Le matin

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s.n. 1918, 17 Dezember. Le matin. Konsultiert 18 Juli 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/jd4pk0852d/
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Mardi 17 Décembre laau DIX çgj]rerrfls%Ëis 25me Année — N<> 30 —• 1 ■—i RÉDACTION I VIEILLE BOURSE ANVERS LE MATIN ADMINISTRATION VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS JOURNAL QUOTIDIEN ADMIS PAR LA CENSURE TRÉSORS CACHES Le rêve de beaucoup de gens, commi après toutes les guerres, est de trouve] [un trésor. Il est, en effet, toujours de: 'personnes qui, hantées de la crainte de: {exactions de l'ennemi, enfouissent leuri richesses. Ces personnes viennent à dis paraître durant les hostilités et les ri chesses restent enfouies jusqn'à ce qui le hasard d'une fouille les fasse décou vrir. Les notions les plus erronées on cours, surtout à la campagne, relative imenl à la découverte de trésors. Pou 'les uns, ils appartiennent de droit à cek ^ui les trouve ; pour les autres, ils aj partiennent à l'Etat et on ne doit se fair aucun scrupule de voler cet être impei sonnel. Autant d'erreurs. Rappelons qu'au termes de l'article 716 du Code civil « 1 trésor trouvé dans le fonds d'autrui ap partieiil, pour moitié, à celui qui l'a dé couvert, et pour l'autre moitié au pro priélaire du fonds. Le trésor est tout chose cachée ou enfouie sur laqueli personne ne peut justifier sa propriété et qui est découverte par le pur effet di hasard. » Remarquons, d'abord, que le Code ci vil admet justification de propriété, pa toutes voies de droit, naturellement. De héritiers posséderaient la liste de va leurs dépendant d'une succession; ce valeurs, disparues, viendraient à êtr retrouvées dans une cachette, dans 1 terre, l'inventeur— ainsi qu'on appell en termes judiciaires celui qui découvr un ti'ésor — n'aurait aucun droit ; il pou vait au maximum espérer une récom pense honnête ; s il conservait la chos trouvée, il serait tout simplement un vt leur. D autre part, examinons le cas le plu fréquent : celui de travaux commande par le propriétaire du fonds, soit dans but précis de retrouver des objets c; chés, soit dans un but de construction, c réfection, de rétablissement d'immei blés écroulés, ruinés, incendiés, etc. lJi i propriétaire, il faut, dans ce ea quand il s'agit de la voie publique, c d'un édifice public, entendre l'Etat ou 1 commune, suivant que le terrain appai tient à l'une ou à l'autre de ces autorités Est-il logique, dans ce cas, qu'un oi vrier travaillant pour mon compte, e quelque sorte à ma solde, dans ma pre priété, puisse avoir quelque droit su une partie de cette propriété ? Cette question a fait l'objet, jadis, d savants commentaires. Lequel deva avoir la priorité, du droit d'invention o du droit d'accession ? Nous voyon même, dans le droit médiéval, notair ment la coutume du Hainaut, le partag par tiers entre l'inventeur, le proprie taire du fonds et le Seigneur Souverain Quoi qu'il en soit, le Code civil est là mais il est licite d'y déroger par converi tion formelle. Il suffit de stipuler, ave J entrepreneur ou avec les ouvriers, s ceux-ci sont engagés directement, qu les objets découverts au courant des tra vaux appartiennent au propriétaire d fonds. C est ce que fait l'Etat, c'est ce qu font la plupart des grandes communes Quelques-unes — c'est un exemple ; imiter — prévoient une prime en faveu des ouvriers trouvant des trésors, de objets de valeur, des antiquités, des piè ces paléontologiques rares, etc., etc. Les exemples sont nombreux de dé couvertes de l'espèce dont l'Etat ou uni commune se sont ainsi assuré la pro priété. Nous en citerons un, resté célèbri à cause de la destination que lui donni la commune qui en devint ainsi proprié taire. Le 28 juin 1847, en déblayant le ter rain destiné à l'érection du'Marché di la Madeleine, à Bruxelles, des terras siers mirent à jour deux tonnelets rem pus de pièces de monnaie, pour la plu part du XVIIe siècle, dont certaine! étaient rares. La totalité du trésor pesait 228 kilo grammes. Il se composait de patacon! << Albert et Isabelle, pour Tournai, d< Quarts de patacon des mêmes pour 1< «rabant, de ducatons de Brabant de Phi ippe IV, 1633, 1654 et 1664, de Char les II, 1668 et 1684, d'écus de Liège d. Maximilien de Bavière, 1671, et Jean inouïs d Elderen, 1671, de patacon: « Anvers de Charles II51700, de ryxda les des Provinces-Unies, Utrecht 1666, de quarts d'écus de Louis XIV, 1691, et de ducatons d'Anvers de Philippe V, duc d'Anjou, 1703. La Ville de Bruxelles fit preuve d'un superbe esprit de vandalisme en envoyant à la fonte cette magnifique trou-vaille <( sauf, décida le Conseil communal, 25 kg. conservés pour être cédés ' aux amateurs ». La fonte des 203 kg. ' ainsi sacrifiés à l'appétit du lucre pro-3 duisit 39.681 francs. On ne conserve rien pour les collec-^ tions ; le Gouvernement n'intervient pas 3 pour enrichir les siennes ; on ne songe pas à chercher un amateur — ou des amateurs — pour le tout. C'est vraiment très joli! Et cependant,à cette époque déjà, les pièces de l évêché de Liège et du r duc d'Anjou étaient recherchées par les 1 collectionneurs. " Par contre, bien qu'une convention e formelle existât, sous ce rapport, entre la Ville et des ouvriers, le Conseil communal — ce qui valait mieux — alloua x aux quatre terrassiers intéressés une 0 rente viagère de 50 centimes par jour. Bien qu'on ne fut pas aussi enthou-" siaste qu'à présent, à cette époque, pour * les vestiges du passé, la singulière aéci-sion du Conseil communal provoqua, b dans la presse, de nombreux brocarts. ' Un journal satirique publia un amusant 1 pastiche de l'âne chargé de reliques, que l'on n'adorait pas tant qu'il en restait " chargé, mais devant lequel on se prosternait dès qu'il avait métamorphosé ces s reliques en espèces sonnantes et trébu-" chantes. Pour en revenir à notre sujet, il est 0 donc licite d'annuler, par une convention expresse, la disposition présomptive de e la loi et c'est une utile précaution à pren-6 dre par les propriétaires des fonds où des travaux sont entrepris, particulière-' ment les petites commuas où les auto-_ rités, peu ferrées sur le Droit, ignore- 1 raient l'article 716 du Code civil... et la g façon de s'en servir. JUSTUS. !S • J Dépêclies le Le président Wilson à Paris 1- Toute la presse française salue en termes chaleureux l'arrivée du président Wilson em s France. ' Plusieurs journaux ont demandé à des hom-" mes émin«nts des articles consacré® à ifct a événement mémorable. C'est ainsi q,ue dans *- « Excelsior » M. Boutroux, de l'Académie française, montre tout ce que le président a fait pour l'humanité. Il écrit notaimmeinit: «Il «.s>t l" des hommes que l'on appelle grands parce [1 r/u'iis ont imposé au motnd» leur domination. Il en est <Tautres dont la grandeur est d'avsir 'honoré Inhumanité. C'est en ce second sens qt;e la 'France acclame le grand président Wilson. » e M. Léon Bourgeois écrit, dans le « Petit Pa-isien », un article quie se termine par . es mots : « M. le président Wilson,-vous avez été u jusqu'ici l'énergique promoteur infatiguable S et l'organisateur des choses de la guerre. Vous - êtes aujourd'hui avec la m&me énergie le pro-p moteur et l'organisateur des choses de la paix. La France, l'éternel soldat d» la liberté et du droit, est avec vous. » Retour de Kl. Noulens ' Les journaux annoncent que M. Noullens, " ambassadeur de France en Russie, a quitté C Arohan-gel à bord d'un yacht russe se rendant j en Angleterre et en France. e La commission d'armistice L'« Echo de Paris » dit que la commission H d'armistice siégeant à Trêves continuera à fonctionner après le renouvellement de la convention, le 17 décembre. Elle sera l'organe de® e relations officielles franco-allemandes jusqu'à . la signatUTe des préliminaires de paix. La com-j mission administrative des territoires occu-., pés sera alors constituée. Des représentants officiels allemands y seront accrédité®. La revanche diplomatique de l'Allemagne Le « Matin » de Paris dit qu'une importante personnalité neutre, revenant d'Allemagne, a ' déclaré : Vaincue militairement, l'Allemagne - prépare sa revanche diplomatique. C'est pour-j quoi, tout en maintenant son cadre impérial, J elle va se mettre à la tête dit droit international et préparer urne société des nations plus " diémocraitique-s. Il s'agit de gagne M. Wilson à la cause de l'Allemagne. Le Liban Une dépêche dm Caire annonce que le '•«- - seil administratif du Liban vient de voter me . adresse à la Confédération de la Paix, en vue de solliciter la protection et la coopération de la France et l'extension des frontières du Li-' ban d'après ses Limites historiques est économiques. Une délégation de sept membres a été . chargée de porter ce document à Paria. S La politique internationale î On mande de Buenos-Ayres : Au cours d'un ; banquet offert au ministre de Belgique, M. . Preytredon, ministre des affaires étrangères, a porté uin toa..,t disant que la politiq"c " internationale égoiste devait dispaLJire eft qve ? l'union des nations était nécessaire. Le budget prussien Oc mande de B:-r!ir> que le ministre des o o-■ muaiLcatioûs a déclaré qute ic budget prussien présentera un déficit de Mk. 1.2)50 millions. En :onséqu«ince, le ministre propose de doubler l'impôt de guerre pour les société, de porter de 60 à 80 p. c. l'impôt pour les particulier?, l'établir des redevances périodiques sur la fo.-tume, d'aumenter de 60 p. c. les tarifs de chemin de fer, de créer de nouveaux impôts. Hindenburg au couvent La « Gazette de Voss » apprend que Hinde.'i-burg, après la démobilisation des troupes allemandes, se retirera dans un couvent de Lubo, situé aux environs de la ville de Duna-bourg. 11 a choisi ce couvent comme lieu de sa retraite. Quand le diable se fait vieux, il se fa't moine. Hertling écrit ses mémoires Les journaux bavarois annoncent que le comte Hertlinig, qui vit dans la retraite à Munich, occupe ses loisirs à rédiger un mémoire pour justifier sa politique. Ce document sera publié incessamment. Tous les coupables déversent des flots d'encre sans doute pour effacer les flots de sanig qu'ils firent si bénévolement couler. L'ex-krenjirifiï à seo Le sort de l'ex-kroroprinz à Wieri-ngen n'est guère enviable. Il en est réduit à faire vendre, avec une attestation autographe,les verres dans lesquels il boit. Il offre même, pour une collection-, la superbe pelisse qu'il reçut du tsar de Russie et qui vaut 20,000 fr. 20,000 florin® pour la pelisse d'un monsieur •dont la peau ne vaut plus un sou? Généraux russes fusillés Le général Rousski, ancien commandant des armées russes du Nord, et le général Radko Dmitrief, ancien commandant de l'armée de Galicie, ont été fusillés par ordre du Soviet de la ville de Piatigorsk. Les avances aux alliés De Washington: Les banquiers américains envisagent dès maintenant les mesures à prendre pour se substituer au gouvernement quant aux avances consenties jusqu'ici parce dernier, aux puissances de l'Entente et qui, sous peu, devront être arrêtées. L'ancien président du Fédéral Reserve Board. est d'avis que le War Finance Board est tout désigné comme organisation qui pourrait continuer l'œuvre du gov rernement. Avec «son capital de 500,000 dollars et son droit d'émettre 3,000 m il ions dollars d'obligations .garanties par des valeur^ émises par les emprunteurs éventuels, cette organisation pourrait avancer jusqu'à 50 millions de dollars à chaque pays emprunteur. Mais on est convaincu que le Congrès des Etats-Unis consentirait à élargir encore le privilège du War Finance Boa-rr. L'importation du caoutchouc aux Etats-Unis De New-York: Le gouvernement des Etats-Unis a autorisé l'importation d'un supplément de 7,500 tonnes de caoutchouc. Un combat naval De Londres: Un télégramme semi-officie! de Bagdad annonce que deux vaisseaux armés britanniques, qui patrouillaient le 8 novembre dans les eaux du Nord de la mer Caspienne, ont engagé uin combat avec trois vaisseaux armés bolohevistes. Un des navires anglais a été touché mais les dégâts ne sont pas importants. Un des vaisseaux ennemis a été également atteint. Les deux autres ont réussi à s'échapper. Les Activistes Les exécutions Quatre hauts fontionnaires sont révoqués sans aucun droit à la pension Comme on le lira plus loin, le Conseil communal s'est réuni hier et a impitoyablement sévi contre lee membres du personnel de la ville, qui ont pactisé avec l'ennemi pendant l'occupation. Ceux qui se trouvaient à la tête, qui devaient àonc donner l'exemple du devoir, ont été lee premiers frappés. C'est bien fait. L'administration communale a rempli son devoir. D'aucuns lui ont reproché une sertaine lenteur. C'était un reproche immérité, pareeque la Ville ne devait, ne pouvait pas condamner à la légère. Il lui fallait des preuves de culpabilité : elle lee a réunie® et ce n'est que lorsqu'elle avait la certitude absolue de ne pas frapper un innocent qu'elle a appliqué le châtiment que méritait l'ignominie du forfait. Le secrétaire communal Melis, le bibliothécaire Emm. De Bom, le eous-bibliothécaire Eudelsheim, le conservateur du Musée Plantin, Denucé, ont été révoqués 6ans droit à la pension. Le secrétaire communal Melis, qui savait 6ans iloute à quoi s'en tenir, a essayé de prendre lee devants: il a envoyé 6a démission au Collège, espérant ainsi sauver au moins sa pension, — car c'est la seule chose qui importe pour ces messieurs. Cette manœuvre grossière n'a eu aucun succès. Le Conseil communal a estimé qu'il fallait agir sans ménagement et il peut être certain qu'il a traduit ainsi Le sentiment de la très grande majo« rité de la population. D'autres exécutions vont suivre. Tous ceux .qui ont trahi la cause de la Patrie se» pont chassés, — en attendant que la justice à son tour s'occupe d'eux. Dans les autres communes Anvers a donné l'exemple. Que feront les autres communesP L'opinion publique eotige impérieusement que justice soit faite. A ce propos un correspondant nous écrit « Les autorités compétentes s'occupent sérieuse» ment, à Anvers, des désormais tristement célèbres acr tlvistes. Le parquet et l'administration communale remplissent consciencieusement leur devoir. Mais, jusqu'à cc jour, nous n'apprenon* guère que l'on s'occjpe de ces traîtres dans les communes limitrophes d'Anvers, à Mortsel, notamment. Beralt-ce, comme d'aucuns le prétendent, que 1g potlfliue Joue un rôJè dans cette affaire? Kous aimons à croire que non, car 11 doit être bien entendu, n'est-ce pas, que l'union patriotique des partis n'est pas un mythe? » Ne pensez-vous pas, M. le Rédacteur, que qui de droit forait chose louable en faisant droit aux légitimes désirs des honnêtes gens de Mortsel, celui de voir punir ces sinistres personnages? » Agréez, etc. » Un honnête patriote. » , o Le retour des réfugiés Les réfugiés beiges en Hollande ren'trtnt n Beigique. Le premier train, annoncé comme areroant hier à trois heures, est entré à la gare centrale à 6 heures 22. On attendait d'autres trains, à des heures plus tardives, mais le ,t-tard initial a fatalement influencé les arrivées. Il est presque certain qu'à dater d'aujourd'hui, les trams de réfugiés rentrant à Anvers arriveront aux heures suivantes : 8 h. 10 ; 10 h. 20; 13 h. 20 ; 15 h. ; 16 h. 10; 18 h. 80 ; 22 h. 10. Un service de réception fut organisé, sous l'inspiration de M. Odeurs, sous-chef de bureau au secrétariat de l'Hôtel de Ville-, Sous l'impulsion de MM. Georges de Co.'k de Kamey&n, Obussier et Mme Obussier, des préparatifs ont été ordonnés pour recevoir commodément les gens, hommes, femmes et enfants, revenant au pays. L'une des salles d'attente de la gare a été métamorphosée ea restaurant gratuit. Une légion de femmes et de jeuines filles s'y occupaient à préparer les rations de pain, garni de viande froidie, les bols de soupe, les tasses de thé, q.ud réconforteront les premiers arrivants. L'autre salle d'attente est plus spécialement réservée au service ùc reconnaissance et d'évacuation vers les logements réservés aux malheureux n'habitant pas la ville. Un service médical est également ; rét à fonctionner. Les « retour au pays » n'habitant pas la ville, trouveront à se loger à l'asile de Wimnl-peg, rue du Vanneau, 24, l'ancien refuge 1-lemand, le Seemanheim, du canal des Br liseurs et dans les écoles de la rue Bréderodc. Le premier repas à la gare, comprend >'cs tartines fourrées de hachis, du café, du bouillon. Uin bureau de change a été installé et des isoloirs, — ce sont ceuix qui servaient en période électorale, — ont été placés pour séparer les malades des voyageurs autoriser à se "é-pandlre en ville. Chaque réfugié devra remplir une fiche 10-tant son nom, ses prénoms, le lieu et la date de sa naissance, les noms de ses père et mère. 11 devra indiquer l'endroit d'où il vient et sa destination définitive en même temps que on adresse exacte. On a adorné la gare d'un « petit pavois » pour le retour des réfugiés. A la façade intérieure du. hall, des longues bannières trica-lores belges pendent, alternant avec des drapeaux français et anglais. Un kiosque a été installé pour un corps de musique. Tous ces préparatifs ainsi que le recrutement du personnel ont été faits en trois jours. On espère suffire aux nécessités des arrivées. Voici en résume les gros renseignements concernant l'organisation première. Les chevilles ouvrières, MM. et Mme Oboussier, M. Van Schoor s'occupent activement de contrôler si tout est bien préparé. M. Verlaet, dirigeant le service des cuisines, se déclare satisfait des collaborations qui lui ont été données. On aittend... et l'attente dura. A 4 heures, on attend toujours. A 5 heures, on languit d'attendre. Ceci sembelrai établir péremptoirement que les relations télégraphiques avec la Hollande sont dans un superbe état. A 5 heures 22 minutes, le premier train de réfugiés revenant au pays entre en gare. * * * Urne demi douzaine de lampes électriques éclairent la voie le long de laquelle le train stoppe. Tout le resite de l'édifice est en pleùe et mystérieuse obscurité, le dégagement de '.a voie étant en outre barré par toulte une série de gites assemblées. Le kiosque demeure parfaitement vide. Quelques boys-scousts vont et viennent, organisant un service d'ordre >al'un des gens surchargés de colis, de paquets et traînant derrière eux des ribambelles de petits enfants. Le train se vide, lentement. Plus des neuf dixièmes des voyageurs sont des femmes, jeunes et vieilles, des garçonnets, des fillettes, des bampins, des nourrissons. Dans un élan spontané, les employés du train, les porteuis de bagages, aident les réfugiés à véhdcu'er leurs colis. L'ahurissement est général, atteint presque l'idiotie. Une jeune femme nous demande .■) véritablement elle est à Anvers. Réponse affirmative, Où donc allez-ivous ? Rue Dambrugge. Voilà quatre années qu'elle est partie, elle ne sait plus. Une autre voyageuse s'empare d'elle, îous explique que depuis 8 heures du matin, elles ont quitté Harderwyck et ne savent même pl-is où on les tran sportait. Au terre plein devant les sorties, un triple rang de soldats. Il v a là des uniformes khaki et d'anciens uniformes. On appelle des noms, des prénoms, à gauche, à droite. Ici une jeuue femme tombe défaillante dans les bras die son mari qu'elle retrouve après des mois d'aibsence. Là un -vieux père sanglote sur l'épaule de sa fille et de son petit fils né en terre d'exil. De robustes soldats étreignent leurs parents, sais mots dire. Leurs larmes silencieuses parlent plus que n'importe quelle exclamation de tendresse.Un bébé de quatre ans à peine s'agrippe à nous, hurlant de .foie: Papake! Sa mère, en larmes, l'excuse, le retient, lui montre son erreur. Le bébé sanglotte, hoquetant une plainte atroce à entendre: Papake! Nous fuyons, le -cœur gonflé de sang-lots contenus, vers 3a salle du réfectoire; le spectacle ne change pas,demeure aussi poignant, aussi atroce. La foule des voyageurs, il y en avait plus de 1,200, déborde partout. On leur offre & manger, à boire au moins une tasse de bouillon. — Non... non... nous préférons retourne? de suite chez nous... Avis à nos Abonnés Les abonnés qui ne recevraient pas régulièrement le journal 'sont priés d'en avertir sans retard l'administration. ÎVoiig prions les abonnés d'ex» euser les erreurs qui pourraient se produire durant les quelques jours qui vont suivre.Mous nous efforcerons de les réparer aussi promptemesit qu'on nous les signalera. Une femme toute en larmes, s'abat 6ur-l'épaule de M. Odeurs. Celui-ci 1 interroge-doucement, paternellement: qu'a-t-el'le? — Je n'ai rien, monsieur... c'est l'émotion, 'la joie... je suis biien à Anvers, dites, monsieur?De toute cette foule, -tassée comme un troupeau de moutons, monte une plainte sourde, déchirante. De tous les yeux coulent de® larmes. On ne parle pas, on ne sait plus. On ne pense pas, on n'en a plus la force. On. pleure, tout le monde pleure, sens fracas-* tout simplement... et cette vision est atroce. Toute cette -masse éplorée flotte deci-delà. au hasard, d'une quelconque indication. On. déf-iHe ainsi, abruti de larmes, devant le docteur Segard, qui, le plus rapidement possible, et le plus pateirnêllement aussi, inspecte les arrivants, au point de vue des maladies de la peau et de la conjonctivite granuleuse. Puis l'on sort... dans te plein air, sur le ■terre-plein devant la gare, des groupes stationnent, regardent éperdument autour d'eux les façades connues, le coin du Jardin zoologique, l'entrée de l'avenue de Keyzer. Et sur toutes les lèvres passent en mélo-pé-a douce, le même mot, mouii-llé de larmes; Anvers... Antwe'rpen... PADDY. La Ville A l'Association Mberale Le comité central de l'Association libérale s'est réuni dimanche pour constituer son bureau. M. l'échevin, Strauss était désigné pour la présidence- Il a- décliné cet honneur pour plusiieuiPs motifs dont le plus concluant est son désir de rester logique avec son principe de 1'incompatilbilité entre le mandat public et la présidence de l'association politique, le cumul pouvant donner lieu à de® difficultés pendant les périodes électorales. Le choix de l'assemblée s'est porté alors srnr M.l'avocat Fribourg qui a obtenu l'unanimité -des voix. Dans les mêmes conditions ont été élus pour les vice-présidences MM. Strauss et Gisetat, pouir le secrétariat, M. Malchaiir, pour la trésorerie, M. Baelde. * * * On réclame Un «lecteur assidut nous écrit: «Dans un de ses derniers numéros, le «Matins déclare, avec une pointe d'ironie, que l'on attendra sans doute jusqu'à la prochaine expos,iition pour donner à quelques-unes de nos artères un nom évocateur des lieux où s'est déployée la valeur de nos braves artisans de la Victoire, qui a délivré 1-e monde et rendu à notre pays son indépendance et sa liberté. Il est, en effet, vrai-men4 regrettable que le collège, à qui incombe cette mesure, n'ait pas encore songé à donner -satisfastion à ce désdr de notre population et qu'Anvers se laisse damer le pion par la plupart dés villes belges. Il n'est pas moins inouï qu'une rue de la ville porte en-«30re un nom précédé d'un «vons et que le nom n'ait pas encore été remplacé, ne fut-ce que sur celui d\m Belge, vraiment digne de cet honneur. Pourquoi, d'autre patrt, l'administration communale a^-elïe négligé jusqu'à présent de rendre hommage à ceux qui sont tombés sous les balles -des pelotons d'exécution, saintes victimes du devoir patriotique? Pourquoi, à propos de oe geste que tout le monde attendait, se laisser distancer par le» autres cités, dont les administrations ont fleuri, au nom de toute la population, les tombes où reposent les obscurs héros qui ont consenti nu sacrifice de leur vie pour servir la Patrie? Enfin on ignore peut-être à l'hôtel de ville que la plaque commémorative qui ornait, à lancien cimetière de l'église St-Laurent, la •tombe -des soldats français morts au siège d'Anvers, en a été enlevée pendant l'occupation boche. Espérons qu'on la remplacera sans tarder, i • ** Gare ! Myopes et presbytes, prenez garde, plus que jamais, de ne pas casser les verres de vos lunettes. Ge n'est pas que leur remplacement so-it si ruineux; l'augmentation est plus raisonnable que celle du beurre, mais ce remplacement pourrait être difficile. Certains numéros sont devenus presque introuvables. Nos opticiens comptaient sur la France pou.r renouveler leur stock; mais d'aucuns, qui se sont donné la peine d'aller, jusqu'à Paris, sont revenus bredouille. Les verreries du Nord de la France qui se spécialisaient dans les verres à lunettes, sont détruites et, d'autre part, les ouvriers en chambre du Jura sont presque tous sous te» airmes. Et pari surcroît, dans l'armée la consommation a été formidable, ce qui »e comprend

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le matin gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1894 bis 1974.

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