Le patriote

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s.n. 1914, 06 August. Le patriote. Konsultiert 17 November 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/mc8rb6wv5x/
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ldministration (tél. 1182) - Rédaction (tel. 382) BRUXELLES 12, Montagnc-aux-Horbes-Potagéres, 12 Les manuscrits non insérés ne sont pas rendue. ABONNEMENTS BELGIQUE : Un an, 10 fr. ; 6 mois, 5 fp 3 mois, fr. 2.50. Étranger: Un an, 30 fr. ; 6 mois, fr. 15.50; 3 mois, 8 francs. hollande et Grand - Duché de Luxembourp : I moi"! fr B.iO ; t> mois tr 1^.60, 1 an !r. A l'étranirer. la plupart des bureaux posteaux <!&• |hrrent des abonnements avec réduction sur ces prix. ANNONCES (téléphone 1182) Elles sont reçues exclusivement au bureau d' PATRIOTE, 12, rue Montagne-aux-Herbes Potagères et à l'Agence Havas, 8, place des Martyrs, à Bruxelles. Sujets demandant place : 1 à 4 petites lignes 0.75 DEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS id. 1.00 —- : de 1 à 3 lignes 1.20 (Chaque ligne supplémentaire) 0.40 RÉCLAMES, ,/-j'i(avlles Bourses)la ligne 1.25 FAITS DI VERS (coïnm1, milieu ou fin): 5,4ou 3.00 REPARATIONS JUDICIAIRES : la ligne. . 4.00 NECROLOGIES : la ligne 2.00 On ne garantit pas les dates d'insertion. ÊmTÎoN^SÊcïÂLE1^-' A TOUS les Citoyens Belges ! « t Les espions abondent. Ils pullulent. Donc, tout Belge conscient de ses responsabilités s'abstiendra, en public, de signaler les mouvements des troupes belges ou alliées, la position de i'état-major, du Roi, des généraux, etc., les dispositions i militaires et administratives1 (réquisitions, mouvement des trains, du matériel de toute nature),— rien, en un mot, de ce qui est de nature à renseigner utilement l'envahisseur. Il y va du salut de notre chère patrie. Un de nos chefs a iailli être L'objet d'un attentat, à cause dune indiscrétion qui avait Indiqué le lieu de sa résidence. A Il est ESSENTIEL, à toute espèce de s points de vue, de ne se livrer, sous aucun prétexte, à aueiffie. violence sur Les individus étrangers. L'armée seule, obéissant aux lois de la guerre et protégée par elles, a le droit et le devoir de repousser la force par la force. Ce droit est interdit, D'UNE FAÇON ABSOLUE, à tous les habitants civils.Leurs sympathies et leurs enthousiasmes ne peuvent avoir aucun caractère agressif, ni à l'égard des individus isolés, ni à l'égard des belli-gérants.Nous supplions tous nos compatriotes de ne pas perdre un instant de vue cette règle, il faut la connaître et l'enseigner autour de soi. Si elle est transgressée, elle peut aboutir à des représailles terribles et collectives, dont les dernières guerres modernes ont fourni les plus douloureux exemples. • En garde contre les nouvelles alarmantes. Il arrive des dépêches fauisses, lancées par des agents provocateurs à la solde de l'ennemi. Les Allemands agissent comme en 1870; ils tentent de provoquer des paniques et des révolutions. ■.Qu'on déjoue leurs desseinsI ♦ Les grandes Banques Belges forment un consortium pour aider le commerce et l'industrie. ' Un syndicat s'est formé entre les diverses banques dans le but de garantir vis-à-yis de la Banque Nationale de Belgique des (opérations de prêts sur titres et sécurités, que la Banque Nationale a décidé de faire dans une large mesure. Le capital de oe syndicat a été fixé provisoirement à 100 millions et pourra être augmenté par de nouvelles adhésions. Oe capital servira à garantir la bonne fin d'opérations pouvant s'élever à un chiffre égal à quatre fois le total du syndicat et pour autant que lesdites opérations aient j .été approuvées par le comité du syndicat. | Ce comité se compose de sept membres. ■ M. Jadot, gouverneur, et un directeur! de la Société Générale; M. G. de Lave»-j leye, président de la Banque de Bruxelles. M. P. Dan-sette, président de la Caisse générale de reports. Le baron Lambert.M. iPhAlippson. Le baron Empain. Outre les banques ou maisons déjà mentionnées ci-dessus, le consortium comprend la Banque de Paris et des Pays-Bas, Ja Banque Internationale de Bruxelles, H [Banque d'Outremer, le Crédit Anversois, le Crédit général Liégeois, MM. Cassel et C°, J. Matthieu et fils, Josse Allard, Na-gelmackers fils et Ce, la Banque belge pour l'étranger, le Crédit général de Belgique, l'Union du Crédit de Bruxelles, la Socié-ité de dépôts et de Crédit, le Comptoir d'es-ioompte de Bruxelles. Aussitôt la ratification par son conseil général, la Caisse générale d'épargne se joindra au groupe. L'accord pour la constitution de ce syndicat a été établi mardi matin. Le but poursuivi est non pas de faire de nouvelles opérations, les prêts sollicités par les membres du syndicat à la Banque Nationale devant servir uniquement à rembourser les créditeurs, à remplir les enga- §ements qu'il a, contractés à ce jour, à ai-er les industries qu'il patronne, notamment pour le paiement des salaires, et à aider sa clientèle pour les besoins de la vie courante. / |? h ultimatum allemand I à l'Italie? Londres, 6. — Les journaux publient une iépêche de Paris disant que l'Allemagne învoya un ultimatum à l'Italie déclarant r pie si elle n'appuie pas l'Autriche et l'Ai- *-emagne, ses alliés, la guerre sera déclarée xmtre elle. 4 La guerre austro-serbe « le LE SIEGE DE BELGRADE RECOMMENCE SANS SUCCES. Nisch, 2. — (Retardée dans la transmis- \ sion). — Le bombardement de Belgrade a ct recommencé par intervalles de 1 heure à 6 meures du matin. Le tir a été dirigé sur la tç partie basse et le centre de la ville. Des r. maisons ont été endommagées. Un obusier serbe a opéré avec succès. Le débarque- &( aient des Autrichiens à l'aube près de Gro-iel et de Graditch a été énergiquement re- vi poussé. (Havas.) r; « r< Une offre de médiation fi américaine. P Washington, 5. — M. Bryan, secrétaire ^ l'Etat, a convoqué tard dans la soirée, les ^ représentants de toutes les puissances européennes.Il s'agirait de compléter l'offre de mé- liation du président Wilson. ■ • 4( La guerre russo-allemande A LA FRONTIERE. d LES ALLEMANDS RECULENT. Cl St-Pétersbourg, 5. — Les Russes ont pris contact avec les Allemands sur une grande L partie de la frontière. Les Allemands se sont repliés à une journée de marche en incendiant les villages sur une énorme étendue.:UN FAUX BRUIT. g La citadelle se Varsovie n'a pas santé, i Saint-Pétersibourg, 5. — (Les bruits suivant lesquels la citadelle de Varsovie aurait fait explosion sont dénués de tout fondement.UNE CEREMONIE RELIGIEUSE. Saint-Pétersfooarg, 5. — Les ambassa- S1 deurs de France et d'Angleterre ont assisté à un service solennel en l'honneur des armées franco-russes, qui a eu lieu en l'égli- r-se française de Notre-Dame. LA MOBILISATION RUSSE SERA TER- a MINÉE AVANT LE TERME PREVU. . . e: Paris, 6. —4.35 matin. — La mobilisation g russe se poursuit de façon régulière et par- e faite. Elle sera achevée avant le terme p prévu. h h A La guerre ■ ^ u franco - allemande - POUR LES AVIATEURS MILITAIRES, UN INDUSTRIEL VERSE 1 MILLION. Paris, 6. Un important constructeur de pneus, a mis à la disposition de M. Poin- S :aré, Une somme d'un million pour les aviateurs accomplissant des actions d'éclat du-:ant la guerre. L,A RENTE ENREGISTRE UNE HAUSSE DE 75 CENTIMES. Paris, 5. — La Bourse de Paris montre ine activité relative, la rente française de ! pour cent, hier encore, à 74,50, a monté lujourd'hui, à 75,25. LTN CORPS DE VOLONTAIRES AMÉRICAINS. La colonie américaine à Paris a formé jn corps de volontaires. — ♦— si CAPTURE D'UN PÉTROLIER 1 ALLEMAND. t, Ferryville, 5. — Les torpilleurs de la dé- e en se mobile de Bizerte, on/ capturé un pé- a «rolier allemand traiWBPït'.nt 2.00Q tonnes! magnifique succès fielgs, menti, à fiiccei La première attaque des Allemands. Le septième corps allemand (40,000 ho m mal,) attaque Liège dans le secteur Vesdre-Meuse; il est bri Comment repoussé par une brigade belge, et poursuivi a,t je sa position de départ, en territoire hollandais. ra / (Communication de l'Etat-Major de l'armée) : Les Allemands ont attaqué mercredi ma-n les forts, dans le quadrilatère formé ar la Meuse, la Vesdre et la frontière al-mande.Une contre-attaque vigoureusement me-ée par nos troupes a été couronnée de suc- ÎS. Les Allemands ont été repoussés et reje-îs en Hollande. Leurs pertes sont considé-ibles : plus de 3,000 hommes et 800 bles 3S. Toutes les attaques ont été repoussées ictorieusement. Nos troupes ont été admi-ibles. Ce ne fut pas une bataille de forte-îsse, mais de campagne. Le général Léman a manœuvré avec in-niment d'esprit tactique. Ses troues ont déployé une endurance rare. Elles nt combattu sur un front très étendu 'attaque fut énergiquement menée par-iut. Nos troupes firent faoe avec héroïsme à des ennemis deux fois plus nombreux. Certains de nos régiments sont retour és au combat deux et trois fois avec im-étuosité.C'est le septième corps i-llemand, fort de ),000 hommes, qui a été 'epoussé. Il est en 3 moment en retraite et poursuivi. La déroute allemande est complète. On a retrouvé 800 allemands blossés dans ',s lignes beiges. On prévoit, dans la nuit de merciedi à jeu-i, la continuation de la bataille par le lOme orps allemand. Le combat serait alors un combat de siège, es Allemands renonceraient à la tactique rusquée. La bataille de mercredi a été dirigée par le énéral Léman, défenseur de la place de iége. Gloire à Léman ! Gloire à ses hommes ! .es Belges prennent sept canons aux Allemands et font de nombreux prisonniers. — 8,000 Allemands tués. 2 heures du matin. Voici des détails complémentaires arrivés ar la brillante victoire remportée par nos roupes, mercredi après-midi. La 11e brigade, après avoir fait la victo-ieuse contre-attaque qu'on connaît contre ) 7e corps allemand, a poursuivi l'ennemi vec une admirable impétuosité. Pour épiter que nos soldats n'arrivassent n dehors de la zone d'action des forts, le énéral commandant la contre-attaque a té obligé de donner l'ordre d'arrêter cette oursuite. De très nombreux Allemands, légèrement lessés, se sont réfugiés en territoire hol-mdais. Le reste du 7® corps s'est enfui en ilemagne. La bataille de mercredi après-midi a coûté ber aux Allemands. Us ont dû abandon-er 7 canons qui ont été pris par nos admi-ibles soldats ; ceux-ci ont fait prisonniers n grand nombre d'Allemands. L'ennemi a de très nombreux hlessés et □fin, d'après les renseignements fournis ar un fort, 8,000 Allemands ont été tués. Nos pertes sont peu importantes. Nouveaux détails ur 1-33 opérations des Belles mercredi. De notre correspondant de Liège : iLes forts de Barchon, d'Evegnée et La deuxième attac Le 10e corps allemand i De notre correspondant de Liège : Mercredi soir, à 7 heures, tous les forts iibissent une attaque de la part de la ca-alerie ennemie. Le canon ne cesse de ton-er. On craint une attaque générale noc-urne de la part de l'ennemi qui ne s'a# sndait pas à une résistance aussi énergique.Le 10e corps d'armée allemand, qui s'élit d'abord dirigé sur les Vosges et qui, n présence de cette résistance inattendue vait reçu l'ordre de. rebrousser. chemin. d'Embourg ont eu à soutenir .j tt répétées auxquelles ils ont rtsi té h|roï_ , quement. 1 Les Allemands ont attaqué à . „n même temps la ligne des forts WpnKA-Tînr-chon-Evegnée-Fléron et Chc ,af0ntaine Partout la résistance a été mei lp ' brio endiablé et nos soldats c f •. i, prodiges de valeur. xt ■ " des Cependant environ 300 homm}g d'infa-n- 'r terie, qui se trouvaient massés d t>- +Q,, -valle Meuse-Barchon ont dû recia des forces près de quatre fois ^,n^riP„-,.„s , et ils ont pu se retrancher dans L ■ . 'a Julienne. ? raVin de ® Le général Léman a alors dofl^ l'ordre? aux troupes occupant les autres interval-' a les de résister jusqu'à la mort afin de lu i c laisser toute liberté pour sa manœuvre Et ordre a été envoyé au général Be/Î'- v trand, commandant les lie et 3je ^ wiie d de rejeter hors des lignes les {eux colon:les r, allemandes qui avaint pris oosition i'ius" n qu'au pont de Wandre. t Le général Vermeulen, co,tlma.nrl..,.rl/t les a 12e et 32e de ligne, chargé dj ie soutei iir en \ cas de nécessité, n'a pas ta ^ inter venir: c [a brigade Bertrand a pu ''trouler 1' snnemi 1; jusque 1,700 mètres au-delà du £ort de Bar- t chon. g Des fantassins allemands s'étaient glis- c ses jusque la gorge du fort: La 12e brigade t d'artillerie, par un tir efficace, a suffi pour lôë déloger. a (Les fantassins de l'intervalle Fléron-Eve- g gnée sont sortis de leurs retranchements 1 ■et ont refoulé l'ennemi jusque sur les hau- d teurs de Gueldre-Heuseux. s Malheureusement, un escadron de lanciers qui avait chargé sur les hauteurs de Barchon un régiment de cavalerie ennemi a été à peu près complètement décimé. COMMENT BRUXELLES REÇOIT LA 1 VICTOIRE BELGE DE MERCREDI. ] 10 h. 5. — Les boulevards du Centre sont t noirs de monde. Tout à coup, comme une 1 tramée de poudre, se répand la nouvelle : I « Les Belges ont mis en déroute un corps 1 d'armée allemand. » e Nous renonçons à décrire 1 explosion de c joie patriotique qui accueille cette information. On crie, on chante la « Brabançonne »; des inconnus s'embrassent... Jamais, on ne vit pareille manifestation d'enthousiasme; jamais, nous n'avons été émus à ce point; 1 spectacle magnifique, troublant et réconfor- i tant au possible. Gloire à Dieu ! Vive la Bel- f gique. •L'ENTHOUSIASME A LIÈGE $ L'enthousiasme, à Liège, est indescriptible. Tous les Liégeois font preuve du plus , admirable esprit. On enregistre, en moyenne, chaque jour, ( 1500 enrôlements volontaires, à Liège. ' LA MÉPRISE DU PARLEMENTAIRE ALLEMAND 11 est toujours, dans les circonstances les ♦ plus tragiques, un côté comique. Lorsque t le parlementaire allemand, envoyé à Liège, i fut amené devant le général Léman, i' xui 1 dit notamment : « Je m'étonne de ce que vous ne consentiez pas à nous livrer la $iace de Liège, en présence de la vive sympathie que témoigne à l'Allemagne 'a population liégeoise. » Le général Léman se E .montra justement interloqué de cette af- j firmation Le parlementaire allemand continua alors : « Vous vous montrez surpris de ce que je vous dis? Mais, tantôt, quand j'étais, amené ici, la population n'a pas cessé de pousser des hurrahs sur mon passage ! Demandez donc à l'officier qui m'a amené auprès de vous ! » Cet officier prit alors la parole : « Certainement, dit-il, on a poussé des « hurrahs » sur notre passage; mais, vous avez tort de croire que c'est vous qu'on j ovationnait. Ces « hurrahs » s'adressaient uniquement à moi et on les poussait parce qu'on croyait que je vous avais fait prisonnier ! » Le parlementaire n'a plus insisté. [ue des Allemands. ï été rappelé des Vosges. vient d'être signalé. U marche sur nos forts. Près de Fléron, 150 uhlans environ ont été tués par nos fantassins. Le moulin d'Argenteau, situé sur ïa rive droite de la Meuse, avait été pris et occupé para l'infanterie ennemie. Nos forts ont complètement détruits le bâtiment avec ses ocoupants. Le général Léman avait fait construire d'urgence des engins de tir contre les dirigeables. Ces appareils seront, paraît-il. livrés cette nuit même. '' uni ne mmi tf à jeudi à Llép' • . i Le général allemand von Emmich au- }it été fait prisonnier. ♦ Nouvelle attaque repoussée. Le 10e corps allemand et un raid de cavalerie. Après la défaite allem-.ade de mercredi pres-midi, un nouveau p irlem eu taire s'est résesté,le soii', vers 8 heu es,devant la pla-rès du général Léman, il a demandé à nou-sau que Liège se rende ! Le général Léman refusé. Le parlementaire allemand a alors nnoncé que Liège allait être attaqué par n Zeppelin. La nouvelle attaque a commencé peu près le départ de ce parlementaire ; elle ura longtemps. C'est le 10e corps qui exécute l'attaque ers le S.-E. de la position de Liège (forts e Chaudfontaine et de Boncelles.) L'en-emi bombarde également le fort de Flé-lalle.Nos troupes, pleines d'entrain, résistent dmirablement. Deux circonstances les fa-orisent : il fait, à Liège, un admirable .air de lune- et, avec l'aide ues projecteurs, t région est parfaitement éclairée. D'au-•e part, le 108 corps a dû fournir une lon-ue étape pour arriver à ses positions de Dmbat. Les soldats allemands faisant par-e de cette unité sont très fatigués. Le Zeppelin, annoncé par le parlementaire Hem and, se dirige en ce moment vèrs Lié-e. Son action, assure-t-on, ne peut être ien dangereuse. U lancera sans doute es grenades, mais les habitants de Liège )nt à l'abri. On a le meilleur espoir. Jeudi, 9 heures. Toute la nuit a été remplie par des com-ats.Même un détachement allemand de ca-alerie, comptant 800 hommes, a fait irrup-ion sur le territoire de la ville. A 5 heures du matin, les communications élégraphiques ayant été "nterrompues avec iruxelles sur un mot inquiétant du télégra-histe liégeois, on crut r un succès alle-land. Mais l'interruption n'a pas duré. A 7 heures, tout fonctionnait à souhait. Il st donc certain que Liège n'a pas cédé, omme certains en on fait croire le bruit. * * * Jeudi, 10 heures. Le dixième corps allemand, renforcé par i cavalerie, a participé à une attaque de nit. II a traversé les zones minées qui, en datant, ont lue des bataillons entiers. Aucun fort ne tomba aux mains des Alle-îands,1,200 blessés allemands ont été ramassés ur le champ de bataille. Six officiers allemands déguisés en an-lais, s'introduisirent à 4 heures du matin ails le bureau du gouvernement, mais fu-ent tués. Le gouverneur est sain et sauf. Jeudi, Il heures. Les Vlirmands attaquent Liège. Us sont L'nus en échec par nos troupes. L'attaque duré toute la nuit. Les forts tiennent ct iposlent. Jeudi midi. .e gouvernament affirma pli n'y a pas un seul A lemand dans Liège. L'aiieniai contre is général Léman; Un groupe de uhlans allemands a fait irruption dans le quartier générai, tentant d'assassiner le général Léman, l'héroïque défenseur de la place. Celui-ci u. été défendu par ses aides de camp. U ost sauvé. La commandant Marchand a été tué dans l'affaire.Ce coup d'audace de l'ennemi a dono heureusement échoué.. / ♦ - , , L'armés française en marche. Bruxelles, 6. — Sn présence des graves événements qui se produisent, »e ministre de France a autorisé le consul de France à Liège à faire la déclaration suivante : j « Dans l'heure, qui suivit l'appel fait par le gouvernement royal a la garantie des puissances, c'est-à-dire, dans la nuit du 4 au 5 août, le gouvernement français prit toutes les dispositions nécessaires pour coopérer à la défense de la Belgique. L'armée française est en marche. » « Le commandant Camille de ienten de Home Le commandant Camille de Menten de Horne, à la tête de son escadoon de lanciers, faisait mercredi une reconnaissance entre Plainevaux et Esniux. U se trouva tout à coup en présence de la cavalerie allemande comptant 500 uhlans avec des mitrailleuses.Les lanciers, leur commandant en tête, firent face à l'ennemi. Une véritable pluie de balles s'abattit sur eux. Le commandant tomba mortellement blessé. Une trentaine des nôtres furent frappés à ses côtés. Le reste de l'escadron décimé se repliai dans la direction de Boncelles, pour cher-< cher du renfort. Les uhlans ne les y suivirent pas et sa retirèrent sur Esneux.. * LE SERGENT HUBIN, OFFICIER D'APPRO\'ISIOM»EMEJN\ Nous avons dit que le député sooialiste Hubin, ancien sergent des grenadiers,avait contracté un engagement. U a été versé, eni qualité de sergent de réserve, dans la province d'Anvers. U fait fonctions d'officier d'approvisionnement dans la position fortifiée d'Anvers. D'une lettre écrite par son major, nous détachons ce passage : ...* ARRESTATION, A*LA GARE DU MIDI, D'UN ESPION DÉGUISÉ EN GARlitf CIVIQUE BELGE. Jeudi matin, M. le notaire Allard vit monter dans un train à Braine l'Alleud un garde civique sans fusil et dont les allures lui parurent louches. Arrivé à la gare du Midi,; le garde civique descendit et voulut sortir en se faufilant derrière la compagnie de gardes civiques du capitaine Cortempre, qui garde la gare. Tout à coup to capitaine avisa le singulier garde : « Vous n'êtes pas de ma compagnie vous! D'où venez-vous? Qui êtes-vous ? >» — Et, ce disant, il sauta sur l'inconnu qui, effrayé, balbutia : « Che fais fous tire, Monsieur ! ! j U fut bouclé en un clin d'œil, jeté dans un taxi et emmené.v L'IMPRESSION DES CORRESPONDANTS DE GUERRE, Les correspondants de guerre des grande journaux étrangers sont émerveillés du courage de nos troupes. , La tactique de notre Etat-Major les laisse dans l'admiration. Beaucoup de ces correspondants ont assisté au conflit balkanique. Jamais ils n'ont vu un tel courage, une telle endurance. AVIS DE L'ARCDEVECHÉ DE MALINES. Les communautés religieuses du paya, tant d'hommes que de femmes, qui sonl disposées à organiser chez elles un servies d'ambulances, sont priées de s'adresser à l'Evêque de leur diocèse. Celui-ci transmettra leurs propositions aux autorités compétentes. Le Chant National, i ] Vprès des siècles d'esclavage je Belge, sortant du tombeau, \ reconquis par son co irage son nom, ses droits et son drapeau; ït ta main souveraine et fière Jeuple, désormais indompté, ïrava sur ta vieille bannière : je Roi, la Loi, la Liberté ! II Marche de ton pas énergique Marche da progrès en progrès; Dieu, qui protège la Be gique, sourit à tes mâles succès. travaillons : notre labeur donne \. nos champs la fécondité, 5t la splendeur des arts couronne Roi, la Loi, la liberté,, - \ III Ouvrons nos rangs à d'ancions frères, De nous trop longtemps désunis; Belges, Bataves, plus de guerres : Les peuples libres sont amis. A jamais resserrons ensemble Les liens de fraternité Et qu'un même cri nous rassemble » Le Roi, la Loi, la Liberté. IV O Belgique, ô mère chérie, A toi nos cœurs, à toi nos bras I A toi notre sang, ô Patrie, Nous le jurons tous, tu vivras! Tu vivras toujours grande et belle, Et ton invincible unité Aura pour devise immortelle S Le Roi, la Loi, la Liberté. % Jeudi 6 août 1914. o centimes le numéro pour toute la Belgique. Trente-unième année. — N. 218 <• «M AAM\ 1 ■ h I ^ A ■ r— <j r> > • • .

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le patriote gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1884 bis 1914.

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