La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 17 Août. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 09 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/k649p2x84g/
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The IMewpaper for Belgiaws LA METROPOLE | oNEi PENNY CWQ OKITim guiDE 'M OW SutiniT s DIX COTIMB PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Line, W.C.2 — Téléphoné : Holkoro 212. (3 mola | fhi 6 moU 17 sh. 1 an ja «ht 25-* ANNEE SAMEDI 17 AOUT 1918 Rtgisttrtd mt thé G. P. O. -knon «i • Néwsfaper. NO 229 LA GRANDE GUERRE I Capture de la crête de Lassigny Nouvelle offensive pacifiste 73.000 prisonniers, 1.7UU canons venareai imui. Hes Français ont capturé hier la ferme d'At-H-:. et la ferme du Monolithe, sur la route de ■.ors à Ribécourt. Ils ont ainsi atteint la He du massif de Lassigny et ont commencé Hvancer sur ses pentes qui dévalent vers la Kette. Sur plusieurs points ils occupent des ■riions notables de leurs anciennes tranchées ■ 1916 et enflanquent l'ennemi, dont la si-Htion devient de plus en plus difficile. beau fait d'armes n'a pas été accompli Hb peine. Les Allemands se sont défendus Kr énergie, ainsi que le prouve le petit nom-H de prisonniers capturés, mais il est proba-qu'ils ne sont plus de taille à se maintenir ■que quelques nouveaux coups heureux des Hupes d'Humbert les foroeront bientôt à Mindonner tout le massif et à se retirer der-■r, la Divette — et peut-être plus loin encore, ■est affaire de temps et de patience. Mîiitre la Matz et l'Oise comme dans les sec-^Rr> situés plus au nord les combats de jeudi Heu un caractère exclusivement local. Kntre Chaulnes et Roye les Canadiens ont Hturé les villages de Damery et de Parvil-K, situés à trois kilomètres et demi à l'ouest H chemin de fer, et ont progressé quelque ■1 au sud-est de Proyart (Somme) et à l'est ^■Rainecourt (Chaulnes). ■u nord d'Albert, dans la région de la ré-Hite retraite allemande, les patrouilles bri-Siniques ont été actives, ont progressé et ont ^Kturé des prisonniers et des mitrailleuses, ^■rtillerie a été active sur le front Kemmel-^Bres et très active entre l'Avre et l'Oise. ^K)n publie maintenant des statistiques com-■tes des captures de prisonniers dans la ré-^Rte offensive. Depuis le 8 août, la IVe armée ^■tannique en a fait 21.844 et la Ve armée ^■nçaise 8.500, ce qui porte le total de prison-- capturés au cours des opérations alliées ^■Ie front Albert-Montdidier à 30.344 — avec ^■^700 canons. D'après VEclio de Paris la armée française du général Humbert au. ■t fait de son côté 10.000 prisonniers, de sor-■que le " butin " fait sur le front occidental ■luis le début de la contre-offensive de Foch, ■16 juillet, comprendrait 73.000 prisonniers Bfc 1.700 canons environ. ^■1 est bien entendu que ces chiffres ne don-■u aucune idée des pertes des Allemands, Hi sont beaucoup plus élevées, notamment en On compte aussi que, depuis le 16 juil- ■ les pertes totales des Alliés — morts, blessa éclopés — n'atteignent pas le total des ■sonw'm allemands capturés. H^es chiffres sont destinés à exercer une ^ftnde influence sur le cours de la campagne ■1918. D'après des renseignements de source ^K'aise, le commandement allemand a dû ■iployer 35 divisions sur le front Oise-Ancre, près de la moitié — quinze — ont été em-^■ntées à ses réserves. IÎ n'aurait plus en ce ■inient sur tout le front occidental, comme ■erve fraîche, c'est-à-di-re composée d'hom-■s n'ayant pas été en action depuis l'an der- ■ que seize divisions, dont onze appar-■riraient au groupe d'armées du Kronprinz. ■ outre, ses troupes en ligne sont déficitaires ■ point de vue du nombre des baïonnettes, ■st-à-dire qu'elles renferment une proportion Monnaie d'hommes de physique inférieur in-■wbles de jouer leur rôle dans un assaut en ^■ne et de forme et tout au plus bons à faire ^■rcher des mitrailleuses. ■^ ces chiffres sont exacts, il est fort douteux ■e. dans l'état présent des choses, Ludendoif Misse encore songer à une contre-offensive de ^»nd style, au moins avant d'être renforcé ■< les jeunes recrues en ce moment à l'en-^■înenient, et qui ne pourront pas, croit-on, incorporées avant la fin de l'automne. peut trouver la confirmation de cette ■pothèse dans le fait que l'Allemagne paraît ^W'°ir commencer dès à présent une nouvelle ^■ensive pacifiste, dont le branle a été donné ■rson nouveau ministre des Affaires étrangè- ■ l'amiral von Hintze, dans une interview ■''> accorda avant de se rendre au grand ■art'er général au correspondant berlinois de ^ÊGazctte de Cologne. L'amiral y répète les ■«ions habituelles au sujet de 1'" impéria-■nif " de l'Entente et de sa "volonté ■néantir l'Allemagne". Il fait grand cas de ^■adhésion " hypocrite, et si cruellement dé-^■nt\e par les faits de l'Allemagne au progra- ■ wilsonien et déclare qu'il est prêt plus que à entrer en conversations. ■Pn le voit, c'est toujours le vieux piège qui ^Ps,ste à attirer l'adversaire devant le tapis sans avoir révélé en rien ses propres in-^■'°ns. Personne, chez nous, ne s'y laissera ^B'wre, sauf peut-être quelques socialistes ^Bu0es et certains neutres désireux de voir ^■onm'ner '3 £uerre à n'importe quelles con- B "empêche que les déclarations de von ■ z,;sont symptômatiques en ce qu'elles IIICKIICUL ex uuni 11-.1 aauviiuv.Liuii « i "1""*"" y — blique allemande. Il est au moins curieux de constater que le porte-parole des pangermanis-tes, porté au pouvoir, par le désaveu de la politique pacifiste de Kuhlmann, se voit forcé d'entonner la trompette de la conciliation moins de trois mois après son avènement. Il est vrai qu'entretemps il y a eu, entre l'Ancre et la Marne, quelques batailles qui n'ont pas précisément donné les résultats qu'on en attendait à Postdam. Il n'est pas du tout certain du reste, dans ces conditions, que von Hintze pourra tenir longtemps, car le rôle de pacifiste masqué qu'il doit jouer ne saurait lui convenir beau-conup. D'après certains, bruits qui circulent, Kuhlmann se tiendrait toujours dans la coulisse, et se préparerait à reprendre du service actif. Il retournerait à La Haye, où le Dr. Rosen, appelé à Berlin, n'est pas encore revenu — en attendant qu'il puisse rentrer avec tous les honneurs de la guerre à la Wilhelm-strasse ! Il n'est pas douteux que ces choses — et d'autres— auront fait l'objet de sérieuses réflexions à la conférence des deux empereurs qui vient de se tenir au grand quartier-général allemand. Des télégrammes inspirés essaient de donner le change en disant que c'est la question d'Orient et surtout la question polonaise qui ont occupé surtout cette grande palabre, sans pouvoir donner d'ailleurs, et pour cause, aucune indication sur les décisions que seraient intervenues .11 est beaucoup nlus probable que ce sont " les événements politiques dans les pays de l'Entente, au regard surtout de l'état des choses dans toutes les contrées belligérantes qui pourraient créer des perspectives pouvant provoquer une paix générale " dont on se sera avant tout préoccupé. La tempête se lève, mais les plus habiles pilotes pangermanistes ne préserveront pas les coupables de ses coups. On confirme l'attaque imminente des Germano-Finlandais contre la côte mourmane qui aurait lieu, dit-on, en septembre et dont l'ob- I jectif principal serait la baie de Petchenga, qui constituerait une admirable base sous-marine. Deux mille Bolchevistes armés s'avanceraient au nord du lac Onega. Au sud d'Archangel, les Rouges se sont retirés au nord d'Obesers-Kaya, à la jonction du rail avec la route de la baie d'Onega, Un détachement britannique i débarqué dans cette baie essaya de couper les Bolchevistes, mais n'y réussit pas. Les Routes se battent assez bien et commettent les pires atrocités, ce qui fait supposer qu'ils sont commandés par des officiers allemands. Un autre détachement anglais débarqué à l'embouchure de la Dvina, remonte la rivière vers Kotlas pour essayer de prendre contract avec les Tchéco-Slovaques de la région d'Ekaterin-burg. Les Tchèques sur la Volga se battent bien. On a de bonnes nouvelles aussi des généraux Alexieiff et Denikine qui ont rallié un grandjiombre de partisans. Les Anglais à Bagdad ont envoyé des détachements à travers la Perse vers Enzeli et Bakou et des détachements indiens, au nord de Meshad pour protéger la frontière afghane contre l'avanoe des Turcs. Ces détachements sont probablement faible.- et peu pourvues d'artillerie, mais ils renforceront utilement les Arméniens et les Russes loyaux sur les de la mer Caspienne. Offenburg et Thionville ont été bombardés é nouveau mercredi, en plein jour. ♦ Ruy Barbosa décoré par le roi Albert Le roi Albert a conféré la grand'eroix de l'ordre de la Couronne à l'orateur brésilien Ruy Barbosa, à l'occasion du 50e anniversaire de son entrée dans la vie politique. ♦ La lettre pastorale de Mgr Mercier Nous avons la satisfaction de faire savoir à >nos lecteurs que l'admirable dernière lettre pastorale de notre grand cardinal a été reproduite en deux éditions, l'une française, l'autre flamande, et que l'on peut l'obtenir à raison de trois pence l'exemplaire aux bureaux de La Métropole Prière à ceux de nos lecteurs qui s'étaient inscrits de vouloir bien nous faire parvenir le montant de leur com mande, avec les frais de poste. La Banque nationale de Belgique Les valeurs en dépôts Lorsque la Banque nationale de Belgique fit transporter à Londres son encaisse et le portefeuille de la banque de l'Union anversoise, elle emporta son portefeuille et les titres en dépôts. Pendant longtemps, on répondit aux clients de la Banque nationale qui s'adressaient à elle pour savoir ce qu'étaient devenues leur valeurs que celles-ci ! étaient en lieu sûr, mais qu'il fallait en faire l'inventaire et le classement et qu'il faudrait patienter. Pouvons-nous demander à la Banque nationale au nom des intéressés si ce classement est terminé et si l'on peut réclamer les titres aux guichets? ♦ La tuerie de Couvin Interviewé par l'Intransigeant, l'aviateur français Chevillard, évadé d'Allemagne, a raconté ses souvenirs : Ah! j'allais oubLier la tuerie de Couvin, en Belgique, à deux pas de Rocroy. C'était au début de septembre 1914 On nous dirigeait vers l'arrière, quand, en passant à Couvin, on nous fit assister <1 une exécution — ou à une tuerie plutôt. Trente-sept civils étaient rangés dans un champ. Vieux, femmes, jeunes gens, tous accusés d'on ne sait quels crimes. Unî quarantaine de soldats tirèrent dans le tas, su petit bonheur. Ca dura plusieurs m. mtes . j Lorsque le tas humain ne bougea plus, on j nous fit défiler devant, au rythme de.> chan- < sons que chantaient nos bourreaux ! Belges, n'oubliez jamais ! ♦ Un mot de M. Roosevelt Paris, 15 août.— Les journaux publient la réponse faite par l'ex-président Roosevelt au message de condoléances qui lui fut adressé par le président Poin-cairé au lendemain de la mort de son fils Quentin. Voici la réponse de M. Roosevelt : "Un de mes fils a été tué en se battant pour la France. Deux autres ont été blessés. Mon seul regret est de ne pouvoir me battre à leurs côtés."— Reu-ter.♦ Le ressentiment des israélites d'Autriche Le Bureau de correspondance israéli-te apprend que la décision du ministère prussien des affaires étrangères de refuser l'entrée de l'Allemagne aux ouvriers juifs venant de Russie provoque un vif ressentiment dans les milieux israélites et surtout en Autriche. Le journal israélite viennois Morgen Zeitung 'écrit : Cette décision est de la plus grande importance pour les israélites autrichiens. Ils ont été les fermes partisans de l'alliance austro-allemande. Aujourd'hui, la plupart d'entre eux changent d'avis en ce qui con-oerne la politique étrangère autrichienne. En effet, les Allemands ne permettent pas aux israélites venant de l'Est de passer la frontière allemande, tandis que la Russie a aboli toutes les lois qui restreignaient la liberté des israélites. Il n'est pas besoin de dire, ajoute ce journal, à quel pays nos sympathies sont gagnées. L'Allemagne est le seul pays d'Europe qui désire chasser les israélites. ♦ Une nouvelle arme Une croix de guerre bien gagnée est celle qui vient d'être épinglée sur la poitrine du sergent américain Robertson. Ce sergent appartenait à un régiment du génie chargé d'opérer les destructions néces- , saires dans un certain secteur, lors d'une grande offensive des Allemands. A un certain moment, la situation était critique; l'ennemi avançait en masse et si rapidement qu'on^vait à peine le temps d'évacuer le matériel roulant ! demeuré sur une voie de chemin de fer. Chargé de piloter une locomotive, le sergent Robertson a la malchance de la voir sortir des rails. Que faire? Anxieusement il tourne la tête du côté des Allemands, qui ne sont plus loin. Puis, ayant pris son parti, il bloque la valve de sûreté de la chaudière, jette dans le ' foyer sa réserve.de combustible et bat vivement en retraite. Peu après, une soixantaine d'Allemands en. touraient la machine déraillée, quand la chaudière, soumise à une formidable pression, fit ce qu'espérait l'ingénieux sous-officier et sauta 1 avec des effets comparables à ceux d'un obus de 520. Les soixante Boches, ébouillantés ou écar-bouillés n'y avaient vu, c'est le cas de le dire, que trente-six chandelles. I La Flandre et l'activisme Nouvel aveu allemand Dans la Frankfurter Zeitung du 31 juillet 1918, un soldat allemand, résidant pour le moment en Flandre, communique ses impressions au sujet du pays et de ses habitants. Dans cet article, intitulé "Flandrische Erinnerungen", on trouve le passage caractéristique que voici : Et la question flamande? Le soldat peut-il en parler? Lorsqu'il vient en contact avec un pays étranger et des gens étrangers, il ne voit sans doute pas tout l'ensemble des choses — combien d'hommes le peuvent? —■ mais il voit du moins d'une façon honnête ce qu'il "voit" et non pas ce qu'il pourrait voir. Or, dans son entourage immédiat, le soldat ne remarque certes pas beaucoup d'indices qui seraient de nature à lui montrer que la Flandre s'enivre de la liberté .qu'elle vient d'acquérir. Le soldat ne voit que les cas individuels Et l'on peut se demander si et dans quelle mesure l'horticulteur et le propriétaire d'estaminet s'est senti opprimé par le régime wallon. M. Koekuit ou M. Vermeulen se soucie d'abord des soins à donner à son horticulture et, après seulement, il pense à sa nationalité flamande. En ce moment, il voit la guerre et, devant lui, l'ennemi. La guerre a d'ailleurs apporté avec elle la nécessité, pour nous, d'imposer aussi à la population flamande bien des oppressions : réglementa, tion, cadastration, rationnement, réduction à la portion congrue... C'est pourquoi le soldat ne peut que témoigner de ceci : nous n'avons rien vu de ce qui ressemble à un soupir de soulagement des Flamands. Les Flamands soupirent, comme tout le monde, sous le poids • de la guerre. Aussi longtemps que des soldats allemands sont dans leur pays, c'est pour eux la guerre. Aussi longtemps que ces soldats y sont, les Flamands n'ont pas de bétail, pas de commerce et peuvent or ner leur propre demeure des millions de leurs azalées et de leurs rhododendrons. Qui peut les blâmer, si, encore, maintenant, ils sont attristés et réservés?... Voilà ce que le soldat voit quand il fréquente les Flamands de son entourage. Aussi ne s'attend-il pas à ce que le bou-g-mestre l'accueille devant l'hôtel comnvnrd par un discours de bienvenue ou à ce qur "Martje" et "Florke" lui sautent au cou. Je ne vois pas si une telle fraternisation — ou "sororisation" — flamande-allemande s'est déjà présentée ! En tous les cas, le soldat est devenu trop "sceptique" pour <ie paver d'illusions. 4 La Belgique reformatrice de la culture moderne Sous ce titre, M. J. Rusch publie, dans le journal helvétique Schweizeri-sche Republikânische Blàtter, du 3 août 1918, à l'occasion de l'anniversaire de la déclaration de guerre, un remarquable article consacré à la "Belgique loyale et martyre dont le nom vivra éternellement dans l'Histoire comme champion du Droit, de l'honneur et de la foi jurée". S'adressant au peuple allemand qui, volontiers, fait était de ses sentiments pieux, M. J. Rusch écrit : Tu n'as plus besoin d'aller en pèlerinage à Aix-la-Chapelle, de te prosterner devant la tunique du Christ, car tu l'as sacrifié toi-même dans la personne de la Belgique. Les siècles n'effaceront pas la tache du crime commis par l'Allemagne le 4 août 1914. L'Allemagne, ce peuple dont l'honnêteté était proverbiale, n'a pas seulement agi en Caïn vis-à-vis de la Belgique, elle a essayé, par-dessus le marché, de l'étrangler moralement et c'est surtout la presse catholique d'Allemagne qui s'est distinguée dans la campagne de calomnies contre la Belgique et qui a infesté l'air dans les pays neutres.M. Rusch qui compare la Belgique à sainte Agnès, martyre du Césarisme romain, est certain que le sacrifice de la Belgique n'aura pas été vain. Le courage moral de la Belgique n'est pas seulement devenu l'âme de cette guerre, dit-il, il sera aussi le réformateur de la culture moderne. L'exemple de la Belgique, sacrifiant tout aux principes de la morale, a contribué A faire triompher les principes de la moralité mondiale. Grâce à elle, la plus matériell'1 des guerres est devenue la plus .idéale de toutes. C'est la lutte entre la foi dans les principes moraux et la force brutale. Sur le rocher Belgique deux mondes se sont séparés, oelui du Droit primant la Force et celui de la Force primant le Droit. Un de ces deux mondes doit périr, c'est là le but moral de la guerre. Elle portera ses fruits en ramenant le monde vers les idéaux oubliés de la vraie civilisation, en faisant refleurir l'idéalism-a moral. L'état sanitaire des populations en Belgique occupée Au sujet de la conférence qui se réunit récemment à La Haye, dans le but d'assurer le ravitaillement de la Belgique et du Nord de la France, un rédacteur du Algemeen Handelsblad, d'Amsterdam, (12 juillet), consacre un long article à la situation sanitaire du territoire occupé de la Belgique. Lentement, dit le quotidien hollandais, la situation est allée en empirant d'une manière effrayante dans la malheureuse Belgique ; dans le Nord do.la France, elle est encore plus sérieuse. La guerre tue la compassion et les préocupations d'ordre personnel occupent toute la pensée. Ainsi il nous arrive d'oublier ce qui se passe à peu de kilomètres de distance. Mais, précisément en regard de la disette croissante, ici, dans notre pays, il n'est pas inutile de se rappeler que, comparativement aux territoires occupés dans notre voisinage immédiat, la Hollande est un paradis où règne l'abondance... L'auteur de l'article cite, ensuite, abondamment, des statistiques dont la seule lecture émeut. Ces chiffres, dit-il, sont gmpruntés à un rapport non officiel, qui établit une comparaison entre la situation en janvier 1913 et en décembre 1917, concernant la population de 481 communes ayant une population totale de 2.541.672 habitants. Du territoire d'étape, — où l'état de choses, d'après nos informations, est notablement plus mauvais encore, — on ne peut obtenir aucun renseignement, sauf en ce qui regarde la ville de Gand. Pour le surplus, les chiffres intéressent les grandes villes telles que Bruxelles, Anvers et Liège, et les régions industrielles et agricoles ; ils sdonnent donc, bien qu'ils ne soient pas complets, un tableau sincère de la situation. En premier lieu, en ce qui concerne les statistiques de la natalité. De 46,912 en 1913, dans les 481 communes visées pas les données en question, elle est descendue à 22.089 en 1917, soit par mille habitants de 18.5 à 8.6. Pour l'ensemble de la population belge, cela représente une dégression de 186.000 naissances.Le taux de la mortalité s'accroît, en même temps, de la manière la plus inquiétante. En 1913, il s'élevait à 14.5 par mille, en 1917 au contraire à 17 — et on peut admettre que, dans le territoire d'étape, la proportion est plus élevée encore — de sorte que l'écart favorable entre les naissances et les décès, qui était de 4 pour mille en 1913, s'est maintenant transformé en un écart défavorable de 8.4 pour mille. Le phénomène déjà constaté avant la guerre dans les grandes villes, s'est maintenu ; les naissances y sont toujours le moins élevées et les décès les plus nombreux. A Anvers, par exemple, le taux des naissances est seulement de 6.7 pour mille pendant que, à Namur et à Soignies par exemple, la mortalité atteint 24.5 et 23 par mille habitants. La mortalité infantile semble, par contre, grâce à l'énergique intervention d'un grand nombre d'œuvres d'assistanoe, ne plus être aussi inquiétante qu'au début de la guerre. La tuberculose, dans les diverses formes de ses manifestations, a doublé le nombre de ses victimes depuis 1913 ; par 10.000 habitants, le taux de la mortalité qui lui est attribuée s'est élevée de 12.7 à 25.6. Toutes sortes d'autres maux, dont le développement peut être imputé à la guerre, telles les maladies du cœur et les névroses, ont aussi leur part dans cette progression. Par 10.000 habitants, on constate une augmentation qui va de 17.2 en 1913 à 23 en 1917. Depuis le début des hostilités, la Belgique a perdu environ 200.000 de ses enfants restés en territoire occupé, soit environ 165 par jour. En 1917, la diminution de la population, eu égard à l'état de guerre — les pertes militaires et similaires n'y étant pas comprises — atteignent 103.000 personnes ; 260 par jour Et l'Algemeen Handelsblad termine ainsi : La nation belge, qui n'a pas souhaité la guerre et n'a pas pu la prévenir, qui, de tous les belligérants, peut prétendre le plus à la sympathie, souffre profondément de ses calamités.Grâce aux accords nouveaux intervenus entre les puissances de l'Entente et la Commission for Relief in Belgium, cette terrible situation, due aux entraves systématiques apportées par l'Allemagne au ravitaillement de la Belgique, s'est notablement modifiée. Les quantités de vivres importées ont été accrues, non seulement en raison de la cessation , des torpillages des navires de la Commission for Relief in Belgium, mais en-| core parce que les quantités transportées ont pu être augmentées. ♦ — Tarbes, ville natale du maréchal Foch, vient de décider d'offrir à ce dernier une épée d'honneur et de faire apposer une plaque com. mémorative sur la maison où il a vu le jour.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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