La métropole: journal quotidien du matin

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s.n. 1918, 04 Decembre. La métropole: journal quotidien du matin. Accès à 19 juin 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/sj19k4703m/
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LA MÉTROPOLE 1© CSHT2MES le imméffo JOURNAL QUOTIDIEN DU MATIN 54, RUE NATIONALE, 54, ANVERS Mercredi 4 décembre 191S ? Journal aamis par la censure AVIS. — Les difficultés actuell ne permettant pas d'organiser po le moment le service des abonn ments, nous prions nos lecteu désireux de recevoir quotidienn ment la « Métropole • à domieil de s'adresser à nos bureaux rue Nationale, (rez de chausse, oij ils peuvent se faire înscru pour le service provisoire par poi PAO ES VECUES V Conséquences de notre régime historique La restitution historique du nio et des formes réelles do notre ox: tenco durant les siècles qui, dmis toi les domaines, ont donné au nom fl mand le plus d'illustration ot do gl( re, ne fera corte3 pas comprendre ai Flàmallemands de la trempe des Li Picard, des Léo Mcert et d autr lions du même poil, l'absurdité l'inanité de leurs conceptions. Leu horizons vers lo passé et vers l'a\ nir sont trop étroits pour cela. 1 n'admettront jamais que leur prête due Flandre eux. façonnée av des formules, des idées fixes, des ul pies baroques, des haines inconsic roes, serait uno Fiandro arl|ificAel ou contradiction complète avec composition effçctive actuelle, qui ! aussi colle do tout son passi.Cequ' appellent notre "abâtardissement", mot dont ils sont prodigues envc tous ceux qui so refusent à les g ber, est tout simplement l'express! d'un phénomèno séculairo, diso: mémo d 'un privilège immémorial, q n'appollo ni leur admiration ni lo réprobation mais qui est et qui r< tora, on se passant de l'une et de l'a tro. Il est bien clair que si ces lio: avaient rugi au temps do Rubens do Van Dyck, pour no citer que c doux splendeurs de notro passé arli tique qui sans aucun doute parlaie le français autant quo lo flamand, c lions les auraient traitéls dédaigne Seniont de "Transquillons" et so £ raient ainsi assuré A eux-mêmes franche risée de tout " leur peuple d'alors. En offet, au temps de Eubei et de Van Dyck, l'usage du frança était plus répandu que jamais dans peuple de Flandre. Son ensoigneme s'y était établi partout, depuis 1 éooles des pauvres jusqu'à l'univt sité do Louvain, où l'on institue dtta chaires de français pour dispe sor les étudiants flamands d'aller a prendra le français hors du paj Car l'usage s'état introduit dans 1 familles d'envoyer leurs enfalnte paya woillonj pour y perfeoiionn leur connaissance du français, qu 'exigeaient- à la fois la cultui'o i tleUeotuello et les échanges oconoir ques, à cette époque de grandeur do prospérité. Nos lions auraie: donc flétri Rubens, Van Dyck et leu: écoles, comme tout aussi logiquemo: et pour des raisons identiques i devraient flétrir les monuments do: nous nous montrons les plus tioi-avcc IsaT m&gïïYUcencos arcMtcctur les, sculpturales et picturales qui < donsbituent l'immortelle beauté. Ci dans nos chefs-d'œuvre des siècli gothiques comme dans ceux de l'épi quo de la Renaissance, nos granc maîtres manifestent prjesquo irivfiri; bloment l'influence latine qui a guid leur formation artistique. Seuk|men ils ont^ emporté eux aussi le bénéfic le 1 élément double dont s'est const uo le génio do noire race, en impr nant à tout ce qui est sorti do leur nains cette marque distinetive d'exi >éranco et do fouguo flamandes su aquello l'observateur attentif ne s rompe guèro. Serait-ce encore un prouve tangible que notre "abâtai fissement" date de longs siècles serait-ce donc bien sûrement l'œuvr imtiaio et séculairo do notro forma ion nationale quo nos germanophile roudraient détruire, nullement pou établir ce qui aurait pu exister e: meune periodo antérieure, mais pou - "i ^ cluel(luo chose d caricatural,, diétriquê, d'anaehïoni objet ,obstiné do leurs rêves n ; adifs mais sans au,cuno analojj ivoc uno Flandi'e de n'importe nueil poque ? . Heureusement, moins quo jamai îtto conception ma/lsniiio deviendrai éajlisable aujourd'hui, en dépit C mes les séparations administrative . do tous les glaives allemands.Moin ue jamais, Dieu merci, nous nou< lisserons réduiro à l'état do robin 3ns isolés du resto du monde intel . ff économique, Hypnotisés pa: aspu-ation uniquo do vivre sous h rule ot lo régime dos coquins qu M cru mieux nous assouplir à leu: rochaine tyrannie en nous faisan 'pieusement piétiner au préalab'k lus los bottes des Allemands. Au demeurant, ils n'ont pas soûle ont fait fausse route ; ils ont irré-eoiablement perdu leur propre eau qui, heureusement pour la Flan-■e, nest pas la cause do la Flan- 11 n'est nullement question ici. on 3 ^a"v» bi°n'« d° Tlier quo Ies droits m,m m?Ue flaluallde °nt été long-18 «« rTiî™ ,et n'avnient même • — ^ SVS Mo ot moyen. Us ont raison ,1 «loir convaincre nos classes boul 0 ses et patriciennes du devoir im- S!'n, ° 1 întérêt PaMoli(lu« « ila. , ? q 11 Ieur commandent de mot- us. en Plus en honneur la îgët dn r!eUr ?.euPle' d0 la Powé-rtifiL J® Piquer. Ils sont mieux listralinno01"0 n °XigCr que los acl" iwtralions publiques et leurs agents bercer InT™' B-n pays fWW «ues au pa™88'0" deux MuSrsn^ lolument légitime, on prétendeédf .de nouveaux organismes ^ urersité flamande, sur los ruines gainâmes <la jlanguo français» inrvi ?-0I'S que coux-ci répondent urd hui comme toujours aux axi- fdérlblna"f bes,0iu3 d'une P^tie ùe. ® r° P0Pldalion bi- r-iZm^"lUra ,doux argumcnts rés^Ô T cerr™ i6lcn^m-S ros ae la cause flamande, ci ue nos , 1 1 Eoules auront désormais quelque peim H à Leép?emier consiste à crier, comin es- te font les Allemands eux-memes, qu Iir Suto réforme en vue de rétablir u. e- droit rationnel do la languo flaman do doit s'inspirer d'uno penséo d'à pression contro ceux qui entehdcn 3" user de la langue française. Jusqu'ici e< le.3 Flamingants hirsutes ont ou l'ail 4 (lo vouloir obtenir tout ce qu'ils rc 3) vendiquent moins en considération di ,e flamand qu'en haine du français. Il; ajoutaient mémo volontiers, avec leu coutumière impudence, quo l'usage di français est un acheminement ver, B l'annexion et quo les Belges qui 1 pratiquent forment " le parti d l'étranger Gomma nous somme, loin do là 1 Et comme on aurait d<! sormais beau jeu de prétendre, ave pout-être tout autant d'injustice mai beaucoup plus d'apparences de rai son, que c'est chez les Flamands qu se forme " le parti de l'étranger " t se forge l'annexion l'Allemagne! s" Un second argument qui échapp 13 désormais à .certains protagomiste flamingants!, et dont les îiJjUleiU', n'ont quo trop longuement et bruyan: !X mont abusé, c'est quo l'unité de lai ÎO gu-o relèverait le niveau intellectuc ^ et moral do notro peuplo. e' Jamais thèse plus favorite à cei rs tains esprits n'a emporté d'évént monts sans pareils un démenti plu ls éclatant et plus instructif. Car il y n- plus aujourd'hui que l'enseignemer do l'histoire, d'après laquelle l'unit °" do languo n'a jamais existé en Flar é- dre, parce quo dan3 le fait eilo nou e, aurait été plutôt funeste qu'avant! sa geuse. ut II y a d'abord que notre peuple,ti 1,s qu'il est, a traversé avec une endi m ranee, uno dignité, une vaillance i 113 su.rtout uno clairvoj'-ance qui déne 0- teiit dés qualités de bon sorts et de ,n vigueurs civiques do premier ordr< is la crise la plus effroyable dont je ui mais nation fut frappée. Sous un rr compression do fer, privé durant plu fi- de quatre ans do ses «hefs et do se a- guides politiques '.o|rdi;na'iires, San 1S journaux dont il pût recevoir en cor ot fiance les informations et les con 6s seils, circonvenu nu contraire par le s- organes d'une presse vendue pou nt fomeinter la défiance, lo déeourag£ es ment ot la trahison, il ne s'est laiss U- entraîner à aucuno do ces faiblesses ;o- Il a tenu bon ; il a attendu froidf la ment et fidèlement la fin de la toui mente. Or, un peuplo capable depa is reillo attitude n'a pas besoin du relè is voment moral dont on nous a rabal le tu les oreilles. Les quelques centai at nés do traîtres qui, durant l'opprec îo sion étrangère, ont eu l'air do parle r- en son nom, alors qu'il ne les écor at tait pas ou les réprouvait avec oxi! a- cration, ne suffiront même pas à tei P- nir sa gloire. s. Mais, en outre, il y a surtout qu es nous avons précisément, durant cot en mémo periodo do malheur, appris cr connaître do près et à fond un pot co P% favorisé plus que nul autro d a- l unité do languo et réputé comm jouissant do façon transcendante d et l'injtelle'o'tualité qui nous manquerai! d Nous avons vécu ici, entourés de mii .'s liers d Allemands rie toutes condi Ît lions, civils et soldats, clercs et lai Is quos, citadins et ruraux, prussiens it' bavarois, saxons, wurtembourgeois e 3; l<3 resto, parlant tous lo même idiome > Si l'unité de langue doit relever 1 n niveau intellectuel et moral d'une na il tion, il n 'y en a pas uno qui pou 's réalisai' cette unité dans uno inesUri >■ plus absolument complète. Eh bien s voilà une ressoureo qui so dérobe ; qui vo'udrait reprendre le thèino di e la flamandisation absolue et à tou ' P.1?.* 'a Flandre jusqu'ici touiouri e bilingue ! Qu'on en appelle donc i la population qui a vécu sans fai 1- blir cetto interminable période dt 5 vols, de destructions, d'arrestatiout ■- aroitraires, do persécutions person-i nelles et collectives, d'exécutions p'a> c pitales, do fourberies, de délatioins el o d embûches à tous instants et en tau-- tes choses ! Qu'on lui demande s'il no faut pas nous gratifier et au be- 0 soin nous imposer cetto silpérioritlé ?U1 ™U3 •fajt défauti à savoir que là- ^ bas (0 millions d'hommes no parlent f qu uno langue tandis que chez nous 1 7 millions en parlent deux ? 1 argument sera devenu écrasant 2 pour qui osorait eneoro lo produire. Un Occupé e ' VVV LUI S t Guillaumo II essaie de se disculper 0 ll'ogener, t'es-eoriospondant de inierro = de la "Gazette de Cologne" a cu S Z > Uetiwi do trois quarts d'hooi'o avec Guil-s aumo II, le jour où la révolution a éclato . a kiel. . L'ex-empereur lui a dit que toute la po-, Wi juc des trois semaines qui ont précédé la guerre a eb3 menée uniquement par bethmann-tflolhvog et von Jagow, qui ne | l'ont tenu au courant de rien et' l'ont envoyé en Nor.vègo contre son gré, soua ; lo prétoxto du maintien de la paix. Pen- 1 dant touto la durée de son voyage, iia 1 ont laissé sans information aucune, et il n'a appris ce qui so passait que par les journaux Scandinaves. C'est lorsqu'il a reçu par eux la nouvelle de ia sortio on mer de la flotte anglaise qu'il s'est déeidô à rentrer à Berlin. Cette déclaration peint l'homme cri trois lignes. L'extradition de l'ex-kaiser La quostion de l'extradition commence a prendre corps et il semble bien que ïo kaiser no pourra demourer dans la noutro Néerlande aussi longtemps <iu il 1 aurait désiré. ,, Jï0 co^a^orateur parlementaire du lames donno à cet égard dos renseignements du plus haut intérêt. La décision qui a été prise d'appeler le Kaiser à randro compte dose3 actes, dit lo correspondant, est une. des principales questions do la campagne électorale. (-)n annonco que le cabinet do guerre a examiné la question en ces derniers tonsps v qu ello s est arrêtée aux conclusions suivantes : 1* que les gouvernements des pays al-nes sont compétents pour obtenir l'extradition do l'ex-kaiser ; 2. que le gouvefrncmont britannique est partisan do toutes les démarches nécessitées par cette extradition ; 8. que, lorsque l'extradition sem obtenue, le kaiser devra répondre de ses crimes contre l'humanité. " Lo cabinet, assure-t-on, n'entreprendra aucuno démarche, avant d'avoir consulté les gouvernements alliés. Il n'y a pas lieu do douter quo les gouvernements français et anglais n'acquiescent à cetto politique. ! Otn croit que la question sera discutée au cours des délibérations, qui commenceront aujourd'hui à Downing Street entre MM. Qémenceau, Foch, Oïlando ot Sonnino. Cesi délibérations dureront deux ou trois jours et ne sont pas uniquement une préparation de la grande réunion dos illic-s, qui aura lieu à Paris avant la fin lo i'annéa* ! U ACTUALITE ! LA QUESTION DANOISE i II y a eu toujours, mais à l'état latent, . uno question danoise, ou plutôt germano-danoise, ayant pour enjeu la provincodc , Schleswig. Avant de parler d'o sa résurrection, un mot d'histoire. ' En vertu do l'article 5 du traité do ? Prague, conclu en 1866, entre la Prusse - et l'Autriche, l'empereur d'Autriche trans- 1 férait au Roi de Prusse ses droits sur le S.-j Holstein, à moins quo la population des r districts septentrionaux no fît connaître le désir, d'être réunie au Danemark. Co rc- , torondum n'eut jamais lieu 11 y a plus. 3 En 1&78, les Etats signataires do la con- 3 vention de 1866 déclarèrent caduc l'arti- 5 clo 5. Trente ans plus tard, lo gouverne- s uient danois commit la faiblesse dorocon- - naître lo fait accompli, contrairement .aux 3 veaux dos populations intérojsécs. 3 Collo3-ci — fait connu — n'eurent # pas plus que les Alsaciens et le3 Polonais à se réjouir dos conséquences du fait ac-" compli. t L'Allemagne a pu par do subtiles combinaisons d'osoamotage électoral, réduire 2 à un seul représentant los Danois du 3 Schleswig, les 150,000 Danois du duché s n'en ont pas accepté davantage la loi qui les a fait Prussiens malgré eux. Ello a pu pros.riro lo polonais dans l'église et " dans l'école et exploiter les prodigalités de faristocratio slave pour envoyer les co-Ions dans le duché do Posen — par ces ex-" pédients onéroux et d'uno utilité con- - tcstables elle a aigri les haines sans 3 établir plus solidement sa domination. a La mère-patrio n'oublia point ses en-f fants opprimés, -mais le souci du main-/ tien de bonnes relations avec un Etat redoutable et pointilleux étouffait sa voix. Ia jour où l'on apprit que le gouver-s noment allemand souscrivit aux 14 articles ■- du Président Wilson, les Danois purent parler ù, l'aise; la presse et le gouverne-;1 ment sortiront do leur _ r'sjrvo.^ Il fut, un i_ moment, question do l'envoi d'un> ultima-turn, mais cetto information était inexacte. Voici co qui s'est passp : Lo 23 octobro dernier, les doux Cham-s bres du Rijksdag danois, en séance plé-'» niijro socrèto, émit un vœu on faveur de ■ la solution de la question du Schleswig, e sur la base du principe des nationalités cl s du droit des peuples do disposer d'eux-3 mômes. Le 15 novembre, les électeurs do 3 la circonscription SchleswigrNord ce ral-3 lièrent à la motion du parlement danois qui sera communiquée — si ello ni l'est " déjà — aux Etats do l'Entonto — parti-3 sans du principe rappelé plus haut, ainsi r qu'au ministre des affaires étrangères do - la n Républiquo allemande'1. Au ' nombre do é plusieurs milliers, les Américains d'origine danoise, ont adressé uno requête h M. Wilson, pour appuyer lo mouvement. La question sera donc féôoluo par le Congrès do la paix. Une solution conforme aux désirs do l'Etat danois lo fe-" raient rentrer en possession des districts - d'-Hadersleben-, Apenrado et Sonderburg, - d'uno partie de celui de Tonderen cb d'une - petite partio du district do Flonsburg<,com-r prenant une population d'à peu nrès 185 mille «Imes. Cela nous suffirait, disent I03 ] Danois, pou désireux, paraît-il, do fairo une acquisition territoriale dangereuse,par l'annexion forcée de populations non-danoises Ils no veulent pas d'une question ir-e rédentisto dans le sons allemand. Los pays ;e Scandinaves siont quasi tous d'une ïiationa-à lité homogène. Mêimo un député conserva-t. tour a déclaré qu'à ses yeux, le Dane-Q inark ne peut pas devenir ]o surveillant du canal de Kiel — p-ar allusion h l'hypothèse où lo Congrès do la paix pous-3 serait la générosité trop loin. Spectafor - vw « I Le martyrologe ■ du clergé belge 3SIV 191-4 t ï Dans le diocèse de Namur » C'o;t parmi le clergé de S. G. Mgr 1 Heylen, quo la barbarie allemande fit, au ' mois d'août 1914, le plus grand nombre [ do victimes. ; Lo tragique document qui contient tous leurs noms, fut communiqué, lo 11 janvier 1915, par l'Evoque lui-même au gouverneur allemand à Namur, lo ci-devant baron von Ilirsehberg. En réponse à cétto communication, qu'il avait, du reste, lui-même provoquée, lo junkor teuton osa répondre dans les termes suivants : "J'exprime à Votre G randeur ma reconnaissance pour les indications détaillées sur les cas d'assassinat do pretres survenus dans lo diocl-so do Namur. La communication do Votro Grandeur est, sans contredit, éminemment précieuse pour uno enquête éventuelle, qui, par l'audition do tous les intéressés, moitra sans douto au jour la vérité..." Vion Hirschberg est parti depuis longtemps, l'enquête reste toujours à venir. Mais _ ello n'est, hélas ! que trop inutile., Qu'est-il besoin d'enquête ? Laissons parler cette simple et froido énumération.Ello est, par ollo seulo, suflisamment éloquento pour flétrir à jamais la raco des assassins et des tortionnaires. 1) Alexandre, Jean-Vital, 45 ans, curé do Mussy-la-Ville, emmené le 23 août, et tué lo 26, à TeUancourt (France). 2) Ambroise, Alexis, 55 ans, curé d'On. haye, tué lo 25 août, à Surice, avec trois autres prêtres et 14 civils. 8) Bilande, Adelin„ 63 ans, aumônier, à Bouges, arraché do chez lui, lo 23 août, avec son ami, M. Ringlet, lié à lui par les jambes, et fusillé ainsi dans une cour voisine.4) Burniaux, Armand, 24 ans, professeur à Namur, tué le 25 août, à Surice. 5) Docq, Adrien, 36 ans, professeur, à Virton, blessé et onsuito achevé le 22 août, à Tamines, dans lo grand massacre do la Sambre. 6) Gaspard,^ Gustave, préfet de collègo à Dinant, pris la 23, poursuivi do coups do feu le 24, tué à Surice le 25. 7) Georges, Jean, 55 ans, curé do Tin. tigny, tué le 22. au soir avec 37 autres habitants de ce village, près du pont d'Ansart. 8) Gilles, Paul, vicaire, à Couvin, blessé lo 26 à Couvin, puis emmené et trouvé mort plus tard aux environs. 9) R.. P. Gillet„ Bernard, religieux bénédictin de Maredsous, tué le 22 août. i\ Anloy. 10) Glauden, Willebrord, 31 ans, curé do Latour, tué lo 24 août, avec un autre prêtro et 71 paroissâens. qui s'étaient rendus à Etlio, pour ontorrer les morts. 11) Hottlet Antoine, 62 ans, curé des Alloux, tué à Tamines le 22 août, dans le grand massacre. 12) Laisse Justin, 49 ans, curé de Spon-tin, martyrisé ot tué lo 23 août dans son village, en compagnie -lu bourgmestro M. Lambert. 13) Maréchal Joseph, 24 ans, diacre, tué à Maissin. le 24 août. ] 14-15-16) R. P. "Nicolas (Fereu):, 40 ans, -roligieux, à Leffo, et doux autres frères du même couvent (Bony, 60 ans, et Oé. , lestin Bon, 74 ans) , tués à LefTe, le 23 . août. 17) Patron, Sylvain, vicaire do Deux- ! Kys, ambulancier, tué lo 23 à Namur alors qu'il servait de bouclier aux troupes allemandes. 18) Pierrard, EljTsée, 33 ans, curé do Ch&tillo», tué en mémo temps et dans les mêmes circonstances que l'abbé Patron. 19) Frère Piefrre, oblat, de Dinant, tué le 24 août, à Dinant. 20) Pierret, Constant, 31 ans, vicaire ] d'Etalle, pondu la nuit du 22 au 23 août < près do son église. 3 21) Piret Oscar, 40 ans, curé d'Anthée, < tué à Surico, le 25 août. 1 22) Poskin, Marcellim, 54 ans, curé do 1 Surice,blessé puis achevé à coups de 1 grosso sur la tête dans la tuerie do Su- f rice. le 25 jmûfr A 23) Schlogel, Emile, 48 ans, curé do Ilastière, tué avec quelques autres personnes près du pont d'Hastière, le 24 août. 24) Zendcr, Jean-Pierre, 66 ans, curé retraité, tué le 24 août à Ethc avec les gons de Latour. 11 convient d'ajouter à cetto liste les abbés Druet et Berlier, du diocèsï de Tournai, et un autre prêtro étranger, les deux premiers fusillés, le troisième brûlé vif, dans lo dioc:se de Namur. C. D. -vvv Les trains qui circulent.... Un troisième train pour et de Bruxelles.— Beaucoup d'appelés mais peu d'élus.-r- Des trains pour Malines, Lierre et Esschen. — Les dépaits de Bruxelles vers Ostendet Liège, Cliarleroi et Braine-le-Comte. — Un tableau-horaire. Une bonne nouvelle l A partir do ce mercredi,un troisième train acoessiblo au public, sera mis en marche à l'aller et au retour, sur la ligne An-versi-Bruxellcs. Il part à 8 h. 40 du matin et rentro à Anvers à 19 h. 40. Les quelques privilégiés qui parviendront à obtenir d'es billets pour y prendre place auront une agréable surprise : une rame complète du train-bloc, augmentée do deux voitures de 3hio classe, lo tout pimpant neuf et fleurant bon lo vernis tout frais! C'est du matériel qui avait été évacué on Hollande et vignt d'en revenir après 4 ans d'inactivité. # # Nous avons dit : "les quelques privilégiés", car, à vrai dire, quand on parle do trains acce3siWds au public, il faut s'entendre. Le matériel est mê|mo insuffisant pour lo transport des soldats qui doivent partir ; aussi lo nombre des billots délivrés aux civils est-il extrêmement restreint et faut-il s'y prendre des heures à l'avance pour en obtenir. Nous avons assisté hier à la garo Centrale au départ du train do 2 liouros, pour Bruxelles. Cinquante civils seulement y ont été admis, alors qu'il y avait peut-otre un bon millier de candidats ! Les soldats étaient si nombreux qyi'ils so ca-sèront jusquo sur I03 marcho-pieds, les buttoirs, les toits, C'est à grand peine qu'un officier parvint à réduire quelquo peu ces grappes humaines débordant do partout, dissimulant prosquo 1/3 noir des voitures sous l'amas des uniformes kha-kis 1 Et ceux , do ces bravos gens qui durent rester sur le quai, lorsque le convoi s'ébranla à 2 tyî h , .n'étaient point satisfaits !... Les pertmissionnairès cherchant à rejoindre leurs régiments et rebutés, duront so faire délivrer une attesr talion du chef do gare afin de justifier, lorsqu'ils rentreront, la prolongation involontaire do leur congé ! Tout cola amenait sous le grand hall do la gare un mouvement fort pittoresque, qui avait du rc#o peu de Spectateurs,une consigne sévère empêchant le public do franchir la porto près la .Zoologie, la seule entrée actuellement accessible. * * * Nous avons pu constater que le dépêt des bagages est organisé à la gare Centrale.* * * Une autre nouvelle également intéressante pour nos concitoyens atteints do la "bougeotte", c'est ciuo l'administration est parvenue à, organiser des trains de banlieue accessibles aux civils dans les directions do Malines, Esschen et Lierre. Ici l'encombrement produit par les voyageurs militaires est un peu moindre, surtout sur la ligne d'Esschen, Au delà die Lierre vers Herenthals/la voie est toujours impraticable. * >fc Nous avons déjà dit que, do Bruxelles Nord, des trains partent vers Ostende et vers Liège. Départ do Bruxelles-Nord vers CBtende à 6 h. 20 du matin, via Malines, Tcr-inonde, Gand, Eecloo, Bruges L'heure réglementaire d'arrivée de co train à Os-tondo est 15 h. 31, mais il a des rejtards considérables qui se chiffrent parfois par dix^ et douze heures. Disons néanmoins qu'il "doit" passer à Malines à 7 h. 3X„ à Termonrîo à 8 h. 56, à Gand (Hst), à 10 h. 46, à Eecloo à 12 h, 24, à Bruges à 14 h. 21. Au retour, sur cetto nrôme ligne, lo train quitte Ostende à 6 h. et"doit" arriver à Bruxelles, à 15 h. 2D. Départ do Bruxelles-Nord vers liège à 7 h 10, vià Louvain, Tirlemont, Landen, Waromine. Ce train, qui s'arrêtait au-dessus do la côto d'Ans, va maintenant jusqu'à Licge-Guillomins, mais nous n'avons pas oncoro appris qu'il y eût un train do Liège à Verviers. De Bruxelles-Nord oacore part, chaquo matin vers 5 heures, un train d'ouvriers pour Alost Ce train rentro à Bruxelles à 7 heures du soir Il paraît qu'à Bruxelles, los coupons pour civils sont distribués aux guichets donnant sur la sallo des bagages, rue du Progrès, la "veille" du départ et seulement jusqu'à concurrcnco du nombre de placos disponibles Depuis hier, de3 trains partent de Bruxelles-Midi dans la direction de Charle-roi et colle de Braine-le-Comte, mais nous n'en connaissons pas encore l'horaire. *** Nous avons trace, pour la facilité de nos lecteurs, le tableau suivant, qui fixe l'horaire actuel des trains d'Anvers centre et d'Anvers-sud. : Anvers-Bruxelles (arrêt à Malines) Voie de dép. • 6e 4° 1 c° Anvers Dép. H. : 8.— S.4G 14.— Bruxell, arr. H. : 10.40 11.10 1G 43 Voie d'arr. : 16° 6e I 4* Bruxell. Dép. II.. 8.20 16.50 17.— Anvers Arr. H, : |ll.- 19.—|iy ^0 Anvers-Malines (bônlieue) Voie de dép. : 7d I 7° f 7° Anvers Dép. II. : 7.£û 13.43 19.20 Malines Arr. H.: 8.3J 116.50i20.39 Voie d'arrivée : 7° 7-' 7° f 70 MalinesDép. II. : 5.1 9.21 17 21 21 1 Anvers Arr. H.: 6.20 10.40 1S.40122!20 Anvers-Lierre (banlieue) Voie de départ • 5° 5° 5° I 5® Anvers Dép. II. : 5.10 7.40 17.-19,25 Lierre Arr. H, ; . 5.45 S.15 l7.35i2C.— Voie d'arrivée 5° 5° 5° l 50 Lierre Dép. H. : 6.10 8.40 18.—£0 ^5 Anvers Arr. H. : 6.44 «j.14 is.34J20.59 A n ver s-Esschen (banlieue) Voie de départ : 9° 10° 9® f 10* Anvers Dép. H.: 4.35 7.30 16 15 19.28 Esschen Ait. II.: 5.53 S.42 17.3lk0.46 Voie d'arrivée : 95 10® | C» 10° [Ssschen Dép. II.: 6.10 9.S 17.50 21.04 \11vors Arr. H. : 7.27 10.25! 19.7 22.^0 Anvers (Sud)-Boom (banlieue) Invers Dép. H.:'| 4.30 17.30 I11.3GI16.30I19.30 Boom AIT. II. : } 5.22 I 8.22 112.S0117.22 20.22 3oom Dép. H. : | 5.37 I 8.37 |12.37f.7.37[20.37 i Envers Ait. II.: | 6.311 9,31 ! 13.22118.31121.31 i P. S. — Il parait que l'hora/re co lo ' igné do Lfcorro n'est quo pa'cv&oiro et ! ju'il pourrait bien être déjà changé d-je toimin. Nous on préviendrons mes lec- CUl'9. ' Le Coureur , f ( L'Université beige de Gand Une dépêche Havas, nous informe que ^ e Conseil académique de l'Université de ; jand — la belge, la vraie, celle des 1 Jirenne et des Frédérioq, et non la bo- ( :he, colle des Borms et des Mélis ! —> ( rient de conférer 1q diplôme do docteurs c îonoris causa au cardinal Merci,er, à ]M^i. | Pilson, Clémenceau ot Lloyd George, 1 ux généraux Foch' Joiïro et Lem{in,et l'amiral Beat^< l M LA BATAILLE ïSe ia £rê£e dss FiantSres A partir do la bataille de Merckem du 1; avril 1918, ce fuirent de3 combats incessants dans lo "No man's land" chaotique qui séparait nos troupes de3 Boches. Ces combats avaient pour but la conquête des points importants du terrain tenus par l'ennemi. Ces points allaient jalonner une nouvelle ligno d'où 1 armée bel-go s'élancerait quand arriverait le jour de la grando offensive attendue. Dès le JL8 juillet s'ouvrirent, sous l'impulsion vigoureuse et clairvoyante du maréchal Foch, généralissime des armées alliées, les opérations d'uno stratégio offensive qui allait amener la défaite de 1 Allemagne^ L'année belge, qui brûlait du- désir de passer à son tour à l'attaque, reçut du JRoi, le 27 septembre, l'appel qu'elle attendait avec tant d'impatience : Soldats, Vous allez livrer un puissant assaut aux positions ennemies. Aux côtés do vos héroïques camarades britanniques et français, il vous appartient do refouler 1 envahisseur qui opprime vos frères depuis plus do quatre ans. L'heure est décisive. Partout l'Allemand reculo. Soldats, Montrez-vous dignes de la cause sacrée de notro indépendance, dignes do nos traditions et de notre race. En avant pour le Droit, pour' la Liber* té, pour la Belgique glorieuse et immortelle.ALBERT. Lo 23 septembre, do Dixmude à la Lys. l'armée belge et la lie armée britannique, à sa droite, partirent à l'as3aut des positions allemandes formidablement organisées depuis plus de quatre ans. Trois divisions d'inianterie et -un corps de cavalerie français se trouvaient en soutien, prêts à prendre leur part dans la lutte. On n'eut pas à y faire appel pour conquérir la Crête des Flandres.Lo 28 septembre au soir, les neuf divisions d'infanterio belgo engagées de Dixmudo à Ypres, avaient réalisé, sous uno pluie battante, dans un terrain épouvantable, hérissé de défenses accessoires, barré de lignes do tranchées, avec abris solidement construits et bourrés de mitrailleuses, uno avance de plus de 6 kilomètres. La fôrêt d'Houthulst, formidablo bastion que les Allemands croyaient inexpugnable, était aux trois quarts conquise. Plus de 4000 prisonniers, dont une centaine d'officiers, avaient été capturés ainsi que de nombreux canons de campagne, des centaines de mitrailleuses,des mortiers de tranchée, un matériel considérable.Le 29, continuant son attaque sans répit, malgré un temps épouvantable, l'armée belgo s'emparait de Dixmude, Ees-sun, Ciercken, Zarren, Terrest, Staden-berg. Elle était aux lisières ouest do Weatroosobeko, avait conquis Moorslede et poussé ses éléments avancés dans la di-roctifon de lïoulers jusqu/'à CoUieniolcn-hoek. L'arrivée do quatre nouvelles divisions allemandes do renfort n'avait pu l'arrêter. Le 30 septembre, touto la Crête des Flandres ctait conquise et largement dépassée. La ligne atteinte se modelait à ia position sur laquelle les Allemands avaient pu se ressaisir et qu'ils avaient établie dès 1917. On avait avancé de plus de 10 kilomètres, fait plus de 6.000 i'4.'isonnier3, pria 250 canons, 3010 mitrailleuses, de nombreux dépôts de munitions et do matériel. Neuf divisions allemandes, du 28 septembre au 2 octobre, so succédèrent dans les divers secteurs, faisant face à l'arméo belge. L'ennemi avait envoyé sur co front toutes les disponibilités immédiates qu'il possédait en Flandre. A ce moment, il y eut une pause : il fallait, pour continuer les opérations, rétablir les communications pour permettre les déplacements de l'artillerie lourde et l'arrivée de3 approvisionnements do touto espèce nécessaires pour la continuation de l'offensive. Dans ce terrain complètement bouleversé, criblé de trous d'obus, n'ayant plus que des veptiges^ de voies de communication, il fallut réaliser des prodiges pour amener tout le matériel à pied d'oeuvre, et pen-dant que les troupes du génie et leurs auxiliaires rétablissaient les routes et les voies ferrées, des combats incessants 80 poursuivaient en première ligne pour harceler l'ennemi, lui prendre rti et là un village, un point solidement fortifié, un nid de mitrailleuses particulièrement gênant, l'empêcher autant que possible de : renforcer ses lignes. Pendant cette pause , obligée, quelq'u es-un es des divisions belges furont mises au repos et remplacées par des divisions franr;aises,et l'on vit, | à l'occasion de cette relève, cetto chos^ ( magnifique : uno division, apprenant . qu'cllo allait être relevée le lendemain ' à l'aube et so trouvant devant deux ha- ( meaux dont la possession était âprement disputée, partit le soir à l'assaut et enleva définitivement les deux hameaux,11c ] voulant pas remettre à la division fran-çaiso, qui allait la relever le soind'ache- , ver la tâcho : acte chevaloresquc, qui montre bien la grandeur morale de nos ( soldats. ^ Tout fut prêt après quelques jours d'un | travail acharné. On fixa au 14 octobre * la roprise de l'offensive. Celle-ci allait être menée par l'année belge renforcée 1 par les 7o et 34e corps d'armée français £ et par la lie arméo britannique, cet en- ( semble formant le groupe d'armées des t Flandres aux ordres du roi dc3 Belges. 1 L'attaque principale des troupes fran- ' co-belgo se produisit sur un front de 18 } kilomètres, sans préparation d'artillerie. J Au centre du dispositif se trouvaient les Ç forces françaises; au nord et au sud do celles-ci opéraient deux groupements de c divisions belges; au nord, les lrc, lOo ' et 4o divisions d'infanterie et la divi- J: sion de cavalerie belge, commandées par Ç le lieutenant général Michel; au sud, le3 i 6e, 2e et 3o divisions d'infanterie fran- (1 çaise, commandées par le lioutenant-gé- 1 néral Biebuyck, aide de camp du Roi f1 Les 34e et 7e corps d'armée françaiso c étaient commandes respectivement par les d généraux Nudant et Massenet. Les attaques se poursuivirent sans discontinuer ■ jusqu'au 27 octobre. Au cours de ces at- 1 taques l'armée belge, franchissant la zone c inondée de l'Yser, au nord de Dixmude, t; s'empara des lignes quo lc3 Allemands ^ tenaient sur le fleuve depuis 1914, fran- r cliit le fleuve, s'empara de tout lo ter- \ rain do la rive ost, poursuivit l'ennemi (j sans répit, et pendant que les divisions du nord délivraient la côte et (.blende, ji puis Bruges, celles du Sud prenaient Ise- 1. »hem, Ingelmunster et bordaient la Lys, Leur droite se soudant, à Harlebeke.à la gaucho de la 2e arméo britannique qui p a/vait conquis toute la région sud do la s, Plandrc occidentale. Entre los deux groupements de l'armée belge, le3 Français -ivaient enlevé Roulers, puis déblayant outo la région à l'Est de cette ville J_ ivaient porté leurs lignes jusqu'à Deynzc. L^e 27 octobre, l'arméo belge occupait les ibords du canal de dérivation de la Lys, sur lequel l'ennemi résistait avec Ténor- 11 ;ie du désespoir. Des combats très vifs o: îontinuèrent jusqu'au moment oîi l'armis- 01 ico vint clore les opérations,no$rc armée ^ aïonnarrt les _ Allemands sans répit. Le 1. oiir de l'armistice, nos éléments avancés ^ entraient dans Gand. Les Allemands di ivaient laissé entre nos mains 8.000 pri- la onnlers, des centaines de bouches à feu, se lont la _ fameuso picKîc de 3S0 qui boni- qi <vrda si souvent Dunkerque. cê Du 14 au 27 octobre, le groupe d'ar- ' ; aées dos Flandres fit 18,913 prisonniers, v< lont 331 officiers. Depuis le 28 septenv n: ►re, 1e total des prisonniers s'élevnit à dus de 30.000. 509 pièces d'artillerie, m lont 351 canons do campagne, 110 bon- m lies à feu lourdes et 48 canons de cç>te de .c gros calibre étaient tombées aux mains la !cs Alliés ainsi que plus de 1.200 mi-raiUeuses. p< Lo 18 novembre, le Rci romcrçiait son ' v( ^méa victoricufiQ ua- un ordre du iour. vj LE CHATIMENT •» pc Arrestations h Anvers a\ Le parquet a fait arrêter les individus nl suivants : Cl1 Louis Goysor, rue do la Herse, pour b? xchat de vivres pour les Allemands; te: A. De Wit, imprimeur, chaussée do rurnhout, pour l'impression do pamphlets pi activistes ; Abraham O., roumain, qui et 3'était caché rue Van Straelen; les frèros si Van E., agents au service des Allemands, ai un nommé F. Vertenten, domicilié ruo la d'Amsterdam, au service des Allemanjls ; in Michel De Scliuttor, longuo rue Loo- m broek, 177, grand fournisseur do _ bétail, Cc lostiné à l'armée allemande; Henri Vinck Q3 Longue rue Pothoek, 58, qui à également procuré des vivres à l'ennemi. n( D'autre part des mandats d'amener ont été lancés à charge d'un nommé Henri sj Van Praag, domicilié rue do Bom, pour attentat à la Sûreté de l'Etat; d'un Hol- ^ landais, nommé Jacques Van Duys,ayant habité rue Willcms, 21, recherché du chef d'espionnage, et un nommé Edm.Tervoo- _ ren, employé communal et membre du conseil provincial (gouwraad), domicilié rue Jos-Eies, 21. A Bruxelles La police d'Ixelles vient de mettre la main sur un Luxembourgeois, nommé Pierre Boot, qui oxerçait le vilain mé- ^ tier de pourvoyeur des Allemands. Il dé- J}î posait lui même où faisait déposer par ta des acolytes des marchandises prohibées chez dos commerçants. Les policiers do la Kommandantur avertis venaient perquisitionner. Co qui valait aux intéressés d* quelques contâmes de mark d'amende sur j0 lesquels le pourvoyeur touchait sa petite ei commission I ^ * * * *r L'officier de police Van Herck et M. m Coirbay, juge d'instructica, eurent do ^ nombreux ennuis avec l'occupant à la suite des dénonciations d'un certain G.., repris do'justico. 11 les accussoit do pro- , pos injurieux à l'égard de l'armée allemande. y Ce triste sire vient d'être arrêté. g» LA CHASSE AUX ACTIVISTES l Douaniers et accisiens ni Nous recevons la leltre suivante : f° " En réponse à l'article publié dai^ vo- le tro estimé journal en date du lerdécem- le bro, sous le titre " Chez les douaniers et n< accisiens", le comité de la société "L'Union des commis des accises de la c( province d'Anvers", croit devoir signa- v< 1er au public que cette société compre- se nant, à 5 où 6 unités près,tout lo corps accisien do la province,n'a rien de commun avec la " Verbroedering der Vlaajn- sche toi en accijnsbedicnden" exclue du . cortège patriotique, projeté pour le 15 ^ courant. Pour le Comité: Le secrétaire (s.) F. " Wautors; le président, (s.) H. Swinnen. ^ ■ LES FWIET1ES On a publié beaucoup de prophéties se ac rapportant aux Hohenzollern, dont aucune p( no s'ost réaliséo à l'heure indiquée,excep- se tion faite peut-être pour l'horoscope du vt céltibre écrivain portugais, Eça d3 Quei- 0î roz. t t E; Voici cette page qui joint l'esprit d'ob- fe; servation à l'humour : qi Il y a parmi nous, cm ce siècle de phi losophie, un homme, un mor;el initié,pro-phèto ou saint, qui se dit, et parait Ctro "?.1 l'intime et l'allié de Dieu. Depuis Moïso Jl sur lo Sinaï, lo monde n'avait jamais revu fc bemblablo intimité et pareille alliance en- le tro la Nature et le Créateur... Guil- . laume II est le préféré du Seigneur, l'élu qui converse avec lui, du buisson ardent . de son palais de Berlin, et qui, à l'insti- ^ gation do Dieu, conduit son peuple vers les félicités de Chanaan. 11 est véritable- CE ment Moïse 11. Autrefois, il s'exprimait encore en ter-mes respectueux, appelant Dieu ' le Maître 1l qui eEt dans les Cieux", le "Très Haut co }ui dirige tout". Mais dernièrement, haranguant entre des coupes de Champagne . 3es vassaux do la Marche de Brande- 1 bourg, il s'est mis à dire familièrement, en pi parlant do Dieu : " Mon vie'.l allié ", et né nou3 voilà avec tme nouvelle raison 00- vo ialo pour diriger l'univers... ap S'il gouvernait un empire situé aux con- 1^! (îns de l'Asie, s'il ne possédait pas dans ni a tour de Spandau un trésor de guerre do ;)Our entretenir et armer deux millions de pa soldats, ou bien s'il était encerclé par uno jpinion publique aussi active et aussi intraitable quo l'opinion britannique, ■! juillaume 11 ne serait dans l'His- ; oiro qu'en empereur comme tant d'autres, f8. étrange par la mobilité de ses caprices et ai jar ses illusions messianiques. Mais le malheur est qu'il règne au cen- ^ ro de l'Europe laborieuse, qu'il dispose lo centaines de légions disciplinées, d'un <*é >euple. do sujets non moins disciplinés et Pr oumis coxrrno des soldats. Aussi Guil- 'a aume II est-il le plus dangereux des sou-'crains, parce qu'il manque encore à son '01 dilettantisme d'avoir expérimenté uii des -spects les plus séduisants qu'offre lac- aCi ion pour un monarque: la guerre et s s ;loire3. 1 r Un jour pourrait bien venir 011 l'Eu- î opo s'éveillera au fracas d'armées qui me 'entrechoqueront, uniquement parce que, " ans l'âme de ce grand dilettante, l'impé- nie neux appétit ele " connaître la guerre " I aura emporté sur le raisonnement, sur les 29 conseil! et sur la piété patriotiejue. U do ' a peu do temps encore, il disait à s:s clu idèles Brandebourgeois : "Je vous con- ve: uirai à de belles et glorieuses destinées." do .esquellcs ? No sont-ce pas les batailles nci ù triompheront sûrement les aigles ger- qu-îaniques ? Car du triomphe, Guillaume II raj 0 douto pas, puisqu'il a pour allié, à e!l< jté do quelques souverains de moindre nei nportance, le Poi suprême des cieux et un: e la terre, combattant dans le3 rangs do x "landtvehr" allemande, comme autre-)*s Minerve Athénée, armée de sa lance, ombaltait contre les Barbares au milieu ^ 0 la phalange grecque... ^ Aussi doit-il être infaillible et invincible. .* m premier désastre — qu'il lui soit in- 1101 igé par sa bourgeoisio ou son peuplo ,cn ans les mes de Berlin, où qu'il lui vienne S"1 'armées étrangères sur un champ di R,rc ataillo européen — ses sujets conclue- ^ ont aussitôt que la fameuse alliance avec *ieu n'était autre chose qu'une imposture Co? u despolo roublard. " P.ul Alors, do la Lorraine à la Pomcranic, c n'y aura pas assez do pierres pour j1 1 ipidor co pseudo Moïse... a m La fuite de Guillaume II a, seule, em- L'c 3Ché la prophétie d'Eça do Queiroz do poi ) réaliser jusqu'au bout. pié A4 cuè .E c COMPTOIR D'ACHAT » Ç Diverses finr.es do la place nous de- P01 andent des indications au sujet de cet 'ganisme, dont nous avons annoncé lu , •éatioii et parlé à plusieurs reprises. ^ adresse du Comité Central industriel est, ost -, rue du Gentilhomme, à Bruxelles. 8*1 ous espérons pouvoir donner sous peu (^r< •s informations plus amples à ce sujet ; a^c difficulté des communications nous a, P06 ulc, empêchés d'etro plus renseignés jus- 1 ici. Disons quo lo Comité dont il s'agit C t un organisée ayant on vue, non L ivantage do quelques-lins,, mais le relô- du imont général de l'iuduslrio et du com- i o 3rco belges. çais A. propos do la restauration écono- c ad< ique, nous recevons aussi uno lettre de Nico gocianLs et fabricants, qui se plaignent ann< 3 entraves apportées pour le moment à cade liberté du conunerce. L' " Ce n'est pas, disent-ils, sans d.'sap- soin internent, quo certains d'entre nous qui mité mlaient déjà faire un timide essai, en L* 10 do t&ter lo terrain et do s'orienter au con jet de l'état du marché, se sont hourtéa uno défenso formelle d importer ou ex* rter. quoi que ce soit. Même le trafia ce la Hollande, qui avait pu se mainte-: dans uno faible mesure pendant 1 oc-. pation allemande, est suspendu, et los teaux du service Anvers-Kotterdam par-it à vide, ou à pou près. ^ ' Il paraît qu'il s'agit là_ d une mesure iso par les autorites militaires, Anvers xnt toujours sous b régime do 1 état do îge. Il nous semble cependant qu il y rait moyen de concilier les intérêts do défenso nationale avec ceux do notro dustrio et do notre commerce, surtout 3intenant quo les armées ennemies ont mplètement évacué le sol belgo — sans prit de retour évidemment. " Nous supposons bien que la mesure , sera quo provisoire, mais qu'on no olongo pas trop cette • période de Iran-ion. Que si l'on craiut la fraudo —» réculalion sur les mark, commerce avec innomi, eto. — on n'a qu'à imposer un ntrôlo sévère par le service douanier." wv ECHOS Nos volontaires Deux à trois cent volontaires be.lgoa littent chaque jour vers midi Anvcr3, ir la gare du Sud, par train de ravi-illement, qui les emmène vers Bruge3. Les marraines du iront Nul no contestera quo nos braves sol-,ts et leurs parents furent les plus mal tis au cours do cotte guerre. Mal lotis 1 co sens qu'il leur était fort difficile obtenir dos nouvelles les uns des autres. Celte pénible situation, bien connue par-I nos alliés, inspira à de nobles femmes s pays amis l'idée de donner à nos ldats uno "marraine". Lo bien qu'elles ont fait est grand à us points do vue. Beaucoup de nos allants troupiers furent reçois au sein de milles françaises et anglaises qui s'in-miaient à leur adoucir les amertumes la séparation. Cc3 bonnes marraines ont droit à notro connaissance et à colle de leurs filleuls. Aussi espérons-nous bien que ces der-ors n'oublieront pas, dans la joio du yen .retrouvé, celle3 qui les choyèrent, ar distribuant mille bonnes choses,aveo mot qui console et qui adouoit les pei->3 les plus profondes. N03 soldats no les oublieront pas, c'est rtain, et les lettres de rcmerciments >nt voler vers les "marraines" heureu-s do ne so point voir oubliées. Arrivée de prisonniers boches Hier soir est entré en garo du Sud'un iin venant de Dunkerque et amenant 10 centaine do prisonniers allemands epii ront utilisés à des travaux do chemins 1 for. Ils ont été provisoirement canton-is au magasin des fourrages do la ruo Gand. Le retour des Belges réluçjiés en Angleterre Nous apprenons que les mesures 6ont tivement prises pour csîurer le transit immédiat, par trains, dans les diver-s directions, dos réfugiés belges qui no mt pas tarder de débarquer à Anvers, : les ramèneront los navires du "Grcat is'.orn". L'administration des chemins do :• a été priée d'organiser des convois 11 prendront directement nos compatrio-5 à la desçento du bateau, à quai même, r les voies dépendant tlo la garo du id, et lo3 transporteront vers leurs loca-;és respectives. Une circonstance rend transbordement quelque peu difficile : quai s'est affaissé sur une assez gran-largeur justo à hauteur du hangar 9, . so trouve l'emplacement do la "Great istern", do sorte qu'il faudra c^uc le ser-cc du port choisisse, pour opérer lo dérèglement et le transbordement, un autre droit accessible aux trains. 3uoi epi'il en soit, en dépit de toutes lc3 Eficultéâ rencontrées, l'c3poir est sérieux 0 nous ne tarderons plus à revoir nos mpatriotes exiles au-delà de la ner. Le plus jeune voloniai:o 3n nous signale comme étant peut-être lo us jouno volontaire belge, M. Const. Sinits, à Turnhout, h Ir janvier 1900, engagé lontairc lo 8 octobre 1914, et qui, rès avoir été quatre ans au front, au e de ligne, a aussi pris part aux dermes campagnes et e t décoré de la croix guerre. Il vient de rentrer chez ses rents à Anvers. Paris-Anvers Monsieur lo Bourgmestro J. De Vos a ;-oi par l'entremise du Ministère des Af-res Etrangères le télégramme suivant: "Monsieur lo Maire d'Anvers, lio Conseil municipal do Paris s'associo tout cour à la jcio d'Anvers, enfin ivréc du joug des Barbares 11 vous 0 do transmettre à vos Collègues et à population de votre cité l'expression do 1 vives sympathies et les vœux qu'il me pour la prospérité el la grandeur la Belgique et pour lo développement i amitiés franco-belges. (S ) Adrien Mithouard, ésident du Conseil municipal de Paris.* lonsieur lo Bourgmestre a immédiate, nt envoyé la réponso suivante : Monsieur le Président du Conseil mu-ipal de Paris, a Bourgmestro d'Anvers, louché par vœux cordiaux du Conseil municipal Paris, s'empresse do lui adresser ses ileuroux remerciements. La Vi'lc d'Au-•s s'est trouveo heureuse à son tjur voir l'héroïque Franco délivréo de l'on-ni. La population anversoise espèiro > votre cher et beau pays pourra lidement so relever de ses ruines et > fait des vœux pour quo se maintien-it toujours los vives sympathies, qui ssent Français et Belges. (S.) J. Do Vos, Bourgmestre d'Anvers. " 'état de nos quais ous avons déjà dit que les installais maritimes d'Anvers, par une chai-ce larquable, n'ont presque pas souffeit, tout en comparaison do ce qui s'est duit à Zcebrugge, Ostende, Bruges et ad. outefois, il y a une exception à fairo cernant l'état des nouveaux quais, do. s le hangar 9 jusqu'au hangar l.Là, it l'abomination do la désolation. Tout té démoli par les Boches ; les voies ■ces ont disparu et il n'y a plus qu'un Dncellqment do sable et do gravier, .ccès n'est évidemment pas possiblg r les trains. A peino l'est-il pour le*' ons ! our le moment, l'armée s'occupe d'éva-r bs canons et les explosais que nos émis y ont abandonnés on assez grand ibre. Espérons que l.s travaux de dé-emont et de • remieo; en état seroni ssés activement. la gare du Sud ous apprenons cjue M. Demuldcr, quT le commis-chef le plus ancien de la e du Sud, prendra provisoirement la Iction, de cetto importante station, en ndant la désignation du titulaire a-^*™ ^ to do chef do gare. adezux aux entants des évacués > Comité National met à la disposition cojTiitû provincial, la somme nôco sa , -)0 ;)Our offrir aux oiifaut?* dvncui's frnxi- „ ot bel ges on-dos ous do 13 m us, un ait ù leur remettre, soit à Ja Saint-las, soit à la Noël, soit à la nouvelle o. La somino à consacrer à chaque au sera de 4 francs. achat eles cadeaux se fera par lea a du département "Secours" du co* provincial. îS comités locaux sont priés do fuira aaJire. «V'nri&Qnce au Comité National

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Cet article est une édition du titre La métropole: journal quotidien du matin appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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