L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

357 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1917, 24 Juin. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 26 fevrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/154dn40s0w/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

3ème Aimée m ^74 et 975 (s cents " Dïmancwe 2¥ et iimcai 25 jcisfflriwiy L'ECHO BELGE L'Union fait Sa Fores, »ï©aas*r®al quotidien sSai matin pstar,£als®saiffst ©si MoIlsanaSe.. Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. Z. VOOR8URGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 1773. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Uerfoîeî,, Comité de Rédaction: \ „ , „„ , ,, _ , , f René Chambra, Enfile Paînparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: W.Z. Voorburgwal 234—240, Amsterdam Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger 11. 2.00 par mois. Pour les' militaires au front et les militaires internes en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Le conte d'Hoffmann. L'aventure de herr Hoffmann forme i 'des chapitres comiques de la grande trag die. Il n'y a que les Suisses qui ne songe pas à -en rire et pour cause. Après les sca dale* à l'Etat^-Major et l'incident du min: tre suisse à Washington, qui ont déjà mis < fâcheuse posture leur neutralité officiel] jls trouvent que la mesure est comble. Hoffmann est un des personnages les pl considérables de son pays. Ancien préside 'de la Confédération, il assumait la charg particulièrement délicate en ce moment, i ministre des affaires étrangères. L'incide: actuel a montré qu'il était en réalité i ministre des affaires allemandes. Cornu Grimm, son complice, il travaillait po-compte de la Wilhelmstrâsse et il avait fa de "Berne un prolongement de Berlin. Quelques Suisses, germanophiles militan ou honteux,affectent de croire à la bonne f d« herr Hoffmann. Il aimait tant la pai: Tarare, eût on répondu du temps de M lière. Se rendent-ils donc compte, tous c agents boches, que c'est vraiment dever ine tare que d'afficher encore des symp thies pour l'Allemagne qu'il^ cachent leu sentiments véritables sous le masque du p; icifisme? C'est le cas, par exemple, des org, amateurs du fameux congrès dé Stockholr Si l'hypocrisie est un hommage que le yi* rend à la vertu, le pacifisme de ces gens-est- en vérité un témoignage terrible qu'i dressent contre l'Allemg,gne. Mais de deux choses l'une: Ou bien Hof mann a été de bonne foi et, en ce cas, il fait preuve d'une bêtise insondable; c bien il a agi en connaissance de cause, poi servir des intérêts allemands. Or, on ne pei pas raisonnablement croire qu'un liomn dans la situation d'Hoffmann ait poussé ' (naïveté jusque-là. H est véritablement dai la situation du coupable qui, se sentai pincé, simule la folie. Encore une preui qu'il ne se rend que trop bien compte de ' gravité de la faute qu'il a commise. Depuis le message de l'empereur du J ■décembre 1916, nous savons officiellemei que l'Allemagne, dans l'espoir de conserva une partie de ses rapines, veut la paix toi de suite. Les tentatives non déguisées qi depiys le début de la révolution russe el fait a Pétrograde pour obtenir une paix si parée, ou même un simple armistice, moi trent assez qu'il s'agit là d'un intérêt pr mordial allemand. La condamnation netl prononcée p>r les gouvernements des pa] do l'Entente des manoeuvres pacifistes c Stockholm, enfin la déclaration formelle d< Alliés de considérer comme un acte ant amical toute tentative de médiation de 1 part des neutres, eussent dû ouvrir les yeu à ce Suisse qui a sans doute le droit d'aime l'Allemagne mais qui a aussi le devoir d'à mer son pays et qui, comme patriote < comme ministre responsable, n'avait poir licence, certainement, de compromettre s neutralité et son bon renom. Aux Suisses "tirer les conséquences et à prendre les san< tions. Un des côtés mi-plaisants, mi-attristanl de cette affaire, c'est que herr Dr Hof: mann, ex-président de la Confédération He ivét-ique, se soit abouché pour sa petite m* moeuvre avec ce Grimm qu'on nous pein comme un individu taré et à qui, certain* ment, il n'aurait pas osé rendre son sali en public. Toutes les besognes louches obi gent à ces sortes de compromissions. Elle ont généralement leur excuse en ce qu'elle 'demeurent ignorées çlu public. Mais voye la déveine d'Hoffmann. Un esprit mali déchiffre son télégramme et Branting h ;joue le mauvais tour de le publier dans so journal. C'est la tuile! Vrai, nos ennemis n'ont pas de chanc avec leurs dépêches en chiffres. Comme I dame voilée et la fausse barbe, le chiffr est l'accessoire obligé des romans policiei iet de la diplomatie. Mais un voile s'arrache fune barbe s'enlève, et un chiffre se déchiffre C'est un petit jeu d'Oedipe où certains spe cialistes sont passés maîtres. La ,,Gazette d Francfort'' s'en étonne et s'en irrite. Er core un coup des Anglais, s'écne-t-elle. Ce ,,encore" vise une autre publication de téle gramme chiffré qui ne fit pas moins de ser sation; celui que Zimmerman adressa a ministre allemand au Mexique pour obteni l'alliance de Carranza. Cette histoire jeta 1 ridicule sur toute la diplomatie allemand et les journaux, boches en furent malade pendant huit jours. Au moins, cette fois, i. ont l'avantage de pouvoir jouer l'ignorance f,Hoffmann, Grimm, offres de paix à 1 Russie? Connaissons pas"... C'est le soi mérité des individus qui rendent des service d'une nature spéciale. Quand ils ne réussis sent pas on les désavoue. Pauvre Hoffmann Encore une fois, les Suisses ne rient pa< 'A Genève le peuple jette des pierres dar les carreaux du consulat allemand. Manife: tation symptomatique mais inutile qi oblige un haut fonctionnaire suisse à lin démarche humiliante auprès du boche. Ma: quelle déinarèhe le gouvernement de Bern iera-t-il auprès des Alliés? Le cas est autre ment humiliant et c'est bien pour cela qu les Suisses en éprouvent tant d'irritatior Ils n'ont pas de vivres. Le peu qui leur rest c'est l'Allemagne qui le leur prend, une ra: son suffisante pour que les Alliés ne leu envoient plus ni blé, ni le reste. Au mefiii ceux-ci pourraient-ils demander au gouvei n«ment suisse une certaine correction. L neutralité ne se borne à interdire des confé rflBMW jfcro-alliées ou à poursuivre des publi cistes qui réprouvent l'incendie d,e Louvain. Ce sont là les petits cotés, c'est une façade de neutralité, peut-on dire, qui couvre des actbs plus graves comme la collusion d'officiers supérieurs avec le grand Etat-Major • de Berlin et la domestication de la diploma-tie suisse à la chancellerie allemande. Lei | :1t Aliiés, heureusement, tiennent plus compte n_ des véritables sentiments du peuple suisse s_ que des dispositions de son gouvernement. !n Ils traitent l'aventure d'Hoffmann comme c un conte ^Sont Offenbacl# eût pu"'écrire la musique. Charles Bernard. lis , lt ■ iimi--*-q-«i <smj • — : Il flÉnii fono!. ie ^ Dans le dernier numéro du journal de 1 Huysmans et consorts je suis pris à partie , sous neuf rubriques différentes: excusez du ? peu! Il est vrai que l'un des articles est fait ^ pour annoncer que, désormais, oh ne s'occupera plus de ma modeste personne. Voilà une sage résolution! On comprend^ que la "u poche a fiel du pauvre Jamar se soito soulagée une bonne foisv pour toutes, dans ce dernier numéro. Nous n'entreprendrons pas de relever, l'une après l'autre, les inexactitu-l~ des voulues, les sottises et les calomnies dont l" fourmillent ces nombreux papiers. Nous croyons avoir réglé l'autre jour, une bonne fois pour toutes, le compte des individus qui fabriquent ce journal, indigne du nom do 'socialiste, autant que du nom de belge, I? et dont le ton rappelle certaines feuilles de a chantage. Il nous déplaît souverainement de discuter encore avec eux. Nous voulons [r simplement nous occuper encore — puisejue ^ nous avons joué dans cette affaire le rôle d'intermédiaire — de la fameuse accusation a lancée par Huysmans contre notre confrère ' M. Edmond Patris, ancien rédacteur au it ,,Soir", actuellement au Havre. Dans une ,e lettre de Stockholm, qui trouva, comme par a hasard, un écho dans plusieurs journaux hollaneiais très bourgeois, le secrétaire de 9 l'Internationale accusait M. Patris d'avoir Lk sciemment, par haiij© politique, voulu faire >r assassiner Vandervelde, en donnant par une ^ dépêche au ,,Matin" et au ,,Daily Tele-graph" l'éveil aux sous-marins boches au e moment où notre ministre de l'Intendance s'embarquait pour la Russie. M. Patris nous a envoyé du Havre iin dé- • menti méprisant et indigné que nous avons e publié. M. Huysmans riposte à cela par une dé-pêche de Stockholm qu'il tient cette histoire i rocambolesque de Vandervelde lui-même. Voire, dirait Panurge.... a M. Patris, prévenu de cette affirmation de x Huysmans, nous télégraphie: ,,Mcuvnti&m r démenti formel. Atends impatience retour Vandervelde". ^ Notre rôle, à nous, est terminé : à supposer £ que Patris, possédé par le démon de l'mfor-a mation rapide (quel correspondant de jour-^ naux étrangers ne l'est pas?) ait prématurément annoncé le départ de Vandervelde, cela n'équivaudrait tout de même point à ;S une tentative d'assassinat froidement prémé-ditée... Or, c'est bien là ce dont on accuse notre confrère: Emile Vandervelde sera •«> _ premier à en rire. ,,La conclusion de cette histoire, écrit le journal de Jamar, revient à ceci : Piérard l prend la défense des anti-socialistes à Lon-dres et à Sainte-Adresse contre notre cama-ig rade Vandervelde". s Mais non J Nous ne voulons pas qu'on em-z poisonne l'âme de la classe ouvrière de men-n songes qu'aucun fanatisme — pas plus le socialiste que le clérical — n'excuse. Et là-a dessus, nous sommes sûrs d'être d'accord toujours avec un Vandervelde. e Au lieu de parler des crimes de Patris, a pourquoiNle journal de Huysmans ne parle-e t-il jamais des crimes allemands, de l'incen-g die de Visé. Louvain, Termonde, des mas-( sacres de Dinant, Tamines, Andenne, Aer-j' schot ? Louis Piérard. e P. S. — Une lettre trop aimable signée de quelques internés, et qu'a publiée à notre k isnu l',,Echo Belge", nous attribue l'initia-tive de la création d'un organisme central de secours aux déportés évadés en Hollande. u Ce n'est pas tout à fait exact. Cette initia-r tive est partie de plusieurs personnes qui 0 ont bien voulu m'adjoindre à leur groupe. e Mon action consiste, en attendant que ,s l'oeuvre fonctionne, à secourir de malheu-3 reux évadés avec un peu d'argent que j'ai , reçu par l'intermédiaire de ce journal. Ac-a cusé de réception : De M. le chanoine Heyns-t sens, 2 fl. 50'; de Jacqueline et' Guy, 20 s florins. L. P. j «i ii gi ■ a<3.gr ipi . _ f H y a un an n juin 1916. Sur la rive droite de la e Meuse, dans le secteur des cotes 321 et 320, s les Français refoulent Zes Allemands jus- 0 qu'aux environs des travaux de Thiaumowt. ■- Dans le secteur de Pasubio les Italiens e -progressent vers l'ouest jusqu'à la vallée de Fmzza et vers le nord-est jusqu'aux vallées 0 près du mont de Touche. r 25 jum 1916. Les Russes achèvent la con~ s quête complété de la Bucovine et font 3000 ■- prisonniers. a Les Italiens reprennent le Castel Gom- - berto, les monts Meleffe, Longara et Cengio • et les localités d'Asùtgo et de Cesunaa En Belgique. A Br@is:eIIes | Le nouveau gouverneur général von Fal-1 kenhausen a pris toutes les manies de son 1 prédécesseur, même celle qui consiste à se faire l'interviewer en toute occasion. Le 1 correspondant du ,,Kdlnisdhe Zeitung" s'est empressé de solliciter un entretien du nouveau freilierr. Il l'a obtenu séance tenante: ,,Je suivrai le chemin tracé par mon glorieux prédéessseur, a dit Louis (Ludwig pour les Boches) en caressant sa barbe et, comme lui je poursuivrai une politique nettement flamingante par tous les moyens qui seront en mon pouvoir. Je) sais que j'éprouverai •de la résistance, mais je la vaincrai. Je ne changerai pas, pour cela, ma politique. A cela toutes les dispositions prises par le gouvernement belg« — dont je ne contredis pas la légalité — ne changeront rien." L'interview est courte, mais bonne. Nous notons, lo. que la Belgique résiste avec force à cette flamandisation à outrance, contraire à l'esprit du pays; 2o. que le-gouvernement belge a raison de prendre des cispositions contre les traîtres flamingants. Mais quand se décidera-t-il à rayer des ordres nationaux les individus qui les déhonorent?* * * On lit dans un journal emboclié : La police d'Ixelles signale que M. Gustave L..., ingénieur des mines, attaché au ministère du travail, à Namur (sic), âgé de 39 ans, atteint de neurasthénie, a disparu depuis le 30 mai dernier. "M. L. a 1 m. 90 do taile; il est mince de corps. Lors de son départ il était vêtu d'un costume veston noir avec pardessus en cheviote noire, cravate en 6oie rouge et noire avec épingle en diamant. * * * Comment les journaux ,,dits" belges parlent de l'abdication de Konstantin? Dans les termes suivants : ,,Vint la grande guerre, qui du-re encore. ■ Les Puissances de l'Entente avaient cru pouvoir compter sur les bons offices du roi de Grèœ. Contre toute attente, elles se heurtèrent chez, lui à une opiniâtre résistance. Avec une volonté inébranlable, il maintint la stricte neutralité de son royaume et l'indépendance dé 6on peuple. Le récit des tortures morales et physiques qu'il a eu à endurer constituera une des pages les plus intéressantes de la tragéelie de l'heure." * * * Les Boches font main basse sur les produits chimiques: alun, soude, potasse, chlorure de chaux, acide nitrique, nitrate, Bel de plomb, etc. Il y a des peines de prison et jusqu'à 25.000 marks d'amende. Ïïssss ' tes FS^radSres Trois mille civils sont occupés à des travaux de défenso derrière la Dendre. Les Boches ont peur.... Aaa Pays W^s-Hora Nos lecteurs que la chose intéresse trouveront cd-dessous quelques détails sur quelques localités wallonnes: Il y eut urne petite escarmouche à Mon-tegnée, au charboainage de Bonne-Fortune, entre Allemands et Belges. Un caporal belge fut tué. Les Allemands pénétrèrent à Montegnée le 14 août 1914. Ils cantonnèrent dans les ruçs Panty et de l'Industrie. Ils campèrent aussi dans des champs d'avoine environnants, au grand bonheur de leurs chévaux. Ils quittèrent le 16, après la reddition des forts de Flémalle et de Hollogne. Des initiatives généreuses ont fait surgir diverses oeuvres de charité dans la commune de Bressoux. C'est ainsi qu'il existe une Oeuvre des nourrissons établie à l'école gardienne. MM. Delange-Jans, Donéux, G. Ancion et Wauters en forment le comité. Il y a aussi l'Oeuvre de la Caissette du solelat, instituée pour venir en aide aux prisonniers en Allemagne et fonctionnant sous les auspices de MM. Maurice Lemoine, Oscar War-seige, Arthur Bosseloir et Arthur Vanden-bre>eck. On s'intéresse beaucoup également aux petits orphelins pour lesquels ont été créées: l'Oeuvre des orphelins de la guerre, subsidiée par le Comité national, qui a son siège à l'administration communale, bureau du Conseil, no. 1, et l'Oeuvre des orphelins de soldats, qui distribue à ces petits malheureux des vêtements et d'autres seoours. M. Albert Gusbin est président de cette dernière oeuvre et Joseph Wiertz en est le secrétaire-tr ésorier. Les familles touchent la rémunération payable vers la moitié du mois. Le subside mensuel accordé par le Comité national pour, ces paiements s'élevait à 9..000 francs avant février, date à laquelle on a augmente les secours. Le 'subside du Comité national s'est alors élevé à 15.000 francs par mois. Les femmes de soldats reçoivent la soupe et le pain gratuitement pour elles et leurs enfants. Du linge et des vêtements sont distribués aux plus nécessiteux. Les charbonnages du Bassin de Liqgo ont délivré 200 kg. de charbon, au œmmencement da. l'hi-. j ver, à chaque famille nécessiteuse. Toutes les femmes et enfants de militai res reçoivent à titre gratuit les soins phar maceutiques et médicaux. Les déportations fixées au 21 février n doivent pas avoir eu lieu; un Comité de se cours aux déportés avait été organisé pa l'administration communale. Celle-ci a dis sous ce Comité à la suite d'une déclaratio] de l'autorité, allemande, disant que les de portations n'auraient pas lieu dans 1 commune. * * * M. de Dorlodot communique au „XX Siècle" les nouvelles suivantes, qu'il a reçu de Seraing : La ville de Seraing souffrit relativemen "peu de l'invasion, bien que située à quel ques kilomètres du fort de Boncelles où d sanglants combats furent livrés aux Aile mands et où plusieurs assauts de leurs meil leures troupes furent repoussés par nos vail lânts soldats. Du 4 au 6 août, il y eut quelques com bats dans le6 bois de Bonefelles et aux Bien Communaux, ainni que dans les rues d Stapp© et de la Vecquée. Lie'fort, après une résistance héroïque qu dura plusieurs jours et qui coûta aux Boche des monceaux de cadavres, finit par tombe aux mains des assaillants. Ils entrèrent à Seraing le 15 août 1914 ils s'y conduisirent, contrairement à leu habitude, relativement bien. Les premiers arrivés ne demeurèrent pa longtemps. Ils me commirent aucun dégât n'incendièrent ni ne détruisirent aucun maison ; il n'y eut aucun civil tué. Seule quelques maisons aux environs du fort fu rent détruites par le génie belge et ce afii de faciliter le tir de l'Artillerie. Le prince de Lippe fut tué près du Terri Cockerill. Une seule maison cependant fut pillée ce fut colle de M. Guillaume Devillers, ca fetieç, rue Vecquée; cette maison située i la sd&ie du bois de Boncelles fut mise com plètement à sac avec tout ce qu'elle con tenait. 1 A leur arrivée à Seraing, les Boches pri rent de» otages; parmi ceux-ci on cite 1« bourgmestre. M. Putzeys, le curé-doyen, L notaire Crespin. Le bourgmestre, auquel on avait joint soi fils, fut tout d'abord mené au fort de Bon celles, puis ramené à l'hôtel de ville. Quelques citoyens, pris parmi les plus no tables de la population, furent adjoint comme otages aux autorités civiles et reli gieuses. Il devait toujours s'en trouver ui nombre déterminé à l'hôtel de ville; ceux ci pouvaient 6e faire remplacer. Ils furén pris et relâchés à plusieurs reprises. Il ne reste actuellement que peu de sol date à Seraing : une cinquantaine qui son logés à ta gendarmerie. Les divers service de la Kommandantur sont installés à le gendarmerie; le lieu de réunion de6 jeu nés gens pour l'appel se trouve au Granc Trianon, place, du Pairay; celui-ci se fai sait le premier jeudi de chaque mois. Les Allemands n'ont entrepris aucui travail important, sauf quelques tran chées aux environs de Boncelles. Les eïours ont repris dans tous les col lèges et écoles communales ; ils n'ont di reste pas été interrompus depuis le débu' do la guerre; actuellement les écoles son" fermées. Il n'y a pas eu de déportations dans h commune qui nous intéresse; les homme de 18 à 55 ans qui pouvaient justifie] qu'ils travaillaient ont bien été convoqué à Liège (quai de l'Industrie et rue du Pot d'Or), mais là on a apposé un cachet sui leur carte d'identité. Ce cachet dispensait d'assister à la grande réunion où devait avoir lieu l'enlève; ment des chômeurs. La convocation pour l'enlèvement n'a ei lieu ni à Seraing, ni dans les arrondisse ments de Liège et de Huy. Diams l'arrondissement de Verviers or a pris les chômeurs dans quelques communes.Le Comité de ravitaillement est préside par M. l'échevin Joseph Merlot, auquel oi a adjoint M. Delvigne. Inutile de dire les services rendus par le président de leur mission avec le plus grand dévoue ment. A côté de ce comité d'autres oeuvres on1 été créées. Des dames dévouées s'en occupent; nous citerons Mme A. Greiner, Mme Delfosse Mme Fossoul, Mme Moulaii. Les différents rouages de ces *>euvres son1 centralisés dans *un locial de la rue dr Parsy. En voici l'énumération: oeuvre de 1< soupe solaire à charge de la commune qu: a fait construire un local rue du Parsy oi se fait la distribution. OEuvre du vêtement : présidants, MM. Merlot et Humblet ; 200.000 francs ont encore été votés récemment pour habille] l'hiver prochain tous les enfants des éoo les ; l'oeuvre du vêtement est installée clie; Mme Moulan, 27, rue Nicolay, l'ouvroii rue du Chevalier de la Barre. Oeuvre des enfants débiles : local ru< Ferrer, président M. Gillet. Donne à dînei à midi aux enfants malades. Oeuvre des nourrissons, dont le local se trouve Hôtel Bruyère, rue Collard Moullet Oeuvre de l'enfant du soldat dont s'occu po M. Martin, rue du Chêne. Oeuvre eïu prisonnier de guerre, donl voici les noms des membres du comité : Président: Jos. Germeau; secrétaire: G. Plumier; trésorier: E. Kaiser. E. Hublet, abbé Raulet. Jos. Schoutrop. -vice-présidents. 3 L. Gillet, secrétaire-adjoint. W. Mathieu, trésorier-adjoint, r Commissaires : M.M. J. Beco, O. Berg. - G. Billat, G. Blockousel, Boistelle, A. i Duisserait, F. Charlier, O. Crispin, E. Cur- - ten, D. Namien, N. Decourty, T. Delcom-3, te, J. Delhaise, A. Doyers, C. Falque, E. Fiévet, A. Fréson, N. Fréson, L. Génicot. L. Germeau, G. Gielen, H. Haccourt, C. 3 Kaiser, A. Lalieu, A. Munster, J. Rouma; s L. Marzée, R. Wiame. J. Willem. Enfin, en terminant cette longue énuné-t ration nous signalerons encore uii bureau - du chômage installé à l'école de la place 3 Saint-Eloi. Les ouvriers affectés aux différents services des travaux communaux travaillent comme avant l'invasion; ils gagnent 5 fr. par jour. En fait de travaux, l'administration communale n'a entrepris et mené à bonne fin que la construction d'un local pour la soupe scolaire, local situé rue du Pairay. Les'familles de militaires touchent la rémunération ;. les femmes reçoivent 0,75 fr. par jour et pour chaque enfant 0,25 fr. : elles ont des cartes de ravitaillement ; elles reçoivent en outre leur p§.in et des bons de soupe. Le Bureau de bienfaisance leur vient aussi en aide, ainsi que les différentes e>euvre3 créées par la charité publique. De plus les sociétés industrielles telles que Cockorill et Ougrée-Marihaye accordent aux familles do leurs ouvriers sous les drapeaux des secours, tolérés par les Allemands, depuis le début de l'occupation. 1 Les chômeurs touchent une indemnité de 0,50 à 1,50 fr. par jour; ils reçoivent des , cartes de ravitaillement ainsi que des bons - de pain et de soupe. L ' En Cora-splffae La vie dans la commune de Moll, écrit . M. de Dorlodot au ,,XXe Siècle", ne diffère j guère de celle qu'on mène dans le reste de ; la Campine; elle serait relativement calme, 6ans l'anxiété que nous cause le sort de nos L soldats et de nos déportés et sans le régime . d'amendes et de condamnations qu'un régime d'occupation très sévère ne nous épargne . pas. Mais si la population souffre de j ces angoisses et de ces ennuis, le moral néan-. moins ne baisse pas. L'esprit de patriotisme L qui aide nos concitoyens à supporter l'épreu-. ve jusqu'au bout reste intact, les portant à - s'entr'aider, à se soutenir mutuellement; tcus les humbles et grands rivaliseront de - dévouement jusqu'au jour où leur .revien-; dront leurs frères victorieux. 5 Le 27 septembre 1914, des escarmouches l eurent lieu dans les environs entre les Al- ■ lemands et les troupes de couverture bel-l ges se repliant sur Anvers. Le même jour, Moll était évacué et l'ejinenii prit possession du village peu après midi, le 27-9-14. t Cantonnées à Hasselt, ces troupes d^oc-cupation n'y furent que de passage pour deux jours, marchant sans retard sur Anvers. Malheureusement, devant la force l brutale de l'agresseur, trois concitoyens ; tombèrent en victimes : ce furent Vos Aloïs, 50 ans, tisserand; Janssen Frans, 50 an6, ouvrier de soierie, et Bauwens Joseph, t 25 ans, journalier, que l'ennemi fusilla. ; La commune n'a pas souffert de grands • dégâts: seule la gendarmerie de Baelen a i été détruite totalement. Quelques habitations particulières furent la scène d'un bri- - gandage effréné. Mais, en somme, leur nombre n'est pas élevé. Une des premières victimes aussi fut M. Léopold Vanden Ber-ghe, qui avait été fait prisonnier et envoyé en Allemagne, d'où il revint brisé, l mourant à Moll des suites de la détention. Depuis lors, une soixantaine d'Allemands séjournent dans la commune, se conduisant assez 'bien. Ils logent chez l'habitant et dans les locaux de la gendarmerie et de la gare. Les bureaux de la ,,Kommandan-i tur" sont établis dans la maison de M. l Georges Cools (Place du Marché) et dans > l'immeuble d'Alphonse Vos, à la gare. Le > régime est très sévère. La plus légère contravention est punie d'amendes exorbitantes. C'est ainsi que pour rentrer chez soi , après l'heure fixée (7 ou 8 heures du soiy.) on se voit condamné à 36 marks d'amende. ; Depuis 1914 jusqu'à fin 1915, tous les hommes entre 17 et 30 ans avaient à se pré-vsenter, une fois par mois, au contrôle, tenu i dans la salle communale (Sclians Plein). En 1916 et 1917, tous les hommes de 17 à ifïO ans eurent à se- soumettre à pareille me-, sure. Depuis quelque temps ce contrôle est fait rigoureusement en même temps que des mesures défendent à tous de dépasser les confins de la commune. Vers ?a mi-février l'917, les déportations ont causé bien des douleurs aux familles • qu'elles ont atteintes. En tout quelque 27- • 28 hommes furent expédiés en Allemagne. , Parmi eux se trouvèrent l'ingénieur Pré- ■ pont de Baelen-Wezel (Vieille-Montagne), le fils d'Ernest Vervoord, celui de Marie i Raus, celui de Jean Boeman, Jcceph De ■ Boel et Joseph Bergmans. Nous avons eu à déplorer au^si la mort d'Alphonse M'aes, qui avait été déxx>rté en Allemagne. Manoeuvres allemandes A la suite de la publication, par le Grand Magazine Anglais ,,The World'a Work", d'extraits du journal d'une dame américaine qui a visité récemment la Belgique sous la conduite do guides allemands et rapporte certaines explications mensongères de ces derniers, M. Henri Davignon, secrétaire de la ,,Commission belge d'enquête sur la vio- ' lat-ion des lois de la guerre", a envoyé au ,,World's Work" (no. de juin 1917) une lettre rectificative dont voici la traduction: ,,La Belgique comme elle est et comme les Allemands la décrivent. ,,Correction de certaines impressions données par le journal de Madame Bullitt, publié dans le numéro de. mai du ,,World's Work"." ,,Monsieur, ,,Voulez-vous mo permettre de montrer aux lecteurs de votre excellente Revue que le journal de Madame Drinker Bullitt publié dans votre numéro de mai pourrait donner une idée fausse en ce qui concerne la sitûation existant en Belgique occupée? Cette dame américaine a séjourné très peu de temps à Bruxelles, Namur et Liège comme note des autorités allemandes et ne pouvait, dans de pareilles circonstances, obtenir des informations correctes et indépendantes.' Bien qu'il soit évident qu'elle ne partage pas leurs vues, elle répète les commentaires émis par les compagnons qu'on lui a imposés et, comme ces commentaires concordent avec ceux de la presse officielle allemande et de la propagande' allemande dans les contrées neutres, il me paraît qu'il y a un certain danger à les laisser passer sans les réfuter, même lorsqu'ils sont publiés dans des pays amis. ,,Je préfère ne pas donner ma propre opinion sur la situation en Belgique et, simplement,* communiquer à vos lecteurs ce que les Belges du territoire envahi (auxquels Mme Drinker Bullitt n'avait pas l'autorisation de parler^ pensent de l'administration allemande qu'ils ont à souffrir. Ils se trouvent en meilleur© position que n'impolie quel voyageur étranger pour exprimer une saine opinion sur l'administration dee Allemands puisqu'ils ont subi, pendant trois ans, leur injustice et leur cruauté. De temps à autre, quelques-uns d'entre eux échappent, au péril de leur vie, de la prison que constitue la Belgique. C'est mon rôle ei'avoir un entretien avec eux lorsqu'ils passent en Angleterre et de recueillir de leur bouche des détails sur ce qui se passe en Belgique. Leurs déclarations contredisent complètement les légendes que les Allemands s'efforcent de propager par tous les moyens dont ils disposent. ,,Saus doute, il est aisé de dire que ni Bruxelles, ni> Liège, ni Namur, ni aucun autre chef-lieu des provinces belges n'ont été détraits. Pareille chose, du reste, n'a jamais été dite ou écrite. Mais, il n'est point aussi facile de voyager en Belgique 6ans rencontrer l'une ou l'autre des scènes d'horreur etide dévastation dans quoi la ,,Kultur" s'est révélée au monde. Avec quelques précautions, cependant, on peut y arriver, exception faite pour Louvain qui se trouve sur la route directe de Cologne à Bruxelles. Mais si vous allez à Namur, pai* exemple, il ne vous faut pas pousser aussi loin que Andenne. Tamines ou Dinant, dont les décombres noircis par la fumée d'un incendie systématique témoignent encore du massacre'ae 1,256 civils inoffensifs, parmi lesquels un grand nombre de vieillards, de femmes et d'enfants. Les villes de Visé, de Herve et de Louvegnée et beaucoup d'autres, où tant d*atrocités'eurent .lieu et qui ont été détruites presque en entier, sont situées trop loin de la voie ferrée pour êtro aperçues. ,,Puisqu'ils ne peuvent l'éviter, les Allemands montrent Louvain à leurs liôtes, en faisant remarquer plaisamment que seule- * mont un cinquième de l'aire couverte par la ville a été détruit, que le splendide Hôtel de Ville a été préservé, que les murs de l'église de Saint-Pierre sont debout et que: s'ils avaient su où se trouvait la bibliothèque, ils eussent pris soin de ne pas la brûler. A la fin, il faut comprendre, sans en avoir l'»ir, que l'exemple fait à Louvain a sauvé Bruxelles du même sort. Plus d'un de leurs hôtes ont été impressionnés par des remarques de ce genre. ,,Par conséquent, répétons que ce cinquième de la ville contenait 2,350 maisons dont 1,120 furent détruites (non par des obus car la ville n'a jamais subi de bombarde- . ment, mais par un incendie déchaîné parmi elles, délibérément et systématiquement, par les Allemands) et 1,000 pillées. Toutes ces maisons étaient situées dans le quartier riche de Louvain. Si l'Hôtel de Ville a été épargné, c'est simp^ment parce que des officiers allemands y vivaient. ,,En ce qui <x>ncerne l'église efc la bibliothèque, nous savons que la* première a été délibérément incendiée et que les Allemands ne pouvaient pas ignorer la seconde puisque i5 soldats y logeaient. De plus, lorsqu'un professeur de l'Institut des Frères Joséphi-tes attira l'attention d'un officier sur le fait que l'incendie, menaçait la bibliothèque (le 25 août, à l'I heures du soir), ce dernier répliqua simplement: ,,Es ist's befehl" — C'est l'ordre". „Ohaque acte de l'administration allemande est basé sur le même principe. Mme Drinker Bullitt a vu, à BruxelW, quelques personnes se promenant dans le „Bob de

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Sujets

Périodes