Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 08 Janvrier. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Accès à 05 fevrier 2023, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/xg9f47j22s/
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Jeudi 8 janvier 1914 No 6 Vingt-sixième année ABONNEMENTS i ■tu u Mm*. ai triai*, trucs fruci francs ANVERS . . 16.00 8.00 4.50 INTÉRIEUR . 18.00 9.60 8.36 EXTÉRIEUR . 30.00 16.60 8.00 On «'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1" de chaque mois et ne peuvent dépasser le 3] décembre. BUREAUX : Marché-aux-Œufs, 91 - ANVERS Téléphone i 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR f Vf 33 2 d* rriirmnnirafîan raloliva a Fnrlniinicfratinn aii à In v&A «•ti» >Jnit êfvp adressé à M .1. BACOT. directeur-rédacteur en chef do journa INSERTIONS : La grande ligne i Annonces ordinaires .... 60 cmt* Demandes et offres d'emplois . 40 » Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 76 • deuxième insertion • 26 » Annonces financières » 1 franc Pour une série d'annonces et pour Itl annonces d'émission, on traite à forfait. Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'aprèl l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 5 centimes ACTUALITÉS LE PROBLEME DES FLOTTES (IV) En Allemagne, la durée du service obligatoire est de trois ans dans la marine comme dans l'artillerie ou dans la cavalerie, mais les hommes du contingent restent simples matelots pendant leurs trois années sans avoir sur ceux de l'armée de terre aucun avantage de solde. Aussi presque tous quittent-ils la marine dès que leur service obligatoire est terminé, et les rengagements sont exceptionnellement rares. Le résultat en est que la marine de guerre allemande renouvelle chaque année vingt-huit pour cent de ses effectifs, tandis que la proportion correspondante dans la marine anglaise ne dépasse pas dix pour cent. On se refuse en Allemagne aux sacrifices d'argent qui seraient nécessaires pour retenir dans la flotte un plus grand nombre de matelots et de gradés. Le recru tement de ceux-ci, plus encore leur maintien au service, devient de plus en plu; difficile à mesure que la marine allemande se développe. Déjà, il a fallu améliorer la situation des sous-officiers sous peine d'en manquer presque totalement. L'Italie possède dans la population de ses côtes un réservoir d'hommes qui suffit largement à ses besoins. Elle applique le système de l'inscription maritime avec une durée de service obligatoire fixée à trois ans, et les engagements volontaires ne lui manquent pas : environ trois mille engagés par an contre sept mille recrues prises d'office. Ici, la quantité ne fait pas défaut, mais la qualité est déplorable. Plus de cinquante pour cent des marins sont complètement illettrés, c'est-à-dire inaptes aux spécialités et incapables d'acquérir des grades. De façon permanente, les sous-officiers sont en nombre insuffisant. L'industrie; qui a besoin de contre-maîtres, enlève à la marine les meilleurs de ses mécaniciens, et les capacités techniques de ceux qui restent ne sont pas toujours à la hauteur des fonctions qui leur incombent à bord des navires modernes. Pas de marine où la tâche des officiers soit plus accablante : ils doivent littéralement se charger de tout et pourvoir à tout. L'Autriche recrute aussi ses marins parmi les habitants de ses côtes, presque tous incorporés d'office pour quatre ans. Elle a très peu d'engagés volontaires, encore moins de rengagés, et elle s'efforce en vain de multiplier les enrôlemenls de mousses. L'accroissement de sa flotte pose depuis peu, pour elle, le problème du personnel maritime qui, dans cet empire formé de tant de races différentes, présente des difficultés particulières. A bord des navires autrichiens, on ne parle pas moins de neuf langues, et, si le règlement oblige à articulier d'abord le commandement en allemand, il faut le répéter immédiatement en italien et dans les divers dialectes slaves. La Russie n'a guère pour marins que des paysans complètement ignorants des choses de la mer, presque tous illettrés, et dont la formation dure en moyenne plus de deux "ans sur une période de service obligatoire de qnatre ans et demi. Elle s'épuise, elle aussi, à enrôler des mousses, à chercher des engagés volontaires parmi les ouvriers d > l'industrie ; elle n'y réussit point. Là tout est à organiser ou à créer, et le conseil' des amiraux en est encore à étudier les moyens de former des sous-officiers pour le service des navires d'un type nouveau. Là encore, toutes tes besognes du bord retombent sur les officiers. En France, on a toujours eu recours à l'obligation. Les inscrits maritimes, c'est-à-dire les marins de profession doivent à la flotte un temps de service actif théoriquement fixé à cinq ans et pratiquement réduit à quatre ; — comme compensation, ils jouissent de certains avantages : pension de retraite acquise de bonne heure, monopole de la pêche côtière et de l'einbar quement sur les navires de commerce français. Quant il a servi à l'Etat, l'inscrit jouit du monopole de la pêche sa vie durant. Tout le monde a le droit de pêcher du poisson dans la mer ; l'inscrit seul a le droit de vendre le poisson qu'il a péché, soit directement au c.< nsomma leur, soit à des intermédiaires du commerce. Ces avantages n'ont pas paru longtemps suffisants. Aujourd'hui, l'inscription maritime ne donne plus à la France, ni assez d'hommes pour armer, ses navires, ni surtout des hommes assez instruits pour y remplir d'autres emplois que ceux de matelots d° pont ou de manœuvres sans spécialités. -\ tout pr.'n-dre, la plupart ont du moins une certaine habitude de la mer, à défaut d'aptitudes industrielles et, surtout, d'esprit Militaire, et on a tout intérêt à les utiliser. L'an dernier, on n'en a pas embarqué plus de quatre mille ; on en attendait trois fois davantage. Le nombre des engagés volontaires n'augmente pas autant qu'il serait souhaitable pour subvenir aux besoins de la marine française. Il n'a jamais dépassé cinq mille par an, et l'on ne compte pas aller au-delà. L'engagement de longue durée ne tente guère que les jeunes gens des côtes ; dans l'intérieur de la France, dans les centres industriels, à Paris même, beaucoup seraient disposés à faire leur service militaire dans la flotte, mais à la condition d'être libérés au même moment que s'ils l'avaient fait dans l'armée. Pour utiliser ces bonnes volontés, la France prend chaque année pour ses flottes des conscrits qui en ont fait la demande : environ quatre à cinq mille par an. Tous les rapports des commandants s'accordent à constater l'excellent état d'esprit de ces volontaires, tous ouvriers des diverses professions, désireux de se perfectionner dans leurs métiers et qui rendent de précieux services techniques, sans que leur instruction ait rien coûté à la marine. (.4 suivre.) Firmin Chart.erie. Dépêches télégraphiques (Service de VAqence IIAVAS) DANS LES BALKANS La question des îles Berlin, 7 janvier. — Selon le Lokal Anzei-ger, les puissances de lu triplice reme.tront incessa ment à Londres leur réponse à la proposition anglaise au sujet des iles de la mer figée. La triplice accepterait que Chio et Mi-tylène reste a la Grèce, en particulier à cause <le l'impossibilité d'obliger la Grèce à les évacuer et par analogie avec le précédent d'An-drinople que les Turcs purent garder malgré la décision contraire des puissances. Londres, 7 janvier. — D'après une note communiquée à la presse, on s'attend à recevoir immédiatement la réponse de la triplice à la j note de sir Grey relative aux îles de la mer Egée. Il y a tout lieu de croire qu'elle sera favorable, et qu'elle sera remise au foreign office par les trois ambassadeurs sous forme d'une note identique, comme le fut celle relative à l'Albanie. Les milieux bien informés n'ont d'ailleurs jamais douté que la réponse ne tarderait pas, et qu'en tout cas, elle parviendrait bien avant le 18 janvier afin de laisser aux Grecs le temps d'évacuer l'Albanie. La Grèce n'a pas encore été informée de la décision des puissances au sujet de la date à laquelle l'évacuation devrait être un fait accompli. Il est probable qu'on attendra pour aviser Athènes de .pouvoir donner simultanément la décision relative aux frontières de l'Epire et aux iles de la mer Egée. Le foreign office n'avait pas encore reçu dans la soirée la réponse de la Turquie. Le trône d'Albanie Vienne, 7 janvier. — On mande de Constan-linople au Neue Wiener Abendblatt qu'Izzet-pacha a lancé une proclamation dans laquelle il déclare accepter le trône d'Albanie. Les nouvelles parvenues de toutes parts ne permettent plus de douter qu'un complot sérieux avait été préparé, complot que les journaux de Vienne considéraient avant-hier comme une mauvaise plaisanterie de carnaval. L'opinion austro-hongroise paraît étrangement surprise des événements actuels. Elle interprète la proclamation de l'état de siège à Valona comme un signe manifeste que le gouvernement provi--soire désire empêcher un débarquement d'Iz-zet-pacha et refuse de croire à un mouvement. Cette opinion trouve un écho sérieux en Albanie où, prtsqu'a . diiamnii.c, les cians se sont prononcés en faveur du prince de Wied. On semble d'ailleurs assez mal renseigné à Vienne sur la portée exacte de la tentative d'Izzet-pacha. On ne doute pas cpie la Turquie n'ait été parfaitement renseignée sur les desseins de l'ancien ministre de la guerre, mais on cherche vainement l'intérêt qu'elle peut trouver dans une telle manifestation. L'attitude encore énigmatique d'Essad-pacha provoque une certaine inquiétude. On n'est pas. loin d'admettre qu'il a partie liée avec Izzed-pacha, ce qui rendrait la situation actuelle beaucoup plus grave. La situation résultant de l'altitude du prince de Wied commence à causer quelque gêne dans certains milieux politiques. On considère le prince comme très hésitant, et l'on croit que l'instabilité de la situation est de nature à ébranler sa résolution d'accepter le titre de prince d'Albanie. Constantinople, 7 janvier. — Le général Iz-zet-pacha oppose un démenti catégorique au bruit mis en circulation au sujet du rôle qu'on lui a prêté dans les affaires d'Albanie. Izzet-paclia projet e de faire un voyage en Europe pour ses affaires personnelles sans prendre la soie de l'Albanie. ♦ ** Home, 7 janvier. — La tentative opérée sur Valona par deux cents Turcs débarqués de navires autrichiens provoque de vifs commentaires dans la presse. On exprime généralement la conviction que les partisans d'Izzet-pacha, pour- avoir osé une pareille tentative, devaient compter sur certains appuis en Alba- , qui ne seront évidemment jamais avoués. L'ambassadeur turc en Allemagne Constantinople- 7 janvier. — La Porte qui a rappelé le général Ahmet Mouktar-pacha, am- j bassadeur à Berlin, lui offre l'inspection de j la 4me région militaire du Yemen. Le poste d'ambassadeur a été offert à un personnage politique qui n'est pas de la carrière. Le ministre de la marine prépare une série de mises à la retraite et en disponibilité de nombreux officiers. 11 est question de quinze cents officiers sur les trois mille, que comprend actuellement la marine ottomane. Le traité d'alliance serbo-roumain Budapest, 7 janvier. — Dans les milieux politiques de Budapest, on n'accorde aucune créance au prétendu traité d'alliance serbo-roumain. Cette nouvelle est d'ailleurs empruntée à des journaux panslavistes, qui cherchent systématiquement à troubler les rapports entre la monarchie austro-hongroise et la Roumanie. Nouvelles diverses de Constantinople Const\ntinople, 7 janvier. — Le conseil des ministres d'aujourd'hui a discuté la question îles réformes dans l'Anatolie orientale, puis les instructions à donner à Djavid-bey, qui partira probablement le II janvier pour Paris afin de continuer les négociations relatives aux questions financières et à la question des chemins de fer. Le premier conseiller juridique de la Porte es parti ce soir pour l'Europe. 11 se rend, dit on, à Londres et à Paris et serait chargé d'engager des spécialistes anglais et français pour l'application des réformes. Le bruit circule ici que la nomination du général Djemal-pacha comme ministre de la marine et celle de l'ancien ministre Nedjmed-dine comme ministre de la justice serait imminente.Le télégramme de l'héritier allemand à Enver-bey Berlin, 7 janvier. — On déclare dans les milieux compétents que les assertions d'un journal français concernant 1111 télégramme adressé par le Kronprinz à Enver-bey sont inventées de toutes pièces. Le kronprinz n'a adressé à Enver-bey aucun télégramme. Le coup de main des jeunes-turcs Rome, 7 janvier. — Le coup de main tenté par les jeunes-turcs en Albanie a produit dans les milieux politiques une profonde impression. On fait- remarquer, à cette occasion, qu'En ver pacha resta toujours partisan d'une reprise des hostilités en Lybie et que son arrivée au pouvoir n'est pas faite pour simplifier le problème des iles occupées par l'Italie. En ce qui concerne l'hypothèse d'une intervention italo-autrichienne dans l'Albanie du sud les journaux décl.arent qu'une telle éventualité n'est pas à prévoir, et qu'en tout cas l'Italie demanderait une intervention européenne. •** Rome, 7 janvier. — La Tribuna publie une dépêche de Valona en date du 7 janvier, disant que le gouvernement ayant proclamé l'état de siège et institué une cour martiale sous les ordres des officiers hollandais, ceux-ci, d'ac cord avec le gouvernement, ont obligé les populations à un désarmement immédiat. De grosses sommes d'argent ont été trouvées sur les officiers turcs arrêtés lors de leur débarquement du steamer Mer\. LL MOUVEMENT GREVISTE EN AFRIQUE DU SUD Johannesburg, 7 janvier. — Une grave inquiétude règne par suite de la perspective de la " grève des chemins de fer qui empêcherait le transport des charbons aux usines d'énergie clectriqne des mines. On craint, si les mines étaient forcées de chômer, que le nombre des ouvriers indigènes qui était déjà inférieur au chiffre normal de cinquante mille ne diminue encore. *** Pretoria, 7 janvier. — Un avis formel a été adressé à toutes les succursales des syndicats ouvriers des chemins de fer du pays ordonnant ln grève à partir de minuit. A l'issue du conseil du cabinet tenu ce matin, les ministres MM. Smuts et Malan, ainsi que le chef de la police, se sont rendus en hâte à .".ohannesburg. I.e gouvernement a complété les mesures prises pour assurer le maintien de l'ordre. » * • Johannesburg, 7 janvier. — La grève des cheminots commencera demain à sept heures du matin. Elle s'étendra au personnel des ateliers de construction et de réparations des chemins de fer. Les banques fout diligence pour expédier aujourd'hui leurs valeurs qui ne devaient partir que demain. *** Pretoria, 7 janvier. — Cet après-midi, les autorités ont procédé ;'i l'enrôlement d'agents de police volontaires. La fédération des syndicats manifeste de proclamer la grève générale dans le sud de l'Afribue au cas où le différend avec les cheminots et les bouilleurs 11e serait pas encore réglé samedi. Le Cap, 7 janvier. — Les cheminots de la région ne paraissent pas disposés à faire grève. Néanmoins, des patrouilles de police ont parcouru ce soir les voies ferrées. *** Pretoria, 7 janvier. — La milice vient d'être rassemblée. La gare sera protégée à partir de minuit par quatre cents fusiliërs et par la gendarmerie à cheval. **♦ Pretoria, 7 janvier. — Les membres de la fédération des syndicats ont,promis aux cheminots qu'à partir de sept heures demain matin on ne manipulerait ni denrée, ni machine, ni charbon à destination des mines. #*# Johannesburg, 7 janvier. —- Durant ces do-mers jours, les autorités ont mis en sûreté les fusils et les munitions. En outre, des précautions ont été prises afin d'éloigner les personnes ayant des tendances révolutionnaires. Les fusils de toutes les écoles gouvernementales ont été enlevés. *** East London, 7 janvier. — Au cours d'une réunion les mineurs ont décidé à l'unanimité de n'employer aucune mesure de violence avant le vote de la grève générale. Johannesburg, 7 janvier. — Le comité exécutif des fédéraux a adopté une résolution exhortant tous les unionistes à donner leur appui au personnel des chemins de fer et à le refuser aux administrations des chemins de fer. Le comité exéctif a également fait savoir que toute personne qui prêtera serment comme policier spécial sera, considéré comme non syndiqué.La révolution mexicaine Mexico, 7 janvier. — Un décret du général Huerta établit aujourd'hui le cours forcé pour tous les billets de banque des différents Etats Le rachat de ces billets est garanti par les banques qui les ont émis et qui devront souscrire des fonds à cet effet. Les fonds seront contrôlés par une commission. L'impôt sur le revenu en Autriche Vienne, 7 janvier. — La chambre des sei{ gneurs a décidé de maintenir ses décisions au sujet de la réforme de l'impôt sur le revenu et de renvoyer la réforme à une commission composée de membres des deux chambres. Au cours de la discussion, le ministre-président a déclaré que le gouvernement, tout en craignant certaines dificultés qui pourraient résulter de l'attitude prise par la chambre des des seigneurs fera de son mieux pour faire aboutir promptement le projet de loi LA RUSSIE ET L'EUROPE 11 L'armée du Caucase aura à surveiller la frontière, auprès de laquelle elle est établie, et devra se tenir prête à secourir l'armée d'Odessa pour assurer la défense de la côte de la mer Noire. Et comme 011 en a eu l'exemple dans la récente guerre, il n'est pas sûr que ce mouvement de protection se pratiquera aisément, les belligérants futurs, et en particulier l'Autriche, considérant pareille manœuvre comme un casus belli et ne lui laisseront pas le temps de s'accomplir. . Les armées de Varsovie, de Vilna, de Pétersbourg et de Kiew étant les seules véritablement disponibles en cas de danger, la Russie, à supposer qu'elles puissent être mobilisées immédiatement et en entier, se trouvera avec 608 bataillons, 418 escadrons, 215 batteries montées, 28 batteries à cheval, 9 batteries de montagne, 36 batteries d'obusiers et 9 batteries lourdes, en face d'une coalition austro-allemande comprenant 407 bataillons, 328 escadrons, 294 batteries montées, 32 batteries à cheval, 2 batteries de montagne, 19 batteries d'obusiers, 4 batteries lourdes. Les chiffres de ce tableau n'ont malheureusement, d'après notre diplomate, en eux-mêmes, qu'une signification pratiquement erronée. Ils semblent conférer une supériorité économique écrasante à la Russie ; mais rien n'est moins sûr que la supériorité des troupes • russes sur les troupes coalisées, et le problème qui se pose à ce sujet vaut la peine d'être étudié. La durée de la mobilisation, — du fait surtout de la réception des réserves en hommes, chevaux, matériel, armes, munitions, approvisionnements de toute nature, — est inversement proportionnelle au temps que met l'ordre de mobilisation pour être transmis dans les plus petites agglomérations. Dans les pays tels que le nôtre où les moindres villages possèdent des postes de télégraphe ou de téléphone, l'ordre peut parvenir en quelques heures aux plus modestes autorités locales et, par leur intermédiaire, aux réservistes ainsi qu'aux propriétaires de chevaux et de véhicules réquisitionnés. D'ajjtre part, le réseau ferré est assez dense pour permettre l'afflux rapide des réserves à leurs centres de rassemblement, en même temps qu'il est convenablement pourvu de matériel roulant. Chez les Russes, au contraire, le réseau des communications téléphoniques et télégraphiques est très lâche. Dans la I plupart des villages, l'ordre de mobilis'i-: tion ne peut être apporté que par des ! estafettes à cheval. De plus, des régions i entières sont dépourvues de voies ferrées, ce qui met les réservistes dans la nécessité de « rejoindre » à pied et oblige à amener par les routes les chevaux de réquisition. Et que valent ces routes ? La très grande majorité se prêtent mal à un roulage et même à une circulation intense. Au printemps et à l'automne, elles sont fréquemment transformées en véritables fondrières de boue. La phase de mobilisation est donc nécessairement très longue en Russie, tandis qu'en France et en Allemagne sa durée est de quatre jours seulement. La période de concentration sera également iDeaucoup plus longue en Russie qu'ailleurs, à cause de l'insuffisance du réseau ferré. Sauf sur deux ou trois grandes lignes, la vitesse moyenne des trains russes les plus rapides ne dépasse pas qua-ranté kilomètres à l'heure. Les voies ont été établies pour cette vitesse maxima et ne sauraient presque nulle part permettre de la dépasser sans danger. Le plan de concentration de l'armée allemande, en temps de guerre, montre que la masse de cette armée est beaucoup plus rapprochée de la France que de la Russie, — dix-neuf corps d'armée à l'ouest de Berlin et six seulement à l'est, — elle est orientée contre la France bien plus que contre la Russie. Le plan allemand semble être : en finir d'abord avec la France, en se couvrant seulement face à la Russie si la Russie persiste dans son hostilité après la défaite de la France. Or, on sait qu'à la fin de la première quinzaine qui suivra la déclaration de guerre, les troupes françaises et les troupes allemandes seront face à face et toutes deux en état de commencer les opérations décisives. Au contraire, il faudra beaucoup de temps à un réserviste russe pour être touché par l'ordre de mobilisation et nour rejoindre son corps. Lp réseau ferré ne pourra exécuter qu'avec lenteur la concentration des forces mobilisées. De plus, les voies sont en très mauvais état, gênant la régularité et l'intensité du trafic utilisable. En somme, l'armée russe 11e peut en aucune manière être prête à combattre avant le, second mois qui suivra la déclaration' de guerre. C'est l'opinion de l'état-major français et de l'état-major allemand. Et à ce moment même, une offensive russe ne serait guère dangereuse pour l'Allemagne, comme 011 le verra demain. (A suivre.) A. de Bligny. CENTIEME ANNIVERSAIRE Un fait assez rare dans les annales des sociétés anversoises, va se produire au cours de l'année qui commence : la Société royale d'Harmonie, fêtera, au printemps prochain le centième anniversaire de sa fondation. Au mois de février de l'année 1814, en effet, un groupe d'aipateurs de musique anversois s'étant réuni dans une petite salle de la rue des Trèfles, y jeta les bases d'une société qui, grâce à une direction intelligente et à un travail acharné, allait devenir le centre du mouvement musical anversois. Ils donnèrent à leur réunion, le nom de société d'Harmonie, lin artiste distingué, M. François Printz, en fut nommé chef d'orchestre. Bientôt la jeune société trouva un tel appui dans la bourgeoisie de notre ville, qu'elle décida d'agrandir ses installations, encore bien sommaires, et de transporter ses pénates dans les salles de l'hôtel de l'Aigle, rue du Saint-Esprit, et l'on prit même la résolution d'admettre au sein de l'association des protecteurs de l'art musical, sous lê titre de membres honoraires. Le nombre de ces derniers ne tarda pas à devenir si considérable, que la direction, après un an, se décida à pourvoir la société d'un local d'été où elle put donner de grandes fêtes. A cette fin une campagne, nommée «het hof ter Beke», au « Markgravelei », fut louée pour un terme de plusieurs années. A ce moment, la société avait pour but de donner à ses membres honoraires, des auditions musicales dont l'orchestre, — composé des membres actifs, — devait faire les frais d'exécution. Mais bientôt son champ d'action s'élargit. Des fêtes d'été, il s'étendit à des concerts et des bals donnés en hiver. Les répétitions de musique avaient lieu à « la grande maison aux gauffres », ancien « café ducal », situé au boulevard Léopold. Une occasion s'offrit en 1821, qui permit à l'Harmonie de se placer en tête des associations anversoises. Autrefois, il était d'usage parmi les musiciens de notre ville de célébrer annuellement la fêté de Sainte-Cécile, leur patronne ; néanmoins, pendant la période des guerres de la république, cette solennité était tombée en désuétude. La société d'Harmonie eut l'idée de rétablir cette fete, en faisant célébrer une messe solennelle dans la paroisse de Saint-Charles-Borromée M. Jean-Bernard Jans-sens, père du compositeur Jean-François-Joseph, remplissait les fonctions de chef d'orchestre de cette église. Il fit exécuter une messe à grand orchestre de Hummel et une symphonie de Rossini. Son fils, le compositeur que nous venons de citer, devait devenir bientôt le directeur musical de l'orchestre de la société. En 1823, l'Harmonie organise la première de ses grandes fêtes d'été, à l'occasion de la kermese d'Anvers. Elle renouvela- depuis lors cette fête champêtre aux environs du 15 août de chaque année et l'on sait que le feu d'artifice qu'elle donne en ces circonstances, fait pour ainsi dire partie du programme de nos fêtes communales. Mais bientôt la jeune société, consciente de son influence grandissante et de l'importance de la mission qu'elle allait remplir à Anvers, consacra résolument ses études à l'œuvre de compositeurs nationaux. C'était d'une grande hardiesse et la tâche ne lui fut pas facile. Il existait à cette époque dans notre pays une prévention bien injuste contre toute œuvre réputée indigène. Les travaux les plus médiocres d'auteurs étrangers , étaient applaudis ; des productions méritoires 1 écloses sur le sol natal étaient décriées sans i pitié ; disons plus, on 11e trouvait pas un or- | ciiestre qui daignât les exécuter. L'Harmonie , résolut d'aller bravement à rencontre du pré- j jugé qui devait conduire à l'anéantissement j du sentiment national et, pour cette manifestation, elle choisit la fête de la Sainte-Cecile ' — qu'elle avait en quelque sorte rétablie, — et le jubé de l'église Saint-Charles ou elle s'était produite à diverses reprises, si avantageusement. Une note parue dans une feuille locale dit textuellement à ce propos : « Demain samedi, jour de la fête de Sainte-Cécile, la Société d'Harmonie fera'célébrer une grande messe , à l'église de Saint-Charles-Borromée. On nous assure que, par une heureuse innovation, la messe qui sera exécutée 11e sera ni allemande, ni italienne, ni française, mais qu'elle appartient à l'école belge, qui a produit tant de compositeurs distingués. Nous parlerons demain, ajoute la note que nous citons, de cet ouvrage et de cet exemple d'un heureux retour vers la nationalité,. » Deux auteurs anversois eurent l'honneur d'être désignés pour soutenir, dans une circonstance aussi solennelle, et les attaques de la critique et la gloire de notre école. C'étaient MM. P. J. Surernont, homme d'un talent éprouvé, et J. F. J. Janssens, un jeune compositeur a peine âgé de vingt-deux ans, mais dont les premiers pas dans la carrière musicale avaient obtenu l'approbation des deux maîtres français de cette époque, Boiëldieu et Lesueur. La messe était de Suremont. Elle avait même été antérieurement exécutée à Anvers et on l'avait trouvée belle parce qu'elle avait été introduite sous le nom de l'allemand Winter ; mais on avait décidé qu'elle était détestable du moment que le véritable auteur en avait réclamé la paternité. « N'avons-nous pas entendu ici une messe de Winter, s'écria 1111 écrivain de l'époque. Quelle richesse d'harmonie ! Comme cela était savamment écrit ! Voilà, le cachet du maître. Mais quel désappointement, le compositeur est un Belge. M. S... s'était couvert d'une enveloppe allemande. Adieu Winter, la science, l'harmonie, les effets ! La messe a perdu tout son jprestige parce qu'elle est nationale. Pauvres marionnettes I » N'est-il pas amusant de rapprocher l'état d'esprit de cette note, de la date de 1823, où elle fut publiée ? Ne sent-on pas poindre cet état d'âme qui amènera la secousse convulsive de 1830? Ainsi qu'on peut le voir, par ce rapide aperçu dés débuts de l'Harmonie, son but principal a toujours été la protection et la diffusion de notre art musical belge et flamand. C'est un beau titre à la reconnaissance de tous nos concitoyens. On n'ignore pas d'ailleurs que la vieille société anversoise en a bien d'autres encore. FESTIVALS DE MAI Le grand succès artistique remporté l'an dernier par le festival-Wagner, a déterminé le comité organisateur à rendre permanente l'institution de semblables fêtes musicales qui auront lieu chaque année en mai, dans le palais des fêtes du Jardin zoologique et prendront le nom de « Festivals de mai ». C'est maître Frank Van der Stucken, l'éminent chef d'orchestre, qui se chargera de préparer et de diriger ces exécutions, auxquelles la Société royale de zoologie d'Anvers accorde dès à présent son patronage. Comme ce fui le cas pour le festival Wagner, ces auditions auront lieu avec le concours de solistes choisis parmi les artistes le plus célèbres de notre époque et la mise au point de l'exécution, tant en ce qui concerne les chœurs que l'orchestre, sera l'objet des soins les plus minutieux. Ce seront des sollennités musicales dignes par leur importance et leur qualité des plus grands centres d'art et qui ne pourront que répandre le renom musical de notre ville. Le prochain festival aura lieu, en deux journées, vers la mimai. U commémorera le deux centième anniversaire de la naissance de « Gluck » (1714), le réformateur de l'opéra et sera consacré à la musique dramatique. Nous en publierons sous peu le programme. INTÉRIEUR Le prince Eitel-Frédéric Le prince Eitel-Frédéric a été reçu hier à quatre heures et demie, dans l'intimité, par le roi et la reine au palais de Bruxelles. L'amendement Mabille La commission de l'industrie et du travail du sénat s'est réunie, mercredi après-mrdi, pour discuter l'amendement Mabille, relatif à la pension des ouvriers mineurs. Assistaient à cette séance : MM. Sirnonis, Claeys Pouuaert, de Ghellinck, Dupret, Libioulle, Rolland et Dufrane-Friart. M. Hubert, ministre de l'industrie et du travail, a soumis à la commission les statistiques et les graphiques dressés par son administration en prenant pour base les listes électorales et les renseignements des caisses de prévoyance. Ces statistiques tendent à établir que la charge de l'amendement Mabille sera de trois millions de francs. Le ministre, au cours de son exposé, qui a duré plus de deux heures, a fait valoir, qu'en vertu de la loi sur les pensions, les caisses de prévoyance et les charbonnages n'étaient tenus d'intervenir dans la dépense qu'à concurrence de 2 1/2 pour cent du montant des salaires. Si les chiffres qu'il produit sont exacts, leur part d'intervention sera augmentée de 1.26 pour cent ce qui représente environ deux milions. La question se pose dès lors de savoir qui sera tenu de faire l'avance de ces deux millions. Les membres socialistes de la commission estiment que le débat prendrait encore trois ou quatre séances et il a été décidé de s'ajourner à huitaine pour continuer à entendre M. Hubert. Le contingent de 1913 En 1913, 31,015 miliciens ont été incorporés; 368 ont été licenciés par réforme. Le pourcentage des jeunes gens accomplissant réellement leur devoir militaire est donc de 98.82. Un règlement bizarre Un règlement bizarre frappant de la taxe des lettres les journaux expédiés par la poste, avec le titre à l'intérieur, soulève en ce moment de vives protestations. Un abonné d'un journal illustré belge a dû, pour recevoir un numéro ordinaire, payer une taxe de 0 fr. 80 ! Telle maison abonnée à plusieurs journaux étrangers a dù payer en taxes de ce genre près de 2 francs le même jour. La plupart des éditeurs expédient leurs journaux en tournant le titre à l'intérieur dans le but bien simple de préserver la première page de toute souillure ou maculation. Dans la presse illustrée surtout, la première page est l'objet de soins tout particuliers et la manipulation en est rendue très délicate. Comment devra-t-on procéder pour les journaux dont le format exige qu'ils soient envoyés roulés ? Il y a là une mesure vexatoire dont on n'a sans doute pas prévu les conséquences et que l'on fera bien d'abolir au plus tôt Aux tramways bruxellois Le ministre des travaux publics a reçu hier une délégation de la commision intercommunale des tramways, qui a insisté auprès de lui pour que l'on ne fasse pas la boucle de la place Rogier, mais que les voitures de tramway continuent du nord au midi et vice-versa par les boulevards extérieurs. Si cette solution n'était pas acceptée, la délégation a émis le vœu de voir les tramways boucler la place Simonis ou la place Sainctelette. Dans toutes les grandes villes, la boucle s'effectue sur des places pareilles à la place Rogier. Sur l'immense terre-plein de cette dernière, le public se trouverait à l'abri, mais ce serait évidemment trop facile !... Quoi qu'il en soit, souhaitons une prompte solution ; voilà assez longtemps que l'on tergiverse... et que l'on risque d'être écrasé au bas du boulevard Botanique. Les chevaux pour l'armée Dans le but d'activer la réorganisation des armes montées, il sera procédé, dans les localités suivantes, chaque fois à dix heures du matin, à l'achat des chevaux de selle de six à neuf ans, jugés aptes au service de la cavalerie et de l'artillerie, et dont les propriétaires voudraient se défaire . à Anvers, dans la cour de la caserne des Prédicateurs, le 15 janvier ; à Bruges, idem du 3me lanciers, le 6 février ; à Tournai, idem du 1er chasseurs à cheval, le 17 janvier ; à Bruxelles, idem du 2me guides, le 13 février ; à Mous, idem du 2me chasseurs à cheval, le 17 février ; à Gand, idem du 4me lanciers, le 20 février ; à Malines, idem du 5me lanciers, le 10 février ; à Liège, idem du 2me lanciers, le 26 janvier ; à Louvain, idem de la caserne Saint-Martin (4me chasseurs à cheval), le 23 janvier ; à Namur, idem du 1er lanciers, le 3 février ; à Waereghem, le 30 janvier, et à Neufchâteau, le 21 janvier. Pour pouvoir être acceptées, les montures doivent être présentées en main et montées, et satisfaire aux conditions ordinaires du cahier des charges. Les prix moyens des chevaux achetés devra se rapprocher de 1,100 francs, prix de revient actuel du cheval de guerre. La T.S.F. sur les bateaux-phares Un crédit de 50,000 francs est inscrit au projet de budget extraordinaire de 1914 pour l'installation de la télégraphie sans fil à bord de nos trois bateaux phares. Il est probable que le premier poste de télégraphie sans fil sera placé sur le Wielinoen, qui commande l'embouchure de l'Escaut et est mouillé à environ neuf kilomètres de Zeebrugge, dans l'alignement formé sur la tour de Lisseweghe et le feu de l'extrémité du grand môle. Le service des marchandises Le Signal, organe du personnel inférieur des chemins de fer belge, dénonce, comme une cause possible de désarroi, la mise en marche, le dimanche, de trains-marchandises. Le personnel, harassé déjà par le travail de la. semaine, dit en substance cet article, n'a pa* même le loisir de se reposer un jour sur sept, et de jouir un peu de la vie familiale Si l'on supprimait les trains de marchandises le dimanche, la situation deviendra peut-être plus rormale, le surmenage étant diminué L'apprentissage des métiers L'Office des métiers et négoces continue à répandre la pratique de l'apprentissage pour la bonne formation des ouvriers et futurs patrons. A la fin de décembre 1913. il y avait eu 561 demandes d'inscription d'apprentis, dont 125 en 1911, 160 en 1912. 184 en 1913. Il y a eu 36 examens de fin d'apprentissage en 1913, dont 3 ont abouti à l'ajournement d'apprentis insuffisamment préparés. L'apprentissage dure trois ans ; le nombre des examens de fin d'apprentissage va maintenant augmenter graduellement. Ces examens donnent lieu à des constatations intéressantes pour le progrès technique et professionnel des métiers. Et les unions professionnelles peuvent exercer, par l'apprentissage, une heureuse influence sur le relèvement des métiers. Le certificat d'apprentissage, après examen devant les membres de la corporation, assure l'avenir des jeunes gens, leur garantit un salnire honorables ou une juste rémunération de leur labeur. La décentralisation n'exige-t-elle pas la formation d'hommes aptes à exercer sur place, d'une manière convenable, tous les métiers du vêtement, de l'alimentation et de l'habitation ? Les autorités locnlès'bnt grand intérêt, à poursuivre le perfectionnement des artisans et petits industriels. Aider les œuvres d'apprentissage et de cours temporaires n'exige de la part des provinces ou des communes qu'une très modeste intervention budgétaire. Les Unions professionnelles peuvent insister en ce sens auprès des administrations locales. COURRIER D'ANGLETERRE Londres, 6 janvier. Il y a dix mois environ, au mois de mars de l'année dernière, un policeman du service métropolitain de Londres fut frappé de révocation. Il se nommait James Syme et comptait déjà douze années de service. La faute qui lui était reprochée était grave, mais il prétendait ne l'avoir point commise. Nos agents portent comme insigne de service un brassard fixé au-dessus du poignet, brassard formé de raies rouges et blanches dans la Cité, de raies blanches et bleues dans le reste de Londres. Tant qu'ils sont munis de cet insigne, ils relèvent de la chose publique, et ne peuvent s'occuper d'eux-mêmes sous aucun prétexte. A supposer une température tropicale qui les exposerait à mourir de soif, il leur est interdit de pénétrer dans un pulbic-house, fût-ce pour y avaler un verre d'eau. Au terme de la durée de son service, l'agent déboutonne son brassard, le plie dans sa poche et fait ce qu'il veut. James Syme était accusé d'être entré dans un débit de boissons, son brassard au poignet. Il nia le délit, objectant principalement qu'il n'avait pas été pris en flagrant délit, mais bien plutôt dénoncé par un détective dont il ne suspectait pas la bonne foi, mais qui avait pu se tromper. Pour établir son innocence, il demanda une confrontation avec le débitant qui lui aurait versé à boire, mais on lui riposta que ce débitant ne se ferait pas connaître par crainte de poursuites. En effet, si un policeman en service commet une faute en entrant dans un débit, de boissons, le débitant commet un délit en lui versant à boire. Cette preuve matérielle n'étant pas acceptée, James Syme essaya d'un argument : — Il est impossible, fit-il, qu'un détective m'ait vu pénétrer dans un public-house avec mon brassard de service ; car, si j'avais voulu y entrer, j'aurais d'abord retiré mon brassard pour éviter de me faire pincer. Nous le faisons tous à l'occasion. Il fit davantage. A sa demande, les débitants du district signèrent une déclaration attestant qu'aucun d'entre eux ne le connaissait comme client. Il demanda au supertintendant de la police métropolitaine une audience, qui lui fut refusée. Il s'adressa au ministre de l'intérieur sans plus de succès. La révocation fut prononcée. James Syme dépouilla sa tunique bleue, déposa son casque quitta sa caserne et rentra dans la vie civile. Pas pour longtemps. Le dimanche suivant, il gravissait le piédestal du monument de

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Cet article est une édition du titre Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle appartenant à la catégorie Financieel-economische pers, parue à Anvers du 1889 au 1919.

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