La Flandre libérale

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s.n. 1914, 13 Août. La Flandre libérale. Accès à 19 janvrier 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/h12v40mn7p/
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40' innée — Jeudi 13 Août 1914 QUOTIDIEN. -10 CENT. I. 225 — Jeudi 13 Août 1914 LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS I bioIi. I mois. t noie, S as. BELGIQUE ? Ff0 2.00 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE 2 Fr„ 3.75 9.00 18.00 86.00 in s'akanni an kuraau du Journal at dans loui Im bureaux d« patte RÉDACTION, ADMINISTRATION ET MPRMERII 1ÂND, I, RUE DU NOUVEAU BOIS, I, OAil âBfNNEMENTS ET ANNONCES : f| <"• RÉDACTION = = Téléphone S2 II Téléphone 13 ANNONCES Pofflf ïa ville eî les Flandres, s'adresser m ibsureas <£l ïonrnaL _ Pour le reste du pays et l'étranger,, s'adresser i l'Office de Publicités rue Neuve, 36, à Bruxelles» Ml l lil ■ Il ■ iiiBi m ■ ■ illlMIir'T LA GUERRE EUROPEENNE En Belgique LA SITUATION MARDI SOIR, A 9 HEURES Voici icjomlmunilcatian jfficie'lle, qui a été faite mardi, à ) heures du soir : " La situation reste bonne pour noire armée qui n'est pas entamée. H y t eu aujourd'hui quelques engagements ['avant-postes à la suite desquels leis Al-emands paraissent avoir battu en re-raite. Certains pointai occupés par eux, ùer soir et ce matin, sont actuellement ivacués. Les Belges ont fait sauter un ertain nombre de! ponts sur le front de 'armée, ce qui a pu faire croire à un engagement d'artil'erie. A l'heure pré-iente aucun retaseignement n'est par-enu qui permette de supposer qu^urie ction d'artiïleirie ait eu lieu D'autre lart, il! est vraiseïnblalble que des trou-les die cavalerie française sont interverties dans la zone de l'armée de cam~ iagne. Les nouvelles que l'on reçoit de armée sont très bonnes ; les soldats at-Bndent impatiemment le moment de se îesurer avelc l'adversaire. Rien à dire u sujet de nos allliés; ils continuent à acher soigneusement leurs mouvements t leurs dispositions. " Il se confirme que les Allemands irévoient 1Péventualité de la défensive, ar on signa1© qu'ils remuent la terre a beaucoup d'endroits. " La pointe qu'ils ont poussée sur ious semble bien n'être qu'un© nou-elle tentative d'intimidation ayant pour ut dé frapper l'esprit du public et dl'a-aener le gouvernement à composer. U st inutile de dire que cette tentative l'aura pas plus de succès que les précé-ientes. " LES MOUVEMENTS DE TROUPES La situation se précise lentement. Les -rmées allemandes, se détachent de Lié-e et s'avancent veite le cœur du pays. )ans quelle direction? C'est ce qu'il est ifficiie d'indiquer, à l'heure actuelle, t c'est évidemment ce que les états-ma-3urs cherchent à Isavoir. Les gros de cavalerie ennemie s'avan-rnt sur tout le front des armées al'liéeç. 1 ne s'agit plus des régiments de la n'emière division qui avaient passé t la (leuse la semaine dernière. Ces^ régi-îents, nous l'avons dit, ont disparu, ués, blessés ou faits prisonniers. Les gros de cavalerie qui ont pris pos-ession du pays jusqu'aux portes de Tir-emont appartiennent aux nouveaux orps d'armée qui ont investi Liège et [ui poussent leurs effectifs d'infanterie usque vers Waremme d'une part et dans a direction de Huy d'autre part. Il a donc fallu leur abandonner, pour les raisons stratégiques, une partie im-wttante du pays wallon et une fraction les provinces du Limbourg et même l'Anvers. Mais la cavalerie française est entres lérieueement en action. Il y a eu un ooon-)at assez vif aux environs de! Tirlemont. Aujourd'hui desl engagements! de ca-'alerie décisifs auront sans doute lieu. Une grande îbatailld est (évidemment ruminent©. En ce moment, les armées se âtent. DEVANT TIRLEMONT Le premier combat d'une certaine importance a eu lieu lundi entre Tirlemont t Saint-Trond, aux environs d'Orsmael-îussenhoven.Des forces importantes de cavalerieal-eraande, évaluées à plusieurs milliers l'hommes et munies de mitrailleuses por-ées à dos de cheval, ont attaqué le regi-nent de lanciers envoyé à leur rencontre, >n avant de Tirlemont. Le combat commença à la carabine, rais les lanciers chargèrent et mirent en léroute une partie de leurs adversaires. Jenx-ci arrivèrent alors en force et mi-'ent en action leurs mitrailleuses. Devant le nombre et sur l'ordre de ne Joint exposer inutilement ses forces, le égiment de lanciers recula après une inergique résistance. Nous avons perdu deux officiers, dont m commandant, et un lieutenant, ainsi ïu'un très petit nombre d'hommes, tant ;ués que blessés. Les combats ont recommencé mardi main, sur le front de Saint-Trond-Jodoigne, iù la cavalerie allemande a tenté l'offen-jive.Jusqu'ici elle n'a réussi à percer nulle part. Nos troupes avancées restent sur leurs positions. COMMENT LES ALLEMANDS OCCUPERENT LANDEN Un témoin oculaire a dit dans quelles conditions fut occupée la gare de Lan-ien.Vers 9 heures du matin, lundi, on vit une troupe assez nombreuse de uhlans vêlant de Tongres, se répandre dans la campagne et approcher rapidement de la ?are. Bientôt la gare fut envahie par des soldats et l'officier commandant invita le chef de station à se retirer, ainsi que tous les membres du personnel. Chacun obtempéra aux ordres de l'Allemand. Pendant ce temps-là, des uhlans déboulonnaient les rails et coupaient les fils du télégraphe, vers Tirlemont. Par les routes, ce furent de menus incidents. Un paysan qui conduisait une voiture chargée de foin fut arrêté. Quand on se fut emparé du chargement, le cultivateur put s'éloigner avec ses chevaux. Ailleurs, des officiers demandaient aux habitants s'ils se trouvaient bien à l'en-droits qu'ils indiquaient sur leur carte d'état-major. Au moment de l'arrivée des Allemands, un train de blessés se trouvait dans la gare. Nos troupes avaient, sur l'ordre! de l'état-major, abandonné la. petite ville. A JODOIGNE L'annonce de l'arrivée des uhlans et des incidents die Lan(den *a produit à Jodoigne une impression énorme; ça été, mardi matin, une désertion en masse de la ville et les trains pour Wavre, Otti-gnies, Bruxelles ont été assaillis. Les autorités civiles, assure-ton, ont abandonné l'hôtel de ville. Cette panique s'est propagée à Wavre, où, cependant, une partie do la population a su l'empêcher de s'étendre. Les ponts ont néanmoins été minés. COMMUNICATIONS RETABLIES Voici qui témoigne du vaillant effort réalisé par nos troupes. Les communications avec Landen étaient interrompues. Cela n'a pas été long. On annonçait, en effet, mardi soir, qu'elles étaient rétablies. Bravo! L'ENGAGEMENT DE STOCKEM, D'APRES LES DECLARATIONS DES PARTICIPANTS Vers 1 h. 20, un escadron de uhlans allemands estimé à 150 hommes escortant une automobile passait sur la route de Stockem. Un détachement français, cou-cjié dans les bois, sur la hauteur aperçoit les Allemands et avec leur fougue toute française, les cavaliers dévalent la côte et viennent attaquer le flanc de la colonne allemande. Ce fut un moment indescriptible. Au lieu de se servir de leurs lances, les uhlans sortent leur revolver et font feu. Mais les chasseurs à cheval foncent sur eux, avec la vitesse acquise par la pente, tuent le commandant prussien et mettent les Allemands en déroute. Le général ' iui occupait l'auto) a pu s'échapper en montant sur un cheval, mais les Français blessés le croient prisonnier.U y a eu 8 Allemands faits prisonniers, 5 tués et il y a 8 blessés à l'hôpital. Du côté français, il n'y a pas eu de tués. U y a 2 blessés dont un grièvement à la gorge. Mais ce dernier est superbe de cou-frage. Blessé par une balle au cou, il a eu»l'énergie de se relever et a brûlé encore ses G cartouches, il a été abattu à coups de crosses par les Allemands ; il est resté deux heures dans le coma. Les Français ont eu 3 chevaux tués, mais ils ont été remplacés par 5 chevaux allemands, admirablement équipés. Le reste des Allemands s'est enfui dans les campagnes. 600,000 ALLEMANDS ENTRE LIEGE ET THIONVILLE Le correspondant militaire du "Times'' estime que 600,000 soldats allemands sont rassemblés entre Liège et Thionville. Il est presque certain, ajoute-t-il, qu'un coup allemand décisif est imminent contre le Nord de la France. Mais le "Daily Telegraph" estime que les troupes allemandes qui se trouvent dans la région de Liège, " risquent de voir leur retraite coupée vers leur propre frontière et peuvent être forcées de se rendre ". LES PERTES ALLEMANDES. — DES CHIFFRES SUPPRIMES Un télégramme de Copenhague dit que la première liste des pertes allemandes a été publiée à Berlin ; mais le télégramme n'indique pas le nombre de soldats tués, la censure ayant supprimé les chiffres.UN HEROS : LE CAPORAL SAPIN Les troupes dè forteresse du 12me de ligne, conduites par le major Jeanne, viennent d'arriver de Liège à Anvers pour se mettre à la disposition du gouverneur militaire de -la position fortifiée de notre métropole. Elles ont combattu à Liège pendant les journées et les nuits terribles qui ont été marquées par la défaite des troupes allemandes au cours des attaques de vive force prononcées par elles pour s'empa-rer des forts de Liège. On sait que la 3me division d'armée, qui a si glorieusement défendu les intervalles séparant les forts de Liège, a rallié l'armée de campagne et que Jes régiments appartenant à cette division ont rallié la position d'Anvers. Le major Jeanne, qui a échappé miraculeusement à la mort : il a eu son manteau et sa tunioue traversés par une balle prussienne, raconte ce trait d'héroïsme d'un jeune soldat de son régiment, le caporal Sapin. — C'était à Bellaire, au-dessus de Ju-pille, sur la rive droite de la Meuse. Une batterie prusdienn/e nous tirait dessus. Le caporal -Sapin, un garçon de 18 ans, se glissa à gauche de la batterie et la prit en enfilade. A trois cents mètres, abrité UUliiDID U-LL IJJ.U1 , XI ICI» piiU ÛUUO JL*3 JLOU. de son mauser et abattit successivement les officiers-, sous-officiers et servants des pièces. La batterie allait être réduite ainsi au silence, lorsque la dernière pièce fut traînée vers le mur derrière lequel tirait Sapin — peut-être bien que les Allemands ont cru qu'il y avait là un peloton tout entier — et réduisit les briques en miettes tout en mettant le caporal Sapin hors de combat. N'est-il pas vrai qu'il s'est conduit en héros et que l'histoire grecque ou l'histoire romaine ont peu d'exemples à nous offrir comparables à cette manifestation d'abnégation et de sacrifice à la Patrie? HEROÏSME SIMPLE Au dépôt de Saint-Bernard! se trouve un groupe de Liégeois. Parmi eux trois frères, trois beaux gaillards. Ils sont venus ayant laissé à Liège leur mère, âgée déjà, et veuve. — Eh bien, qu'a dit votre mère devant votre départ 1 — Notre mère, c'est elle qui a voulu et qui nous a dit: " Partez et défendez notre Patriel " UN FURIEUX ASSAUT CONTRE HERSTAL RESISTANCE HEROÏQUE DE LA POPULATION Le " Telegraaf " d'Amsterdam, dans son numéro du 7 août, publie les renseignements suivants qui lui ont été téléphonés le 7 août également, de Maes-tricht, par un correspondant occasionnel : " Liège n'a pas encore capitulé, car le peuple belge résiste surhumainement. Ainsi, hier soir, deux mille Allemands parvinrent jusqu'à la fabrique nationale d'armes d'Herstal. Us y furent accueillis par une fusillade effrayante. Toutes les demeures, même les petites maisons de houilleurs, furent mises à profit pour la défense. On a élevé des barricades, les femmes se chargèrent du transport des munitions. Et la résistance se poursuivit au dehors, dans les ruelles étroites, jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière ;femme. " La résistance ne s'arrêta pas là. " L'infanterie allemande poursuivit la lutte en tirailleurs, chaque soldat tirant à sa guise. On chercha à s'abriter derrière des buissons ou des amas de terre, mais ces abris étaient rares, tout ce qui pouvait servir dans oe but ayant été brûlé ou détruit d'avance. _ " On ne pouvait songer à faire successivement le siège de toutes les maisons; aussi le (rassemblement fut-il sonné et le détachement allemand, déjà décimé, se replia daus la direction de Vivegnis. A un certain moment les habitants de la partie menacée de la localité, reçurent avis que l'ennemi se retirerait; à un autre moment un son de clairon donna do nouveau le signal " à cheval ", pour les uhlans qui avaient mis pied à terre. L'infanterie se massa sur deux rangs et un moment plus tard on ordonna l'assaut Comme un ouragan, les uhlans se précipitèrent, les sabre® brillants à la clarté de la lune qui, d'entre les nuages, envoyait ses rayons affaiblis. " Dans le village s'élevèrent les cris et les hurlements des femmes et des enfants. Les femmes surtout prirent une part énergique à la défense. La charge des uhlans offrait un aspect terrible, mais plus terrible encore fut la résistance de la population animée d'une fureur unanime. " La première ligne des cavaliers allemands fut balayée. Les cavaliers se dispersèrent pendant le combat et renversèrent dans leur fuite tout ce qui se rencontré sur leur; chemin . : femmes, vieillards, enfants, car il n'y avait pas de non combattants. Plus près de la commune, suivis pas à pas par les masses exaspérées de l'infanterie, les cavaliers crurent avoir triomphé. On leur fit une réception si chaude, qu'une faible partie seulement d'entre eux aura pu la racon-tor". On les fusillait des maisons. Femmes et enfants jetaient de l'huile bouillante sur les assaillants. Ce fut si terrible que les Allemands furent contraints de se retirer après qu'environ la moitié d'entre eux furent restés sur le carreau. Quant aux pertes des habitants d'Herstal, qui s'attendaient à un anéantissement, elles furent certes fort élevées, mais le drapeau belge n'a pas cessé de flotter à la fabrique nationale d'Her-stail. " LES BARBARES... Encore un trait d'horrible cruauté à charge^ de nos envahisseurs. U a é'té conté hier par un lieutenant d'un des régiments d'infanterie qui se sont ci vaillamment dévoués à- la défense de Liège. — Mon ordonnance, a-t-ii dit, était tombée dans les mains des Prussiens. Ne voulant pas se charger de nourrir leur1 prisonnier, — car ils meurent tous de^ faim! — et voulant l'empêcher de fuir, ils lui écrasèrent lee pieds à coups de crosse de fusil et l'abandonnèrent. Quelques minutes plus tard, passent d'autres Prussiens qui jugefit que ce malheureux n'est pas assez mal arrangé, le relèvent et le dreseent contre un arbre. Et tandis que deux de ces brutes lui tiennent les mains, les autres lui assènent dans le dos de lourds coups de crosse. Us le laissèrent pour mort ; maie, jj • grâce1 à Dieu, une de nos patrouilles le | recueille peu après et c'est lui-même qui 1 m'a fait cet horrible récit. Un autre officier a affirmé avoir vu j les Prussiens mettre les prisonniers bel- j ges au premier rang de 'leurs troupes et ; s'en1 servir de boucliers pour empêcher l nos soldats de tirer! Au cours d'un des combats qui ont eu J lieu près de Seraing, un de nos comman- : UttUi UO CU ^ lOttllU OUI J.C7 oui dé achevé à coups de baïonnettes par les soldats allemande : ill a reçu d'eux plus de quarante blessures. Ah ! elle est belle vraiment la culture allemande à laquelle on voudrait conquérir le monde ! UN SOUS=OFFICIER FRANÇAIS MUTILE On écrit de Flarenville à un confrère: Après un engagement entr© cavaliers allemands et français, cesi derniers ont retrouvé le corps d'un die leurs maréchaux des logis, fait prisonnier quelques heure® auparavant. Le mallheureoix avait été horriblement mutilé par les barbares. U avait les oreilles coupées et le corps criblé de coups de poignard. Sa mort fut bien vengées un parti de dragons! français s'élança â 1& poursuite; des uhlans ' en déroute, _ les atteignit et ne revint dans les positions françaises qu'aprèsi avoir massacré une cinquantaine d'ennemis. CAPTURE DE DEUX AVIATEURS ALLEMANDS Un aéroplane allemand survolait la position de Namur. Les forts de Malonne et de iSuarléei l'ont attaqué. L'aéroplane est tombé. Les deux officiers allemands qui le montaient ont été faits prisonniers.COUVERTS D'OR Deux uhlans ont été tués dans une rencontre, à proximité de Hasselt, avec les gendarmes qui, Soit dit en passant, se comportent d'une façon héroïque. Les membres de la Croix Bouge, qui yfurent charges de l'ensieivelissement de ces soldats prussiens, éprouvèrent une singulière surprise en trouvant sur l'un, une somme de dix mille mark, de l'or en grande partie, et sur l'autre, cinq mille mark. On pense que ces deux soldats, dont l'un, détail touchant, portait sur la poitrine le portrait de sa femme et de ses enfants, appartenaient au service de l'intendance. LES ALLEMANDS ONT FAIM D'une lettre partie d'Arlon, le 8 courant, nous extrayons les détails suivants : " On amène des blessés ici. U y en a déjà un grand nombre. C'est terrible. Plus personne ici ne dort. Chacun est sur pied. On s'attend d'un moment à l'autre à devoir évacuer la ville. On croit que les Aiieiaando veulent s'en rendre maîtres Lorsque les Français passent, c'est un enthousiasme indescriptible. Mon gendre et les petits-fils sont à Namur. Tout y est tranquille. Espérons que les Allemands n'arriveront pas jus-que-là. En ce moment, passe un aéroplane. On ne peut distinguer à qui il appartient. Est-ce un Belge? On ne le voit pas " Parmi les blessés que l'on vient de transporter dans les ambulances se trouve un baron allemand. On a trouvé dans ses poches des pommes de terre crues. Les Allemands souffrent donc de la faim. Quant aux Français, ils sont accueillis partout à bras ouverts. C'est à qui leur apportera le plus de vivres. " HUMOUR FRANÇAIS Sur la Grand'Place de X..., un escadron français venait d'arriver, opérant sa jonction avec l'armée belge. Et tandis "ue tout le monde se prodigue pour ravitailler hommes et chevaux, nous causons avec quelques braves cavaliers de la situation et notamment de la proclamation blasphématoire de Guillaume le fanfaron. — U ne demande l'aide que de Dieu le père, ricane un dragon qui écoutait ; il nous laisse le Fils et le Saint-Esprit : c'est l'élément jeune et le meilleur! VOX POPULI Ceci se passe au bord de la Meuse, dans un coin où les Allemands n'ont pas encore traîné leurs bottes insolentes. Comme l'armée réquisitionnait les "bons-à-tout-faire'', et les armait de pics, pioches ou bêches pour effectuer des tranchées de protection aux alentours de la petite ville, l'un d'eux nous demanda en passant dans un peloton de dix hommes conduits par un caporal. — ""W'isse allônn', ainsi, Môssieu ?" (Où allons-nous ainsi, Monsieur ?) Nous, en garde civique soucieux du silence dans 'es rangs, murmurons: — "Chai pu^ long, rayî les routes. " (Ici plus loin, arracher* les routes). Alors, pendant que tous rectifient la position et se redressent, fiers d'être employés aussi au service de la patrie,l'homme nous crie d'un ton découragé: —_ "Ah! ci n'est qu'ça: djareus stou volti disgu'à Malméay, pos arrêtecr ces mâcis Kaizerliks!" (Ah! ce n'est que cela, j'aurais été volontiers jusque Malmédy, pour arrêter ces sales Kaiserliks!) La chasse aux espions UNE PRISE PEU ORDINAIRE C'est celle du propriétaire de l'hôtel Wéber à Anvers. Voici comment la conte la "Métropole" : " La conviction des autorités de la place d'Anvers.était que Weber n'avait pas quitté la ville et qu'il s'était caché ici n'ayant nullement l'envie d'être conduit à la frontière où les autorités de sa chère et tendre patrie, dans leur sollicitude profonde, lui auraient demandé un compte sévère de quelque petite histoire ancienne qui se paie généralement assez cher. " "Weber devait être caché dans ses caves, se dit-on. Mais le chercher dans un pareil dédale n'était pas chose commode. On employa un moyen radical qui réussit j Cil 1UC/1 V CIXI'D. WiJL JLLJ.X U XC/ JLCU Cb U. U OUUIiU KJL X divers endroits des caves du vaste local et on attendit. " Le parquet assistait à l'opéra.tioH sous les ordres de M. Barbe, juge d'instruction. On ne tarda pas à entendre un bruit insolite qui ressemblait à s'y méprendre à des hoquets contenus. Puis lo bruit s'accentua, et ce fut des accès de toux, des éternuements précipités, furibonds, qui réjouirent comme bien on pense les promoteurs de l'ingénieuse invention." Bientôt on vit surgir le bedonnant Weber les yeux en larmes, le crâne luisant, la. figure livide, crachant, toussant, les jambes ployées, les bras ballants, sans force, ahuri, bébété. Comme ses caves, il était désinfecté, pour autant que peut l'être un Prussien, et on le cueillit délicatement poar le conduire dans la maison hospitalière de la rue des Béguines." L'enquête se poursuit et elle nous apprendra sans doute des choses étonnantes." La foule amassée autour de l'hôtel s'est fort amusée de cette prise peu ordinaire et les commentaires les plus extraordinaires n'ont cessé de circuler pendant toute la soirée sur cette importante capture." AUTRES ARRESTATIONS On a arrêté et écroué à Anvers un Allemand nommé Grund, se disant _ représentant de commerce. A son domicile, rue Van Diepenbeek, on a découvert quantité d'armes, de munitions, de plans et de croquis, qui ne laissent aucun doute sur le genre des opérations commerciales auxquelles se livrait ce personnage. Un autre individu, qui menait une vie de luxe sous le couvert d'une prétendue fortune gagnée à la loterie, a été a.rrêté. En réalité, ce personnage échangeait une correspondance par figures avec l'Allemagne.La réponse du roi Albert au Kaiser Notre confrère Paul Erio affirme, dans le " Journal que notre Roi, en réponse aux menaces récentes de Guillaume II, aurait envoyé cette fière réponse : " LES BELGES LUTTERONT JUS= QU'A LA MORT POUR ASSURER LEUR INDEPENDANCE, ET, S'IL LE FAUT, JE PRENDRAI MOI-MEME LE FUSIL." LA BELGIQUE GRANDE PUISSANCE Le " Figaro " demande que la France mette la Belgique au rang des grandes puissances et donne à M. Klobukowski le titre d'ambassadeur. DEFENSE DE FAIRE FEU SUR LES AEROPLANES A la demande des aviateurs belges, on a interdit dans l'armée de tirer sur n'importe quel aéroplane. Plusieurs de nos appareils sont rentrés à Anvers, criblés de balles, alors cju'ils^ n'avaient pas quitté la zone de 1 armée belge. U ne sert à rien de tirer sur _ les aéroplanes qui volent presque toujours assez haut. On n'a aucune chance d'atteindre le pilote. U est à désirer1 que la garde civiqu observe les ordres donnés à cet égard dans l'armée. LE RAVITAILLEMENT Le ravitaillement du pays est assuré en1 ce qui concerne le pain, la viandV et le lait. Le prix du pain isera abaissé d'e 2 centimes. Le gouvernement a fait de grands achats de grains, assurant même le risque de guerre. L'autorité militaire cédera ce blé au prix coûtant. On frappe chaque jour pour cent mille francs de nièces de un franc et pour cent mille francs de pièces de cinquante centimes. LES BONS DE REQUISITION POUR s LES AUTOS Le ministre- des finances vient de décider que les bonsi de réquisition pour les autos seront payables à partir du 1$ août. LE GOUVERNEMENT A ANVERS U paraît que le transfert du gouvernement à Anvers est chose imminente. Outre les greffiers du Sénat et de la Chambre, les ministres d'Etat et un questeur, M. De Bue, accompagneront. Les services de la Chambre seront installés à l'Opéra flamand, ceux du Sénat au Théâtre flamand. UNE PROPHETIE Dans le "Vlaamsche Leeuw", que chantent nos soldats flamands en allant à la bataille, il est une strophe qui prend aujourd'hui des allures prophétiques. Nous la traduisons : Malheur à iui, le fou Qui, félon et traître, Vient caresser le Lion Flamand Et, perfidement le frappe. AU COMBAT OU AU TRAVAIL Le "Peuple" publie cet appel aux travailleurs : " Il me revient çle divers côtés que, d^ns l'attente fiévreuse des événements qui se préparent, beaucoup de travailleurs, que la mobilisation n'a pas touchés, et qui se désespèrent de ne pouvoir être au front, sont tentés d'abandonner leur travail quotidien, de jeter bas X W LUL jJ UUUliO) AU» JM ^ ^ » tion de ce qui est indispensable à la vie commune. " A ceux qui se trouvent dans cet état d'esprit, j'adresse un pressant appel. " Nous ne pouvons pas tous nous battre, mais tous nous pouvons, directement ou indirectement, participer à la défense du territoire, à la grande lutte pour la démocratie et les libertés politiques en Europe. " U y a des récoltes à rentrer. U y a du charbon à extraire. U faut des ouvriers de toutes sortes, pour préparer ou réparer le matériel de guerre, pour fournir l'indispensable aux combattants, et à ceux qu'ils laissent derrière eux. " Que chacun donc resta à sa tâche. Que ceux qui ne peuvent se battre aient le courage, le difficile courage, de travailler, pendant que le sort de l'Europe se décide. Qu'à l'ardeur intrépide de ceux qui vont au feu réponde l'effort persévérant, le labeur tenace de ceux qui doivent rester à l'atelier et à la fosse. C'est de< la communauté de cesi efforts que dépendra le succès final. " Emile VAJSTDEŒtVELDE." » L'EXPRESS PARIS=BRUXELLES La Compagnie des chemins de fer du Nord annonce la mise en marche d'un express qui circulera à partir d'aujourd'hui, mercredi, 12 août, entre Paris, Lille et Bruxelles. U arrivera à Bruxelles à 14 heures 51. Cet express partira de Bruxelles pour Paris à 11 heures 24. A L'ÉTRANGER h guerre frimco-alkmaiide dans l'Est UN COMMUNIQUE OFFICIEL Le ministère de la guerre, en France, communique la note suivante : Paris, 11 août (10 heures du matin). — Sur le front il n'y a eu aucun mouvement pendant la nuit. L'EVACUATION DE MULHOUSE A ETE VOLONTAIRE Dans les milieux officiels on déclare, au sujet de la situation à Mulhouse, que jamais la ville n'a été effectivement occupée par les troupes françaises. Elles sont entrées dans cette plaoe ouverte, puis elles sont immédiatement allées occuper les positions qui entourent la ville et sur lesquelles elles pouvaient opposer efficacement une résistance. Les Allemands ne sont pas entrés, lundi soir, à Mulhouse. Us ont tenté, dans un effort suprême, d'enlever les positions occupées par les troupes françaises. Us n'y ont pas réussi. A cela se borne l'affaire de Mulhouse. Les troupes françaises pouvaient d'autant moins rester dans la ville^ que celle-ci, sur certains points, avait été minée par les Allemands et, au surplus, il n'y avait aucun intérêt stratégique et militaire à faire effort pour tenir dans une place ouverte. Dans la Haute-Alsace, le seul combat réell qui ait été engagé est celui qui a été (livré à Altkirch. La guerre sustrG-russ@ L'OFFENSIVE DES DEUX ARMEES On confirme que les Autrichiens s'avanceraient de Cracovie. vers Kielse, en Russie. De leur côté, les Russes s avanceraient de Rovno, vers Lemberg. SUCCES RUSSES CONTRE LES AUTRICHIENS Les troupes russes ont repoussé deux régiments autrichiens, retranchés près de Radzivilof. A Zborje, les Russes ont sabré un peloton d'infanterie autrichien. D'autre part, près de Volotchisk, un demi-escadron de lanciers autrichiens a été attaqué par les Busses. U y a eu seize tués et plusieurs blessés. UNE DEFAITE DES AUTRICHIENS. On mande de Loutsk (Volkynie) que, dans des combats, le 8 août et le 9 août, entre troupes russes et autrichiennes, entre Potchaief et Berestetchko, les Autrichiens ont été repoussés. Ils se sont repliés sur Radzivilof et ont incendié Bro-dy, que les Russes ont occupé. De nombreux Autrichiens ont été blessés, faits prisonniers et amenés à Berestetchko. Li GLElIRE AiSTRO-SERBE L'ATTAQUE DU MONT LOVCEN PAR LES AUTRICHIENS Les Autriohiens ont multiplié en pure perte, jusqu'à présent, leurs efforts pour s'emparer du Mont Lovcen. Le nombre de leurs morts serait élevé. Les Monténégrins luttent partout vaillamment contre les Autrichiens. LA COOPERATION DE LA SERBIE ET DU MONTENEGRO La Serbie a envoyé au Monténégro dos munitions d'artillerie et des pièces de siège pour défendre la position de Cattaro. Des navires, venant de Dalmatie, ont entendu, dans la nuit, le bruit d'une violente canonnade. LES ALBVNAIS SE JOIGNENT AUX MONTENEGRINS On mande de Cettigné que 4,000 Albanais des régions du nord de Diakovit-5 za se sont joints à l'armée monténégri-; ne pour combattre les Autrichiens.

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Cet article est une édition du titre La Flandre libérale appartenant à la catégorie Culturele bladen, parue à Gand du 1874 au 1974.

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