Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1914, 20 Januar. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Konsultiert 13 Juli 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/3t9d50gs3v/
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MARDI 20 JANVIER 1914 i 'lliSilOM DANS L'AGTIOM V1NGTTEW1E RTSTTEIS — FT3 zu ABONNEMENTS Pour toute la Belgique Un an. • « « • . ,fr. 9.00 Six mois . • . .... 4.S0 Trois mois •••••• 2.SS Gr.-Duché de LuxemJ). 20.0Û Dniou postale. . . . . XO.QO Directeur : Fernand NEURAY Edition ***■ (6 h-soip) Edition ( 10 h. soir) Edition Jf (minuit) LE XXᵉ SIÈCLE Tôlépbones 3546 et 3B8G Tnctaj'vare omnia in Ohristo Rédaction et Administration i 4>, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles ANNONCES Annonces ordin.. petite ligne » @««50 Réclames (3* page;, la ligne. 1.59 Faits divers corps • • * 4.00 Faits divers fin. . • » S.00 Réparations judiciaire» » 3.00 Nécrologies . « • • » 2»00 Les annonces sont reçues au bureau du journal 5 centimes le numéro EDITION I ENCORE les Loges Maçonnique I au Congo ï L'« «Etoile belge », la « Chronique » (M. FFulgence Masson) et le « Journal de Bruxelles » défendent contre nous, dimanche |matin,M. le ministre des colonies et son cou-Iplet de mardi sur les francs-maçons « perse-[ eûtes ». Tâchons de faire à ces trois i |Curiaces une réponse digne d'eux. | Peur les deux premiers, ce sera vite fait, fcas l'ombre d'un argument dans les « ga-jlipettes » de 1' a Etoile ». Notre excellent [confrère est de ceux qui revendiquèrent pour le F. . Capitaine, en 1912, le droit de prê-i cher aux soldats nègres, la chicote à la 'main, l'équivalence du Pater Noster et Ides danses obscènes à la lune. « Les danses à la lune ne sont pns beaucoup plus drôles que les processions du Saint-Sacrement », f disait alors 1' « Etoile ». Cette doctrine n a fpas rencontré, mardi, la laveur de la Chambre où personne, ni à gauche ni à l'extrême-; 'gauche, n'a osé la défendre. M. Brunefc l'a même reniée implicitement. Et M. Vander-velde a signifié à M.* Wangermée qu'il se serait volontiers passé de ses épanchements. Si doncT « Etoile » a encore pour les danses à la lune le goût qu'elle affichait en 1912, il faudra qu'elle le contente toute seule. Affligeante perspective. Oui oserait repro-icher à notre confrère de chercher dans les « galipettes » un refuge contre la mélancolie? Nous n'avons pas, pour notre part,l'âme à ce point cruelle. Bornons-nous à constater que 1' « Etoile » est au nombre des vaincus de mardi. On ne la reprendra pas de sitôt à danser à la lune et à aboyer aux mission-; n aires avec, le Fr.;. Wangermée. o** Si I' « Etoile ï a le chagrin plaisant, M. [ Fulgence Masson a la plaisanterie grave. [ Parce quo nous n'approuvons pas M. le ministre de refiiser d'interdire aux agents co : loniaux l'affiliation maçonnique, il nous ac cuse, figurez-vous, et tous les amis des missionnaires avec nous, d'intolérance! Evidemment! .Jamais un missionnaire ni un journa ; catholique n'avaient critiqué, à notre con naissance, avant les événements de 1912, la nomination, en qualité de magistrat ou df fonctionnaire colonial, d'un seul affilié de ls franc-maçonnerie. Jamais un seul colonial n'a souffert dans sa tranquillité ou dans set intérêts, au Congo et ici, en raison de sor affiliation aux loges. Jamais, tant que h forte, autorité de Léopold Iï fit sentir sa pré sence réelle, d'un bout à l'autre de la colo me, à tous les agents de rEtàt, les'«catholiques belges, tranquilles pour le libre aposto lat de leurs missionnaires, n'ont dénoncé k Maçonnerie à l'attention et aux sévérités di Pouvoir. On peut dc>nc défier M. Massoi d'établir que les missionnaires et leurs ami: aient fait aux francs-maçons un procès de ten dance. S'ils se sont émus, s'ils sont parti: en guerre, c'est pour des 'raisons de fait c'est parce que le fait Wangermée, illustran le fait de la conférence Sluys et suivi bien tôt après d'un odieux cortège de faits di même acabit a enfin découverts*, leurs yeuj les dessein» et l'action des Loges. Ces nom mes intolérants n'ont fait que se défendre Monsieur Masson. Et ils ont sauvé, en même ; temps que leur honneur, la colonie elle-même où la civilisation sera atteinte jusque dans ses racines le jour où les Wangermée [ seront assez nombreux et assez influent? f pour persuader à la majorité des indigènes ! que le choix entre le 'Pater Noster et les danses à la lune est une affaire de goût. I Et quand. M. Masson dénonce ce qu'il appelle la conspiration des. Jésuites contre | l'Etat ,il se croit à l'Association libérale de Mons, probablement, ou au théâtre d'un « salon » de Pâturages. A Mons et à Pâtu-[ rages — excepté les jours où M. Pépin fait la salle — il n'a pas besoin de preuves pour déchaîner les applaudissements. Ici bien. Noys attendons ses preuves. Le F.\ Wangermée écrivait à M. Vandervelde . « Les plaintes rédigées contre moi? Je m'en mo-<. que; c'est le Fr.\ Oasen qui les instruira »... Que M. Masson nomme un seul jésuite, de [ longue ou de courte robe, comme il voudra, qui, objet de n'importe quelle plainte, ait fondé sur son état de jésuite un aussi su-\ Perbe mépris pour le plaignant et une aussi f 5.®^? confiance dans l'indulgence du juge ! [ D'ailleurs, s'il croit aussi fermement qu'il le dit à la conspiration jésuitique contre la sûreté de l'Etat, que ne demande-til à la t Chambre, par voie de proposition de loi ou d'amendement ,d'interdire l'accès de la eo-. lonie à tous les membres de la Compagnie de Jésus? Nous l'avertissons que c'est le seul moyen de prouver la sincérité de ses appré-i tensions..» • Abordons maintenant, avec un tremblement dont nous prions le Ciel de dérober le ; spectacle au lecteur, le «(Journal de Bru xelles». Le «Journal de Bruxelles trouve notre article un peu a flou ». Tant mieux. On ; nous reproche si souvent le contraire ! Entre [ nous, nous l'avions fait exprès. Nous avons [voulu ménager le «Journal de Bruxelles»... Remarquons d'abord que notre vénérable | confrère ne peut pas ouvrir son parapluie ' au-dessus de la tête de M. le ministre des Colonies sans arroser copieusement M. le ministre de la Guerre; bien plus, sans s'arroser lui-même. Car il a loué abondamment, ! an passé, le ministre de la guerre d'avoir interdit les Loges aux officiers, c'est-à-dire d'avoir fait tout juste ce qu'il loue aujour-dhui M. Renkin de ne pas vouloir faire! Au risque d'affliger, pour la deuxième fois, notre "vénérable confrère en lui offrant un article trop «flou» pour sa verte vieillesse, nous n'insisterons pas sur le comique de cette situation. Voyons plutôt les raisons du «Journal de Bruxelles». Il n'est pas suffisamment prouvé, selon lui, Que la franc-maçonnerie veuille contrecarrer et détruire l'œuvre civilisatrice des missionnaires, placée par l'Acte de Berlin sous la sauvegarde de l'Europe. — Mais le rapport "juys, mais la lettre Wangermée, mais la circulaire Detry (révélée, en 1912, par le «-journal de Bruxelles^ lui-même) qui consultait les Maçons congolais sur les meilleurs moyens de détruire l'influence des missionnaires 1 — Ce sont des faits isolés, accidentels ; ce ne sont pas des preuves... Le «Journal de Bruxelles» est-il pourtant en état de citer des faits <« contraires », de produire par exemple un document ou un 'ait attestant la bienveillance d'une Loge ou d'un Frère — celui-ci agissant en sa qualité de maçon, bien entendu pour l'œuvre des missions 1 Pas un seul. Mais notre vénérable confrère connaît un franc-maçon colonial qui a comblé plusieurs missionnaires d'«attentions, et tout un lot de non-Maçons qui n'en ont pas moins tracassé odieusement les missionnaires. Argument formidable! Ainsi donc, pour convaincre notre confrère que la Maçonnerie coTispire contre la civilisation chrétienne au Congo, il faudrait lui apporter, en même temps qu'un aveu en bonne et due forme, signé par tous les membres du Suprême Conseil de la Maçonnerie belge, la preuve que tous les francs-maçons sont, à l'endroit des missionnaires, insolents, tracassiers^ méchants, et aussi la preuve que les missionnaires n'ont pas d'ennemis en dehors de la franc-maçonnerie! _ Hélas! nous avouons humblement notre impuissance. Illuminez, si vous voulez, notre commune impasse. Ces preuves-là, nous sommes hors d'état de les apporter jamais. Mais gardez-vous toutefois de transporter dans votre vie de tous les jours ce mépris des plus fortes présomptions, cette méfiance du fait, cet insatiable appétit de preuves et de contre-preuves. Vous ne passerez pas huit jours sans payer, et très cher, cette excessive naïveté. Chaque fçis qu'une Loge ou un Maçon a agi maçonniquement au Congo ou à propos du Congo, ç'a été pour déclarer ou pour faire la guerre aux missions : voilà un fait certain. Dès lors, pour tout homme de bon sens, la cause est entendue. *** Le «Journal de Bruxelles» termine sa plaidoirie en évoquant le spectre de l'intervention des gouvernements étrangers quo la puissance de la Maçonnerie internationale pourrait peut-être décider à faire des représentations au gouvernement belge si M. le ministre des Colonies se permettait de défendre à ses fonctionnaires de s'affilier aux Loges. Voilà de belle et bonne eau sur le moulin du « Bulletin antimaçonnique » ! Comment ! la franc-maçonnerie serait assez influente pour faire marcher les puissances ! Sur un signe de détresse de M. Goblet d'Alviella ou de M. Fernand Cocq, l'empereur d'Allemagne, le gouvernement britannique, le gouvernement des Etats-Unis montreraient le doigt — ou le poing — à notre pays? C'est donc que la Loge est cent fois plus redoutable que le «Bulletin»'ne le dit... Mais les alarmes de notre confrère ne sont pas si vives, nous le jurerions, qu'il voudrait le faire croire. D'abord, M. le ministre des Colonies n'est pas homme à reculer, quand il a le droit pour lui, devant le fantôme d'une hypothétique intervention qui couvrirait de ridicule, à la face de l'Europe, le gouvernement assez igno-. rant ou assez niais pour courir pareille aventure. Voilà que c'est nous maintenant qui ' devons défendre la réputation de M. Renkin et la dignité des gouvernements étrangers contre le «Journal de Bruxelles» ! Et puis, si I le ministre des Colonies redoutait, pour quelque motif que ce fût, une intervention étran-' gèrej nous sommes persuadé qu'il est assez ( patriote et assez homme de gouvernement ' pour ne le dire a personne, surtout pour ne pas le laisser dire dans la presse. D'ailleurs, le «Journal fie Bruxelles» n'aurait qu'à passer au ministère des Affaires étrangères ( pour savoir ce que le droit public et la dignité ( nationale commanderaient de répondre, le ^ cas échéant, à qui voudrait interdire au gou-5 versement belge de prendre, contre une so-* ciété malfaisante, des mesures dictées par s l'instinct de la conservation. . Que le gouvernement prenne conseil, dans ' cette grave question, de l'intérêt de la colonie et de l'intérêt de la nation uniquement. ( Fncore une fois, nous ne demandons contre personne, pour des raisons d'opinion ou de [ croyance, aucune mesure d'exception. Quand la Loge cessera de combattre, au mépris de l'Acte de Berlin, l'œuvre civilisatrice des missionnaires, il y aura lieu de désarmer, au Congo, vis-à-vis d'elle. Sinon, non : c'est l'évidence même. F. N. P.-S. M. Masson écrit dans son article à la «Chronique» que les fonctionnaires congolais ont «t le devoir de protéger les mission.s' ». Or dans le même numéro, un peu plus loin, la « Chronique » revendique pour les franc-maçons « le droit strict de contrarier Vaction des missionnaires ». Qui croire? Quand il plaît à la «Chronique» de se contredire, qu'elle mette donc le lecteur à même de distinguer, par un signe typographique, l'article sérieux de l'article de fantaisie. L'abonné aime ça.. Bulletin pQlits^iaa & organe officieux du cabinet romain, la Tribuina, annonce qu'un échange de vues se poursuit entre la Turquie et VItalie, au sujet de la rétrocession des îles du Do-clé canes e. Cet échange de vues -porterait sur la compensation à accorder par la Turquie à l'Italie pour les dépenses faites par celle-ci dans les îles occupées. L'Italie tiendrà fort peu à des concessions en Asie-Mineure, mais elle insistera pour qu'il lui soit remboursé tout ou partie des dépenses faites. La Tribuna ajoute que rien, jusqu'à présent n'a été précisé ait sujet du chiffre de Vïndemnité. —• Les négociations entre Turquie et Russie au sujet des réformes à introduire en Arménie continuent à progresser. L'accord serait fait notamment sur la question scolaire, résolue conformément aux désirs des Arméniens. Mais la Russie ne reste pas sans appréhension sur la suite des événements. Les Kurdes annoncent, en effet, que le jour même où paraîtra le décret de réformesy ils recommenceront le massacre des Arméniens. — Le ministre de Suisse et M. Bryan se sont mis d'accord sur les termes d'un traité soumettant à une commission internationale de cinq délégués toutes les questions entre la Suisse et les Etats-Unis qui ne peuvent pas être régées par la diplomatie. Le traité aura une durée d'au moins une année.i L'OBSERVATOIRE Lundi, 7 h. du matin. Le baromètre monte légèrement sur l'est de la mer du Nord, le Danemark, lè sud de la Scandinavie, l'est de l'Allemagne et la Russie; il baisse partout ailleurs. Le vent est faible d'entre N.-E. et S.-E. sur nos contrées, où la température est comprise entre 1° sur le littoral et 8° en Ardenne, sous zéro. Prévisions .Vent E. à S.-E. faible*. L'HIVER EN ALLEMAGNE ~ ' ' « T ï* : I ■ [ Ze froid sévit -partout en Europe avec une rare intensité; il a fait sortir en plus 'I d'un endroit les sangliers de. leurs bo-uges; cette photographie prise ces jours-ci en j Allemagne montre quelques solitaires en quête de nourriture. LES NOUVELLES Isera donnée le 25 janvier, à 8 h. 1/2 du soir, à la salle Acolian, 114, rue Royale, par M. R. Vallery-Radot. Le nom de M. Vallery-Radot, l'un des ar-} tisans principaux de la Renaissance catholi-i oued an s le monde littéraire français, surfit à dire tout l'intérêt de cette soirée. On patine On patine un peu partout depuis quelques 'ï jours à Bruxelles et aux environs. Au parc Léopold, un public de choix sillonne en tous | sens les étangs. Rappelons qu'on a là l'occasion de faire une bonne œuvre, tout en se livrant dans d'excellentes conditions à un I sport hygiénique : le prix d'entrée est, en ; effet, fixé à 1 franc au profit de l'Œuvre des . pauvres honteux* Entre Ostende et Douvres Le paquebot à turbines « Ville de Liège » a été*mis en service le 14 janvier et sera, jusqu'à nouvel ordre, affecté au premier service quittant Ostende à 10 h. 47 avec retour de Douvres à 16 h. 15. Il résulte des épreuves auxquelles ce paquebot a été soumis, que ce bateau a une vitesse au moins égale à celle du « Stadt Antwerpen », soit à peu près 24 nœuds. Une manifestation Dimanche, les exposants du « Village Moderne » à l'Exposition de Gand avaient organisé une charmante manifestation en l'honneur de M. L. Verstraete, secrétaire général de cette section, actuellement secrétaire particulier au ministère de l'Agriculture et des Travaux publics. Au cours du banquet obligatoire, un admirable Lronze, œuvre du sculpteur L. Sarteel, a été offert au héros de cette manifestation. Prochaines élections législatives A SOIGNiES Cartel ou pas cartel? Les délégués de l'Association libérale de l'arrondissement de Soignies se sont réunis, dimanche après-midi, à Braine-le-Comte. Par 99 voix contre 48, iï a été décidé de ne plus conclure le cartel avec les socialistes, d'après le système de la juxtaposition des listes, pour les prochaines élections législatives. A l'unanimité moins trois voix, l'assemblée a décidé de s'aboucher avec la Fédération socialiste pour savoir si elle était disposée à conclure le cartel sur les bases sui vantes : première et troisième candidatures aux socialistes ; deuxième et quatrière candidature aux libéraux. La décision devra être connue dans la huitaine, et l'Association se réunira à quinzaine pour désigner ses candidats. De son côté, l'assemblée des socialistes, réunie à Soignies, a voté le cartel, en envi-! sageant toutefois l'éventualité où il ne se produirait pas : « La Fédération socialiste...-» Considérant : » 1. Que le cartel par juxtaposition a réussi en 1912; » 2. Que les circonstances nécessitent comme alors l'union des anticléricaux* » Emet le vœu de voir se renouveler tel quel le cartel, qui a triomphé en 1912 ; » Emet également le voeu, pour le cas où cette proposition ne serait pas acceptée, de voir les partis anticléricaux concentrer leur action contre l'ennemi commun. » < Le président Wilson fixe an l" janvier prochain i'ouveriure officielle du canal de Panama. La date officielle de l'ouverture du canal de Panama a été fixée au 1er janvier 1915 par une ordonnance du président Wil-j son,nommant les membres du gouvernement de la zone de Panama et de l'administration du canal. Le colonel Goethals, ingénieur-directeur des trayaux, est nommé premier gouverneur et administrateur, avec pleins pouvoirs sur la zone du canal. Il sera assisté d'une commission composée des colouels du génie Hodges et Sibert, de M. H. Rousseau, ingénieur civil de la marine, et de M. 11. Met-calf, actuellement chef ae l'administration civile de la zone du canal. Cette commission devra prendre les dispositions pour assurer l'ouverture du canal le lor janvier 1915, après quoi elle se retirera. Un personnel de 2,500 employés pour le service du canal va être engagé. l'ANARCHIE des îartis politiques en France iO« Un aïoiiveau groupe parlementaire . ! (De notre correspondant particulier) Paris, le 13 janvier 1914. Un nouveau groupe vient de surgir de la lécomposition parlementaire, celui des «ré-mblicains de gauche ». Ce groupe aéclar e vouloir être exclu-ivement parlementaire et n'accepter ni les adicaux unifiés ni les républicains fédérés, .es promoteurs, MM. d'Iriart d'Etchepare, Thomson, Saurnande, Le Cherpy, ;ombrouze, Modeste Leroy, etc., se défen-[ent d'être caillautistes ou briandistes. On es a surnommés plaisamment « les ânes de îuridan ». Mais jamais expression ne fut dus impropre. L'âne de Buridan se laissa tiourir de faim entre deux picotins d'avoine, ^os : néo-républicains de gauche » ont, au ontraire, l'intention bien arrêtée de s'en-graisser aux deux râteliers. Ni les radicaux unifiés de M. Caillaux, ni es républicains fédérés de M. Briand n'onf a majorité, ceux-ci avec l'appoint de la Iroite, et ceux-là avec le concours des so-ialistes indépendants et unifiés. L'armée valoisienne peut se décompose!-' in si : 140 radicaux unifiés, 20 socialistes indépendants et 66 socialistes unifiés; soit 226 léputés sur lesquels le gouvernement peut ompter dans les circonstances difficiles. On tourra s'étonner que je n'inscrive sur les ontrôles que 140 radicaux unifiés, alors que a comité exécutif en annonce 150. Mais il n faut défalquer une bonne dizaine d'hé-itants qui lâcheront à la première occasion.. M. Aristide Briand trouvera en toutes cir-onstances le concours des cent trente dépu-és qui ont adhéré à la Fédération des gau-hes. A ce contingent, il peut ajouter, sans rainte d'êtie déçu, soixante à quatre-vingts ? >rogressistes ou libéraux, soit approxima- j ivement une petite armée de 210 soldats \ ûrs. ? Mais 226 conre 210, cela ne fait que 436 | éputésj et la Chambre compte 590 membres, i .es véritables arbitres de la situation sont f onc — non les droitiers, qui ne sont qu'une I ingtaine —1 mais les radicaux et les répu- f licains de gauche — au nombre de plus V /une centaine — qui ne sont ni unifiés ni 8 Édérès. Isolés, ces gens de la Plaine ne sont fi ien; groupés, ils peuvent être tout-puis- ' ants. Les promoteurs du nouveau groupe ont-ils i a,it ce calcul machiavélique ? Mais, je le rois: j'oserais presque dire que j'en suis.^ ûr. Des journaux affirment que ce sont des locards déguisés, d'autres les donnent omme des briandistes dissimulés. C'est là, 3 crois, une grave erreur. En parcourant la iste, je trouve des hommes qui font certai-ement des vœux pour le succès de la « Fé-ération des gauches », et d'autres dont le œur est rue de Valois. Mais ceux-ci comme eux-là ont des raisons électorales d'obser-er une neutralité prudente. Pour vous dire le fond de ma pensée, j avoue que caillautistes et briandistes me araissent vouloir se duper le plus cordiale-îent du monde dans le nouveau groupe. Ce 'est d'ailleurs qu'un embryon d'organisa- • ion dont la vie est encore incertaine. — « Ça ne va pas très fort ! nous disait, \ endredi soir, M. d'Iriart d'Etchepare. no-J re initiative est accueillie sans entnou-lasme, et il est fort possible que nous abandonnions dans quelques jours. » A. Vfrey. "■ ■ Dans le Sud africain — LA CREVE EST EN DECROISSANCE Les nouvelles reçues de Pretoria s'accordent dire que les autorités, à Pretoria, considèrent ne le mouvement de grève générale a échoué. Le gouvernement pourtant reste sur le qui-ive.On annonce officiellement que les forces de . défense seront maintenues en service jusqu'à ouvel ordre. Les unités qui ont fait une pé-ode d'exercices l'année dernière seront congé-iées les premières, mais celles-ci sont peu ombreuses. Les autres unités serortt concen-ées aussitôt que la situation le permettra dans s régions où elles servent maintenant afin de î livrer à des manœuvres. On signale une nouvelle tentative de sabotage ar la ligne du chemin de fer près de Fourteen treams. On a vu un homme se sauver à l'ap- , roche d'une patrouille. La ligne n'a pas été ndommagée. i Les Réflexions de M. Ciraindorge Il y a un an oîi deux, l}Amirauté brési" tienne avait commandé à un chantier naval ■anglais un cuirassé dreadnàught. Goût : une trentaine de millions. Mais, depuis lors, l'argent étant devenu rare, aucun indice de conflit ne se montrant à l'horizon sud-américain, et le bruit s'étant répandu que la.Turquie cherchait à acheter des cuirassés pour reconstituer sa flotte, le gouvernement brésilien se prit à réfléchir. Economiser 80 millions; éviter l'inconvénient d'ajouter à une flotte^ moins moderne ■mais homogène un cuirassé parfait mais isolé : agant pesé tout cela, VAmirauté brésilienne jugea plus propice de recouvrer ses millions. A deniers comptants, elle repassa son dreadnought au Grand-Turc. | — Sagessel proclamèrent les pacifistes. ! Hélas! ils ne voyaient que l'endroit^ des choses. ' La politique n'est point une affaire de chiffres absolus, mais une proportion de possibilités. C'est ce que l'on veut exprimer quand on dit que la patx est « affaire^ d'équilibre ». Rien ne permet d'affirmer à priori que réduire ses armements soit3 pour un ! pays, servir nécessairement la cause de la ! paix. | « Quelles sont les intentions de nos voisins? » Quel est l'état de leurs farces par rapport » aux nôtres? Quel mal pourraient'ils nous » faire? » Ce sont là des questions concrètes que ne peut jamais négliger de se poser Vhomme d'Etat le plus ami de la pair. Et il ne sera bo-n politique> qu'à la, condition df tirer de ces comparaisons de faits la règle de ses initiatives. Dans ce cas-ci, le cuirassé vendu par le 'Brésil, cuirassé de moins pour lui, est deve-[nu « un cuirassé de moins » aussi pour... la tGrèce, rival de l'acquéreur turc. ' Ce renfort d'un dreadnought presque [équipé assure à la flotte turque une supé-i riorité d'armement que la flotte grecque ne | pourra peut-être plus regagner. Or rappelez-vous que si la Grèce a pu, il y a un an, s'emparer des îles de VArchipel, ( c'est surtout parce que sa flotte comprenait un cuirassé moderne Z'Averoff auquel la _ Turquie n'avait pas d'unité- opposable. ', A présent, le Rio-de--Janeiro survenant, le rapport des forces se renverse au profit du vaincu d'hier; le rapport des résultats ne va-t'il pas se renverser en conséquence? La chose est bien à craindre... Il redevient, en effet, possible aux Turcs de ressaisir leurs îles et ils brûlent de prendre leur revanche. Admettront-ils la décision de VEurope? L'opinion grecque est alarmée. On parle d'un emprunt greç de 500 milliom à contracter d'urgence pour renforcer la marine grecque menacée. Ahui la vente par le Brésil à la Turquie d'un seul navire a suffi à jeter le trouble ■ dans toute la politique européenne! Et voilà, théoriciens du pacifisme sentimental de quelles profondes et incompressibles réalités la politique internationale est ■faite. Er. dépit des Congrès de la Paix et des . millionnaires philanthropes, il y aura tou-j jours entre peuples, à la base de leur vie de | relations, un fond effervescent d'inégalités naturelles. Il n'est point de moyen connu de niveler mécaniquement les contrariétés de races, de religion, de traditions, de civilisa" tion et de besoins entre lesquels l'Humanité ■ est, de fait, distribuée ; ni d'unifier la diversité des aspirations collectives, presque toujours tendues par la passion ou l'intérêt vers des buts contradictoires, et dans lesquelles se concentre et se résume la volonté nationale de chaque peuple. Qu'à un moment donné de l'histoire du monde Véquilibre européen et le sort de la. paix générale jmissent tenir à une banale opération de brocantage modifiant le port | i'attacht d'un bateau encore en construction : c'est une austère leçon de choses déportée plus large, il me paraît, que l'attribution à lun sénateur belge du prix Nobel pour la paix. Graindorge. Un jeune ministre de la Jeune Turquie Enver Paci e nouveau ministre de la guerre turc, &sé de 31 ans i peine. vi ■» * m i* . LE XXe SIÈCLE 1© moins cher des grandit ]uoticlienA belges Une lessive laborieuse f »»|<0>|<g' —i Le Conseil communal de Bruxelles a continué lundi à laver le linge sale des Hospices La séance est ouverte sous la présidence de M. Max. M. LiE BOURGMESTRE. — A la dernière séance du Conseil, un incident s'est produit entre MM. Max Hallet et De Mot. Je suis heureux de pouvoir annoncer que cet incident a été aplani dans des conditions conformes à leur dignité réciproque. (Marques d'approbation.)L'honorable bourgmestre annonce ensuite au Conseil que MM. Podevain et Ohapelincx, entrepreneurs de l'hôpital de Jette, protestent contre les attaques injustifiées dont ils auraient été l'objet à la dernière séance. ENCORE LES BANQUETS Parlant du banquet Dausset-Mesureur, M. le bourgmestre revient sur certaines ap-! prédations qu'il a émises à la dernière séance au sujet d'irrégularités qui auraient été commises au point de vue administratif. « J'ai dit qu'il devait y avoir eu une déli- ' bération du conseil des Hospices relative- ' i ment à la liquidation de la facture de la ' Taverne Royale, et j'ai ajouté qu'il était possible que certains membres du conseil des ; Hospices se soient prononcés sans savoir de . quoi il s'agissait. J'ai procédé depuis à une vérification des faits et j'ai constaté ceci : Pour chacune des séances du conseil des Hospices, un ordre du jour est envoyé aux conseillers. L'ordre du jour de la séance du 3 décembre portait ces mots : («Liquidation » du déjeuner Dausset ». Cette liquidation fut autorisée régulièrement. La procédure fut donc parfaitement correcte au point de vue purement administratif. » M. Max HALLET. — Je n'assistais pas à cette séance du 3 décembre, et je suis donc à l'aise pour en parler. M. le bourgmestre | semble, par sa déclaration, vouloir rendre hommnge à M. le Dr Delbastée. D'après lui, M. Delbastée n'aurait pas youlu mettre ses collègues « dedans ». Je crois que le bourgmestre se trompe. C'est M. Delbastée qui, par une simple annotation au dossier, annotation faite à l'insu de ses collègues, y a inscrit ces mots : « A liquide^ par l'administration ». Si le conseil des Hospices s'était prononcé sur la liquidation des frais du banquet par un vote régulier, ce vote aurait été mentionné au dossier. M. BAUWENS. — Il y «a donc eu irrégularité dp la part d'un membre du conseil des Hospices vis-a-vis de ses collègues et non irrégularité au point de vue administratif. C'est tout ce que je désirais souligner. M. BRABANDT. — Au sujet de la liquida-1 tion du banquet, il me semble qu'il y a ou une conversation entre MM. Frison, Delbastée et Bauwens. Je ne sais ce qui en est résulté. M. 0. HUYSMANS. - Il me semble ! Il me semble ! M. LE BOURGMESTRE. - La moralité de cet incident est qu'il est désirable que les conseillers des Hospices lisent plus attentivement les ordres du jour inscrits sur leurs convocations. M. C. HUYSMANS. — Nous n'avons pas besoin de ces leçons continuelles. Que signifie cette attitude? M. BAUWEN^S. — Faites attention à ce que vous dites, monsieur Brabandt. Vous appartenez à un parti dont la presse ment constamment. M. BRASSINE. — Je proteste. C'est la vôtre qui ne cesse de mentir. QUELQUES QUESTIONS ï N TE CESSANTES DU DOCTEUR VANDERVELDE M. VANDERVELDE. — M. Camille Huys-mans a fait allusion à mon attitude à plusieurs reprises en parlant du Dr Thoeîen. M. Thoelen est mon collègue à l'hôpital SiaintrJean. Nous sommes d'excellents amis. Depuis quelques mois le docteur Thoeîen fait l'objet,^ ae la part du conseil des Hospices, d'enquêtes répétées. J'ai essayé de démontrer aux administrateurs que le Dr Thoelen est un excellent collaborateur-. Je n'ai pas réussi à les convertir. Je désirerais à ce propos savoir si le conseil des Hospices peut suspendre pour deux mois un praticien dévoué aux malades sans que le conseil communal ait à intervenir.^ La « Semaine politique » a écrit dernièrement qu'on avait une singulière façon de comprendre la pédagogie aux orphelinats. On punit des enfants notamment en les empêchant de sortir. M. G. HUYSMAN-S. — C'est exact. M. VANDERVELDE. - Je voudrais savoir quelle a été la suite donnée à la protestation de la « Semaine politique ». M. C. HUYSMANS. — J'ai obtenu satisfaction.M. VANDERVELDE. — Divers journaux ont dit que l'on avait pa,yé certaines sommes k MM. Sluys et Smeltens pour la cité des orphelins. Est-il exact que ces sommes ont été prélevées sur le « crédit spécial pour gros œuvre » de l'hôpital de Jette ? Parlant de la situation des orphelins, l'orateur rappelle qu'un ordre du jour a été voté jadis par le conseil communal. Cette question aurait dû faire l'objet d'une étude sérieuse de la part du Conseil des Hospices. Celui-ci au lieu de nous soumettre un plan d'ensemble a pris des mesures isolées. Je voudrais ©btenir à ce sujet quelques précisions.M; Bauwens a attribué à l'enseignement universitaire l'augmentation du nombre des malades dans les hôpitaux. Il se trompe. Si les hôpitaux sont encombrés cela tient à la présence dans les salles de malades incurables. Le remère consiste dans la création d'un dispensaire spécial pour cancéreux et rhumatisants. L'orateur se défend contre les attaques dont son collègue et lui ont été l'objet. Les questions politiques, dit-il, ne m'intéressent pas. C'est pourquoi je demande aussi qu'on ne fasse pas de politique dans l'administration.M. le BOURGMESTRE, répondant à M. Vandervelde sur un point de son discours, déclare que de l'avis du comité consultatif constitué au sein de l'administration communale, toutes les peines de suspension infligées par le Conseil des Hospices doivent être — quelle que soit leur durée — soumises à la ratification du conseil communal. Jusqu'à présent cet avis n'a pas été soumis à l'examen du Collège.) M. MAES, échevin, • « Je l'en saisirai demain.iM. JAUQUET répond à M". Vandervelde

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique gehört zu der Kategorie Katholieke pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1895 bis 1940.

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