Le ralliement: journal libéral hebdomadaire

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04 Januar 1914
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s.n. 1914, 04 Januar. Le ralliement: journal libéral hebdomadaire. Konsultiert 09 Dezember 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/jq0sq8r82k/
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Douzième Année, N° 1 LE Dimanche 4 Janvier 1914 RALLIEMENT Journal Libéral hebdomadaire Comité de direction : Paul Jansoa. E. Feron, P. Saurez, B. Loranâ, A. Lambiotte, Hermann Dumont abonnements : Belgique : fr. 5.00 par an Etranger : fr. 7>00 id. Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le 1er juillet 10 centimes le numéro Rédaction et Administration : Rue Verboekhaven, 61, Bruxelles (Téléphone 703) abonnement avec le Supplément L'ENSEIGNEMENT PHA1IQUE : 6 francs par an Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le 1er juillet I Le « Ralliement « est en vente au numéro : A BRUXELLES : Dechenne et Cîe, Galeries Saint-Hubert. LIEGE : J. Bellens, 6-8, rue de la Régence. ANVERS : Mertens, 5, avenue de Keyzer. GAND : Dobbelaere, 65, rue de Flandre. MONS : Ve Sc^ttens, rue de la Petite Guirlande. BRUGES : Ve De Reyghere, 13-15, rue de la Monnaie. CHARLEROI : Meudler, rue de l'Industrie. SOMMAIRE «. La paix par la piraterie, Georges Lorand. — La semaine politique. — L'exploitation de l'enfance. — La messe obligatoire. — L'importance de la question flamande, H. D. — Claude Bernard, René Viviani. — Quelques faits. — Propos d'à-propos, F. F. — Théâtre belge. —Une aventure d'été, Louis Ribai-lier — Spectacles. LA PAIX PAR LA PIRATERIE C'est le titre que donne M. Pierre Bernas à une lettre qu'il adresse de Paris au Journal de Genève sur l'état d'esprit que révèle la publication dans le Courrier européen d'un plan d'entente franco-alle-mande dû à un Allemand qui n'est ni un belliqueux ni un chauvin, le Dr Molenaar, fondateur d'une ligue franco-allemande et qui s'est toujours donné pour un pacifiste. Or, voici comment il entendrait la réconciliation des deux puissances dont la rivalité fait peser sur l'Europe le cauchemar de la guerre : La question d'Alsace-Lorraine est rapidement escamotée. Pour l'auteur, les droits de l'Allemagne sur «es provinces sont incontestables, car elle les a possédées plus longtemps que la France, exactement depuis le traité de Mersen (870). D'ailleurs, il est clair comme le jour qu9 toute la population qui parle l'allemand revient de droit à l'Allemagne, plus, en raison de nécessités stratégiques, Metz et une partie des campagnes où la population indigène parle le français. Mais on pourrait rendre à la France quelque chose comme le cinquième de la Lorraine annexée, sous la forme d'une étroite bande le long de la frontière actuelle. Il me suffira de rappeler que pour toute l'élite de la nation française, il ne s'agit pas de terres, mais d'âmes, et qu'il n'y a pas lieu de remonter aux Carolingiens, mais de s'enquérir de la volonté actuelle de ceux-là seuls qui ont un droit imprescriptible sur le pays, les Alsaciens-Lorrains. Tant que ceux-ci, qu'ils parlent français ou allemand (ce n'est pas la langue, c'est la volonté consciente qui fait la nationalité), ne seront pas satisfaits de leur sort, la France ne pourra pas détourner les yeux des Vosges. La question d'Al-sace-Lorraine ne sera plus posée le jour où les Alsaciens-Lorrains, maîtres chez eux, libres de pratiquer leur culture propre et de manifester leur volonté, seront visiblement heureux du régime, français, allemand ou autonome, auxquels ils seront soumis. Tant qu'il n'en sera pas ainsi, il n'y aura rien de fait. Et il faut fermer les yeux sur les réalités les plus évidentes et ne rien comprendre à l'état d'esprit soit des Français soit des Alsaciens-Lorrains pour argumenter sur les traités de Charles le Chauve et de Louis le Germanique ou pour s'imaginer qu'un problème aussi grave et émouvant pourrait être réglé par le déplacement à quelques kilomètres en arrière d'un certain nombre de bornes-frontières. Notre bon apôtre s'en rend bien compte au fond. Aussi a-t-il des projets bien plus audacieux. L'Allemagne a bien mieux à offrir à la France (en môme temps qu'elle se servira elle-même). « Ni la France ni l'Allemagne, écrit placidement l'auteur, n'ont atteint leurs limites naturelles qui coïncident avec les frontières des deux langues. L'expansion de l'Empire et de-la République, jusqu'à ce que ces deux Etats comprennent toute la population qui parle le français et l'allemand comme langues maternelles, est absolument légitime et nécessaire ». Et de cette légitimité et de cette nécessité, voici les conséquences. La Belgique est une Action. Qu'on se la partage. La France prendra la partie wallonne et l'Allemagne la partie flamande (dont, je suppose, la possession leur permettra de revendiquer ultérieurement Dun-kerque, Hazebrouck et lieux circonvoisins, le Congo étant coupé en deux ou abandonné à l'Allemagne contre le Cameroum et le Togo. 11 en sera de môme, poursuit-il calmement, pour la Suisse. Les Suisses allemands ne perdront presque rien et gagneront beaucoup par leur incorporation à l'Allemagne où ils prendront une place très élevée. Quant aux Suisses français, s'ils grognent d'être annexés à la France, celle-ci n'aura qu'à leur accorder une certaine autonomie. Pour empêcher l'Angleterre de protester (il y a des gens qui ont le caractère si mal fait), on lui fera cadeau de Sumatra. Vous dites que Sumatra appartient à la Hollande? Bagatelle! « Le reste des colonies néerlandaises reviendrait à l'Allemagne avec la Hollande, qui en a fait partie jusqu'en 1648. » Ainsi, conclut l'auteur, l'antagonisme franco-alle-mand, si préjudicieux à l'évolution des deux pays, prendra fin le jour où la France et l'Allemagne reconnaîtront leurs propres intérêts. Une alliance franco-anglo-allemande pourrait facilement écarter tous les différends encore existants et garantir la paix du monde par la force de ses armées et marines. Voilà, vous me l'accorderez sans peine, un beau programme de piraterie internationale. Il n'est pas seulement monstrueux, il est encore imbécile, car il faut être dénué de raison pour s'imaginer réellement (toute question de droit étant même écartée, qu'une paix stable s'établirait entre des Etats qui se seraient entendus pour se partager ce qui ne leur appartient pas et pour s'annexer de force des pays libres. Les bandits se battent toujours autour de leur butin. Qu'un homme, qui croit sincèrement travailler pour la paix, puisse écrire froidement de pareilles choses, c'est un symptôme de déséquilibre grave dans certains milieux d'Outre-Rhin. Vous auriez beau chercher, vous ne trouveriez pas en France, parmi les nationalistes les plus bruyants et les impérialistes les plus ambitieux, un homme qui s'aviserait de proposer, comme une solution digne d'arrêter un seul instant l'attention, des plans aussi révoltants. Une certaine notion de droit a suffisamment pénétré même les milieux qui font plus cas de la force que de la justice pour empêcher que de telles idées ne trouvent ici des défenseurs. La publication du Courrier européen a produit quelque sensation en France. On fait remarquer que ce plan de réconciliation aux frais d'autrui est tout simplement la réédition du projet Benedetti que Bismarck eut l'habileté de faire formuler par l'envoyé de l'halluciné Napoléon III et dont il se servit ensuite pour isoler la France en 1870 et lui faire perdre notamment les sympathies qu'elle avait en Angleterre et en Belgique. Mais cette publication prouve que la rivalité franco-allemande constitue toujours un danger permanent pour l'existence même des trois pays neutres placés entre les deux rivales. Les pan-germanistes rêvent naturellement d'incorporer à la grande patrie les populations germaniques de Hollande, de Suisse et de nos Flandres. Et si les pangermanistes sont heureusement sans grande influence en Allemagne, il n'en est pas de même des coloniaux qui guignent les Indes hollandaises et le Congo et qui sont en cela assez logiques, toute la politique coloniale n'ayant jamais été qu'un vaste brigandage, qui a fini par déteindre sur la politique européenne, comme nous l'ont montré les événements de l'année dernière. Et l'acquisition du Congo par la Belgique, qui va nous coûter tous les ans une trentaine de millions pour commencer, augmente singulièrement pour nous les points vulnérables et les appétits des grands voraces. Nous devons appréhender non plus seulement les conflits qui pourraient mettre nos grands voisins aux prises et leur donner la tentation de vider leurs querelles chez nous et à nos dépens, mais aussi leurs ententes et raccomodements. Le commode système des zones d'influence qui préparent les spoliations est venu augmenter les dangers. L'Allemagne et l'Angleterre sont occupées à négocier une entente en Afrique : n'y sera-t-il pas question du Congo devenu belge et placé comme un coin entre les possessions des deux colonies qui ne songent qu'à s'arrondir? Déjà il y a entre eux entente pour le cas où le Portugal viendrait à devoir renoncer à ses colonies, comme on négocie en ce moment pour la succession asiatique de l'homme malade. Ne cherchera-t-on pas à faire une entente analogue à propos du Congo belge? Avec les habitudes de piraterie internationale qui sont redevenues à la mode, les petits ont tout à craindre actuellement de la part des grands. Georges Lorand. + La Semaine politique ft L'ÉTRANGER France. Le briandisme. — C'est un nouveau parti qu'a voulu fonder M. Briand, avec tous les éléments hostiles au gouvernement radical et au programme radical, qui sont aussi les éléments dont la coalition amena l'élection de M. Poincaré. Aussi les adhésions arrivent-elles de toutes parts à M. Briand, à la grande joie des cléricaux et des réactionnaires dont l'ancien apôtre de la grève générale est devenu l'espoir.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le ralliement: journal libéral hebdomadaire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1903 bis 1914.

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