Le matin

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s.n. 1914, 08 Août. Le matin. Accès à 22 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/qj77s7k18s/
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8 Août 1914 WIX PAGES - CIMQ CUimTBJigES 21me Année N° 220 REDACTION 3g VIEILLE BOURSE, 39 ' akvers Téléphone Rédaction s S17 [Un an Ir. ÏS.OO iSVJUS j Six mois.. ; i . . « S» " ^ Trois mois » y . . -iS.SfcO !Un an . • • >♦- • » 16.00 XroUmois' ! I i'oo f «m • France, Angleterre, Allemagne et Union *5 partrimestre, fr. 9.00 glande « ■ tond-Duché, par trimestre, fr. V.OO. tâtonnement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN ADMINISTRATION £9,VIEILLE BOURSE, 39 AravEit© ■Téléphone Administration : S245i C. de CAUWER, Directeur Annonces : Annonces la petite ligne, fr. O 30 Annonces financières id »! OO Réclames la ligne, » 1 .SiO Faits divers corps id. » 3 00 Chronique sportive id. » 3 OO Faits divers fin " id. > îi.OO La Ville id. j ES.OO Emissions ' Prix à convenir. Les annonces de -la -France, de l'Angleterre et da l'Amérique sont exclusivement reçues à Bruxelles cliez MM. J. Lebbgue «Si (X JOURMuD QUOTIDIEN UNE JOURNEE TRIOMPHALE 25.000 Allemands hors de combat LES EDITIONS DES JODRNADX communication de l'état-major ,< & 7 août, 1 heure après-midi Par1 ordre «fia gouverneur militaire d'Anvers, le Pré-sitat de Sa Section Anvers-Lïmlsourg de l'Association à la Presse iselg]® invite les directeurs des journaux d'Anvers à ne plus publier egiie deux éditions par jour, à des feeeires régulières et indiquées d'avance, les journaux dsa matin pouvant paraître une fois par jour Faprès-midi, les journaux de l'après-midi pouvant paraître ene fois par jour le matin. Cachet du Ern. HÉNRION. •a/. Gouvetaeur militaire Le IHITlIi paraîtra donc fie matin comme à l'ordâ- Notre tâche [ Tout «e que l'on a pu écrire ces jours-ei pur les prodiges de valeur réalisés par cette (héroïque 3me division qui tient tête à l'ennemi sons Liège est dépassé par cette simple information: les Allemands ont demandé un armistice! I Ainsi la mort a tellement fauché dans leurs rangs qu'ils demandent à respirer. Il ta faut quelques instants de trêve pour "amasser leurs cadavres qui jonchent le sol. f Et le mot est faible, car il y avait par place, on l'a vu, plus d'un mètre cinquante p corps amoncelés! Ils ont 25,000 hommes [hors de combat! I C'est à ce petit pays auquel ils avaient proposé un marché honteux, dont ils ont [insolemment violé le territoire, que les Allemands doivent cette épouvantable leçon! i|<e dieu des batailles que Guillaume II fait [intervenir si volontiers dans ses proclama-pus s'est donc détourné de lui. I Certes,nous ne l'avions pas invoqué, nous, pst pour demeurer libres que nous avons pré l'épée. Nous ne a remettrons au four-po que lorsque nous aurons fini notre Bâche. ^Iais cette tâche, nous ne serons bientôt fe, espérons-le, seuls à la remplir. Que sera-t-elle désormais? Il est temps que nous Je sachions. I ^euls jusqu'ici, nous avons victorieusement soutenu le choc d'une armée que l'on ■considère comme la plus puissante du mon-I e' Ces miracles d'héroïsme, nous les relouerons. Mais un seul sentiment do-I®®e maintenant en Belgique: celui de voir ftrriver nos alliés, au flanc desquels pourront combattre nos valeureuses divisions. I J-e moment est unique. I es succès obtenus, les trophées remportent exalté le moral des troupes. L ne s'agit pas seulement d'inscrire dans F !re ^oire des pages glorieuses. flibér t*116 ^ ^ ten*er i'e^or^ décisif et [bonnes nouvelles ®°W.MUH!QUE DE SOURCE SURE IuS, 7 août, 1 heure après-midi. — La P'état-mnin , animation régnait ce matin à I % dtiî e la Position fortifiée d'Anvers. |ie]ao,,„ ^ue M. de Broqueville, ministre IteurfloK 1 venait d'arriver à Anvers, por- I Le min t"nes nouvelles-a\'ec 'f . 116 guerre était _n conférence l^e la Twoi4?era! Dulour, gouverneur militaire 0n L31'f°n fortifiée d'Anvers. Pemanûé aussi que les Allemands avaient iletter leurs'mor''113^06 ^ *'k lleures 1>0ur en" Confirmation ANVERS, ? août, 3 heures de l'après-midi. — De source sûre. — Trois corps d'armée allemands Ont envahi la Belgique. Une seule division belge a été engagée en s'appuyant sur Liège et elle oblige les Allemands à demander un armistice de 24 heures. Nouvelle confirmation BRUXELLES, 7 août. — Le ministre de las guerre annonce que les Allemands demandèrent un armistice de 24 heures. La ville de Liège n'est pas occupée par les Allemands. Les Allemands avouent avoir 25,000 hommes hors combat. Les bruits qui courent que la population liégeoise aurait tiré sur les Allemands sont radicalement faux. Après la première victoire Proclamation de S. 1. Albert à l'armée Le Roi a adressé la proclamation suivante aux troupes qui ont combattu à Liège: Nos camarades de la 3me division d'armée et de la 15me brigade mixte vont rentrer dans nos lignes après avoir défendu en héros la position fortifiée de Liège. Attaqués par des forces quatre fois supérieures, ils ont repoussé tous leurs assauts. Aucun des forts n'a été enlevé, la place de Liège est toujours en notre pouvoir. Des étendards, quantité de prisonniers sont les trophées de ces journées. Au nom de la nation, je vous salue, officiers et soldats de la 3me division d'armée et de la 5me brigade mixte. Vous avez rempli tout votre devoir, fait honneur à. - nos armes, montré à l'ennemi ce qu'il en coûte d'attaquer injustement un peuple paisible, mais qui puise dans sa juste cause une force invincible. La patrie a le droit d'être fière de vous. Soldats de l'Armée belge, n'oubliez pas que vous êtes à l'avant-garde des armées immenses de cette lutte gigantesque, et que nous n'attendons que l'arrivée de nos frères d'armes français pour marcher à la victoire.Le monde entier a les yeux fixés sur vous. Montrez-lui par la vigueur de vos coups que vous entendez vivre libres et indépendants.La France, ce noble pays qu'on trouve toujours dans l'histoire associé aux causes justes et généreuses, vole à notre secours et ses armées entrent sur notre territoire.En votre nom, je leur adresse un fraternel salut. ALBERT. Français et Allemands se battent dans le Luxembourg belge BRUXELLES, 7 août, 5 heures soir. — On. signale au ministère de la guerre que des combats ont eu lieu dans le Luxembourg belge- centre Français et allemands. — Havas-Reuter. * Tout va bien Comme on le verra par les nouvelles qui suivent, la situation réelle de nos troupes est infiniment meilleure qu'on ne l'avait cru tout d'abord et il ne reste rien des bruits qui avaient courus mercredi, d'après Jesquels les Allemands passaient la Meuse en masse, et avaient mis le feu à Visé, etc., etc. Les nouvelles d'aujourd'hui,beaucoup meilleures, remettent les clioses au point.' La situation jeudi soir BRUXELLES, 7 août. — La situation est normale à Liège, au point de vue militaire; .le plan de l'état-major ©e déroule méthodiquement.Après avoir accroché à' Liège, pendant trois jours, trois corps d'armée allemands — les 7e, 9e et 10e — la division belge, sur l'ordre de son chef, s'est, repliée — ce qu'elle a fait en très bon ordre. La division belge a gardé une capacité suffisante pour se remettre à combattre lorsqu'elle aura pris un peu de repos. Les soldats Belges sont un peu fatigués, mais nullement démoralisés, au contraire. Les forts tiennent toujours. Une partie des troupes allemandes occupe le quartier de Coronmeuse, Autour de Boncelles • Le spectacle autour du fort de Boncelles était terrifiant jeudi matin. Sur la route et dans les champs avoisinants, les cadavres de soldats allemands atteints par le feu du fort et des soldats de ligne. Peu de blessés. Très peu d'uniformes belges aussi parmi les victimes couchées sur le champ de bataille. Nos petits lignards furent héroïques d'ailleurs, gais à la bataille, s'interpellant avec enthousiasme sous le feu de l'ennemi, se passant des cartouches et se lançant des boutades, visant avec soin et sang-froid et obtenant ainsi comme tireurs des résultats merveilleux.Les mitrailleuses de inos carabiniers ont également admirablement fonctionné, les pointeurs gardant un grand calme pendant que les chiens de traction ne se laissaient nullement émouvoir par le tumulte de la bataille.LA MEUSE N'EST PAS FRANCHIE ! Sur les lignes de Visé, Argenteau et Vive-gnis, les forces allemandes n'ont pu non plus gagner le moindre avantage. Aucune des tentatives faites par l'ennemi pour construire un pont de bateaux sur la Meuse n'a réussi. Plusieurs de leurs mitrailleuses, appuyant ce travail, ont été détruites. La cavalerie, qui avait franchi la Meuse a gué à Lixhe, a été plusieurs fois balayée par le fort de Pontisse. LES FORTS TIENDRONT TRES LONGTEMPS Les forts peuvent tenir encore très longtemps. Ils peuvent résister à toutes les attaques brusques. Les Allemands, d'ailleurs, ne multiplieront plus celles-ci. L'ATTENTAT CONTRE LE GENERAL LEMAN. RENSEIGNEMENTS OFFICIELS. — NOUVEAUX DETAILS. Vers deux heures du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi, au moment où le général Léman, entouré de quelques officiers d'état-major, allait abandonner les locaux de la rue Sainte-Foi pour d'autres, l'on vit arriver un groupe de huit, cavaliers que les passants acclamaient, les prenant pour des Anglais. Comme ils s'approchaient du groupe formé par l!é-tat-major, un officier cria: «Mais ce sont des Allemands ! » Aussitôt le général et ceux qui l'entouraient dégainèrent tandis que partaient des coups de feu. Heureusement, l'héroïque défenseur de Liège ne fut pas atteint. L'on s'empara des faux Anglais qui étaient, suivant toute vraisemblance, des espions déguisés. Des espions seuls pouvaient savoir l'heure exacte où l'état-major devait aller prendre possession/de sa nouvelle demeure. Lorsque la foule sut qu'elle avait été dupée elle se livra à des protestations indignées et tenta de lyncher les prisonniers. Ils ont été conduits à la citadelle, où ils sont enfermés. Ce n'est donc pas un trait d'audace des uh-lans, mais bien une nouvelle manifestation de l'espionnage allemand. C'est d'une maison même de Liège qu'ils ont dû sortir armés et équipés et le complot a dû être assez longuement mûri- Visé n'est pas incendié fj BRUXELLES, 7 août. — Suivant des*récits de 'témoins, Visé ne fut pas incendié. Les massacres sont également démentis.. Avec nos soldats D'Anvers â Louvain avec Sa 2n,e division t JEUDI. — Avant-hier matin, la deuxième division d'armée- fit, en une étape, la route •de la ligne des forts de la position d'Anvers à Louvain. Vers huit ou neuf heures du matin, un escadron de chasseurs à cheval, servant d'avant-garde, traversait la ville de Louvain et, la dépassant, allait cantonner au delà des limites de la cité. Vers dix heures, un convoi d'automobiles annonça le gros de la colonne. Les autos défilaient entre deux haies de spectateurs enthousiastes. Les cris de «Vive l'armée!» «Vive la Belgique!» se succédaient sans interruption. Et les gens jetaient aux hommes entassés dans les voitures des paquets de cigarettes et de tabac, des boîtes et des bottes des cigares, des tartines, des confitures, des fruits. Les patrons limonadiers et restaurateurs offraient a boire — peut-être un peu trop — et même à manger. Petit à petit, pourtant, les avant-gardes des régiments d'infanterie firent leur apparition. Il pleuvait. Les hommes paraissaient quelque peu fatigués et néanmoins, «gais et contents», ils chantaient et marchaient triomphants. On entendait, mêlés, fusionnés par la plus franche des fraternités, les accents flamands du refrain populaire «De Leeuw van Vlaanderen», les rythmes de la «Brabançonne», la cadence de la «Marche d'entre Sambre-et-Meuse» et des pas redoublés d'enfants des Flandres et de Wallonie. Et ainsi ce fut bientôt l'occupation complète de la ville par une armée jeune, un peu turbulente, mais décidée à punir, à châtier l'envahisseur; avec le général Dossin, commandant la 2e division d'armée. Le combat de Boncelles JEUDI MATIN." — Je redescends des hauteurs de Boncelles où j'étais monté en compagnie d'un groupe de boys scouts, lesquels, courageux comme de vrais petits Liégeois, s'étaient jetés à la tête des bataillons de renfort expédiés par l'admirable général Léman, à la rescousse du âme de ligne et du 1er chasseurs à pied, lesquels, chargés de la défense de la hauteur de Boncelles,étaient sur le point d'être débordés. Voici ce qui s'est passé. Me'S' confrères des presses bruxelloise et liégeoise, racontant les événements, je suis autorisé à décrire, cette fois, ce que j'ai vu. Le fort de Boncelles domine Liège. Mais, à sa gauche, il y a une position, à l'abri du feu des canons. C'est contre cette position — d'où le bombardement direct de la ville de Liège serait possible — que le 10e corps a commencé, dès trois heures, cette nuit, une attaque acharnée. Nos hommes ont résisté et, appuyés par des renforts, ont repoussé les Allemands. Nous avons un petit nombre de blessés, mais les Allemands ont laissé sur le terrain de nombreuses victimes. Un drapeau du 10e corps allemand a été pris: sa rentrée à Liège a été l'objet d'une manifestation d'enthousiasme délirant. De Liège à Hasselt JEUDI MATIN. — On s'attend de jour en jour à un contact dans l'une ou l'autre des régions voisines entre les Belges et les Allemands. Les routes du pays sont occupées militairement. Je viens de remonter en automobile de Liège à Hasselt. De tous côtés il y a des estafettes de gendarmerie, de cavaliers; des sentinelles veillent; les routes sont barrées; on s'attend à une prompte intervention de l'armée française. Tout ce qui est cours d'eau, rivière ou fleuve est garni de troupes et je puis dire que, sur toute la frontière, les petits troupiers vaillants de 'a Belgique veillent sans hésitation. L'aéroplane allemand JEUDI MATIN. — Liège résistait victorieusement ce matin. Deux obus, cependant, ont été lancés contre Liège. L'un est tombé sur l'Ecole moyenne, l'autre dans la rue du Po"nt-Neuf. Aucun dégât n'en est résulté, ni aucun dommage pour les habitants de la ville. Au milieu de la nuit dernière, un aéroplane allemand, passant au-dessus de la gare de Flexhe-le-Haut-Clocher, a lancé un obus: celui-ci a fait faux feu et les employés de la gare, , narquoiSj s'en sont partagé les éclats. Par erreur JEUDI -MATIN. — Comme nous étions à la terrasse de l'Hôtel de la Gare, à Louvain, en train de rédiger cette copie qu'un professeur bruxellois se charge de vous porter,nous avons été, mes confrères Roussel, Boin et moi... mis -à peu près en état d'arrestation par une escouade de chasseurs de la garde civique lou-vaniste. L'incident, heureusement, a été assez vite terminé, grâce à l'intervention d'un offii cier intelligent. La situation de notre armée est excellente. Sur toute la ligne règne le plus fervent enthousiasme. et, à mesure que nous traversons les lignes, annonçant partout les succès obtenus par les vaillants défenseurs de la ville de Liège, les hommes se montrent de plus en plus désireux de se venger des Allemands. Visite de Liège — Les régiments qui ont été au feu VENDREDI, 2 heures. — Le bruit courait que la ville de Liège était tombée au pouvoir des Allemands, mais que les forts résistaient encore. D'autres rumeurs contredisaient entièrement ces renseignements. Il n'y avait qu'une chose à faire : retourner là-bas, aller voir. J'y fus en compagnie du soldat-chauffeur d'automobile, engagé avec sa machine Scheidt, d'Anvers. Armés tous deux jusqu'aux dents, bien décidés à aller jusqu'au bout, nous parcourûmes toute la route de Louvain à Liège. Dès les environs de Liège nous entendîmes de nouveau tonner le canon. Et sur une hauteur nous vîmes cinq uhlans qui,après avoir galopé en sens parallèle à notre direction, déchargèrent leurs brownings... Nous ignorons où sont tombées ces balles: toujours cinq-cartouches qui ne toucheront ni un Français, ni un Anglais, ni un Belge. A Liège même, voici la situation exacte: les rues sont vides, la ville est libre, les forts résistent, tonnent et se moquent des obus allemands. Des dégâts importants ont été infligés à la métropole de la Wallonie. Des quartiers en ruines flambent encore, décombres navrants, mais les Allemands qui, hier soir, étaient entrés dans Liège, ont fui, pourchassés, décimés' par le feu de nos forts. J'ai vu à certains endroits de vrais monceaux de cadavres allemands. Je n'insiste pas: j'ai salué ces victimes du devqir. Je suis revenu de Liège par le même chemin, toujours libre et aéré, de-ci de-là, par des hommes de la garnison mobile de Liège. S. M. le roi Albert, infatigable, et qui était venu des quartiers généraux de l'armée inspecter les environs de Liège, nous précéda durant tout notre trajet de retour. Dans tous les postes, on me remit des cartes, des lettres pour les « chers parents » ou les « chères amies ». Je me suis occupé du départ de ce dépôt sacré avant de vous envoyer cette lettre. Nos soldats, malgré l'abominable temps et les nouvelles auxquelles de méchants esprits ont essayé de donner une version fâcheuse, sont toujours pleins d'entrain. J'ai rencontré le caporal Canton et le soldat Batardy, le premier d'Ostende, le second de Bruxelles, qui ramenaient un officier et un soldat des uhlans qu'ils avaient capturés. Au reste, les soldats allemands qui se rendent avec armes, bagages et cheval sont excessivement nombreux. Tous ont l'air mécontents de cette guerre. Pour faire marcher l'infanterie, l'état-major allemand, la fait poursuivre par de la cavalerie. Les cartouches" allemandes, très pointues, pénètrent facilement dans les chairs mais sortent aussi aisément: les blessures sont donc en général peu dangereuses. Au reste, il ne faut pas croire que le 9me, le 12me de ligne et le 1er chasseurs sont décimés: que les parents se rassurent; le 9me, le 12me de ligne et le 1er chasseurs sont encore bien portants. Les blessés que j'ai visités ne sont guère grièvement touchés, pour la plupart. Les morts sont rares. Au moment que je passais à Everlé, ce matin, les gendarmes arrêtaient cinq espions qui s'étaient cachés dans les caves du château des ducs d'Arenberg. La région est infestée d'espions : la gendarmerie patrouille constamment dans les bois d'Everlé et fait d'abondantes cueillettes d'Allemands. La question se pose : où continuera-t-on à enfermer les régiments d'Allemands qui se rendent ! Les espions allemands ont toutes les audaces • ils s'habillent en curés, en soldats belges, en officiers be'ges, en français... mais finissent tous par se faire prendre. Une de nos estafettes, un carabinier, est parvenue à tirer un uhlan qui s'était aventuré en reconnaissance aux environs de notre quartier général. Ces reconnaissances de cavaliers allemands qu'on voit à Huy, à Hasselt, à Lovenjoul, etc., ne sont — si je puis ainsi m'exprimer — que de « la poussière de cavalerie ». Elles sont, destinées à semer la crainte dan^ le cœur des populations tout en essayant d'apporter à l'état-major allemand des renseignements sur nos mouvements de troupes. Hier, sur la hauteur de Boncelles, un sergent du 9me attrape une balle dans l'oeil. Il se lève. « Mon commandant, dit-il, ce n'est plus de jeu, ça : je m'en vais, moi ! Ces Allemands ne regardent même pas où ils tirent I *

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Cet article est une édition du titre Le matin appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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