Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 22 September. Le nouveau précurseur: journal du soir. Konsultiert 23 September 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/3b5w669w80/
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I Marxti T-£ S septembre 1914 CJIMQ c^fwriMiî» HO*année — X0 Stil Le Nouvean Précurseur A"BOKnsnEnvr ErrsjTS - JUTOHUL on *s 12.00 Dr.; stx moia e.SO fr.; trois moto S 50 fr. " 14.00 fr.: • 8.00 fr.; » 4.50 fr. SOUAKDB. » SS.00 fr.; . te.00 fr.j - # 00 fr. UKEMso?ma. . sa.ooir.; . te.oofr.; » sootr. IBflOH POerîUJt, ' «S OO lr.; . «l.OOfr.; » lO.SOfr. Telit &oemœusùt M pomwtt Jarjv'I nto» fcnwL ' tew » i«Mi a» Jm»mI et ùtaa ton» M» Iwm ém JOURNAL DU SOIR «MMB i J2SSS««, { 39. VIEILLE BOURSE. - ANVERS. ANTSTOUTCBS : Os»m.ai«h> petite ligne fr. 0.30 I Rieuiœ, U ligne. . . fr. 1B0 » 1 à l lignes • 1.00 | J'ai»» MvuRâ, i« ligne. . > s SC PmAiwri»*», 1* ligne . » 0.50 ! OmtONKjm Anvers . . . » s',00 Lm *twmoa de l Mranger ci (Le la lielgiqu* sont reçue* autti par PA^mo* 3, à*a i&rfjrt, A £?iwifîrl, ê, Plmct dt Ut âmrM. A m jn ffifh SMcm, A lM4rm. * Les années autrichiennes eî allemandes en Galicie sont cernées Leur situation est désespérée Un télégramme de Petrograde dit que les Russes sont les maîtres de la Galicie. La situation des armées autrichiennes et allemandes est absolument désespérée.Elles sont cernées par les forces russes entre la San et le Wistok, dans le triangle formé par Przemysl, Jaroslaw et Rzeszow. Complètement isolé, dans l'impossibilité de se ravitailler en vivres et en munitions l'ennemi est condamné à un écrasement compiet. On annonce d'autre part qu'une armée de 900,000 Russesi constituant l'avant-garde d'un gros d'armée de 2 millions d'hommes, est en marche sur l'Autriche et l'Allemagne. Une nouvelle armée de 2 millions sera prête à entrer en campagne vers la mi-octobre. La bataille de l'Aisne Voici le communiqué officiel de la Légation La Garde est au confluent Aisne et Suippe. de France: Autour de Reims, l'ennemi n'a tenté aucune A notre aile gauche, sur la rive droite de attaque d'infanterie et s'est borné à canonner l'Oise, nous avons progressé Jusqu'à la hauteur notre front avec de grosses pièces, de Lassigny (ouest de Noyon). Au centre, en Champagne et sur le revers Pointes des Allemands au .ud de Roye et occidental de l'Argonne, outre Souais, nous vers Corbie et Montdidier. «ons pris Mesni. les Hur.es et Massignes. A l'est de l'Oise et au nord de l'Aisne, les En Woevre, l'ennemi tient toujours la ré- Allemands ent manifesté une recrudescence gion de Thiaucourt et a canonné Hattenchatel. d'activité; des combats violents allant Jusqu'à ! A l'aile droite (Lorraine et Vosges) rien de la charge â la baïonnette, se sont livrés dans j nouveau; les Allemands se fortifient sur le la région de Oraonne. côté de Delmo et au sud de ChâteaM-S^ins; L'ennemi a été partout repoussé aveo des j ifs occupent Pont-à-Mousson et Blamont. pertes considérables. Le retraite s'accentue Les nouvelles que nous publions ci-de3sus sont excellentes. A l'est, le rouleau compresseur des masses russes fait sentir son effet. A l'ouest la retraite générale des Allemands, que nous signalions hier se confirme et s'accentue. Le communiqué officiel français est trop modeste. A le lire rapidement on croirait que les Alliés piétinent sur place. , Il n'en est rien, l'avance des Alliés est marquee. Les Français pressent l'envahisseur surtout du coté da l'Argonne où ils forcent l'armée du Kronpri/iz à reculer de plus en plus et les Anglais les menacent entre Laon et Reims, où ils semblaient résister à l'armée française. L'événement capital est la retraite marquée de l'armée commandée par le général von Kluck et qui forme l'aile droite allemande. Déjà son échelon d'arrière ve s l'Ouest se replie de Péronne sur Saint-Quentin, ce qui annonce l'intention d'une retraite vers ie Nord-Est, dans la direction de la Belgique, et — fiait que nous ne pouvons vérifier — on affirme que le général von Kluck a transporté son quartier général à Mons, faisant ainsi un très grand pas ©n arrière. iiii i iitBMnai^i1 M I1 i.liLirriiïl BBEKQBK ££«Sï£ifr?ir<?5rrSSfi ". -ffÊti A ANVERS Pour conserver le cheptel Le collège échevinal, tout en veillant au ravitaillement de la population, désirant sauvegarder l'avenir de l'élevage bovin, a décidé qu'à partir d'aujourd'hui, il est défendu d'abattre, en vue de la boucherie, les bovidés femelles n'ayant pas de dent d'adulte. , , . .. Toutefois, jusqu'au 6 octobre prochain, il sera permis de sacrifier, en vue de la boucherie, les jeunes animaux réellement engraissés.Le prix de la viande Dans l'arrêté de M. le bourgmestre de la ville d'Anvers du 17 courant, on doit lire: Cœur de bœuf: fr. 0.50 le kilogramme au lieu de fr. 0.60 la pièce. Caricature de la guerre La sotiété «Vooruitzicht» vient de publier nne seconde série-de caricatures au sujet de la guerre, comprenant quatre planches. Elles sont plus intéressantes encore que celles de la première série; elles seront bien accueillies par notre population qui, en la? achetant, ne se procure pas seulement un souvenir durable de cette guerre affreuse, mais collabore aussi à une œuvre des plus humanitaires: la Croix Rouge. Assurances des charbons Le Moniteur de ce matin publie l'arrêté ; suivant: Le ministre des Finances, Vu l'arrêté royal du 5 septembre J-H4, instaurant dans des conditions déterminées la garantie par le gouvernement belge de l'assurance contre les risques de guerre en ce qui concerne: 1. les achats de charbons faiôant l'objet de contrats conclus ou à conclure en Angleterre par des maisons belges ou des maisons de nationalité étrangère agréées au préalable par le ministre de la Guerre; 2, ie corps des navires transportant ces charbons; Revu les dispositions du môme arrêté relatives à l'institution par le ministre des Finan-es d'un comité chargé de certain sa .opérations de .contrôle; Considérant qu'Ù y a lieu de créer, indé-i pendamment dû comité établi à Anvers con-j formément à l'art. 1er de l'arrêté ministériel du 5 septembre 1914, des organismes si milaires dans d'autres villes du pays; Vu l'avis conforme de M. le ministre de l'Intérieur, Arrête: Article 1er. — Des comités pour l'assurance des charbons et du corps des navires transportant ces marchandises sont créés à Bruges et à Gand; leurs attributions s'étendent respectivement, d'une part, aux ports de Zeebrugge, Bruges, Ôstende et Nieuport, d'autre part, aux ports de Sel-zaete et de Gand. Art. 2. — Les comités susdits sont composés chacun d'un membre de la Députa-tion permanente des conseils provinciaux de la Flandre occidentale et de la Flandre orientale, et d'un courtier en charbons habitant la province. Ceux-ci sont nommés par les gouverneurs des provinces intéressées. Il leur est adjoint, en qualité de secrétaire-trésorier, un fonctionnaire des contributions directes, douanes et accises, qui sera désigné par le directeur provincial de cette administration. Art. 3. — Le membre de la Députation permanente désigné, par le gouverneur assume les fonctions de président du comité. Art. 4. — Les- dispositions des art. 2 à 6 de l'arrêté ministériel du 5 septembre 1914 précité sont rendues applicables, sous réserve de la désignation du secrétaire-trésorier qui doit recevoir les paiements visés à l'art. 3, aux opérations du contrôle à exercer par les comités de Bruges et de Gand. Art. 5. — Le présent arrêté est exécutoire à partir du 25 septembre 1914. Un démenti Les journaux belges se font l'écho d'une interview que le baron de Broqueville, ministre de la guerre, aurait accordée à un envoyé du Times. Le ministre de la guerre nous prie de déclarer qu'il n'a pas accordé cette interview et qu'il est décidé à ne pas en accorder dans l'avenir. TORPILLEUR JAPONAIS COULE On avait presque oublié que l'Allemagne eut encore des navires de guerre. Une dépêche de Rome annonce qu'un croiseur allemand a coulé un torpilleur japonais dans la mer Jaune, sur la ligne de Kiao-Tchéou, La panique à Grasovie Un télégramme de Rome dit que la population de Craoovie, prise de panique en apprenant la défaite des armées autrichiennes et allemande^ en Galicie, a quitté précipitamment la ville. L'Autriche et la paix Un correspondant diplomatique donne au journal anglais The Daily Mirror les réflexions suivantes; «On s'attend à ce que l'Autriche provoque une surprise énorme en Europe. Durant la semaine qui vient de s'écouler, il y a eu, dans les milieux diplomatique^, des bruits qui ne peuvent rester ignorés. Ils font entendre que l'Autriche est fatiguée de la guerre et serait disposée, dans un avenir prochain, certains disent d'ici à quelques semaine», à demander la paix. Il est vrai que l'attitude arrogante de l'Autriche à l'égard de la Serbie, fut la cause initiale du conflit européen, mais il est admis également, que n'eut été l'inttrvention da l'empereur fi'Allemagne, l'Autriche aurait pu être amenée â arrêter son igegte, On admet donc dans les cercles diplomatiques, que si l'Autriche est sincère dans son désir de paix, des voies et moyens plausibles se présenteront aisément. Elle devrait consentir notamment à ce que la Serbie ait accès % la mer, et renonce à ses tentatives d'arrêter, selon son caprice, le commerce de ce pays. Ces conditions seraient probablement' acceptées par les Serr bes. Pour autant que sont intéressées l'Autriche et la Russie, on croit qu'il n'y aurait aucune difficiilf.é pour arriver à une solution amiable.» Ail tribunal dos prises Les enquêtes ordonnées par 1e tribunal dans l'affaire du «Gneisenau» ont commencé: on a entendu dans la première audience les six témoins cités à la requête de la partie défenderesse. Au début, Mtre Monheim a déposé au nom de nette partie des conclusion^ par lesquelles elle déclare comparaître à l'enquête sous réserve de tous droits. Ensuite, on a successivement entendu M. Hippolyte Stevens, chef de bureau chez von Bai y; Kabry, de la Deutsche Levant Linie; un canotier, un foreman et deux pilotes de bassin. Les auditions, conduites avec le plus grand soin, ont été, en somme, assez peu intéressantes, en ce qu'elles manquent de précision. Les témoins déclarent que le dimanche £ août, a été donné le décret de mobilisation allemande; le môme jour et le lendemain des marins sont partis. Ils disent qu'il ne restait plus assez d'hommes à bord pour permettre au «Gneisenau» de quitter le peu t. Sur la question de savoir s'il n'y avait pas moyen de remplacer l'équipage absent par un équipage do fortune, la "réponse est: - Je ne crois pas... J'ai l'impression que ce n'était pas possible... fioptment? dans un grand port comme Anvers,' ort ne trouverait, 03? fî? marins! s'est écrié le président, Il en est parmi les témoins qui répondent:— C'est que ces navires ont l'habitude de s'adresser exclusivement à des Allemands pour composer leurs équipages. Or, le Seemansheim qui les fournissait d'ordinaire, ne pouvait plus nous être utile... Et quant aux autres marins, ils n'auraient pas voulu prendre service sur ces navires... — Même à prix d'or?reprend le président. — Je ne crois pas. — Soit, en ce qui concerne les Belges, mais il y en a d'autres ici, des Danois, des Suédois, que sais-je! Les témoins se bornent à répondre: — Nous ne croyons pas qu'il y en eût assez. — A-t-on essayé au moins? — Nous ne savons pas... Sur ce point tous les témoins sont d'accord: Ils ne savent pas... Sur plusieurs autres points, des oppositions assez curieuses se sont produites entre les témoignages: Tel dit: — Il n'y avait plus d'hommes à bord du «Gneisenau» le jeudi 6. Un autre: — Il y en avait encore quelques-uns. Un troisième précise: — J'ai vu le capitaine, deux machinistes, un canotier, un charpentier, deux stewards, deux ou trois matelots: A la question de savoir combien d'hommes il fallait au «Gneisenau» pour gagner un port proche, comme Flessingue ou Rotterdam, un des témoins a répondu: — 25 hommes de pont, même remorqué, sans être sous pression... Des divergences se produisant au sujet du tirant d'eau du «(Gneisenau» au moment où il entrait dans les bassins. Les uns disent: — 25 pieds. Les autres:— 25 pieds et quelques pouces. — Les autres: — 27 ou 28 pieds. La seconde audience, pour l'audition des témoins de la partie demanderesse aura lieu jeudi. Ont été assignés: des experts maritimes, les principaux fonctionnaires à Anvers, le capitaine du port, le commissaire du port, le directeur du service des enrôlements, etc. C'est évidemment dans ces auditions-là { que sera le véritable intérêt des enquêtes. A CHARLEROI Un journal hollandais publie une lettre • dun journaliste, qu'il a spécialement en- : voyé en Belgique pour se rendre compte des] effets du passage des armées allemandes j dans notre pays. Voici ce qu'il écrit au sujet de Charleroi:; «Sur notre route, nous constatons des ; scènes semblables à celles qui se sont produites dans toute la Belgique envahie: maisons brûlées, lieux attristés ,habitants per- • dus, épouvantés à l'approche de notre auto- j mobile. La ville elle-mfme de Charleroi est maintenant nettoyée des Germains. Les évé-: nements au Sud et au Nord de la ligne Bruxelles-Liége, exigent tous Jes hommes disponible». La .cité si industrieuse^.jadis esi maintenant réellement une «ville morte». Toute affaire et tout trafic y immobilisés. Seules travaillent encore et dans des proportions réduites, les fabriques et les usines dans'lesquelles dominent les capitftu^ allemands. La ville elle-même n'a pas souffert énormément. Seulement environ 160 maisons ont été incendiées, mais toute la région à l'en-tour a été complètement dévastée.») Ce correspondant ne semble pas sévère pour les troupes allemandes; l'incendie de 160 maisons lui paraît un rien; et, cependant, que ne doit-il pas dire? Le blessé mystérieux Le correspondant en Hollande du Daily Telegrapli affirme qq'jl y a quelque temps le prince Oscar, un des fils de Guillaume II a été transporté à Virton, dangereusement blessé. Ce prince Oscar a été commandant au régiment des grenadiers de la Garde.L'empereur en personne serait allé lyj rendre ■visite. Un autre correspondant du même journal, celui de la Belgique, affirme savoir ç|<3 source absolument sûre que récemment un officier allemand de haut rang, fut apporté blessé dans un hôtel de Bruxelles, transformé en ambulance de la Croix-Rouge. Son visage était couyçr^ Tout le personrud mô= die al' et .ambulancier de nationalité anglaise ou belge, fut écarté et exclu du bâtiment. L'officier blessé ne fut soigné que par des médecins allemands. Jamais son identité ne fut dévoijpp Y a-t-il un rapprochement à faire entre ces deux faits mentionnés presqu'en même temps par deux correspondants différents çlu môme journal? i — Le chômage en Allemagne Le Vorwarts écrit à propos du chômage à Nurenberg: Des 41,812 ouvriers, que compte la ville 30 p. c. environ ont été appelés sous les armes, soit 12,174. La population ouvrière des deux sexes s'élève à 53,723 personnes. Des 43,549 hommes et femmes qui restent, 11,756 sont sans ouvrages. En prenant en considération que tous les syndicats n'ont pas encore déclaré le nombre de leurs sans-travails, on peut dire qu'un tiers des ouvriers restés à Nurenberg est sans ouvrage. Avant la guerre, les chômeurs s'élevaient seulement au nombre de 1,934. Pendant le premier mois de la guerre, ce nombre s'est donc accru de 9,822. Des 20,586 métallurgistes employés en temps normal, 4,715 sont sous les armes, 5,260 ont été congédiés. Des 677 typographes normalement occupés, 166 sont soldats, 218 ont été congédiés. Le Vorwarts affirme que la situation est pareille, dans nombre d'autres villes allemandes'.«Il faut, dit-il, en terminant, que la nation fasse un effort énorme pour procurer du pain à tous ces malheureux.» L'avalanche humaine r ' • ' ) ■ ■ ; D'après une dépêche de Berlin transmise à Londres de Copenhague, l'administration militaire des chemins de fer à Cologne évalue à 2,026,000 le nombre total de soldats allemands, qui ont traversé le Rhin au cours des dix-neuf jours de la mobilisation. Les trains passaient sur cinq ponts du Rhin, et tranportaient,outre les soldats, les chevaux, les chinons, des approvisionnements et des munitions. Acceptons ces chiffres sous toutes réserves, ils prouvent l'immense effort que l'Allemand a fait pour réaliser son attaque brusque contre la France, en violant la neutralité de la Belgique et en déchirant les traités qu'elle même a signés. A quoi a abouti cet effort? La petite Belgique a arrêté le géant germanique dans sa ruée vers son adversaire et les efforts* des alliés ont marqué le jour où cette ruée a été remplacée par la retraite.Les 2 millions d'hommes qui ont passé le Rhin ne sont plus ni en France ni en Belgique: il faut en défalquer les morts, les prisonniers, ceux qui sont rentrés blessés en Allemagne et ceux qu'on y a fait revenir pour les opposer aux Russes qui viennent de l'Est. Pour les prisonniers Nous avons dit que des négociations sont entamées pour l'échange entre les belligé-lants des listes des prisonniers. En attendant, un accord a déjà été conclu entre l'Angleterre et l'Allemagne pour la transmission des lettres adressées aux prisonniers ou écrites par eux. L'accord s'étend aux lettres, aux cartes-postales et aux colis postaux; ces envois peuvent se faire en franchise de port, Toutes les lettres sont envoyées à Berlin et le bureau de Berlin les fait envoyer à leur destinataire. Espérons qu'un même accord soit fait bientôt entre notre pays et l'Allemagne. PROPOS DE GUERRE Les historiens sont des gens d'une audace inconcevable ou d'une ingénuité déconcertante: ils prétendent écrire l'Histoire. Etant doués d'une imagination féconde et pittoresque, ils parviennent souvent à faire illusion!... On a pu, ainsi, reconstituer les grandes épopées qui traînèrent à travers les siècles horrifiés leurs guenilles sanglantes. Il faut remarquer que les littérateurs, bien plus que les historiens, réussirént ce travail ingrat autant qu'herculéen.Flaubert, a donné, aux combats autour de Carthage,' une magnificence et l'immortalité que sans doute ils ne méritaient pas; Hugo a chante Waterloo avec ampleur, en poète génial, mais en stratège médiocre. Et tous deux ont eu raison. L'Higtoit'ô... c'est aujourd'hui* demain n'est plus que fantaisie littéraire.' interprétation adornée. Comment, d'ailleurs, pourrait-on avoir des grands combats livrés naguère, une vision nette et juste? Le témoignage de ceux qui çn furent peut toujours sembler suspect. Puis la vue d'ensemble de la rnêlée leur échappe. On ne j saurait 4tre, à la fois, acteur et spectateur. , Enfin, de bonne foi, ils exagèrent, dans l'un i et l'autre* sens. Et cela est si humain, qu'on ne peut vraiment leur en faire reproche. Il i n'y avait pas alors les journaux!!!... Car l'on | sait que nous avons, de lp. guerre actuelle, une image a\l jour-lcjour, tout à fait précise. Ce n'est pas une remarque ironique ou amère que je fais ici. Je sais que les jour-naux doivent, dans un but patriotique et sous peine de mettre les armées de leur pays dans les pires alternatives, rester dans îe Vague au sujet des opérations militaires, et rationner prudemment leurs lecteurs anxieux et avides de nouvelles — voire de «canards» — à sensation. Mais, dites-moi, • comment les historiens en sortiront-ils, i plus tard? Ce ne sera pas une mince affaire • èt les romanciers, les poètes, auront beau t jeu... Simples réflexions, sans autre portée,que me suggèrent ces légendes, cueillies sous , le MEME cliché photographique, dans ur\ magazine anglais et dans une revue illustrée hollandaise. La version hollandaise dit: «Malgré le tragique de l'heure, l'état-major allemand, à Louvain, ne s'ennuie pas et son moral pa raît excellent.» On voitj en effet, sur la photo, des officiers allemands réunis autour d'une table bien garnie, tout épanouis et qui paraissent plaisanter sans souci, Dans l'illustré anglais, sous ce cliché un peu choquant, on lit: «Pendant le sac de Louvain," des officiers teutons que les màs-| sacres paraissent réjouir prodigieusement, \ lunchent sans vergogne!» Vous voyez; tout d suite le grand X: cette petite fête'a-t-elle, oui ou non, lieu pendant qu'on incendie Louvain; tout est là. Sinon elle peut, à la rigueur, plaider en faveur de la bravoure allemande. Pour ma part, je crois aux accusations de nos amis loyaux et sûrs, les Anglais... Mais, devant cette photo à double tranchant, l'Histoire n'hésitera-t-elle pas? Que d'hésitations les journaux d'aujourd'hui préparent à l'avenir... * * * On a dit: «Pavoisez en l'honneur des Russes!» Mais quel drapeau adopter? On préconise, celui de la marine marchande russe, q*ui est blanc, bleu et rouge. Ne prêtera-t-il pas à confusion? Pourquoi ne pas arborer plutôt le drapeau naval russe, qui consiste simplement en une croix diagonale bleue,sur fond blanc. Voilà qui est simple et de bon goût; bien symbolique du terrible géant russe, qui sans bluffer à tort et à travers, comme le firent les sujets du délirant mystique de Potsdam, ou ceux du fourbe octogénaire de Schonbrunn, révèle soudain.une force tranquille, formidable, invincible et vengeresse. * * * L'humour angla.s ne perd jamais ses droits. Je cueille dans une revue de là-bas ces lignes délicieuses: «Dernières nouvelles inofficie! les du nir'wf'l"|'gBsssgga!gsag"g^ Press-Bùreau impérial.» — Une grande escadre de dreadnought anglais a été coulée par trois petits croiseurs allemands. Les rusés Anglais avaient déguisé leurs navires de guerre en bateaux de pèche, mais nos astucieux officiers ne furent pas dupes d'un truc aussi caracté-nstiquement vulgaire. Le Kaiser vient d'envoyer un télégramme privé et confidentiel a l amiral pour le féliciter de cet exploit héroïque de notre vaillante flotte. . Un réserviste prussien, pompier dans le civil, fit une remarque impayable pendant le sac de Louvain: «Moi, qui ai l'habitude d'éteindre les incendies, fit-il, voilà qu'à présent j'en allume!...» Ce trait d'esprit fut rapporté au Kaiser, qui ordonna au reserviste d'écrire immédiatement un recueil de mots de la fin sur les succès de 1 armée allemande. En dernlèie heure nous apprenons que le réserviste s'est suicidé' — Il est à présent certain que le président Wilson en personne commandera le régiment que l'Amérique enverra au siège de St-P,t.:rsbourg, en signe d'amitié et cl adn 'ruuou pour la, culture gflrmanique Comment voudriez-vous que l'épais teuton vienne à bout de pareils adversaires?... FANTAS10, Comment les Allemands apprennent le français L'enseignement du français aux troupes allemandes mériterait d'être esquissé par la caricature. 1 Le lieutenant Hartmann s'improvise pro-esseur. Les soldats de la première compagnie tirent de leur havre-sac du papier et un crayon. F «Soldats — commence le lieutenant Hart mann nous sommes maintenant en Fran-ce.Le système monétaire y est autre que >e notre. On y compte par francs et centimes , Un franc vaut 80 pfennig. Que désirez-vous ' acheter en France? ; — Wein! s'écrient tous les soldats, j En français — explique le lieutenant — on d.t «vin». Prononcez donc «du vin» en fermant le nez avec le doigt. Deux cent cinquante hoir,mes portent immédiatement l'index au nez et deux cent cinquante voix s'écrient «du vin» successivement, le lieutenant explique comment se prononcent les mots indispensa bles, comme «du lait», «du fromage», puis «monsieur», «madame». 8 1 — Seconde compagnie, attention! s'écrie tout à coup le lieutenant. Pap^r et crayon font de nouveau leur an-parition La «Kultur» française est faite rWIS leimemi aPProehe. Le soir, des dç\,s cent cinquante élèves de français cinquante restèrent sur le champ de bataille e. les autres firent, dans la matinée, usage (je leurs connaissances linguistiques pour demander «du vin» danp les premiers villages français, L'ÂDRIÂTIÇUE Il apparaît à tous les yeux que la lnffc. gigantesque qui est engagée amènera une transformation totale de l'Europe Mais cette transformation, qil9 sera-t-elie suivant que l'un ou l'antre des deux camps tiiomphera ou dans l'hypothèse où la vie-toire resterait douteuse? Cette question, les pays neutres se la posent sans nul doute, chacun à son point de vue, avec autant d'anxiété que les nations belligérantes, et ils font bien. Pour y répondre, ce sont manifestement les mtéiêts, les cléments nationaux en m-é-senco qu'il faut consulter et connaître. Je voudrais tenter cette consultation pour un des pays neutres ies plus directement intéresses * 1 issue de la lutte, l'Italie, et ie ma ; propose dans ce but de vous faire une com-, mumeation sur ce sujet: « Les intérêts vitaux de l'Italie dans la guerre actuelle. » J y examinerai les avantages que pourra Villon à l'Italie le triomphe de nos armées et aussi l'immense étendue du péril que lui ferait courir le su.ecès de l'Allemagne.C'est de ce dernier ôbjet que je veux dès aujour-d'hui vous entretenir. C'est du péril proprement allemand que i je veux vous parler, du péril d'une restau-, ration, poursuivie par les Hohenzollern,du Saint-Empire romain s'étendant de la mer du Nord à l'Adriatique. » L'Autriche, en effet, n'est que l'agent de transmission, comme on l'a dit, de la poussée germanique, le levier à l'aide duquel la Prusse voudrait soulever à son propre profit la domination sur l'Europe centrale. Pour l'Italie, il ne s'agit donc pas. seulement de prendre ou de ne pas prendre Trente et Trieste sur l'Autrich.s et de l'écarter de la côte orientale de l'Adriatique, il s'agit essentiellement d'empêcher l'Allemagne de dominer cette mer et, par elle, la Méditerranée. Ce sont là des visées anciennes et qui, depuis plus de vingt ans, ont été poursuivies sans relâche, au point de vue économique,en opérant une mainmise directe 011 indirecte sur le commerce maritime de l'Italie, en faisant déchoir Venise, Ancône et Brindisi au bénéfice des lignes de navigation et des commerçants allemands.Ellea ont reçu un conimençement de réalisation militaire par la création d'une «division navale allemande dans la Méditerranée », et elles se sont fait jour brutalement lors de la conquête de Libye, Ce fut un déchaînement sans nom de h presse allemande. Le roi d'Italie ne fut-il pas comparé à l'empereur du Sahara? Ces visées, du reste, elles font partie depuis longtemps d'un programme avoué, programme militaire, programme économique, programme politique.Voici en quels termes un publiciste admirablement informé de la question. M. Charles Loiseau, a pu les résumer,il y a quelques années déjà: , « Les économistes disent: « La plus gran-! de Allemagne, doit, par l'Autriche, ou à î se? dépens, faire sentir son hégémonie de . Trieste aux embouchures du Danube. » i « Les. politiques disent: « L'unité de l'Al-i lemagne exige que les 12 millions d'AUe-| mands de l'Autriche y soient réunis le jour

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le nouveau précurseur: journal du soir gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1902 bis 1914.

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