Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1914, 02 Juli. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Konsultiert 20 Oktober 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/6q1sf2n614/
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JEUDI 2 JUILLET 1914 L'UNiQN DANS L'ACTION VINGTIEME ANNEE — N" 18» ABONNEMENTS Pour toute la Belgique Un an fr. 9.00 Six mois . . . . . . . 4.60 Trois mois 8.35 Gr.-Duchô de Luxemb, 20.00 jnion poitala. • • * »,* * 30.00 Directeur : Fernand NEURAY Edition (6 h. soir) Edition (10 h. soir) Edition if (minuit) LE XXe SIÈCLE ANNONCES Annonces ordin., petite ligne . 6.4$ Réclames (3* page), la ligne. 1.50 Faits divers corps . . » 4.00 Faits divers fin. . . » S.QO Séparations judiciaires » 3.09 Nécrologies .... » 2.00 Les annonces sont reçues au bureau du journa' 5 centimes le numéro Téléphones QB-éS et 3BQS InstaJZ2*£ire omnist in Ohristo Rédaction et Administration : 4, impasse de la Fidélité, 49 Bruxelles eu— .. ... - . ■ ■ ■ E D I T I ON ¥¥¥ C'est un grand et bon prince que vient de perdre l'Autriche : en François=Ferdioand j - ■ - ■ -HftoiBU (De notre correspondant ■particulier) Vienne, le 29 juin. Nui ne peut affirmer ce qu aurait, été Franz-Ferdinand comme souverain. Mais tous ceux qui l'ont approché sont à peu près unanimes à reconnaître en lui une personnalité de grand relief. Son trait dominant fut la volonté. Jusque vers l'âge de 35 ans, sa vie n'était pas des plus édifiantes. Il se convertit alors tout d'une pièce et il n'a jamais.plus dévié du droit chemin. Héritier depuis 1869 de la couronne d'Autriche, on songea à le marier. Il fut envoyé officiellement à Baden, près de Vienne, pour y gagner le cœur de sa cousine Christine, fille des archiducs Frédéric et Isabelle. La raison d'Etat exigeait cette alliance. Or il rencontra chez ses parents une comtesse qui leur servait de dame de compagnie. Elle n'avait pas du sang princier dans les veines, sa fortune était modeste; seule sa vertu et sa, beauté brillaient d'un vif éclat. Elle fixa les yeux du prince et son cœur, que sa cousine laissait froid, s'éprit passionnément d'elle. Dès lors le mariage avec Sophie Chotek fut décidé. Tout se ligua contre lui pour empêcher cette . alliance. L'empereur ne fut pas le moins rude opposant. Rien n'y fit et, une année après, Franz-Ferdinand et la comtesse Sophie Chotek liaient leurs destinées. De cette union sont nés trois enfants. Ils n'auront pas droit de succéder au trône, puisque le mariage de leurs parents est morganatique. Mais on assure que si Franz-Ferdinand eût gouverné il aurait trouvé un biais pour s'assurer dans sa famille une succession directe. La comtesse Clhotek, devenue/ par la grâce de l'empereur dont elle avait conquis l'affection et l'estime, duchesse de llohenberg, s'était imposée à tous par •se>j mérites._Cette femme supérieure exerçait sur son mari une profonde influence. Très pieuse et très catholique, elle maintenait son foyer dans une atmosphère de christianisme sérieux et pratique. Toutes les bonnes œuvres avaient en elle une protectrice décidée. Quand# les congrégations françaises furent expulsées, elle s'occupa de leur trouver un asile en Autriche et particulièrement en Croatie. D'origine tchèque et slave, elle avait gagné à son mari l'attachement de ces peuples. Des gens bien informés m'ont assuré que l'un des premiers actes de Franz-Ferdinand en montant sur le trône eût été d'accorder l'autonomie à la Bohême. On lui attribue aussi l'idée d'avoir voulu transformer l'Autriche en confédération, sur le modèle de la Suisse et des Etats-Unis. I'I eût étendu aux autres races les privilèges dont les Hongrois sont seuls à bénéficier à cette heure. v H était pénétré de la grandeur du rôle que l'Autriche devait jouer en Europe Associé plus étroitement depuis cinq ou six ans au gouvernement de la monarchie, il s'était surtout appliqué à renforcer son armée et .sa marine. Je ne crois pas, cependant, qu'il fut un belliqueux par goût. De même, les journaux français qui se sont acharnés à le icprésenter comme un gallophobe violent se trompaient. L'affection profonde qu'ii portait a sa femme l'inclinait naturellement vers les Slaves et, s'il eût vécu, je n'eusse - pas été surpris qu'il essayât de se soustraire a la/ direction absorbante cîe Berlin sur les affaires autrichiennes. Il n'aimait que médiocrement les Prussiens, et sa brouille avec Guillaume II n'a pas été ignorée du public. Il voulait une Autriche grande et forte, unie dans la paix entre ses nationalités, sous le sceptre des Habsbourg. Quiconque eût facilité son dessein l'aurait eu pour ami. #•# J ai entendu porter sur Franz-Ferdinand les jugements les plus contradictoires. Interrogeant deux correspondants de grands journaux sur son compte, à une heure d'intervalle, l'un me dit que c'était « le Louis XI de l'Autriche », et l'autre m'assura qu'* il ne dépassait pas la.médiocrité ». Ces diverses appréciations s'expliquent par le caractère de ce prince. Il parlait peu en public. Son action dans le gouvernement se développait, pour ainsi direj à l'ombre de l'empereur Il était l'ennemi-né de toutes les parades, des paroles et des gestes inutiles. Chacun donc pouvait le mesurer dans ses jugements au gré de ses passions ou de ses préjugés. On n'avait aucun fait précis à opposer. Mais je n'ai pas rencontré d'appréciation discordante sur la belle tenue de sa vie privée depuis sa conversion. Autant il était froid, sévère, réservé au dehors et à la tête de la flotte ou de l'arméé, autant il s'abandonnait, aimable et tendre, dans l'intimité du foyer. La famille de l'archiduc Franz-Ferdinand était la famille modèle en Autriche, et déjà le peuple tressait autour d'elle de délicates légendes. Quel avantage, au milieu de cette société où maris et femmes, j pères et mères oublient à l'envi leur devoir, d'avoir un grand de la terre qui sait montrer ce qu'est un père et ce qu'est une mère qui , comprennent leurs obligations ! Travailleur infatigable, appliqué à ses affaires personnelles comme à celles de l'JEtat, ; passionné d'art et de belles chçses, il n'avait rien d'étroit et de bigot, quoique excellent , catholique, dans la manière de concevoir et ] de vivre sa religion. Il la voulait libre pour i qu'elle pût sanctifier les âmes et sauver les sociétés. Il n'admettait pas qu'on la trans- 1 formât en instrument de domination sécu- , lière. La théocratie lui répugnait. A l'en- i contre de l'empereur François-Joseplh, au , moins au-début, il vit parfaitement tout le ] bien que l'Autriche pouvait attendre de j Liieger et des chrétiens-sociaux. Il les favo- . risa de tout son pouvoir. En ces derniers temps il 'le faisait plus discrètement, car, devant monter bientôt sur le trône, il ne voulait pas s'y présenter comme l'homme d'un parti, et il avait raison. Il n'est pas douteux, pourtant, que, devenu empereur, il aurait travaillé à étendre à toute l'Autriche les bienfaits apportés par Liieger et les siens à Vienne. Ce n'est donc pas sans le redouter que les juifs et leurs alliés le voyaient arriver au trône. On le voit. La disparition de Franz-Ferdinand laisse dans la monarchie bipartite un vide qui sera difficilement comble. La religion perd en lui un pieux fidèle et 'l'Eglise un protecteur aussi dévoué qu'intelligent. Karl WALLINGER CHRONIQUE DU JOUR » »o« LE CLÉRICAL INATTENDU L'« Etoile belge », dans son numéro du 29 juin, a publié un article sur les jurys d'examen dans l'enseignement. Elle trouve mauvais que les professeurs jugent eux-mêmes les produits de leur enseignement. On devine comment l'enseignement des « petits frères » fait les frais de la dissertation de IV Etoile belge ». Le gouvernement, pour favoriser les petits frèreç, a supprimé les jurys combinés et ëféc ainsi un >« régime de pieuse somnolence »... Dût l'« Etoile belge » s'en étonner, nous trouvons qu'il y a des choses intéressantes dans son article. Mais il nous faut, avec chagrin, lui apprendre que la suppression des jurys combinés est due à M. Frèr^-Orban qui la proposa en 1876. Ajoutons qu'à ce moment on reprochait au régime des jurys combinés... exactement ce qu'on reproche au régime actuel. Mais tout de même nous ne nous attendions pas à voir l'« Etoile belge » apprécier, comme elle le fait l'œuvre de Frère-Orban et prêter à son grand homme des intentions aussi clé-ricales.LE SUFFRAGE RESTREINT DÉFENDU PAR LE «PEUPLE» Le citoyen Boulanger continue à converser avec le « Peuple » qui, dans son numéro de mercredi, publie la lettre suivante : « Il n'est pas possible que je laisse s'accréditer dans les eprits vos déductions erronées. Je vous prie donc d'insérer ces lignes suivant mon^droit dans le même caractère que celui de l'articuflet du 27 courant me visant. Je suis conseiller communal socialiste de par un mandat queoe détenais de la Ligue ouvrière. C'est exact; mais c'est présenter la question trop grossièrement que de dire que parce que j'ai démissionné, je dois remettre mon mandat. Voici la question sous son vrai jour. La Ligue ouvrière de Forest en contribuant à mon élection dé conseiller et en la ratifiant s'est engagée auprès du corps électoral, c'est-à-dire que la Ligue et le torps électoral ont passé un véritable contrat dont ils sont, l'un et l'autre les deux «parties et moi l'objet. La Ligue en exigeant ma démission de conseiller, sans pourvoir à mon remplacement, commet un abus flagrant, en ce sens qu'elle ne tient aucun compte de l'autre contractant : le corps électoral. Je demande à ce que ce dernier soit en-tondu. La chose est d'une justice élémentaire. Pour ce faire, il faut accepter ma proposition faite au conseil communal le 25 mai demandant à ce qu'il soit procédé à une élection partielle et immédiate. Bien à vous. Orner BOULANGER ». A quoi le « Peuple » répond : « M. Boujanger a beau ergoter, il n'aurait pas été conseiller communal de Forest s'il n'avait été nrésenté par la Ligue ouvrière aux électeurs socialistes. N.'ctant plus n>a- 'mire c'e la Ligde, il ne représente plus personne ». Les électeurs? Ça ne compte pas .11 n'y a que la Ligue ouvrière qui compte. C'est elle qui élit les mandataires publics, c'est elle et non les électeurs que ces mandataires représentent, c'est devant elle qu'ils sont responsables et non devant les électeurs. Qui eût cru le « Peuple » si prompt à lâcher le suffrage universel pour le supplanter par ! le suffrage restreint ? »o« CEUX QUE LA VÉRITÉ A DÉLIVRÉS « Peuple » et « Chronique » nous viennent, de compagnie, aboyer aux chausses parce que nous avons dénoncé, une fois de plus, la laideur du monument Renard. Le « Peuple » parle de « la profonde érudition du sayant minéralogiste et géologue ». La « Chronique », en une phrase enthousiaste datée de 1S-18, défend « le noble esprit échappé de la geôle romaine ». Quand on parle de l'inepte monument Renard il est inutile de faire intervenir la minéralogie, la géologie et la noblesse d'esprit. Ceux qui ont élevé cette statue n'ont pas entendu glorifier le savant. L'inscription qui s'étale sur le socle : « Veritas liberavit eum » donne à l'apologie du défroqué sa véritable, sa seule signification. L'abbé Renard eut pu accumuler les grands travaux et faire des découvertes capitales sans que l'administration ixelloise eût jamais songé à lui élever une statue. Mais il jeta le froc aux orties. Geste glorieux que les rustiques citadins anticléricaux d'Ixelles ont jugé digne d'être commémoré par le bronze et transmis à la postérité par cette phrase : La^vérité l'a délivré.Ces mots disent que la religion dont l'apostat fut « délivré » ëst une religion d'esclaves et de menteurs. Le monument Renard est exclusivement une insulte aux catholiques et ceux qui l'ont élevé n'ont eu d'autre désir que d'outrager nos croyances. Quant à son caractère esthétique, nous sommes prêts à nous en remettre au jugement de M. Vandervelde, proche voisin de cet homme ridicule. »o« OCCASION PERDUE Parmi les membres de la commission d'enquête chargée de recfiercher les causes des récents effondrements du sol en divers endroits de Paris, se trouve le secrétaif© du syndicat des terrassiers, le citoyen Hubert. Ce citoyen parcourt les galeries du métro, en compagnie des ingénieurs et des fonctionnaires et- de temps en temps signale des défectuosités : « On vous a volé sur les matériaux », dit-il aux ingénieurs. Le « Peuple » se pâme d'admiration devant cette manifestation de la compétence technique, de l'intelligence et de l'honnêteté des militants des syndicats ouvriers. A la bonne heure ! Mais que n'a-t-on, à la belle époque, encoyé un secrétaire du syndicat des terrassiers et des paveurs à Schaer-beek, la commune fortunée où régnait et règne encore le petit père Bertrand à l'œil de lynx. A Schaerbeek aussi, on a « volé sur les matériaux » et point petitement!... Dans les Airs —-»o«— LES EXPLOITS D'UN AVIATEUR RUSSE L'aviateur russe Sikorsky parti de St-Péters-bourg avec trois passagers à une heure et demie du matin, atterri à Orcjia, d'où il est reparti après avoir remis au commandant de la place les ordres du général Soukhomlinow, ministre de la guerre. La distance de St-Pétersbourg à Orcha est de 570 kilomètres ; Sikorsky l'a parcourue en huit heures, établissant ainsi un nouveau record.Le même jour et dans les mêmes conditions, Sikorsky est allé d'Orcha à Kiew (450 km.) en 6 heures. Presse anticatholique et le mal bureaucratique m)< Enfin, quelques feuilles anticléricales s'oc cupent de nos articles sur les cumuls exagérés de certains fonctionnaires et les abus qu sévissent dans les administrations publiques Le «Peuple» lui-même s'est décidé à parler, Est-ce pour approuver notre campagne, est-ce pour dénoncer à leur tour des dilapi dations de l'argent de l'Etat,est-ce pour nor; aider, dans la mesure du possible, à réduii\ le mal bureaucratique qui a pris, en ces dev niers temps, des proportions inquiétantes 1 Non, .non, pas du tout, c'est au contraire pour nous attaquer. L'occasion était belle cependant, pour ce: journaux qui se flattent de ne rechercher que le bien de l'Etat et de dénoncer les abus des départements ministériels dont les ^ titulaires sont des catholiques ! Belle occasion ! Or aurait pu croire qu'ils allaient sauter dessus. Pas du tout. Ils s'en prennent à nous qui n'er pouvons mais ; ils hésitent, ils ergotent. Après avoir dit blanc, ils disent uoir, comme le « Matin », d'Anvers qui, après nous avoir ac= eusé do vouloir nous venger sur des fonctionnaires de Bruxelles de l'élection de deux libéraux dans le Limbourg, affirme, de source certaine, que notre but est de déboulonnci un fonctionnaire catholique qui a cessé de plaire!... A croire ce confrère si extraordinai-rement informé, ce n'est plus le Limbourg qui nous inspire, c'est le dénigrement. L^ « Gazette » nous reproche de ne pas examiner là ques'tion du point de vue de Si rius. Non, « Gazette », nous ne voulons pas nous borner à quelques vagues dissertations académiques et platoniques sur l'abaissement du niveau intellectuel et social des fonctionnaires; nous voulons dénoncer les abus. C'est ce qui importe le plus eii ce moment. Quand on aura fait apparaître tout le mal, les remèdes s'indiqueront mieux. Le « Peuple », lui, approuve, désapprouve et, en fin de compte, file par la tangente, non sans lâcher un feu d artifice de gros mots, histoire de n'en pas perdre l'habitude. *** iCes hésitations, ces tergiversation», ces contorsions d'aujourd'hui, chez ces redresseurs de torts, étonneront le public plus que leur silence d'hier. Les voilà bien les champions austères du pur devoir et de l'honnêteté politique ! Est-ce parce qu'un abus est signalé par un journal catholique que cet abus cesse d'être un abus pour eux 1 II y a cela-, mais il y a autre chose .encore. En y réfléchissant bien, on se dit que s'ils se décident enfin ;i parler, c'est qu'ils craignent quo les critiques ne tombent sur la tcte#de leurs aruis. Le correspondant du « Matin » et le Sinus de la « Gazette » paient d1 audace, mais suent la peur; oui, ils craignent pour les prébendes de leurs amis et ils ont peur aussi de l'aveu implicite quej sous le règne de l'infâme gouvernement clérical qui nous opprime,les hauts grades des ministères sont peuplés d'anticléricaux bon teint qui poussent le dévouement envers leur parti jusqu'à exploiter les deniers publics afin qu'on puisse accuser de dilapidation le ministère catholique!... Le « Matin » nous reproche de vouloir clouer au pilori un fonctionnaire catholique. Le « Peuple » nous reproche de ne pas le faire. Qu'ils tâchent donc de se mettre d'accord.Nous avons dit que nous ne nous attaquions pas aux personnes, mais aux abus qui ont pris depuis deux ans une proportion inquiétante pour l'avenir du pays. Les chacals qui espéraient la curée en 1912, furieux de leur déconvenue, se sont jetés sur les deniers publics avec férocité. Si le « Peuple » a envie de faire des personnalités qu'il y aille ; son pilori serait-il cassé, par hasard. Qu'il publie les noms des cumulards, pré-bendiers et grapilleurs, mais des siens comme des nôtres; nous ne craignons pas l'affichage. *** On nous reproche encore d'être plus préoccupé d'une plus équitable répartition de la * galette » supplémentaire que de sa suppression; c'est une erreur, Nous demandons, au contraire, qu'on cesse de payer des indemnités à ceux qui ne font rien, mais nous ne voulons pas qu'on prive les petits du fruit dt; leur travail. C'est une question d'équité élémentaire.Que ceux qui nous approuvent nous aident donc à signaler les abus, mais sans vouloir, sous prétexte de travailler au bien public, chercher à assouvir des vengeances personnelles. Voilà ce qui rend une campagne de ce genre difficile. Le ((Peuple» se vante de ce que ses hommes ont depuis longtemps dénoncé ces abus. Disons, pour être justes, qu'ils en ont eu quel ques velléités. Mais chaque fois qu'ils sont entrés dans la voie des critiques, on 'les a vus s'arrêter et tourner court, comme si une influence mystérieuse les avait dissuadés de continuer. Vous êtes trop suspect, ô «Peuple», pour vous permettre de suspecter notre sincérité. Vous ne combattez des abus que pour autant qu'ils vous servent d'argument contre les cléricaux ! Connu, beau merle ! — Quel est le ministre, nous demande-t-il, qui fera crever 'l'abcès? Nous sommes persuadés qu'ils s'y emploieront tous. Nous ne nous dissimulons pas que la tâche sera ardue, parce que l'Administration a fini par prendre dans l'Etat — le «Peuple» le reconnaît lui-même — un pouvoir presque absolu, échappant, pour ainsi dire, au contrôle du ministre. Les remèdes, nous n'avons pas la prétention de les donner ici. Peut-être verrons-nous à en indiquer quelques-uns, mais pour le moment ïl y a autre chose à faire; à chacun sa tâdhe, à chacun ses responsabilités. Quant à nous, nous n'avons pas la prétention de nous substituer au gouvernement; nous avons confiance en sa fermeté pour les réformes qui s'imposent : nous projetons la lumière dans les taupinières bureaucratiques pour lui permettre d'y voir clair et d'opérer. LE XXe SIÈCLE est lu pour sa RUBRIQUE SPORTIVE comme pour ses INFORMATIONS ET SES ARTICLES POLITIQUES ET LITTERAI-RES LES RÉFLEXIONS DE M. GRAINDORGE j Question de souliers et symptôme d'anarchie Les postiers parisiens estiment que l'Etat s ne leur paie jias un salaire suffisant. La vit \ ii '' enchéri; le cuir a haussé; le Sénat leur a ■ciusé Vaugmentation de traitement qu'ils / clamaient. Parce qu'ils ne recevront pas les souliers gratis, les postiers se sont mis [. en grève et en émeute; ils ont suspendu la s vie de relations de la capitale durant vingt-e quatre heures. Et le ministre des postes, ; •- prenant leurs ordres, et se soumettant à\ leurs injonctions, pour obtenir d'eux la ure- j e prise du travail, leur a promis toutes satis- \ factions. Vous avez lu le récit de l'aventure ici 0- -même, dans les notes si vivantes du corrcs-s pondant de Paris de ce journal. Elle est. jrotesque, burlesque, dramatique et na-n viante, tout ensemble. . En Belgique, lo.\ presse socialiste crie : : îj Bravo, les postiers parisiens ». Naturelle- \ s ment. Elle reconnaît les siens. Elle retrouve ; : tactique en la leur. Ce sont ses propres ; aspirations Qu'ils traduisent en faits. Leur j . reuvre, c'est le type de celle dont elle a fait j ^ 'on idéal. c Sans doute, pour donner le change aux j r .bourgeois d'ici, dont elle a besoin aux an-\ 2 nées de scrutin, elle affecte de présenter le j . conflit comme un épisode de la grande lutte j économique des classes. Successivement, -crit-elle, toutes les catégories de salariés j 3 entrent en lice contre Vorganisation capita- ; liste : « Après les grands corps de métiers ou * d'industrie, les fonctionnaires! A qui le . ? ■our, maintenant? » j! Diversion qui ne trompera personne d'at- ! tentif. Nous en convenons : le conflit a bien ; [. un caractère économique. Mais qu'est-il • I donc auprès de son importance sociale? Ce n'est pas seulement une question de souliers J ni de ressemelage qu'il y a, au fond, du sou- { lèvement des postiers : c'est surtout une ? crise de l'autorité publique et de l'organi- < 1 talion de l'Etat. ' L'Etat, en France, se désagrège de jour ' en jour. La coordination de ses fonctions essentielles se relâche progressivement. Les ressorts de l'autorité se débandent et les 3 rouages qui assurent l'exercice régulier du ■ pouvoir se déconcertent. Tout cela, par la ï vertu et dans la. mesure mtme des progrès , ■ des doctrines démagogiques. En France, le pouvoir parlementaire, — ri quel pouvoir parlementaire/... — a tout envahi. Il a évoqué à lui toute compétence ! - et absorbé tout droit d'imtlative. Le pou- ' l voir exécutif n'est plus qu'une sorte de se-'■> crétariat volant chargé de Vexpédition des 1 'T libérations du Parlement. Et le Parle- ■ •' hieni lui-même prend son investiture dans les clubs des factions, dans les loges des sec- 1 ! tes, dans les assemblées de la populace, ow , ; dans les comités des syndicats. l i C'est le règne de V Anarchie qui. se dé- j i clare. Oui, la sédition des postiers est un ; symptôme, mais un symptôme de la décom- ' > position politique du corps social. De plus en plus, chaque classe se désintéresse de la ' solidarité de devoir qui unit et subordonne > son intérêt à celui de la. société. De son acti-* vite professionnelle, elle ne voit plus que l'aspect économique personnel et immédiat et il n'est plus personne, parmi ceux qui ont 1 la responsabilité en même temps que le dé-5 pôt de la force publique, pour rappeler 4 ces égarés les obligations supérieures et inéluctables de leur sujétion civique. ] Je me trompe : quand une crise 'éclate, ; ceux qui se présentent en sauveurs de l'Etat menacé, ce sont ces chefs clu socialisme parlementaire qui n'ont pu faire leur fortune électorale qu'en exploitant les passions anarchiques que le devoir ministériel les oblige à combattre. ( Exemple édifiant pour ceux du dehors qui savent regarder! Utile et salutaire leçon pour ceux à qui, chez nous, certains préposent de pactiser avec les applaudisseurs des ' cheminots soulevés et des postiers séditieux! Graindorge. Le temps qu'il lait... et celui qu'il fera. La pression est inférieure à 755 mm. sur le nord-ouest de la Scandinavie (Bodoc 751 mm.), supérieure à 765 mm. sur l'est de l'Allemagne et l'ouest de la Russiç, uniforme et comprise entre 760 mm. et 763 mm. sur la Grande-Bretagne, la mer du Nord et l'ouest du continent. Des minima orageux s'observent à l'ouest de l'Irlande (Valentia 759 mm.), à l'entrée de la Manche (759 mm.), sur le nord de l'Angleterre (761 mm.), sur le nord-ouest (760 mm.) et le nord-est de la France (761 mm.). Le baromètre descend sur le g;olfe de Bothnie et la Finlande, et sur l'Irlande, l'Angleterre, nos contrées, l'ouest de l'Allemagne, la Suisse, ! le nord de l'Italie, la Frajnce et le nord de l'Espagne; il monte sur le reste de l'Europe. En Belgiouç, le vent est faible, de directions variées, et la température est comprise entre 21° et 24°. Prévisions r Vent faible, de directions variées; orageux. !... »o« Le premier ministre d'Albanie, Turkhan pacha, est en ce moment à Rome, où il cherche. à décider l'Itctlie à une action militaire en Albanie, de concert avec V Autriche. In-tcrviewé sur la situation à Durazzo, il a répondu textuellement : Le prince est encore à Durazzo. Il jouit d'une bonne santé, mais • il vit dans l'incertitude continuelle de ce qui poiirra arriver demain. *— Les médiateurs à Niarjara-FcùLls buti reçu une lettre du général Carranza leur demandant un délai pour consulter ses généraux. En suite de cette lettre, Us ont décidé de s'ajourner jusqu'à ce que les délégués constitutionalistes et ceux du général Carranza aient conféré sur-les problèmes intérieurs du Mexique. On ne croit pas que la conférence se réunisse à nouveau avant trois seihaines. t— On annonce de Berlin que l'ambassadeur de Russie a remis à la Wilhelmstrasse une protestation de son gouvernement, relativement à l'application aux sujets russes de la contribution financière extraordinaire vour les récents armements. Pour la Patrie La morî û\i lieateMEf-aviateur Liedel X-.EÎSt ATT .T I. — Le cortège funèbre sortant de la gare du Luxembourg II. — Le baron de Broqueville, ministre de la guerre, suivant le cortège funèbre. _ ■ 1111 MIII I Mil. ■ III —■ III..HMI . LA TRAGEDIE DE SERAJEVO 1 < Les funérailles LE TRANSPORT DE LA DEPOUILLE .* loe MORTELLE DE ^ L'ARCHIDUC ET DE SA FEMME est | Lorsque le «Dalmat» atteignit l'embou-de chure de la Narenta,à Metkovitch (Dalma.tic), Ie" le navire de guerre «Viribus Unitis» tira dix n ' , neuf coups de canon. Le «Dalmat» vint ac- • coster le cuirassé à bord duquel les cercueils re^ furent transportés. L'arrière-pont avait été se' transformé en chapelle et orné de pavillons dè | de guerre et de drapeaux. je. Vers 9 heures du matin, le «Viribus Unitis» ins j leva l'ancre et se dirigea vers le nord après tre avoir mis le pavillon de guerre et l'étendard arehiducal en pantenne. /a" Le «Viribus Unitis» abordera Trieste jeudi matin. De là, le corps de l'archiduc et de ki "" duchesse,seront transportés par train spécial à Vienne, où ils seront exposés solennellc-r ment dans la chapelle de la Hofburg jusqu'à vendredi. Après la bénédiction qui sera donnée co an jour-là, les dépouilles seront, dans l'après-or. midi, transportées à Arstetten, le domaine • de l'archiduc défunt. L'inhumation y aura V7 lieu à minuit, dans la mausolée qu'avait fait rn- construire l'archiduc défunt. re'_ L'empereur François-Joseph n'assistera pas à la cérémonie. Il sera représenté par le )rc nouvel héritier, l'archiduc Charles-François-lis Joseph. cc Une messe de requiem sera célébrée samedi matin dans la chapelle de la Hofburg, en présence de l'empereur et de la famille impé-riale. Après cette cérémonie, l'empereur re- . tournera à Ischl. , * * ?e- Mardi, à 8 heures du soir, le dreadnought ; /_ « Virilbus-Unitis », entouré de cuirassés et de torpillleurs, et ayant à bord les dépouilles m>o>r-lé- telles de l'archiduc François-Ferdinand et de la / duchesse de Hohen/berg, est passé tout auprès du port de Spalato, au milieu des sonneries de lè- cloches. Toutes les autorités, le clergé et une feule considérable se tenaient sur lès quais et ont rendu les honneurs au cortège funèbre qui au passait. Ceite scène à la venue du crépuscule était profondément saisissante. LE TESTAMENT DE L'ARCHIDUC sa~ Le délégué d'une banque de Prague, dans sse laquelle se trouvait déposé le testament de re_ l'archiduc François-Ferdinand, est arrivé -à Vienne avec ce document. ses Mardi après-midi, le testament de l'archiduc ire François-Ferdinand a été ouvert en présence de .l'empereur et de l'archiduc Charles-François-Joseph. Ce testament, qui est de vieille date prescrit que la fortune entière, mobilière et immobilière, de l'archiduc passe à ses enfants. L'usufruit de la fortune est lég-ué à la duchesse de Hohenberg. £ Après l'attentat LE SUICIDE DU COMMISSAIRE DE s POLICE é Le commissaire spécial de police, qui était s chargé de veiller à la sûreté de l'archiduc, s'est suicidé une heure après l'assassinat. » A LA CHAMBRE HONGROISE ^ La séance de la iQhambre des députés de Hongrie, mardi, a constitué une imposante |- manifestation de deuil à la mémoire de l'ar-a chiduc François-Ferdinand. 'j Le président a exprimé les condoléances de la Chambre. Les orateurs des différents partis ont pris ensuite la parole pour se faire les interprètes de leurs sentiments de deuil. 0 Le baron Eajacsias a déclaré au nom de la coalition serbo-croate qu'il se sentait dans e l'obligation de réprouver avec la plus grande a énergie le monstrueux attentat et a ajouté 1 qu'il espérait que cela ne jetterait aucune ombre sur les bonnes dispositions des Seibo- a Croates, attendu que leurs aspirations poli-ç tiques ont toujours été basées sur le fidèle attachement à la dynastie. A LA CHAMBRE FRANÇAISE Au début de la séance, mardi, M. Viviani a renouvelé l'expression ae ses condoléances ; et le témoignage de sa respectueuse sympathie envers l'empereur d'Autriche. M. Deschanel a associé l'assemblée aux pa-t rôles du président du conseil. 0 QUELLES MANIFESTATIONS TOUCHANTES ACCUEILLIRENT L'EMPEREUR a FRANÇOIS-JOSEPH, A SON RETOUR s D'ISOHL. e c Noue cueillons, dans une correspondance t viennoise de 1' « Etoile belge » ces quelques ;i détails qui montrent de quelle vénération est e entouré François-Joseph et par quelles manifestations touchantes la population s'est associée au deuil du souverain : s '( L'exemple de L'énergie dans cette ca-r tastrophe,^ c'est encore l'empereur qui nous le iX donne. J'étais ce matin à Penzig pour assister à l'arrivée du souverain, retour d'Ischl.I.e vieille lard étonnant avait sa figure grave des grands le jours. Le destin, malgré tout, n'est pas encore 5- parvenu à l'abattre. Lorsqu'il descendit de wagon, tous les fronts se découvrirent et uviç

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1895 bis 1940.

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