. von Loebell était le bras droit du prince Bulow. Il était considéré comme partageant les mêmes idées libérales que lui, puisqu'il avait pris sa retraite en même temps que lui. Voilà pourquoi M. Pachnicke, député progressiste au Landtag prussien, crut pouvoir interpeller M. von Loebell sur ses intentions à l'égard de la réforme électorale avec l'espoir d'obtenir une réponse favorable aux idées révisionnistes. Quelle fut sa désillusion et celle de tous ses amis ? M. von Loebell, non sans une regrettable ironie et aux applaudissements des conservateurs, déclara qu'il ne fallait pas compter sur lui pour amener la revision de la Constitution prussienne dans le sens de l'abolition du voté par classes. Je dis que cette ironie est regrettable car il importe moins de considérer, comme les conservateurs qui se trémoussaient d'aise, que M. Pachnike et les libéraux essuyaient une déconvenue, mais bien que le nouveau secrétaire d'Etat à l'intérieur n'entend pas travailler à faire tenir par le gouvernement la pro-: messe que le roi de Prusse a faite à la nation i dans une circonstance solennelle, en prononçant un discours du trône. Qu'y a-t-il de si plaisant à voir un ministre laisser protester les promesses de son souverain ? * * * De Munich nous vient la nouvelle que le roi Louis III s'intéresse fort au problème des canaux et à l'extension du réseau de voies navigables en vue du développement économique de la Bavière. Il préconise maintenant la canalisation du Main entre Offenbach et Aschaffenburg. Cependant on fait observer que les canaux existants ne rendent pas tous les services que l'on attendait d'eux et qu'ils ne rapportent pas la rente des capitaux considérables qui y ont été engagés. Ainsi, on affirme que le canal Ludwig, qui relie le Main au Danube, ne répond pas aux espérances de ses promoteurs. Le canal Ludwig a été ouvert à la navigation en 1846. L'on considère les résultats jusqu'en 1912, donc pendant 67 ans, on ne trouve que quatorze bilans annuels qui se clôturent en bénéfice, et encore le bénéfice est-il très léger. Au total, il y en a pour 1,213,172 marks. Par contre, le déficit total pour les 53 autres années se chiffre par 6,190,771 marks. L exploitation du canal pendant 67 ans a donc laissé un déficit d'environ cinq millions de marks. Ce ne serait pas encore très grave si le trafic augmentait normalement; mais la ttilS&l "il y • $6S' -tT-û-USpOÏ l des marchandises, loin d'augmenter, a une tendance à diminuer. Les cinq dernières an-nées, on n'a plus atteint le total de /0 millions de marks. De tout quoi il résulte que certains esprits en Bavière se refusent à engager encore de nouveaux capitaux, des sommes considérables, dans l'amélioration du canal Ludwig ou dans l'établissement de nouvelles voies navigables. D'autres néanmoins considèrent qu'il faut savoir faire des sacrifices pour l'outillage économique au pays, que l'argent dépensé à cet effet n'est pas de l'agent perdu. » * » Et puisque j'en suis à vous donner des nouvelles de Munich, je noterai la dernière nouveauté: le bain pour chiens, annexé aux_ bains populaires, et construit grâce à la générosité d'un cynophile. . Le bain pour chiens comprend deux divi. sions. Dans la première, on trouve une cuvet-! te cimentée pour le lavage des chiens, des douches et un bassin de natation; dans la seconde, | des tables à raser où les chiens sont attachés au moyen de courroies, et des cages à sécher. I On dit que les chiens qui ont été lavés, rasés et séchés deux ou trois fois déjà, se laissent faire docilement et qu'il ne faut plus se servir des courroies et les attacher. i Le bain et la douche coûtent de 40 pf. à 1 mark, suivant la grandeur du chien; raser sans nettoyer, de 1 1/2 mark à 3 marks; raser avec nettoyage complet, de 2 à 4 marks. 35 chiens, en ' moyenne, passent par jour au bain. L'initiative de Munich a été suivie à Nuren-berg; elle va l'être à Cologne. Heureux chiens! Gùnther. LES FAITS 00 JOUR —— LES EVENEMENTS DE DURAZZO La captivité d'Essad pacha n'aura pas été longue. Transféré à bord du stationnaire italien à Furazzo, il a été tout de sui'e conduit à Brindisi d'où il a gagné Naples, où il s'installera — en attendant mieux. Il a dû signer, avant de recouvrer la liberté, l'engagement de ne plus s'imiscer dans les affaires intérieures et extérieures de l'Albanie. Mais pareil engagement n'est pas pour embarrasser un homme que les scrupules n'étouffent évidemment pas. On en aurait trouvé une nouvelle preuve dans deux lettres qui ont été saisies à son domicile; dans l'une, il donnait à une bande d'Albanais l'ordre de marcher sur Durazzo; l'autre contient des instructions pour l'organisation à Scutari d'une insurrection contre le prince Guillaume. Notons que c'est le 1 Messagero qui donne ces renseignements, ce qui a son importance, vu les sympathies ita^ liennes pour l'aventurier albanais. Durazzo reste calme; la bande qui marchait sur la ville s'est dispersée, et tout paraît noi-mal. Le prince s'est résigné à garder son ministère.Au point de vue international, il ne semble devoir se produire aucune complication, sauf, peut-être, entre l'Autriche et l'Italie.Dans toutes les capitales, le premier moment de surprise passé, on est d'accord poiu- jan.oner l'incideiit dç Durazzo aux proposions d'un giiiipte tàit, local et pour accepter le débarquement austro-italien comme une nécessité occasionnelle. Mais les Autrichiens et les Italiens commen- j cent à polémiquer pour s'attribuer réciproque- ; ment la responsabilité de ce qui s'est passé; à Vienne, on dit que ce sont les Italiens qui ont poussé Essad, et à Bome on prétend que les , Autrichiens ont inventé un prétexte pour se j débarrasser d'un ministre sympathique aux ' Italiens. Cela n'empêche pas, i-1 est vrai, les ; deux gouvernements de continuer à se dire parfaitement d'à -cord. Il est à remarquer pourtant que le télégraphe doit marcher ferme entre Bome et Vienne, car le marquis di San Giuliano n'a pas pu assister hier à la séance de la Chambre italienne, étant retenu, a dit le président,, par les devoirs de sa fonction. La question qui devait lui être posée a été remise au 28. Dans le chaos des nouvelles contradictoires et tendancieuses sur les événements d'Albanie, voici quelques points qui paraissent acquis: 1° Il n'est pas établi qu'Essad ait conspiré pour renverser le prince, il a seulement essayé de rassembler des troupes qui pouvaient constituer pour le prince un danger éventuel. L'importance de l'échauffourée qui a précédé l'arrestation semble avoir été considérablement I exagérée pour justifier la mesure prise; 2° Essad mis de côté, les nationalistes de Durazzo sont satisfaits; les bandes qui campaient à proximité de la ville paraissent s'être dispersées, d'où le calme qui règne à Durazzo; 3° A Vienne, beaucoup de gens considèrent la disparition l'Essad pacha comme une victoire de l'influence autrichienne, Essad pacha passant, à tort ou à raison, pour incliner plutôt vers l'Italie; 4° Essad écarté, il reste un autre danger, celui que représente pour l'avenir de l'Albanie les ambitions du parti dit nationaliste. Ces nationalistes passent pour favorables à l'Autriche, mais ils préconisent des idées occidentales aussi peu faites pour les têîes albanaises que nos chapeaux hauts de forme. Le prince, dont on vante l'esprit politique, a provisoirement maintenu sa confiance au ministère Turkhan pacha modifié. Ce qu'on peut souhaiter de mieu?: à l'Albanie, c'est que ce provisoire dure. Fox ■ «Un La politique allemande REVENDICATIONS DE LA LIGUE NAVALE BEBLIN, 21. — La Ligue navale allemande a tenu hiçjî, à Berlin, sa réunion annuelle. Le président, le grand-amiral von Kœstea-, a fait les quelques déclarations suivantes: «Si nous sommes représentés dans l'Amérique du sud comme dans la Méditerranée, nous ne le sommes qu'au détriment de la flotte de haute mer; l'envoi de navires de guerre dans des eaux étrangères ne peut avoir heu que lorsque la situation politique est calme. »C'est pourquoi nous ne saurions nous dispenser plus longtemps d'une escadre volante afin d'acquérir le respect dont jouissent partout les Anglais. Nous ne pourrons gagner le respect de l'univers tout entier que si nous possédons une puissante flotte de guerre qui puisse se montrer là où il s'agit de défendre des intérêts allemands.» Le consul Ernest Bohsen affirme ensuite que l'activité économique de l'Allemagne sur les marchés étrangers est encore au-dessous de celle de l'Angleterre et même de la France. «En Chine, dit-il, le commerce allemand n'est représenté que pour un pourcentage infime. Le capital allemand n'a pas encore confiance que l'Empire allemand est prêt à intervenir pour qu'il ne lui soit causé aucun préjudice. Nous devons être assez forts sur mer pour que nous puissions défendre notre droit en disant simplement: «Nous exigeons telle ou telle chose.» UNE ESCADRE ANGLAISE A KIEL BERLIN, 21. — Le tribunal régional de Dres-rauté annonce que quatre cuirassés et trois croiseurs de la première escadre anglaise visiteront Kiel l'an prochain. SOCIALiSTE ALLEMAND CONDAMNE POUR OFFENSE ENVERS LE KRONPRIMZ BERLIN, 21. — Le tribunal réginoal de Dresde a condamné un socialiste militant du nom de Kahmann à deux ans de prison pour offenses envers le kronprinz. Ce délit avait été relevé au cours d'un discours prononcé dans une réunion publique à Dresde. La politique anglaise ENCORE EU VANDALISME! LONDRES, 22. — Une suffragette a endommagé ce matin, à la Galerie Nationale, 5 tableaux de l'école vénitienne. La situation en Crient TURKHAN PACHA A VIENNE VIENNE, 21. — Turkhan-pacha a conféré aujourd'hui avec les ministres de Roumanie, de Hollande et de Belgique et avec les chargés ! d'affaires d'Italie et de Bulgarie. LES MALISSORES A DURAZZO DUBAZZO, 22. — Dans la nuit, 150 Malissores ! catholiques sont arrivés de Scutari sous la conduite de 3 prêtres, pour s'offrir à servir de police au prince. La situation au Mexique LA CONFERENCE DE N!AGA3A-FALL5 NIAÇARA-FALLS, St — A la suite de leur ççilîlï-eûce àveç les délégués américains, hie;-, soir, les médiateurs sud-américains se sont rencontrés ce matin, à titre officieux, avec les délégués mexicains. Aucune proposition précise n'a été faite à aucune des deux parties. Il peut s'écouler plusieurs jours avant que rien de définitif soit soumis aux délibérations de l'une ou l'autre délégation. M. Naon, ministre de la Bépublique argentine, a déclaré qu'il ne s'agissait que de conversations.MEDIATEURS ET DELEGUES SONT PLEINS D'ESPOIR NIAGARA-FALLS, 21. — La conférence en est arrivée à sa deuxième phase, c'est-à-dire qu'une série de conversations secrètes se poursuivent entre les médiateurs et les délégués mexicains et américains alternativement. Il est manifeste que le succès des négociations dépend des concessions que le président Wilson sera disposé à faire en retour de l'élimination du général Huertâ. Les médiateurs et les délégués ont de plus en plus^d'espoir, mais les délégués américains sont gênés par l'obligation d'en référer à Washington sur tous les points. Dépêches diverses LA GREVE MARITIME ESPAGNOLE MADRID, 21. — Le conflit maritime est sur le point de prendre fin; si les propositions du gouvernement sont acceptées, la grèVe sera circonscrite à la Compagnie Soto et Aznar, qui est la promotrice du mouvement. Les canicules «Si cela continue, nous allons subir les premières chaleurs», nous dit le monsieur facétieux, puis, toujours placide, il ajouta: «Enfin, nous avons, à notre disposition la lecture des romans policiers;rien n'est plus rafraîchissant: dame! ne vous procurent-ils pas la bienfaisante sensation du froid dans le dos?» C'est que, tout naturellement, le thermomètre continue sa marche régulière et ascensionnelle. Parbleu! cela s'impose au lendemain de l'Ascension, n'est-il pas vrai? Le printemps, comme la grenouille qui voulut se faire aussi grosse que le bœuf, ne se tient plus: gonflé de prétention et d'ambition, il joue à l'été. Mais, plus heureux que la grenouille de La Fontaine, il réussit assez bien. En tous cas, si les mortels en général ne se déclarent pas unanimement satisfaits des canicules de mai, les limonadiers, eux, ne manquent point d'apprécier hautement le mois des fleurs et de Jeanne d'Arc. Nous, nous subissons les canicules et ne pouvons nous empêcher de trouver que, de plus en plus, les saisons battent la campagne. Qui sait? Nous annoncerons peut-être à la veille du 15 août... qu'on patinera à Sainte-Anne. WW Mme Kotschetbowa Saviez-vous qu'il y a de par le monde quatre millions de femmes électrices? Nous l'avons appris hier après-midi, à' l'Exposition de la Femme contemporaine, où Mme Kotschetkowa nous parla de façon fort intéressante de la Femme finlandaise. Mais pourquoi nous transporter en Finlande à propos de féminisme? Parce que la femme de ce pays, l'emporte, à l'heure actuelle, sur toutes ses congénères d'Europe au point de vue des droits civiques et politiques qu'elle a su conquérir. Elle y est — au même titre d'ailleurs qu'en Norwège — électrice, et se trouve admise en outre à siéger en qualité de député. On sait que le vote des femmes existe en Australie depuis 1896,en Nouvelle-Zélande et dans différents états américains du Nord. C'est en 1905 que cette réforme fut votée à l'unanimité par la Diète finlandaise, à la suite d'un ensemble de circonstances politiques particulièrement émouvantes. Mais il convient de dégager tout d'abord quelques caractéristiques de l'âme finlandaise. La Finlande, qui ne compte que trois millions d'habitants, est une terre rocheuse peu favorable à l'agriculture. Il a fallu de longs et patients efforts pour lui faire rendre de quoi nourrir ses habitants. Ceux-ci se sont formés à cette rude école jusqu'à devenir les plus persévérants,les plus têtus des Européens du Nord. Dès 1880, ils s'imposent l'instruction mixte, générale et obligatoire et donnent à cette loi de telles sanctions, que les illettrés sont mis dans l'impossibilité de contracter mariage. Dès 1884, les femmes se groupent pour la défense de leurs droits, et dès lors leur influence va grandissante. En 1904, lors de l'assassinat du gouverneur général russe, Bobrikoff, et des représailles qui s'ensuivirent, toutes les sympathies de la Finlande vont aux révolutionnaires et comme le tsar menaça de leur retirer leur constitution, ils déclarent la grève générale. Du jour au lendemain la vie sociale entière fut arrêtée, aussi la grève durait-elle depuis huit jours à peine, que la Russie capitula. Ce fait se place à la date du 4 novembre 1904. Le '3 décembre de la même année, trois mille femmes finlandaises réunies en meeting public à Helsing-fors, votent l'égalité des sexes, à vingt-quatre ans, devant la loi. En mars 1905 la Diète confirme ce vote à l'unanimité. Aux premières élections soixante pour cent des électrices se présentent aux* urnes, et bien que, depuis cètte époque, la Diète ait été dissoute cinq fois, les femmes n'en ont pas moins fait yot$f la prohibition de la vçiita

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le matin gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

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