L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 02 Fevrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 18 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/2n4zg6h223/
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Année N°. S cesntssi SraMeaH jâr ascWiiui!kiï''-ranÈSÎ L ECHO BELGE L'Union fait la Fores. .foiarraai çgasotitJSeri «Sas rss^fSra jssair'aSssssnî en MoSl^rscS© —<»■*—*— —> — — ■———- r ' Beige est n g tirs nom de Famille. Toutes les lettres doivent âti-e adressées iïu bureau de rédaction : N. Z. VOOBB UROWAL 334-240, AMSTERDAM. TPélénfriortes: 2^97 et u Rédacteur en Chel: Gustave Jaspaers. '» .. . ._ . ( Charles Bernard, Retsé Chambry, Rom.té de BMaction; j El^je Painparé. Abonnements: Hollande (!. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par meis.^ Pour le» militaires au front et les militaires internés en Hollande fi. 0.7S par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. La Porte de Sortie Quand, dès le -début des négociations de Brest-Litovsk, nous avons parlé d'une misérable comédie, une comédie qui dégénéra bientôt en une lamentable farce, nous savons des milieux où cette façon légère d'envisager ^5 événements sérieux fut considérée comme au moins inconvenante ! Maintenant....Hél oui, la paix est une chose serieuse, plus que cela, une chose sacree et ce n est pas nous qui songerions jamais à en rire. C'est précisément parce que nous avons de la paix, d'une paix qui ne serait pas seulement un entr'acte plus ou moins long entre deux guerres, mais d'une paix dont l'essence profonde serait faite de justice, une conception trop élevée que nous avons dit tout notre mépris pour cette parodie de Brest-Litovsk montée par les_ Allemands et les bolcheviks. Seulement il y a eu une faute de régie ou plutôt, non. Les Russes ne se sont pas conformés au scénario. Il avait été convenu de garder son sérieux. Les Russes n'ont pas pu. Et voilà les très solennels messieurs de Kuhlmann et Czermn compromis sur des treteaux avec des J>-as-carille et des Scapin. La situation est maintenant assez tendue et nous approchons d'un dénouement qui sera un éclat. La délégation allemande chargera-t-elle le général Hoffmann de le provoquer? Ce militaire ne réussirait plus, après une première maladresse qui a été suffisamment exploitée par les bolscheviks contre l'Allemagne, qu'à couvrir d'un peu plus de ridicule les graves plénipotentiaires austro-allemands. Or, c'est dans la dignité, on le devine, que ceux-ci vont chercher une porte de sortie. Ce sera difficile. Cette dignité, ils .l'ont compromise irrémédiablement le jour où les ministres de L.L. M.M. Impériales et Royales ont consenti à traiter avec de3 chefs de bande qui n'avaient point d'autre sceau à opposer au-dessus de leurs signatures que leurs empreintes digitales. Ils n'avaient à cela qu'une excuse: réussir, puisqu'on politique, une science réaliste par excellence, le succès excuse tout. Ils n'ont pas réussi et ils ne réussiront pas. Et les voilà seuls, comme on dit dans un opéra célèbre, avec leur déshonneur. Il no s'agit donc plus pour eux que d'effectuer leur sortie. Tous les gens de théâtre sont d'accord pour dire quo rien n'est difficile comme une bonne sortie. Nous pouvons, d'après certains indices que laissent échapper les journaux conservateurs et panger-manistes qui reflètent pour l'instant l'opinion des sphères gouvernementales en Allemagne, imaginer comment elle t-e fera. Nous sommes venus ici pour faire la paix avec vous, dira M. de Kuhlmann aux Russes. Nous pouvions croire légitimement que vous, qui vous disiez les représentants d'un grand peuple fermement résolu à faire cesser l'état de guerre et à vivre désormais sur un pied d'amitié parfaite avec le peuple allemand, vous étiez doués des mêmes intentions. Nous nous apercevons maintenant-que-cela n'est pas vrai. Il ressort des déclarations publiques de votre chef, M. Trotzky, que vou3 ne voyez dans ces pourparlers qu'un moyen do propagande pour vos idées anarchistes. Vous vous réclamez du principe du droit des - peuples de déterminer leur sort et vous voulez opprimer la Finlande, l'Ukraine et la Roumanie sous* le régime de la terreur. Si vous insistez tant pour 1'évacuatiôn de la Pologne, de la Lithuanie et de la Courlande, c'est pour pouvoir envoyer dans ces pays vos gardes rouges afin d'y dicter la loi. C'est ce que nous ne voulons pas. Car les véritables partisans du principe de la libre disposition des peuples par eux-mêiïies, ce n'est pas vous, c'est nous. Et en vertu de ce principe nous saurons bien protéger la Lithuanie, la Courlande et la Pologne contre vos violences. Adieu.... Ceci ne manque pas d'habileté. Ce petit discours, au surplus, s'appuiera sip quelques manifestations rapidement mises en scène par l'Allemagne et dont voici un échantillon. Hier, le Bureau Wolff répandait la nouvelle que plusieurs délégués de la chevalerie d'Esthcnie et de Livonie, qui constitue la représentation légitime de ces pays, étaient arrivés à Stockholm où ils avaient fait les déclarations suivantes: Les violations du droit commises par le tsarisme caduc et le régime de désordre instauré par le gouvernement républicain de Russie avaient précipité le pays dans une situation désespérée. Ses représentants avaient été amenés en conséquenoe à rechercher au dehors des garanties pour le maintien des lois. En foi de quoi la chevalerie de l'Eefch-onie et de la Livonie avaient résolu de demander aide et protection à l'Allemagne. Ainsi le conflit en Orient change d'aspect. La constatation avait déjà été faite par le délégué bolschevik Kamenef. Il s'agit moins* d'une guerre entre deux groupes nationaux; il s'agit de plus en plus d'une guerre entre le prolétariat et l'anarchie. Oui, mais cette formule demande un correctif et cela par la faute des Russes: nous allons à une guerre entre l'anarchie et le principe de l'ordre. C'est au nom de l'ordre désormais que l'Allemagne va continuer la guerre contre la Russie. Elle ♦a tenter de réaliser ses plans annexionnistes sous des fins morales. Il n'est pas niable que ceoi ne rende la situation de l'Allemagne plus forte. C'est aux alliés à veiller. Les puissances de l'Occident sont aussi éloignées des conceptions d'anarchie et de terrorisme des bolscheviks que des visées conquérantes de l'Allemagne. Elles veulent l'ordre en Orient, non pour un projet personnel mais pour l'unique profit des peuples intéressés. Il faut donc que les Polonais, les Lithuaniens et les Courlan-dais sachent que leurs amis se trouvent non à Pétrograde ni à Berlin, mais à Paris, à iLondrea et à Washington. La diplomatie alliée & °n -mk* difficile mais un beau rôle à Charles Bernard, le patriotisme ias ie!p il territoire occupé. Emouvante allocution de M, Du Pont, premier président do la Cour de Cassation de Belgique. A 1'oooasion du 50e anniversaire de sa magistrature, M. Du Pont, premier président de la Cour de Cassation de Belgique, répondant aux discours de félicitations que lui adressaient le procureur général Terlin-den et M. le président. Van Iseghem, 6'est exprimé en ces termes: Maintenez, mes chers collègues, avec votre ferme et courageuse attitude, votre confiance entière! La nation belge retrouvera intacte sa liberté pour laquelle, depuis plus de trois ans, elle combat avec tant de virilité; la gloire de notre chère Patrie sera d'autant plus immense que son sacrifice a été plus grand, plus douloureux, plus long ! Jamais l'existence de la Belgique et le trône de son grand monarque, le valeureux ! Roi Albert, n'auront été plus solidement assurés !... Avanit de terminer, je désire, mes chers collègues, vous faire dès maintenant une confidence, puisque nous sommes dans l'intimité: Ma première pensée, aussitôt qu'il m'aura été possible de remettre, conformément à notre législation, ma démission entre les mains du gouvernement belge, sera de détruirp un écrit que j'ai tracé fin de 1914 et qui est ainsi conçu: ,,Si je viens, à mourir avant la fin de la domination étrangère, je veux être enseveli dans l'étoffe tricolore qui, aux jours do fêtes nationales, flottait à la façade de mon habitation". Mais cette dernière volonté ne devra pas s'exécuter, j'en ai le ferme espoir ! Quel bonheur, au contraire, pour le vieux magistrat, de pouvoir, en un jour prochain, témoigner d'assez de vitalité encore pour que, d'une main que la joie seule fera'trembler, il fasse apparaître et fixe lui-même au balcon de sa demeure le drapeau belge, tout en saluant de ce que l'émotion lui laissera de voix le retour de son Roi, de la Reine et de la Famille royale! Ce bonheur fera déborder ses larmes ! Celles que vous constatez aujourd'hui trouvent leur source non seulement dans l'espoir du patriote mais aussi, mes très chers collègues de la Cour et du Parquet, dans la reconnaissance du jubilaire. .raaag>-»--Q-»-<rmw 1 B8iiïFeÉ division des agents k jfjHhnip. Un officieux de la ,,Komma-ndantur" de Bruxelles, ,,Le Bruxellois", (9-10 décembre 1917), publie ces lignes: ,,D'autre part, rappelons que le mandat des conseillers communaux n'a pas été prorogé par le gouvemanieait lors de son départ; celui-ci n'ayant pas qualité pour le faire et l'occupant n'ayant pas pris des mesures directes, il se trouve que la situation de nos administrations publiques est anarchique, le pouvoir administratif ne peut plus légalement fonctionner et comme des communes se sont illégalement intéressées plus ou moins dans le commerce avec l'argent des contribuables ceux-ci pourraient se croire fondés à avoir un certain droit de ne plus payer les impôts ou taxes quelconques. Les intéressés- n'auraiont-il pas le droit d'intenter un procès à la commune en cas de violence d'huissier ou de police? On serait curieux de connaître la jurisprudence admise dans ce cas et ce que la magistrature penserait de cette situation si les contribuables et les commerçants en général faisaient grève de payer? C'est par des insinuations, des attaques'et des provocations de l'espèce que la presse stipendiée du territoire occupé seconde, de son mieux, l'oeuvre de haine et de division ■ entre Belges, inlassablement- poursuivie par l'Allemagne. Cette fois, il s'agit de susciter aux administrations locales élues, qui ont lutté avec .tant de ténacité et de succès contre la famine menaçante, des difficultés qui rendraient quasi impossible le fonctionnement iregulier des services. II s'agit encore, 1 et surtout, peut-être, de ruiner l'influence 1 morale des Conseils communaux du pays * qui, partout et toujours, avec une admirable énergie, ont fait front à l'ennemi. Enfin, on c peut se demander si après avoir dispersé les < Conseils provinciaux récalcitrants les Aile- £ mands ne s'apprêtent pas à perpétrer quel- i que nouveau coup de Jaraac, grâce auquel les élus du peuple, chassés des hôtels communaux, y seraient remplacés par des fonction- £ naires prussiens. ——**rrn!>»-e-<î>-»-<CE=^ —— y r Les âiîgiiiaiÉ est efeé !e fonotisnnsmsnt l des mms k ravitaillement i — I c Un beau trait des cultivateurs de Nollevaux 0 (Luxembourg) à T • • S Les initiatives maladroites ou intéressées c de l'envahisseur, en matière de réglementation de la vente des denrées, ont provoqué à bien des abus que les administrations belges, c mieux qualifiées, mieux instruites des be- s soins et des moeurs des populations, auraient évités. On cite, à ce propos, l'exemple des fermiers et cultivateurs affiliés à la ,,Laite- I rie de Nol'levaux" (Luxembourg) qui, depuis le début des hostilités, n'a jamais élevé ses prix que dans les proportions imposées par l'exploitation agricole. Ainsi, par exemple, le beurre est vendu 7 fr. 50 le kilo alors e que les Centrales d'inspiration allemande ! exigent 8 francs au minimum. Les habitants c de Ta localité paient moins encore. Quant au lait, tous les cultivateurs l'ont maintenu a*u r prix de 20 centimes ja En Belgique. A Bruxelles Les arrivages parvenus pendant la dernière quinzaine au Comité bruxellois de ravitaillement sont particulièrement satisfaisants. Le relevé exact des arrivages de farine n'est pas encore publié, mais dès à présent il est établi qu'une centaine de wagons de céréales sont parvenus ^ ce qui a permis de constituer un stock suffisant pour assurer le ravitaillement en pains de l'agglomération jusqu'à la fin de la première semaine de février. Des arrivages importants sont encore attendus. Des envois assez considérables do lard, saindoux et féculents divers ont également été déchargés. De ce côté la situation se maintient excellente.Do Hollande sont arrivées" des quantités relativement grandes de fromage et de haricots' verts coupés. On fera probablement d'ici peu des répartitions de ces produits. Un relevé général des sommes recueillies auprès du public bruxellois, par différentes collectes, tombolas, fêtes, etc., depuis trois ans et demi de fonctionnement des Comités bruxellois de secours, porte un total de près de 14 millions de francs. Plus de 3 millions ont été recueillis par l'oeuvre des ,,Petites Abeilles'* seule. Ces chiffres prouvent mieux que toute autre considération la philanthropie du public de la capitale. .* * A Les administrations communales de Bruxelles et des différents faubourgs viennent de mettre à l'étude un vaste projet financier. Il ne s'agit de rien . moins que d'émettre un emprunt dont le montant ne serait pas inférieur à cent cinquante millions. Cette opération financière serait tentée à un taux qu'on désirerait voir fixer à quatre pour cent maximum, si possible. Chaque commune a délégué deux échevins, dont l'échevin des finances, auprès d^un organisme central d'études, qui se réunit à l'Hôtel dé Ville de Bruxelles sous la présidence de M. Max Hallet, lequel, a-veo son collègue socialiste M. Pladet, y représente la capitale. M. Louis Bertrand, éohevin des finances de Schaerbeek, qui s'est depuis longtemps, au Parlement, spécialisé dans les questions financières, fait également partie de cet organisme. L'état des finances des diverses oommune3 fédérées exige une prompto intervention. La Ville de Bruxelles seule attend plus de cinquante des millions qui vont être appelés. vi- * * Que des receveurs de tramways fassent , usage de sabots durant leur service, soit; ; mais que, en pleine capitale, des sergots ar- ! pentent nos boulevards, chaussés de sabots, i voilà bien un signe des mauvais temps! Le prestige de la police n'en souffre-t-il point? En vérité, au prix où monte le cuir, il n'est pas possible à nos gardiens de faire ressemeler leurs souliers. Acheter une paire de bottines en simili-cuir absorberait la presque totalité de leur ,,masse" d'habillement. * a -st Le Conseil communal d'Anderlecht a nommé Mme Poelemans directrice de la nouvelle école professionnelle de filles qui vient de s'ouvrir rue Emile Carpentier. La nouvelle directrice, qui avait été classée à l'examen première sur 12 candidates, est bien connue dans le monde pédagogique bruxellois. * * * La pénurie de monnaie divisionnaire, qui contrarie au plus haut point les relations commerciales et complique de si singulière façan les difficultés sans cesse croissantes de ['existence en Belgique occupée, a décidé l'autorité à prendre une mesure dont on attend les meilleurs résultats. On va en°effet mettre en circulation des pièces nouvelles de cinquante centimes en sine, dont la frappe se fait actuellement. La difficulté du change des billets sera îinsi atténuée. * * * Dans l'un des derniers numéros de la ,Gazet van Brussel", un certain C. De Sa-ieleer, qui y dépose de temps à autre, le ong des colonnes, de vagues élucubrations iktivistes, déclare tout net que, pour les Belges, l'ennemi c'est la France et insiste ;ur nos ascendances germaniques, sur nos grands-parents les Germains. Ces valets des boches se croient déjà de .rais boches! A Envers Un boulanger de faubourg a été poursuivi >our avoir tamisé la farine qui lui était livrée ►ar le Comité National pour la fabrication du tain destiné à sa clientèle et d'avoir trafiqué le la farine blanche ainsi obtenue. M. l'avoué De Vooght s'est constitué partie ivile pour le Comité, et Me Ryckmans, avocat le cette partie, a réclamé une punition évère et l'allocation d'un franc de dommages ntérêts. Voici comment la culpabilité a été établie: M. l'adjoint Celis, qui avait eu connais-ance do plaintes fréquentes au sujet do la ualité du pain fourni par ce boulanger, fit urveiller la maison. Un matin, on vit un omme frapper à la porto vers 5 heures du îatin; on lui ouvrit à l'instant; au bout de uolques minutes, on vit ressortir cet homme, ortcur d'un petit sac ; on le suivit et quand . entra dans une maison du centre de la ville n lui demanda compte de sa démarche, /'homme déclara qu'il avait acheté à un in-onnu les vingt cinq kilogrammes de farine uo contenait le sac. Quand il apprit qu'on vait découvert son manège, il avoua qu'il 'était chargé de vendre la farine pour le ompto du boulanger. Ce dernier a été condamné par le tribunal une année d'emprisonnement et 26 francs 'amende ; l'intermédiaire à 7 mois d'empri-onnement et 26 fr. d'amende. * * M. Un nouveau sanatorium pour tuberculeux, le ,Salvator", a été ouvert au Vieux Marché au lié. A Liège Voici des détails au sujet du procès Wery t Dclsenne qui vient de se terminer : Wery est condamné mort. Paulussen, (un ancien gendarme hollandais) 5t condamné à mort. La femme de Paulussen (veuve en première noces de Wathiau) est condamné© à 12 os d§ travaux forcé^ \ Les deux frères Delsenne sont condamnés à ' perpétuité. La femme de Pierre Delsenne à 10 ans. Bohny ou Jiolly, de Qharleroi, à 10 ans. J Laphaye, d'Othée, à 2 ans. Gcfttin, d'Othée, à 2 ans. Ont été acquittés: Streel,d'Othée, Lambert, d'Othée; Mlle Delsemme, Mlle Damen, Schou-ben, de Tongres, employé à la prison St.-Léonard, à Liège. Tous ces malheureux étaient détenus depuis février 1917. » • A Les prisons allemandes regorgent. Parmi les détenus se trouvent: Mlle Jeanne Delwaide, Me3 Ostlurat, Delwaide, Léonard, Me Julien , Maymans, Mlle Hanon, Me Gardisalle-Noter- , mans, Me Dierchambre, Me Jamelot, Marcot-ty ; deux religieuses des soeurs grises, la Supérieure (une Hollandaise) et soeur Ga-brlelle. 7 » M. Julien Taymans, Gaston Bourloux, de -la police du quartier du Nord, Marcel Mas-sillon, le Père Goronne (jésuite de Verviers), quatre aumôniers du travail, l'abbé Strang, Pinet, l'Hoest, Jawesen. ^ *■ * Maurice Delhaize, commis à la prison de Liège, a été arrêté le 17 septembre et expédié sur Bruxelles. Il n'est pas encore jugé. La Supérieure des Religieuses du S.-O. de Bois-l'Evêque, Mère 'Simon, qui avait été arrêtée £ on même temps que Mlle Collinet, a été relâchée après sept semaines de détention. F Au commenceiflent de novembre on a fait prisonniers les aumôniers de la rue Glacière, mais on ignore où ils se trouvent. * * * Par ordonnance du 18 novembre, l'obscurité £ la plus complète doit être faite dans la ville do Liège et les communes de l'agglomération. Seules les lampes placées à l'intersection s des rues peuvent rester allumées et encore, ^ faut-il qu'elles- soient peintes en vert ou en f bleu. Les ponts et les quais no peuvent être ^ éclairés. Résultat : Liège et les environs res- ~ semblent actuellement à un vaste four où tout est à craindre. .• * A Le ravitaillement" communal en pommes dé terre marche mieux que l'an dernier. Jusqu'au lundi 3 décembre, chacun dès habitants a reçu de la nouvelle récolte 54 kgs en regard de 10 kilos, montant total de la distribution individuelle pour 1916-17. £ A Visé On se préoccupe fort, dans les sphères administratives, de la future reconstruction de Visé et de nombreux projets ont déjà été mis sur pied en vue de rebâtir la jolie petite cité du pays de Liège, sauvagement *-détrùite et incendiée par les Allemands en août 1914. Certains sont d'avis de tenir d. compta de l'ancien aspect de la ville; rL d'autres, au contraire, pensent, non sans raison, que cette coquette localité ne sau- c< rait être reconstruite telle qu'elle gtait ie autrefois et qu'elle gagnerait à ne plus être a-enfermée aussi étroitement entre la Meuse J et les hauteurs qui l'encerclaient. p: M. Remonohamp, le distingué architecte d< de la province, vient, dans ce sens, d'établir 111 un plan du futur Visé; il a prévu une ville sc toute nouvelle avec un port, un marché, des ^ entrepôts et même un ,,Kurort", toutes choses qui pourraient apporter au pays un re- cj( gain considérable de prospérité. Ces plans in seront très prochainement exposés dans une îé salle de Liège.. « d< ^ 511 Cl ti Voici le nouvel avis afiché sur les murs de Gand! pour un envoi dans les travaux derrière T1 le front français des malheureux déportés " revenus d'Allemagne: AVÏS v< Tous les- ouvriers belges de la kommandan- cj tur entière, qui ont été précédemment enrôlés par le bureau industriel et ont travaillé en Allemagne, sont tenus de se présenter le 30 janvier 1818, à 9 heures du matin, à l'office ra du travail de la kommandantur, Kouter, 12, à Gand. _ - cl Celui qui no se présentera pas exactement à cette date et à cette heure sera puni d'une ^ amende do 300 mk. ou de 3 mois de prison et il sera donné ordre de l'amener immédiatement.Gand, le 16 janvier 1918. 00 Le Commandant de l'Etape, vs von Wick, Oberstleutnant. su Aaa Pats/-® Wallon eE Les funérailles do M. Eugène Jacquet, un à des directeurs propriétaires de la firme bien su connue Jacquet-Bolle, ont été célébrées la veille de de l'an nouveau au milieu d'une grande foule d'amis et connaissances. * * * Mme Moureau, veuve du percepteur des s ] postes à Dison, qui habitait encore le bâtiment de de la perception, vient d'être asphyxiée par !e se: gaz ainsi quo sa petite fille âgée de 5 ans. ra Mme Moureau haibitait avec ses deux filles, dont une, Mme Collette, mère de la petite victime. C'est Mme Collette qui fut la première incommodée; Mme Moureau, en se levant pour lui porter secours, tomba morte au pied du lit. ^ L'enfant commençant à se plaindre à son tour, 1°" Mme Collette fit l'effort de se lever pour aller co chercher aide, mais tomba dans l'escalier et se fe blessa sérieusement à l'arcade sourcilière. C'est le facteur qui, au matin, trouva les malheu- la reuses et il faillit lui-même se trouver mal de en entrant. Mme Collette et sa soeur, qui seules respiraient encore, ont été transportées .à at l'hôpital St. Laurent, à "Wesny-Dison. as; * * * La semaine dernière, à Pepinster, les boches ont enlevé les cuivres rue Froidrue dans toute ©t la localité; le château des Mazures, propriété do feu le ministre M. Davignon, n'a pas été vi épargné. * * * ^ M. le docteur Fraipont, bourgmestre et con- ve seiller provincial, préside toujours avec beaucoup de courage à l'administration de la corn- fe: mune. es=»~ 11 !! y a im m 2 février 1917: Au nord-est de Gueude- F: court les Britanniques tfussissent un raict lis SP.J22&. l.™ Les opérations militaires. Bombardements réciproques à l'Ouest 3 part des actions d'artillerie a et dams la osntréa de d'événement La situation ai Sur le front occidental. Actions d'artillerie dans la contrée de Flirey. (Communiqué officiel.) PARIS, 31 janvier. (Reu^er.) A part des aérons d'artillerie assez violentes dans la con-rée de Flirey, on ne signale pas d'événements nportants. Au cours de la journée du 30 janvier nous vons abattu un avion allemand. Trois autres urent obligé^ d'atterrir dans leurs lignes après es combats aériens. Il se confirme en outre que le 9 et le 25. jan-ier, trois avions allemands, signalés comme ravement endommagés, furent abattus. Bombardements au sud de la route d'Arras-G ambrai. (Communiqué officiel.) LONDRES, 31 décembre. (Reuter.) Au ours de la journée sur plusieurs points du :-ont nos patrouilles firent de nouveau des risonniers. Au sud de la route d'Arras-Cambrai l'artil-;rie ennemie déploya une certaine activité. L'activité dans les airs. Le maréchal Haig rapporte qu'à part les ctiona habituelles des bombes ont été lan-ses sur un champ d'aviation ennemi au Lid de Gand, sur un grand dépôt de muni-ions à l'est de Roulers et sur le chemin de er près de Courtrai. n sud de la reiste d'Arras-Sambras Fiirey on ne signale pas s importants. ix autres fronts. Au cours des combats aériens qûatr* avions ennemis furent abattus. Quatre fu* rent obligés d'atterrir et un fut détruit paf l'artillerie anti-aérienne. Les opérations en Macédoine. Les troupes anglaises font quelques prisonniers. (Commurviquê officiel. ) PARIS, 30 janvier. (Reuter.) Près du lac de Doiran les troupes anglaises firent' une attaque au cours de laquelle elles firent des prisonniers. Aux environs de Monastir, de part efc d'autre, l'artillerie déploya de l'activité. Aux environs de Doiran un avion ennemi fut abattu. Les opérations en Mésopotamie. Actions aériennes. (Communiqué officiel. ) LONDRES, 31 janvier. (Reuter.) On annon* ce' officiellement de Mésopotamie : Dans la nuit du 24 au 25 janvier un avioa ennemi lança des bombes près de Bagdad avee le résultat que dans un de nos hôpitaux quel-ques personnes furent tuées. La nuit suivante nos avions attaquèrent avec succès le quartier général ennemi ainsi que de» détachements de troupes et des champs d'avia*» tion turcs. L9agiteii@si dans Ees e®nfraiiKa Collisions sanglantes i Berlin. 'es désordres â Ëharlottenburg et à Mesaisit — Voitures da tramway renversées. — Be s coups de teu. — Plusieurs blessés. — Nombreuses arrestations. — L'état de siège renforcé. Informations 'état de siège appSiQue plus vigoureusement, n BERLIN, 31 janvier. (V. D.) Le comman- n mt de la marche vient de publier la procla- li ation suivante : ^ A présent que j'ai proclamé l'état; de siègp Q inforcé je veux que la population soit V invaincue que je ferai réprimer par tous c s moyens possibles chaque tentative 'ànt pour but de troubler l'or tire et le repos. i: engage/donc tous les citoyens paisibles à ne ^ is participer, do quelque façon que ce soit, à a îs réunions publiques. Que chacun fasse cal- ,, ement son devoir et se tienne loin des ras-mblements. En faisant usage des armes il t impossibles de distinguer les perturbateurs s curieux. n Ensuite le commandant en chef annonce que j.f is conseils de guerre extraordinaires seront . -, stitué qui commenceront leurs travaux de 2 vrier. g] A Hambourg, Aitona et Wandobek l'état fr > siège renforcé a été proclamé. Les usines c] availiant pour l'armée sont gardées par les oupes. On annonce ensuite que tous les ou- -, iers qui le 31_ janvier n'auront pas repris le avail seront incorporés dans l'armée. " A Brème Hemelingen, Lubeck et Rostocik J6 îtat de siège renforcé a également été pro-imé. j, 40.003 grévistes à Hambourg. 1' A Hambourg le nombre des grévistes s'élève- a it à 40,000. Le ,,Hamburger Nachr." annonce p te toutes des grandes, entreprises industrielles si ôment. *" ' v, Ine protestation au conseil comjnunal de la capitale. Les membres socialistes indépendants du jo aseil communal ont déposé la motion sui- q\ nte : ' se 1. Le conseil communal proteste contre la spension du droit de réunion pour les ouvriers grève. 1£ 2. L'administration communale est invitée a-prendre aussitôt que possible toutes les me- à res pour assurer de nouveau aux habitants n Berlin le droit de riunion. Le local des syndicats à Etarlin évacué. Mercredi après-midi des agents do polioo ntroduisirent dans le restaurant du local c~ s syndicats et sommèrent les personnes pré- ^ ites de quitter la salle. Ensuite le restau-ut fut fermé. L'accès au local est. défendu la rue est barrée par des agents de police à eval. - ,, Sanglantes bagarres à Berlin. BERLIN, 31 janvier. (Wolff.) Une grande aie qui s'était rassemblée ce matin à Char-itenibuxg fut dispersée par la police. Au w urs de la bagar o on échangea des coups de i. Un Fous-cificier de polio'e fut tué. La foule se dirigea ensuite vers Moubit, où police, par une manoeuvre habile, l'empêcha ,la se rassembler. Un agent de police fut attaqué de dos et teint par deux coups de feu qui le blessèrent >ez grièvement. ec Outre le sous-officier do police tué, un P1 tre scus-officier de police et trois agents ont la 3 blessés. Le sous-officier blessé est demeuré au ser-ye les agents se sont portés malades. Du côté des grévistes il y a 6 blessés. Plusieure voitures de tramway ont 'té ren- es rsées. oh Depuis ce matin on a arrêté 30 hommes, 9 nmes et 9 jeunes hommes. On a dispersé également une réunion à eptower Park. do Un meeting monstre GENEVE, 31 janvier. La ,,Gazette de ar •ancfort" écrit: Les deux fractions socia- TG ites minoritaires et majoritaires se sont m< iseç d'axjçççd £oyr donner au mouvement, ar diverses. ne direction uniforme plus énergique. TJn i est in g d'environ 60.000 personnès a eu eu lïier matin en plein air. Plusieurs ora-ïurs ont exposé les revendications des uvriers du suffrage universel en Prusse, la uction du suffrage universel en Prusse, la jforme constitutionnelle en Bavière et la n de la guerre. Les grévistes ont parcouru mdi et mardi la ville en longs cortèges 7ec des écriteaux sur lesquels était écrit; Paix ! Pain !" uQu'on les disperse à la mitrailleuse." A Berlin les socialistes acclament les ouvelles de la province sont très oontradic-ires; les unes annoncent une extension et s autres une diminution de la grève. A Berlin le3 socialistes acclament les •évistes dont l'action n'a pas encore trou-é la distribution des vivres. Dans les cer-e3 de la classe bourgeoise l'attitude des ivriers est sévèrement critiquée. On accuse s ouvriers, qùi jouissent de quantités avantages — hauts salaires, privilèges à distribution de3 vivres etc., — de saboter s intérêts du pays. De divers cotés on rmule des critiques sévères et, bien que Dpinion générale ne soit pas encore que xutorité. doive disperser les manifestants la mitrailleuse et jeter les dirigeants en rison, un grand mécontentement règne au ijet des ouvriers. L'attitude ferme du gou-ïrnement est généralement approuvée. La situation à Berlin. BERLIN, 31 janvier. (H. N.) Au-urd'hui la grève' à Berlin ne s'est pas endue. Les syndicats restent neutres, de ■rte qu'au moment où les ouvriers se pré-ntèrent à la caisse pour toucher leur sa-ire de grève on leur annonça que les soci?/tions refusent de mettre leurs caisses la disposition de ce but, les syndicats ayant rien à voir dans cette grève. Quelles ouvriers reprirent alors le travail. Les Ltorités se maintiennent toujours au même* >int de vue. Beaucoup de personnes sont avis que dans quelques jours la grève aura *is fin. La suspension dû nVorwarts". On apprend que le journal eooiaiHsté Vorwaerts" a été de nouveau suspendu >ur 3 jours pour avoir publié un appel à grève générale. A la suite de la suspension du ,,Vor-a-rts" les typcgrahes de la plupart des? ■ands éditeurs de journaux, comme UH-ein, Moses. Scheil, etc., ont chômé dans nuit du 19 au 20 janvier. A Dortmund, On annonce de Dortmund que la grève qui lata dans trois mines s'est étendue à d'autres nés. Avant tout les mineurs désirent un sa-re plus élevé et des vivres suffisants. On ne signale pas d'incidents. Von Payer confère avec von Hertling. BERLIN, 1 février. (Y. D.) Von Payer b arrivé ici. Il a déjà conféré avao le ancelier. Le président do la Bavière prêche l'union, MUNICH, 31 janvier. (Wolff.) Le président conseil des ministres de Bavière, M. Dandl, pris la parole ( la Chambre des Députés et a i: ,,Nos ennemis disposent de 3 armes: leurs mées, la pression économique et les tentati-3 faites pour nous diviser entre nous. Nos^ pries résistent depuis ans à la première nax .la seconde ne saurait-clus nous, abattre.

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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