Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 07 Fevrier. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Accès à 22 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/sn00z7237v/
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Samedi 7 Février 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES COMAH; "T CALKIak 1Q1ZS Franco en Belgique On an : 15 » * 6 mois ; 8 ff. » » 3 mois : 4 fr. Franco en Hollande Un an : 22 fr. » Union postale » 32 fr. On s'abonne au bureau du Journal et dans tous les bureaux de poste ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 567 JOURNAL DE LIÈGE Annonces, „ a la ligne, 2© cent. Réclames. , ■ ■ . > ffl cent Faits divers ...» » 1 îranc Réparations judiciaires » 3 francs Informations financières » 3 francs Avis de sociétés i« petite am 30 cent, Émissions. . , . „ » 1 franc BÉDÀCTIOK TÉI ffPHDNP 01'? FEUILLE POLITIQUE, LITTÉRAIRE El CÛDII8ERCIALE. - FONDÉE EN 1764 RÉDACTION ET \IOilMS! 1UTIOA s BOULEVARD DE LA SAUVEMÊRE. 20 ® é Salle du | JOURNAL DE LIEGE § j ls Expositions flirt | $ Dimanche 8 Février Ià 11 heures inauguration de l'Exposition des ® œuvres de Mme Marie MOLiTOR . . ■peintre & S ET 1m. Eug. de BREEMAECKER ! ^ sculpteur % I A BRUXELLES % I ® ^ Cette exposition sera ouverte tous ^ 45 les jours de 10 heures à 1 heure et é <fi de 2 à 6 heures du soir, jusqu'au |J 17 février inclus. | ENTREE LIBRE I .«• ÉTRANGER FRANCE L'affaire de l'Ouenza Paris, 6. — La Chambre discute l'interpellation sur l'Ouenza. M. Joseph Thierry, ancien ministre des travaux publics, explique comment il fut amené à solutionner l'affaire de l'Ouenza par la convention signée le 16 octobre dernier avec une société nouvelle. Répondant aux reproches présentés au sujet des éléments étrangers de cette société, l'orateur rappelle que ces éléments sont dans la proportion de 33 %. La maison Muller, dont on a beaucoup parlé, est, dit l'orateur, une maison hollandaise dont 28 % des intérêts sont français. La participation étrangère -est beaucoup moins forte que dans l'autre convention. M. Thierry énumère les avantages que l'Algérie retirera de la convention. Il supplie la Chambre d'approuver la convention qui sauvegardera les intérêts français. Il dit que l'Algérie attend la réalisation avec anxiété. M. M. Albert Thomas demande à la Chambre de voter un ordre du jour invitant le gouvernement ià ouvrir des négociations pour obtenir que 45 p. c. soit réservé & l'Algérie. M. Pechadre prononce un réquisitoire contre la convention de l'Ouenza.' Il s'élève contre la participation de la maison Muller, qu'il accuse d'avoir g;êné le règlement minier marocain. M. Ferdinand David, ministre des travaux publicte, proteste que dans la première convention les intérêts étrangers étaient plus considérables. M. Alasseur, parlant au nom de la minorité de la commission, expose qu'il votera la seconde convention, très supérieure à la première, parce qu'elle sauvegarde mieux les intérêts algériens. M. Margaine défend un ordre du jour tendant à réserver à l'Algérie une participation de 45 p. c. dans l'affaire de l'Ouenza. M. Fernand David fait de «nouveau valoir tous les avantages de la nouvelle convention qui prévoit 67 p. c. d'intérêts français, alors que la première prévoyait 68 p. c. d'intérêts étrangers. L'affaire, dit-il, se présente admirablement. La convention avantagera les finances algériennes. Il demande à la Chambre de faire confiance à ceux qui l'ont négociée et de laisser au gouvernement la responsabilité qui lui incombe. M. Jaurès, tout en se défendant d'être animé par un nationalisme économique, déclare qu'un pays est diminué dans son autonomie quand il laisse sans contrôle ses richesses que se dispute le monde. M. Jaurès termine en demandant à la Chambre de voter l'ordre du jour Margaine. L'ordre du jour pur et simple, accepté par le gouvernement, est voté par 348 voix contre 184. La séance est levée. ALLEMAGNE Le téléphone a travers la Baltique Berlin, 5. — Les gouvernements suédois et allemand ont engagé des pourparlers au sujet de la pose d'un double câble téléphonique qui partirait d'un point non encore fixé de la côte poméranienne pour aboutir aux environs de Trelleborg. ANGLETERRE La question do Mascate Londres, 5. — La question de Mascate est réglée entre la France et l'Angleterre. Le traité de 1844 avec le sultanat de Mascate reste en vigueur, mais le gouvernement français s'engage à ne plus revendiquer pour ses ressortissants les privilèges et immunités du traité de 1844 qui seraient contraires aux règlements promulgués pour empêcher le trafic illicite des armes et des munitions dans le sultanat de Mascate. Des notes à ce sujet ont été échangées, le 4 février, entre sir Edward Grey et M. Cambon et elles seront soumises au Parlement à bref délai. PORTUGAL La crise ministérielle Lisbonne, 6. — On continue à envisager comme possible la constitution d'un ministère pris en dehors des partis. Cette combinaison serait, dit-on, la seule susceptible de donner satisfaction auis divers partis. M. Bernardino Machado a l'intention de soumettre au Parlement un projet d'amnistie et de présenter le même jour le nouveau cabinet. On croit que les chefs des différents mouvements qui ont été tentés contre le gouvernement ne seront pas amnistiés mais bannis temporairement. M. Machado compte sur plusieurs ralliés pour la formation du nouveau ministère. AUTRICHE Le procès des Ruthènes Budapesth, 6. — Au cours de l'audience tenue aujourd'hui par le tribunal de Mar-maros-Striget, on a entendu après le comte Bobrinsky la déposition du détective Duliskovicy qui, faisant partie de la po lice de la frontière, a été dh-argé de sur veiller les agissements des panslavistes dt Hongrie. Duliskovicy a su se mettre en rappor avec le comte Bobrînsky. Il lui a fait croiri qu'il voulait passer du culte catholique grec au culte grec oriental et le comte l'{ chargé de recruter des Ruthènes ayant uni certaine culture pour les faire passer er Russie à la religion orthodoxe et leur don lier l'instruction religieuse nécessaire. Ce: gens sont revenus ensuite en Hongrie poui faire de la propagande parmi leurs com patriotes. Le témoin dit avoir reçu 2.000 roubles du comte Boibrinsky pour décider un mem bre de la Chambre des Députés hongroise à interpeller sur la situation faite aux Ru thènes. Le détective prétend que grâce à la puis santé protection du comte Bobrinsky, il c pu voyager gratuitement en Russie où k police russe ne lui a demandé aucune pièce d'rdenttttë» Il prétend (également efue le comte disposait de sommes très importan tes pour la propagande panslaviste parm: les Ruthènes de Hongrie. Le comte aurait déclaré dans un moment d'exaltation à l'époque de la guerre des Balkans que la Russie ne démobilise rait pas avant que le drapeau russe flottâl sur les Carpathes. Le comte Bobrinsky répond qu'il s'esl entretenu sur toutes espèces de sujets avec Duliskovicy mais qu'il n'a jamais tenu contre la monarchie austro-hongroise les propos à ce sujet lui attribués. Au sujet des 2.000 roubles, il garde le silence. Duliskovicy prête serment. Le tribunal refuse de recevoir le serment du comte Bobrinsky qui est laissé libre de se retirer. On croit qu'il quittera la ville aujourd'hui même. Protestations russes Le correspondant viennois de la Gazette de Francfort télégraphie à son journal que l'ambassadeur de Russie est déjà en pos-sesion d'une note de protestation^ de son gouvernement contre les tracasseries dont furent l'objet des nationaux russes à la frontière autrichienne. BALKANS Inquiétudes de l'Autriche Vienne, 5. — Une certaine nervosité commence à se manifester au sujet des conférences à Pétersbourg des hommes d'Etat balkaniques. La diplomatie russe est accusée de forger un nouveau l'.loc balkanique, dirigé contre l'Autriche-Hongrie. Les éléments 'hostiles à l'Autriche-Hongrie sont de nouveau, selon la Reichspost, à l'œuvre. La paix de Bucarest, écrit la Neue Freie Presse, n'est pas en danger, mais la paix européenne est menacée avec le renouvellement de la "Ligue balkanique, le poignard avec lequel on veut frapper traîtreusement l'Autriche. Grecs centre Albanais Athènes, 6. — On annonce que des bandes albanaises commandées par le chef Sa-lih-Butka, ont envahi le district de Colo-nia et occupé les petits villages grecs de Grambatsika, Fana-riti, Cretiska, Catounti, Selenitza. Elles y ont arboré le drapeau albanais et. proclamé leur occupation, au nom de l'Etat albanais. Le 15e régiment d'infanterie a poursuivi ces bandes et les a mises en fuite. Douze soldats et trois membres des légions sacrées ont été blessés. Cinq soldats et deux légionnaires ont été tués. Les Albanais ont eu, de leur côté, 64 tués et de nombreux blessés. Une troupe de 600 Albanais, sous les ordres du major Mustapha, s'est présentée à la station de Veliterna, près de Coritza, et a demande la. remise de la ville et de la banlieue. Le c.foetf de la station a répondu qu'il n'avait reçu aucun ordre à ce sujet. Hier, dans la nuit, après l'occupation, de Sevrani et à la suite d'un bombardement, les forces grecques ont occupé Malinti, Mouzentska, Kaks&i, Stremetsi, Lintsaki et Kossimbessi. Les bandes albanaises commandées par Kessim bey, ancien officier turc, se sont dispersées. Les habitants ont arboré le drapeau grec et fait leur soumission. Les Grecs n'ont subi aucune perte. ROUMANIE Eruption d'un geyser Bucharest, 5. — A Filipechti, près de Moreni, où l'on a trouvé de grandes quantités de pétrole, il s'est produit soudain une éruption d'eau bouillante fortement salée. L'eau a jailli à une hauteur considérable avec un bruit perceptible à dix kilomètres à. la ronde. Tout autour de l'orifice de ce geyser se trouve étalée une croûte de sel d'environ 5CO mètres de largeur. Des géologues étrangers sont venus sur les lieux pour examiner ce phénomène naturel.ETATS-UNIS Troisième conférence de la paix Washington, 5. — M. Wilson a lancé une invitation pour une troisième conférence de la paix qui aurait lieu en 1915 à La Haye. On assure que c'est à la requête de la reine Wilhelmine qu'il a lancé cette invitation.Les droits do passage du canal de Panama Washington, 5. — Le président Wilson a annoncé aujourd'hui qu'il emploierait toute l'influence légitime dont il dispose pour obtenir le retrait des articles de la loi sur le canal le Panama, qui exempte les caboteurs américains des droits de passage.Un échec du radium M. Bremner, membre du Congrès, qui souffrait depuis quatre ans d un cancci très avancé, s'était soumis depuis Noël ai traitement par le radium. On lui avait in séré dans l'épaule 11 tubes renfermait pour 500.000 francs de radium et l'on ayai annoncé une certaine amélioration. Il vien néanmoins de succomber, âgé seulemen de 30 ans. MEXIOUE Augmentation de l'armee Mexico, 5. — Un décret vient d'éHre pu blié, portant les effectifs de l'armée regu lière de 150.000 à 200.000 hommes. L'interruption des communications pu voie ferrée entre Tampico et l'intérieur fai sant craindre une disette de pétrole, toute les lignes où la traction est à pétrole n transporteront plus comme marchandise que du bétail, des vivres, du -com'bustibl et du coton. La ligne interocéanique de la Vera-Cru est exceptée. Lee révolutionnaires maîtres d'un po-r * New-York, 5. — Suivant un télégramm de Nogales iArizona); les troupes du géne t ral Caranza se seraient emparées de Na ; zatlan. C'est le premier port de mer qu : serait tombé entre les mains des révolu i tionnaires. : Les fédéraux défendent le port de me i de Guaymas, où ils sont durement près sés par les révolutionnaires qui, avec d > l'artillerie, ont détruit de nombreux édifi ces. L'artillerie fédérale ne peut pas ri poster efficacement, car les révolutionnai res sont abrités au milieu des montagnes i Mexico, 5. — Le département de la guerr annonce que les fédéraux ont tué 71 re ! belles au cours du combat d'El Puerto près de Tampico. New-York, 5. — Une dépêche de Juare: annonce que les rebelles ont exécuté som mairement près de Casas Grande 22 hom ' mes de la bande de Castillo. PEROU Le calme règne à. Lima Lima, 6. — Le nouveau ministre des af faire* étrangères vient d'adresser aux re présentants étrangers une circulaire les invitant à entrer en relations avec le gou vernement provisoire. L'ordre est actuellement tout à fait réta bli dans la ville. HAÏTI Convocation du congres New-York, 5. — Un télégramme dé Port au-Prince annonce que la commission per m amen te du Sénat a convoqué le congrèf dans le but de procéder à l'élection d'ur nouveau président de la République. Il est cependant douteux que les rebelles acceptent un président choisi dans les conditions actuelles. On se demande si le génié'ral Zamor dont l'arrivée paraît imminente, ne se fera pas nommer président en recourant au besoin à la force. Le sénateur Théodore s'est allié au général Monplaisir et s'est fait proclamer chef du pouvoir exécutif au Cap Haïtien. AFRIQUE DU SUI) Le débat au Parlement du Cap Le Cap, 5. — Le général Smuts a terminé aujourd'hui; dans un discours qui a duré deux heures, la justification des actes du gouvernement. Avant d'arriver à la ouestion de la déportation, il a affirmé, nlus énergiquement encore qu'hier, qu'on se trouvait en présence d'une situation tout à fait extraordinaire et il a dépeint, à l'appui de sa thèse, les résultats de l'agitation syndicaliste du mois de juillet dernier dans les colonies indigènes du Rand. Dnn$ une seule mine, on a trouvé l.oOO sagaies, et les rapports officiels indiquaient que les indigènes adoptaient, une attitude très arrogante. Cette attitude était la conséquence directe de la propagande de M Waterson et d'autres, oui les incitaient à déclarer la grève pour obtenir des salaires plus élevés et une réduction des heures de travail. Au mois de janvier, le général Botha adressa directement aux indigènes employés dans les mines une circulaire dans laquelle il leur disait que les querelles pendantes entre les blancs ne les regardaient pas, et que s'ils restaient calmes, ils seraient payés, même dans le cas d'une suspension temporaire du travail. Cette circulaire.produisit un excellent effet d'apaisement, mais il est impossible de prévoir cie oui serait arrivé si les désordres du mois de juillet dernier s'étaient renouvelés. La Chambre a été très impressionnée également par 1a. façon dont le général Smuts a expliqué que la circulation des chemins de fer n'avait nu être assurée que par un service de patrouilles s'étendant sur j des centaines de kilométrés et exigeant î des milliers d'hommes. Il y avait eu trois tentatives révolutionnaires en siix mois, et après mûre délibération, les ministres résolurent de porter un cou(o décisif en déportant les meneurs de la grève qui, par leurs actes, leurs discours et leurs organisations conspiraient contre l'ordre établi. A cette objection : pourquoi pas de jugement ? le général Smuts répondit que l'Afrique du sud et le monde entier se trouvaient en présence d'un mouvement entièrement nouveau, et en conséquence le gou-vernement, dans l'intérêt supérieur ' de 1 Etat, ne pouvait pas courir les risques des tribunaux ordinaires. En résumé, le discours du général Smuts a été un exposé plein de bon sens et d'arguments présentés avec la plus haute habileté Ce qui s'est passé au mois de juillet a démontré que1 l'Afrique du sud, avec des chemins do fer appartenant à l'Etat, avec une population ouvrière composée d'éléments extrêmement inflammables, avec son ninteiiand peuplé d'une énorme masse d'in-eugvmes non civilisés, est le dernier pays du monde qui se puisse permettre des incursions périodiques dans le domaine du syndicalisme. Le général Smuts a fait observer que les nommes qui vivent-de telles manœuvres et avouent publiquement leur détermination de les continuer sont les ennemis de l'Etat et que, par suite, l'Etat a le droit de les déporter. Finalement, la Chafflbre a adopté sans discussion une motion autorisant les conseils des leaders travaillistes à plaider devant elle la causa de leurs clients. Us paraîtront demain h la barre de l'assemblée.INDES ANGLAISES Le feu dans un bazar Bombay, 6. — Le feu s'est déclaré dans une pâtisserie du Bazar. Une centaine de personnes se trouvaient dans les étages supérieurs. Quelques-unes ont réussi à s'échapper par l'escalier en traversant les flammes. D'autres ont sauté du 5e étage sur un bâtiment voisin. 8 personnes oui péri dans les flammes. £ : " Paris, 6. — Le Sénat a encore consacre! sa séance d aujourd'hui à l'examen du projet d impôt sur le revenu. - Au cours de la discussion, M. Aiment s s est attaché à montrer oue le système adop ? te par la Chambre .ne tient pas debout s qu il est injuste et qu'il aboutira à uu "dé-î neit important et à de grandes injustices , fiscales. | Le rapporteur demande au Sénat de vo-J ter le projet de la commission, M, Aimend préconise, pour la détermi-t nation du revenu, les déclarations combi c nées avec les taxations et les signes exté rieurs. : La séance est levée. ! * Paris, 6. —- M. Caillaux a avisé la Com r mission du budget qu'en présence de la si- - tuation favorable du budget, il avait décidé 3 de ramener de 800 à 600 millions le chiffre de l'émission des bons du Trésor. Paris, 6. — On mande de Londres au 3 Temps : On n'a pa.s encore reçu ici les ré-^ ponses des puissance? de la Triple Alliance la dernière note anglaise. On commence à se demander si elles répondront. On r , l'impression que le point difficile est la [ question des mesures par lesquelles les grandes puissances feront respecter leui elécision. On sait que dans sa dernière note, sir Edward Grey a insisté sur la nécessité de prévoir de telles mesures. Il semble bien qu'à Vienine et <à Berlin on ne soit pas disposé à prendre éventuellement con- - tre la Turquie aucune mesure de ce genre. . Ce serait probablement la raison des re-i tards actuels. Londres, 6. — Suivant une information communiquée à la presse ce soir, les ambassadeurs de la Triple Alliance ont communiqué /verbfilement et séparément au Foreign Office la. réponse de leurs gouvernements respectifs à la dernière note britannique relativement à l'Albanie et aux îles de la mer Egée. ■X- P a ris, 6. — La légation d u Pérou nous communique la dépêche suivante : « Lima, 5. — Le président Billinghurst ayant donné sa démission, le congrès s'est réuni et a décidé, à l'unanimité, de confier j le pouvoir exécutif à Un comité provisoire. » *X" j Paris, 6. — Le juge d'instruction a fait I remettre aujourd'hui en liberté provisoire l'acteur turc Burrham-Eddine, inculpé dans l'affaire de Cherif-Pacha. •X- Nevers, 5. — Un cultivateur de Monti-gny-aux-Amogues a arrêté aujourd'hui, dans un champ, Fahre, l'auteur de l'as-> sassinat commis hier matin à l'hôpital de i Nevers sur un gardien-surveillant. * Londres, 6. — La liste de souscription i pour l'emprunt foelge à été close 'à 10 h. 30 du matin. * Genève, 6. — L'aviateur Pennelin avait pris ses dispositions ptfur tenter aujourd'hui le vol Geûèvej-Turm; en passant au-i dessus du Mont Blanc. Le départ avait été fixé entre 11 heures I et midi, mais le brouillard a forcé l'avia-! teur à ajourner sa tentative à demain sa-1 medi, si toutefois le temps s'éclaircit. i * j Rome, 6. — Les journaux signalent que j la grève générale a commencé ce matin j dans le port de Naples, à propos d'une I question concernant le contrat de travail. : L Ëmpruut Anglo-Belge Dans notre entrefilet d'hier, nous écrivions, d'après les renseignements puisés aux meilleures sources, qu'il s'agissait d'un emprunt amortissable en 25 années exclu-t sivement par tirage au soit, et que si l'an-i nuité devait être constante, cela revenait à emprunter à 5,9 p. cent. La chose nous avait été affirmée par une personne tout à fait -sûre et était, du reste, conforme à l'information iptubliée le matin même par la Cote Libre, journal ré-[ ai.gé par des amis du gouvernement et an-; nonçant : Nous croyons savoir que le gouvernement belge a contracté, avec un groupe financier anglais, un emprunt de 300 millions de francs, portant intérêt à 3 p. c. et amortissable au pair en 23 années. On parle d'un prix d'émission de 77 p. c. environ. Or, du moment que l'on rembourse au pair, c'est-à-dire à 100 p. cent, en 25 an-niejes, le tirage au sort s'impose, fatalement.Le Moniteur des Intérêts Matériels iparu hier matin, nous donne un renseignement qui ne concorde pas avec ceux que nous avions recueillis la veille, affirmant que « l'opération comporte un total de 300 mil-» lions dé bons du trésor 3 p. cent rem-» boursables en 25 ans par voie de rachat», une opération dont il est difficile de se représenter le mécanisme. Les journauixi officieux d'hier matin sont muets suir l'importante question du remboursement et celà est d'autant plus extraordinaire que le Moniteur Belge d'hier nous apportait! l'arrêté royfvU relatif ù l'émission d'obligations de la dette publique ià 3 p. cent 4e série, et l'arrêté ministériel relatif aux détails d'exécution, arrêtés datés tous deux du 2 février. L'arrête' royal vise les dépenses extraordinaires elécrétées en 1906, 1907, 1908, 1909 et s'élevant à 362 millions, mais a.joute que le produit de la nouvelle émission, autorisée à concurrence d'un capital de 12 millions cie livres sterling, soit 302.6i-0.000 francs, sera affecté au remboursement de >^ons du trésor en circulation. Voici les principales dispositions de l'arrêté ministériel : '( Art. 1er. Les obligations représentatives de cette dette seront divisées en coupures de £ 1.000 ou 25.220 francs, ele £ 500 ou 12.610 francs, do £ 100 ou 2.522 francs et de £ 20 ou 504 fr. W c.. la parité à la valeur légale de la livre sterling étant fixée à 25 fr. 21 c. Art. 2. Ces obligations seront amortissables en vingt-cinq ans, conformément au tableau-type annexe' au présent arrêté. L'amortissement s'opérera par rachats à la Bourse de Londres, au cours du jour, ou, en cas d'élévation du cours au-dessus du pair net, ipar tirages au sort. Art. 3. Les obligations sorties aux tirages au sort seront remboursables au pair, à partir du 5 février de l'année du tirage; elles cesseront de produire intérêt à partir de la date de l'exigibilité du capital. Les remboursements auront lieu aux caisses de MM. Baring Brothers and Company Limited, 'à Londres : ils pourront également être effectués à Bruxelles et à Anvers, aux caisses de la Banque Nationale de Belgique, au change du jour sur Londres. Art. 4. Les obligations rachetées pour l'amortissement, de même crue celles crui seront remboursées par suite de tirages au sort, seront anéanties conformément au> - dispositions légales actuellement, en vigueui pour les autres titres de la dette publique. » L'arrêté ministériel est suivi d'un tableau d'amortissement en 25 ans, basé sur la constance de l'annuité annuelle comprenant l'intérêt et le remboursement calculé atu pair. L'existence de ce tableau explique l'erreur de notre informateur. Mais n'est-il pas curieux qu'aucun journal belge, publié hier matin, ne donne de renseignement précis sur le mode d'amortissement, passablement insolite, imaginé par le gouvernement, tandis que le Daily Mail, publié à la même heure à Londres, Paris et Manchester, nous renseigne beaucoup plus exactement en ces termes : « La caractéristique de l'intéressant em-» prurit belge annoncé hier, est le fait que, » tandis que le prix d'émission est seule-» ment de 77, l'emprunt doit être rembour-» sé complètement en 25 années, même si » le pair de 100 doit être oayé pur le gou-» vernement. Une ejertaine fraction de » l'emprunt, déterminée par le prospectus, » doit être amortie chaque année par ra-» chat à la bourse, au cours le plus favo-» rable. Mais chacun peut refuser de ven-» dre et- obtenir le remboursement au pair. » En d'autres termes, le prix de toute obli-» gation conservée par le détenteur doit » nécessairement gagner 23 points dans 25 » ans au plus tard. » Dans ces conditions, il est difficile de déterminer l'intérêt réel, effectif que la somme empruntée coûtera, à la Belgique. Si tout l'emprunt était bloqué par les banquiers preneurs, le gouvernement serait obligé de recourir dès le début au tirage au sort et l'intérêt serait, comme nous l'avons montré hier de 5,9 p.•cent. S'il s'était agi de bons du trésor, remboursables à 100 dans 25 ans seulement, en une fois l'intérêt atteindrait 4,75 p. cent sur le taux de prise ferme. Les deux officieux Journal de Bruxelles et XXc Siècle publient une note identique qui reflète, sans doute, tout le machiavélisme, d'autres diront la naïveté, de notre Ministre des finances. En voici la partie intéressante : « 'Mais, se demandera-t-on peut-être, pourquoi ne pas avoir contracté à 4 p. c., ce qui eût permis d'obtenir un taux d'émission plus rapproché du pair ? » Il nous semble qu'en restant fidèle au type 3 p. c. — quitte à s'imposer quelque sacrifice d'ailleurs plus apparent que réel -p le gouvernement a agi conformément à l'intérêt du crédit national. » Pour nous, comme pour la France, la question n'est pas entière ; nous avons des devoirs envers un grand fonds national dont le gouvernement ne peut se désinté-sesser.» Créer du 4 p. c. c'était proclamer la conviction d'une stagnation définitive de la Rente 3 p. c. » Au contraire, le 3 p.c. qui va être lancé, j grâce à l'importante dotation qui sera 1 consacrée à son amortissement rapide, doit i tout naturellement amener son prédéces- j seur dans son orbite. Ce fonds, si solide j dans ses origines, regagnera le terrain que i Lui ont fait perdre quelques années de | crise générale. » Le 3 p. c. reste donc le. prototype de j notre crédit. Ceux qui lui ont fait con- ; fiance savent qu'ils peuvent compter sur ! l'appui du gouvernement. Et l'emprunt i nouveau exercera sur son aîné l'influence : inverse de celle qu'aurait eue une émission ! de 4 p. c. : au lieu de le paralyser, elle le ; galvanisera. » M. Levie est décidément un naïf, s'il i s'imagine que la bourse ne saura pas faire la distinction entre le nouveau 3 p. c. amortissable en 25 ans, d'après un tableau d'amortissement, et l'ancien 3 p. c. rem-l.oursable théoriquemenlt en 82 ans. Mais faut-il que notre gouvernement soit acculé aux expédients pour créer ce nouveau type d'emprunt, libellé exclusivement en langue et en monnaie anglaise et qui ne sert qu'à rembourser des bons arrivés à échéance en retardant d'un an seulement l'inévitable émission d'un emprunt de consolidation de l'ordre de 800 millions de francs. En Belgique Feuilles des contributions On a exprimé souvent le désir de voir les impositions payées au profit des communes, celles payées au profit des provinces et celles acquittés au profit de l'Etat portées sur des feuilles distinctes. La section centrale chargé d'examiner le budget des finances a émis le vœu de voir lé département des finances entrer dans cette voie. Tout, au moins, subsidiairement, expri-me-t-elle le vœu de voir la mention des impositions acquittées respectivement au profit de la commune, de la province et de l'Etat apparaître de façon très claire et très apparente sur les feuilles de contributions.La réforme serait certes bien accueillie. Le « Stad Antwerpon » a fait ses preuves Après les incidents qui ont marqué la mise en service <îu nouveau paquebot a turbines <c Stad Antwerpen » et dont on a manifestement exagéré l'importance, le moment est venu de faire connaître à la •IMèle clientèle de la ligne Ostenele-Dou-vrcs que le but poursuivi par l'administration de la marine en faisant construire ce nouveau type d'e bateau a été atteint. Ce but était de créer un bâtiment solide et bien protégé, pouvant résister efficacement aux paquets de mer embarejués, de manière à assurer la régularité des horaires, même pendant les mauvais temps de la période d'hiver. La tempête qui a régné dans la. Manche les 3-4 décembre dernier, a fourni au nouveau navire l'occasion de prouver qu'il possède des qualités nautiques de tout premier ordre. Chargé d'assurer le service entre O.;tende et Douvres, concurremment avec le « Pie-ter de Goninok, j> le nlus moderne des grands paquebots à turbines en ligne et la « Princesse Clémentine », le meilleur des bateaux à roues, le « Stad Antwerpen » a accompli la traversée en 3 h. 37 m. et au retour en 2 h. 54 m. Les voyages vers Douvres se sont effectués par vent et mer debout, ee qui a obligé le « Pieter de Coninck » et la « Princesse Clémentine » à modérer continuellement leur allure pour nrotéger leurs superstructures contre les forts paquets de mer, tandis que le « Stad Antwerpen » ne dut ralentir qu'à hauteur du bateau-phare « Ruytingen » pendant une petite partie du trajet. I Nos Expositions d'Art M™ Marie MOLITOR Un peintre wallon que l'on peut ranger parmi les artistes liégeois. Mme Molitor n'a-t-elle pas eu comme premier professeur François Maréchal, au-joujrdlhui directeur de l'Académie des Beaux-Arts ? N'a-t-elle pas participé aux Salons des V avec Maréchal, Moreels, Baues, Donnay et Cahen ? Aussi est-elle heureuse de montrer à la pléiade des artistes liégeois, que ses études lui ont fait abandonner, le fruit d'un labeur toujours actif et la récente évolution de son art. Depuis tjrois^ ans cett'î transformation n'a cessé de s'accentuer, marquant entre la première et lia seconde manière de l'artiste un progrès considérable. A la cimaise des triennales, aux expositions de Spa, Arnhem, Mons, Tournai, Dresde, etc., les fleurs de Marie Molitor ont été souvent remarquées. N'étaient-elles pas présentées avec grâce, gerbées1 avec souplestee, dessinées avec soin, mais parfois ne manquaient-elles pas de fluidité et de vibration ? Or, ce sont aujourd'hui ses qualités do-'minan.tbs, grâce à l'excellent enseignement de Mme Juliette Wytsman, la réputée paysagiste. Des tableaux de fleurs et d'accessoires affirment toujours un dessin châtié, que rien n'alourdit plus. Voici des roses de Nice mêlées à des anémones. Comme la matière des choses se fond harmonieusement, évitant toute crudité, comme l'on a l'impression exacte de chaque fleur, de chaejue objiet, {de chaque accessoire, aussi bien dans cette œuvre que dans celles qui l'entourent.Ce n'est pas, comme tant d'autres interprétations féminines des reines de nos partfernes, tàes reproductions se contentant d'être exactes. Un cerveau a travaillé là et dans ces coquelicots vivaces si attirants, ces harmonies de bleus et de mauves que les cinéraires .font chanter, n'y a-t-il pas de l'émotion et du cœur. Et l'on peut ajouter de la volonté. C'est l'artiste qui repousse du pied le passé et substitue aux tonalités molles ou juteuses, une matière solide, consistante, dans une atmosphère qui séduit, où chaque plan est à sa place, où chaque ton vise à une saine et loyale exactitude. D'autres tablea-ux trahissent un œil délicat, tel ce vaste triptyque, traité en plein air, où dans la vibration voulue se détachent lys du Japon, hortensias, etc. Avant de s'attaquer à pareil sujet, il est indispensable de connaître à fond l'orto-graphe de l'art, de posséder le métier, de savoir, en un mot, ce que déclaignent imprudemment des artistes des deux sexes. Les années passées à. l'Académie de Liège n'ont pas été des années perdues. Comme il est dessiné le vieuxi mur ! "Comme toute cette parure horticole a de la sincérité dans ses détails ainsi que dans l'enseniblc. L'évalutiomi. si heiureuse, que mansrestent éloquemment ses derniers tableaux de fleurs, fait de Marie Molitor une heureuse rivale de Berthe Art et d'Alice Ronner, ce qu'il eut été osé d'espérer il y a quelques années. Un paysage, La vallée de la S ambre, indique certaines recherches dans le sillon de l'art français. La distinction, n'y fait pas défaut, mais le tempérament se révèle moins que dans les tableaux de fleurs et d'accessoires, accessoires dont chaque objet a sa sincérité, toujours transcrit avec le secours de pinceaux légers, sans que le coloris, cependant, manque de vigueur et de fermeté. Mme Molitor aime à se récréer en pénétrant dans le vaste domaine de l'art décoratif et son exposition montrera, avec d'esthétiques et fines reliures aux fleurs de rêve des frises, bijoux affinés, ex-libris, culs de lampe, etc., témoignant de recherches multiples, d'aperçus originaux et d'une grande application an travail, qu'une médaille d'or récompensa 'à l'exposition de Charleroi. Dans sa vaste et lumineuse maison de Namur, entre les eaux changeantes de la Sambre et les collines boisées de la citadelle, souvent noyées par les buées argentées du printemps ou les brumes bleuâtres ele l'hiver, Mme Molitor donne l'éveil aux notations délicates de sa palette, fait surgir fleurs ou accessoires, ou dessine en préparant sa collaboration aux arts décoratifs. Et la grandeur du site influe sur son art qui se défend dans toutes ses manifestations de ce qui est petit, banal et mesquin. Elle n'a plus qu'à poursuivre dans une gradation méthodique la conquête de nouveaux progrès qui lui vaudront de nouveaux éloges. M, F.ïior^nft difi BREEMÂECKER 0 A l'entrée de la rue de Laekeo, dans l'angle, c'est un vaste hôtel évoquant le Bruxelles d'hier. Une cour et à l'extrémité une large baie, donnant accès à l'atelier du jeune et déjà réputé sculpteur, Eugène de Breemaecker. Nous le trouvons complètement vêtu de blanc, comme s'il se trouvait au Congo et de fait il règne dans le hall une chaleur digne des tropiques, chaleur nécessaire pour éviter aux modelés une dangereuse bronchite, au dehors l'hiver sévissant, sibérien. C'est là un joli trait. Que d'artistes tout à l'enfantement douloureux de leur œuvre se soucient fort peu de l'humanité et du mal qui peut lui advenir ! Après un stage à l'Academie de Saint-Josse-tcn-Noode, Eugène De Breemaecker suivit les cours donnés par Julien Dillens à l'Académie de Bruxelles et en tira largement profit. Très épris de la sculpture, passionné de l'art, il se mit à travailler avec verve, dans l'enthousiasme de la jeunesse et ses conceptions défilèrent dans les expositions où elles furent remarquées. Il s'aiffiima tout d'abord comme portraitiste, unissant au don de la ressemblance la pénétration du caractère. Rien de plus gracieux que le buste de Mlle Cocq, la fille de iM. le représentant Cocq, de plus vrai que celui du colonel Al-la.rd, de plus typique que le portrait de M. Pauwels. En reproduisant les traits du baryton De Cléry, de la Monnaie, dans le rôle de Siméon ou Chemineau, il est arrivé, sans exagérer l'effet, à une expression douloureuse et tragique, réellement poi-t gaaante. Quel accent dans le modelé et ; quelle éloquence farouche dans les re-I garda ! | Le portrait de M. Léon Ponzio, sous les traits de iBruno d'Oudelette, le drame lyrique du compositeur liégeois -M. Charles Radoux, plaît également par son intellec-tuialité indéniable. Une tête, Rancune, recouverte d'une épaisse chevelure qui ne la défend pas contre les mauvais sentiments, exprime dans les yeux farouches et les plis cruels de la lèvre la haine opiniâtre. Un buste de jeune femme, Mme De M..., savamment drapé, parle de pensée réconfortante et de sérénité, de sourire tranquille et d'élégance. Plus loin c'est la Belle Inconnue, le morceau sculptural le plus prenant de l'atelier, à la silhouette parisienne et d'une morbi-dessc rare. La chair vibre et sous l'épi-dermè le sang circule. Ce n'est plus la statue figée et ankylosée ; c'est la transcription même de la vie aux prises avec la I sassion. Pour le monument funéraire de Mme Emile Cauderlier.De Breemaecker a exécuté un monument qu'une figure très étudiée domine, le génie de la Destinée, coupant le fil de la vie. Exposée au Salon de l'art monumental à Garni, elle y fut très remarquée. Par l'allure, le geste et le style, elle se rapproche de l'art florentin cet art qui inspira à Dillens, à Van der Stappen et à Vinçotte; à leurs débuts, des œuvres d'une si grande pureté. A la prochaine triennale, le sculpteur enverra un groupe important, Découragement ! imprégné du même esprit. C'est, debout, à la haute stature, un homme atteint par le temps. Il a beau se défendre contre l'âge, l'âge l'a brisé. Il ne partage plus les idées, les tendances, la flamme ele sa jeune compagne et tout en songeant à la légende de Faust, il l'étreint paternellement. Légèrement courbée dans un mouvement gracieux, la jeune femme l'interroge. Elle ne peut contempler sur le visage de l'être aimé que tristesse, découragement, lassitude, regrets. Traduire une idée en sculpture, en do-liors de la mythologie démodée et du symbole parfois confus, n'est-ce pas innover ? Les expositions nous répondent affirmati-! vement. Ce beau groupe s'impose encore p;ar la noblesse des lignes, le sentiment qui eléborde chez le découragé, et la plastique des formes féminines. Œdipe-Roi, une fantaisie dramatique, répond à l'horreur réclamée. Afin de respecter la tradition et de revêtir ce héros shakespearien ele sa tunique classiepie, Eugène De Breemaecker obtint de M. Désireux Chaineux, dessinateur archéologue de la Comédie Française, le costume attitré à la maison ele Molière, et il s'en inspira avec une parfaite conscience. L'artiste ne se contente pas d être un sculpteur aux larges aspirations, à l'art varié, expressif, plein d'accent, il collabore activement à la renaissance de. la médaille. La femme au miroir, Mmes Verbist et Ver-doot, du corps de ballet de la Monnaie, Jules des Essarts, l'anniversaire de la Chambre de commerce, Aujourd'hui, mais demain, L'Ami Pirsch, comptent parmi ses meilleurs médaillons et plaquettes. Beaucoup de finesse dans le trait et un réel souci el'arrangement. Aujourdhui, la îeunesse richement parée, l'œil clair regardant l'avenir, mais demain à l'avers, montrant la vieillesse silhouettée, commente la précision artistique du graveur commandée par la pensée. Aux heures où la peinture s'effondrait, la sculpture a sauvé l'art belge d'une sorte de méconnaissance mondiale ; les aînés qui l'ont soutenue alors ayant disparu, l'on fut pris d'inquiétude. Mais d'autres sont venus, continuant la lutte suprême et assurant do nouvelles victoires. Eugène De Breemaecker appartient à cette jeune phalange, ejui concentre nos espoirs et il sera parmi ceux oui les réalisera le plus complètement. Georges VERDAVAINNE. Pendant la traversée de retour, le vent et la lame se présentaient par le travers de l'arrière, conditions les plus défavorable® pour la. stabilité de route ; malgré cela lo « Stad Antwerpen » se comporta d'une manière parfaite et accomplit la traversée en 2 h. 54 m., ce oui peut, être considéré comme un record eu égard au temps qu'il faisait. Il est à signaler, en outre, que l'évitage à l'intérieur du port de Douvres, au moment de l'arrivée, s'est effectué avec toute l'aisance désirable. Cette expérience pratioue par mer démontée, établit d'une manière absolue l'inanité des bruits alarmants et pessimistes que l'on a fait circuler au sujet du nouveau paquebot le « Stad Antwerpen ». Le chemin de fer du Mayumbe Lo ministre des colonies a déposé vendredi sur le burea'u de la Chambre un roro- et de loi approuvant la convention conclue entre la colonie du Congo belge et la société des Chemins de fer du MayumCvé. Par cette convention, l'Etat achète ce che-nin de fer. L'examen de ce projet a été renvoyé à la section celntiraJft du budget» des colonies/ constituée en commission spéciale. Le traitement des commissaires de police La Fédération, nationale des commissaires et adjoints de police du royaume adresse à la Législature une pétition en vue de l'établissement, en faveur de ces fonctionnaires. d'un barème de traitements. La Fédération a émis le vœu qu'en attendant l'adoption du principe de l'intervention légale, les administrations communales votent, un barème de traitements réglant immédiatement la situation des fonctionnaires de la police sur des bases analogues à celles soumises au gouvernement.

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Cet article est une édition du titre Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1832 au 1940.

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