L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 18 Octobre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 26 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/7940r9n58c/
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Année m». ï090 scetits «Jeudi ss ocïofâre 1917 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau «Se rédaction: IV. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones; 2797 et 1775. Rédacteur en CheS: Gustave Jaspaers. #>«L,-4A Charles Bernard, Louis PSérard, Comité de Rédaction. | g^en^ Chambry, Esmaiie Painparé. Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger f!. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Les Frères siamois. Qui de nous n'a pas rencontré dans un' maison amie, ou à l'hôtel, ou sur la plate forme d"u tramway, le monsieur bien infoi m© qui lui a soufflé dans le conduit d-l'oreille: ,,Ça y est-; l'Autriche va faire 1. paix; le torchon brûle entre Charles e Guillaume. Je le sais d'un tel, qui est 1- frère d'un tel, qui e3t banquier " Ce homme est convaincu que le rameau d'oli vier va pousser eur l'arbre de Noël, Doue illusion qu'il ne faut pas entreprendre d< dissiper. Votre interlocuteur prendrait d< mauvaise part qu'on doutât d'une assurance donnée par un banquier, qui est le frèr< d'un tel, qu'il yccnnaît bien. Sans doute ça ne biche pas, comme on dit entre l'Allemagne et le ,,brillant second.' L'empereur Guillaume n'a pas pour l'empereur Charles l'amitié qui le portait vers l'archiduc Ferdinand assassiné à Serajevc et avec qui, jadis, il ébaucha ses plans d'une domination austro-boche sur le monde. Or dit aussi que les deux impératrices n'ont n les mêmes goûts, ni le même caractère. Certes, ce sont là des considérations, mais futiles. Il y a, entre l'Autriche et l'Allemagne, des dissentiments d'un autre ordre. Nous no donnerons pas dans l'erreur, comme on fait trop souvent, d'opposer le boche de la Leitha au "boche de la Spree. Il peut y avoir dea différences de surface; grattez un peu et vous trouverez tout de suite le boche qui est au fond. Mais il n'y a pas que des Allemands en. Autriche sans parler de la Hongrie. Il y a là des peuples, comme les Tchèques par exemple, qui sont non seulement nos amis mais nos alliés naturels. Ces millions de Slaves, de Polonais, _ d'Italiens, de Roumains qui peuplent la Double ' Monarchie n'ont jamais montré pour la guerre un enthousiasme bien vif. .Par exemple, on ne leur a pas demandé leur avais et on les a poussés à la boucherie aveo des mitrailleuses dans le dos. Mais il n'en reste pas moins vrai que le gouvernement allemand de Vienne est obligé de tenir compte de plus en plus de cette volonté de; peuples non-allemands de l'empire. La loi d'amnistie, un des premiers actes du règne du jeune ' empereur, la voie des concessions où £ est entré et les efforts timides qu'il a ébauchés pour composer un gouvernement qui tint compte dans une faible mesure des aspirations d'autonomie des non-Allemands, tout cela'prouve bien que, s''il n'y a encore rien de changé en Autriche, le gouvernement autrichien estime cependant qu'il doit tenir compté de cette partie de l'opinion publique qui ne pense pas en allemand.Déjà le mark ne vaut pas lourd. Mais, en regard de la couronne autrichienne, le mark représente encore une valeur d'achat appréciable. En chiffres ronds, l'on peut estimer à 65 milliards de francs les dettes contractées par la Double Monarchie pendant la guerre. L'exploitation clés eaux- de Carls-bad, l'article viennois et les haras de Hongrie ne paraissent pas offrir des ressources qui puissent contrebalancer un tel passif. C'est la faillite. Enfin, comme les Russes ont été repoussés du territoire de la monarchie et qu'il y a certaine apparence qu'ils ne tentent plus d'y revenir, à l'abri derrière les Alpes du Tyrol et les massifs du Carso qui les défendent de l'invasion italienne, les Autrichiens estiment qu'ils n'ont plus aucun intérêt à une guerre qu'ils poursuivent désormais pour satisfaire les ambitions des impérialistes allemands. Et ils .voudraient bien faire la paix» Mais il y a vouloir et pouvoir. Certes, 09 n'est pas la reconnaissance qui lie l'Autriche à l'Allemagne. Sans Ludendorf et Macken-sen, sans le secours des divisions bavaroises, c'en était fait de l'Autriche. Seule, l'armée autrichienne a toujours été magistralement battue, non seulement par les Russes — scuvenez-vous de Danki et d'Auffenberg ramenés à Lemberg à coups de botte dans le derrière —, mais encore par les Serbes; rappelez-vous la lamentable aventure de Potiorek, honteusement chassé de Belgrade vingt-quatre heures après y être entré. Non. Sans le secours allemand l'Autriche n'eût jamais survécu à l'année 1915. Mais il y a des liens de complicité qu'on ne dénoue pas comme cela. L'Autriche est soudée à l'Allemagne comme l'étaient les frères siamois L'un des deux étant le plus fort, c'est lui, naturellement, qui commande les mouvements de l'autre. Celui-ci doit suivre. Il suit, maiô en rechignant et en regimbant. On s'en aperçoit à toutes ces manoeuvres de l'Allemagne qu'on appellerait diplomatiques si elles n'étaient pas dénuées de toute diplomatie et qui tendent à attirer les alliés dans le guet-apens de la paix boche. Une fois de plus, elles ont lamentablement échoué. M. de Kuhlmann a cru jeter un brandon de discorde entre les alliés, surtout entre la Grande-Bretagne et la France, en déclarant que les prétentions de la France sur l'Alsace-Lorraine formaient le seul obstacle à la paix. Un misérable truc boche comme tous les autres. M.. Ribot l'a iélevé comme il convient et Lloyd George et Asquith en ont fait justdoe. Désillusionnée une fois de plus, l'Autriche-Hongrie cache son dépit sous des airs de fermeté qui, dans son cas, sont pitoyables. Ce que l'Alsace-Lorraine est pour l'Allemagne, le Trentin et Trieste l'est pour nous, déclarent les journaux de Vienne. Sans doute les soldats de Cadorna s'en moquent et ils ne se laisseront pas détourner de leur rude et périlleux chemin par le Falstaff viennois. De même les soldats de Pétain et de Hàig se préoccupent assez peu de la comédie de Berlin. Us rie songent qu'à conquérir sur l'ennemi un ter-rain plus sec et plus convenable pour y pas- I eer les quatre ou cinq mois de la saison d'hiver. Après... Un million de soldats américains viendront faire la relève. C'est pour ïm. goiluji pensée réconfortante,j Le boche, dans la tranchée d'en face, vit ave( les .fantômes de la faim et de la défaite. El c'est entre ces hommes-là que se joue h véritable partie. Voyez de quel côté sont les chances,, Charles Bernard. 5 ■||rap ■ ; Toys les mimes, t . # . Lors des récents raids sur Londres le fou- I gueux pangermaniste comte Reventlow écrivit ce qui suit dans la: ,,Deutsche Tages Zeitung"; ,,Ces raids répétés sur Londres sont une 5 compensation réconfortante à notre réponse au ) Pape. Nous n'imaginons point qu'il soit de j musjque plus agréable pour accompagner ce > document. Terminons en souhaitant que ces , attaques contre l'Angleterre soient les signes précurseurs d'une paix de ,,conciliation" tèlle que la préconise notre- Reichstag." Quelques jours plus tard, à la tribune du parlement allemand, le secrétaire d'Etat von Kuhlmanii s'exprimait dans les termes sui-^ vants : ,,Nos efforts pour entrer en pourpar- II 1ers aveo les hommes d'Etat ennemis n'ont pas, , liélas! fait un pas depuis notre* réponse à la note pacifiste du Pape. Nous ignorons si nos ennemis répondront encore à la note du Pape. Mais il n'est pas probable, d'après ce que l'on peut conclure des discours d'hommes d'Etat plus ou moins responsables ou des commentaires de la presse, que même, si nos ennemis donnent réponse, les nobles efforts du Pape en soient le moins du monde servis". La juxtaposition do ces deux textes suffit pour faire éclater la duplicité allemande dans toute sa splendeur. Reventlow est un brutal, von Kuhlmann mielleux, mais la mentalité de ces deux hommes est la même. L'anecdote suivante, parue récemment dans une publication française sous la signature de M. P. Gilbert, le prouve surabondamment: ,5Le nouveau ministre des Affaires Etrangères de Guillaume II, von Kuhlmann, était, pendant l'hiver 1892-93, étudiant à l'Université de Leipzig. Il appartenait à une famille bavaroise et il me raconta quo M. Barrière, alors ministre de France à Munich, venait souvent voir sa mère et se plaignait de ne pouvoir parler allemand dans, le salon de Madame de Kuhlmann parce qu'il s'y trouvait toujours entouré de personnes qui lui adressaient la parole en français. Très" affable et de tournure élégante, le jeune von Kuhlmann avait une distinction de manières qu'on rencontre rarement chez les Allemands. Bien qu'il dut fréquenter dans les milieux les plus aristocratiques de Leipzig, il se montra quelquefois dans une société d'étudiants, nn ,,Verein", dont les membres étaient des jeunes gens de condition modeste, et c'est là que j'eus l'occasion de le voir. La première fois qu'il y vint, je me trouvais assis on face de lui ù une longuo table, où, suivant l'usage germanique, chacun avait une cruche de bière devant soi. Kuhlmann était, depuis un moment, engagé dans une conversation avec son voisin, lorsque j'entendis celui-ci lui dire: j,Mais alors, vous êtes donc Allemand? — Et pourquoi voudriez-vous que je ne le fusse pas? Trouvez-vous que j'aie un accent étranger ? — Vous parlez parfaitement notre langue, reprit son interlocuteur, mais, à vous voir, il me semblait que vous n'aviez pas l'apparence d'un Allemand. Je pensais que vous étiez peut-être Anglais ou Français. — Cela ne me fait pas plaisir du tout, quand on me parle de la sorte, répliqua vivement Kuhlmann. Je me flatte d'être Allemand." Et comme dans tout bon Allemand, ajouterons-nous, sommeille un pangermaniste aux • appétits voraces, nous en arriverons à la conclusion que von Kuhlmann est plus près, malgré les apparences, de la sauvagerie de Reventlow que de la note pacifiste du Pape. —■«aSs-o-O-o-o®»— On lioniinage espagnol à la Belgique, Sous le titre ,,Honneur à la Belgique" le grand journal de Bilbao l',,Euskadi" a publié, le 7 août, les lignes suivantes : ,,Des informations importantes d'ordre plus immédiat pour nos lecteurs et comme telles impossibles à remettre nous ont empêchés ces jours derniers d'exprimer dans les colonnes de l',,Euskadi" un souvenir ému au noble peuple belge, à l'occasion du troisième anniversaire de l'invasion inique de ce pays de héros par les armées allemandes.,,Le rigorisme des dates ne doit pas nous empêcher d'y revenir aujourd'hui et d'apporter l'hommage de'notre admiration ardente au grand peuple belge. Nous n'avons pas oublié la grande leçon d'honneur national que donnèrent au monde le remarquable Souverain, le Gouvernement exemplaire et les fils de toute la Belgique, en sacrifiant la paix, leurs foyers, leur bien-être et leur vie pour conserver immaculé le nom, depuis toujours immortel, de leur Patrie chérie. ,,L'Histoire, sans aucun donte, se recueillera étonnée et s'inclinera devant l'épopé'e sanglante et glorieuse du peuple martyr. Mais la Providence, qui, du haut des ci-eux, préside aux destinées do l'humanité, fera 1 davantage. ,,C'est que, grâce à Dieu — comme-l'écrivit Davignon, — grâce au Dieu de la Justice absolue et du Droit éternel, il y a encore dans l'Univers assez d'air pur et au-dessus de celui-ci assez d'espace immatériel pour que, dominant les intérêts, les appétits, les aspirations et les réactions, puisse vivre et prospérer un peuple qui a su démontrer la conscience qu'il a de la valeur de la jiberté et dev l'honneur." Honneur à ses fils, et à jamais ! MC» , ■ // y a m an 18 Octobre 1916: Les Français délogent VerviMmi des haïuteurs au n\o<rd et au no\rd-c\ue\st dei Saïlly-Salliset et enlèvent la< pràr mière ligna de défense allemande su<K le front La Makomnettc-Boche-s. Les Britan<nnqwes -progressent au nord de Gueudeco-urt et entre la routet d'Albert à Bapawme et Lesboeufs. Les Italiens s'emparent d$ la rçffo\uté\ dàtô, ,, Vent du Ea-syfii&W En Belgique. A BrwxelSes M. Camus, conseiller, communal socialiste de Forest, qui, il y a plus d'un an déjà, a pour la première fois attiré l'attention du Conseil sur l'immoralité des courses canines où il ne s'est passé que trop de faits scandaleux qui ont nécessité souvent l'intervention de la police^ est très énergique-ment revenu à la charge à la dernière séance du Conseil. Toutefois, le caractère légal d'une interdiction absolue do ces courses ayant été contesté, M. Camus a proposé au Conseil de voter une taxe de 500.francs par jour de courses, imaginant, non sans râison sans doute, que les organisateurs reculeraient devant le paiement d'une somme aussi élevée. Un autre conseiller, M. Vanderkindere, a présenté une proposition plus radicale, concluant au vote d'une ordonnance interdisant purement et simplement l'organisation de courses de chiens, à partir du 1er janvier prochain, sur le territoire de la commune de Forest." Au surplus, voici le texte même de cette proposition: ,,Le Conseil, Attendu qu'en ces derniers temps des désordres se sont produits aux courtes canines organisées 6ur le territoire de la commune de Forest; Considérant que ces courses, contre lesquelles l'opinion publique s'élève, dépravent les moèurs et constituent un danger pour l'ordre public; Vu les lois des 1-6-24 août 1790 et les articles 78 et 97 de la loi communale du 30 mars 1836, Arrête: v Article unique. — A partir du lr janvier 1918 les courses canines- sont interdites sur le territoire de la commune de Forest. Ceux qui organiseront semblables courses ou qui y assisteront seront punis des peines de police.. Décide de transmettre la résolution ci-dessous à toutes les administrations communales de l'agglomération bruxelloise avec le voeu de voir interdire les courses dont il s'agit." Cette proposition, à laquelle s'est rallié le Conseil, composé de quatre conseillers, a été votée par eux en dépit de l'opposition du bourgmestre, M. Denis, et de l'echevin, M. Devos. Pour justifier cette opposition, M. Pénis a fait valoir des raisons puisées dans la Constitution... et ailleurs encore, notamment dans le fait qu'un certain nombre de commerçants forestois et les oeuvres de bienfaisance de la commune tirent profit de ces réunions canines. Il n'a pas manqué d'avoir l'approbation de certains personnages appartenant au monde spécial des courses de chiens et qui avaient envahi la partie de la salle réservée au public, mais ni ses arguments ni l'opinion de ces messieurs n'ont eu raison du bon sens du Conseil. On peut donc dire que les courses de chiens sont, grâce à l'incessante propagande d3 M. le conseiller Camus, sur le point d'avoir vécu à Forest. Puisse-t-il en être bientôt de même à Laeken et ailleurs !... * * * D'importantes instructions ont été communiquées par le Comité national à tous les comités locaux au sujet des secours octroyés aux chômeurs. En vue de, mettre à exécution les mesures prescrites, certaines localités de l'agglomération ont déjà suspendu le contrôle du chômage jusqu'à nouvel ordre. Tous les chefs de ménage secourus seront tenus, par ordre formel, de faire une nouvelle déclaration des ressources dont ils disposent. Sous peine d'exclusion des secours, ils Se présenteront à cet effet i à leurs bureaux respectifs, lorsque ceux-ci leur en intimeront l'ordre. Ce jour-là, ils se muniront de leur carte de secours, de la carie d'identité et de leur livret de mariage. Sous leur signature donnée librement, tous les chefs de ménage chômeurs certifieront que ni eux, ni leurs femmes, ni leurs enfants, ni aucune des personnes vivant sous leur toit et faisant partie de leurs ménages ne possèdent d'autres biens en propriété ou en location, ni d'autres ressources que ceux ou celles déclarées. C'est ainsi que le chef de ménage s'engagera aussi à signaler tout de suite aux comités les changements qui surviendraient dans la composition de son ménage ou de ses ressources. Il devra autoriser le comité local à faire vérifier l'exactitude de ses déclarations, notamment dans les banques, à l'administration çommunale, à la Caisse d'Epargne, au cadastre, aux bureaux des contributions, de l'enregistrement et des hypothèques, chez les notaires et les patrons. Il devra aussi autoriser les délégués du Comité national, du Comité de l'agglomération bruxelloise et du Comité local à faire des visites -de contrôle à son domicile Il devra enfin s'engager, dans, le cas où ses déclarations seraient reconnues fausses ou incomplètes, a restituer au Comité local la totalité des secours reçus subséqueniment sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourront lui être intentées. Le ^Comité national a la conviction que, lorsque tous les chômeurs se verront contrôlés aussi sévèrement, l'octroi des indemnités de chômage deviendra un peu moins aisé à ceux qui simulent la détresse alors qu'en réalité ils peuvent subsister sans l'intermédiaire de la charité publique. * * * Pour annoncer le journal emboclié ,,La Belgique", les camelots bruxellois, toujours , ,zwanzeurs" crient, au lieu du sacramentel: qui sort de presse, ,,La. Belgique" qui sort.de ..Prusse". Le sénateur belge et consul du Japon à Bruxelles Mr. Ha'ilct, déporté pour cause de patriotisme, "il y a 2 ans, vient d'être libéré et dirigé sur la Suisse. Il est interne à Aeschi près Spiez avec plusieurs officiers belges. * * * Les Boches aiment les chien6, surtout les chiens appartenant aux habitants des territoires envahis. D'abord, ils ont réquisitionné ,,1-ous lés Ciiièns de.traite qui puissent rendre des services dans l'armée" et les toutes de" race qu'ils ont vendu, en Allemagne, aux éleveurs. Ensuite, ils ont mangé beaucoup de nos chiens et font une rafle de toutous, encore actuellement, dans certaines localités. Enfin, ceux qu'ils ne pouvaient ni voler, ni manger, ils les ont taxés à raison de quarante francs par iuumai. Il n'y a pas de petits profits! A âîiveî's Le 37e bulletin hebdomadaire du service sanitaire communal donne les chiffres suivants : naissances 40, mariages 10. Dans la liste des causes de décès, nous-relevons les cas suivants de maladies contagieuses: fièvre typhoïde, 2 ; coqueluche, 1 ; diphtérie et croup, 2 ; tuberculose pulmonaire, 8. * * * Les Boches ont place des canons lourds camouflés le long de la voie ferrée d'Anvers à Essclien, principalement entre Eeckeren et Capellenbosch. * # # La prison de la rue des Béguines est remplie de soldats indisciplinés. A Malle-aes La haine des aktivistes contre tous, les Belges patriotes n'a plus de mesure. Malheureusement, ils sont les maîtres de tous les ministères flamands. Tous les jours de nouvelles exactions sont signalées. , Parmi les dernières victimes de la terreur aktiviste figurent M. Hamiels, préfet des études à l'Athénée de Malines, qui est mis en disponibilité pour son patriotisme indéfectible. M. Bcekenoaghe, directeur de l'Ecole moyenne, est remplacé. M. Lambert, professeur de commerce, est déplacé et envoyé à Tournai, territoire d'étape. Gloire à ceux-là qui enseignent le patriotisme à leurs élèves eà dont l'exemple sera nécessairement suivi par d'autres patriotes, car ceux-là sont Ja majorité. Et, pour trois nobles citoyens, nous ne relevons que le nom d'un traître: Herman Baccaert, nommé chef de division au ministère flamand des sciences et' des arts. Plus les flamingants prendront d'odieuses mesures- à l'égard des Belges, plus la juste colère qui fait trembler ceux-ci sera violente ilors-qu'enfin l'heure de la justice aura sonné. Un individu condamné à mort en 1880 23our assassinat et dont la peine fut commuée eni celle des travaux forcés à perpétuité vient d'être remis en liberté par les Allemands. On comprend la mansuétude de ceux-ci, le. détenu n'ayant tué que deux vieillards. C'est peu, en vérité... * * * Une distribution de pétrole a eu lieu récemment _ à raison de toutes petites quantités. Le prix du litre avait été fixé à 13 francs. A CSasacI La fraude des pommes de terre de même que d'autres denrées alimentaires est à l'ordre du jour. Le ,,Morgenbode" conseille aux habitants de se rendre en groupe à l'administration communale pour demander de confisquer, sans autre forme de procès, les' pommes do terre des accapareurs-fraudeurs et de vendre celles-ci à un prix raisonnable. C'est un conseil sans l'être, étant donné qu'il n'existe pas un ménage où ce précieux tubercule abonde, et que beaucoup de personnes, dans l'impossibilité de se procurer cette substance alimentaire fei utile, s'estiment heureuses, à défaut d'autres moyens, de se procurer des-pommes de terre à des prix insensés. La solution qui s'impose est celle-ci: que la ville se charge de nous procurer la ration nécessaire; si elle en est incapable, d'autoriser les habitants à acheter les pommes de terre eux-mêmes chez les fermiers. Fait à remarquer, le commerce de contrebande se constate chaque fois là où se produit 4ine organisation de distribution défectueuse. * * * L'université allemande a ouvert ses portes le 16 octobre. Comme les journaux enmbochés le reconnaissent, ,,une propagande judicieuse" fut faite en faveur des cours flamands- Les aktivistes organisèrent même un casino pour que les étudiants puissent se procurer des repas ,,substantiels." — avec choucroute et bière — à des prix abordables. Malgré tous les efforts, les faveurs accordées, les primes octroyées, le nombre dès élèves n'a guère augmenté. Il n'y a pas cent ânes aux cours des Van Roy et des Lambrichts. A ©stesicSe A la suite du bombardement du 28 septembre une des chapelles latérales dé l'église de la rue Christine a été détruite. Lep deux maisons" voisines se sont également effondrées. L'imprimerie du ,,Vlaamsche Zeebode", située rue de la Chapelle, a été atteinte par ùn obus. L'éditeur Jos. Ellebout et ses parents furent tués sur le coup. On signale au centre de la ville d'autres accidents de personnes. Les dégâts sont sérieux. Le bombardement eut lieu de nuit. Il fut exécuté par l'artillerie britannique. Les ouvrages allemands ont eu beaucoup à souffrir. A Cotirlrai Des voleurs se.sont introduits dans la nuit de lundi à mercredi dans le magasin des soeurs. Wittouk, coin des Korte et Lange Steenstraten. Us ont fracturé le panneau de la porte de la rue et ent emporté un lot important de marchandises diverses dont on estime la valeur à frs. 1000. On croit être sur la piste des voleurs. La même nuit on s'est introduit par effraction dans le magasin des soeurs David, Steen-poort. Là aussi le butin fut important. Ce sont probablement les mêmes individus qui ont commis ces deux vols. Etoinis les Flandres (De notice correspondant particulier) Toute la Flandre tremble. Le canon roule devant Ypre^ avec fureur. C'est sans interruption que les abois des pièces d'artillerie se font entendre. Rien ne peut nous donner plus de courage, ni de force de résistance. Et nous sommes pleins d'admiration pour les soldats alliés qui se rapprochent lentement de [nous et des mains desquels nous recevrons cette liberté que nous attendons patiemment depuis trois années. Les explosions produites par les bombes dont les aviateurs arrosent les ouvrages allemands ne se comptent pas. Elles Bout si fréquentes que nous ne les entendons quasiment plus. Jadis, c'était un événement. On en parlait durant une semaine. A présent, quelques mots entre voisins et c'est fini. A moins que le bombardement aérien ait eu dea conséquences graves pour nos ennemis et que le passage des autoambulances nous appelle sur le pas de nos portes. Et, vraiment, les Boches ne soiit plus à leur aise. Leur sommeil devient de plus en plus léger. Leur nervosité augmente à mesure que leur confiance dans la victoire diminue. Ils sentent bien que* le jour de gloire arrivera pour les alliés et qu'en Flandre le combat décisif pourrait être livré. Les mouvements de troupes augmentent sans cesse. Tous les jours nous voyons des trains remplis de troupes venues d'Allemagne, de Russie, de Roumanie ou du camp de Beverloo. Tous les jours nous voyons les grand' routes parcourues par des régiments de ,,feldgrauen", traînant après eux leurs impedimenta et leurs parcs d'artillerie. Us s'en vont, en chantant parfois encore pour se donner plus d'assurance, vers la rouge boucherie, de leurs tranchées, — vieux Boches à lunettes et le crâne déplumé, jeunes Boches à face arrogante qui ne mangent à peu près à leur faim que depuis leùr arrivée au régiment. Et, si les premiers sont gênés de porter l'habit militaire (rien n'est aussi cocasse que les gros Bavarois aux panses encore rondes aU milieu desquelles s'étale le ,,Gott mit uns" des ceinturons), les seconds sont, par contre, encore fiers, pleins de morgue, en parfaits jeunes Allemands qu'ils sont, heureux d'avoir coiffé le casque à pointe recouvert d'étoffe grise. Mais les mieux partagés — qu'ils soient vieux ou jeuneo — sont incontestablement les soldats dés compagnies préposées à la surveillance des frontières. Pour la plupart elles sont composées de militaires qui ont trop combattu et sont fourbus, efflanqués, malades ou de vieux messieurs qu'on ne peut plus décemment faire descendre dans les tranchées parce que les rhumatismes ne leur permettent plus de supporter • de dures fatigues. Nous voyons aussi des blessés et des convalescents, et des boiteux et des bossus et des borgnes parmi cet ersatz des ersatzs-n. L'autorité militaire vient de décider de faire placer une troisième ligne de fils de fer électriques à trois cent cinquante mètres de la première autour du pays. La conséquence immédiate de cette mesure est que les malheureux habitants des maisons situées dans cette nouvelle zone sont obligés de quitter leurs habitations. Un soldat wurtembergeois nous disait hier que, plus les Tommies feraient J)lier lé front allemand, plus le corset de fils électriques serait consolidé. Non pas que nos ennemis redoutent les fuites de nos compatriotes en plus grand nombre qu'auparavant. Mais ils ont éprouvé qu'à chaque victoire anglaise les désertions étaient plus nombreuses. De même qu'ils placent des mitrailleuses en position derrière les troupes qui combattent et dont ils redoutent une défaillance, de même ils tendent un triple cordon de fils meurtriers derrière les troupes qui se reposent et que la nouvelle d'une reculade générale pourrait inciter à prendre la fuite vers la Hollande libre. Par contre, ils autorisent parfois des compatriotes et des alliés venus de derrière le front à franchir cette frontière vers laquelle tant de nos amis ont les regards tournés. Jeudi et vendredi derniers cent quarante réfugiés de Roulers, de Roubaix et de Lille ont pu traverser la frontière. Les malheureux font de navrants récits de la situation dans le nord de la France. Là, parce qu'il n'y a aucun contrôle neutre, les tortures allemandes sont beaucoup plus impitoyables que partout ailleurs. - Il faut une dose énorme de courage pour résister à toutes les manoeuvres perfides de nos ennemis. La terreur déploie to.us ses artifices. On arrête, on emprisonne, on fusille sans jugement. C'est pire que dans les régions d'étape. Et cependant nous souffrons ici aussi cruellement de la brutalité et de la cruauté de nos ennemis. On sait .qu'ils ne sont pas ménagers de la vie de nos compatriotes et ce n'est pas dix-neuf personnes qu'ils ont fusillées la semaine dernière à Gand. mais trente-cinq patriotes morts en héros, sans peur et sans reproche, sans défaillance aussi, comme les vrais Belges savent mourir. Mais ils sont tombés avec la claire vision de la Victoire qui s'avançait vers eux, pure et belle, de cette victoire qui ne peut nous échapper. Car, bien que privés de nouvelles ou pour dire plus exactement d'éléments d'appréciation, nous savons — nous qui voyons —1 que le recul allemand en Flandre est une question de temps. Alors, qu'importent les souffrances et les privations puisqu'une confiance inébranlable soutient notre patience et nous donne la . force nécessaire à attendre cette délivrance qui ne peut pas ne pas yenir î | tar » internés. Nous reproduisons volontiers les quelques lignes suivantes extraites du ,,Nieuwe Courant" : ,,Noua avons appris avec une réelle satisfaction que l'autorité hollandaise s'est aperçue de la nécessité de procurer aux soldats belges internés des conditions de vie plus supportables. Le commandant du camp de Harderwijk, qui, comme chacun le sait, s'est toujours efforcé d'aider et de soutenir les internés, a porté à leur connaissance les dispositions suivantes prises le 5 octobre: Satisfait .de la conduite générale des internés et désirant, par l'instauration d'un régime de liberté, donner au camp l'allure d'une caserne, j'ai arrêté: 1. Outre les permissions établies et à l'exception des hommes punis ou de corvée, tous les caporaux et soldats seront libres de midi à 10 heures; les eous-officiers de midi à 11 heures. 2. Toute infraction à ce règlement sera punie des peines -d'arrêts ou de salle de police que je détermine d'autre part. J'espère et je crois que tous les internés répondront à cette marque de confiance par une conduite exemplaire et une tenue correcte sur la voie publique. L'ordre entrera en vigueur le 5 octobre 1914. Nous apprenons, ajoute le „Nieuwe Courant", que cette mesure a profondément réjoui les internés de Harderwijk. Il est en effet d'importance que ces hommes puissent, dès le début de l'hiver, se donner du mouvement et profiter du petit coin chaud que l'habitant leur réservera sans aucun doute à son foyer. Il nous revient du ,,Bureau Central de l'Internement' ' de La Haye que faculté a été donnée au commandant du camp de Zeist d'octroyer les mêmes libertés à ses internés. On ne peut nous dire s'il fait usage de cette autorisation." Comme on le voit le presse hollandaise nous suit dans la campagne entamée, et nous aimons à croire que les autres journaux ne laisseront pas au ,,Nieuwe Courant" seul l'honneur de nous avoir aidé dans nos efforts à soulager nos compatriotes.-Tout cela n'est-il pas de bon augure et ne montre-t-il pas à l'évidence que nos revendications sont justifiées? D'autre part nous avons obtenu déjà quelques résultats si l'on considère la géné-riosité du commandant de Harderwijk à l'égard de nos soldats. Cette générosité ne ,nous surprend pas et nous souhaitons de tout coeur que le commandant de Zeist voudra bien suivre l'excellent exemple de son collègue, de Harderwijk. Nous sommes en effet à l'entrée de la mauvaise saison et les nécessités se font plus impérieuses. Nos soldats internés demandent des baraques habitables l'hi-ver^ du travail,' un peu de confort, une solde convenable," 4e la liberté et de la considération en toutes choses. A Harderwijk ils ont déjà reçu la liberté; espérons qu'on pourra leur accorder également le reste et que ce sera peur tous la même chose. Dans les groupes dont je parlerai cette semaine il reste également beaucoup à faire. Dans le groupe de La Haye-Scheveningue on n'a pas encore résolu la question du chauffage, sinon pour les bureaux et la cantine. En attendant l'hiver approche et nos hommes ont froid dans des baraques, payées par eux, parce qu'on leur,défend d'y brûler du bois qu'ils sont prêts à acheter de leurs deniers. Ego. Sonirs d'an prisonnier beige en Allemagne. Il s'agit d'un jeune avocat du pays de Charleroi, M. Lomaire, de Courcelles, simple Charlerci, M. Lemaire, de Courcelles, simple soldât d'une de nos compagnies uni vers i-Namur, pendant les- tristes journées de fin août 1914. Il vient de s'évader d'Allemagne, après deux ans d'incarcération au camp de Soltau, où il s'occupa du relèvement intellectuel de ses camarades trop peu instruits, pour être ensuite envoyé (il y a plus d'un an) dans un Kommando agricole où il dut s'astreindre aux plus rudes travaux des champs. Actuellement, avant de rejoindre le front, M. Lemaire, dont le moral est intact, fait en Hollande, parmi ses compatriotes( réfugiés ou internés., des conférences sur la vie des prisonniers ' en Allemagne. Il ne veut parler que de ses propres expériences, de ce qu'il a vu ou vécu. Il le fait avec une précision, une modération, une objectivité qui ne donnent que plus de poids à seâ souvenirs et à ses révélations. Nous avons, au passage, noté quelques-uns de ses souvenirs, des détails qui nous ont semblé particulièrement frappants. Au camp de Soltau, il' y a un cimetière: non seulement des soldats du Roi Albe-rt mais encore des prisonniers civils belges y dorment leur dernier sommeil. On remarque dans cet enclos les tombes de 12 soi-disant ,,Francs-tireurs' '. M. Lemaire a tenu à déchiffrer sur les humbles croix de bois l'âge de ces ,,terribles freischùtzer": le jeune avait GS ans; Vaine awaiit... 83 ans/ Ces chiffres en disent plus long que toutes les réfutations des misérables calomnies par lesquelles les assassins de Dînant et d'Andenne, les incendiaires de Louvain essaient do masquer leurs crimes. Nous a-t-on assez rabâché les oreilles avec la fameuse organisation allemande. C'est L une légende qui <a. la yi.e.cL^Eô.

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