L'écho de Belgique

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s.n. 1916, 22 Juin. L'écho de Belgique. Accès à 11 août 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/hx15m64098/
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Téléphone: Muséum 2 6 7. . e \x et ^af>/ <^e ^ /(?. L'Echo de Belgique Bureau: 21, Russell Square, W.C. Abonnement : is. 6d, pour trois mois. Subscription : îs, 6d. for three months. lre Année.—No. 20. Tirage : 4,700. JEUDI, JUIN 22, 1916. Pour la France : 2 fr. Pour les Pays-Bas : 1 fl. v- ut .rew. wj mnuwui mmk.bw» Prix ld. MARCHE VICTORIEUSE DES RUSSES. PRISE DE CZERNOVITZ. Le Pape et la guerre. L'" Indépendance belge" a reproduit la semaine dernière un mémoire sur la situation religieuse en France, qui aurait pour auteur un supérieur de congrégation religieuse résidant à Rome. Comment " l'Indépendance," s'est-elle procuré ce mémoire ? Quel est le nom de l'auteur? Homme noir d'où sortez vous ? Autant de mystères qui font songer aux romans d'Eugène Sue. Le but de 1'" Indépendance" est au contraire d'une parfaite clarté. Il s'agit pour elle de critiquer une fois de plus, et cette fois par personne interposée, la politique du Pape. C'est son droit et l'union sacrée de tous les Belges ne va pas, jusqu'à nous interdire la discussion d'un problème aussi important que le rôle de la Papauté dans les temps modernes. L'" Indépendance Belge," avait déjà témoigné à plusieurs reprises son regret de ce que le Pape ne soit pas intervenu plus énergiquement, dans la guerre actuelle, pour sauvegarder et venger les droits méconnus de la morale internationale. Cette attitude d'un journal dont le libéralisme, depuis la guerre, s'est montré particulièrement accueillant au socialisme en exil nous a causé à la fois un certain étonnement et une grande joie. Etonnement, parce que ce fut autrefois un dogme du libéralisme de confiner le prêtre à l'Eglise, de l'empêcher de s'exprimer sur les questions politiques, même quand celles-ci se mêlaient aux questions morales et religieuses que les prêtres ont pour mission d'enseigner. Joie, parce que la guerre a confirmé en nous cette conviction que les questions sociales et internationales sont avant tout des questions morales. La politique internationale notamment, après des siècles de Machiavélisme, de perfidies, d'abus de la force, ne parviendra à s'assainir que si elle se conforme à la morale chrétienne. Subordination de la politique à la morale, telle est notre devise et notre programme. L"' Indépendance " avoue par toute son attitude que le défenseur né de la morale internationale, c'est le Pape. Nous sommes entièrement de son avis. Elle pense que le Pape n'a pas besoin d'être sollicité par les parties en cause, pour prononcer du haut de la chaire de Pierre un jugement moral et religieux. Nous le pensons aussi; mais nous n'aurions pas osé le dire. Nous étions les timides, des hommes de peu'de foi. Nous craignions le scandale. Nous avions peur que la presse libérale et socialiste de tous les pays, ne crie à l'ingérence cléricale. Nous pensions aussi que par prudence, pour ne pas causer un plus grand mal, il est parfois opportun que l'autorité religieuse n'use pas de son droit strict avec une entière rigueur. Nous pensions notamment que la Réforme avait eu des causes en grande partie politiques et nationales, que les Papes, avec un peu plus de doigté, avec des distinctions plus nettes entre les questions purement politiques et les questions religieuses auraient pu éviter des malheurs difficiles aujourd'hui à réparer. Il paraît que nous nous sommes trompés. Tant mieux! Pour être logique 1'" Indépendance " regrettera avec nous que les Puis- d'intervenir de par la convention même, en vertu non seulement d'un titre moral, mais d'un titre juridique: i) pour demander à l'Autriche d'accepter la proposition d'arbitrage de la Serbie ; 2) pour protester contre la violation de la Belgique, ce qu'il a fait d'ailleurs, mais en des termes trop voilés et trop tardifs ; 3) pour protester contre les cruautés, les violations de droit commises par les Allemands et L'EGLISE DE LOO. Le maitre-autel est dépouillé de ses ornements et sur les marches de l'autel se trouve le tabernacle renversé. sances aient autrefois refusé d'admettre le Pape au Congrès de la Haye. Dans le mémoire auquel je faisais allusion je lis : " Cet ostracisme (exclusion du Congrès de la Paix) fut très pénible à Léon XIII, qui était en droit die s'attendre à plus de déférence. Et qu'est-il advenu par la suite? On a édicté une convention et promulgué des règlements qui portaient somptueusement la signature de * garantie des états les plus divers. Or ces lois et ces règlements ont été violés dès le début de la guerre actuelle. Qui a protesté? Aucune puissance signataire n'a eu le courage de le faire comme il convenait parce que cela aurait compromis ses intérêts' matériels. L'ex-président Roosevelt a stigmatisé en termes énergiques la pleutrerie de cette attitude."SI LE PAPE AVAIT ETE COSIGNATAIRE DES CONVENTIONS DE LA HAYE, NUL DOUTE QU'IL N'EN EUT RECLAME LE RESPECT; MAIS DANS LES CIRCONSTANCES ACTUELLES POUVAIT-IL INTERVENIR EN FAVEUR D'UN REGLEMENT DE LA REDACTION DUQUEL ON L'AVAIT BRUTALEMENT ECARTE. Quel faute ce fut, d'écarter le Pape, contre la volonté du tzar, pour plaire à l'Italie ! S'il eut été membre de la conférence de la Haye, il avait le droit dans une certaine mesure par les Russes. Aurait-il pu aller au delà et se prononcer sur les causes de la guerre ? Cela me paraît bien délicat. Le nœud du conflit était celui-ci : L'Autriche prétendait régler seule sa querelle avec la Serbie, la Russie prétendait intervenir au débat. C'est dans ces prétentions contradictoires qu'il faut chercher l'origine immédiate de la guerre actuelle. L'Allemagne et la France n'intervenaient pas à titre direct mais à raison de leurs traités d'alliance. N'oublions pas que Benoit XV est devenu Pape, alors que la guerre battait son plein. Avait-il le droit de revenir sur les faits antérieurs, de déclarer que l'Autriche avait eu tort dans ses prétentions et la Russie raison, que l'Autriche avec ses Alliés avait guerre injuste, que la Russie et les siens avaient guerre juste ? Questions complexes. Mais admettons qu'il ait eu tort. Cela c'est le passé, un passé qu'il n'est hélas au pouvoir de personne de réparer. L'avenir nous reste. Il sera dans une certaine mesure ce que les peuples voudront qu'il soit. Il y a dans les classes populaires un immense désir, parce qu il y a un immense besoin, de voir la politique internationale enfin soumise aux lois de la morale chrétienne. Les peuples sentent que si la violence peut profiter parfois à quelques-uns, les pauvres gens en sont toujours victimes. Plus qu'aucune autre la classe ouvrière a besoin de justice et de paix, de paix dans l'Etat et de paix entre les Etats. La véritable paix repose sur la justice et la justice suppose le règne de la moralité. Défenseur attitré de la morale chrétienne le Pape a son mot à dire partout où la justice internationale est violée. Nous sommes heureux de voir que "l'Indépendance" n'a plus peur de l'intervention du Pape, qu'elle lui reproche au contraire sa timidité et son manque d'audace. C'est bon signe pour l'avenir. Les principes de la morale chrétienne en matière de droit international sont clairs et bienfaisants. Nous avons des raisons de croire qu'un jour, peut-être proche, le Pape les rappellera au monde qui les oublie, comme il a proclamé autrefois les principes chrétiens de la question sociale. Ce jour-là, nùus serons heureux de pouvoir, compter, sur l'appui de " l'Indépendance," pour nous aider à promouvoir la diffusion et l'application prudente mais résolue de ces principes aux problèmes de la politique internationale et de la politique coloniale. Ce sera l'union sacrée des partis, en temps de paix, comme en temps de guerre, pour le plus grand bien des nations. . X. o L'héroïsme d'une Française. Nous signalons à l'attention de nos lecteurs l'article ci-après. S'ils en commencent la lecture, ils iront jusqu'au bout, non pas peut-être sans que des larmes de noble et sainte émotion ne mouillent leurs paupières. Mais ce sont des larmes salutaires qui trempent les courages et affermissent les cœurs. Ils y verront à quelle hauteur d'héroïsme, d'un héroïsme qui reste aimable, naturel et gracieux, la vraie Franaçise sait se hausser. La race de Jeanne d'Arc n'est pas éteinte en cet étonnant pays de France, déshonoré en temps de paix par une bande de politiciens faméliques et de littérateurs licencieux, qui s'est révélé depuis la guerre, si vaillant, si généreux, si noble et si sain. Ce que nous publions ci-après, c'est la fin d'une très belle conférence de Mr. Camille Bellaigue, sur la femme française et la guerre. Vaillance et bonne humeur. J'ai gardé pour la fin ces notes inédites, comme les plus abondantes, comme les plus dignes aussi d'achever la figure, ou la silhouette héroïque et féminine que j'essaie de tracer devant vous. Etain, 31 juillet 1914 : "Jean" (son mari, lieutenant, puis capitaine de chasseurs à pied), "Jean est parti au milieu de la nuit pour les avant-postes ; si souriant, si simple, si "comme je l'aime," que je lui ai dit au revoir avec plus de fierté que de crainte... Je ne me crois pas le droit même de frémir. Nous organisons hôpital, provisions. On expédie dans leurs familles toutes les petites santés, tous les petits courages... On dit aux jeunes: "Accompagnez votre grand'mère " ; aux vieilles : " Emmenez ces jeunesses," e" celles qui restent pleurent moins que celle?

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Cet article est une édition du titre L'écho de Belgique appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres .

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