Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 18 Juillet. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 28 mai 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/9882j69k3r/
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Samedi 18 juillet 1914 5 centimes le numéro 58me année — N° 199 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BSLOIQU1 : 15 franc* par an ; 7-50 franc# pour r"r m«;s j 4 francs pour trois moi* Pour F étranger, le ft«rt en sus RÉDACTION & ADMINISTRATION : & RUE DE FLANDRE, 3, GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCES» Yotr le tarif au bas de la dernière page du journal. Le Projet de M. Franck Une proposition de loi concernant les employés et Les commis avait été déposée par M. Louis Franck, député libéral d'Anvers, le 6 mai 1908, donc près de six ans avant celui du gouvernement. Elle avait été rendue caduque par la dissolution des Chambres, survenue en 1912. Elle fut représentée par son auteur, légèrement modifiée. Elle diffère du projet de M. Htibert en des dispositions essentielles. C'est ainsi que oe dernier exclut du bénéfice de la loi les employés travaillant pour le compte de personnes pratiquant une profession libérale : avocats, médecins, etc. Or, ces employés sont soumis aux mômes risques que leurs collègues du commerce et de l'industrie. On se demande pour quell.s raisons ils ne pourraient pas jouir des mêmes garanties. Il ferait beau voir les avocats, les médecins, les professeurs de la Chambre établir une loi réglant les rapports entre employés et patrons dont leurs propres employés seraient exclus. Le projet de M. Franck s'applique à tous les employés, aussi bien ceux -des entreprises privées que des particuliers. Les deux projets ne concernent pas les employés de l'Etat, des provinces et des communes, dont les conditions de travail sont réglées par un statut spécial. D'après le projet Franck, le préavis sera d'un mois si le congé est donné dans le oours ou à la fin de la première année ou si les appointements ne dépassent pas cent francs; il est de trois mois dans les autres cas ; il sera môme porté à six mois s'il s'agit d'un employé ayant au moins cinq années de service ou ayant la procuration, 3,000 francs d'appointêments au minimum et plus de deux ans de service. Cette disposition s'inspire des vœux dei Associations d'employés et de nombreux patroi-i. Il n'est pas passible de limiter d'une façon stricte le délai de préavis à trois comme le fait le texte du gouvernement, et il est juste que, pour les catégories d'employés prévues par le projet Franck, ce délai soit porté à six mois. Le congé ne peut ôtre donné sans préavis ni indemnité que dans les cas exceptionnels : refus formel d'obéissance, négligence (grave, infidélité, malhonnôteté ou manquement h une clause expresse des conditions d'engagement. Le projet du gouvernement prévoit que le délai de préavis pourra prendre cours le 15 ou le 30, suivant que le renorf aura été donné dans la première ou dans la seconde quinzaine du mois. C'est contraire à tous les usages existants. Le projet Franck maintient,le système actuel, le délai prenant cours à la fin du mois civil. Au sujet de l'importante question de la clause de non-concurrence, dont nous avons signalé :es abus dans notre article sur le projet gouvernemental, le projet Franck stipule dans son article 15 : Les clauses relatives à l'interdiction pour un employé de s'établir pour compte propre ou de prendre service chez d'autres patrons ne sont valables que dans les limites suivantes : A. — L'interdiction ne peut dépasser le délai a un an. B. — Elle ne peut s'étendre au delà de l'arrondissement dans lequel se trouve l'établissement et des arrondissements limitrophes, ni a des maisons qui s'occupent d'un autre genre de commerce ou d'industrie. L'interdiction peut néanmoins ùtre étendue au delà des limites ci-dessus et comprendre : a) Une période totale de trois ans. b) Le territoire de la Belgique et des pays limitrophes, mais sous la condition que l'employé reçoive pendant tout ce délai une indemnité égale à la moitié au moins de ses appointements. remises, commissions, bénéfices, sans déduction des appointements qu'il pourrait gagner. ® Signalons, en passant, qu'au Congrès de la Fédération Nationale des Syndicats d'employés, magasiniers et voyageurs de commerce, tenu en 1913, on vota un vœu disant qu'en tout état de cause, la clause de non-concurrence ne pourrait être appliquée aux employés gagnant moins de 6,000 francs par an. Le projet du gouvernement n'interdit pas a un patron de prévoir dans le contrat a engagement le non-payement des journées de maladie. De même il est muet en ce qui concerne les interruptions de travail provoquées par le rappel sous les armes.A ce sujet, le texte de M. Franck est plus complet et de nature à garantir davantage les droits des employés. IKstipule que a la maladie de l'employé ou son rappel sous les armes ne mettent fin au contrat que si l'absence dépasse en durée la moitié du temps fixé pour le préavis » et que « les émoluments courent pendant ce temps ». Le projet de M. Hubert autorise l'engagement à l'essai, mais pour trois mois seulement et, pendant ce temps, aucun préavis n'est requis. Si, au bout des trois mois.\] e/nployé n'est pas congédié, il est considéré comme définitivement engagé. Cette disposition est de nature à donner satisfaction aux deux parties. Mais les emf ployés ont signalé le danger que présente, selon eux, l'engagement à terme. Il suffira, aisent-ils, a un patron de prévoir un enga-Renient à terme de quinze jours, de huit jours, indéfiniment renouvelable aux mêmes conditions, pour qu'il soit à l'abri de i obligation du préavis. Ainsi toute l'économie de la loi serait détruite. objection06 qUe M" Franck Pense de cette « Nous nous sommes demandé, écrit-il aans les développements de sa proposition, s u ne convenait pas de prévenir, par une disposition expresse, les moyens qui seraient employés pour éluder les prescrip-■lon,3, impératives de la loi, et notamment Je décider que les contrats à court terme, jui seraient périodiquement renouvelés Jour échapper à l'obligation du préavis, ne ■devraient pas être assimilés à des contrats sans terme ; il nous est avis que la jurisprudence saura sans peine déjouer les iraudes de la loi. » Ne serait-il pas plus prudent cependant, Jour éviter les contestations et les conflits, 1 insérer à ce sujet une disposition for-nelle dans ,a loi ? Le projet Franck applique aux employés — ce que ne fait pas le projet Hubert — article du contrat de travail qui rend in-essibie et insaisissable le salaire de l'ou-mer jusqu à concurrence d'un cin-luième. L'art 13 est ainsi libellé: «Les appointements, remises, commissions ou pensions des employés ne peuvent être iauu et Hfe.sont_ci©s^ibles jiue jusqu'à coa- currence d'un cinquième s'ils ne dépassent pas 2,000 francs et de deux cinquièmes s'ils ne dépassent pas 5,000 francs. Cet article compléterait heureusement le projet gouvernemental. De même ce dernier, pas plus que le" projet du-^onseil supérieur, ne fait rien' pour mettre fin à l'abus qui consiste à ne point déclarer privilégiée la créance d'uni employé si cette créance porte sur l'in-' demnité de préavis auquel il a droit» ici encure, M Franck a prévu le cas. Dans l'art. Il ue son projet, il est dit que « le privilège s'étend, à concurrence de 3,000 francs, aux indemnités dues par cessation d'emploi, à défaut de congé régulièrement donné, ainsi qu'au cautionnement versé à raison d'emploi ». Ainsi qu'on peut s'en rendre compte par cette courte analyse, nous avions raison de dire l'autre jour que le projet de M. Franck est mieux étudié, plus complet que celui du gouvernement. Il suffirait de combler les lacunes de celui de M. Hubert par certaines dispositions de celui du député d'Anvers pour en faire une loi fort présentable, mettant fin à des abus que personne ne saurait approuver. C'est, du reste, là, l'opinion de l'organe syndic il, L'Employé, de Bruxelles, qui a étudié sérieusement la question dans une série d'articles. Cependant, il parait que ce n'est pas celle du Congrès syndical chrétien, qui vient de se tenir à Gand et qui a marqué ses préférences pour le projet de M. Hubert. Mais aussi comment veut-on qu'un Congrès de catholiques, même composé de syndiqués, se prononce contre un projet émanant d'un ministre clérical, ce ministre fût-il M. Hubert en personne ? IGNOTUS ECHOS Comment se preserver au coup de chaleur ? Au moment où la canicule s0 manifeste avec ardeur, il convient de rappeler que le docteur Andrew Dun-san, professeur-adjoint à l'école de médecine tropicale, éf' Londres, a décrit jadis un moyen d'échapper au coup de chaleur, qui mérite d'être rapporté, tant pour sa simplicité que pour son efficacité. Tous ceux qui vont embrasser une carrière sous les tropiques doivent être familiarisés avec l'étude des accidents thermiques et connaître le moyen de s'y sous-Iraire.Le docteur Duncan a personnellement expérimenté le moyen qu'il préconise et qui lui a donné les meilleurs résultats. Ayant souffert de plusieurs attaques de coup de chaleur, qui avaient nécessité de longs repos, il lut, un jour, un mémoire d'un officier du génie traitant des moyens préventifs contre les accidents thermiques. Cet officier avait eu personnellement trois atteintes, et il posait comme conclusions de son travail « que les rayons dangereux du soleil n'étaient pas les rayons caloriques, mais les rayons chimiques ». Son argumentation s'appuyait sur ce fait qu'il est exceptionnel qu'on soit frappé d'un coup de chaleur pour s'être exposé à une source obscure de calorique ou à un foyer dont les rayons lumineux ne possèdent aucune énergie chimique, comme par exemple les fourneaux dans un arsenal. En termes scientifiques, seuls les rayons actiniques sont dangereux, car ils traversent tout, à moins d'interposer une couche de couleur, qui sert de filtre. D'après cet officier, le seul moyen de se préserver du coup de chaleur était de traiter son corps comme un photographe traite ses plaques : « Pour ce faire, il faut, disait-il, so couvrir de vêtements rouges ou faunes ». En conséquence, il acheta un casque et des habits jaunes, et, pendant cinq ans, il n'eut plus d'attaque d'insolation, malgré son existence passée en grande partie au! soleil. Adoptant cette théorie, le docteur Duncan drapa son casque avec de la flanelle rouge-orange fit coudre de la ouate de même couleur à l'intérieur et surtout à la partie dorsale de son vêtement kaki, et •nit un*; ciiuiiiibc rouge-uruiigc chaque fois qu'il devait faire une journée de marche. Jrâcc «î ces précautions, il n'a plus jamais, dit-il, ressenti les effets du soleil. * La population du Congo. Quelle est la population du Con-• go ? On disait autrefois qu'elle était de quinze millions d'âmes Mais il faut en rabattre, paraît-il. On a cherché à établir le nombre des contribuables. Au début de 1911, il existait, au Congo belge, le territoire du Katanga non compris, 1,932 chefferies, accusant une population de l million 949,790 habitants. Un travail effectué par l'administration centrai au moyen des tableaux statistiques des nouvelles chef feries organisées depuis la fin de 1910 indique qu'aux chiffres ci-dessus doivent s'ajouter: 1,711 chefferies (370,415 enfants), plus 240 chefferies non recensées, soit un total de 3,643 chefferies et une population recensé* 'de 3,262,853 habitants.L'administration centrale -.ne possède aucune donnée statistique précise quant aux recensements effectués au Katfanga. Disons cependant que le nombre de chefferies, tel qu'il résulte de données reçues, il y a quelques jours,s'élèverait à 101 pour le Katanga et à 4,240 pour le reste de la colonie. Bref, on n'arrive pas à cinq millions d'habitants.Le Congo s'est, on f>e voit, terriblement dépeuplé depuis que Léopold'II l'a ouvert à. la civilisation. L'Orage ouvre des excavations du sol de Paris Paiï$, 10. — Une nouvelle excavation s'est produite ce matin, vers 9i y* h., à l'angle du Doulevnrd Malesherbes et/du boulevard Hauss-aiann,au-dessus d-u grand'égout ce i lecteur d'As-nières, entre le croisement des voies ferrées et ie l'estacade du Métropolitain. L'excavation, d'environ Î5 centimètres de diamètre, s est produite au,'passage d'un auto-axi ?t laisse voir une poche* d'eau assez importante, recouverte seulement fcar du béton et da pa-zage,La circulation a été .aussitôt interrompue sur se point. On signale encore *deux autres excavations peu importantes dansi les rues* BeUiard et Eugène Carrière. Le violent orage de» c^tte nuit a est vraisemblablement la causa.1 L'Affaire Wilmart Audience du 16 juillet ^ Nous sommes arrivés à la 26e audience!... Encore une., ou deux et les débats seront — enfin ! — déclarés clos. Du moins espérons-le. La 26e audience est ouverte a 3 h. 25. M0 Jamiar, continuant sa plaidoirie, fait un bref résumé de sa plaidoiiie d'hier et s'attache à nouveau à prouver que Waechter ignorait le nombre des titres mis en renort et ne savV't pas surtout que ceux-ci étaient faux. Les experts ont saisi une ieltro de laquelle il résulterait que Waechter aurait présenté 35,000 coupons au remboursement. Durant de longues pages ils s'efforcent à établir de ce fait la culpabilité de mon client ; ils prétendent que Waechter était parfaitement au courant de la situation irrégulière créée par Wilmart. Nous avons prouvé que ce fameux chiffre de 25,000 devait ôtre réduit à 2,500 que c'était une erreur ie dactylographe. M6 Jamar tire de cette constatation la preuve de l'esprit tendancieux avec lequel ont travaillé les experts. M® Jamar en vient à parler des « doubles ». Sans doute, on a parfois signalé l'existence Je «doubles» à Waechter. Que faisait-il alors? Il prévenait Wilmart par lettre et le double signalé était retiré. Si Waechter avait été un complice réel de Wilmart se% serait-il donné la peine de se livrer à cette formalité ? Aurait-il écrit à Wilmart dans les termes que l'on sait et qui dénotent son entière bonne foi? Du reste, sur 18.000 titres qui ont passé par les mains de Waechter 40 doubles seulement ont été constatés.On objectera que Waechter possédait 18,000 titres et qu'il savait cependant que le nombre des titres réguliers ne pouvait excéder 15.0C0... Oui, mais il ne détenait pas chez lui tout ce pa. pier : il était localisé dans les bananes. M° Jamar entretient ensuite le tribunal de la découverte chez Waechter de la fameuse malle contenant les coupons. On ne peut accuser Waechter d'avoir voulu cacher ces coupons, qui appartenaient a Wilmart. C'est Waechter lui-même qui a 'révélé au parquet l'existence de cette malle... D'ailleurs tous les faits et gestes de Waechter durant l'enquête prouvent son innocence. Ces coupons, il aurait pu les brûler; on n'en aura:t jamais rien su, on ne l'aurait pas inquiété. Il ne l'a pas fait, parce qu'il était de bonne foi et q::'il n'avait pas à user de duplicité. S'il avait craint les investigations de la justice, 11 se serait débarrassé de tous les papiers, des lettres diverses se rapportant a l'a'f-ïre qui l'occupait. Il le pouvait facilement, il en avait le temps, car le parquet attendit plusieurs jours avant de faire des perquisitions chez mon client. On reproche aussi à' Waechter d'avoir dit ù ses clients que les Gand-Terneuzen étaient des titres recommandables. Mais il le croyait l M° Jamar donne. l'appui de ses dires, lecture de différentes lettres de Wilmart et de Ras-quin.Il lit notamment une lettre saisie, écrite pa> ce dernier à Waechter. et dans laquelle on lui annonce que les afaires de la Société Gand-Terneuzen s'améliorent et que tout est en règle... Est-ce à un complice qu'on envoie de telles lettres? Celte dernière lettre pourtant est du 12 février 1909. Est-ce que. oui ou non, Waechter était sincère quand il parlait en bons termes, dans son bulletin financier de la Chronique, des actions Gand-Terneuzen? Waechter n'a pas voulu induire en erreur ses prêteurs: il n a publié dans la Chronique que des notes analogues a celles qui ont paru dans quelques autres journaux. Dans la thèse de l'accusation, en 1911, Waech-ter devait savoir qu'il y avait 40.000 titres ir-réguliers, et il continuait à en mettre en report !... Mais c'est insoutenable. A moins d'êtr* un inconscient, Waechter ne pouvait continuel délibérément sa marche vers le gouffre où il devait inévitablement sombrer avec Wilmart.. — Monsieur le procureur du roi, s'écrie M« Jamar, prétend que Waechter extorquait de l'argent aux banques pour faire ripaille!... Le: ripailles de Waechter?.. Ripailles à l'Hunyadi-JanosL. (Rires.) En effet, le pauvre est malade depuis nombre d'années et doit se soumettre à un régime rigoureux. M* Jamar rappelle avec insistance la lettre que Waechter adressait à Wilmart, invitant ce lui-ci h faire rectifier la cote de la Bourse ; i! rappelle aussi les paroles de Wilmart à la veill< du scandale: »Tâc-hez que ce pauvre Waeoh ter n'en sache rien aujourd'hui. » Si Waechter eût été son complice, Wilmart se serait em pressé, au contraire, de l'avertir du désastr* prochain, pour qu'il eût le temps de sauver des pièces compromettantes. Enfin il rappelle l'éta-de dépression spécial constaté par les méde cins en la personne de Waechter, et qui étai un obstacle ù sa perspicacité dans les affaires Waechter était un aveugle, aveugle tout comiru les imprimeurs, les démarcheurs et les ban quiers devaient être au courant des irrégulari tés, s'il faut admettre le système d'accusatior du ministère public. Au nom de la justice, au nom de l'humanité vous acquitterez Waech fier, ce vieillard malade ruiné, dont toute la vie fut pleine de labeur. d< dévouement, et qui aujourd'hui en est réduit i vivre de la générosité do ses amis ! Vous l'ac quitterez non seulement parce qu'il mérite votr< indulgence, mais encore parce que vous n< pouvez raisonnablement prétendre qu'il ne par lageait pas l'aveuglement général où Wilmar avait plongé tous ceux qui l'approchaient 1 PLAIDOIRIE DE M* PICARD M. le président. — La parole est à M® Picard M® Picard. — Messieurs, vous ne vous atten cîez pas. je suppose, à ce que j'ajoute quelqu< chose a l'admirable plaidoyer, sonore comm« un beau métal, de mon excellent confrère Ja mar. C'est une plaidoirie complète et définitive Waech fer est une victime de cet ensorceleur d< Wilmart. ^ Vous avez fait, mon cher Jamar, une bell< et jusle allusion à l'apologie des aveugles d< Breughel. Messieurs, vous jugerez le pauvn ' Waechter avec indulgence et non avec sévérité J'ai dit. M° Picard se rassied. Le Drame du Figaro L'acte d'accusation Voici d'après le Temps de Jeudi soir, La substance de l'acte d'accusation rédigé par M., le procureur général Ilerbaux, et qui se: a lu lundi a l'ouverture des débats : LES FAITS DE LA CAUSE Tout d'abord l'acte d'accusation résume le* faits de la cause. Ils sont connus : Vers six heuies du sf'L", le 16 mars dernier, six balles de revolver étaient lirées sur M. Ca'-mette, directeur du Figaro, dans son cabinet de la rue Drouot. Deux pio.ectiles avaient occasion né des blessures superficielles au thorax, un troisième avait traversé la cuiisse gauche; un autre enfui, pénétrant dans la cavité abdomina le, avait atteint l'artère iliaque et provoqué uni hémorragie qui détermina la mort au cours d'une intervention chirurgicale tentée vers mi nuit car les docteu:s I-Iailmann, Cunéo et Rey-mond.M. Calmelte avait «lté î.-appé par Mme Cail laux, femme du ministre des finances. On sait qu'au cours de l'inst:uciion, l'accus.le a soutenu qu'elle n'avait pas l'intention de donner la mort à M. Càlmette. mais seulement de lui donner un avertissement brutal provoqué par une violente campagne de presse et la crainte de voir publier une corres-nondame ou serait étai&.son passé le wus. inl.«me. «Mon intention, a-t el.'e déclaré à M. Boucard, juge d'instruction, était de me rendre auprès du directeur du Figaro, d'obtenir de lui la îemise de deux lettres photographiées qu'il devait avoir ou l'engagement formel de ne rien publier mè concernant. L'idée m'est alors venue que dans le cas où M. Calmelte ne me donnerait pas satisfaction, il me faudrait faire du scandale au tigaro. Et c'est ainsi que je songe?" a m'y rendre avec une arme.» Cependant, à peine Mme Caillaux était-elle in-trodu:te^ dans le cabinet de M. Caimette que sans même exposer l'objet de sa \isite, eile dé- portan?11 S"r 'Ui S°n arme et le f: ai>pait à t Pour expliquer les minutes d'affolement dans lesquelles elle d:t avoir agi, elle a déclaré que pendant 1 attente de plus d'une heure qu el'e fit dans le salon du Figaro, jj lui a semblé ciue les garçons de bureau se m- qua:ent de son mari et quelle avait entendu plusieurs personnes appartenant à la rédaction du journal poursuive pnhîi'f011 rîfSC't0n S!1/ lfi CQmP0«ne dont il était i Q|Ullt6 C|U au moment de pénétrer dans le cabinet directorial, el'e avait entendu soudain 1 appel.répété à haute voix de son nom. mo m apparut, a-t-elle dit, la gravité dé ma démarche en mémo temps que ce qu'il v avait en elle d'irréparable. » - «Enfin, a-t-elle cn.roî1 en(ranp c,a"s co cabinet où tout •n si sombre que 1 on distinguait a peine la silhouette ce M. Càlmette. j'ai 7essenti impression effroyable, à laquelle s'est mêlé un sentiment de peur irraisonnée, en me trouvant (,e cet homme qui était notre -nnenn et dans ce cabinet rendu encore plus mystérieux par une demi-ohscurité •tïui Alniont <lnns le'salon, auxquelles fait allusion Mme Caillaux. ont af-irmé que dans leur conversation, il ne fut question à aucun moment de la campagne dirigée contre le mimst^ des finances. D'autre part le nom de Mme Caillaux ne fut prononcé h haute voix ni par l'huissier, ni par M. Càlmette et 2est sur un simple signe qu'on la fit entrer dans le cabinet de ce dernier. Enfin, a ce moment le garçon de bureau Sirac venait de tourner les commutateurs électriques et la pièce se Itrouvait complètement éclairée. Dans sa matérialité, l'acte do Mme Caillaux ne Peut Que constituer un homicide volontaire ?t elle-même parait bien en avoir reconnu toute ta portée, lorsqu'au moment où le garçon de bureau Nicet la désarmait, elle a déclaré' • « Je viens de faire justice ! » et ensuite, devant M biraudeau, rédacteur au Figaro : L'est le seul moyen d'en finir ! » LA PREMEDITATION Ayant ainsi rappelé le drame, le ministère public pose celte question : « Mme Caillaux a-t-elle prémédité son acte? » Il suffit, dit-il, pour s'en convaincre et achever par là même d'établir l'intention homicide. . d'exposer l'emploi du temps dej'accusée à partir du moment où chacun de ses actes semble i concourir h l'accomplissement du geste final. Entre 3 heures et 3 heures et demie, Mme Caillaux so rend chez M. Gastinne-Renelte, ar- i mûrier, et demande a acheter un revolver. Elle en essaye un dont elle trouve la détente trop dure, et arrête son choix sur un browning du calibre 6, dont elle so fait expliquer le maniement et qu'elle essaye sur une silhouette pla-I cée à 10 mètres. Elle charge alors l'arme de six balles, la glisse dans une gaine et regagne son automobile. Elle a déclaré elle-même au juge d'instruction que pendant que la voiture roulait, craignant d'oublier les indications qui lui avaient été données chez l'armurier, elle avait fait mou voir la glissière de façon h faire passer la pre mière balle du chargeur dans le canon, avai» mis ensuite le cran de sûreté et avait replace l'arme dans son étui. Après avoir fait son acquisition, elle se rendit au Crédit lyonnais, retira divers papier? d'un coffre-fort et rentra a son domicile où elle rédigea, à l'adresse de son mari, la lettre suivante, que M. Caillaux a fait parvenir au magistrat instructeur : «Mon mari bien-aimé, • Quand ce malin je t'ai rendu compte d<" mon entretien avec le président Monier, qui m'avait appris que nous n'avions en France aucune loi pour nous protéger contre les ca lomnies deja presse, tu m'as dit que ces jours ci, tu casserais la g... à l'ignoble Càlmette J'ai compris que ta décision était irrévocable. Mon parti à moi fut alors pris. C'est moi qui ferai justice. La France et la République ont besoin de toi. C'est moi qui commettrai l'acte. Si cette lettre t'est remise, c'est que j'aurai fait ou tent* do faire justice. Pardonne-moi, mais ma patience est finie. Je t'aime et je t'embrasse du plus profond de mon cœur. » Ta Henriette. » Mme Caillaux pénétrait au Figaro ver s cinq heures, et s'adressant au chef des huissiers, demandait ù voir M. Càlmette. On lui dit que 1 celui-ci n'était pas encore arrivé ; elle répondit qu'elle l'attendrait, ajoutant qu'elle ne donnail pas son nom, mais que le directeur du Figaro la connaissait et la recevrait. Elle fut aussitôt introduite dans le salon 'lu premier étage, et elle y resta un neu plus d'une heure assise dans un fauteuil, les deux mains enfouies dans un manchon où ello dissl mulait son revolver. A deux reprises cependant elle se leva pour se rendre auprès du bureau des huissiers et s'enquérir de l'arrivée du directeur.Celui-ci fit son entrée au journal A 6 heures et pénétra dans son cabinet en compagnie de M. Paul Bourget. Entre-temps, Mme Caillaux avait déposé entre les mains de l'huissier une earte dans une enveloppe fermée. A 6 heures un quart, MM. Càlmette et Bourget quittèrent Je cabinet directorial en se dirigeant vers l'escalier pour sortir ensemble. C'est alors que l'huissier remit l'enveloppe fermée au directeur Celui-ci l'ouvrit, montra la carte a M. Bourget. et regagna son cabinet en disant : «Je ne peux pas ne pas recevoir une femme. » Quelques secondes plus tard, Mme Caillaux était introduite dans le cabinet. «Tout en me levant, a-t-elle déclaré, j'avais tiré mon revolver de l'étui ». A peine en présence de M. Càlmette, elle lui dit : « Vous devez sans doute vous douter de l'objet de ma visite? — Mais non. répondit-il, veuillez vous asseoir.» «J'ai alors avec ma main gauche, précise Mme Caillaux. abaissé le cran deCfcûreté du pistolet. » Et immédiatement elle a tiré. LES MOBILES DU CRIME L'homicide volontaire et la préméditation étant ainsi établis et résultant de l'exposé des faits. Je ministère public recherche les mobiles qui ont pu pousser Mme Caillaux à commettre un tel crime. Et voici textuellement ce que dit l'acte d'accusation : Mme Caillaux, née Henriette Rainouard, après avoir contracté un premier mariage en 1894 avait divorcé en 1908, tandis que M. Caillaux. marié en 1906 à Mme Gueydan. devait lui-même divorcer en 1911. Dans le courant de l'année 1909. M. Caillaux. qui entretenait de très amicales relations ayee Mme Henriette Rainouard, adressa à celle-ci deux lettres renfermant, parait-il, de nombreuses allusions a des questions d'ôrdre politique étroitement mêlées à des sujets d'ordre le plus intime. Or, ces lettres, quo M. Caillaux avait priô Mme Rainouard de lui retourner, furent soustraites par Mme Gueydan, sa femme. C'était aux mains de celle-ci une arme redoutable tant contre son mari que contre Mme Rainouard, el M. Caillaux paraît en avoir épi.uvé une appréhension telle qu'en dépit d'une profonae passion, il écr.vait. le 25 septembre 1909. à Mme Rainouard pour lui propeser une rupture qu'il envisageait comme le seul moyen de la préserver du scandale et de sauveg .ruer ra réputa-tation de femme et. de mère. Cependant, au bout de quelque temps, M. Ca lleux et Mme Gueydan tombé: ent d'accord pour détruire les lettres en question, ce qui fut fait en présence d'un ami. Mais si les orig naux avaent cessé d'exister, Mme Gueydan. ainsi^qu'elle l'a reconnu elle-mênie- en, avait coi^erv;é. des„épreuves photo graphiques, et, après le divorce, dès le début du mariage de M. Caillaux et de Mme Rai- ! ; nouard. sa femme actuelle, vers la fin de l'an- ! . née 1911, M. Caillaux étant président du Con- 1 ; seil, des rumeurs inquiétantes parvinrent aux époux au sujet de ces photographies dont la divulgation leur apparut, dès lors, comme une ; imminente et perpétuelle menace. Ils apprirent que ces lettres avaient été montrées a un journaliste, ainsi qu'une troisième ; adressée, en 1901, a Mme Gueydan, celle-là même s gnée : «Ton Jo», relative ù l'impôt sur le < rever.j, qui fut publiée dans le numéro du Fi- : garo du 13 mars 1914, et dont il sera parlé cl-après.Cependant, après la retraite du ministère 1 Caillaux, une accalmie relative se produisit, I quand, au mois de décembre L913. après la constitution du mimstère Doumergue et l'attribution du portefeuille des finances à M. Caillaux, Le i Figaro entama contre ce dernier une campagne des plus vives. Rien au début ne paraissait de nature à raviver fies craintes au sujet de la publication des » lettres intimes dont il a été question plus haut L auteur dos articles, M. Càlmette. se main tenait dans lo domaine des choses de la poli- > tique et de la finance ; mais jamais, depuis longtemps, polémique <V? presse n'avait revêt i i un caractère aussi persannel et atteint un tel do « gré de virulence. j Les allégations de M. Càlmette ne tendaien1 < h rien do moins qu'a représenter M. Caillaux comme un homme d'argent, capable de forfai < turc et de concussion, et presque chaque joui i paraissaient, sous la rubrique qui lui était con sacréi» dans le Figaro, de nouvelles imputa- ] tio'ns et de nouvelles invectives. 1 Tout cela, certes, était de nature a surexcite) au plus haut point les personnes visées, et l'or < comprend que l'inculpée, qui aime son mari ' ait été ulcérée par les attaques dont il était 1 l'objet. Ju«que-1A. cependant-, rien dans cette séri< d'articles de permettait de supposer que leui < auteur pfit aller chercher des armes ailleurs | que sur un terrain purement politique, parle mentaire ou financier. | Tout d'ailleurs dans In caractère comme dans le talent de M. Calmelte devait, semble-t-il contribuer a rassurer sur ce point les intâres <?és. auand le 13 mars 1914. fut .oubliée dans Le Figaro la lettre s:gnée «Ton Jo», dont, en dépit de la suppression de certains passages d'ordre privé et eu égard au commentaire qu l'accompagne, le caractère intime de leltr< écrite nar un homme a une femme parait d'une façon indiscutable. Du reste. M. Calmelfe. <°n toute franchise précise lui-même ce caractère dans les tenues suivants : « C'est la première fois, depuis mes 1 tren'ip années de journalisme, que ie publie unt lettre privée, ure lettre intime, malgré la vo t Ion té de son détenteur, de son propriétaire oi j de son auteur. » ] Dès lors, d'après les déclarations de Mme i Caillaux, line corrélation très étroite s'établit, dans son esprit, entre la publication de cette i lettre et l'imminence d'une autre divulgation qu'elle appréhendait par-dessus tout, celle des i deux lettres à elle adressées en 1909 par M. Caillaux et soustraites par Mime Gueydan. Et vo:ci quel aurait été son raisonnement : la lettre signée «Ton Jo» avait été en la possession de Mme Gueydan qui détenait également les pho-. tographies des deux autres: la môme source qu. avait permis au Figaro de se procurer la première avait dû procurer le reste, et puisque cette première lettre était publiée, la publication des autres allait suivre. Il ne semble pas cependant que ces deux i lettres aient jamais- été en la possession du di recteur du Figaro ni môme qu'il ait tenté de s< 1 les procurer. Eussent-elles été entre ses mains M. Càlmette se fût interdit de les reproduire si, comme le déclare M. Caillaux, les considéra lions politiques y étaient tellement disperséei dans les développements sentimentaux que touU sélection dans leur texte était imposs ble. Quoi qu'il en soit. Mme Caillaux paraît avoii été hantée par la crainte de leur divulgation qu lui avait été annoncée comme imminente et sor mari ressentait-le contre-coup de cette anxiél'i au point de faire dans la matinée du 16 mar une démarche auprès de M. le président de In : République en vue d'arrêter la publication de : ces lettres privées. Il subissait lui-même les impulsions de la co : 1ère, et lorsque sa femme vint, dans la mali 1 née du 16 mars, au ministère des finances, lu rendre compte d'un en-relien qu'elle venait d'à voir avec M. Monier, président du tribunal, ai sujet des difficultés et des dangers d'un procc-en diffamation, il ne peut retenir ces paroles « Puisqu'il n'y a rien a faire, je mo défendra seul et j'irai casser la g... ti Càlmette. » Enfin, dans celte même matinée du 16 mar^ les inquiétudes de l'inculpée avaient puisé u. nouvel aliment dans l'article même du Figar<. consacré a son inari : « Intermède comique. > Pour moi, a-t-elle déclaré, cet intermède étai la transi!ion entre la publication de lettre cU « Ton Jo » et celle des deux autres lettres. M. Delbos, qui l'a vue ti midi au ministèrf , des finances, a déclaré qu'elle lui avait donr.' l'impression d'un « être Iraquê ». CONCLUSIONS Tel était l'état d'esprit de Mme Caillaux, dans la journée du 16 mars 1914, jusqu'à l'instan où elle a commis son acte criminel. Mais quelle que soit l'agitation morale sou< l'empire de laquelle elle a pu se trouver, or r%j peut que constater la facilité avec laquelle elle s'est arrêtée à l'idée du crime, l'enchaîna- ( ment logique des faits par lesquels elle l'a pr.> r paré, et le sang-froid dont elle a fait preuv. dans son exécution. i En conséquence, Ra'nouard, Geneviève-José , phine-H.mriet'e. éoouse Caillaux. est accusée r D'avoir, le 16 mars 1914, a Paris, commis un f homicide volontaire sur la personne de Gastr; J Calmet'e. avec cette circonstance que l'hon.i- 1 cide dont s'agit a élé commis avec prémédl- f talion, rrime prévu par les articles 295, £96 ci . 302 du Code pénal. ^ LE MONITEUR I G' ** I Du 17 juillet I i 'Armée. — Nominations. — Par arrêté royal le lieutenant général chevalier de Selliers d< Moranville, oommandant le corps de la gendar merie, faisant fonctions de chef d'état-major d< l'armée, est désigné pour passer dans le cadiN de l'état-major général de l'armés et être investi des fonctions de chef d'état-major d< l'armée. . . Il prendra rang d'ancienneté du 26 juin 1912 avant le lieutenant généiai Léman. Le général-major Leclercq, commandant 1s 8e brigade mixte, est désigné pour passer ai corps de la gendarmerie et être investi du corn mandant de ce corps. , Par arrêté royal sont nommés : ! Dans Vinlanterie. — Capitaine commandant ' de réservo : Le capitaine en second' de réserva Van Caneghem, du 3e régiment de chasseurs. Liutenanls de réser ve : Les sous-lieutants d< de réserve : AispesLfcgh, du 8e de ligne ; Le Grae ve, du 3e ; Maes, du 9e ; Waïlten, du 8e ; i Weyenbergh, du 4e ; Jadot, du 13e ; Moiny } du 1er chasseurs. ! Dans la cavalerie. — Capitaine commandant de réserve : Le capitaine en second <Ie réserv* Bosquet, du 1er régiment de lanciers. Dans l'artillerie. — Major de réserve : Le capitaine commandant de réserve Varuien Berghe du 3o régiment. Capitaine commandant de réserve : Le capitaine en second de réserve Toussaint, de l'artille rie de forteresse de la position fortifiée de Na» mur. Lieutenant de réserve : Le sous-lieutenant d< réserve Lardinoy, du 2e régiment. Dans les comptables des corps^te troupe. -Lieutenant payeur de réserve : Le sous-Iieute j nant payeur de réserve Mae rt en s, du 8e régi- | ment ue ligne.— —- — I Dans le service de santé. — Médecins de r6 jiment de 2e classe de réserve : Les médecins ie bataillon de Ire classe de réserve Detournay, \ l'inspection générale ; Holemans, à id. Médecins de bataillon de Ire classe de réserve : Opsomer, à l'inspection générale ; De Moor, ï id ; Bruvere, a id. ; Apers, à id. — Par arrêté royal, l'ex-sergent Schartert, du 13e régiment de 'igné, est nommé sous-lieute-lanb de «réserve. Le maréchal-des-logis (en congé illimité) Korb. lu régiment d'artillerie de place, est nommé ious-lleutenant de réserve. Service de l'intendcCnce. — Par arrêté royal, 'intendant en chef de l'armée Belche, inspec-euT général des services de l'intendance, direc-eur général du service des approvisionnements tu ministère de la guerre, est déchargé de ses onctions de directeur général du service des ipp ro visionne men ts au ministère de la guerre. Officiers de réserve. — Par arrêté royal, sont idmis dans le cadre des officiers de réServe : le najor pensionné Ablay et le capitaine comman-lant pensionné Degroux. 1^ lieutenant du génie démissionnaire De Bremaecker est admis dans le cadre des offi-îlers de réserve. \*> capitaine en second Deschepper, du régl-nent du génie, provisoirement adjudant-major lu commandant du génie de forteresse de Lié-'e, est déchargé de son emploi, sur sa deman-le. et admis dans le cadre de réserve. Nominations. — Par arrêté royal, le major de :avalerie de réserve Ablay est nommé lieute-îant-colonel de réserve. Le lieutenant de réserve De Bremaecker, du jénie, est nommé capitaine en second de réser-* •o. Démission. — Par arrêté royal, la démission lu grade et de l'emploi qu'il occupe dans l'ar-née, offerte par le sous-lieutenant Ruelens, du le régiment de licne. e.st acceptée. ~7Thlre judiciaire. — Par arrêtés royaux : Est acceptée la la démission de M. Gambier. le ses fonctions de juge de paix du canton de *fttu rages. n est admis l'émérilat et autorisé à porter ô titre honorifique de s^s fonctions. Sont nommés juges suppléants: A la justice de paix du quatrième canton l'Anvers, M. De Vos, avocat Anvers. A la justice de paix du canton do Borger-lout, M. De Raedemaeker, avocat à Borger-îout, en remplacement «le M. Boeynaems, appelé à d'autres fonctions. A 1a justice de paix du canton de Molenbeek-5aint-Jean, M. Possoz, avocat h Saint-Gilles. A la justice de paix du.canton de Saint-Gil-es. M. AnnéliAn, avocat & Uccle. luvuntsiration centrale. — M. Kouvez, direc-eur à titre personnel, est nommé directeur. Administration des contributions directes, louancs et accises. — Personnel. — Mise a la etraite. — Par arrêtés royaux, sont admis, à eur demande, à faire valoir leurs droits à la etraite : M. Arents, directeur des contributions direc-es, douanes et accises a Hasselt. f -M. Durieux, inspecteur spécial"d i cadastre à' iruxelles. M. Heifertz, receveur des contributions direo es et des accises à Wil-ryck. — Par arrêté royal, M. Mignoul, receveur des on tri bu lions directes à Liège (Sud), est admis l faire valoir ses droits f* La rpimii/» FRANCE & RUSSIE .a Visite du Président Poincaré est line mission de paix St-Pétersbourg, 16. — Au moment du départ le M. Poincaré pour la Russie, la Novoïe Vre-ilia explique, dans un article intitulé « Europe t Paix», que le voyage du président a pour iut d'assurer les intérêts vitaux des alliés con-re toute surprise extérieure. Le journal montre le rôle des sentiments pa-ifiques des deux nations: d'un côté la Russie, aturée de territoires et ne cherchant aucune icquisition ; de l'autre, la France, dont les d s-'ositions conciliantes ont été maintes fois prou-ées.' _ Le journal arrive à cetle conclusion que sur es frontières russes comme sur les frontières rançaises, l'Allemagne pourrait démanteler ses orteresses. La puissance de la Duplic^ne menace person-ie, écrit la Novoïe y'remia. Si l'attitude des au-res Etats était analogue, l'Europe pourrait li-encier ses armées. _ Malheureusement, cette idylle est irréalisable. 1 y a au centre de l'Europe un Etat dont les hefs lancent sans cesse des menaces dans loues les directions. L'entrevue du Isar et du président Poincaré. onclut le journal, portera un coup a la van té t à l'amour-propre de certains, mais les peu-îles ayant soif de paix et d'ordre l'accueilleront vec reconnaissance. Le dessinateur Hansî en exil INCIDENT CLOS Paris, 1G. — Les témoins de MM. Paul de Cas-agnac et de Cari Lalnn se sont réunis ce main.Les témoins de ce dernier, MM. de Monzie et ustin Godart, ont déclaré que leur client, ins-allé à Paris depuis quinze ans, marié avec une 'rançaise. lié à la France par de nombreuses ^arenlés et amitiés, n'a jamais pris part, ni di-ectement, ni indirectement, aux attaques diri-;ées contre la-France, attaques dont il se déso-darlserait en tant que besoin. % En présence de celte déclaration, les quatre ''moins considèrent l'incident comme clos. ———— «toi _«t rËtrannei FRANCE VU CONGRES SOCIALISTE DE PARIS VO'ili DE I.A MOTION JAU RES-V AILT. A NT Paris, 16. — Le Congrès socialiste, après une ongue discussion, a adopté par 1,690 mandats a motion Jaurès-Vaillant, reproduisant la nio-ion do Copenhague avec l'adjonction suivante : Fntro tous les moyens pour prévenir et em-lêcher la guerre et pour imposer aux ou virements le recours à l'arbitrage, le Congrès ons'dèro comme particulièrement efficace la ;rève générale et internationalement organisée tans les pays intéressés ainsi que l'agitation et 'action pupulaires sous leurs formes les plus ictuelles. 1 La motion guesdiste a obtenu 1,174 mandats. 1 y a eu 83 absteiUlonnisles et 24 absents. Le Congrès a adopté à l'unanimité une mo-ion en faveur de l'autonomie de l'Alsace 1 aine qui favoriserait grandement un rr.pprn-:hement franco-allemand nécessaire ù, la paix lu monde. Le Congrès est clos. .'AFFAIRE D'ESPIONNAGE DE MARSEILl E Paris, 17. — Nous avons parlé d'une affaire l'espionnage à Marseille et de vols de dot u-nents militaires. Il s'agit d'un nommé Louis le Thenon, âgé de 20 ans. 11 était arrivé ie 2 uillet à Marseille venant de Constantinople. A Honstantinople, il s'était adressé au consul de rrance sous prétexte qu'il .manquait d'a:gent. Zomme il faisait une impression favorable, le :onsul se décida à ie prendre a son service. De cette façon, Thenon réussit ù prendre con-îaissance d'actes secrets qu'il copia. Puis il >artit poifr Marseille 'Il écrivit une lettre au ninistère de la guerre, déclarant qu'il po-sé-lait des documents importants intéressant la léfense nationale française. Il offrait au minière de les :ui vendre moyennant une somme

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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