L'information de Bruxelles

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s.n. 1916, 10 Dezember. L'information de Bruxelles. Konsultiert 28 Juni 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/7m03x84q74/
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21* Année, N* 50. QUATRE pages — Prix du numéro : 10 centimes Dimanche, 10 Décembre 1916. L'INF0RMATI0N ABONNEMENT : Un an. fr. 5.oo — Six mois. fr. 2.5o Trois mois, fr. 1.25. On s'abonne dans tous les bureaux de poste et aux bureaux du journal même. DE BRUXELLES REVUE HEBDOMADAIRE Affilié à l'Union de la Presse Périodique belge Téléphone B 7029 Compte ohèquea postaux n« 8 ai inD i nv ijo r* at uni ivnr a ne ANNONCES : La ligne de SO m/m de largeur . . . .Ir. 1.-* » » » dans le texte. 2.5( PETITES ANNONCES : La ligne de 45 millimètres . . . . fr. 0.3! Les annonces sont reçues par les Agences dt ■r. ..i i^.. AVMli.Bi.xMM»»* À K/l i ^ ci iilsur^.DkflKTmM r\ r deii i vri i re n.. • > SOMMAIRE : iegr BUCAREST La soif russe de conquêtes - LA CRISE ANGLAISE - Athènes menacée et soulevée CRAINTES ITALIENNES LA BULGARIE, d'après I' « lllustrirte Zeïtung . Bibliographie : Vlaamsch Leven, n° 9. — Der Belfried, n° 5. — La Gazette des Ardennes. — Le Continental Times. — Le Crime contre l'Europe, par Sir Roger Casement — Les Droits et les Devoirs des Etats neutres. — Concerts « Volbach ». — Les expositions : « La Boutique », 14, rue Coudenberg. — Rassenfosse, che? Dietrich et Cie, rue de la Montagne. — A la Salle Studio, 2, rue des Petits Carmes — A la Salle Aeolian, rue Royale. Etudes et esquisses provenant d'ur camp de prisonniers en Allemagne. — Nos peintres — Galerie Royale, rue Royale, 138. — Les Théâtres. — Erratum. Vers l'Avenir, pour la Paix, la Vérité, la Justice et le respect des droits de tous. L'Information de Bruxelles. Avis. L* i31 Décembre prochain se termina le trimestre et l'année fin cours. Mous prions nos abonnés postaux dont l'abonnement pivnd fin A cette date, d'en assurer à temps le renouvellement, afin de ne pas subir une interruption dans l'envoi du journal. Les lecteurs qui désirent s'abonner à « L'Information de Bruxelles » sont priés de s'adresser au bureau de poste de leur localité et de s'y faire inscrire. Le prix est de fr. 1.25 (un mark) pour trois mois. On peut également prendre l'abonnement aux bureaux du jouriml même : rue Neuve, l U8, et se procurer, en portefeuille ou broché, la collection complète des années 1915 et 1916 de notre revue, ainsi que les numéros de 191/1, parus pendant la guerre. Pour satisfaire à de nombreuses demandes, nons avons mis à la disposition des lecteurs une édition de luxe, sur véritable papier featherweight, à vingt centime*• le numéro. L'abonnement doit en être pris pour une année entière et coule fr. 8.50 rendu à domicile. Bucarest. La France avait envoyé en Roumanie le général Ber-thelot, « le bras droit du général Joffre », avec vingt-cinq officiers d'état-major; l'Angleterre leur avait adjoint, à défaut, de Kitchener resté en route, une bonne douzaine de stratèges d'un mérite sans doute analogue ; la Russie avait remplacé son ministre en Roumanie par le général Mossoloff, un connaisseur approfondi des conditions de la guerre dans les Balkans. Le général Sakharofl, avec une armée russe, était 'chargé Ide mettre à néant les progrès germano-bulgaro-turcs dans la Dobroudja; le général Broussiloff avait dû étendre son front de trois cents kilomètres vers le sud, pour protéger la frontière moldave ou même faire une nouvelle incursion en Transylvanie. Le général Sarrail devait, en même temps, du sud de la Macédoine, marcher sur Sofia, qu'une offensive russo-roumaine, grâce à un passage du Danube, allait aussi atteindre par le nord. Gonstantinople, la Galicie, Budapest, Vienne même, à en croire un interview du Roi de Roumanie, auraient rapidement succombé devant cette association de tant d'efforts. C'est la rage au cœur et le rouge au front, écrivait M. Gustave Hervé en tête de sa Victoire du 28 novembre, que nous assistons à l'invasion de la Pioumanie. » Ni les lîoumains, ni les Russes, ni les états-majors franco-an-glais, n'ont pu renverser le cours adverse des choses dans la Dobroudja. La tentative des Roumains de passer le Danube a lamentablement échoué tandis que celle de Mackensen a brillamment abouti à la jonction des forces centrales. Après avoir dû évacuer les secteurs de Transylvanie ci'abord envahis, les Roumains n'ont pu garder assez longtemps les montagnes fortement retranchées ni empêcher leurs ennemis d'arriver à la plaine. La victoire de ceux-ci du i5 au 17 novembre, à Târgou-.Jiou, a été suivie d'une série de marches et de succès d'une rapidité presque sans exemples; ils ont été couronnés les 2 et 3 décembre par leur triomphe sur l'Ardjesch et le 6 par la prise de Bucarest. Près de trois cents kilomètres, à vol d'oiseau, séparent la point© occidentale de la Roumanie des lignes actuelles des Centraux à l'orient de la capitale. Plus de deux cents kilomètres, du sud au nord, de Zimnicea sur le Danuhe à la frontière transylvaine, mesurent dans l'autre dimension le pays conquis en une quinzaine de jours : c'est deux fois la Belgique. Sinaïa, la résidence royale d'été, Càmpina et Ploechti, centre de production du pétrole, et au-delà de Bucarest le cours inférieur de la Dimbovitsa et de l'Ardjesch, marquaient le 6 décembre la limite orientale de l'occupation, et le bulletin allemand ajoutait laconiquement : « les opérations et les combats continuent plus loin », de façon à rappeler le cri de Blucher : « Vorwârts, Preussen ! » (en avant, Prussiens), le soir de Waterloo. Leur front est rectifié et raccourci de plus de cinq cents kilomètres. A l'avance, l'on avait essayé d'atténuer l'impression que devait produire le coup. La prise de Bucarest, avait dit benoitement le Temps, n'aurait qu'une importance toute secondaire. La forteresse de Brialmont, au lieu d'être renforcée depuis deux ans qu'on avait eu pour se préparer, avait au-contraire été déclassée au dernier moment ! Si on examine une carte, on peut se rendre compte da la situation. Les fortifications de Bucarest avaient été érigées surtout contre la Russie; elles seront peut-être plus utiles aux envahisseurs, armés d'une artillerie supérieure, qu'aux défenseurs en déroute. Les Alpes transylvaines ne sont plus une barrière pour les Austro-Allemands : arrivés à leur pointe du sud-est, ils vont peut-être, en remontant vers le nord en Moldavie, tenter la même opération qui leur a réussi en Valachie : dès lors la Russie méridionale serait directement menacée et les troupes russes en Bukovine exposées à être gênées par leur flanc sud. Cent et vingt mille Roumains sont prisonniers : deux cent et cinquante mille morts ou hors de combat ! Le reste de la troupe coupée en Petite Valachie s'est rendu. Au point de vue du ravitaillement, on reconnaît aujourd'hui que l'insuffisance et l'encombrement du réseau roumain n'a pas permis de transporter à temps en lieu sûr les approvisionnements en céréales et peut-être en huiles minérales : il est douteux que l'on ait eu le loisir de détruire les installations, même de surface, des puits pétrolifères. Les journaux russes reprochent vivement aux Roumains de ne pas avoir réussi à soustraire leurs provisions aux vainqueurs. La voie du Danube est ouverte aux transports militaires des Centraux jusque près de Silistrie, sur un cours de cinq cents kilomètres. C'est une décharge essentielle pour le chemin de fer Belgrade-Sofia-Constantinople, surtout pour les matières encombrantes et pondéreuses. D'autre part, les lignes ferrées roumaines d'Orsova à Bucarest, de l'ouest ti l'est, et du nord au sud, de la passe de Vulcain à Craïova, et de là à la frontière serbe et à Calafat ; puis du défilé de la Tour Rouge à Carabia sur le Danube, de Predeal vers le centre du pays avec embranchements vers Tournou Magonrele, Zimnicea, Giourgiou et Olle niza, sont à la disposition des envahisseurs. A ces points sur le Danube, ces voies se raccordent avec une série de lignes bulgares : celles-ci traversent déjà les Balkans le long de l'Isker et de la Jantra, et deux autres lignes transbalkaniques sont en construction plus à l'est, reliant la Dobroudja, Soumen et Varna avec le sud de la jiénin-sule. Toutes ces communications sont devenues utilisables : leur importance, au point de vue des transports de munitions et d'approvisionnements, résulte des instances faites pendant deux ans par les puissances centrales auprès de îa Roumanie encore neutre pour obtenir le passage. 11 faut conclure que la possession de la Valachie et de la Doubroudja constitue pour les Centraux une conquête stratégique et économique de premier ordre. On a pu dire, d'une part, que l'encerclement anglais est devenu inefficace pour une durée indéterminée : le roi de Roumanie a déclaré lui-même spontanément que l'organisation allemande saurait tirer de son pays le double de oe que son agriculture arriérée lui faisait produire jusqu'ici. D'autre part, la Bulgarie et la Turquie reçoivent une protection et une garantie nouvelles, au moment où leurs adversaires séculaires, le nouveau ministre-président russe M.Trepoff en tête, les menaçaient avec le plus d'assurance d'un anéantissement complet, et c'est la Russie elle-même qui se trouve menacée dans sa région méridionale industrielle et agricole assez sensible ; son front est étendu vers le sud sans augmentation correspondante du nombre de défenseurs, vu les pertes énormes de l'armée roumaine de première ligne, fauchée à concurrence de plus de moitié. Les défenseurs ont renouvelé la faute immense commise l'an dernier par les Piusses en Pologne : ils ont poussé la population à fuir avec ses meubles et son bétail. Si cette manœuvre réussit, les envahisseurs se trouvent dispensés de pourvoir au ravitaillement de ces fugitifs, disposent d'autant plus de provisions du pays, et ont plus facile aussi à maintenir l'ordre. D'autre part le désordre de l'organisation et des transports russes a des conséquences fatales pour une forte proportion de ces pauvres gens. Une partie d'entre eux, bousculés par les convois militaires, dont la déroute encombre les chemins, est arrêtée au cours de la fuite, jetée dans les fossés et les champs, laissée sans ressource et sans secours. Faute de surveillance, les fuyards s'abritent contre les intempéries de la saison dans les meilleurs logis et les pillent consciencieusement : on sait que le paysan roumain a une tendance à méconnaître les droits de propriété des boyards et à se révolter contre eux. Après, du reste, on ' mettra les dégâts au compte des envahisseurs. C est ainsi que, dans un désordre navrant, s'effectue cette évacuation là où la rapidité de la marche des Centraux ne l'a pas rendue impossible. Et l'on paraît vouloir étendre encore ce système : les villes de la ligne du Sereth, aux confins de la Valachie et de la Moldavie, notamment Braïla, Galatz et Focsani, doivent être également évacuées, à titre de forteresses, par leur population civile ; et celle-ci va s'entasser dans des conditions lamentables dans ce qui reste de la Moldavie ou en Russie, où il y a déjà assez de réfugiés et de désarroi, de pénurie et de misère ! C'est cet afflux de populations chassées par leurs « protecteurs douteux » qui va y ramener l'ordre, la confiance et l'abondance peut-être I Les journaux neutres et même certains organes de 1 Lntente ne cachent pas leur admiration pour le résultat obtenu en Roumanie par les puissances centrales, avec le concours justement mis en lumière des Bulgares et des Turcs. Tout en contenant suffisamment les agressions des Alliés sur la Somme, en Galicie, sur l'Isonzo et en Macédoine, les Centraux ont su déployer une force offensive victorieuse contre le nouvel ennemi dont l'intervention semblait devoir faire pencher la balance contre eux ; ils ont profité de celte intervention pour s'assurer de grands approvisionnements, de meilleures et multiples communications, un raccourcissement sensible de leur front, et pour obliger au contraire leurs adversaires à étendre le leur de la Bukovine jusqu'à la Mer Noire. Au point de vue stratégique, militaire, la campagne de Roumanie brille comme l'une des plus remarquables de l'histoire, surtout en présence des avantages que donnaient aux Roumains leur initiative et leurs défenses naturelles. Les conceptions de Hindenburg et de Ludendorff, de Mackensen et de Falkenhayn, la bravoure et l'endurance de leurs troupes sont une fois de plus reconnues universellement à leur haute valeur. Il faut signaler que le chef de l'état-major austro-hongrois, générai Conrad von Hoetzendorff, qui a pris une part éminente à toutes les dispositions militaires, vient d'être nommé feldmaréchal par le jeune empereur. Quant à 1 ensemble de la cause des Alliés, elle reçoit une nouvehe et grave défaite. Ils voulaient l'an dernier faire leur jonction avec la Russie par les Balkans et les détroits : ce sont les Centraux qui ont fait leur propre jonction à travers la Serbie et repoussé leurs adversaires de Gallipoli. Le nouvel essai de ceux-ci, en partant de la Macédoine et de la Pioumanie comme points de départ, n a pas moins échoué, et a également fini par l'amélioration des communications, de l'assiette des Centraux depuis 1 Adriatique jusqu'à la Mer Noire, et depuis les Carpathes jusqu aux Dardanelles. L'expédition russo-anglaise en Turquie d'Asie parait enrayée en même temps; elle serait abandonnée même, s il faut en croire certains bruits. La Bulgarie a, vis-a-vis de la Roumanie, sa revanche du coup de couteau que celle-ci lui a porté dans le dos en 1913. Et la 1 urquie victorieuse aussi, s'organise de mieux en mieux. Telle est la portée des événements dont la prise de Bucarest est le symbole. La crise anglaise. Un drame vient de se jouer dans les coulisses de la vie politique anglaise : il a abouti à l'assassinat, moralement parlant, du chef du gouvernement. Il tombe victime d'une intrigue de corridors et d'antichambres. Rien sur la scène du théâtre parlementaire, c'est-à-dire à la Chambre des Communes, 11e semblait devoir provoquer cette retraite. Les traditions constitutionnelles, si précieusement cultivées en Angleterre jusqu'ici, avaient, en théorie du moins, toujours établi qu'un homme d'Etat et surtout le président du conseil ne devait se relirer que devant un

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'information de Bruxelles gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Bruxelles von 1915 bis 1918.

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