La pensée: organe hebdomadaire de la Fédération des sociétés belges de libre pensée

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s.n. 1914, 07 Juin. La pensée: organe hebdomadaire de la Fédération des sociétés belges de libre pensée. Accès à 04 août 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/736m04038p/
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Dixième Année. — N° 4à GINO CENTIMES LE NUMERO Bruxelles, le 7 Juin 1914 La Pensée Organe hebdomadaire delà Fédération des Sociétés belges de Libre Pensée ABONNEMENT ANNUEL : j • • • • *r- ».j on s'abonne a tous lks bureaux ds poste, RÉDACTION : 350. Chaussée de Boendaei. Rédacteur en Chef : Eugène HINS ANNONCES : On traite à forfait. Pour ia vent», abonnwnaats, annonças, s'adresser à M A. Alkxandsx, Adinimstratsur-délégaô. MERCIER PAPE Pour nous, Belges, quel bonheur! — Si ce n'est pas une attrape — Pour nouSj Belges, quel honneur! On veut faire Mercier pape. On le chuchotait avant, Mais, depuis le Consistoire, On en parle ouvertement: La chose devient notoire. Le pape est presque mourant: On peut s'attendre au Conclave; Or, Mercier, pour concurrent, N'a guère que le Batave. Tous nos vœux sont pour Mercier. — Quoi! le tombeur des athées? Bah! qui peut se soucier De ses foudrettes ra'tées? L'homme est fort décoratif; Il ferait son personnage Après Pie, un primitif Genre curé de village. Le Belge a bien mérité Que le Saint-Esprit linonde-De cette félicité De fournir un pape au monde. Où voit-on plus de couvents, De frocards et de no 11 nettes, De curés, de desservants, Diseurs de saintes sornettes? ! j Où voit-on gouvernement Envers Rome plus docile? Plus complet avènement Du fanatisme imbécile? Notre Belgique aux cagots Est une Terre Promise: Pour les gaver, les gogos Vendraient jusqu'à leur chemise. • 1 ! C'est bien ici que leur Dieu Doit fixer son tabernacle; C'est en ce pieux milieu Que doit parler son oracle. Aussi, dès que l'ex-primat Recevrait son nouveau titre. Il faudrait qu'il s'exprimât Nettement sur ce chapitre, Déclarant «ex cathedra» — Honni qui s'en scandalise! — Que la Belgique prendra Le nom d'Etats de l'Eglise. Dès lors notre nation Serait x)ays de Cocaïne, Plus grande en dévotion Que l'Autriche et que l'Espagne. La funeste liberté Y serait chose inconnue; TJne prude chasteté Proscrirait toute chair nue. La presse, — œuvre de l'Impur — Est la fautrice des schismes: Aussi plus d'«imprimatur » Qu'aux missels, aux catéchismes! Le prêtre seul penserait Désormais pour tous les autres Et chacun apporterait Sa fortune aux bons apôtres. Aux couvents appartiendrait i L'industrie et le négoce; Tout le monde y peinerait, L'homme, la femme et le gosse. Afin qu'ils soient assurés D'avoir, pour l'apprentissage, Assez d'enfants, nos curés Auraient le droit de cuissage. S'ils voulaient, pour Vatican, Quelque superbe bâtisse, Ils l'auraient en confisquant Notre Palais de Justice. En manière de del Va], Mercier posséderait, certe, Un conseiller sans rival En son Eminence 'Verte. Que si de quelque danger Le menaçait l'incrédule, Il a, pour le protéger, Tes Suisses, Sainte Gudule! DIOGENE. FÉDÉRATION NATIONALE DES j SOCIÉTÉS DE LIBRE PENSÉE J "Le 31e congrès annuel de la Fédératioi: Nationale des 'Sociétés de Libres Penseurs se tiendra cette année à Bruxelles, le di manche 7 juin, dans la grande salle du pre mier étage de la Brasserie du Cygne, Grand-Place.L'ordre du jour en a été arrêté comme suit par le conseil général: Le matin à dix heures séance adminis trative; 1. Rapports sur la situation matérielle el morale de la Fédération Nationale; 2. Rapports des fédérations régionales el des principaux groupes^; 3. Modifications aux statuts (voir le nn méro de «La Pensée» du 5 avril 1913); 4. Election du Bureau permanant. A 2 heures ,séance publique 1. Organisation de la défense contre h loi scolaire (rapporteur: Emile Bayot); 2. L'exploitation du travail dans les cou vents (rapporteur: Edouard Daanson); 3. La liberté de conscience à l'armée (rapporteur: Lucien Vertongen). Les secrétaires fédéraux, ainsi que les secrétaires des groupes n'appartenant à aucune fédération régionale sont priés de faire parvenir d'urgence au secrétaire nationa" j leur rapport sur l'activité de la Libre Pen | sée dans leur région. j D'autre part, les secrétaires de tous les j groupes désireux de prendre part au Con j grès sont priés d'envoyer en temps utile ai j secrétaire national les noms et adresses j exactes de leurs délégués. j A ce sujet, il est rappelé aux groupes qu'ils ont droit à autant de délégués que j le groupe compte de fois 50 membres 01 ] une fraction de cinquante. D'autre part j les délégués des groupes qui n'ont pas ac i quitté leur cotisation nationale seront im ! pitoyablement exclus de la séance adminis | trative et ne pourront prendre part à aucur j vote à la séance publique. ; Pour le bureau permanent • de la Fédération Nationale Le secrétaire général Lucien VERTONGEjS I LA PIEUVRE MONACALE La bataille électorale vient de se terminei par un brillant succès. L'opposition gagne deux sièges et plus de 65 mille suffrages. Le minorité cléricale pour tout le pays est de six mille voix. En toute équité, le gouverne ment devrait être démissionnaire et le ro devrait dissoudre les Chambres. On n'er fera rien. Ces gens-là n'ont pas de dignité Au contraire, ils vont s'accrocher plus fors que jamais au pouvoir, avec l'espoir de rega gner le terrain perdu en «préparants» d'ores et déjà aux élections de 1916. Gare à nou veau la fraude et la corruption! Et nous qu'allons-nous faire? Ce que nous allons fai re? Nous allons préparer et mener une nou velle et ardente campagne contre l'odieuse exploitation du travail dans les couvents Ce ne sera certes pas la première fois que l'on essaiera d'émouvoir l'opinion pu blique à ce sujet. Des hommes comme Frère-Orban, Paul Janson, Crombez, Juliei Warnant, De Ridder, Guillaume De Greef Lucien Vertongen, et, tout récemment M. Bossart, dans son remarquable et docu menté livre: L'industrie et le commerce dans les Couvents», ont, à différentes repri ses, jeté le cri d'alarme. Mais, devant le danger grandissant de l'effroyable main-mise des couvents et des con grégations sur la fortune publique, et l'exploitation éhontée, rapace :et scandaleuse des enfants dans ces établissements, nous reprenons à nouveau le clairon d'alarme Sera-t-il entendu cette fois-ci? Oui, si tous les libres penseurs, tous les anticléricaux tous les hommes de cœur conscients du danger veulent nous aider. Et nous l'espë rons bien. Il n'est pas possible que l'opinion publique reste indifférente devant cette abominable exploitation de l'enfance mal heureuse. C'est une honte et un véritable crime que de permettre epie de pareils faits perdurent. Ayons le courage, l'énergie et l'opi niâtreté nécessaires pour les dénoncer el soulever enfin le pays contre ces abomina bles pratiques. Dévoilons ce qui se passe dans ces couvents qui, sous prétexte de charité chrétienne, exploitent, pressurent et ■ torturent de pauvres enfants pour augmenter de plus en plus leurs richesses. Faisons connaître la complicité intéressée du _gou-, | vernement clérical, qui y trouve ses meil-' i leures ressources financières pour corrompre les consciences en tout temps, mais sur-1 tout en période électorale. Sachez, camara-, des, et faites connaître partout qu'il y a à I l'heure actuelle, quatre mille six cents cou-! vents en Belgique avec quatre»-vingts-quinze | mille moines et nonnettes répandus et solidement établis dans nos villes et nos campagnes, et formant, en quelque sorte, un Etat dans l'Etat. Toutes les nationalités s'y rencontrent; mais c'est surtout la France et le Portugal qui nous en fournissent le | plus fort contingent. Chassés de chez eux, I ils s'abattent comme de véritables corbeaux sur notre trop bénévole pays, qui est pour eux une proie de prédilection. Détachés des liens de famille et de la société par le célibat et l'enrôlement ecclésiastique, ces êtres malfaisants sont tout entiers au service de l'Eglise, leur patrie d'adoption, qui les accueille si bien, et du Pape, leur véritable roi. Leur but n'est pas de gagner le séjour céleste, mais de gagner beaucoup d'argent pour bien vivre et ; | dominer sur cette terre. Et pour cela, tous . ! les moyens sont bons, nous le savions déjà. . ' Cependant, il y a une chose qui crie ven-I geance: c'est d'exploiter jusqu'aux malheu-. | reux enfants, — des orphelins, le plus sou- 1 vent, qu'ils luent au travail. i i Ah! qu'il a dit une vérité profonde, cet évêque de Nancy, lors de l'enquête faite au sujet des crimes commis dans les cou-; vents du «Bon Pasteur», «que les religieuses n'ont d'autre but que de gagner de l'argent , corroborée par l'inspecteur général^ | qui ajouta que < l'exploitation dans les cou-' vents n'est pas une exception: c'est la règle.» N'est-ce pas édifiant? ! El tout cela se passe sous l'œil paternellement protecteur élu gouvernement clérical, et au milieu de li'ndifférence géné-L raie. C'est un scandale et une honte! Ah! si une enquête impartiale pouvait se faire dans nos couvents, je crois cpie nous en apprendrions de belles! Car rien ne dit que les mêmes ignominies et les mêmes crimes des Bons Pasteurs de France ne se commettent pas ici? L'âpreté au gain des religieuses surtout est inouïe!... Pour augmenter et| amasser la «sainte galette», elles sont, certes, capables d'employer les mêmes procédés de tortionnaires que révéla le retentissant, procès de Nancy. Car enfin, n'est-ce pas inhumain et criminel, je le demande à tout homme de cœur sans distinction de parti, humanitaire avant tout, de faire travailler des enfants, dès l'âge de 7 ans, depuis 5 heures du matin jusqu'à 8 et 9 heures du soir? N'est-ce pas scandaleux d'étioler ainsi ces pauvres petites plantes humaines, qui ont besoin d'air^ de soleil et de jeux?... N'est-ce pas monstrueux de savoir que cette exploitation infantile ne doit servir qu'à augmenter la puissance de l'Eglise fondée par le Christ, leur maître qui, d'après la Bible, aurait dit: «Laissez venir à moi les petits enfants»? Nous voyons maintenant comment ils interprètent les paroles et les maximes du fondateur de leur religion. Ah ! les misérables hypocrites! Mais c'est assez de fourberie... Nous ne pouvons, en un article el'indignation et de révolte, dicté par nos sentiments de commisération et de pitié, révéler ici tout ce qui se passe dans ces antres mystérieux cpie sont les couvents •et dans ces bagnes d'enfants martyrs. Mais nous sommes documentés, et nous irons tout révéler au pays, à nos populations des grandes villes comme à la campagne, Nous le crierons de toute la force de nos poumons, et le clamerons si longtemps et si fort qu'il faudra bien qu'on nous entende!.... Nous réveillerons les énergies, nous gagnerons à notre cause même les indifférents, car nous saurons toucher leurs cœurs de père et de mère. Nous en appellerons aux commerçants, aux industriels, aux travailleurs lésés dans leurs affaires, et leur gagne-pain par la concurrence désastreuse faite au travail libre et privé. Nous ferons ressortir que c'est là surtout une cause essentielle de la crise que traverse notre pays, e[ue le gouvernement mène a la ruine, pendant que les couvents regorgent de richesses. Nous dénoncerons "tout ce que nous savons, tout ce que l'on pourra nous apprendre, tout ce que nous parviendrons à savoir. Nos accusations seront faites au grand jour, devant le pays tout entier qui jugera. Le moment est bien choisi. L'odieuse loi scolaire est votée et sanctionnée par le roi Albert. Il y a, au fond des cœurs, des grondements de colère latente et de révoltie. La guerre scolaire est déchaînée. Debout donc et à la bataille; ils n'auront pas l'âme de nos enfants et nous leur arracherons les corps des pauvres enfants martyrs, qu'ils exploitent et tuent dans leurs couvents... Debout, camarades; debout! au cri, mille fois répété, ele «A bas les couvents!...» Ixelles, Juin 1914. Jean ROBYN. Avis aux groupes Dès à présent, nous-*-avons le plaisir de faire connaître qu'une pléiade de confér renciers est à la disposition des groupes qui vont, dans tout le pays, entamer la lutte contre les couvents. Se sont fait inscrirei jusqu'à présent: Jean Bobyn, Lucien Vertongen; Em. Bayot, R. Rens, Em. Chapelier, Jean Maréchal, Van den Bosch, Daanson, De Gand, De Jaeger, Sacré... qui encore? Congrès National belge DU 7 JUIN Rapport du secrétaire général sur la situation de la Libre Pensée en Belgique et sur l'activité de la Fédération Nationale pendant l'exercice 1913-1914. Le Conseil général de la Fédération Nationale ne s'est réuni que quatre fois depuis le dernier Congrès. Cela tient à ce ejue nous avons convoqué, cette année, en juin, alors que nous nous sommes réunis le 17 août l'année dernière. Notre exercice n'a donc pas même été de dix mois. Conformément à une décision prise par le XXIXe Congrès, voici la liste des présences des membres du conseil à chacune de ces séances: 14 Sept. 7 déc. 8 fév 29mars Alexander p P A P Bayot p p P P Bogaerts P E P P Bruggeman E A E A Gooreman E A A A Daanson P P E Exsteens p p P P ïlins P P P P Mme Janssens P P A A Maréchal E P A Montoisy P A E Robyn E P P E Vertongen P P P P Délégués : Anvers P P P P F dération Bruxelloise A P P x du Centre P P P de Charleroi P P A P » Flamande P E P P » Hutoise A P A A » de Liège A P A A de Louvain P P P P de Mons A A E P » de Verviers A P P A A notre première réunion, le camarade Exsteens, devenu président de la Libre Pensée de Bruxelles et trésorier de la Libre Pensée internationale, nous fit part de sa décision irrévocable d'abandonner ses fonctions de trésorier de la Fédération Nationale. La composition du bureau administratif fut, en conséquence, modifiée comme suit: Secrétaire général: Lucien Vertongen; Secrétaire flamand: Aimé Bogaerts; Secrétaire trésorier: Louis Van Brussel; Secrétaires: Edouard Daanson et Jean Robyn.Conformément aux décisions du dernier Congrès, la Fédération Nationale a été représentée au XVII" Congrès de la Libre Pensée Internationale, qui s'est tenu à Lisbonne en octobre 1913, par nos secrétaires L. Vertongen et J. Robyn. Mais ils n'étaient pas les seuls Belges présents. Nos camarades Georges Lorand, Eugène Hins et Maurice Exsteens, respectivement vice-prési -dent, secrétaire général et secrétaire trésorier de la Libre Pensée Internationale y représentaient le Bureau permanent de cet important organisme. Le camarade Fonti-gnies, d'Anderlues, y représentait la Fédération rationaliste du Bassin de Charleroi; Mme L. Vertongen, la Libre Pensée de Bruxelles, et M. Paul Minnaert, de Lierde-

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