L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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s.n. 1915, 04 Fevrier. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Accès à 03 decembre 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/js9h41kh8r/
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Jebçii^ Février 1915 Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 48 "N'A REDACTION >!Oj '■0>V ' / 61 '^^yflNlSïRATlUN : M'UVi. ROUOH. 11 ANVERS Pour BRUXELLES S'adresser à nos Bureaux RUE LEON FREDERIC, 28 L'AVENIR BUREAUX OUVERTS île 1.0 à midi et de 15 à 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 103 ANVERS Journal Quotidien d'Anvers LA CRIMINALITÉ Il y a une différence très sensible, — ; pas n'est besoin de le dire — entre le i crime mystérieux du boulevard Léopold < et les actes de banditisme en Flandre i que nous eûmes à enregistrer ces derniers jours. L'assassinat de Mme Claus- i llertens semble ne point avoir directe- ( ment le vol pour mobile; c'est à peine i si l'on présume une vengeance d'un i candidat à l'héritage évincé ou quelque i tentative de détourner un testament, i modifié e-u une recrudescence de niau- . vaise humeur de la part de la million- : naire. Tout autre est le meurtre à Id-dergem, sur le nommé Pierre De Pauw: nos lecteurs savent que c'est le vol brutal, l'appât de quelques centaines de francs, qui décida sept individus à lier . le malheureux aux coins du lit et à lui brûler lentement la partie inférieure du corps, à l'instar des chauffeurs de la Drôme ! Us étaient donc sept pour perpétrer ce meurtre inexprimable ; et, hormis ces sept bourreaux, qui avaient torturé la victime pendant trois heures, trois complices arrivèrent peu de temps après pour mettre la maison au pillage 1 Voilà dix personnes, dix monstres, qui s'acharnent sur un seul détenteur :1e quelque argent et le tuent dans les douleurs les plus terribles: encore la femme De Pauw a-t-elle été malmenée à ce point qu'elle ne survivra pas. Et, si les dépêches de . la guerre n'absorbaient pas toute l'attention, on ne parlerait que des crimes qui se commettent en ce moment. Il en faut parler, toutefois: la guerre, un jour, sera finie, mais nous aurons toujours en cette malheureuse Flandre, obnubilée par l'ignorance, des scènes criminelles et barbares qui dépassent l'imagination et font frissonner les plus aguerris. Est-ce que le parricide d'Her-rines — toute une famille tuant le chef parce qu'il était souvent d'humeur méchante et constituait une bouche inutile — n'est pas pour inspirer des drames à Gaboriau et à Guéroult? Et que dire des crimes restés impunis, l'assassinat de la boùtiquière de la rue Stéphanie, à Anvers; le meurtre'de la cuisinière de l'avenue de la Porte de Hal, à Bruxelles; celui de la fillette dont le cadavre en décomposition fut trouvé dans la Senne, à Vilvorde ; à Gand, le meurtre de cette femme qui fut étranglée et brûlée rue des Baguettes? Que dire,surtout, de l'impunité dont par un mystérieux privilège jouissent les plus immondes des crimes — les assassinats de la petite Walschaert. de la petite Van Calck, d'Annette Bel-lot?Tout cela en pays flamand. Sur soixante-quatre actes de banditisme commis en Belgique durant un mois livré au hasard de la statistique, cinquante le fu-ren en pays flamand. Pourquoi? M. Camille Jacquart, en une étude jadis parue dans le XXme Siècle, attribue cette excessive criminalité à l'ignorance sans pareille des rustres alcoolisés de nos provinces occidentales. Voilà une chose que personne ne s'avise de nier. Il y a six ou sept ans, un sénateur catholique, bourgmestre d'Huysse, M. délia Faille d'Huysse, fit à la Société d'Horticulture de Bruxelles un tableau effrayant de l'insécurité qui règne dans les agglomérations rurales. '« La situation devient intolérable, disait-il.Ce ne sont qu'agressions et actes de banditisme. Les particuliers, insuffisamment protégés, en arriveront à se faire justice eux-mêmes, comme en Corse. Il n'y a plus un rou-lier, plus un paysan, plus un cycliste qui ose circuler le soir sans être armé. » En Flandre, le crime revête un caractère tout particulièrement odieux, parce qu'il est dicté par des instincts cupides exacerbés par une sorte d'abêtissement, par une aberration qui s'alimente des tord-boyaux servis dans des cabarets immondes.Il convient d'ajouter, toutefois, que ces statistiques criminelles datent du moment où, avant la guerre, l'instruction obligatoire, allait être instaurée. Mais nous oublions bien vite. On a trouvé des juges pour acquitter les assassins présumés de Mme veuve Langé-nus, à Malines, bien que leurs empreintes digitales laissées sur un verre de lampe les désignassent clairement. Des juges qui déclarèrent que la dactyloscopie n'est point infaillible, encore que Francis Gai-ton, Victor Balthazar, Lacassagne, Sir William Herschel, Nicard, Forgeot, Ni-céphord, tant d'autres, aient étab.i que la chance de l'identité des empreintes digitales de deux êtres différents est de un sur soixante-quatre mille millions ! En Belgique, les affaires se classent avec une remarquable facilité. Un peu partout, d'ailleurs. Même quand les assassins ont payé leur dette à la société. Nous avons souvenance de Cartouche, de Poulailler, de Schinderhannes, de Jack Sheppard et des chauffeurs du Directoire. Antoine Moneuse est oublié. On ne parle plus de Michet, dit Badin, de François dit la Mouche, du Dégelé, de Louis Mortier dit Pauehy, dont les derniers crimes se commirent sur la famille du notaire Lehon, à Ville-Pomme-rœul. Que la guerre soit finie, et l'on mra oublié les noms de Bonnot, Gar-îier, Callemin, Carrouy, Va.let, Soudy, le tous les bandits qui improvisèrent la ragédie dé la rue Ordener, en avril 1912. Vous nous objecterez que nous avons ort de parler d'assassins français alors jue nous avions débuté cette chronique ■n exposant la mentalité des tristes héros lu banditisme en Flandre. Hélas ! bon îombre des noms cités plus haut appar-iennent à des Flamands. Carrouy était 3elge. Emile Delauney, l'assassin du >ous-chef de la Sûreté M. Blot et de l'inspecteur Murât; se nommait en .réalité Emile Demeulenaere, né en Belgique de parents belges. Raymond Callemin, dit a Science, — de la bande de Bonnot, — Hait né à Bruxelles et ses parents y virent encore. Les bandits de Montgeron de Chantilly étaient six, dont deux Belges. Decocq, conv aincu du viol et de .'assassinat d'une petite fille dans un jardinet de la rue Coulaincourt, et qu'on ippelait à cette époque le « satyre de Montmartre », était tout simplement né i Nivelles. Faut-il d'autres exemples en-:ore ? Peut-être bien le nom d.e ces équarris-ieurs ne nous est-il resté que par une :ertaitie fascination que le crime exerce îûr nous. Nous sommes attirés vers les iiéios sinistres de tueries sensationnelles. L'incestueuse maîtresse de Fieschi, Nina Lassâve, passa de la misère à l'opulence iprès le crime de son amant. Un limonadier la sortit de sa mansarde pour l'installer clans 1111 comptoir du Palais-I<oiyal 3Ù là clientèle se bouscula. Nina trouva .in mari: elle est moite en 1860, rentière, à Meluti. Gabrielle Bompard, l'atroce complice d'Eyraud dans l'assassinat de l'huissier Oouffé, avait déjà trouvé un protecteur au cours de sa fuite à travers les Amériques, et, lorsqu'elle eut achevé sou temps de travaux forcés, elle vit s'en présenter autant que de reporters jaloux de recueillir ses confidences. Lors du procès de Lacenaire, les femmes se disputaient les autographes de l'assassin, ne reculant pas pour les obtenir dèvant Ies démarches hardies m Tes sollicitations directes. Quelques détraquées ont relancé Pranzini jusque dans la cellule des condamnés à mort. Ravachol — qu'une sinistre violation de sépulture rendait entre tous répugnant. — recevait presque chaque jour,à la Conciergerie,des fleurs,, des paniers de fraises, des lettres d'encouragement, des provisions de bouche, des mandats-poste ! Le chef de-la bande des « Moucherons », âgé de quatorze ans, avait juré de n dégringoler » en une soirée une demi-douzaine de « pantes ». Arrêté lorsqu'il en était à sa quatrième victime, on dut le protéger contre des dames parisiennes très huppées qui voulaient l'embrasser!... Il y a des chapitres à écrire sur la cr^ minalité et sur les à-côtés de l'assassinat. De ce qui précède, il résulte que les peuples les moins instruits produisent le plus abondant gibier de bagne et d'écha-faud, et qu'il se trouve un peu partout des gens pour se ruer, en une excitation malsaine, vers les professionnels du meurtre. On leur fait une sorte d'apothéose. De là à conclure que la peine de mort n'est point, pour ces tristes accapareurs de l'intérêt public, un châtiment, mais une glorification, il n'y a qu'un pas. Nous tâcherons de l'établir dans une chronique prochaine. TAVE. Echos Calendrier •1 février. — Soleil, lever 7 h. 28 ; coucher 5 h. 01. — St-André-Corsini, ev. ; Ste-Jeanne, reine. 5 février. — Soleil, lever 7 h. 27 ; coucher 5 h. 02. — Ste-Agathe, v. m. ; SS. Martyrs du Japon. 6 février. — Soleil, lever 7 h. 25 ; coucher 5 h. 04. — St-Amand, ev. ; Ste-Do-rothée, v, m. Le Vatican et la guerre Chacun s'est attendu, dès l'élévation de Benoit XV au trône pontifical, à la renaissance de la politique au Vatican. Benoit XV ne fut pas en vain la main droite du cardinal Rampolla. Alors déjà, il avait fait montre de dons diplomatiques et d'une habileté innée, particulière aux Génois. Benoit XV s'est immédiatement om-ployé à faire sentir l'influence de l'Eglise parmi les peuples belligérants. Sachant qu'une proposition de paix était prématurée, il s'est contenté, pour débuter, d'un petit succès diplomatique en obtenant l'échange des prisonniers invalides. En outre, il est important de relatei la visite qu'il fit à deux reprises, lor; du tremblement de terre, aux blessé; hospitalisés à Santa-Maria. Le déplace, ment du Pape a été considéré comme ut raprochement avec le gouvernemen italien. L'on dit même que la récent* entrevue d'un sénateur et d'un cardinal, a permis des négociations en vue de ménager des rapports nouveaux entre le Quirinal et le Vatican, au cas où l'Italie entrerait dans le conflit mondial. L'on va jusqu'à dire même, que le Pape se propose d'assister au Congrès de l'a paix, mais cette idée n'est pas admise dans certains milieux politiques. Bien que 1' « Osservatore Romano », dont on connaît les attaches, s'efforce de répéter que le Vatican est neutre, l'attitude ultra-neutre des catholiques italiens et des journaux cléricaux est l'objet de polémiques. « 11 y a lieu de remarquer, dit le « Temps » à ce propos, que l'on est enclin, généralement, à considérer la neutralité comme favorable au parti adverse : fâcheux penchant qui se remarque surtout dans les pays belligérants à l'égard des nations et journaux neutres. » Pour prouver aux catholiques français et belges l'inexistence de rapports étroits entre le Saint-Siège et l'Autriche, de même que l'Allemagne, le Pape et son secrétaire d'Etat, s'appliquent à recevoir cordialement Sir Henry Howard, l'ambassadeur anglais. Us veulent par le fait même, établir clairement qu'ils ne souhaitent rien de mieux que de voir les relations entre le Saint-Siège et l'Angleterre rétablies. Le Pape et la paix On mande de Rome en date du 3 février que le Pape a proposé aux chers des états belligérants, la libération de tous les prisonniers âgés de plus de 55 ans ainsi que des femmes et des enfants.Bornes-postes Vu, de nos yeux vu, ce matin, un brave postier, avec son trousseau de clefs, ouvrant une borne-poste, pour lever les lettres — nous nous arrêtons un instant pour voir si nos concitoyens ont « profité » Tie l'avis' fait par les journaux, que dorénavant les lettres peuvent être mises dans les' bornes-poste, à l'intérieur de la ville. Notre postier, imbu de son importance, jetant lui coup d'œil de" droite "et de gauche, ouvre d'abord son sac qui doit recevoir la correspondance confiée à son administration, puis choisissant la clef portant le numéro matricule de la borne, ouvre gravement la petite porte métallique.La main, suivie du bras, s'enfonce dans l'intérieur de la boîte profonde, il se met même de côté pour entrer plus loin encore, il tâtonne, on voit sa figure changer, puis un petit rictus venir au coin de ses lèvres. Rien ! il n'y a rien ! ! Fiegmatiquèment il hausse les épaules, referme la borne, referme son sac et s'en va d'un pas alerte vers un autre endroit où sans doute les Anversois auront été plus malins. Nos tramways En nous garant dernièrement dans un des abris pour attendre le tram, nous avons, fait une constatation tout au moins bizarre. C'est ainsi que nous avons eu sous les yeux un tableau renseignant le premier départ du matin, comme le dernier départ du point terminus de la ligne des boulevards. Inutile de vous dire, cher lecteur, que ce tableau est daté d'avant la guerre et qu'il ne faut pas s'y fier, car vous fourriez avoir l'inconvénient: 1° de ne pas voir apparaître de tram ; 2" d'être conduit à la permanence pour infraction au règlement de police, qui vous... prie d'être rentré chez vous à 0 heures du soir. L'administration des trams ferait œuvre utile en renseignant plus exactement nos concitoyens. Marché du Vendredi Très typique, la promenade faite hier, mercredi au Marché du Vendredi, où avait lieu la vente d'mi mobilier et de divers objets, par décision judiciaire. Il y avait foule, impossible d'approcher des objets mis en vente; le public se perchait sur des échelles, avait réquisition né tables, charrettes, chaises, pour inielix voir. Tout ce monde était là dans l'espoir de faire une « occasion ». Mais la voix nasillarde du crieur se fait entendre, on vênd un tableau signé X, illustre inconnu naturellement; un loustic près de nous, un peu connaisseur, sans doute, passe son appréciation : (i Des grenouilles dans des arbres », dit-il. Par curiosité nous attendons... Allons, fait le crieur, j'ai fr. 15 marchand ! 16, 17, 18, 19, 20, 22, et ainsi de suite; et le tableau est adjugé à 36 fr. Suivent les objets les plus hétéroclites qui vont à des prix surprenants, tout va à l'avenant, on paie aussi cher que neuf. Ce n'était pas la peine, assurément... comme on chante dans la « Fille de Mme Angot. n Nos ouvrier' Elles sont curieuses à observer les ; théories d'ouvriers et d'ouvrières qui se : dirigent, toute la matinée durant, ver; ; les bureaux où ils doivent aller estam piller, « doppen », comme ils disent dans .eut langage coloré. Au début, on le remarquait, ces braies gens, habitués à gagner leur vie, étaient morfondus de l'obligation de re-zc-joir, sans travailler, un secours quel-touque. Leurs physionomies étaient graves et des groupes animés les' plus forts en thème émettaient, à haute voix leurs appréciations «sur les événements et la situation. Les autres écoutaient grave-lient, puis continuaient, silencieux. Maintenant un changement se consta- p, :e .facilement. Les groupes s'en vont à rt cur bureau avec moins de préoccupations;..en causant avec calme. L'accou L1 [iitnance, fait son œuvre et l'ouvrier pa- C( ralt avoir compris que rien dans ce chô-jujge forcé, dignement supporté, ne l'at- L1 teint. Le secours qu'il reçoit, on le lui rloit bien. L'inventeur, des procédés de mise e en conserve c Eu est-il question de conserves en ces 11 temps I Partout en Al.emagne on recom- P mande aux administrations communales c de: taire des stocks de viandes conservées. C'est bien le moment de rap- 11 peler que les procédés en usage sont clus c ait Dr Edmond D. V. Lippman. Le chimiste Liebig, si réputé, doit sa renom- a mèe et grande parue à l'un de ses pré- c décesseurs. A la Bibliothèque royale de 1 Hanovre on «conserve» — puisque nous parlons de conserves — un manuscrit de Leibnitz, qui fournit le moyen de donner ' constamment des forces aux armées en v marche. On y lit: « Un doit toujours e avoir avec soi des « compositions » dont 1 la ^petite quantité donne pourtant de telles forces que l'on peut en vivre plu- 11 sieurs jours. Leur- formation m'est connue. » D'où vient cette connaissance à cet esprit encyclopédique? 11 n'en était pas l'inventeur. On doit chercher l'inven- 1 teur parmi les multiples correspondants r de Leibnitz. Si on les recherche on doit c s'arrêter au nom de Denis Papin ( 1017-1712),.qui en réalité trouva la façon de préparer des conservesde viande. La lettre de Leibnitz date de 1860.N'est-ce pas , curieux et intéressant à redire à un mo- J meut où des millions d'hommes devront manger des « conserves de viande » ? J Une nouvelle société A l'initiative de divers banquiers et notables belges et avec le concours de ; diverses institutions bancaires hollandai- ] ses, une société va être constituée à Amsterdam, ayant pour objet d'avancer de l'argent aux réfugiés belges qui n'ont pu se munir de fonds liquides lorsqu'ils ont quitté leur pays. Cette société : n'avancera que des sommes nécessaires < à la subsistance des intéressés et sur ga- i ranties d'effets, de coupons, de livrets à la Caisse d'épargne, de polices d'assu- i rances sur la vie ou de bons de réquisition. Elle fera également, à des conditions à déterminer, des prêts sur propriétés et des inscriptions hypothécaires. Le siège de la compagnie sera fixé à Amsterdam ; elle aura un bureau principal à L'a Haye; des bureaux auxiliaires seront institués dans différentes villes hollandaises. Greater ^atwerp Le premier rayon de soleil hivernal invite à de courtes promenades dans la banlieue de la ville. En se butant aux remparts, en voyant les brèches, réclamées parfois avec colère par les Anversois qui espéraient voir tomber enfin ce qu'ils appelaient « leur carcan » de fortifications, le promeneur revoit en pensées les plans pompeux,dus à la collaboration de l'ingénieur Stubbe, découvert par feu Léopold II, et qui devaient préparer l'agrandissement d'Anvers.Avec quelle passion. l'Anversois discutait ces plans ! Et dans les vieux estaminets, aux tables rondes des sociétés privées, on faisait danser les millions ! On traçait des boulevards! On bâtissait...? Finis les beaux rêves, la vision du Ring, des avenue»! La guerre n'a pas seulement abattu le# villes et les villages sur la route.elle a détruit de même... nos châteaux en Espagne et... le Greater Antwerp. La capitulation d'Anvers L'éditeur Van Loo, rue du Régent, 9, a fait paraître en brochure, la relation fort intéressante et surtout véridique, que M. Emm. De Boni, correspondant anversois du «Nieuwe Rotterdamsche Courant », a adressée à son journal au sujet de la capitulation d'Anvers. Cette brochure est vendue au profit du Comité anversois d'assistance. Nous la recommandons d'autant plus volontiers à nos lecteurs. Dans les tranchées —• Pourquoi t'es-tu engagé? — Je suis sans famille et j'aime la : .guerre ! Et toi ? — J'ai une belle-mère et j'aime la ■ paix 1 NOUVELLES DE LA GUERRE Sur le front de l'Ouest ; EN FLANDRE s Paris, 2 févr. (Reuter.) — La jour- j ie se passe en duels d'artillerie et des :taques de moindre importance - de la irt des Allemands. Ces attaques ont été E ipoussées. ? 1/artillerie lourde allemande montre Lie grande activité, leur feu était dirigé >ntre plusieurs points d'appui à l'Yser. c Dans les environs d'Ypres on a livré f ne grande bataille d'artillerie. EN FRANCE ^ Des divisions allemandes ont attaqué s t occupe un poste anglais près de Cum-ny. A la suite d'une séné de contrer tiàques les Anglais ont repris le terrain erda, puis ouc avancé en prenant des ( 'ancliées ennemies. ] Le tait de guerre annoncé hier a été j n succès pour notre intanterie sur le £ henun de Béthune à la Bassée. A la troisième attaque l'ennemi avait tteint nos tranchéej mais à la suite 'une contre-attaque nous en avons ex- t ulsé les Allemands. ( Sur le front de l'Aisne notre artillerie j Durde a bombardé la gare de Moyon où ( ïs Allemands étaient occupés à s'appro- ] isionner. i\otre feu a occasionné deux xplosions qui a produit de la fumée endant 2 1/2 heures. , Dans la région de Perthes nous conti- ( lions à faire des progrès. A La Bassée Londres, 3 février. (Wolff.) —• Le : Daily Chronicle » apprend qu'après , 2S dernières batailles à La Bassée, on ( .'a pas eu de nouvelles de quatre et i emi bataillons de la garde anglaise. Toujours des duels d'artillerie Berlin, 3 février. (Wolff.) — Des at-aques contre nos positions près de Per-li'es ont été repoussées. Sur les autres >arties. du front il n'y a eu que des luels d'artillerie. Un Zeppelin sur Passy Suivant des journaux anglais, un Zeppelin doit avoir jeté des bombes sur 3assy, lundi soir. A la Censure française Paris, 2 février. — Pour la pre-nière fois la censure a supprimé une :ritique militaire du général Berthaut lans le « Petit Journal», critique dans aquelle le général avait parlé des alliés ■usses. En Angleterre Les sous-marins allemands et les Zeppelins en Angleterre D'après le «Times», on assurait à Liverpool que le « U 21 », le sous-marin illemand, qui coula deux navires niar-:hands anglais, a été approvisionné l'huile par un vapeur battant pavillon danois près de la côte du pays de Galles. On ne sait pas si le navire à fourni l'huile volontairement ou s'il y a été obligé. Lundi soir, les habitants de Douvres étaient dans tous leurs états croyant avoir vu des sous-marins près du port. Les projecteurs ont été dirigés sur Ta mer et les batteries de la côte on fait feu. Plus tard, on a su qu'il s'agissait d'un vapeur voulant entrer dans le port sans se conformer aux prescriptions du règlement. Un faux bruit au sujet de l'arrivée de Zeppelins a Causé une certaine animation à Londres et en Essex. D'aucuns prétendaient avoir vu cinq Zeppelins. C'était heureusement une fausse alarme qui s'est bornée à l'extinction des lumières dans les gares et sur les ponts des chemins de fer. Toujours le blocus de la mer Copenhague, 3 févr. (Wolff.) — « Politiken » dit que la guerre sous-marine est très désagréable pour la navigation des neutres. On ne peut cependant en vouloir à la flotte allemande qui cherche à faire du tort au commerce de l'Angleterre puisqu'elle se propose d'affamer l'Allemagne. Les sous-marins allemands dans les eaux anglaises Rome, 3 février. — La « Tri-buna » croit savoir que les autorités anglaises cherchent un propriétaire irlandais qui doit assurer une cachette aux sous-marins allemands. Le vapeur « Ikaria » O'J — -J3UA9J g 'sajpuc/j « Central News » apprend de Paris que le vapeur anglais « Ikaria » qui a été itorpillé le 30 janvier près de Cap d'An- fer, a coulé dans le port du Hâvre. Ine partie de la cargaison a pu être luvée. In ordre secret de l'amirauté anglaise Berlin, 3 février. (Wolff.) — On ap-rend de source sûre que l'amirauté an-laise a donné un ordre secret qui est :■ suivant : Par suite des exploits de sous-marins ans le canal irlandais, les navires mar-hands anglais devront immédiatement .isser un pavillon neutre et cacher toute tiquette d'armement, noms, etc. Il est éfendu de hisser des pavillons d'arme-nent. Le présent ordre doit être tenu ecret. Récompense anglaise Londres, 31 janv. — La « Shipping iazette » promet une récompense de 500 ivres sterling à l'équipage du navire narchand qui, le premier, coulera tm ous-marin allemand. Perte de chalutiers anglais Londres, 3 février. — Le chalutier à -apeur de Grimsby « Earl Howard » :st considéré comme perdu avec tout 'équipage. C'est le 34me chalutier de jrimsby qui s'est perdu depuis le com-nencemcnt de la guerre. Le « New-York World » dit, au sujet le l'attaque des sous-marins daus la ner d'Irlande, que l'attaque de diman-:he est un avertissement pour la plus çrande partie du commerce anglais. ?lus tard, les communications entre Mew-York et Liverpool de même qu'el-es seront contrôlées même au milieu le l'Océan, pourront à l'approche des ;ôtes anglaises, courir des risques qui néritent d'être pris en considération. La guerre sous-marine Londres, 3 févr. (Wolff.) — Le « Ti-nes» met le public en garde contre .'émotion causée par la guerre sous-marine. L," amirauté engage les navires tnar-:nands à aborder les sous-marins au lieu le s'ehluir à toute vitesse. Des vivres pour l'Angleterre Londres, 3 février. — Suivant un avis du « Temps » on annonce de Wellington que le gouvernement de la Wouveiie-z,élande a acnecé un million de boisseaux de froment qui doivent etre livrés en juin. Sur le front de l'Est Divers engagements Berlin, 3 février. (Wolff.) — Rien de spécial à signaler sur la trontière de la crusse orientale. tin foiogne, au Nord de la Vistule, les duels d'aitillerie se sont terminés par une retraite des Kusses. Au Sud de ia Viscule, à l'Est de Bo-limow, nous avons pris le village de xiumin. i_a bataille continue autour de \Volazyclowiecka. Depins le 1er lévrier, nous avons fait plus de quatre mule prisonniers et prix six mitrailleuses. Des attaques sur nos positions de la Bzura ont été repoussées. Situation inchangée La situation est inchangée. Le calme est presque général. Vienne, 2 févr. (Wolff.) — La situation n'a pas changé. Lne attaque russe au Pilica en foiogne a été repoussée. Dans les Carpathes les batailles continuent sur une partie du front à l'Ouest. Au milieu du front les troupes allemandes se battent avec succès à côté des nôtres. Varsovie menacée Vienne, 1 février. — La « Nowa Reforma » de Varsovie écrit : Les troupes austro-allemandes ne sont plus qu'à une aire de bataille de Varsovie. La population de la ville s'enfuit en masse dans la direction de Bialistock. On est d'avis que les Russes en évacuant Radcm se sont mis dans une situation plus ou moins critique. Le journal pétersbourgeois « Utro Russki » rapporte que les A.lemands ont bombardé pendant neuf heures la ville de Lutomirsk, près de Lodz. Les quatre cinquièmes des maisons sont en ruines et eu cendres; les faubourgs sont totalement détruits. Copenhague, 1 février. — Une dépêche de Varsovie au « Politiken » dit : On mande de Varsovie que la majeure partie de la population civile a quitté la ville. Les banques sont parties également. Il y a pénurie de vivres dans la ville. Cracovie, 31 janvier. — Le correspondant du « Russkoje Wjedomosti » rapporte d'après la « Nordd. Allg. Zeit. ■: Dans cette guerre nous ne pouvons pas

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Cet article est une édition du titre L'avenir: journal quotidien d'Anvers appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Anvers du 1914 au 1915.

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