La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 14 Novembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 24 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6688g8gf0k/
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LA MÉTROPOLE IONEj,PENINJY i jrOÎIT : CINQ CERTiHEr BOLLAHDE: VU F CENT COUTIHEIIT ! DIX CENTIMES PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lace, W.C.2 — Téléphoné : Holborn 2,12. ABONNEMENTS 1 Q «V» • Q mnin A nU 24MB ANNEE MERCREDI 14 NOVEMBRE 1917 i. t u lUUU, 57 9X1. No. 318 LA GRANDE GUERRE I AVANCE SUR LE PIAVE ■ La nouvelle ligne defensive I Succès britannique en Afrique Suivant le communiqué italien, il n'\ I a eu aucun événement important ; du Stelvio jusqu'à l'Astico. Sur le I plateau d'Asiago, l'ennemi a renouvelé son attaque contre les lignes italiennes dans le secteur Gallio-Monte Logara (cote 1674), mais l'attaque échoua. Sur la partie extrême-nord du front, où se livrait une forte attaque d'infanterie, nos alliés firent une contre-attaque et réus-: sirent à capturer quelques prisonniers. Dans la plaine, au-delà de la Piave, le duel d'artillerie est violent. A en croire le communiqué de Berlin, des troupes austro-allemandes réussirent, aux environs de Longarona, à barrer la .route à des troupes italiennes battant en retraite dans la vallée de la Piave supérieure. Dix mille hommes furent forcés de se rendre et une grande quantité de matériel et d'approvisionnements fut capturée. Les troupes ennemies, avançant de Belluno le long de lia Piave, se trouvent devant Feltre (à 32 kilomètres au nord-est d'Asiago). On peut supposer que dans un ou deux jours, l'aile gauche du contingent ennemi opérant dans le Trentin et l'aile droite des troupes opérant le long de la Piave termineront la jonction qu'elles1 cherchent, Après une retraite et une réorganisation qui ont duré une quinzaine, l'a.r-mée italienne se trouve une nouvelle fois derrière la Piave, qui descendant des montagnes, traverse la plaine vénitienne et se jette dans l'Adriatique à une trentaine de kilomètres au nord-est de Ve-1 nise. Ce fleuve, sur les bords duquel se livrera probablement une sanglante bataille, devient de plus en plus large à mesure qu'il approche de la mer par suite des ruisseaux de la plaine qui y affluent et, aux aproches de la côte, il se divise en un delta marécageux. Au point de vue défensif, un des désavantages de la Piave c'est qu'il y a un petit éperon montagneux, le Montello (ou petite montagne) qui se trouve à cheval sur le fleuve. Le flanc montagneux, sur le - côté ennemi, permet l'observation dans toute la plaine et de plus, au-dessus du | Montello, il y a des routes ou la Piave peut être traversée à gué. C'est un peu pourquoi la bataille sur la Piave sera surtout une bataille d'artillerie; en ce mo-j ment, l'artillerie ennemie fait tout ce qu'elle peut pour dominer l'artillerie ita-! lienne suffisamment longtemps pour je-; ter des pontons et faire passer l'infante-i rie sans trop de pertes. La retraite des troupes italiennes qui se ; trouvaient sur le front du nord, dans les Alpes carniques et de Cadore est à peu r près complétée, non sans difficultés, cornue à Langarone; un détachement d'ar-' nère-garde, après avoir été détaché du gros de l'armée dans les montagnes à Lorenzago, parvint à se frayer un chemin et rejoignit les armées. En Afrique orientale, la colonne enveloppante britannique du nord est entrée à la station de mission à N'danda, dans la vallée du Lukuledi, à 91 kilomètres au sud-ouest de Lindi. La station conte-: nait un hôpital allemand où se trouvaient : 64 Européens et 129 Askaris malades et convalescents. Plus au sud, les troupes î entrèrent à Chikukwe, dans leur avance vers Chiwata, tandis qu'une colonne mon-i fée s'approchât du plateau de Makonde Les patrouilles montées entrèrent à Ma-sasi, que l'ennemi avait évacué. On y dé-I couvrit le dernier canon naval allemand de quatre pouces que l'ennemi avait fait î sauter; dans un hôpital on découvrit 57 Européens allemands. Le gros de l'en-i "erni en retraite se trouve actuellement : entre Nangoo et Chiwata. Dans la zone nord-ouest, le contingent ennemi délogé de Mganjira (à 80-kilomètres à l'est de i Mahenge) a battu en retraite vers Da-We. Onze officiers, trois civils et 61 , ^Idats allemands, abandonnés par l'en-| nemi à Kahambu (à 18 kilomètres au sud de Mganjira), ont offert, par écrit, de se fendre et les dispositions nécessaires à effet ont été prises. La mission de Mivti (au sud du plateau de Makonde), dont s'approchent les troupes montées britanniques, se trouve à 18 kilomètres au nord de la frontière du Congo portugais. Le gros de l'ennemi se retire apparemment vers la région de Nevala qui s'étend le long de la Ro-vuma, le fleuve-frontière; dans ces environs, les Portugais sont maîtres de tous les passages du fleuve et il semble à peine possible que l'ennemi, dans l'état d'épuisement où il se trouve, fasse un grand effort pour atteindre la frontière. On s'attend à ce qu'il fasse une dernière résistance sur les pentes de Nevala. Les groupes ennemis qui ont évacué Masasi pourraient rejoindre le gros ou bien s'avancer dans la direction sud-ouest, vers Madjedje, sur la frontière, à environ 80 kilomètres à l'ouest de Nevala. En Palestine, les Turcs ont établi une nouvelle ligne défensive derrière le Wadi Sukereir, couvrant Beit Jibrin et Hé-bron. Les troupes du général Allenby ont fait des progrès dans la direction de El Tine. -o—o Formidables stocks allemands à New-York 365 millions de marchandises New-York, 12 novembre. — Le service secret a découvert des stocks alimentaires et autres dans des entrepôts à New-York pour une valeur de plus de 365 millions dépôts qui n'ont pas été déclarés au gouvernement conformément au Trading with the enemv Act. On croit que ce n'est là qu'une faible partie des stocks cachés. La découverte comprend de la farine, du sucre, des œufs, du beurre, des conserves, du fer, de l'acier, du cuivre, du coton et des produits chimiques. 700 sacs de jute ont été achetés par la Deutsche Bank avec l'argent déposé. Le stock alimentaire est évalué à lui seul à 195 millions, i! comprend 800.000 douzaines d'œufs. o—o Notre grand Cardinal Un hommage péruvien Un des journaux les plus importants de | Lima, le Comercio, dans son numéro du 27 septembre, rend un magnifique hommage de respect et d'admiration au cardinal Mercier. Voici le passage le plus caractéristique de cet article : Quand s'écrira l'histoire politique de cette guerre, qu'on relatera les hauts faits des plus éminentes figures de ces jours, le nom du cardinal Mercier brillera d'une admirable lumière.A l'heure de l'invasion et du désastre, au moment où les âmes pouvaient fléchir et les cœurs s'apeurer, ce vieillard incomparable ne ressentit pas la moindre faiblesse. Il fit front à l'ennemi, le défia avec valeur et réunit tous les malheureux autour de lui pour leur prêter sa défense et son appui ; il fut, en face de l'envahisseur, l'image de la Belgique indomptable, glorieuse et non vaincue. L'occupant provisoire de la Belgique fit tout ce qu'il put pour se rendre maître de cette énergie : il emprisonna le prélat, il l'entoura d'embûches, il tâcha de corrompre son entourage, il lui nia tout recours, l'entoura de la menace et le poursuivit d'une façon tenace. Fout se brisa naturellement sur l'âme ferme de Mercier. mnmnmnmhmnmnmdu BELGES, UNISSONS-NOUS ! On s inscrit à la F édération Nationale Belge aux bureaux de LA METROPOLE et de L'INDEPENDANCE BELGE □BDBDHDBDlDÉËlÏD La situation politique - Tous les journaux anglais ont reproduit une note du Daily Telegraph datée de Rome et d'après laquelle les négociations dont on a parlé récemment auraient été entamées avec la France par l'intermédiaire d'un attaché diplomatique belge. Il y a là une première et flagrante erreur. En réalité, le personnage — grand industriel dont nous avons parlé — venait dp Suisse avec un passeport diplomatique, ce qui n'en fait nullement un attaché diplomatique belge, on en conviendra. Les autres détails ne sont guère plus exacts; un avenir prochain l'établira. * * * Le conseîl de cabinet qui devait avoir lieu jeudi dernier à Sainte-Adresse a du être remis, l'es documents attendus par le conseil n'étant pas arrivés. D'autre part, le roi a fait remettre à la semaine prochaine la réunion du Comité de guerre qui devait avoir lieu le lundi 12 courant au quartier général. 0—0 Les Belges en Hollande Un chantier pour la construction de bateaux en héton armé Il est annoncé de Hollande qu'un groupe de Belges avec le concours d'un expert navai hollandais vient de fonder, à Rotterdam, une société pour la construction de bateaux en béton armé. Les chantiers se trouvent à Krim-pen-sur-Ysel. On y pourra y construire des bâtiments de 4.000 tonnes. Dans la mesure du possible la société aura recours à la main-d'œuvre d'internés belges. On le voit, les Belges, en terre étrangère, font nombre d'initiative et de solidarité. o—o Le ravitaillement en Belgique L'allocation unique Le Comité national de secours et d'alimentation a fait savoir, par avis, qu'il mettrait en vigueur, dès le dimanche 4 novembre 1917, un règlement visant à l'institution d'une allocation unique appelée "secours alimentaire". Une feuille stipendiée fournit, à ce sujet, les renseignements ci-dessous : De quoi s'agit-t-il donc? Comme nous le disions, le Comité national a résolu de remplacer dorénavant les divers secours attribués aux malheureux par une intervention qui procurera à chaque ménage nécessiteux les moyens d'atteindre un certain chiffre de revenus hebdomadaires susceptible de nourrir ou d'entretenir la famille. Ces chiffres ont été établis en des barèmes très précis et très clairs par le Comité national. Dès ce jour, ils sont à consulter dans toutes les cantines.. Lorsque ces barèmes ou " états de besoins " ne seront pas atteints par les revenus des familles pauvres, le Comité national suppléera. L'avis le dit en termes formels : " Le montant du secours alimentaire du Comité national sera déterminé par la différence entre l'état de besoin et les ressources des secourus." Ces secours nationaux seront majorés de 2 francs par tête par la commune. Mais ces sommes allouées sêront-elles remises en espèces? Pour ce qui est du 1 supplément communal, oui. Et cela, afin de permettre aux malheureux de se fournir d'objets indispensables dans le commerce particulier. L'allocution purement nationale sera octroyée sous forme de bons valables seulement dans les cantines et magasins officiels, tant nationaux que communaux. Si des commerçants les acceptaient en paiement, on ne pourrait leur rembourser la valeur. C'est là une mesure excellente qui assurera le ravitaillement alimentaire aux secourus obligés de se présenter aux magasins officiels. Pour ce qui est de la soupe communale, voici comment on continuera de la répartir : à l'aide des bons, des cartes de soupe, valables pour 14 jours, seront achetées par les secourus. Leur prix sera fixé par les comités locaux ; toutefois, en aucun cas, il ne pourra dépasser le maximum de 30 centimes pour le premier repas et de 15 centimes pour le second repas. La fréquentation des cantines n'est donc pas obligatoire, les cartes de soupe ne pourront être utilisées que pendant les quinzaines auxquelles elles se rapportent. Toutefois, si la soupe ne leur est pas imposée, les bénéficiaires du secours alimentaire devront toujours prendre leur pain à la cantine. Outre ces diverses et profondes modifications dans la façon de venir en aide aux victimes de la guerre, le Comité national a encore apporté quelques changements dans le service des secours médicaux et pharmaceutiques. Pour éviter les abus, enfin, dans un service si humanitaire, l'intéressé devra intervenir dorénavant dans les frais médicaux et pharmaticeutiques à raison de 10 cent, par prescription médicale. A cet effet, des feuilles de timbres de cette valeur seront annexées aux carnets de secours dès novembre prochain. Un grand discours de M. Lloyd George Les ^incroyables gaffes'' des Allies PLUS DE MOTS VIDES* DES ACTES ! M. Lloyd George a prononcé lundi à Paris, au cours d'un déjeûner qui lui-était offert par M» Painievé au ministère de la Guerre, un de ces discours d'une franchise que certains qualifieront d'excessive, au sujet deg événements qui ont provoqué la création du Conseil de guerre des Alliés. Ce discours est une critique acerbe du manque d'unité des Alliés, et un avertissement très net que si l'unité stratégique " trompeuse " de l'Entente ne fait pas place bientôt à une unité réelle, effective, absolue, la victoire ne saurait être assurée. M. Lloyd George a fait d'abord ressortir le poids que tiraient ses observations du fait que, seul parmi les ministres des pays belligérants, il est en fonctions depuis le début de la guerre. Il a émis l'espoir que les Etats-Unis et la Russie pourront bientôt faire partie du Conseil de guerre créé à Rapallo. Il a démontré ensuite que les insuccès des Alliés sont dûs essentiellement à leur manque d'union stratégique. Ils ont tout ce qu'il faut pour réussir, la maîtrise des mers, la supériorité numérique, en hommes, en matériel, en puissance économique et financière, la justice de leur cause. La victoire devrait déjà leur être assurée ; à tout le moins, ils devraient être plus près du but. Pourquoi en sont-ils si éloignés? Les armées ne méritent aucun blâme, elles se sont héroïquement battues. La faute en est entièrement due à l'absence d'unité réelle dans la direction de la guerre des pays alliés. Nous en avons tous senti le besoin. Nous en avons discuté. Nous avons voté d'innombrables résolutions qui la résolvaient. Mais elle n'a jamais été atteinte... malgré tous les ordres du jour, il n'y a pas eu d'autorité responsable de la coordination de la conduite de la guerre sur tous les fronts, et, en l'absence de cette autorité centrale, chaque pays a été abandonné à ses propres moyens On a parlé de fronts divers. On a oublié qu'il n'y a qu'un front avec de nombreux flancs et qu'avec les armées colossales en présence, le champ de bataille est continental. Certes il y a eu des conférences annuelles, mais elles n'ont jamais donné que l'apparence d'un ensemble stratégique. Les divers plans se juxtaposaient, ils n'étaient pas coordonnés, fondus en un seul. En l'absence d'un véritable conseil interallié composé d'hommes aussi responsables pour l'une partie du champ de bataille que pour l'autre, il y avait une sensibilité, une délicatesse, même sur le question de donner, non pas de l'appui, mais seulement des conseils, pour tout autre secteur que celui pour lequel les généraux étaient directement responsables. C'est pour cela que les victoires alliées ont été sans résultat. Nous avons bloqué les Centraux, mais à cause de notre manque d'unité, nous leur avons toujours laissé une porte de sortie pour se ravitailler : la Serbie, la Roumanie et maintenant l'Italie. Nous avons laissé ouverte la porte de l'Orient. Cette " inconcevable gaffe" a revivifié la Turquie, tourné la Bulgarie et la Grèce contre nous, et a forcé l'Angleterre à des campagnes coûteuses pour maintenir son prestige en Orient. " Par cette fatuité une nouvelle vie fut donnée à la guerre Pourquoi n'avons-nous pas songé plus tôt à Salonique? Parce que ce n'était l'affaire de personne ! La moitié des hommes qui tombèrent en septembre 1915 sur le front occidental dans leur futile tentative de percer auraient suffi à sauver la Serbie et assuré le blocus complet des Centraux. De même, en 1916, la Conférence de Paris fixa les grandes lignes de la campagne, mais quand la puissance militaire de la Russie s'écroula en mars 1916, pas la moindre modification ne fut apportée au plan général. Vous me pardonnez de parler très nettement; car ce n'est pas l'heure de cacher ou d'enjoliver les faits. La guerre est un jeu où les réalités seules comptent. Voici 1917. Qu'est-il arrivé? Je souhaite pouvoir dire qu'il y eut quelque variété dans le caractère dé la tragédie. Mais il y a eu le même désastre dû aux mêmes causes. La Russie s'est effondrée, l'Italie fut menacée. C'est affaire à la Russie de garder son propre front et à l'Italie de faire sa propre guerre. " Suis-je le gardien de mon frère"? Désastreux! Fatal! Le front italien est exactement aussi important pour la France et la Grande-Bretagne que pour l'Allemagne. L'Allemagne le comprit à temps. Malheureusement nous ne le comprîmes pas. Il ne sert de rien de minimiser l'étendue du désastre. Si vous le faites, vous ne prendrez jamais les mesures adéquates pour le réparer. Si les Alliés avançaient de 50 kilomètres au delà de leurs lignes, faisaient 200.000 prisonniers et capturaient 2.500 des meilleurs canons allemands, en quels caractères nos iournnux imprimeraient-ils leurs titres? Sait-on combien de temps il faut aux arsenaux anglais et français pour manufacturer 2.500 canons? En ce moment, le degré dans lequel nous pouvons empêcher cette défaite de devenir une catastrophe dépend de la promptitude et de la perfection avec lesquelles nous pourrons briser avec notre passé et pour la première fois réaliser en action l'unité essentielle de tous les fronts alliés. Je crois que nous avons enfin appris la grande leçon. C'est là la signification de ce conseil supérieur. Si ma conjecture est exacte, on donnera le vrai pouvoir à ce conseil, les efforts des Alliés seront coordonnés et la victoire récompensera enfin la valeur. M. Llovd George répond ensuite à la question de savoir pourquoi cette mesure essentielle n'a pas été prise plus tôt. Il déclare sans ambages qu'avec ses collègues français il a essayé, depuis des semaines, des mois, des années, de réaliser cette unité, jusqu'à ce qu'il en fut presque las. Il l'a écrit et on pourra le lire quand le temps viendra. Lors de la Conférence de Rome en janvier dernier il fut insisté sur les périls et les possibilités du front italien cette année. A la suite de cette conférence des mesures furent prises qui devaient accélérer l'aide anglo-française en cas d'attaque. " Mais s'il y avait eu coordination réelle des efforts militaires des Alliés, nous aurions été occupés maintenant en Italie, non à prévenir un désastre pour nos alliés, mais à infliger un désastre à nos ennemies ". M. Lloyd George ajoute que si une modification dans le sens qu'il préconise n'était pas intervenue, il était décidé à démissionner. C'est pourquoi il a parle avec une franchise peut-être brutale, au risque de créer des malentendus et d'encourager l'ennemi. Mais il n'est rien de tel que la réalité des faits. Le conseil supérieur existe. Il a commencé à travailler. Il lui faut l'appui de l'opinion publique pour empêcher un retour offensif du particularisme décevant. La guerre a été prolongée par le sectionalisme. Elle sera gagnée par la solidarité. Si celle-ci triomphe, le premier ministre anglais n'a aucun doute sur l'issue de la lutte. L heure qui sonne est une des plus graves dans l'histoire des hommes. Ne déshonorons pas sa grandeur par la petitesse ! 0—o - Une chaire belge en Angleterre On sait que depuis le début de la guerre, le monde universitaire anglais se pré-, occupe de resserrer les relations intellectuelles entre les Alliés, notamment par la fondation de chaires de langue et de littératures étrangères. C'est ainsi que des professorats de russe et d'italien ont été fondés déjà dans diverses universités. Une chaire de russe sera instituée sous peu à l'Université de Londres et les appointements du professeur seront payés par le London County Council. Il n est pas que les Alliés mineurs de l'Angleterre qui ne s'organisent de 1a même façon. Depuis quelque temps, on enseignait le portugais au King's Collège. On se préoccupe maintenant d'y établir, au prix de 4°0000 francs, un professorat Camoens", qui comprendra non seulement l'étude du portugais, mais oel'le de l'histoire et des conditions sociales et économiques du monde lusitanien (y compris le Brésil) avec une bibliothèque spécialisée qui servira de rendez-vous aux étudiants portugais et brésiliens à Londres. Il est remarquable que malgré la présence de deux cents milles Belges en Angleterre et la création de tant d'organismes officiels' qui servent à satisfaire de multiples démangeaisons d'amour-propre et les ambitions de quelques chasseurs de sinécures, ont ait fait si peu de chose jusqu'ici pour resserrer et perpétuer les relations entre Belges et Anglais dans le plan intellectuel. Nos professeurs ont fait, à Oxford et à Cambridge, d'excellente besogne, mais rien de définitif et de durable ne paraît vouloir résulter de ces efforts au point de vue des relations _ anglo-belges dans le domaine de 1 esprit. Sous bien des rapports, il y a beaucoup à faire encore dans ce sens; et si le monument belge que l'on propose d'élever comme témoignage de gratitude à la magnifique hospitalité anglaise pouvait se doubler d'un "Verhaeren profes-sorship" dans une université anglaise, nous en serions particulièrement heu-re nv

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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