Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 19 Juin. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 01 mars 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/599z030g9v/
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Vendredi 19 juin 1914 5 centimes îe numéro 58me année —NM70 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 15 francs par an ; 7-50 francs pour six mois ; 4 francs pour trois mois Pour l'étranger, le port en sus RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3. RUE DE FLANDRE. 3. GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCES» Voir le tarif au bas de la dernière page du Journa Le Cabinet Viviani Nos journaux cléricaux se déclarent ind gnés de l'accueil qui a été fait par la Chan lire française au ministère Ribot, où figi rait un homme aussi vénérable que X Bourgeois, et dénoncent l'impression qu j'en ai notée hier, le hasard m'ayant pn curé l'occasion d'assister à celte séance hi: torique far je prie mes confrères cléricaux (i croire que, contrairement à leur offirm: lion, ce n'est pas pour cela que j'avais fa le voyage, mais bien pour essayer de me Ire fin à l'obstruction que leurs amis e: pagnols organisent, à la liquidation de I succession Ferrer, en usant et en nbusar de son malheureux frère, sur lequel ils sor parvenus à mettre la main et qui se fa l'instrument inconscient de leur vengeant centre le martyr de Monijiiich. L'intérôt et l'affection que les cléricau belges témoignent pour le cabinet Ribot « M Poincaré, qui l'avait mis sur pied cor tre la majorité de la Chambre, et la loi d trois ans par laquelle la Russie a cru poi voir faire appuyer sa funeste politique, e; tout à fait significatif Ti montre bien aux démocrates où est I danger et où est l'ennemi On oublie parfois que M. Poincaré es avant tout, i'élu des droites, qui le for marcher par des manœuvres de chantap analogues à celles qui leur livrèrent Féli Fnnre aurait facilement oublié que M. Rib( - un vieux doctrinaire dont l'esprit, s'eî tardivement ouvert à 'a nécessité d'avo' l'air de faire des concessions h la démocrî tie pour pouvoir 'a tenir en laisse, et nour?°r»is, un hésitant pernétuel, qui a e soin d'être malade ehaauo fois que les idée qu'il défend en de fort belles pnrok avaient besoin d'être défendues par df aetes d*1 virilité. Celte affection subitp des cléricaux be ges pour m s trois adversaires éminenl aidera neut-êtro h comprendre la réalité. Ils sont indignés qu'on ait fait ur conduite de Grenoble au cabinet Ribo Bourgeois constitué j M. Poincaré conti la majorité de la Chambre, comme un dél on sait eombien ces mômes H-éricaux ont r d'égards pour MM. Clemenceau el Combe qui étaient des vieillards tout cor'me M. P vot, et polir W a 1 d ec k - R o 11 -s s au, qui éta pins mr.lade que M. Rourgeois. Assez d'hypocrisie ! Les cléricaux espéraient <y M. Ribot \ serait pas chass-é comme il 1 a été, part an'M fnisnif le jeu de In }>olilique perso: ntiile do l'E'vsée. gui est celle de la finaiic d<e la réaction et de la Russi-e, contre volonté de démocratie exprimée par peuple français aux dernières élections. Et nous avons félicité la majorité radica et socialiste de la Chambre — cette maj rité, dont les cléricaux conlestaient l'exi tence que nous affirmions dès après le pr mie-r tour — de l'avoir compris, d'ave fait bloc et d'avoir énergique ment revenc qué son droit. Elle en n obtenu, grâce h son énergi la reconnaissance immédiate. M. Poincaré s'est soumis — ou a fait ser blant. de se soumettre. Il a fait appeler M. Viviani, qui avait f£ partie de la majorité hostile h M. Ri'bot celui-ci a constitué avec u.ne rapidité exei plaire un cabinet radical.dont on dit qu'il e le plus avancé que la France a t ea scu; troisième République et qui est enlièreme recruté h gauche, très à gauche — à pa deux sous-secrétariats. T1 v-rait môr e < fert un portefeuille ô M- ^om'3es •— qui refusé assez sèchement parce qu'il est rf£ fidèle à la loi de deux ans, œuvre du mkv tère de la guerre, dont il était le chef. Et voilà précisément où serait l'équiv que. Ce qu'indiquait le vote de la Cliamb contre M. Ribot, où M. Poincaré avait é um monarque constitutionnel comme le i des Belges ou le roi d'Angleterre, cêU un cabinet du bloc anticlérical et démooi tique, constitué par M. Combes pour réa ser le programme du Bloc et notanime l'impôt sur le revenu et le retour procha h la loi d j deux ans par l'organisation d réserves de la nation armée. Est-ce là le programme de M. Viviani ? Celav\e paraît pas résulter de ses décl rations, qui lui ont valu la confiance de majorité de la Chambre — ù moins q cette confiance ne soil plutôt due a 1 att bution de Ions les portefeuilles à des inei bres de celte mnjorjté radicale, que M. I I bot, par uii vrai ciefi au régime parlemen-| taire, avait eu la prétention d'exclure du 5 ! gouvernement S La Chambre était nécessairement épui-" sée par l'effort d'énergie qu'il lui avait1 fallu faire pour chasser M. Ribot et décidée d'avance à accepter ce que lui proposerait i- M. Viviani, convaincu d'ailleurs que l'Ely-i- sée aurait compris la portée du vote et s'ar-J- rangerait en conséquence. Mais il est à I. «raindre que la majorité ne tarde pas à être ic dupe — à mo'ns que, par d'autres actes, j- olle ne forco "Elysée et le gouvernement s- à marcher droit. # . La politique du cabinet Viviani sera évi-ie demment très laïque, très anticléricale, et! i- même très démocratique; mais M. Viviani; it était l'homme choisi par M. Poincaré pour t- remplacer M. Doumergue à la fois à la pre-sidence et aux affaires étrangères et, vrai-a semblablement, pour y faire ce que ne vou-îl lait pas y faire M. Doumergue, c'est-à-dire il pour déclarer la loi de trois ans intangible, it parce que tel est l'ordre de la Russie, et •e probablement aussi pour esquiver les amertumes de l'impôt, sur le revenu aux riches, x eu hâtant l'emprunt qui permettra de bon-■I eher provisoirement l'énorme trou creuse, i- par M. Etienne pour la loi de trois ans et. le en ajournant l'impôt qui forcerait les ri-i- ches de payer leur part et que le Sénat se *t chargera de débarrasser de ce qu'il pourrait avoir de trop efficace. le Evidemment, il faudra désormais y mettre des formes et dissimuler le plus possible t, 'e but de la politique présidentielle, it C'est pourquoi M. Viviani a cette fois réussi aussi vile que M. Ribot avait échoué, x Et l'on se rèslcra snrtout d'à l'énergie de la majorité de la Chambre à exiger >t l'acomplissement du programme de Pau. >t C'est en douceur qu'on veut maintenant ir l'étouffer. v Mais la crise n'en est pas moins ouverte I. La majorité a pris conscience de sa force u et peut-être de son devoir. !S A la première occasion qui le lui rappel-•s lera, il y aura un nouveau conflit. 4s l^e cabinet Viviani durera peut-être. puisqu'il a en même temps la confiance du 1- nrésident et du tsar pour étrangler le pro 's gramme de Pau et celle de la Chambre pour l'appliquer quand il n'y aura plus de 10 .prétexte pour en différer l'application.^ ; Mais c'est entre le président de la Répu rc ' blique et la majorité de la Chambre e! d: 1 '• la nation que la question liiiira par se vu /'poser. s, Et crvmnv» il ce peut, u'il V ait des gens qui croient avoir intérêt à ce qu'elle ne 11 •». 'îmen^e ik croir 4Ue .\1. Poincaré ne lasse pus aes sepi ans Mais, en attendant, M. Doumergue f ie is oublié de - dire pourquoi \ zo • >n oc» ni'/, nf il ^cn-.K'o que ;rsonne n'f il- -r»naé à le lui demander. e. Pour la bonne règle du régime parlemen le aire, c'esl cependant par là eu'il eût falli le commencer. GEORGES L : 7. \ND. le __ î ECHOS t\ A propos de La suppression totale e, des distrilbutions postales du di manche, dont nous avons dit que n- le projet était agité, celte note du Soir : 111 „ « Il n'est pas, il n'a jamais été question e* de la suppression du service de distribution n" postale le dimanche matin, nous déc'are- t-on au déparlement des postes. ^ < »Cette suppression, de inême que celle j des journaux, n'aurait pu germer que danr J V la cervelle d'un fou. » » a N'en déplaise à notre confrère — et département des Postes — dit 'a GnzPlle. ] i la question a be' et bien été examinée, par ) le ministre lui-même, qui en a parlé à plu ■0. i sieurs hauts fonctionnaires. re î Le Soir est dur pour M Segers. Enfin. ^ l'on s'est aperçu que le projet était vrai-ment loufoque, tant mieux. lit ( w%% ■a- i i Faute d impression. nt On sait qu'il en est de savoureu- jn ses. En trouverait-on beaucoup de es ]>lus drôle que celle-ci ? Lisez : n Un grand mariarje : Deux mauvais garnements, les nommés Albert C« .. et Paul S..., s'amusèrent à I "< tourmener, hier après-midi, avenue de la ' ! Grand.-Aimée, le ehien de M. Zénith, le conslructeur si estimé, auquel ils avaient "i attache une casserole à la queue et intro-duit des.^)étards dans les oreilles. Une foule d'amis est venue leur présenter leurs compliments et leurs meilleurs vœux de bonheur, auxquels nous sommes heureux de joindre respectueusement les nôtres Deux crétins : Hier n été célébré, en l'église paroissiale de Saint-Augustin, le mariage de M. Tosé Tîispano, l'excellent fabricant d'automobiles, aVer Mlle Hélène du Pont-Mirabeau, fille de l'amiral et. de madame, née Rond. Ces deux imbéciles ont été conduits par un agent au poste de po'ice, où procès-verbal a été dressé contre eux. Souhaitons qu'on les envoie réfléchir, dans une maison de correction, sur la stupidité de l'acte qu'ils viennent de commettre. » Cette transposition mémorable s'est trouvée dans Nancy Sportif (28 mai). wv\ La production d'un kilowattheure.Un journal technique anglais, The Electrical World, a donné tout récemment des explications intéressantes sur ce que peut faire un kilowatl-heure. Il nous dit d'abord que l'on peut obtenir le sciage de 90 mèlres de sapin, faire fonctionner une horloge pendant dix ans, actionner un piano pendant 10 heures, actionner une ma chine à coudre pendant 21 heures ou faire marcher un petit ventilateur pendant le même laps de temps. Un kilowatt-heure peut également faire fonctionner 30 fois un ascenseur sur 24 mètres de hauteur et actionner un fiacre sur une distance de cinq kilomètres Dans un restaurant ou un hôtel, on peut, avec un kilowatt-heure, obtenir le nettv.v.ge de 5,000 couteaux, cirer 75 paires de chaussures, tondre 5 chevaux, remplir et loucher 250 bouteilles ordinaires, faire bouillir 9 récipients d'eau de 2 litres environ, cuire 15 côtelettes en 15 minutes. Pour les besoins domestiques, la production se traduit comme suit : chauffer une bouillotte pendant 5 heures ; chauffer l'eau de la toilette chaque matin, pendant un mois ; alimenter 4 fers à repasser pendant une heure ; tenir un lit chaud pendant 32 i cures ; chauffer une chambre pendant 60 minutes ; tenir chaude une cafetière cha-' que jour, pendant une semaine, tout le temps du déjeuner. Les exemples pourraient être multipliés ; ceux-ci sont suffisants pour marquer ce que peut donner un kilowatt-heure. %%%% Humour anglais. Rupture définitive. Ils s'étaient querellés longuement et furieusement, assis, au clair de la lune, sur un banc malpropre. Et main^ tenant le silence régnait entre eux, un siJ lénee d'innombrables degrés sous zéru. Et ce fut lui qui reparla le premier, après avoir pendant une demi-heure cherché la! phrase originale : — Quell° belle nuit étoilée ! — Oui, répondit-elle sèchement. — Voyez-vous l'étoile polaire ? — Je ne suis pas aveugle. — C'est votre image : si froide et si loin-laine ! — Vraiment? Ce « vraimenl » était déjà moins sec. Il y eut encore un silence — Voyez-vous cette rose ? demanda-t-il | enfin. — Je ne suis pas aveugle. — Comme elle est jolie... et parfaite ! Elle est aussi votre image. Celte banalité la fit sourire, comme elle a ; fait sourire foutes les femmes depuis que le ! monde existe. Il continua: — Elle a la couleur de vos joues lorsque vous rougissez, et e'ie vous ressemble encore sous d'autres rapports. — Et comment cela ? interrogea-t-elle en se rapprochant de quelques centimètres. — Elle est artificielle ! répondit-il en ricanant.Oncques ne se revirent en tête-à-tête. RENXIN, Sebastien dit Jules Notre ministre des Colonies n'est pas sur un lit de roses ; il rappelle plutôt la cruelle situation du martyr de saint Sébastien. Des fiôches lui sont lancées de toutes paris. Elles viennent de la presse d'opposition ; elles viei..aent aussi, et ce ne sont pas les moins cruelles, de certains organes amis du gouvernement, depuis le Patriote et le Bien Public jusqu'au XXe Siècle, en passant par maints journaux de moindre importance. ! Certaines de ces flèches paraissent traîtreusement empoi sonnées. i Vous vous doutez bien que c'est la pé-' nible situation financière de la colonie, compliquée par celle non moins difficile de la mère-patrie, qui provoque surtout n les attaques lancées à notre sc' t Sébas*-! n tien colonial. p Celui-ci se débat et cherche des ressour- n ces. C'est un métier difficile ! Trouvera-t- q il une Irène pour le sauver î i f, Il vient cependant de soumettre au Con- ti seil colonial un décret sur l'impôt indigène, t : Ce projet comporte, on le sait, un impôt de f, J polygamie. d j Les noirs paieront un impôt pour » cha- v » cune de leurs {emmes valides au-dessus e » d'une unité, à quelques moments que le d " polyqame acquière Vêlement i nosable ». 7 C'est- le texte du projet. Vous remarquerez la délicatesse des termes de cette for- ij mule ; notre ami Georges Lorand a raillé f, d'un esprit juste la question de la cons- d tatalion de «validité», ainsi que Ja spé- \ cification de « l'élément imposable » ! ! i C'est une taxe qui sera, paralt-il, très 5 productive au Congo. On se demande mê me, en présence de notre détresse financière, s'il ne serait pas opportun de pen- r ser à l'établissement d'une taxe similaire j en Belgique. c On 11e pourrait guère objecter que l'in- r discrétion des enquêtes. q Il est vrai que, comme il en fût question a à propos de l'impôt sur les revenus, il serait aisé de déférer te serment. r Mais ce n'est pas encore cet impôt, consacrant la légitimité d'une naturelle ardeur et d'un potentiel enviable qui comblera le déficit annuel, éva ué à trente ou quarante millions ; ni surlout qui facilitera les dé penses extraordinaires pour la création du réseau de voies ferrées, dépenses qui s'éiè-veront à près d'un milliard. Où donc ira-t-on chercher ces sommes fa bilieuses ? , Messieurs les coloniaux clament sur tous J les tons que la mère-patrie, doit apporter c L tout de suite à la colonie une aide puissante a ^ et efficace. Mais la mère-patrie est saignée e » à blanc par ses propres besoins ; elle est t-surchargée d'une dette formidable ; et elle e cherche partout à emprunter à la petite i semaine des sommes plus petites encore s pour subsister jusqu'à l'élection nouvelle s Bref, c'est la dèclie, la cruelle dèche, et ! personne ne sait comment on sortira de ces difficultés. Et si nous nous rappelons la discussion sur la proposition de reprise de la colonie, en 1908, nous sommes bien forcés de pen- < ser que la Belgique a été indignement < . trompée. ; Le gouvernement et ses amis proclamaient à cettp époque que d'incalculables richesses étaient assurées. j C'était d'abord le caoutchouc, lequel 11e rapporte plus "rien, ou presque rien. J C'étaient ensuite les formidables et ri-c chissimes gisements métallifères Or, on j reconnaît maintenant que de nombreuses années passeront encore avant que le gouvernement retire un avantage important '.e l'exploitation des métaux. Aujourd'hui, c'est l'agriculture qui doit nous sauver. Mais en attendant que l'avoine grandisse...Nous y reviendrons ! I X. X. X. I ♦ à Bruxelles l UN PARLEMENT INTERNATIONAL DU COMMERCE Aujourd'hui jeudi s'ouvriront, dans la salle ; du Sénat, les débats du premier parlement mon-. dial du commerce C'est en effet Bruxelles qui a été choisi comme siège de la première réunion ^ de la Conférenee interparlementaire du commerce, dont l'initiative fut prise par MM. Descamps-David et le député Franck, d'Anvers, au cours de J'hiver dernier. Sept nations se trouvent représentées par des députés et sénateurs, à cette Conférence. Ce sont la France, la Hollande, la Grande-Bretagne. l'Autriche. l'Allemagne, la Russie et la Belgique. Parmi les personnalités qui seront les hôtes de Bruxelles, on cite MM. Chaumet et Marc Ré-vile, anciens ministres îi*nnçais;*Dorvé, \ice-président du Reiehstag ; le Dr Maver, président 5 du Ccmilé du commeree du Reichslag; M. 3, Ileemskcrke, ancien président du Conseil des i ministres el Rcgout, ancien ministre de Ilollan-de ; le prince de Tinnériazeff, ancien ministre du commeree et membre du (enseil de l'empire de Russie ; !e pr I.andenberger. professeur de droit 1 à l'Université de Vienne : Rondels, président du s Commerce Comity de la Chambre des Commu-0 nés anglaise, etc. » Les délibérations de cette Conférence dure-y ront trois iours. > ■———■ I Une Gestion ruineuse Chaque uiuiée, les comptes de l'Etat donnent un démenti formel aux affirmations mensongrèes du gouvernement. Pour répondre aux critiques de l'opposition, le ministre des finances a chaque fois soutenu ([uc les emprunts, qui atteignent un chiffre fantastique et ne cessent encore de s'accroî-. tre, sont employés à des dépenses productives. Une pareille thèse est radicalement, fausse, ainsi que M. le député Franck l'a démontré à plusieurs reprises. Nous n'en voulons comme preuve que les comptes des exercices de 1911, 1912 et 1913 qui viennent de paraître dans la Situation générale du Trésor Public au 1er janvier 1914. D'après le compte de 1913, le service de la Dette publique et les dépenses afférentes aux régies se sont élevés à la somme, de fr. 473.969,570.55. Quant au revenu privé de l'Etat et au produit brut des régies, ils se sont élevés seulement à 403,395,£4$ fr. 53 centimes. Le déficit a donc été de 70,573,722 fr. Si les opérations financières du gouvernement étaient productives, il n'y aurait pas un pareil découvert entre les'charges des emprunts et les revenus qui en sont ti-: rés. C'est l'évidence même. Il manque chaque année au moins 10 millions I En cinq ans, l'écart a plus que doublé. On ne saurait donc concevoir une plus' ruineuse gestion des deniers publics. LA VÉRITÉ SUR LES MISSIONS AU CONGO On a, dans ces derniers temps, beaucoup parlé de l'action des missionnaires au Congo. Des débats récents ont donné à entendre que, sur terre africaine, leur autoritarisme se montre plutôt ombrageux, et il est piquant de vérifier de quelle façon ils conçoivent ce rôle civilisateur qu'ils s'attribuent et comment ils pratiquent l'ensemble et le détail de ces vertus chrétiennes qu'ils entendent enseiig.ier aux indigènes.A ce propos, voici un témoignage intéressant sur l'action des missions catholiques dans le Sud-Est du Congo. C'est la traduction littérale d'un article paru le 11 mars dernier dans la Deutsche-Ost-Afrikanischc Zcilung, qui se publie à Dar es Salam : «Sur Vactivité des missions catholiques dans le district du Tanganika-Moero. dans le Sud-Est du Congo, le Consul Impérial de Borna (Colonie du Congo) écrit dans les Nouvelles sur l'Industrie et ^ Commerce (ailem.) : « Des subsides de l'Etat, les missions ne reçoivent qu'une part restreinte dans tes allocations importantes. Il en résulte que les services que rendent ces communautés à la chose publique sont plutôt Limités. L'activité, par exemple, des Pères Blancs des statians de Baudouinville et de Lusaka, dont on vante partout les résultats au Co-ngo, reste bien inférieure quand on la com.pare à l'utilité, pour le Togo, par exemple, de l'action de la Société catholique « Divini Verbi » — pour ne citer qu'une Société missionnaire de même confession. >» Il est vrai que la cathédrale magnifique et la belle maison d'habitation des Pères, construites à l'instar d'un cloitre, peuvent rivaliser avec les plus belles constructions du genre qu'il y ait en Afrique Tropicale ; il est vrai que le faste déployé lors de la gnand'messe épiscopale. à la solennité de la Pentecôte, surclassait tout ce qu'on a pu voir de pareil en Afrique ; il est vrai que les jardins de la Mission abondent en fruits précieux, en légumes et en fleurs, que les champs sont labourés par des bœufs et produisent des pommes de terre et des graines européennes... Mais, malgré l'activité des Pères pendant plus de trente ans, les maisons des chrétiens de couleur de Baudouinville ne connaissent pas encore t'établissement de fenêtres, et l'hygiène dans les villages, laisse beaucoup à désirer ; les chrétiens indigènes ont [peu besoin d'étoffes et d'objets européens. L'indigène cultivateur amende son propre ichamp comme jadis, avec la houe à court manche, et les fruits exquis des jardins de la Mission ne sont pr encore répandus dans la région. » La soi-disant Ecole normale de Lusaka, où jadis on enseignait à environ 140 élèves, sert exclusivement à des fins religieuses. la préparation de catéchistes voui I le service en dehors de la Mission. Une demande du Commissaire de district pour obtenir un élève pour le service du Gouvernement fut repoussée, et nos commerçants ne pourront pas non phes obtenir de 'ces Missions des aides familiers avec le pays. La Mission ne veut pas d'influence étrangère dans son empire. C'est à l'activité île la Mission que l'on doit l'interdic~ 1tion du recrutement des porteurs dans les environs de Baudouinville ; c'est en premier lieu à son influence qu'il faut attribuer le fait qu'aucun marchand européen n'a encore pu rester dans la région, bien peuplée. I/is marchands allemands auront tenir compte de cette influence de la :Mission sur les indigènes et de la politique Id'exclusivisme qui en est la résultante, comme d'un facteur réel dons leurs calculs ]sur cette partie de la région. » * ★ * ! Cet instructif document permet plusieurs (constatations édifiantes. | On en peut logiquement déduire, en ef-ifet, que le désintéressement de telles mis* ;sions est chose toute relative, et que leui 'dévouement à la chose publique est subor ; donné a priori aux « encouragements n pé» ïcuniaires qu'elles reçoivent. Par ailleurs, la condition des missionnai res n'apparaît point, d'après ce témoignage comme particulièrement sujette aux sacrift ces et aux mortifications. Ils ne se priven! de rien . tout est chez eux somptueux eA prospère, tandis que le sort des indigènei ne s'est, dans leur entourage, amélioré que dans des proportions plutôt... insuffisantes. La tranquille ironie de l'informateur montre, d'autre part, que le zèle civilisateur des missions dont il parle est chose au moins fallacieuse. Les missionnaires envisagent . leur action au seul point de vue du béné-[ fice de leur autorité confessionnelle. Uni-1 quement préoccupés de leur propagande * religieuse, ils lui subordonnent toute autre \ considération, et paralysent le progrès au lieu de contribuer à l'étendre et à f'accélé-: rer. | Voilà des réalités dont on se doutait évi-' demment, et qu'il est intéressant de voir attestées par un document dont le carac-1 tère objectif apparaît comme une garantie ; de sincérité. Il oppose des renseignements j et des fait* caractéristiques aux panégyri-; ques imprécis par lesquels nos gazettes de sacristie célèbrent ''aetion bienfaisante de h ces messieurs» au Continent noir. On' voit combien il faut en rabattre. Les missionnnaires, sous le couvert d'une étiquette fallacieuse, travaillent avant tout pour l'intérêt matériel d'une entreprise dont le but essentiel est d'asservir à la cause romaine des milliers de créatures qui se passeraient aisément de ce « bienfait ». La Catastrophe de Paris ^ UN TROTTOIR SE SOULEVE Paris, il. — Vers 4 heures, rue de Belle-viUe, le trottoir s'est soulevé sur toute sa largeur et sur 10 à 12 mètres de longueur. UN CADAVRE D'HOMME Paris, 17. — On a retiré ce soir, à 6 h.» de l'excavation du boulevard Haussmann^ le cadavre d'un homme. LES MEFAITS DU BROUILLARD : Col'ision de vapeurs dans la Manche Londres, 17 — Le Lloyd annonce que le vapeur Kaiser Wilhelm est entré en collision avec le vapeur anglais Incemore, dans la Manche. Le vapeur Incemore a eu son avant sérieusement endommagé. Le Kaiser Wilhelm se rendait de Soulhampton à New-York. La collision . s'est produite au milieu d'un épais brou'llard. j Le Kaiser Wilhelm retourne immédiatement & Southampton. ■ LES AVARIES DU KAISER-WILIIELM 1 Londres, 17. — Le Norddeutscher Lloyd dit que le Kaiser Wilhelm a été frappé au milieu, près des salons et qu'il a embarqué de l'eau. Il n'y a eu aucun accident de personne ; mais la réparation des dégâts prendra quelques jours. Les passagers seront transbordés à bord de Ylmperator. VISITE DU KAISER WILHELM Southampton, 18. — Les officiers du Norddeutscher Lloyd ont visité hier le Kaiser Wil-helir. Ils déclarent qu'il a été atteint à angle droit. Les cloisons étanches ayant résisté, l'eau no pénétra que dans un seul compartiment. le navire a un trou audesso.is de la ligne de flottaison, près d'il centre, mais on ignore encore lY>l/*nHne rlm dwnmafffi. Feuilleton du Journal de Gand 109 n LA VOLEUSE 6 DE BONHEUR i a GRAND ROMAN DRAMATIQUE LEON SA.Z1JE ' 1' PREMIERE PARTIE [ cl Le Martyre de Lucienne d Bientôt l'abbé et son vicaire se retiraient ayant noué dnns ces quelques ins- v tants une de ces solides et franches ami- a liés qui se forment entre honnêtes gens. L'abbé Boiel était h peine parti que Roger s'en fut trouver le timonier. 5 — Ah ! mon vieux Kardec, dit-il, cette fois, il n'y a pas fi hésiter. a — A quoi faire ? demanda le timonier. — A aller chercher Simone. Le vieux marin se gratta la téte sous le i-béret. ' t — Oh ! oh !... Il n'y a pas à avoir l'air J j 3e trouvei ça difficile, s'écria le gamin qui j connaissait la mimique du vieux marin, i Ja n'est pas impossible. d — Tu crois cela, toi ? — J'en suis sur. , r — Ah ! explique-moi alors. I très sérieusement, Ouûûû, j aiirtn ç»u l'écoutait sans sourciller, les détuili («mandés. — La première fois que nous devions aller chercher Simone, dit-il, nous n'avons pas pu le faire, parce qu'elle était au lit, trop malade pour nous suivie. — C'est vrai. — Aujourd'hui, elle va très bien., — Oh ! très bien, non. — Enfin assez bien pour pouvoir être amenée • ici, près de sa mère. — Peut-être 1 — C'est sur... Mon vieux Kardec, apprête-toi... Tu vas lits conduire à Paris chez les gens qui gardent Simone. — El puis ? — Tu n'as que ça à faire... Le reste nous regarde Simone et moi... Allons, fuis vite! — Très bien ! diit le vieux marin, en ayant l'air d'obéir, très bien ! mon amiral. Appeler Roger amiral, c'était le mettre au comble de la joie. Il se rengorgeait,- fronçait les sourcils ; vraiment, c'était à croire qu'il se voyait déjà commandant une escadre. . Pondant que Roger examinait ses armes, vérifiait la bulle de ses capsules, Kardec alla trouve# Robert Le Bru/.. — Dis donc, fit-il, le bon curé nous a fait ici un joli coup avec sa visite. — Comment cela ? demanda Robert, anxieux.— Oui, il a dit que Simone allait mieux, au mousse. — Alors ? — Le mousse a déjà pris sa hache de combat... U prépare son fusil pour monter à l'abordage de l'hôtel du père de sa pelite amie. Robert Le Braz sourit. — Ce garnement, fit-il, il n'est pas fils de Brelon pour rien... — Il est plus entêté que nous deux réunis.i — Et il n'a peur de rien ! | » De nsû stu tout,., ie im ai &V eu*od, — - r ; , s il me parlait de cette expédition, <Jtle nom qui r nous exposions à recevoir des coups, qui gean le père de Simone était soldat. Ils s —■ Qu'a-t-il répondu? : du j« -> — Que du moment qu'on allait à la ba- Là, taille, il fallait s'attendre aux coups..., <ju« tout f si le père de Simone était soldat, lui était bite : marin, qu'il n'avait pas peur. — 1 — Alors, il est enragé pour se battre, oe — e i garnement ? j avec | — Oui... Et je me demande comment ! — j i nous allons nous y prendre pour le fair< ; ment , renoncer à cette expédition parisienne. j — — Ça ne va pas être commode. I — — II n'y a que toi qui puisse trouve! père, e stratagème.. Moi, il m'enverrait prome- — "i lier, me traiterait de vieux ponton désar- —I u I mê ! — j Robert réfléchit : — ^ ' — Il ne faut pas cependant, tout en 1< nous faisant revenir sur ce projet, couper sor ; pas f ardeur, modifier son courage. Va, j'ai un< les i it dée... Fais semblanl de lui obéir... Va met une ] :re ton veston des dimanches... ta casqiiet- — le de cérémonie, que ça ait l'air absolu — '' meiut vrai. barqi n Puis tu rne l'enverras. pas i Kardec fit comme le disait. Robert. amis Il n'avait pas encore deviné le plan d< son ; 5011 chef, mais il l'exécutait à la lettre. Il l'exécuta si fidèlement qu'il parut bien , tôt en costume de parade... el. au bec la pi j\'0 '' iv? en bois, luxe pour la ville. main Roger s'y laissa absolument prendre. gauc e Dans une des allées du jardin, il faisait com i- les vingt pas régulièinement comme un mon< a mai-in en vigie devant la porte du timo- ment nier.. Bk — Nous y sommes?... demanda-t-il ei> Ce: s voyant poindre Kardec en tenue de sor un f tie. bure< [. __ Parés, mon amiral ! Pa — F.n avant. ! aperi — En avant 1 répéta consciencieusemeral . Ro A I* «a emboîtant k àu svm | — —w _.— ui naturellement marchait devant... allon-eant les jambes. Ils allèrent de oette allure jusqu'au bout u jardin. Là, avant d'ouvrir la porte, Kardec, >ut à coup comme frappé d'une idée suite : — Tomwre de sabord ! s'écria-t-il. — Quest-oe qu'il y a? demanda Roger vec inquiétude. — Nous partons comme ça... tranquille-lent ? — Bien sûr. — Et nous avons oublié de prévenir ton ère. — Ah ! c'est vrai. — De lui dire au revoir. — Mais nous serons si vite de retour 1 — Pas si vite que ça... C'est loin où ous allons, et qui sait si nous ne serons as forcés de rester longtemps ? Mon cher, ;s batailles ne s'arrangent pas comme ne pipe qu'on bourre. — Assurément. — Puis tu dois te rappeler qu'on ne sem-arque pas, que dans la marine on ne fait as une expédition sans dire au revoir aux mis... à plus forte raison aux parents... à >n père. — Tu as raison, dit l'enfant ; attends-moi 1... Je vais embrasser papa et je reviens. Roger se mit à courir, tenant dans la îain droite son fusdl et relevant de la auche la pointe de son sabre d'abordage, romme il l'avait vu faire (pendtanit les îonoeuvres des compagnies de débarque-îent.Bientôt, il était près de son père. Celui-ci, que Kardec avait remis dans n fauteuil de jonc et roulé jusqu'à son ' ureau, semblait absorbé par sa lecture. Par la baie vitrée, il avait néanmoins perçu le gamin venir à lui, Roger cogna à la porta, - 1 — Entrez, dit RobwU | Et feignant la surprise : — Ah ! c'est toi... mon petit... Que nu reux-tu ?... Roger porta la main à son béret et si int raide, fixe, sur le pas de la porte. — Je viens te dire au revoir. — Au revoir ? fit Robert. Pourquoi ? Ti 'en vas donc ? Roger, non sans embarras, répondit : — Nous allons en expédition avec Kar lec. — Ah !... c'est très bien... mon ami., ivance t Roger marcha et se mit, à deux pas d< on père, a i port d'armes. — En effet. ]e te vois équipé réglemen airement. . c'est très bien... dit l'explora-eur gardant son sérieux. Puis il demanda : — Et où vas-tu ? — A Paris. — Tu veux prendre Paris d'assaut? — Non... mais seulement arracher Si-noue à oeux qui la gardent prisonnière t la font souffrir. — C'est une bonne intention, mon petit, ? t'en félicite. » Seulement tu aurais dû, avant de pa.r-ir en guerre, demander à ton père quel-ues avis. — J'y ai bien pensé, mon papa. — Pourquoi ne l'as-tiu pas fait? — Parce que j'ai eu peur que tu ne me rouves trop petit. — Moi pas du tout. — Tu me trouves assez grand pour al->r chercher Simone, l'arracher à ceux qui 1 gardent, la rendre à sa maman et la enduire ici pour jouer avec moi ? — Mais parfaitement L'enfant regarda son père dans les yeux our bien voir s'il ne se moquait pas de 11. Robert Le Braz gardait un sérieux Im-erturbable.B «wm son oDiniocu —Çn-rrrl m 9»^ , mon ami, il n'y pas de taille, p» .ige pour ça... on est •ave tout bcU'-' ou on ne l'est jamais ant grand Roger semblait grandi de trois pieds. — Alors, tu crius que je pourrais réussir, s, mon papa ? — Je l'espère. Seulement, je dois te 'dire le tu n'a» pas le droit, toi, de te mêlen î ce qui se passe chez monsieur de Ma» îey. Le gamin sursauta. — Je n'ai pas le droit d aller lui enlever mone pour la rendre à sa mère à qui il i prise ? — D'abord, il ne l'a pas prise à sa ère — Cependant.. — Il est le père de Simone et il a au> nt de droit que la mère de garder son îfant. » Puis Simone est malade... il juge peut-r prudent de ne pas laisser sortir sa Lie... n C'est peut-être pour ça qu'il ne l'a pas nenée à madame de Magney. n Et tu ne sais pas si, une fois Simone ut à fait rétablie, il ne la conduira pas sa mère Roger baissa la tête. Ce raisonnement, il le comprenait. En même temps, it voyait le côté sca-■eux de son expédition. — Dans c c»s. mon petit, ajouta Le raz en attirant 3on fils à lui, tes coups i fusil seront inutiles. Roger avait le cipur gros. Le père comprit que les larmes allaient gagner Il sentait ^éjà les premiers sanglots agi-r sa poitrine. Voulant éviter un chagrin à son enfant, s'empressa à ajouter, (Hi MmmU

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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