Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 08 Janvrier. Le nouveau précurseur: journal du soir. Accès à 21 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ft8df6m01q/
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ggg——B Jeudi H Janvier 1914 CINQ CENTIMES HO" musée — M0 H Le Nouveau Précurseur AT?oi<rTsrïTNCEnsrTs - ANVERS, un an 18.OO fr.; ail moi» 6.60 £r.; toota lûoie 3.B0 fc. INTERIEUR, » 15.00 fr. . 8.00 fr.;' . 4 50 fc HOLLANDE, » 83.00 fr.; . 16.00 tr.< , 8.00 fr. LUXEMBOURG, » 82.00 tr.; . 1S.OO fr.; . 3.00 2p. UNION POSTALE, • 4S.OO fr.; . 21.00 fr.; . 10.60 fr. Tout abonnement sa poursuit jusqu'à rrfus formel. ON S'ABONNE & Anvers au bureau du Journal et dias tcu les baneasx àee JOStea en Belgique. JOURNAL DU SOIR ESS&u*»: { 3S, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. •A-T^STOïsTOES : OaoniAiaBS,lapedteHgne. fr. 0.30 I Réclames, la ligne. . . fr 1 63 » 1 à 4 lignes . » 1.00 Paito mvitïts, la lignç. . . a so Finakcxèree, la ligue . . . 0.60 I Chronique Ahyers . . > 3'.0iî Le* tmet CMC€t de l'étranger et de ta Beiffiçu* sont reçues aussi par F Agents Basas, S, plan det Martyre, « BnmeBu, S, Place de ta Boum, t Parte, et £ Higk BoIbarn. à Loaârm. CERTAINES ECOLES EN ANGLETERRE L'Université itinérante a, le 3 janvier dernier, commencé ses cours de sept leçons ponsacrés à la civilisation anglaise. Ce fut M. Michel Huisman qui s'y distingua le premier en parlant de la politique intérieure et extérieure de la Grande Bretagne. Divers éminents professeurs de l'Université de Bruxelles viendront traiter d'autres questions, entre autres, celle ries écoles, et à ce propos il est certains préjugés qu'il est utile de connaître. Il est généralement admis que l'éducation anglaise favorise la plupart du temps, I le développement des muscles au détriment (le l'intelligence, c'est, dit-on, le triomphe | (les sports sur la littérature et la science. Que de tentatives ont déjà été faites chez nous pour acclimater les méthodes d'outre-Manche, tentatives qui, cependant, n'ont guère modifié cette appréciation excessive. Un peu de réflexion donnerait peut-être à penser que les jeunes Anglais ne partagent pas leur temps entre un match de football et une partie de tennis, non plus que nos collégiens ne consacrent tout le leur à traduire un texte de Giceron ou à résoudre une équation; mais la réflexion fleurit-elle ja-jnais dans le jardin des préjugés? Comment donc, pensez-vous, sont organisées ces écoles qu'on oppose avec un sentiment d'hostilité à nos collèges et universités? L'enseignement secondaire, car, en premier lieu, c'est de lui qu'il s'agit, de l'enseignement qui forme les petits bourgeois, est donné aux jeunes Anglais dans des écoles privées. Ces „private schools" sont des entreprises particulières, comme tels de nos pensionnats et comptent de 50 à 300 élèves. Les unes font parcourir à leurs pensionnaires un eycle complet d'études et les préparent directement aux écoles de l'Etat ou aux universités; les autres, et c'est le plus grand nombre, les préparent à certaines grandes écoles publiques où se termine alors la préparation aux écoles de l'Etat et universités. Ces écoles publiques, dont les principales sont les suivantes: Har-row Eton, Rugby, constituent les plus importantes, et sont le type modèle de toutes les institutions anglaises. A Harrow, je citerai celle-ci, car sauf dimensions, elles se ressemblent toutes, l'institution située à une demi-heure de Londres, se présente sous l'aspect d'une agglomération de dix-huit villas autour do bâtiments affectés à l'instruction. C'est une coquette communauté avec ses avenues soignées, ses jardins, son parc, ses terrains de jeu et sa chapelle. Elle compte 600 élèves et un nombreux personnel. Ces petites villas, appelées 'boarding hou-Ses" sont l'habitation des jeunes enfants qui y vivent la vie de famille sous la direction d'un maître (house master), qui les garde et les suit dans leurs études pendant les cinq ou six ans qu'ils passent sous son toit. Direction morale, surveillance intellectuelle, culture physique leur sont données dans ce milieu. Chaque élève a sa chambre meublée selon son goût, il y travaille en dehors des classes, mais ses repas, il les prend en commun dans la salle à manger familiale. Le "boarding house" est la base de l'édu-fcation anglaise, et c'est à elle que cette éducation doit certaines supériorités. De l'influence du directeur, dépend le développement de l'enfant, qu'il dirige dans sa vie intérieure, ses camaraderies, ses jeux. Cette vie en commun, libérale et en même temps surveillée, possède évidemment une yertu éducatrice de premier ordre. Malheureusement, elle n'est pas à la portée de toutes les bourses. C'est au centre de l'agglomération que s'élèvent les bâtiments où les élèves viennent suivre les cours. On y remarque outre les locaux d'études: une salle de réunion où ont lieu des conférences, des concerts; une Butre, spéciale pour les études musicales (espèce de conservatoire au petit pied) : un musée, une bibliothèque et une petite chapelle très modeste, mais assidûment fréquentée.Il serait trop long de détailler les cours, seulement il est à remarquer que les élèves consacrent au sport, trois après-midi par semaine; il est donc inexact que comme on se plaît à le dire: "l'éducation anglaiso ne *"aBI—""B—EB—■EM—Bj————■ fait que des muscles"; de plus, dans ces écoles,beaucoup d'élèves se plaisent à donner des conférences, à discuter sur des sujets proposés, à rédiger des publications scolaires dont la valeur est appréciée même par de sérieux et compétents personnages. Certes, ces institutions d'Outre-Manche peuvent être citées comme modèles, mais il ne faut pas cependant jeter l'anathème à nos collèges et nos écoles qui sont admirablement dirigés et agencés, quoique dépourvus de tous ces avantages, qu'il leur sera facile d'acquérir, si toute famille peut dépenser par an 5 à 6,000 francs pour l'éducation de chaque enfant. MARTTNÏ! -£k."UL ANGLETERRE La retraite de M. Joe Chamberlain Le "Birmingham Daily Post" annonce officiellement que M. Joe Chamberlain, qui est membre du Parlement depuis trente-sept ans,ne se représentera pas aux prochaines élections. Mon état de santé, explique-t-il, ne me permet pas d'espérer pouvoir reprendre activement ma carrière parlementaire. La circonscription que je représente a besoin des services d un homme plus jeune, participant activement la lutte parlementaire et pouvant aider nos deux associations à assurer la suprématie de la cause unioniste dans la ville de Birmingham." La "Press Association" annonce que son fils lui succédera au Parlement. FRANCE Le budget rectificatif de 1914 On sait que le ministre des finances vient ae préparer un budget rectificatif pour 1914 comportant un ensemble de réductions de 50 millions sur les dépenses.. .M. Caillaux a en-, commission du budget, les états rec-tmcatifs pour quatre ministères, justice, intérieur, commerce, travaux publics. L'ensemble des réductions pour ces quatre ?e réduction totaîe4 milli°n8 S"r 103 50 miUions ■ V? llllîs Prancle réduction porte sur le ministère de l'intérieur, soit 11,800,000 francs fp=U^nnn 3. dimi?ution d'un douzième dans les dépenses d assistance, par renvoi à l'exer- rtnnf ™lv? {. co.mme conséquence d'une modification do 1 ordonnancement. Impôt sur la fortune i ^aillaux déposera dès la rentrée de la un- Pï°Jet d'impôt sur le capital destiné a couvrir les nouvelles dépenses résultant du vote de la loi de trois ans et demandera à la commission compétente de déposer très rapidement son rapport afin que la Chambre puisse le discuter dans un délai extrêmement S ! en quelques jours. Le gouvernement engagera sa responsabilité pour le vote des dispositions essentielles du projet et demandera ensuite au Sénat de le voter rapidement. Le rendement des Impfits L administration des Finances vient de publier le rendement des impôts pour le mois de décembre 1913. Les recouvrements effectués se sont élevés à 349,320.900 francs, accusant une plus-value de 27,590,599 francs par rapport aux évaluations budgétaires et une plus-value de 25,392,600 francs par rapport aux recouvrements effectués en décembre 1912 plos-vaiues pendant l'année 1913 s est élevé à 299,807,332 francs par rap-port aux évaluations budgétaires et 194,708 200 tués0danPsaknnéPe°Ï912UX reoouvrements ALLEMAGNE Le procè8 de Saverna Les contradictions continuent; des témoins nouveaux notamment deux avocats de Saverne viennent déposer et donner un démenti formel aux militaires, officiers et soldats, qui disent habitants les insultaient et les mena- çaient, ,<t.5'es> deux témoins affirment que les rues étaient aussi tranquilles que les autres jours ■L? y,ava,'t a peine une vingtaine de pas-exécutéUP 6 quand I'circlre d'arrêter a été Le colonel de Reutter conserve son attitude hautaine; il déclare nettement qu'il avait fait préparer les mitrailleuses pour maintenir à Saverne 1 ordre public et le prestige de l'armée Par contre, un témoin, M. MuIIer, affirme 1actaPt son témoignage, le procureur lui avait donné une portée exagérée contre les ac cès des officiers. Mais, continuant sa déposition, le même témoin, par le simple récit des faits, prononce un véritable réquisitoire contre le colonel de Reutter, lequel semble avoir intentionnellement provoqué des difficultés pour imposer sa voonté. AUTRICHE-HONGRIE L'Impôt 6ur le revenu La chambre des seigneurs d'Autriche a décidé de maintenir ses décisipns au sujet de la réforme de l'impôt sur le revenu et de renvoyer la réforme à une commission composée de membres des deux chambres, SERBIE Les chemins do fer Les chambres de commerce et d'industrie ont émis, après une discussion approfondie, un avis d'après lequel les lignes <Ju chemin de fer d'Orient situées sur le territoire serbe doivent être achetées par l'Etat serbe et exploitées par lui, et que si cette solution est impossible, l'Etat serbe doit se réserver le droit de fixer lui-même les tarifs Bur ces lignes. GRECE Le Voyage de M. Venlzelos On mande d'Athènes au "Times": M. Veni-zelos séjournera deux ou trois jours à Rome, puis viendra à Paris. De là il ira à Londres et, au retour, il passera par Berlin, Saint-Pétersbourg et Vienne. Il rentrera & Athènes le 22 février. ALBANIE Arrestation à Valona de 200 partlsansd'lzzet De Londres :0n mande de Valona que mardi soir est arrivé de Gonstantinople le vapeur autrichien "Mera" ayant à bord 200 soldats et 6 officiers turcs qui devaient débarquer au cours j de la nuit pour tenter le soulèvement de la population et proclamer souverain Izzet pacha. Le gouvernement provisoire, d'accord avec la commission de contrôle et les officiers hollandais, a fait procéder immédiatement à l'arrestation des Turcs. L'état de 6lège en Albanie Le gouvernement a proclamé mercredi matin l'état de siège. Les volontaires albanais continuent à arriver à Valona pour s'enrôler dans la gendarmerie. A Valona La "Trlbuna" de Rome publie une dépêche de Valona en date du 7 janvier, disant que le gouvernement ayant proclamé l'état de siège et institué une cour martiale sous lesNordres des officiers hollandais, ceux-ci, d'accord avec le gouvernement, ont obligé les populations à un désarmement immédiat. De grosses sommes d'argent ont été trouvées sur les officiers turcs arrêtés lors de leur débarquement du steamer "Mera". L'attitude d'tzzet pacha On mande de Constantinople au "Neue Wiener Abendblatt" qu'Izzet pacha a lancé une proclamation dans laquelle il déclare accepter le trône d'Albanie. Mais Izzet pacha donne un démenti formel à tout ce qu'on raconte. Les ports aibanals Interdits aux navires grecs Le "Temps" reçoit la' dépêche suivante de Preveza : On mande de Valona que le gouvernement provisoire albanais vient d'interdire l'entrée des ports libres albanais à tout navire battant pavillon hellène. TURQUIE Pacifique mais prête à la guerre » Les membres_ du gouvernement, notamment Talaat bey et Djemal pacha, continuent à multiplier les assurances pacifiques, mais ils déclarent en même temps que rien n'empêchera la Turquie de ressaisir les Iles si on ne les lui accorde pas de bonne grâce. De nombreux officiers sont arrivés ces Jours-ci à Smyrrie et une importante concentration de troupes se pousuit îi Scalaova et à Aïvalik, c'est-à-dire en face de Samos et de Mitylène. Rajeunissement dos cadres supérieurs On annonce que le chef d'état-major général Iladi pacha, l'exministre de la marine Hour-chid pacha, qui pendant la guerre balkanique commandait le lOme corps, en environ 200 autres généraux et colonels ont été mis à la retraite. Les iradés ont déjà signés. Le sous-chef d'état-major général Zia pacha a été nommé commandant du 2me corps. On parle d'un officier allemand pour occuper le poste de sous-chef d'état-major. BILLET PARLEMENTAIRE Le 8 janvier 1914, Avec l'année, la Chambre a repris hier la discussion de la loi scolaire. Elle en est arrivée aux articles fixant le minimum de traitement des membres du personnel enseignant. Presque toute la séance de mercredi a été prise par M. Buyl, qui a expliqué dans tous ses détails la position des instituteurs, sous-instituteurs, institutrices, maîtresses de travaux manuels, directrices et assistantes de jardins d'enfants. 11 prouve que les propositions du gouvernement ont pour conséquence d'augmenter les charges financières des communes sans être utiles au personnel enseignant. C'est l'Etat qui ferait une économie annuelle assez importante. Il propose donc de modifier les interventions proportionnelles de l'Etat et des communes dans les traitements. Puis il passa aux traitements eux-mêmes; il montre que le barème est insuffisant surtout pour le personnel féminin, institutrices,maîtresses de couture, froebéliennes; avec d'autres députés de la gauche, il propose un barème nouveau dont le point de départ sera un minimum initial de 1,500 francs par année, au lieu de 1,200 et une augmentation do l'indemnité de résidence, do sorte que dans les communes de moins de 5,000 habitants, l'instituteur aurait un minimum de 1,700 francs au lieu de 1,350 proposés par le gouvernement. Il faut reconnaître que ce dernier chiffre est dérisoire. Enfin, M. Buyl réclame l'égalité de traitements entre les instituteurs et les institutrices, puisqu'ils doivent avoir les mêmes connaissances et font le môme travail. Les propositions de M. Buyl ont été soutenues par MM. Hoyer et Delporte, socialistes, et par M. Giroul, libéral. # * » Puis M. Delvaux montro, chiffres en mains, que les écoles adoptables vont recevoir beaucoup plus de subsides que les écoles communales; il Anvers notamment, les premières auront- annuellement 375,170 fr, de plus que les secondes. Nous donnons ci-après le compte-rendu analytique de ce discours qu'on ne peut résumer.» Le ministre Poullet répond très longuement aux orateurs de l'opposition; mais comme il s'agit de chiffres, lo ministre en est réduit, pour se faire comprendre, à déclarer qu'il fera insérer aux annales un ta-bleau^ prouvant que le personnel enseignant a intérêt à voir voter le projet du gouvernement• • • M. Colaert, le député clérical féministe, clôture la séance en réclamant l'égalité de traitements pour les institutrices et les instituteurs.M. Woeste proteste. 4> • ¥ Au début de la séance, M. Honninckx, le nouveau député libéral de Namur, avait prêté serment. « * * M. Vandervelde a demandé des séances du matin pour discuter les projets de législation sociale. M. de Broqueville trouve que c'est un peu tôt pour réclamer ces séances supplémentaires auxquelles il n'est cependant pas opposé en principe. Il croît que la Chambre ferait bien de nommer une commission, comprenant des délégués de tous les partis, chargée de rechercher les moyens de hâter les travaux parlementaires. Un nouveau coup d'épée dans l'eau ou un cautère sur une jambe de bois. Jean G0S8SNÛ. * • * Discours de M. Delvaux La loi est si peu claire dans son texte qu'il est fort malaisé de savoir à quel article doivent être présentées les observations qu'on désire formuler. Je voudrais donc connaître ce que les écoles officielles des villes et les écoles adoptées et adoptables vont recevoir demain. .Suivant les usages du barreau, j'avais communiqué à M. le Ministre le texte de mes questions. M. LE VIE, ministre des finances. —< Excellente pratique. M. DELVAUX. —Mais M. le ministre ne m'a pas répondu jusqu'à présent. D'après mes calculs, les écoles adoptables d'Anvers recevront demain-375,170 francs de plus que les écoles communales. J'ai fait faire ces calculs par trois personnes compétentes, qui sont arrivées au même résultat à 3,000 francs près. G'esl significatif. Voici du reste, le détail: 1. Le subside actuel ordinaire de l'Etat pour une école de douze classes (36 à 50 élèves) est de 7,770 francs, tant pour les écoles adoptables que pour les écoles communales (590 francs par classe X 12 =7,080) -f 670 pour la direction = 7.770 francs; 2. L'article 1G, litt. G, accorde aux écoles adoptables un subside supplémentaire de 600 francs par classe desservie par un Instituteur et 500 francs par classé desservie par une institutrice. 3. L'article 18, litt. F, stipule que l'Etat supportera les trois quarts des augmentations périodiques obligatoires dans les écoles adoptables et la moitié dans les écoles des grandes villes. Pour les instituteurs, il y a quinze augmentations biennales de 100 francs; pour les institutrices diz augmentations triennales de 100 francs. Prenons pour base une carrière de trente ans, ce qui n'est pas exagéré (si elle était plus longue, l'intervention moyenne serait plus forte) ; la moyenne des interventions, obligatoires est alors de 700 francs pour un instituteur et de 460 francs pour une institutrice; intervention de l'Etat pour les écoles communales: 700 : 2 = 350 francs par instituteur et 460 : 2 = 250 francs par institutrice; pour les écoles adoptables 700x3/4 = 525 francs par instituteur et 460x3/4 345 francs par Institutrice.4. Chaque classe àdoptable aura droit à un supplément de subside de 120 francs pour l'entretien du local et du mobilier; ce subside est compris dans le million compensateur accordé actuellement déjà aux écoles adoptables et, d'après l'exposé des motifs ( note au bas de la page 38) cette partie du crédit compensateur sera maintenue au budget Nous avons donc; École de garçons École do filles coromu- adopta - commu- [adopta- nales bles nales j bles l,Su~bsid*ordinaire 7,770 7,770 7,700 7,770 2. Subside supplé- mentaire - VM - <3,000 3. Augmentatio ns obligatoire» (12 cl. et 1 chef 4,550 6,825 2,990 4,485 (350x13 (525x13) (230x13) (345x13) 4. Subside pr l'entretien des locaux (12 classes) ... — ï.440 — 1>440 (120x12) (120x12) 12,320 23,235 1Q,700 19,695 12,320 10,760 Différence en fareur de l'école adoptable. . . . 10,915 8,935 D'après le Ratinckx de 1913, il y a à Anvers 18 écoles adoptables de garçons et 20 écoles adoptables de filles; pour ces écoles les directions toucheraient de plus que ne toucheraient autant d'écoles communales: 10,915x 18=196,470 francs. 8,935x20=178,700 francs. Ensemble . . 375,170 francs. j M. le ministre veut, dit-il, l'égalité. Or, les écoles adoptables reçoivent 375.000 francs de plus que les autres. C'est une honte, je le répète, et je m'en tiens là. Je suis profondément triste de voir notre enseignement communal, auquel vous avez vous-même rendu hommage, ainsi traité par vous. Je conçois que vous souteniez l'enseignement libre; mais prenez au moins des garanties de compétence dos instituteurs et d'impartialité.Et c'est pourquoi votre loi restera une loi de parti, indigne de la légalité. (Très bienl à gauche.) On a voté 4 millions pour les instituteurs à la veille des élections. Comment les avez-vous distribués? Vous déclarez dans votre projet que, désormais, ce seront les villes et les communes qui paieront cette indemnité électorale. Franchement, cela est-il honnête? Pour Anvers seul, cette charge nouvelle s'élèvera à 94,100 francs! M. POULLET, ministre des sciences et des arts. •— Si je donne des subsides plus importants que la charge imposée, qu'est ce que cela peut bien faire aux communes? (Bruit à gauche). M. DELVAUX. —Quand la Chambre a voté les 4 millions, c'est l'Etat qui les payait et il les payait parce que vous estimiez que les instituteurs étaient trop peu rétribués. (Conversations à droit). Ce n'était pas pour les élections, sans doute? JNous avons trop l'expérience de votre* politique pour que vous puissiez nous inspirer confiance. Tout cela n'est pas honnête et je déteste profondément ce qui n'est pas honnête. (Très bien! à gauche). II n'est pas digne d'ui ministre de mettre 100.000 francs au compi< d'une grande ville, alors que cette somme \ servir les intérêts politiques du gouvernement C'est odieux et ridicule! (Très bien! à gauche La ville d'Anvers va-t-elle continuer a rec< voir ce que l'Etat lui paye? Je voudrais êti' édifié à ce sujet et sur beaucoup d'autr< points, car cette loi n'est par claire; elle a 01 rédigée avec une adresse remarquable pom masquer le jeu du gouvernement. (Très }»i< n à gauche). Nouvelles de l'Étranaer Pour (a conquête de l'air M. Orville Wright, le célèbre aviateur américain, a envoyé au „Daily Mail" le télégramme suivant, dans lequel il décrit brièvement le nouveau stabilisateur qui lui a valu le prix Coili >i Le stabilisateur qui m'a servi au cours dt -expériences faites depuis quelques mois se divise en deux parties. L'une, commandée par un pendule, maintient la stabilité latérale de i';iu-pareil; l'autre, commandée par une vanne, i -gît la stabilité longitudinale. L'énergie nécessaire au gauchissement ainsi qu'à la manœuvre de l'élévateur est fournie p i une roue à aubes actionnée par le courant d'iir qui résulte du déplacement de l'aéroplane. Elle est donc Indépendante db fonctionnement d i moteur. Les. données générales de ce stabilisateur sont identiques à celles exposées dans un bn vet que mon frère et moi avons pris en Europe, il y a plusieurs années, le mécanisme seul ayant été modifié et perfectionné. Un des perfectionnements les plus importants a pour résultat d'empêcher une action exagérée du stabilisateur quand celui-ci entre en action à la suite d'une perte d'équilibre de l'appareil. Notre appareil ramène graduellement l' ailes ou l'élévateur à leur position normal ■ au fur et à mesure que l'appareil revient à une p ■ sition régulière, de telle sorte qu'une fois cette position atteinte, l'action du stabilisateur cesse et cette position n'est pas dépassée. La grèv© on Afrique du Sud De Pretoria: Un avis formel a été adressé mercredi à toutes les succursales des syndicats ouvriers des chemins de fer du pays ordonnant la grève à partir de minuit. La grève deâ cheminots commencera jeudi à 7 heures du matin. Elle s'étendra au personnel des ateliers de construction et de réparations des chemins de fer. Les banques font diligence pour expédier leurs valeurs qui ne. devaient partir aue îieudi. A Pretoria, la milice vient d'être assemblée.La gare sera protégée à'partir de minuit par :oo fusiliers et par la gendarmerie a cheval. A l'issue du conseil de cabinet tenu mercredi matin, les ministres MM. Smuts et Malan, ainsi que le chef de la police, se sont rendus en hâte à Johannesburg. Le gouvernement a complété les mesures prises pour assurer le maiu-i tien de l'ordre. De Johannesburg: Durant ces derniers jours les autorités ont mis en sûreté les fusils et les munitions. En outre, des précautions ont été prises afin d'éloigner les personnes ay^iH des tendances révolutionnaires. Les fusils de toutes les écoles gouvernementales ont été- enlevés.Les mémoires de Mme Stoinhoij Après son retentissant procès et son acquittement, Mme Steinheil s'était retirée en Angle-, terre et, là, elle écrivit des "Mémoires" ime M. Nash édita. Puis, M. Nash traita avec l "Journal" de Paris, qui devait faire par.iîhv en feuilleton des extraits de ces "Mémoires" et, aussi, les publier intégralement en volume, Or tirant argument de ce fait que les ex Irai b de ses "Mémoires" publiés par le "Journ■-l'avaient été accompagnés de commentaires qu'elle jugeait diffamatoires et que, dans l'édition en volume, on ait supprime un tiers environ de leur texte, elle avaii assigné le "Journal" devant la première chambre du tribunal civil de la Seine, en 100,000 fr. de dommag. s intérêts, M. Nash, l'éditeur anglais qui sViait joint à son instance, réclamant, de son côté, la somme de cinquante mille francs. Le tribunal vient de débouter Mme Steinheil de sa demande ert 100,000' francs il ' dommages-intérêts contre le "Journal", mais il a cependant condamné celui-ci à un franc de dommages-intérêts envers Mme Steinheil et M. Nash, "pour publication, contraire aux conventions des parties, des dits "Mémoires en volume, non conformément au traité' . Vol d'un Rubena Une dépêche de Rome annonce, qu'un tableau de Rubens: "L'arrivée des Mages", a été vol.; dans l'église du Val de Suza. Le voleur va-t-il prétendre qu'il veut J< rendre à la Belgique. SANG DE TRAITRE î Grand Roman inédit PAS ^Félicien «îACLA £, ' Deuxième partie Premières lueurs G'est cela raCme, j'y suis.:. Eat-ce que ce n'était pas un ami de ce pauvre Folis-Bier?Auguste îi son tour dévisageait de Vil-leray en pensant en lui-même: „Tu veux m'embarrasser et tu te prends dans tes propres filets." C'était la première fois que les deux hommes, se trouvant face il face, faisaient allusion à leurs relations non seulement avec la victime du sombre drame do Knocke, mais aussi avec le mystérieux Don-niol, le triste personnage aux allures louches, empilant chez lui les documents les plus divers sur des plans de villes fortes et de machines de guerre telles que dirigeables et aéroplanes. Pourquoi Jean et Auguste se lançaient-ils ainsi_ comme de violents reproches, qui ressemblaient fort à des accusations directes, les noms de Donniol et de Folissier? Lequel des deux sortirait victorieux de la lutte. Serait-ce Auguste? Serait-ce Jean? L'âme d'Edmonne n'était plus en proie à l'émotion; maîtresse d'elle-même elle con servait son sang-froid et observait en silence, dans une douloureuse comparaison, les jeux de physionomie de son frère et de son liancé. Certes, sa situation était pénible, insupportable même, les pensers les plus extravagants torturaient son cerveau; mais dans son âpre désir de savoir, elle restait immo-bue, adossée à la cheminée, le visage impas-sible, cherchant à sonder alternativement les intentions de ces deux hommes. ,,Oui , pensait-elle,voulant lire dans leurs yeux pour se rendre compte quel était celui des deux qui disait vrai... Elle ne trouvait pas. De chaque côté, elle apercevait des gouffres sans fond, où régnaient les plus épaisses ténèbres. Soudain, Edmonne, répondant à une pensée subite, s'écria; ' — Je veux voir M. Donniol. Auguste riposta; — Ton désir pourra un jour se réaliser facilement... c'est un homme charmant Raison de plus, insista Mlle Ridley... Où demeure-t-il? ,Ma foi' $ ne saurais te le dire... Tantôt il est a Paris, tantôt il voyage à l'étranger... Je ne sais où il se trouve en ce moment.— Alors il s'absente souvent... Peux-tu I me dire dans quel but? demanda Edmonne. lluml... Hum! fit de Villeray, voulant interrompre cette conversation. Auguste n'y prit pas garde et continua: , 0a,®u,cJe grands chagrins; il cherche tesse placements un palliatif à sa tris- Et tout heureux d'avoir échappé à un interrogatoire qui le gênait, sur un sujet qui devenait périlleux, il s'approcha de la table ou étaient rangés les papiers dérobés à M. Donniol. De Villeray comprit l'intention d'Auguste et devint écarlate. Il étaient là, les fameux documents qui lui avaient valu les ennuis d'une comparution devant le commissaire de police. Que ne les avait-il mieux cachés? Edmonne, de son côté, avec vu l'effroi de son fiancé! „Oh! se disait-elle... si je pouvais lire ces papiers ou, mieux encore, m'en emparer."Vain désir! Si Jean ne faisait rien pour les enlever à la curiosité du frère et de la sœur, il observait leurs gestes et n'aurait certainement pas supporté que l'un ou l'autre tentil de les prendre soit par la ruse, soit par la force. Il veillait! Cette situation durait depuis une minute h peine lorsque la porte s'ouvrit de nouveau.La jehne fille tourna aussitôt la tête et s'écria, en reconnaissant l'Anglais: . — Vous, enfin! — Oui,mademoiselle, moi, ponotua Berck-son.— Je vous croyais en train de bridger. — C'est exact. — Et je ne vous attendais pas si tôt... — J'ai quitté le jeu immédiatement sur votre appel au téléphone. Edmonne et Jean échangèrent un regard, qui semblait exprimer la mc-me pensée traversant rapidement et simultanément leur esprit: ..Auguste avait donc menti!" Celui-ci, sans s'émouvoir autrement, faisait tourner entre ses doigts un coupe-pa-pier d'ivoire. — Je vous remercie de votre empressement, dit Edmonne au nouveau venu. Berckson s'inclina en serrant chaudement la main que lui tendait de Villeray, cependant qu il salua Auguste sans conviction avec la stricte courtoisie d'un homme bien élevé. Cette attitude, à laquelle Edmonne ne comprenait rien, troublait sa pensée et faisait éclore en elle les suppositions les plu; irritantes. Mais Berckson avait hâte de connaître le motif pour lequel Edmonne l'aval appelé. — Que puis-je pour vous être utile, mademoiselle? dit-il en se tournant vers 1: jeune fille... Comme toujours, vous le savez, je suis entièrement h vos ordres-. -— Voici... je suis très pressée de savoir.. Elle s'arrêta hésitante, regardant tour i tour de Villeray et Auguste. Surpris de sor indécision, l'Anglais répéta les mots qu'ellî venait de^srononcer et dit: — Savoir quoi, mademoiselle? — Ce que j'ai à dire pourrait Certainement être entendu de tous... mais... aujourd'hui, fit Mlle Ridley en cherchant ses mots je voudrais vous demander un conseil... ui conseil sans témoin. Berckson était embarrassé, il comprenai la difficulté de rester en tête à tête avec h jeune fille sans froisser do Villeray et Auguste.Mais Edmonne poursuivait son idée; Et s'adressant directement à Jean: — Je vous demande quelques minute1 seulement. „J'aurais dû prévoir Ça', songeait dt Villeray. Puis, acceptant de bonno grâce ce qu'i ne pouvait éviter, il entraîna Auguste dan: la pièce voisine, en dissimulant sa contrariété.IV , TACTIQUE FEMININE ~ Dès qu'ils furent sortis, Edmonne' se pré cipita sans dire un mot vers la table, qu'ellî n'avait pas quittée des yeux depuis plus d'ui quart d'heure. Berckson était surpris de la brusquerii du geste. ..Pourquoi cette manœuvre? se disait-il. i Pourquoi Mlle Ridley demande-t-elle à rester avec moi et, au lieu de me parler, fouil-i le-t-elle les papiers nerveusement?... Pourquoi les réunit-elle en liasse, de façon à les tenir dans la main avec facilité?... Que va-i t-elle en faire?" La jeune fille avait une joie fébrile, intense.Ello ne regardait pas Berckson, on eût dit 1 qu'il n'était pas là pour elle; elle baissait 1 ses longs cils sur ses beaux yeux, comme ! pour savourer un plaisir longtemps attendu ou pour„caresser un rêve dont la réalisation était enfin arrivée. La satisfaction d'avoir réussi donnait au visage d'Edmonne un rayonnement de jeunesse et d'éclat qui la rendait plus sédui-1 saute encore que d'habitude. Elle triomphait avec la naïvité de ceux qui sont au printemps de la vie et cachent ' mal leurs impressions. Berckson en fut frappé, comme s'il voyait pour la première fois la gracieuse jeune fille.La commotion qu'il ressentit fut si vive qu'il ne se rappelait pas en avoir jamais ! éprouvé une pareille. Il no pense plus à ce que fait Mlle Ridley. ! Le Berckson détective disparaît pour lais-. ser la place au Berckson amoureux, éper-; dûment épris. 5 Ils ne disaient rien. Et ce silence les rapporchait, les unissait plus que toutes les confidences. L'amour après le rêve reprenait se3 droits. L'Anglais, obéissant à ce sentiment, dit d'une voix grave: — Mademoiselle, cotte heure est inoubliable pour moi. i Edmonne eut un sursaut, comme si son àmo s'était soudain ouverte à la réalité.L"s ! yeux de Berckson étaient brillants, mais brillants d'un éclat intense dont la flammo la gênait... elle en était à regretter d'avoir sollicité ce tête-à-tête, car elle devinait que c'était l'amour qui possédait Berckson et le transfigurait de la sorte. L'Anglais continua: — Je vous en supplie, écoutez-moi un instant.Edmonne se recula embarrassée, rougissante.Son attitude effarouchée la rendait plus belle encore. Après l'avoir regardée, cet homme d'ordinaire si calme continua avec feu: — Toute mon ambition, mademoiselle est de sacrifier ma vie pour vous. Que m'importent les traverses, les ennuis, les inimités, je dirai même les haines, si je puis arriver à vous procurer cette paix dont votre âme est privée depuis de longs mois. Edmonne tressaillit. Berckson avait frappé juste. Depuis si longtemps son cœur ballot! é d'incertitudes en incertitudes n'aspirait qu'au calme dans la connaissance de ses origines, de son nom. Infiniment émue, la jeune fille s'appuya à la table pour se soutenir, ses forces étaient sur le point de la trahir à nouveau. Berckson, de plus en plus enflammé, se jetais aux pieds d'Edmonne; il ne voyait plus rien, la violence d'un sentiment longtemps contenu faisait explosion en lui. — A partir do ce moment,dit-il, je ne travaillerai en détective que pour vous: ma fortune, ma vie sont à votre disposition et je dépenserai l'une et l'autre sans compter au gré de vos désirs. Edmonne eut une exclamation où l'on sentait la reconnaissance attendrie en môme temps qu'un léger reproche. — Monsieur! pourquoi m'offrir votre fortune et votre existence? (A continuer.)

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Cet article est une édition du titre Le nouveau précurseur: journal du soir appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1902 au 1914.

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