La gazette

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s.n. 1914, 09 Août. La gazette. Accès à 24 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/m32n58dk6m/
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Dimanche 9 Août 1914 Le numéro : CINQ CENTIMES partout en Belgique. 44* année — K° 221 ^C ABOl^MEMEriTS : BRUXELLES &. FAUBOURGS : Un an, 12 fr.— Six mois, 6 fr. 50.— Trois mois, 3 fr. 50 HORS BRUXELLES : Un an, 15 fr. — Six mois, 8 fr. — Trois mois, 4 fr. 50 A L'ÉTRANGER : Les prix de Bruxelles, le port en sus. IjÇt abonnements se prennent dans nos hureauco et dans tous les bureaux de poste* ïrJL GrlZKTT AIVIVOIVCE» : ANNONCESORDINAIRES 30 centimes la petite ligne. RECLAMES {Après les spectacles) : 1 franc la ligna. FAITS DIVERS ■ (Corps du journal) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE 2 francs la ligne. *#«>• les annonces, s'adresser au service de la pitblicit' RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUU DU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone RédactionA 162 Administration . . . • B ÎS4-7 Là L'action franco-belg Les Français La Situation o ! Samel à 5 tee baisser ouverts les chemins de la France, se rue Saint-Léonard, à la gare de Jonfosse, place dressa tout entière devant l'envahisseur. El n'y 'duThéâtre, quai des Pêcheurs, rue Chausséeeut plus de partis, plus de querelles politiques, (ihs-Prés et boulevard de l'Est. Des incendies (Communiqué) Grand quartier général. Samedi, 5 heures. L'offensive allemande, qui a été brisée par l'héroïque résistance de la garnison de Liège, paraît décidément entièrement arrêtée depuis trois jours. Autour de Liège, aucune escarmouche nouvelle, l'ennemi répare ses forces et reste immobile en dehors de la portée de nos forts. La marche des forces ennemies amorcée ces jours derniers vers la haute .l'Ourthe a été, elle ' aussi, complètement suspendue. ■ L'attitude expectante des Allemands dénote d'ailleurs une préparation incomplète et une concentration encore inachevée. Cette situation est de nature à nous dormer toute assurance quant au châtiment que la suite des opérations reserve à nos envahisseurs. Les aTmées françaises occupent dès hier une grande partie de notre territoire qui est d'ores g& déjà soustrait à l'invasion. Au ministère de la Guerre •Samedi, 10 heures soir. Au ministère de la Guerre, l'impression continue à être des (plus favorables. La marclie de l'année française continue méthodiquement. D'heure en heure notre situation s'améliore. On ne peut en dire davantage. NOUVELLES _DE LA NUIT Quartier général, 2 h. matin. On attendait pour cette nuit des nouvelles importantes. Les événements espérés n'ont pu encore se produire. 1 n paraîtrait que 1*Allemagne aurait envoyé à : gigue, un télégramme pressantet mena ça rit.. Mais l'heure de l'intimidation est passée. Les Français sont a Mulhouse Nous sommes autorisés à déclarer que hier, à 5 heures, l'arrivée des Français à Mulhouse était certaine. Les Français auraient eu 15,000 morts et blessés. Le3 Allemands auraient perdu 30,000 hommes. On télégraphie de Paris, dans la journée du 8 août : Les troupes françaises ont franchi la frontière d'Alsace. Elles ont livré à ATtkirch un combat très violent. Les troupes françaises se sont emparées d'Altkiirch et omt poursuivi les troupes allemandes en retraite. Elles continuent leur mouvement dans la direction de Mulhouse. Ce succès des troupes françaises est extrêmement brillant. Les Alsaciens-Lorrains, joyeux de voir arriver les troupes françaises, ont arraché les poteaux frontières. Enfin, nous avons reçu à minuit ce télégramme décisif : Paris, 8 août. — Les troupes françaises sont entrées à Mulhouse. ept régiments de cavalerie allemande hors d'état de nuire. On sait à présent que sept régiments de cavalerie allemande se sont répandus à travers les régions Est de la Belgique. Nous sommes autorisé à annoncer qu'à l'heure actuelle, tous ont été faits prisonnieTS ou mis hors de combat. Un événement diplomatique? Un événement diplomatique important se préparerait si nous en croyons des personnalités bien informées. De hautes personnalités diplomatiques étrangères se trouvent à ce propos en Belgique. LES 100.080 MAUSERS La préméditation allemande est suffisamment établie. Mais s'il fallait encore des arguments, celui-ci suffirait. Quelques instants avant que les troupes mobiles de Liège se retirassent de la ville, on découvrit un formidable dépôts d'armes dans un vaste in de la ville. Il y avait là cent mille fusils allemands, des canons et. des mitrailleuses, ainsi qu'un ravitaillement considérable. Les troupes berges ont eu le regret de devoir faire tout flamber à la hâte. On le voit, tout avait été préparé de longue main. 111 e. —■ Grand espoir à EVBulhouse Le Roi et M. Poincaré Les télégrammes suivants ont été échangés entre 'le Roi et M. Poincairé : Tj& roi des .Belges a envoyé au président de la République 3e télégramme suivant : Bruxelles, 6 août. A. S. Exe. M. Poincaré, président de 'la Répu,b,iique française, Paris. Je tiens à exprimer à Votre Excellence, en mon nom et au nom de mon peuple, ma plus profonde gratitude pour l'empressement avec lequel la France, garante de notre indépendance et de notre neutralité, est venue, répondant à notre appel, nous aider à repousser les armées qui, au mépris des traités, ont envahi le sol de Belgique. Albert. Le président de la République a répondu : S. M. Albert Pr , roi des Belges, Bruxelles. Je remercie Votre Majesté de son télégramme. J'avais ou l'occasion de lui donner naguère (L'assurance précise des sentiments de la France pour 'la Belgique. L'amitié de .mon pays pour Qe peuple belge s'affirme aujourd'hui sur fies >dhamps de bataille. Les troupes françaises sont fieras de seconder la vaillante armée 'belge dans la défense du sol envahi et dans la g&OTieuse lutte pour l'indépendance. Raymond Poincaré. Autres Télégrammes M. Sdidlflaert a adressé, 'hieT, le télégramme suivant à M. Deschaneü, président de la Chambre des députés, à Paris : A Son Excellence M. Deschanel, président de la Chambre des députés. Dans les graves événements qui se déroulent, votre démarche si bienveillante et si flatteuse nous touche tous fortement. Nous vous en témoignons, à vous et à vos collègues, notre profonde gratitude. Victime d'une agression inquaflinable, parce qu'efUle a Loyalement rempli son devoir, la Belgique saura apposer une résistance opiniâtre à ù çiiiv*Lrii-cKTG>ur.h6»Up—. et, quoi qu'il advienne, l'honneur seTa sauf. Notre chère et valleureuse armée montrera que nous méritons de vivre indépendants et libres. Le souvenir des liens personnels qui vous attachent à notre patrie nous est précieux et nous vous remercions de nous les rappeler. Agréez, etc. (Signé) Franz SCHOLLAERT. Au général Léman, l'héroïque défenseur de (Liège, M. Schoffiaert a adressé le télégramme que voici : M. SchoOlaert au général Leman,à Liège. Le coeur débordant d'enthousiasme et de fierté patriotique, j'acclame le glorieux défenseur de Liège. (Signé) F. SCeOLLAiERT. Le Conseil municipal de Paris Le télégramme suivant est parvenu à l'hôtel de ville : « Max, bourgmestre Bruxelles. — De Paris, 78-1914, à 18 h. 55. — Paris, dont les élus ont tant de fois reçu une si touchante hospitalité des représentants et de la population de Bruxelles, leur envoie en cette heure sacrée où la Belgique tout entière se lève pour la sauvegarde de son indépendance, un fraternel salut. Vive la Belgique ! Vive la France ! Adrien Mithouard, e Président du Conseil municipal de Paris. » Le maire de Lyon Le bourgmestre de Bruxelles a reçu du maire de Lyon 'le télégramme suivant : « Ami fidële de (la Belgique, je vous .adresse en ces minutes émouvantes l'expression de l'admiration enthousiaste de tous 'mes concitoyens. Je vous embrasse fraternellement. (s.) Herriot, maire. » La Presse française à la Presse belge Paris, 8 août. — La Commission permanente parisienne de la Presse, représentant l'unanimité des journaux de Pan-is, a adressé au Comité des journalistes belges l'hommage ému de son admiration et de sa reconnaissance pour l'héroïsme déployé par la nation et l'armée belge dans la défense des droits sacrés de la Belgique et de la civilisation. La municipalité de Bordeaux Bordeaux, 8 août. — Le maire a adressé au bourgmestre de Liège une dépêche saluant avec admiration les Liégeois héroïques qui viennent de recevoir la Croix de la Légion d'honneur et ajoutant que le drapeau français marche au secours des couleurs belges pour chasser l'envahisseur. Le maire ajoute : « Au nom de la population (bordelaise, je m'incline respectueusement devant les braves déjà tombés, en attendant la victoire prochaine qui récompensera la vaillance de nos armes. » Hommages Français Paris, 8 août. — Tous les journaux disent que c'est par une acclamation générale que sera accueilli le geste du président de la République donnant à la ville de Liège la croix de la Légion d'honneur. C'est la première ville étrangère qui reçoit cet insigne. M. Clemenceau, dans l'« Homme libre », dit : La Belgique vient de prendre en trois jours une des premières places d'honneur dans les armées européennes. De 1' « Eclair » : La grande Cité wallonne a bien mérité de la patrie française. La croix des braves n'aura jamais mieux été placée que sur son blason. Le « Figaro » publie une lettre ouverte de Robert de Fiers, adressée au roi des Belges, dans laquelle il est dit que le .peuple belge a donné à l'Univers un exemple de bravoure et d'énergie tel que l'hji&toiyf* le conservera dams la gloire de ses hauts faits et dans 3a piété de ses souvenirs.Le pays du bien-être est devenu le pays du bien-mourir. La lettre ajoute : Nous pensons, Sire, que l'hommage de notre respectueuse et profonde reconnaissance à la Reine est le meilleur moyen qui nous soit offert de plaire à Votre Majesté. Nous nous empress ons de le saisir. Le a Gaulois » dit .que la Belgique se couvre de gloire. La victoire pour eUle nous donne avec l'exemple le temps nécessaire dont nous lui devons là reconnaissance. Pour en perpétuer la mémoire, de même que la France a décoré la Ville de Liège, les femmes françaises broderont plus tard un étendard aux couleurs belges qu'elles offriront respectueusement à la reine des Belges. Les « Débats » écrivent î La Belgique, dès qu'eue reçut l'impudente sommation d'avoir à plus de discordes religieuses, plus de rivalités de races. Tous les Beilges ne firent qu'un et nos voisins ont justifié magnirfkiuement leur devise nationale : « L'Union fait la Force ». La « Liberté » dit : c Le sentiment du droit est plus f cet que les armes ; il est en tous cas un. des éléments essentiels pour vaincre ; et voilà pourquoi le petit peuple belge, transporté d'amour et dx> foi, a mis en échec au premier coup Ha lourde et innombrable armée allemande. Notera gouvernement, après l'admiraiblle défense de Liège, a fait vite le geste qui consacre à mes yeux cette lutte héroïque et le service immense rendu à la France : B décerna la Croix de la Légion d'honneur à 'la Viole de Liège. Oui, il ne s'est agit que d'honneur sur ce champ de bataille et l'honneur a vaincu la fourberie, l'orgueil et le meurtre. Hommages Anglais Londres, 8 août. — Le « Times » dit qu'aucun mot ne peut exagérer l'importance de la vaillante résistance des Belges dans la défense de Liège. Elle a donné aux Allemands une première indication de la réception qu'ils trouveront partout. Cette résistance aura une page impérissable dans l'Histoire. Le îe Nouveaux échecs autrichiens Paris, 6 août. — On annonce qu'hier, près d'Obrenovata, l'artillerie autrichienne a ouvert le feu contre les troupes serbes. Les batteries serbes oui répondu et ont bientôt imposé le silence à l'artillerie autrichienne, qui s'est r en abandonnant deux canons endommagés. L'esprit des troupes serbes est magnifique. Paris, 8 août. — On mande de Rome à l'«Eeho de Paris » que le Monténégro s'apprête à occuper Scutari. On mande de Nisch à « Excelsior » que les troupes serbes se sont emparées de la viole de Fotdha en Bosnie. On mande de Rome à l'Eclio de Paris » qu'un régiment autrichien a été anéanti à Belgrade. Les Autrichiens se retirent vers üe Danube. Angleterre et Allemagne Londres, 8 août. — La colonie de la Côte-d'Or s'est emparée le 7 août de Port-Lonie, dans la colonie allemande de Togo. Aucune résistance n'a été offerte, et le Togoland méridional, jusqu'à une distance de 120 kilomètres de la côte, s'est également rendu. Sur mer Navires allemands pourclia ses Les croiseurs allemands « Gceben » et le «Breslau », auxquels des navires britanniques ont donné la chasse, se sont réfugiés dans le port de Messine. Comme l'Italie a proclamé sa neutralité, ies deux croiseurs devront désarmer dans les 24 heures ou quitter le port. Les navires anglais les guettent pour leur donner à nouveau la chasse. Le a Goeben » est le navire qui, ifl y a quelques jours, bombarda Philippeville (Algérie), tandis que le « Breslau » bombardait Bône. Navires allemands coulés ou capturés Paris, 8 août. — Le « Petit Parisien » dit que le croiseur allemand « Augsfoourg », qui a bombardé L'ibau, a été coulé par un torpilleur russe. On mande de Londres à l'« Echo de Paris » que deux croiseurs ailflemands ont été coulés dans la mer du Nord par tes Anglais. On assure que 75 bateaux allemands ont été capturés Combat naval Paris, 8 août. — Le « Petit Journal » publie une dépêche de Londres disant qu'un combat naval est engagé dans la mer du Nord. 300 .prisonniers allemands et de nombreux blessés ont éité amenés à Harwich hier, Paris, 8 août. — Une première rencontre des flottes anglaise et allemande s'est produite au sud du Dogger-Bank. La flotte allemande a été refoulée au nord. La mer du Nord est libre. La Hollande veille La Haye, 8 août. — L'île néerlandaise de Rottumeroog (située dans la mer du Nord, près de la frontière allemande), ordinairement habitée par un seul garde-phare, est actuellement occupée par un détachement de troupes néerlandaises en vue du maintien de la neutralité. Autriche et Angleterre L'Autriche propose... Une dépêche officielle de PaTis dit que les croiseurs allemands « Gceben » et « Breslau », revenus de Messine où ils étaient allés faire du charbon, ont repris la mer jeudi sodr, se dirigeant vers le sud, puis vers l'est. Le c Gceben » et le « Breslau » demandèrent secours à la flotte autrichienne, à Pola, qui refusa, déclarant qu'il n'y avait pas eu de déclaration de guerre entre l'Autriche et l'Angleterre. ...mais l'Angleterre dispose Londres, 8 août. — Extrait d'un article du « Tdimes » exposant la situation : ...Avec quelque surp;rise nous constatons que l'ambassadeur d'AutricheHongrie est toujours à Londres. De Vienne sont adressées à Londres des protestations pathétiques que l'AutricheHongrie n'a pas de querelile avec l'Angleterre et exprimant l'espoir que nous n'aurons pas de conflit avec elle. Ces dècCarations nous viennent du pays dont l'inutile ultimatum à la Serbie, lancé avec la pleine connaissance et approbation de l'Allemagne, a déchaîné la guerre. La seule réponse à faire en cette matière est : que ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. L'Autriche-Hongrie coopère avec l'Allemagne sur terre. Nous sommes en guerre avec l'Allemagne. Seraitil concevable que nous nous abstenions de lutter contre l'Autriche dans l'Adriatique? En Allemagne Désaccord On annonce que les Etats de l'Empire allemand ne s'assooient qu'avec répugnance à la guerre déchaînée par la Prusse. La Bavière, en- tre autres, aurait énergiquement protesté, faisant remarquer que la possession de la Serbie n'est pas une question vitale pour l'Autriche,et n'impose pas à l'Allemagne le « casus feederis » prévu par le traité de la Triple-Alliance. En Angleterre Les colonies Québec, 8 août. — La déclaration de guerre * suscité un enthousiasme énorme dans le Dominion canadien. Vingt mille volontaires canadiens vont s'embarquer pour l'Europe. Parmi eux se trouvent neuf cents membres du syndicat des machinistes. Brisbane, 6 août. — En annonçant hier à l'asseanblée législative du Queensland la déol«ration de guerre entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne, le premier ministre, M. Denham, aux applaudissements de toute la Chambre, a conclu ainsi : Dans cette crise, le Queensland met sans réserve toutes ses ressources au service dö la « Commun wealth » et de la mère patrie. Simla (Hindousitan), 6 août. — Le vice-rod & reçu du Nizam de Hyderabad et du Maharajah de Bikanir des offres cordiales d'assistance. H met à sa disposition leurs personnes, leurs troupes et toutes les ressources de leurs Etats. Simla, 6 août (dépêche retardée). — Les ingénieurs et les électriciens volontaires ont été appelés pour la défense de tous les ports des Indes. Calcutta, 5 août. — Les journaux des Indes expriment envers le gouvernement toute leur loyauté et regrettent profondément que les Indous ne palissent porter les armes. Lorsque le ministre de la Justice a annoncé Ea déclaration de guerre, le barreau a tenu une séance et a décidé de former un corps de volontaires. Le nombre des volontaires s'accroît d'une ïa« çon incroyable. Wefllington, 6 août. — Le Parlement de la Nou-velleZélande a approuvé à l'unanimité la décision du gouvernement de préparer une force ex:onnaire: pour aider la mère patrie. Nouvelle diminution du taux de l'esco:*ipte Londres, 8 août. — Le taux d'escompte de 1* Banque d'Angleterre sera fixé à partir de de* main de 6 à 5 p. c. Le prince de Galles Le prince de Galles s'est engagé aux grenadiers de la garde. U ne tardera pas à rejoindre 6on régiment et fera du service actif. En attendant, il pœôsdide à l'organisation d'une souscription nationale en faveur des victimes de la guene. Le renforcement de l'armée Londres, 8 août. — A la Chambre'des communes, M. Asquith a demandé au nom de lord Kitchener, le nouveau ministre de la Guerre, l'autorisation d'augmenter les effectifs de l'ari d'hommes. La neutralité hollandaise Londres, 8 août. — La Hollande s'assurera elle-même en se submergeant de Muiden ver* Zuyder Zee au Waal, car là, la position est dangereuse. Toute infraction à la neutralité hollandaise aurait de sérieuses conséquences, dit le « Times » ; spécialement dans le Limbourg, la Hollande doit être sur ses gardes, afin d'empêcher tout usage illégitime de son territoire par l'Allemagne. Le territoire hollandais est la seule fenêtre ouverte, pour l'Allemagne, sur la mer du Nord; beaucoup de gens désirent fermer cette fenêtre. « Ce n'est que par la plus rigoureuse adhésion à la neutralité que la Hollande échappera, remarque le « Times », aux gros dangers de sa situation actuelle ; nous ne serons rassurés sur sa sécurité que lorsque nous saurons qu'on a fait attention à ce que l'élément certain de la défense hollandaise a été utilisé. » En France Marins moissonneurs Suivant circulaire du ministre de l'Agricul* fcure,apTès entente avec le ministre de la Guerre, on va diriger sur le département du Nord deux mille marins destinés à aider les cultivateurs dans leurs travaux de récolte et de battaison. Ces hommes vont être répartis par les soins des maires en tenant compte à la fois de l'importance des moissons et de leur état d'avancement. Les cultivateurs auront à les loger et à les nourrir conformément aux habitudes locales; ils devront les utiliser de la façon la plus conforme aux besoins immédiats de la coupe, de la rentrée et du battage de la récolte. En Hollande Arrivée de marins allemands blessés Amsterdam, 7 août. —.Le journal « Telegraaf ■% dit qu'un radiotélégramme annonce qu'un croiseur allemand est en route pour Ymuiden, ayant à bord les blessés d'une bataille navale. Le médecin néerlandais, chef de la CroixRouge et de la Ooix-Blanche, prend des mesures pour recevoir les bflessés. Autour du conflit L'offre de médiation de M. Wilson Washington, 7 août. — Le président Wilson « écrit son offre de médiation aux souverains européens au chevet de sa femme, très malade alors, et qui est morte le même jout. Pour faire observer la neutralité Washington, 6 août. — L'éta.twnajor de l'armée fait des investigations au sujet de la neutralité des stations de télégraphie sans fil qui sont la propriété des Allemands à NewYer-sey, Say ville (Long-Island) et Tuckerton. L'attitude de la Turquie Londres, 5 août (dépêche retardée). — L'Agence Reuter a reçu la communication suivante de l'ambassade de Turquie : La nouvelle d'apTès laquelle le gouvernement impérial ottoman aurait placé l'armée turque sous le commandement du général Liman von Sanders, est absolument inexacte. La mobilisation de l'armée turque n'a d'autre objet que le dc.sir du gouvernement de renforcer le maintien de la stricte neutralité que la Turquie observera pendant le présent conflit. L'Allemagne connaissait l'ultimatum autrichien L'Allemagne connaissait d'avance l'ultimatun» autrichien. Télégraphiant de Vienne le 30 juillet, rambassadeur anglais sir Maurice De bunsen a déclaré : « Bien que je ne puisse vérifier do fait, j'ai été informé de source privée que l'ambassadeur d'Allemagne à Vienne connaissait le texte de l'ultimatum de l'AutricheHon-grie à la Serbie, avant qu'il fût envoyé et qu'il en télégraphiait le texte a l'empereur d'Allemagne. Je tiens de l'ambassadeur d'Allemagne m'il en approuva complètement le texte.

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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