Le messager de Bruxelles

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s.n. 1915, 15 Mars. Le messager de Bruxelles. Accès à 20 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/x921c1vf0m/
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LE MESSAGER DE BRUXELLES JOURNAL QUOTIDIEN, ECONOMIQUE ET FINANCIER ABONNEMENTS : (Pendant la durit de la guerre) i mois fr. 1.50 3 » » 4-oo x an ••••••>•'• » 12.00 A. VIS. Adresser toute correspondance à la direction du « M2£3 SA. G IDFt DîD JBFLXJS1BjLjL.ES » AUCUNE QUITTANCE NE SERA VALABLE S! ELLE NE PORTE LA SIGNATURE: SU DIRECTEUR OU JOURNAL Rédaction et Administration : Bruxelles, 1, Quai du Chantier, 1, Bruxelles. - Téléphone A IOIO PUBLICITE : |4m' page, la ligne fr. 0.30 Commerciale 3m* » » » 0.50 2®* » » » 1.00 Nécrol, la lig. 1.50; Judic. la lig. 0.30 ; Financière : & iorfait TABLEAUX DE LA RUE En Flânant Hier, comme j'avais deux heures à perdre, je me suis mis à flâner. Cela ne fait de tort à personne et cela vaut mieux que d'aller au café. Donc, je fus par les rues, au hasard, sans but précis et, ma foi, je ne regrette pas le temps que j'ai consacré à contempler les étalages. Jusqu'ici, je l'avoue à mla honte, j'entends depuis le début de la guerre, je n'avais accordé qu'une attention des plus relatives à la montre de nos commerçants. Je me disais : « Ce n'est pas :1a peine ne m'arrêter, je ne contemplerais que des choses archi-con-nues; le temps n'est pas aux nouveautés. » Combien j'errais ! En flâniant, hier, je n'ai rien vu de . nouveau en tant que productions ou créations, c'est vrai, mais j'ai rencontré des choses extraordinaires. Une modiste vend des fleurs et une fleuriste vend des chapeaux ! Quel est donc le phénomène qui a amené cette perturbation ? Les boutiques sont à cinquante mètres l'une de l'autre. Comment-expliquer dès lors que, sur un parcours d'aussi minime importance, les femmes, si versatiles qu'elles soient, décident les unes d'aller acheter un chapeau chez la fleuriste, les autres de se fournir de fleurs chez ;la modiste. Car, enfin, il n'y a pas à ergoter. Si chacune de ces honorables commerçantes a décidé de s'adjoindre l'article jusque là vendu par l'autre c'est que, apparemment, Leurs affaires respectives ne battaient que d'une aile. Enfin... Plus loin, je tombe en arrêt devant un chausseur qui vend du beurre. Ici, pa-r exemple, je n'y suis plus du tout. On m'a tant répété, depuis deux mois, que les chaussures allaient augmenter de prix que — suprême décision — j'en ai acheté deux paires à la fois, j'avoue que l'idée ne m'est pas venue de 'les aller acquérir chez un marchand de beurre. Je me rendis bêtement chez un cordonnier en quoi j'eus tous les torts, car le pharmacien du coin m'eut probablement fourni des chaussures à bon compte et à mon pied. Mais voilà, ce sont les pensées les plus simples qui viennent les dernières. Plus tard on ne m'y prendra plus. Me voici devant un fabricant d'objets en cuivre où, en temps normal, je m'arrête parfois un instant, les articles qui sont confectionnés dans ces ateliers ayant presque toujours quelque originalité. Toute une partie de l'étalage était encombrée de cigarettes jetées ià en vrac dans un élégant désordre. Temps troublés, période de perturbation énorme. Ceux qui ont la bosse des affaires ou, plus simplement, le désif, d'ailleurs des plus légitimes de gagner quelque argent, se sont souvenus très à propos de ce précepte qui dit que dans la vie il faut savoir se retourner. Ceci ne va plus? Essayons autre chose. Tel commerce — et pour cause — a cessé, sinon de plaire, au moins d'être prisé? Passons à un autre genre d'exercices. La nécessité crée l'organe, a écrit quelqu'un. Cette affirmation ne se rencontre pas précisément ici quant au fond, toutefois, puisqu'il est admis qu'il n'est rien de nouveau sous le so-'leil ; mais la facilité avec laquelle le débitant bruxellois change son fusil d'épaule — soyons de notre temps — montre quelles ressources il possède en soi. Et c'est tout à son honneur. * * * Place de la Monn'aie, c'est en raccourci le faubourg du Temple, quelque chose comme .'le trop-plein du commerce qui déborderait sur*les trottoirs.Les marchands de journaux, multipliés à l'infini offrent leur beau papier blanc qui n'avait rien fait à personne, noirci de caractères d'imprimerie. Quelle débauche de simili-littérature! Mais voici de lia vraie littérature. Des hommes, qui font le boniment comme à lia foire, lancent les titres d'œuvres, dont plusieurs très connues, et qui, en échange de quelques décimes, vous apporteront, sinon l'oubli des événements présents — car quoi qu'on fasse, ils sont obsédants — au moins quelques heures de distraction. A côté du marchand d'esprit d'au-trui, et recommandant d'une voix enrouée sa marchandise ma foi appétissante, un Liégeois pur sang —■ tu comprends bien hein ! — débite,des bonbons « pour » la toux, dit-il. On s'en aperçoit car il est rude ment enrhumé ; si quelques pastilles qui sont là, contenues dans les boîtes, ont produit ce résultat, l'acheteur ne doit pas désespérer d'être complètement aphone avant la douzaine. — Voyez, mesdames et messieurs, prenez l'article en mains, vous pourrez alors vous assurer que je ne viens pas, comme un tas de filous « mes confrères (sic) vous, vendre du fromage de Bruxelles pour de la pâte d'Italie et des pattes de .lapin pour des chignons à ressort! Chez moi tout est beau, bon, grand, magnifique et pas cher. —■ Tenez, voici un portefeuille. Ce n'est pas du carton ni du veau sucré. Ce n'est pas de la vache enragée ni du cochon malade. C'est du cuir, du beau cuir de cheval; pensez si vous irez vite, mesdames et- messieurs. Et ces cordons qui le ferment. Des cordons en soie vous dis-je... les vrais cordons de la Bourse. Celui-là est un camelot professionnel, un vrai, qui ne paie pas patente et travaille en « maraude » avec des copains qui scrutent l'horizon et l'avertissent dès que paraît le képi d'un agent. N'empêche qu'il est bien amusant et qu'on prend plaisir à l'entendre. Voici ensuite le'marchand de fromages qui, sans s'arrêter de parler, découpe, pèse et enveloppe le gruyère, le Port-Salut et le vieux Holllande. D'autres proposent au passant des tendeurs pour pantalons, des fixe-cravate, des oranges, du caramel, du nougat, des « chiques » de Liège, des bernard'ins de Gand, dès «ballons» de Tournai, du chocolat, des cartes postales, des rubans, des cigares, des fume-cigarettes, des étuis à cigares, des pipes, des cartes à jouer, des « plans de la guerre » et que sais-je encore. Ces commerces ambulants sont éphémères, sans doute. Que demain sonne l'heure tant désirée de la Paix et tous ce - '".c,r:h?.rds quitteront avec joie le trottoir — où ils vivent aujourd'hui des heures si pénibles dans la pluie et le vent, qui se partagent la journée — pour rentrer à l'atelier ou reprendre le métier qui, jusqu'il! y a sept mois, les fit vivre. En attendant, ce travail de fortune — oh ironie des mots ! — les empêche de mourir d'inanition et 3e bienheureux résultat est acquis. Décidément je ne flânerai plus par les rues. La vue de ces-innombrables gagne-petit aux prises avec les difficultés de l'existence m'ancre de plus en plus dans cette idée que d'aucuns ont trop d'argent et d'autres pas nssez. Oir, telle théorie me conduirait droit comme balle vers le socialisme et le premier devoir d'un journaliste d'informations est de ne pas avoir d'opinion... en dehors de celle que tout être raisonnable a de M. Woeste. LES FORTIFICATIONS DE COPENHAGUE On mande de Copenhague au « Svens-ka Dagbladet », de Stockholm : On s'occupe ici du rôle que joueraient les fortifications de Copenhague dans le cas où cette ville serait attaquée et l'on fait certaines comparaisons entre les fortifications de la, capitale danoise et celles de Liège. On fait remarquer que l'on a eu le temps de mettre les fortifications de Copenhague en état de défense, et que la garnison nécessaire est prête. D'après ce que dit un officier supérieur dans le journal « Nationaltidende », on peut affirmer que les fortifications de-Copenhague sont, malgré leurs défauts, beaucoup plus fortes que celles de Liège. Une surprise est absolument impossible et une attaque d'artillerie exigerait des forces si considérables qu'une grande puissance elle-même hésiterait à les employer à une opération contre l'île de Seeland. LES RELATIONS Londres, 13 mars. — Un député a demandé à la Chambre des Communes quelles sont actuellement les relations entre le gouvernement anglais et les gouvernements de Bulgarie, Hollande, Espagne, Suède, Norvège, Danemark et Chine. Sir Edward Grey a répondu : « Je suis heureux de pouvoir déclarer que nos relations avec ces divers gouvernements sont très amicales. » (Applaudissements sur tous les bancs.) Lire en 3e page de ce numéro « Notre Causerie Financière Hebdomadaire ». Chaque semaine, le lundi, notre collaborateur Fonclos réunira sous cette rubrique les faits intéressants des derniers jours, faits susceptibles de renseigner utilement les porteurs de titres. BULLETIN DU JOUR BALLES EXPLOSIVES ET BALLES DUM-DUM L'ne question qui a toujours souk -vé, dans ues guerres du passé, d'iaite: ■ minables controverses, est celie dt balles explosives. Ces balles avaler. été jadis créées pour faire sauter é. V caissons de munitions d'infanterie c i d'artillerie, chargées en poudre noire, et l'armée bavaroise notamment en f,it usage jusque vers 1870. On fut, pc ; la suite, amené à employer ces balles contre les troupes, parce que l'on espérait arrêter ainsi plus facilement des assaillants déterminés en leur causant des blessures plus graves. Mais l'expérience a montré depuis longtemps que l'usage des balles explosives constituait une cruauté parfaitement inutile, et par la convention de Genève, toutes les nations civilisées se sont mises d'accord pour en interdire l'emploi en temps de guerre. Ces balles sont, du reste, devenues incapables de faire sauter les munitions chargées avec la poudre sans fumée. Aussi, à l'heure actuelle, ne se sert-on plus des bailles de ce genre que pour abattre les grands fauves à courte distance (balles Pertuiset pour la chasse à l'éléphant, à l'hippopotame, au lion, etc.) Elles ont d'ailleurs F inconvénient d'exiger l'emploi d'armes à feu de très gros calibre ; elles sont assez dangereuses pour le tireur qui les utilise et leur précision est plutôt aléatoire dès que la distance se rapproche d'une centaine,de mètres. En fait, elles ont complètement disparu de l'armement de tous les pays qui ont seulement conservé les grenades à main. La balle dum-dum n'a rien de commun avec la balle explosive. Jusqu'en 1890, la seule balle employée a été la^ baie en plomb >nr.< en plomb durc:, de forme cyiindro-ogivalte, et sans envéloppe métallique. Cette balle, d'un calibre voisin de 11 millimètres, avait une puissance vulné-rante et surtout une puissance d'arrêt (stopping-f ower) très largement suffisantes. Son expansion dans le corps de l'homme atteint produisait d'ailleurs très souvent des effets analogues à ceux des bailles explosives. Maiis à partir de 1890 environ, lorsque toutes les aimées du monde eurent adopté une arme à feu de petit calibre (8 millimètres) tirant une balle de plomb durci avec enveloppe de maille-chort ou d'acier, on s'aperçut que la puissance vulnérante des nouvelles balles avait singulièrement diminué. A l'heure actuelle, un blessé qui a eu le poumon, ou l'abdomen, traversé par une balle de 8 m/m (et surtout par une balle de 6 m/m 5 comme la balle italienne ou la balle japonaise) guérit très souvent avec une facilité déconcertante, d'où le nom de bailt humanitaire donné à ce projectile vers 1895. En outre, la puissance d arrêt des nouvelles balles est devenue tout à fait insuffisante dans le combat rapproché contre des adversaires fanatisés ; on a constaté à mainte reprise dans l'Inde, en Afrique, aux Philippines, qu'un indigène traversé par une balle conservait souvent assez de force pour venir zigouiller, avant de mourir, l'Européen qui l'avait blessé. C'est cette constatation, faite pour la première fois par les Anglais, au I chitral, qui a amené ceux-ci à fabriquer les balles dites balles dum-dum, lu nom de la fabrique hindoue où on les confectionnait. * * * Les premières bailles dum-dum, car il existe un grand nombre de modèles différents de ces projectiles, possédaient leur enveloppe en maillechort fendue en croix à la partie avant, ce qui permettrait au noyau de plomb intérieur de s'épanouir dans la blessure, comme le faisaient en 1866 ou en 1870 (les balles en plomb nu de 18 m/m ou de h m/m alors en usage. Mais ces balles, se déformant dans le canon ou dans l'air, tiraient fort mal. On leur substitua bientôt des balles analogues à la balle express inventée aux Etats-Unis pour la chasse aux grands animaux. La nouvelle balle dum-dum présentait à l'avant un trou cylindrique borgne qui avait pour effet de produire une sorte d'éclatement du projectile au moment où il rencontrait le but. Les cipayies anglais de l'Inde emportèrent en Chine pendant la campagne de 1900 des munitions de ce mor"èîe. Cette balle ne tire pas très bien : il faut, pour lui rendre sa précision, boucher le trou qu'elle présente à l'avant soit avec de la cire, soit avec une petite capsule de cuivre mince. Enfin, on a employé des baltes de I plomb de petit calibre avec enveloppe métallique interrompue à l'avant. L'armée suisse a eu longtemps des balles de ce genre et la Société française des munitions fabrique, pour les société de tir, une baille analogue, dite balle de stand qui présente une très grande précision. On a bientôt reconnu, toutefois, que, dans les guerres européennes, l'emploi des balles dum-dum était assez peu justifié et ne constituait guère qu'une cruauté inutile, comme jadis celui des balles explosives. Par un article spécial de la convention de La Haye, toutes les puissances du monde se sont interdit l'emploi, dans les guerres régulières, de toutes des balles à enveloppe fendue ou interrompue. COUPS DE BEC ÉGALITÉ? Parmi les innombrables comités — que de gens à décorer plus tard, juste ciel — qui se sont fondés à Bruxelles, depuis le début de la guerre, celui d'Aide et de Protection aux Artistes ne me semble pas jouir de la reconnaissance unanime de ses administrés. A tort ou à raison, on en jase beaucoup à Bruxelles. Aide et Protection aux Artistes, dont le président est M. Brunfaut, président de la classe des Beaux-Arts de l'Académie de Belgique, et le secrétaire M. Goffin, professeur au Conservatoire et secrétaire de la direction de la Monnaie, s'est donné pour but de veniir pécuniairement en aide aux peintres, aux sculptëurs, aux musiciens, aux artistes besogneux de nos théâtres. C'est là une noble ambition et l'on ne peut qu'y applaudir en reconnaissant q-c'il y a là de quoi absorber l'activité des plus courageux, surtout si l'on songe à l'énorme somme de travail que représente la série d'enquêtes toujours longues et délicates qu'il faut, de toute nécessité, entreprendre à chaque demande nouvelle de secours. Et il doit en avoir 1 D'autre part, peintres, sculpteurs, musiciens, gens de théâtre, * malgré leur commune infortune n'appartiennent pas au même milieu ; ils sont de condition et d'un genre de vie différents, cela seul suffirait à faire comprendre combien est malaisée et ingrate, malgré leur désir certain de bien faire, la tâche de ces messieurs. }e m'en voudrais certes de les chagriner, mais, à moins de'se boucher les oreilles, il faut convenir qu'il y a des. mécontents et que ceux-ci ne s€ privent pas de faire aller leur langue. Il s'agit, en l'occurrence, des gens de théâtre et parmi eux tous des plus intéressants car les plus touchés du petit personnel de nos diverses scènes : des machinistes, des ouvreuses, dès accessoiristes, des tapissiers ; que sais-je encore ? Ils se plaignent qu'on ne fasse rien pour eux et qu'on commette de plus à leur égard une injustice. Je m'explique : Les fonds recueillis par Je Comité d'Aide et de Protection doivent servir à soulager les misères, en ce qui concerne le monde des théâtres, de tous ceux qui en font partie, quelile que soit la scène k laquelle ils appartiennent. Pourquoi donc alors, à peu près seuls, les ouvreuses, les tapissiers, les électriciens du Théâtre de la Monnaie ont-ils été favorisés? Pourquoi pas les autres? Question indiscrète peut-être, mais question, avant que de continuer. Le Vieil Hibou. Dernière Heure COMMENT LA CRISE GRECQUE FUT RÉSOLUE Athènes, 12 mars. — Avant de faire ap- ; pel à M. Gounaris, dont la. combinaison vient d'aboutir, le roi Constantin avait songé à M. Scouloudis ; mais ce dernier déclina la mission de former le nouveau) cabinet en invoquant des raisoife de santé. On escompte que M. Gounaris suivra une politique de neutralité. L'ORGE SAISI Le Conseil de l'Empire allemand a publié un décret relatif auJ commerce de l'orge. Toutes les provisions d'orge ont ' été saisies. BATEAU COULÉ Ymuiden, 13 mars. — On a, aperçu vers Schouwebank Dépave d'un steamer coulé, : dont les mats émergeaient de l'eau ; il a ] été impossible de reconnaître sa nationalité. COMMUNIQUÉS ALLEMAND (Officiel) Berlin, 13 mars. (Communiqué officiel de ce midi) : Sur le front occidental Au sud d'Ypres, des attaques isolées des Anglais ont été sans peine repoussées. Notre attaque exécutée en vue de la reprise du village de Neuve-Chapelle, rencontra, après un premier avantage, une forte supériorité numérique et ne put pas continuer. Les Anglais développèrent dans cette contrée une activité très grande avec leurs aviateurs. Un de ceux-ci fut descendu avant-hier à coups de fusil et 2 autres aurent la même sort d'hier. En Champagne, les combats ont repris en certains endroits. Toutes les attaques partieHes françaises ont été repoussées avec des pertes importantes pour renne-mi. Nous avons fait 200 prisonniers. Dans les Vosges, les combats ont été rendus difficiles par suite du brouillard et de ia neige. Sur ie front oriental Les Russes faiblissent dans la région d'Augustow et au nord-est jusque derrière ie Bobr, et sous la pression de l'artillerie massée à Grodno. A Orzye, au nord-est de Prasnyscti, une attaque russe a été repoussée. AUTRICHIEN (Officiel) Vienne, 13 mars. (Communiqué officiel d'hier) : En Pologne russe et en Galicie occidentale, il n'y a pas de changement pendant cette journée. Seuis des combats d'artillerie ont eu lieu. Les attaques de quelques détachements ennemis furent repoussées avec de fortes pertes. Les combats sur ia route Cisna-Bali-grod, dans tes Carpathes, ont recommencé. Nous avons pris possession hier d'une sauteur pour laquelle on se nattait depuis trois jours. Par uns attaque à la sape, nos troupes firent sauter une position ennemie ïi ont rejeté, dans le comàat de nuit qui suivit, l'ennemi en arrière. Nous fîmes à cette occasion 1,205 hommes et plusieurs afïLcièrs prisonniers. Au cours de cette iTiënie nuit, des contre-attaques russes sur cette hauteur ei sur les positions autour d'autres secteurs furent repoussées avec de fortes pertes pour l'ennemi. Sur ie front de bataille du sud-est de la Galicie et dans la région de Czernowitz, tout est généralement calme. ——♦ FRANÇAIS (Officiel) Paris, 12 mars. — Deux divisions belges ont avancé sur divers points de 400 à 500 mètres dans la direction de Schoorbake (sud-est d'Ypres). Paris, 12 mars. — Le général d'Amade a été nommé général en chef du corps ex-' pétitionnaire français de l'Afrique du Nord, dont une partie est en route pour le Levant. Paris, 13 mars, 11 heures soir. — A l'ouest de Lombardzyde, nous avons pris un ouvrage allemand situé à 100 mètres , as nos tranohées. Les Angiaïs ont pris la ferme d'Epi-nette, à 3 kilomètres à l'est d'Armentiè-res.L'avance des Anglais dans le district de Neuve-Chapelle reste intaicte. Après avoir repoussé deux contre-attaques, les Anglais ont pris une partie de tranchées entre Prêtre et Milly. En Champagne, nous avons pris jeudi ' soir des parties de tranchées ennemieâ au | nord-est du Mesnil. Vendredi nous avons progressé dans toute cette région. Plus à l'ouest, nous avons repoussé une attaque de nuit vers Tahure. Sur le Reichakerskopf, nous avons gagné 200 mètres. « ANGLAIS (Officiel) Londres, 12 mars. — Dans la nuit du 11 au 12 mars et dans la matinée du 12, nous avons facilement repoussé les contre-attaques allemandes. Nous avons pris le village d'Epinette dans la nuit du 12 mars. + TURC (Officiel) Constantinople, 14 mars. — Le grand quartier général communique : Sur le front dans le Caucase, les Russes attaquèrent les troupes qui se trouvent dans les environs d'Artwin, mais leur attaque a été repoussée. Nous avons fait un certain nombre de prisonniers et pris une mitrailleuse. Le 7 mars, nous avons complètement repoussé toutes les attaques russes sur les hauteurs de Balikli. A i'euest d'Artwin, nous occupons toutes les positioris fortifiées anciennement au pouvoir des Russes. Pendant ce eombat, un officier ennemi et 150 soldats ont été tués. Aujourd'hui, deux cuirassés ennemis ont faiblement, et à longs intervalles, bombardé nos positions près de Kumkale et près de Sed-ul-Bahr. Dans la nuit du 8 mars, un vaisseau ennemi, pêcheur de mines, voulant approcher de la ligne de mines protégeant Smyrne, toucha une mine et coula. Hier, la flotte ennemie a bombardé une heure durant les forts de Smyrne, sans résultat. Un hydro-avion ennemi, qui survolait nos forts, a été obligé de s'éloigner par suite du feu de nos batteries. Dernières Dépêches LES COMPAGNIES HOLLANDAISES MAINTIENNENT LEURS SERVICES La Haye. — La compagnie de navigation Batavia a repris ses services de .passagers iquii avalent été suspendus. Lu. compagnie Zeeland a fait de même. AUX ENCHÈRES Brest, 12 mars. — La cargaison du « Dacia », consistant en biscuit, viande conservée, lard, oignons et pommes de terre, a été vendue hier aux enchères. ABDUL-HAMID EN LIBERTÉ Rome, 12 mars. — Un télégramme de Bucarest au « Messaggero » annonce que l'ancien sultan Abdul Hamid est en liberté et a déjà reçu un grand nombre d'amis. LES DEMANDES DU JAPON A LA CHINE Londres, lf| ma.çs. — Répondant à une question qui Lui fut posée par un membre de la Chambre des Communes, sir Edward Grey a déclaré qu'il avait re-j çu du gouvernement japonais le texte des demandes présentées par celui-ci à la Chine et qu'il n'avait aucune raison de croire qiu.e ce texte ne fût pas semblable à celui remis au gouvernement chinois. « Aucune représentation, ajoute sir Edn ward Grey, n'a été reçue à ce sujet d'aucun gouvernement étranger ; mais des communica.tions officielles ont été faites par deux puissances. » Comme le texte communiqué par le gouvernement japonais est confidentiel, ie gouvernement britannique n'a fait aucune communication à ce sujet à aucun gouvernement étranger. Le gouvernement étudie l'effet des de mandes du Japon à la Chine, en vue de la sain egarde des intérêts britanniques dans la vallée du Yang-Tse. PRODUITS DE CONTREBANDE Londres, 13 mars. — Le journal officiel annonce que 'seront considérés articles et^ produits de contrebande : la laine, rétain, l'huile de castor, le pétrole, Ja cire, les huiles de graissage. ■ RESTAURANTS FERMÉS A DIX HEURES Amsterdam. — Le « Lokal-Anzeiger » annonce que le gouverneur militaire de Berlin a prescrit que les restaurants devraient fermer à 10 heures, au lieu de rester ouverts jusqu'à une heure avancée de la nuit, LA RENAISSANCE POLONAISE Berne. — Dans une séance de groupes, les députés polonais de la Diète prussienne ont été autorisés, d'après la « Gazette de Vos s » du 6 mars, à faire assister à leurs débats cinq Polonais, membres du Reichsrath d'Autriche. LES « TICKETS-MENUS » A la demande du ministre autrichien de l'intérieur, la Compagnie des tramways de Vienne imprime a.u verso de ses tickets des recettes culinaires permettant à la population de savoir comment cuisiner économiquement, en vue d'une famine possible.Les recettes données sont destinées surtout aux classes moyennes et pauvres pour qui le beurre, la farine et les œufs sont devenus un luxe inutile et qui doivent se contenter de poisson sec, de pommes de terre et de riz APPEL Le Tsar a, paraît-il, appelé sous les drapeaux les élèves des écoles supérieures faisant partie de la levée de 1915. M. GHENADIEFF SE REND A BERLIN Neuichâtel, 12 mars. — M. Ghenadieff, se rendant à Berlin et à Vienne, où il est chargé d'une mission officielle, vient de pa.sser à Neuichâtel. Interrogé sur les intentions du cabinet de Sofia, il a déclaré que la Bulgarie entendait maintenir sa neutralité aussi longtemps que les événements le lui permettraient. CERTIFICATS D'ORIGINE Le « Board of Trade » annonce que depuis le 8 mars des certificats d'origine sont exigés pour toutes les marchandises provenant de la Norvège, Suède, Danemark, Hollande, Suisse et Italie, même si leur valeur déclarée est inférieure à 25 livres sterling. Lundi 15 Mars 1915 (Edition P. L. G. — I\° 123) A Le Numéro ÎO Cmes 3ime Année — S0 73

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Cet article est une édition du titre Le messager de Bruxelles appartenant à la catégorie Financieel-economische pers, parue à Bruxelles du 1895 au 1946.

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