Le soir

984 0
close

Warum möchten Sie diesen Inhalt melden?

Bemerkungen

senden
s.n. 1918, 18 November. Le soir. Konsultiert 28 Mai 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/xk84j0cj1m/
Text zeigen

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

: ■ « • a W K10 ïiUWIÎÎ 18 TOVUMBRE S9B8. EDITION A F5 Le numéro provisoirement : Ilflî centimes. 0/I .1. •vLïr~TT7»-T*r—T^r*ri .vt"-'■■■ rTT^-- ~—r^rr7T:?^-r^r~~ -s T.T:" : ~ -TS Mi SOJU h i'ti' iKirtiouliôi" meut frappé par les Allemands, qui lui ont. enlevé la puisqu- totalité de son maté.-li 1. Des 8) bons de réquWlon qu'il a ou devrait avoir en sa possession, un seul constato l'< n èvemént de'près de 50 moteurs é.cetriqu-'s --d'autres do 200,000 kilos de papi r. qui ont été pris i our être livré* aux journaux tensurés. Nous paraîtrons «loni* jusqu'à nouv.J ordre «vee des moyens de fortune. Nos leeti urs nous excuseront. Des mat hl-®es t'n outillage complet ont été commandés il y a six mois aux Eiats-L'uis.et nous permettront de paraître bientôt dans des conditions meilleures que celles dé 1014. Ix-s at>oiinemi nts sont provisoirement suspendus, l'ennemi nous myant enlevé nos approvisionnements, lis seront rétablis sous peu, notre(papl; r arrivant à la suite de l'armée. Nous déduirons du prix LE SOIR leqiftmles d'emplois (tarif réduit) . . . ' 3 petites lignes, t.oc Toute ligne en plus , toutes autres rubriques ou annonces commerciales . . • C-.oi fatts Divers (ir* partie) ...... la ligne. 6.08 _ „ (21"® partie) — 5.01 — (a10® partie) ..•••• — 4.03 >port et Réparations Judiciaires • . • • — 3.03 nécrologies — 2-5(1 léctames avant les annonces. • • • • — '.M rhéAtres et Spectacles — 2-00 réléph. : Annonces : A 591 — Ajminist. : A 4738 — itéd. : A 196 et A ZU9 Rédaction et Administration : 23, Place de Louvain, Hruxelles. Iteux cdïUoîiM : A 31 n 2 Iï. «'1 » '» LA BELGIQUE RECONQUISE A Fï©s lecteurs Le SOIR reparaît aujourd'hui après plus de quatre ans de rllence. Il a partagé les destinées c!u pays, pavant lu longue durée de tpcçmfQHon ; il s'est tù, ion sur le territoire gnvahi, une voix paU ht', 'ui et libre ne pouvait plus se faire en.'eud.j. rois peuple ne son'wfa plus ardem--a: ie nôtre de iottlr des bienfaits ce l,i' na'i.c; jamais peuple ne fut entraîné ^ rne guerre plus erre!;-et plus in-W : '■ Quand l'Aïïem ■ ; ie nous envoya son r..: lalirn du 2 coût Wli, il y eut dans tout le nays une explosion d'indignation et de eoi're.. il: /uns demandait le liere passage de airn'es sur noire territoire, au mépris : traités; elle \ oiila.it faire de nous les nplicei de sàn aime. Nous refusâmes. I. Are honnête'}, native se révolta. En ce i- ' e:.t la Eclgiac comprit.qu'elle venait d'être investie d'une mission très haute : c-.ileae défendre /• Droit. Si grande, si se.crée que soit l'idée de Patrie, l'idée du i r. oit l::i est supérieure, s'il est possible. Et ils" 'it qu'avant de protéger ses foyers, le i Ige combattit pour la cause du Droit o.i ragé. a nation Unt entière s'était groupée < t UC son i .n'avait qu'une âme t. r .l'art: pe e. .ille n'hésita pas; elle n'envisagea-ni la puissance formidable d. l'ennemi, ni les risques de l'entreprise ; elle n'écouta que l'ordre impératif du Devoir. L' 'i.tn fut magnirtque.La défense de Liège 1.1. laclleFlaraandsel '\Ve. lions concoururcn, ceéc une égale bravoure, inscrivit une de: p ";es les plus glorieuses de notre Histoire, il y eut. des suecés, il y eut des revers aussi, Et ceux-ci furent tellement subits, tellemen, i :>.pr 'vas qu'o r refusa d'abord d'y croire, ils 'n'étaient Vue't op vrais pourtant : notri i/etoire de Ha len était suivie dé la retraite i .• notre année. Nos troupes cédaient devant le nonùie. et bientôt Bruxelles état occupé sans combat. La date du 20 aoétl 1914 laissera dan: la m noire d-s habitants ae Bruxelles ut souvenir, douloureux et i mpérissable. Dû jour au lendemain, sans que' nous ) f.i -tes préparés, notre ennemi devehai notre maître, et quel maître cruel et impi toyable; qui venait de massacrer les po/iu-la lions civiles de Visé, de Siclietn et ct'Âer-se.' ot! D s ce moment une obligation nouvel!: s'impo.uit à la Presse: l'obligation dt se taire. Elle ne cédait pas ) la crainte, ellt n'a^&l4>--::iai!P^és^'^iL^wmgaei le pu. ne, mais les moyens de la remplit 1 :n: icut'iii lui étaient désormais interdits Elle avait vécu avec ton II li. nation de: heures inoubliables d'exaltation et de fierté clie ne pouvait plus prononça que des po roi.s de soumission ci d. faiblesse; elh a vait haussé le ton pour exciter le patrio fis-te et l'esprit de sacrilce, elle eû' êti contrainte de le baisser honteusement pout c rue Hier t.i résignation et la lâcheté. Ne tri d isiàh fut spontanée et irrévocable Et cependant les sollicitations ne nom manquèrent pas. L'occupant eût souhait, la complicité i.es journaux et qu'ils cm ployassent auprès dn public l'autorité don, ils jouissaient pour te persuader d'accepta « le. fait accompli ». C'ait été trahir nos lecteurs et la Patrie Le réf. s de la Presse fut unanime. Non: u vions bien pu nous soumettre éi une censure nationale dont la nécessité était justifiée par des c. rconstances exceptionnelles i-'ais celle de l'ennemi, nous ne vorlùma pas la subir. Nous préférâmes briser notre plume. D'autres en ramassèrent les débris. Un a pu juger de l'usage qu'ils a. firent. On vit les journaux improvises, nés ae ta i guerre ou ph.t.it t.e la défaite, insérer des ' co e unicités incomplets où les succès des o II s é trient diminués ; on les vit pré : ■rtersct.-s une lumière favorable ta situa-tin C. s ennemis, 'ta ndis que les opérations des nôtres étaient dépeintes sous les plus noires couleurs;on en vit même qui allèrent jusqu'au bout de l'infamie, qui ne craignirent pas d'excuser et de justifier les plus é •identeè atteintes portées ou Droit des gens : i'et:l ventent des chômeurs la dépôt talion des ouvriers belges et te,a emphi aux travaux de l'ennemi. Il et, fut qui s'ir.stitu •rent véritablement le moniteur du découragement, raillant nos plus légi-ti nés espérances et celle belle confiance patriotique qui restera, dans ces jours troublés,l'honneur du peuple belge.Cette presse se soumit au vainntieur, et par l'organe du gouverneur von Bhsing, le vainqueur lui décerna ses éloges. On ne pouvait lui souhaiter une plus dure condamnation. Aujourd'hui le SOIR reprend la tradi-^ lion interrompue il y a plus de quatre ans, W mois il croit qu'après une si gra nde catastrophe il y a quelque chose de changé dans le pays. La Belgique sort de l'épreuve grandie et mûrie ; elle a conscience des destinées nouvelles çjue lui réserve le rôle glorieux qu'elle a joué en Europe. Honneur oblige! Le devoir ce ta presse digne de ce nom, est de lui faciliter cette tâche en donnant à la nation des leçons de décision, d'énergie et de patriotisme. Le SOIR n'y faillira pas. LE SOIR. Le ET!R. d^nt les a'.c î.irs ent é;é pïlLs par Ls Alitmando, n2 po'.iï previs irom_nî attsi.i-ira Cï e le c:n-;ui.me do ssn Orage !. Apres avoir to rninj l.i I c ur; do cc m: ncro, ra:se--l:> sa"s tirder à v:3 vctsin3 «I a-Trs. Ils vou3 en seront rcconna'sjants, et «ou? t>!d*.rez a:::~i 'i répard e i;s idées çl-o le SOIR défend d .jis l'in.é.êl du pays AU PEUPLE BELGE Depuis plus de quatre-vingts ans, tu me nais une existence paisible et laborieuse. Tu avais réalisé le miracle de faire vivre deux-cents-soixîiiite habitants sur chaque kilomètre de ton sol. Tu avais colonisé un d«'s plus-grands1 territoires dt? l'Afrique. Certains d> tes poètes, de les inventeurs el de les savants jouissaient d'une réputation universelle. Tu fais démentir le proverbe qui prétend que des petits pays ne possèdent que de petits gens et ne nourrissent que de petites idées. Tu vivais heureux et respecté, n'enviant personne et ne croyant rien avoir à craindre de personne, quand un de tes grands voisins t'adressa une demande infâme. Tu la repoussas du pied, et il te déclara la guerre. Comme tu étais le plus faible, tu eus j le dessous. Ton adversaire t'abreuva de S vexations et se rassasia de cruautés. Pendant quatre ans, il lit peser sur toi un dur esclavage. Mais tu n'abdiquas pas. Les chaînes dont on te chargea ne blés sèrent que ta chair. Un cœur lier continua de battre dans ta poitrine. Jamais tu ne songeas à demander grâce. C'est que tu t'étais tout de suite rendu compte que, dans cette lutte où allait se jouer le destin de l'humanité, tu représentais un grand principe. Tu étais l'incarnation du droit, le symbole d'une si noble idée que le monde entier s'élait levé pour t'applaudir et te défendre. Au lieu de l'anéantir comme il l'espérait, , ton agresseur t'avait placé sur un piédestal. Il avait fait de toi un martyr. Il t'avait ceint 1 d'une auréole. Tu as tenu ton rôle avec courage et dignité. Aux heures, les plus sombres, quand tout semblait l'abandonner, tu t'es raidi contre le désespoir. Si ton cœur s'est parfois déchiré, tes lèvres sont toujours restées closes. | Tu sais dévorer ton chagrin en silence et conserver toute ta foi. Même lorsqu'un méchant homme, irrité de ta résistance, te cria, en levant un doigt de Croquemilaine : « Ce que nous tenons, | nous le tenons bien!» tu eus la force de sourire. C'est le méchant homme d'ailleurs qai se trompait. La grille a dû lâcher prise. | Le Droit a vaincu la force. L'avenir a triomphé du passé. Tes chaînes sont tombées. Tu te retrouves debout, ô grand petit peuple! avec la cons'cieriee d'avoir été supérieur a l'infortune. Dans la belle maison que l'humanité rôve de construire demain, tu pourras entrer sans t 4'ÛÀU>e, satisfaite et le front tfaùi... IlrBERT KRAINS. ■mi l o» o 'lyi i ■ - AUX MORTS ; O Morts de ces quatre ans, ô Morts aimés, j'accours sur vos toiuljes. .Te lue lupls it genoux. J'enfonce les mains dans la ; terre qui vous garde. Morts, ie viens lever ! la pierre de votre dernière angoisse, bou-lagor votre ànie du fardeau qui ren.|iéchait , de monter dans l'éternelle harmonie. Soldats de Liège, d'Anvers et de l'Yscr, quand sililaient dans les tranchées, à ira-: vers les haies de l'allùt, au long des vagues d'assaut, les halles qui ^us trouaient la tète, un mot, après lu dernier cri de i enfant qui souli're: " Mère ! Maman! - un mot sortait de vos bouches : « Uclt/it/uti I « Votre courage allait plus loin qu<_ mourir. Votre héroïsme allait jusqu'à espérer que votre Vie fut comptée sous l'avalanche des barbares ennemis ; que votre Sacrifice servit la I'atrie, alors qu'aux lâches tout paraissait perdu. ! Femmes fusillées avec vos petits enfants ' dans les bras, bourgeois assassinés on bandes devant vos maisons en flamme, paysans ; mitraillés en tas au pied du mur de l'église, | vous avez -en mourant crié : •• Assassins i j llonte à la terre ! » Comme dernière vision, . \ous avez eu celle de l'écrasement do la 1 civil,sution oe la justice et de l'honneur, ! sous la botte des démons gris. I Vmus, nos pères morts oe chagrin et de m.sèref ; joyeux colosses aevenus si mai-- t,reô ; brûlant aa lièvre sur vos lils, quand \ous;,comptiez les heures de la nuit et les coups de canon, vous parliez tout seul, vous disiez : " Verrai-je leur écrasement ? ^ Et les coqs chantaient, et le malin pâle se montrait aux fenêtres, et la lourde journée se traînait dans la chambre sentant les drogues,et la petite lampedusoir se rallumait... ', des années, des années. « Verrai-je in victoire;... -Sur \ itr». espril,s'appesantissait la charge grandissante de la haine. Enfin votre existence de douceur el do bonté sombrait avec un blasphème de vengeance. Et au lieu de la \oix de toute >olre vie, qui nous bénit à l'neure dernière, c'était un cri de rage qui montait de vos lèvres blanches, pour nous faire jurer de ne pardonner jamais.O Morts sacrés, je viens m'agenouiller sur vos tombes. Ecoutez ! Le repos vous est rendu ! La patrie est libre ! Morts, ontendez-vous ? Vous êtes vengés, et le droit et la justice et l'honneur des hommes ! Nos enne mis fuient i Ils sont vaincus 1 Dans la débâcle, ils piétinent leurs chefs I O Morts, prenez votre part, dans la terre, de celte joie qui nous Iransporlt^tujourd'liui. C est votre joie ! Dans la Pairie reconquise, vous et nous, à jamais, nous ne faisons qu'une. Ce sont vos cœurs qui bondissent dans nos poitrines dilatées!... Ce sont vos âmes libérées qui- floltent aux plis de nos drapeaux d'allégresse I Morts, morts, ils sont vaincus et en fuite ! La patrie /-■.? a rejetés ! Dans nos blés de Flandres; dans nos roses et nos chênes de Wallonie, vos fils seuls recueilleront .les effluves de vos ombres apaiséesI AI I ROI Al RFRT M m. m ■ B V. 11 11 fil I «y Wtmmmt * * O Roi longtemps perdu sur une morne grèvel Nous verrons, au matin béni de ton retour, Une aurore de paix, de concorde et d'amour Naître dans tes yeux b eus qu'habite un noble rêve. Ainsi, quand le soleil sur le Brabant se lève, Av'int d'illuminer ville et champs tour à tour, Il dore saint Michel eu sommet de sa tour, Et l'archange vainqueur fait flamboyer son glaive. Tes peuples confondront, ô soldat de l'honneurl L'éclair de ton épée ei l'aube du bonheur, Car tu fis en héros le geste qui libère; Ft dans les jours de joie et de prospérité, Unis comme df>s fils autour d'un tendre père, Nous nous efforcerons de t'avoir méiité! FRANZ ANSEL VIVE LE ROS ! Par l'univers entier, s'il est un nom qui symbolise l'héroïsme de la Belgique et la cause de l'P'Xinenr et du Droit pour laquelle elle combattit, c'est bien celui du Roi Albert Un is les recoins les plus reculés de la terre — que son imace apparaisse sur un écr.n ou qu t.n orateur fasse allusion à lui _ se -déchaînent les acclamations. il -v-t le Roi-Soldat, le Roi-Héros, devant leq :el prissent tous les héros de Plu-ta-nce, Pnlnoin maRnillque de la cause la plus sacrée et la plus noble qui fut jamais. Pendant quatre ans, préférant la boue de l'Yzer aux splendeurs de ses palais il V ' t sn ■Ws. leur tlmoisnîint ses sympathies chaque jour, leur profli» tant ses encouragements et son admiration, — car, au-dessus de tout, Albert honore d'une admiration sans bornes, et qu'ils mciitent nos valeureux, no3 admirables petits soldats. A aucun moment, i] ne désespéra du triomphe final. Et V »-ez la récompense magnifique de ce devoir magnifiquement accompli : tandis que, r artout, s'écroulent trftnes et majestés, il revient plus glorieux plus aimé, plus Roi dos Bo'gcs que jamais 1 Et c'est Anseele, le tribun rouge, qui, dans son appel à la population gantoise, lui demande d'acclamer les soldats que conduit notro Bo< vénéré. Albert i ft* li> l ibérateur d-t ne- il vent êtr^. il sera, I r stai'rate-'- dp la Patrie. En le saluant de nos vivats vendredi, quand, avant la Reine à sa droite et le prince T.é-v- ),'d à si gauche, il entrera en ville à la tête de ses troupes, vous acclamerez en lui l'armée, nos s ..Mats, la Belgique, la Patrie qu'il Incarnera immortelfem'ent dans 1 Histoire, — et vous saluerez en même temps qu'un homme bravi- un brave Homme I ôue 1- cri « Vive le Roit» retentisse chalenre x; il attestera l'unité de la Patrie reconstituée et agrandie I Et, h cAlé de lui, to 'chante r'e piété maternelle pour nos soldats, la Reine — si petite, s! frîl-\ semblait il, que le moindre souffle devait la briser, — la Reine vécut ces quatre années. Elle aussi resta au milieu de la tmaille se -jrodig ian' aurirè? d'eux dans les Iran :h'as, leur portant les trésors de sa tendresse et ses encouragements- allant dans les hôpitaux panser les blessés et réconforter les malades- créant pour leurs congés des «h 'mes '• de repos, des rentres de r'ereatior., toujours inlassable et souriante J-.lle fi I leur maman. Combien rie nos braves petits soldats, loin de la leur pendant d si^ longs mois, ne l'ont pas appelée ainsi ! Elle se erns'i'ua leur anrre gardien. ( -"on nom, imorrissaVlem nt, restera gravé dans leur cœur comme l'expression a . n_lrie de la <rr,Ve et d» la ohar't* dans ce qu'e'le a de plus élevé et de plus généreux. Les Pruxell«is acc'ameront leur reine comme ils se d.sposent à arrlam"" l«"r Roi I \ ivo 11 Roi I Vîro I lo ~ ' DEUX GRANDES FIGURES Adolphe MAX Le Cardinal MERCIER Max, niikïnài--, no-h -p'r*t}*sttrî?, 4'je pb'rfc La "vague allemande a passé. Elle a em- noblenient le Bourgmestre ds Bruxelles. porté tout ce qu'il y avait chez nous de no- II eut pout rnarraiae une fée qai le combla ble et de pur. Un flot de boue est mon;é avec do >es Oo.i,s • l'intelligence^ l'esprit, le tact, elle. L'horizon est sombre. On cherche un la i'a-iencc. L, tenaaté, la clarté d. ju^emen:, phare, on cherche une étoile. I! n'y a pas de 1 él^.mce ! ar de plai.e, k go* du beau, lumière, il n'y a pas de guide. Le silence rè- le d: ir des grandes chos -s. El la f-e jalouse gne. Interrompu seulement par l'injonction quon oublie toujours d'.nviter au baptême obstinée dj vainoueur . » Courbe-toi I Sou- — on ne son ;e jamais à tout — vint il son n,e.s-toii rtvjhs-to'il Tu n'as plus de droits- tour apporter ses présents: «Il sera d=s- tu n'as plus de devoirs; tu n'as plus de Pa- potique, d :-e.le d'une voix courroucée, têtu trie I » Alors, de et Pavs de la Mort une voix ct-mme un £ne rou^e , il sera .ratté comme s'éléve. On la reconnaît C'est celle'd un nrê- jn . a el et sa vae s'achèvera, »bscure tre, celle d'un savant. Celui qui parle est la et lente „e fond dur. cacho: » Mais quand plus haute autorité religieuse de la nation- e* e .eut du paie, la marra ne como'a les pa- 11 est pré'at, académicien, prnee de I'Felise rems cfr.s'emés . Je lui accoid;, dit-elle. Il possède l'éloquence qui charme, la dialec- la force ir.o aie qu- le fera sortir triomphai c:que qui persuade. On l'écoute, on le croit a- ses pues épreuves. » A . . Voilh ce que raconte la légende ; mais il nr?. 5^' frasés sous le po.ds de lop- est possible après tcu., que Max d ave simple- m t*aff- ' U C-? > C ' nlf1n1 '. de la Patrie, men: ses qudi.és à H tend, esse avis je d'en- , . lrme e , prouve. Il dit <r qu il faut mère, cette bonne fée que chacun trouve ffl oat a sauvegarder et la défendre, au jrès d, son berceau. ,0'-re.f.»u Prli de son sang.» Et sa parole L'enf n; grandi , (lutnd il eut dix à douze fanct'''c,: imprime â cette Patrie meurtrie ans, Bara, lui mettant la ma n sur la tête, j, ™"r<1ïe fu d'"n" Les fidèles se pressent dit un jour à son |)èrc, le D' Max: «Voilà f, ' de la cha.re d oà tombe sa parole, un futur n.inistre 1 ». Comme c:rrlè e, ce n'est a incroyants vont entendre sous la voûte pas trop mal, m iU il v a mieu ;, et Adolphe églises, seul endro:t où notre drapeau Max s'est char ;é d • naus le prouver. f0'5" être. dl!P fyé, où quelque liberté de Nommé bourgmestre dj Bruxelles à qua- aJ1£age SOIt tolérée. r. n'.e an . ne disposant que d'une mino i é au en est cro:ent à la défaite, il leyr Con.e.l. Max se révéla magistral ferme, d!t;lo- l<* victoire certaine des Utus, la vic- mate ad.'oit, admini.tratcur halîile, dirigeant 'o:rc ci^ Ja justice et du droit. !. «n psi dort avec au ori é les d ;jats communaux, et dé- ' ' chancelle et regrettent peut-être 'e no-ploycni d n.» toui les domaines une activité el généreux élan qui fut l'origine de nos d nt sa sûre é de jugement, sa vive compré- malheurs, il les exhorte à en être fiers. Il en lien ion, son calme imperiurbable et sa mé- esl <:^u, se pensent isolés sur une rerre oppn- thedj de travail décuplaient les effets. "aee c' ^uH'ée i. leur dit que toute ' Eur )}>«, Les solenn :.es de l'expo ùtion de 1910, les tfut 'univers est avec eux et -es almire. Ji toasts por-6s à Paris, à Versailles, à Londres, esî des pauvres femmes, épousés ou mères, les récep:ii ns de souverains à Bruxelles, po- 91'' P'euient un mari ou un fils, u est prÔTe, pulari.èrent son éloquence châtiée, sa finesse '' esl ev^que, ii promet à leurs chers marty s un peu 11arquo.se ia verve spirituelle. 'e3 1 tétituaes éternelles. Au riche il donne Max f li ait la conquC-te de ses concitoyens ' t\iir| 'e du pauvre, au pauvre cM'ii ûu n-avant de s'imposer à l'admiration du monde. ca- 'outes les classes socialp-j dxt-i., ont Car l'heure tragique alla t sonne» qui d.-vait offert leur fils à la patrie. » nous montrer ce que peut l'énergie oliiee h 1» se multiplie. Il parcourt les villages la conscience du devoir. saccagés de son diocèse, décrit les ravages Le 19 août 1914, comme nous quittions causés par l'ennemi, venge l'honneur de ses en >uto le ministère d: la guerre où il avait prêtres. Il est partout, dans le pays et à appris l'entrée imminente des Allemand.- dai^ l'éiranger, partout où il peut plaider la la capita e, !p Bourgmestre noirs dit : « Il s a rii cause de notre peuple, ù Paris, à Milan à maintenant do prouver que nous sommes de? Ron.e. venir^Jt'y^r0", T!1' ,dj,-ê'r u 11 aflron<= '« maîtres insolents que B-r- U'lr6mC d" don, le destmalour- |;n nous imp05e. y !c hau, e, c,Jr , , b bîés ' . J ^'Tn H'5lP0'f>/ ref?onii:1- eaSe de la vérité et du droit. Il proteste con- biités r A.cr une Iro de 1 acidité, une -og.que tre les réqul3itions et LOn:re Pdé impérieuse, il évoqua les éventualités aue 11 i- » , * • " , '• mieux encore : il groupe autour de lui 1 avenir sombre nous réservait, devina le lrs xvArtllp. h. ,,, r\ « % t. r ^ j eveques ci? Ue.g.que et jette un défi aux d nger de., concessions trop promptes des évêrues d'Allemagne; il les somme de rom- acquiescements iaates, d-s résignations fata- D^r-*ÎLro d-vr.nt T,n frÏK.V i s i x liste,, de- compromissions quotidiennes, des dmn de 1tZ rVn, , . i f PO"" subtil,te, Je consciences ; c! quand le kn- La ' , p IZLiïï £ , . 7 ^' demain, le Bourgmestre alla recevoir l'ennemi son rhÂtim^^ n ft.?emaadc à la limite du territoire communal, il avait S°" châtiment" 11 resle «nébran.able. fait le sacrifice éventuel de sa liberté et de . nous 'ut Permis de l'approcher à la sa vie fermement résolu à n'obéir qu'aux VCÎ^C de 1« délivrance. Nous lui dîmes l'ad-injonctions du-devoir envers soi-même, ses rat ion que noas éprouvions poui son ca- concitoyc'ns et son pays. ractère et la gloire qui l'attend lit dan» la Est-il besoin de rappeler ici comment il r^la^^:e- ^ nous confia son désir accorda sa conduite avec ses principes ? Qui échapper à cette popularité. Il avait la ne se souvient de la fermeté de son attitude modestie des forts et pensait que ceux qui de la dignité de ses actes, de la noblesse de °n! lut,é aux ,ieures t.agiques d^ la guerre ses sent.mcnts ? C'est grâce à lui que l'ei.ne- doivent, la paix venue, s'effacer et reprendre mi s'abstint de prendre cent otages en ga- 'eur œu.vre sans bruit. C'est là une belle r.intie de la convention du 20 août et de *eÇon bien d gne d'une si grande figure, loger des soldats chez l'habitant, que Bruxelles Mais ne 30 : désintéressait, pas du sort du resta j^avoi é pendant des semaines sous les Pays > ^ souhaitait voir se réaliser l'union de yeux dj vainqueur, que le drapeau national, t0U5 *es Be^oes dans la concorde et dans la imeid.t partou , continua à flotter longtemps Palx- encore à l'Hôtel de Ville de Bruxelles. Un Ces paroles se gravèrent dms notre esprit, mois à peine lui avait suffit pour imposer Elles avalent, à cette heure et sur ces lèvres, à 1 envahisseur un mod s v.vendi dont l'ïn- un? signification particulière ; c'était une exhor- fluence se fit sentir djr.mt toute l'occupation tation qui venait da fond même des sanc- et valut à Bruxelles un trai ement e ceptionnel. tuaires. Et en voyant s'éloigner lentement i Exilé, emprisonne, ccnsu é, Max, par ses ce majestueux vieillard, vêtu de pourpre, au ' lettres iron.ques, cinglantes, vengeresses, et visage d'ascète, qu'un sourire de bienveillance d'un optimisme réconfortant, continuait à re- adoucit, il nous semblait que le cardinal qui Lever nos courages, à fouetter nos résistances. avail pendant quatre ans répandu autour de Et c'est pourquoi il restera dans l'Histoire lu- une s. vive lumière, voulait, avant de se I idéal défenseur de l'autonomie communale. retirei d ils l'ombre recueillie des cathédrales, la plus noble expression de nos vertus nou> donner à tous un suprême enseignement AU SOLDAT Tu labourais ton champ; au-dessus de toi, l'alouette grisollait dans l'air bleu; lu pensais : la vie est douce... Tout à coup, un cri sinistre retentit : le Pays est menacé ! Lâche ton outil, saisis cette arme! Te voilà soldat! Pars, ne te retourne pas,ferme les yeux, bouche-toi les oreilles; maison, parents, amis, plus rien, il n'y a plus rien, il n'y a plus qu'une chose, il n'y a plus qu'uno seule chose sous le soleil 1 Toi-même, durant quatre longues années, tu disparaîtras dans un effroyable enchevêtrement de terre, de ferrailles et de sang; dans le nouveau chaos tu n'os plus qu'un rouage de l'impitoyable et tilanesque machine qui va reforger le monde, douloureusement.'Soldat de Liège-la-Vaillante, Soldat de l'Yzer miraculeux, Soldat de tous les glorieux combats qui, de la Meuse claire et chantante à l'âpre et grise mer du Nord, firent pajer cher à l'envahisseur la moindre parcelle de notre sol, nous t'acclamons ! Et nous t'aimons aussi, pour ces instants qui gonflèrent de larmes tes paupières, pour cette minute où une vieille petite paysanne cassée, surgissant devant toi, te rappela ta mère...; pour cette autre où, comme la voix de ton village natal, arriva vers toi, le simple refrain de ton enfanco... Mais, que ton cœur s'émût, que ta chair souil'rît, ton âme resta maîtresso I Elle redressa, dans ses guenilles boueuses, ton corps épuisé par le froid, lafaim, la lièvre de l'infernale tranchée; ello l'électrisa d'enthousiasme et de force nouvelle devant le Chef aimé, décorant ton drapeau, lacéré par les balles, de l'insigne de la bravoure et de l'honneur. Et maintenant, le cauchemar s'est évanoui; ta lâche est accomplie, te revoici. La grandeur des jours que tu as vécu s'est inscrite sur tes traits précocement graves. Tu as été à l'école de la Souffrance et de la Mort, tu es un homme 1 Tu as été le bon soldat, tu n'es point devenu le guerrier avide de domination et de carnage. Tu déposes ton fusil. Déjà, tu aspires à reprendre le manche de ta charrue, à regarder l'alouette monter ;ncore dans le ciel... Tu ne rêves plus que d'une Belgique laborieuse et drospère. Petit Coldat Lclge, créateur modeste d'immortalité, que ton rêve se réalise, que vive, autant., que. tcu, r.ora dans l'ilistoire, notre Patrie sauvée--et régénérée par-(ton héroïsme 1 Hubert' STÎERNÈT AUX ALLIÉE La victoire, qui guide nos soldats rentrant dans leurs foyers, a trois filles. Elles se nomment France, Angleterre, Amérique. Déjà nous entendons sur le pavé de nos villes sonner les pas rhytmés de leurs armées, leurs armées illustres, que nous n'avons pas vues encore. Elles viennent, et nous tressaillons de joie. Nous étions dans les ténèbres, et elles nous apportent avec elles la lumière de l'Occident. Nous étions enfermés dans une prison étroite, et elles nous apportent la clef du monde. Nous te saluons, France, pays de Jeanne d'Arc et de Molière, pays de l'héroïsme et des clairs esprits. Nous parlons ta langue et nous vivons de ta pensée. Nous t'aimons. Nous avons souffert de tes blessures, presque autant que des nôtres, et les coups qui le frappaient s'ajoutaient à ceux qu'on nous portaient. Nous avons assisté à ton martyr et vu couler le sang de tes villes, Reims la royale, Arras la guerrière, Lille l'industrieuse, Verdun l'inviolable. Avec quelle vaillance tu le battis! Comme tu soutins l'honneur de tes armes I Nous savions bien que nous ne pouvions périr puisque notro cause était liée à la lionne el que lu es immortelle. Avec toi, demain nous reprendrons les travaux que, la guerre a troublé. Nous participerons encore de ton cher génie, qu'une douce clarté environne,de tes lettres, de tes sciences, de tes arts, ô France, entre toutes les nations, aimable. Nous te saluons, Angleterre, reine des mers, qui sourit entre le voile de les brumes, tu pris les armes pour nous défendre. Tes intérêts et les nôtres étaient communs, commune sera notre affection. Nous savons quelle aide tu nous donnas, et comment, dans tes bras forts, tu étreignis le colosse allemand, la ceinture dont tu ceignis ses côtes. Aussi, comme il te détestait, comme il te calomniait, comme il connaissait ta puissance! Tu lui amenas des ennemis du bout du monde, tu fus l'adversaire tenace que rien ne rebute. Nous te saluons, jeune république dcsEtats-Unis, pays de Franklin et de Lincoln,peuple au regard sùr et volontaire, aux muscles forts et puissants; terre des vastes espaces qui donnent à tes fils l'audace ot les larges idées. Nous n'oublierons pas le secours que tu nous prêtas aux jours d'affliction. La perfidie allemande te révolta, mais longtemps lu fus patient. Tu avais la patience des forls, mais enfin ce fut trop. La liberté [ du monde te parut menacée. Alors tu n'hési-pas pas. Tu fis avec calme l'effort qu'il fallait, et tu abattis le monstre. Et ce fut tout. Et la liberté était sauvée! Nous te saluons aussi, Italie lointaine, Italie au cœur d'azur, qui te séparas de nos ennemis et défendit noire cause par delà les Alpes et dans les plaines de la Champagne. Et vous aussi, petits peuples slaves ou républiques latines, pays d'Extrème-<?rjent, tout l'Univers presque, Univers épris de'justice et de liberté, nous te saluons. Nations glorieuses, sur vos pas nous jetons à pleines brassées les roses de notre amour'ot les lys delà victoire. Sommes-noos prôls? Quelques années avant la guerre, nous posions cette question au pays. Nous tri demandions s'il avait compris les necessit s de l'heure, s'il songeait aux périls cm ie menaçaient, s'il avait jeté sur son armée un _ regard vigilant. On sait quelle fut lo. te-ponse, les rév'lotions,qu'amenèrent l'enquête et les débats officiels dont nous avions été les inspirateurs. Aujourd'hui, au moment où nous allons de poser les armés que nous h'uviûns îZIZ'.Zi que pour protéger notre sol, nous posot s au pays la même question. Nos sol< ats vont rentrer dans leurs foyers, el poi~- r avec tous les Belges, les douceurs ce là paix. Mais cette paix a, elle a us: . ses exigences, et les travaux qu'elle fait naître ne sont pas moins lourdsqtteceux ce la guerre. L'heure est grave. En se Tetirant l'ennemi ne laisse que des ruines. Et la ouest, on se pose plus nette, vlus angoissante eue jamais. Sommes-nous prCts ? Sommes-nous prêts à restaurer notre pays sur des bases nouvelles. Un labeur presque gigantesque s'offre à nous. Jamais a aucune epoque de l'histoire, jamais chez aucun peuple, tâche ' plus noble et plus haute ne fut réservée. Nous avons tout à refaire, et nous sommes les maîtres de nos destinees. Nous avons tout à reconstruire, et nous sommes victorieux, et nous possédons l'estime et l'admiration du monae. Un souffle de jeunesse passe sur nous et nous transporte. Avec quelle joie sans d-ute, avec ouel enthousiasme, nous allons entreprendre cette oeuvre. Mais quelle énergie elle commande, quelle discipline, quelles méthodes elle nous impose I Et d'abord tSommcs-nuus pr£ts a abandonner nos vieilles querelles politiques, ou du moins d leur imposer silence, lorsque l'exigera l'intérêt de la patrie : A quoi aurait servi le sang si abondamment versé, à quoi auraient servi la bravoure de nos soldats et le courage admirable de nos jeunes volontaires, si nous allions déchirer et meurtrir cette patrie si miraculeusement sauvée ? Et les morts, nos morts, que nous voulons honorer^>serions-nous,coupables de ce sacrilege,nous incliner sur leurs tombes) 3'jsiinios-nous prêts a aborder les problèmes qui demain se poseront à nous, avec un esprit exempt dt préjugés, avec un esprit clair et sain. Certes, nous formons tous le projet intérieur de créer une Belgique plus grande, plus généreuse, plus libre. Nous sentons tous que nous ne pouvons la laisser-lar.gitir dans l'immobilité et qu'arrêter le magnifique élan qui l'entraîne serait la condamner à périr. Nous le répétons, il faut tout recréer et réformer : Constitution, finances, industrie, voies ferrées, enseignement, administration. Mais l'ordre et la raison, comme la justice et le progrès, doivent nous guider dans l'accomplissement de cette œuvre qui ne sera solidement fondée que si elle est faste et équitable. Sommes-nous prtts a consentir les sacrifices que vont exiger les intérêts du pays, à reviser notre législation ouvrière, à remplir nos devoirs tors nos devoirs,à l'égard des travailleurs et des humbles. Et ici encore i appel s'adressera à tous, aux ouvriers qui do. vent à la nation le secours de leurs bras et de leur intelligence,aux patrons qui doivent leur assurer le bien-être et ne pas leur faire regretter de n'avoir pas quitté une ingrate patrie. Et lorsque nous aurons construit l' dîftce matériel que sera la Belglojue testeur e nous songerons à élever l'édifice moral. La guerre nous a montré des tares ou plutôt des ignorances morales, qu'il faut résolument^ dissiper. Il faudra s'efforcer de donner à une partie de notre peuple un sens plus exact de la probité et de la soliconté sociale. Il y aura peut-ctre quelcues rudes vérités à dire. Nous n'hésiterons pas. Il nous faudra encore acquérir des qualités qui nous manquent: la discipline, la méthode, et nous débarrasser de certains défauts, tels que la manie du dénigrement, l'esprit de mesquinerie, le particularisme étroit. Défauts de petit pays, dira-t-on. Nous ne le croyons pas. En notre temps, un pays ne se juge pas à l'étendue de son territoire mais à l'âme qu'il se forme Sammcs-rGus f.Kts enfin à remplir notre tâche toute notre tâche, si durs que soient les sacrifices ces int rêls personnels qu'elle exigera peut-être. Souvenons-nous que l'Europe, infère.- sée par notre vertu et nos malheurs, garde les yeux fixés sur nous. Nous lui avons montré que nous savions bien mourir, il nous reste à lut prouver que nous savons bien vivre. LE SOIR. L a nouvdî3 Dan.1 ses j-ineiicera une série d'articles et d'inte/views qui constitueront UiXK ENQUETE NATIONALE sur la recoustitation ùii p.;ys et sur les questions j,oiiiJtiues économiques, sociales, ino.nlcà, intellectuelles «,'u ■ porte. F.n voici un ppe^çu : I0-Situation politique, i onstitution. Pé; i- de de transition. Orientation générale des partis. Ouest ion des langues. 2° Rapports de ha l'oi; i. i e avec les puissants extérieures. Neutralité. 3° Industrie. Commerce. Présent et avenir de notre industrie.- 4° Finances.' Dette nubliuue. 13udf?pr nation*-.). Impôts Emprunts. Ressources nouvelles. 5° Travaux publics, f.vand.s travaux ii:v,vr-rompus Nouveaux travaux nérossï:ô;; par la guerre Che'nir^ de re-. C.annux. Port d'Anvers. Reconstitution des villes. G0 Question ag;i^ole.' Reconstitution du cliep tel n"tion;:l Syndicats agricoles. 71 Enseignement 8" Questions juriiiqueSt Questions nées cta la guerre. 9° S-ï nté. Hygiène. 10" Moralité publique. 1 • Qiir»sti n • so ia'o «. 1-2° Arts Lit ô «it ' e. -s nu!»!i »'0<;nh< îiftshroe'ui'n n'imÀ-v» un

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Zufügen an Sammlung

Ort

Zeiträume