Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 12 Janvrier. Le nouveau précurseur: journal du soir. Accès à 22 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/t14th8cm23/
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ïAindi IV Janvier CINQ CENTIMES J^O* minée — Rî° 1S Le Nouveau Précurseur AJB02srtT3EnvnEni<rra ; »i<rvERS on M 12.00 Ir.: six mois 6.50 îr.; trois mois 3.60 fi;. Dv-rEBIEba, - is.00 fr.; - 8.00 fr.; . 4.SO fik HOLLANDE, • 82.00 fr.; . 16.00 Ir^ » 8.00 fe. LUXEMBOURO. • 32.00 fr.; . 16.00 fr.; . 8.00 te. UNION POSTALE, - 42.00 Ir.; • 81.00 tr.; . 10.50 fr. Tout abonnement se poursuit Jusqu'à refus formel. ON S'ABONNE à Anvers au bureau <iu joornul et dans tau les bureaux de* postes en Belgique. JOURNAL DU SOIR 1&ËMMfS>{ Sdta: » *«* { 39, VIEILLE BOURSE. — ANVERS. AîmOWOBS: 0»MHABUS,l»H»«agao. fr. 0.80 I Réqlaum. k li«n*. ; . fr. 1.60 • 1 A 4 Bfces . . i.oo Fxim Brrmu, la Bgne , : » a.Sf) PwuMtcw l« lijnt, . .0.50 I CHAOIOSOB Ajojbks . . . • 3.0<S Zm «mmiiu de IHraKçor ti 4e la Bttyçn f*t rofim teutm far fAfitck» Bavas, t, fi«e» de Martyrt, * AVttgeilw, S, Place 0* i» -Boom, 4 Para, « â>, JRfl* XbÔant. A Unira. Chronique anversoise \ fnneurrence pieuse. — Sociétés anonyme cléricales pour -ruiner le petit commerçant — De ciuoi l'on peut conclure ctuè des initiatives apparemment louables ne sont que des trucs pieux. — Histoire de deux coiffeurs _ •. I *Nntre mère la Sainte Eglise n'a en vu< vous le savez bien, — que ie bonheu moral de ses enfants. Elle nous montre 1 L rnnte vers le ciel, route qui se hérisse d ob I Xles et sur laquelle on trébuche quelque I fnh Dar exemple en lisant le Nouveau Pré I lurseur, (que la Métrople, décrète vieu3 I mais qui se porte comme un charme), c I c si nous suivons méticuleusement le I Préceptes que nous enseigne la susmention E née Saint Eglise, nous aurons une vie qmèt t | ; bas et la satisfaction indescriptible d I Kitor durant une éternité qui point ne s ( calcule, à la dextre de Dieu le Père. I Cependant, il advient que des catholique de teint garanti se demandent comment o neut concilier le souci de nous préparer au l éternelles félicités et celui de gagner autan I d'argent que faire se peut, avec, en guis d'enseigne déposée, un scapulaire. Il y t bien longtemps, Jésus-Christ a eu le toi S très grand, — tout au moin3 en prévisio. I de l'époque que voici,— de chasser les mar f chands du temple. Ce fut un geste bien fù dieux, car il est probable que, s'il venai le refaire, on lui lancerait l'anathème. 1 [ jerait bien étonné, d'ailleurs, celui qui nou enseigne une morale d'intégrité et d'abnéga i [ion, de voir que tout se commercialise, que [ eous le couvert de la religion probe e désintéressée on trafique de tout ce qu'o: f peut, et que, en Belgique, ceux qui se ré clament du bon Dieu tâchent d'établir un domination économique qui n'est que la ré sultante de leur joug politique. ! Oyez, bonnes gens, qui me traiterie d'exagération. Dans une commune très in i dustrielle non loin d'Anvers, s'est créée uu société anonyme irréprochablement cléri > cale, au capital de quarante-sept mil! francs, — voir le Moniteur du 24 décembr — laquelle société va vendre du pain, sou une dénomination il peine différente d'un [ coopération égalemnet orthodoxe, mais con currente. I « ♦ Le chroniqueur n'a pas le droit de parle ; d'entreprises privées, et il s'en garde bie: puisque, du moment qu'il commente le faits et gestes d'une exploitation cléricalc il s'expose à un procès de presse et peu i pronostiquer qu'une sévère condamnatio; s'en suivra. Nonobstant, il peut s'alarme quand il voit que des sociétés pareilles s constituent i la campagne, et se demande ! tout d'abord comment seront taxés les pau vres campagnards récalcitrants qui ne pren dront pas de ce pain-là — du pain fabriqu sous les auspices du curé-actionnaire. En suite, il peut poser la question que voici ; Quel sera le sort des petits boulangers éta blis dans cette commune et dans les envi irons? Ce seront des tout petits concurrent; [Mais des concurrents tout de même. Et i ^ n'y a au point de vue de la prêtraille .qu exploite entre le petit boulanger catholique mais concurrent, et l'adversaire de l'Eglise qu'une différence de forme.Nombre de peti 'tes gens qui gagnaient leur vie à faire di pain pourront faire autre chose. Il est vra qu'il leur reste la ressource d'être agent électoraux, au service de la grande et bel! pause, .cléricale. Ca rapporte, et ça indem nise. Cependant, la société anonyme qui vieil de se fonder dans une commune industriel! proche d'Anvers ne se contente point d laire du pain; elle fera aussi le commerc de comestibles divers, voire de combustible; et vous pensez bien ce que prendront pou leur rhume les pauvres gens qui ne s fourniront pas chez la société chère à M. 1 curél D'autant plus qu'il y a, parmi les ac tionnaires, le président de l'Action catholi que d'une section de la ville, le présiden des Unions professionnelles catholiques, 1 président de la Ligue démocratique catho lique,d'autres encore... Oui, d'autres encort et j'y trouve des noms rencontrés parai ceux qui, par suite de l'indéniable intéré qu'ils portent aux petits commreçants, on fondé la Ligue sociale d'acheteurs et orgii tiisé l'exposition du travail à domicile I 1 convient d'ajouter à ceci que des dames di | la dite Ligue se proposent, elles aussi, d< fonder une coopérative, — alors que, d'ui autre côté, "elles semblent s'intéresser tan aux détaillants. Ne croit-on pas rêver? s » • » Je retrouve les mêmes noms, cités parm ceux qui s'occupent d'œuvres sociales et régénératrices à Anvers, dans la liste des actionnaires d'une nouvelle coopérative fondée à Tubise. C'est également une boulangerie ; qui débitera, en sus, des comestibles divers !' Il y a, parmi les dits actionnaires, un cha-'* noine et un curé. Sans parler de la concur-1 rence que toutes ces sociétés font au commerce, — en dehors des congrégations poui l'enseignement soi-disant p,'oressionnel, — on peut bien se poser cette question: on r institué le célibat pour les prêtfes à seule » fin qu'ils s'occupent exclusivement de leui 3 apostolat, et qu'ils n'aient aucun souci de ménage. Mais du moment qu'ils font des af-e faires, qu'ils sont actionnaires de sociétés B industrielles et commerciales, qu'ils font le 3 courtage pour leur boutique, même et ai: besoin en pleine chaire de vérité, à quoi leui s sert l'interdiction du mariage quand la ebar-i ge de famille se trouve être remplacée pai c le négoce intense, absorbant et rémunéra-t tcur? s Au demeurant, tout le commerce et toute i l'industrie seront bientôt entre les mains de t Notre Mère la Sainte Eglise prémentionnée, i si nous ne veillons pas au grain. A propos de l'enseignement du quatrième degré qui fait partie de la loi scolaire, des t libéraux, des démocrates chrétiens et des 1 socialistes ont demandé qu'on décrète que s les objets fabriqués par les élèves ne puissent être mis dans le commerce. Voilà qui i, ne serait que trop juste: car les écoles pro-t fessionnelles, — lisez: les couvents — qui 1 ne soucient que de produire ne feront jamais des hommes de métier parmi leurs 2 élèves, et, de plus, par la mise en vente " de leurs produits, feront une concurrence désastreuse aux détaillants. Mais vous allez £ voir que cet amendement sera rejeté avec ensemble par la droite, qui chérit davan-, tage une seule petite nonnette que dix mille commerçants, même orthodoxes. s Reste à savoir si, en face do toutes ces j coopératives cléricales, do l'ignominie qu'on . prépare à propos du quatrième degré, de toutes les hypocrisies qu'affichent les gens qui, d'une part, se proclament les amis des humbles mais, d'autre part, sont actionnaires de combinaisons qui ruinent les travail-c leurs, —- si, dis-je, les commerçants se lais-1 seront faire. Car dès qu'il s'agit du gagne-s pain, les détaillants, même les détaillants , catholiques, ont la protestation assez facile, t Pour ce prouver, permettez-moi de ter-i miner cette causerie par une histoire assez c joyeuse, mais rigoureusement authentique. 3 En cette ville, dans une rue qui conduit à f une église, il y avait deux coiffeurs, l'un établi on face de l'autre.L'un était un catholique fervent, qui n'aurait pas pris en main S le quart, d'un rasoir avant d'avoir assisté à la messe. L'autre était un affreux libéral, : infâme mécréant, affilié, je crois, à un "Srijdersbond" excessivement bleu. Bien entendu, tous les ensoutanés de l'église pro-, che, prêtres, diacres, sous-ûiacres, acolytes, 1 exorcistes, lecteurs et portiers se faisaient i raser la barbe et la tonsure chez le figaro , bien pensant. Mais ce dernier, encore que très pieux, avait la plaisanterie plutôt gri-! voise, et, un jour, tout en faisant exécuter ! à son blaireau des arabesques savonnées sur i le menton à double étage el'un des oints du 5 Seigneur, élucubra une histoire à ce point ; graveleuse que le dit oint on prit la mouche et ne revint plus. Il accorda sa clientèle au coiffeur d'en face, qui était libéral, mais t qui, nonobstant, savait garder la mesure et > respecter les convenances. j Peu à peu, les autres ensoutanés, prêtres, diacres, sous-diacres, etc. (voir ci-dessus), 1 — avertis par leur collègue,allèrent se faire ' soigner également chez le coiffeur mécréant, où, d'ailleurs, le service était mieux fait! , Et le figaro pieux, voyant tous les porteurs do tonsure entrer chez la concurrence, se posta à la porte de son habitat, et, pris d'une 7 sainte indignation, les bras croisés, il r s'écria: — Ah! les sales cochons, nom de D...1 Je suis bien content qu'ils ne remettent plu; !! les pieds chez moi! Je serais dégoûté de tou-| cher encore à leur sale gu...! Toute cette f racaille do curés, quelle salle engeance!... ' Alors, entendant pareils propos, j'ai failli " me convertir. 1 Pierre KAR2ERELLE. ? QW-W»-- | , ■^w^rrr.i....wuin Au Dehors PAYS-BAS Au parti social-démocrate ouvrier Le Comité du parti social-démocrate ouvrie s'est réuni, samedi dernier, à Amsterdam. L Comité a décidé, au cours de cette réunion d'instituer une commission spéciale qui aur à tâche d'examiner et de solutionner la "ques tlon des portefeuilles", en vue du prochali congrès électoral. Cette commission se compose de MM. Duys Dijkgraaf, Van der Goes, J. A. Mendels, Oude gcest, De Roode, Van den Tempel, Troelstra Schaper, Vliegen et Wibaut. FRANCE L'ambassade de Saint-Pétersbourg On mande do Saint-Pétersbourg ai "Temps": M., Delcassé rentrerait définitive ment en France dans quelques jours et se rait remplacé par M. Paléologue, actuellement directeur des affaires politiques et com merciales au ministère des affaires étrangè res. Cléricaux contre un prêtre La notification faite samedi h l'abbé Lemir< de la sentence de suspense "a sacris" qui seri exécutoire jeudi prochain a eu lieu en présen ce d'une vingtaine d'amis du prêtre. Les ami: de l'abbé Lemire ont signé ensuite une pro testation et lui-même a fait les plus extrême! réserves sur les motifs de la condamnation e sur la peine elle-même. Dimanche la lectun des lettres épiscopales a été faite sans inci' dent dans toutes les églises des paroisses di diocèse d'Hazebrouck. Le .conseil d'administration du "Cri de Flandre" a décidé dans un< réunion de ne rien changer à la ligne de conduite du journal qui continuera ii paraître. On mande d'Hazebrouck au "Matin": L'abb< Lemire, qui vint h. la gare au devant du géran du "Cri de Flandre", lui affirma devant trolf cents témoins sa résolution de persister à s< présenter aux prochaines élections. Calmette contre Caiilaux On sait que M. Calmette, rédacteur en che: du ,'Figaro" a positivement accusé le ministre M. Caiilaux, d'avoir consenti à restituer ai syndicat de la succession Prieu, plusieurs millions dont jusque à présent l'Etat français a toujours dénié la détention. Cette restitution devait avoir lieu à la condition de l'abandon par le syndicat d'une trôf forte part à restituer à la cause électoral* du parti radical, auquel M. Caiilaux appartient Par des notes très énergiques, M. Caillau: a donné des démentis successifs à M. Calmett( et l'a sommé de fournir la preuve de Bes accusations.Le "Figaro" les publie maintenant; elle n( nous paraissent que peu concluantes. M. Calmette affirme que M. August< Schneider, ancien clerc d'avoué fut choisi pai les héritiers comme fondé de pouvoirs, lundi mardi et mercredi 7 janvier 1914, avec les envoyés de M. Caiilaux et M. Caiilaux, le règlement de la créance dans les conditions indiquées par le "Figaro". M. Calmette ajoute que s'il publia sous son nom le récit de cet négociations, c'est qu'il en avait reçu des détails d'un ami bien placé pour être renseigné Le "Figaro" publie ensuite des lettres qu expliqueraient, .ait-il, s'il en était besoin, les raisons de l'absolue conviction de M. Calmette et qui sont sans doute postérieures à l'article du "Figaro" du 8 janvier. La première lettre est de M. Fonvieille, membre du syndicat des héritiers Prieu. Elle relate la visite faite vendredi soir par M. de Fonvieille à M. Schneider et établit les pouvoirs donnés à ce dernier par le syndicat tout entier. Au cours de cette entrevue, M. Schneider, sollicité de se rendre au „Figaro", aurait répondu qu'il n'avait pas à se déranger pour M. Calmette qui lui avait mis- assez de bâtons dans les roues et sans lequel l'affaire serait déjà réglée.Mme Sohneider serait intervenue auprès de son mari et lui aurait conseillé de ne pas allei au „Figaro" en ajoutant: ,,Tu sais ce que tu a-3 promis à M. Caiilaux." La seconde lettre est de M. Boileau, membre du syndicat des héritiers. Elle parle d'une réunion du syndicat qui eut lieu après les premières révélations et contient le passage 'suivant:"M. Schneider déclara au cours de cotte réunion: „J'ai été surpris du bruit fait dans les journaux. C'est une affaire qui allait être - réglée à telle enseigue que j'avais rendez-vouj demain samedi, 12 janvier, pour des propositions définitives. Plus tard, M. Schneider aurait ajouté: ,,S l'affaire réussissait il faudrait y laisser des plumes."M. Sauvage, membre du même syndicat Prieu confirme les témoignages précédents. Parlan' de la réunion il dit: „La conversation a roulé i sur les incidents du jour et comme Je manifestais mon étonnement de Ja proposition de pourcentage: 20 % à la succession et 80 % au gouvernement pour ses besoins électoraux, M. Monnlot (l'un des assistants) déclara que M. • Schneider l'avait mis au courant de l'affaire et lui avait confirmé ces chiffres. M. Schneider avait même trouvé l'échelle excessive et Inacceptable.^ M. Monniot (déjà nommé) et M. Mazars, ajoute le „Figaro", sont des témoins de ces J conversations. Ils ne font pas partie du syndicat, mais deur témoignage n'est pas moins déei-l sif. M. Mazar3 sut de M. Schneider les pourpar-, 1ers aveo M. Caiilaux. Enfin, en terminant, M. Calmette affirme que • M. Caiilaux reçut tout récemment 400,000 fr. d'un établissement financier pour les besoins de sa politique personnelle. L'amitié grecque Dans article adressé h la "Dépêche" de Toulouse, un homme politique souhaito que la 1 visite de Venezelos à Paris marque l'ère d'une nouvelle intimité dans les relations Greco-françaises, car dit-il l'Allemagne tâche de s'assurer en Grèce des avantages économiques qui lui permettront en cas de guerre de faire passer des céréales par la Grèce et Triesto. La France doit se mettre dans l'idée qu'en cas de guerre l'Allemagne pourrait être exposée à ne pas pouvoir se ravitailler. ALLEMAGNE Le discours du chancelier A la Chambre des Seigneurs de Prusse, le • comte York de Wartenburgh a prononcé un discours et fait voter une mention, invitant le chancelier à maintenir énergiquement les droits de la Prusse dans l'empire Allemand et à ne pas admettre les empiétements devenus trop fréquents du Relchstag. Le chancelier a longuement répondu et sa réponse a contenté peu de monde et surtout par ie-3 conservateurs. La ,,Galette de la Croix" et la ..Deutsche Tageszeitung" déclarent qu'ils attendent que le Chanselier confirme par des actes, ses paroles. Le vote de la motion du comte York est interprété par la plupart des Journaux comme un ordre du jour de défiance à l'adresse du chancelier; on fait remarquer que trois secrétaires d'Etat se sont abstenus de voter et par là ont affirmé dans une certaine mesure leur médiocre accord avec le président du conseil, ministre de Prusse. La situation de M. de Berthmann-Hollweg est donc à cette heure la suivante. La majorité libérale du Reichstag lui a exprimé sa défiance le 4 décembre; la majorité conservatrice de la Chambre des seigneurs a fais une manifestation analogue le 10 janvier, La ..Gazette de la Croix", conservatrice, dé-, çlsre : , Nous aurions été heureux de voir M. de Bethmann-Hollweg aborder de façon plus précise les questions soulevées par le comte York dans son discours. Il y a lieu de se féliciter des déclarations du ministre président sur les rapports de la Prusse et de l'empire, mais une discussion plus approfondie aurait permis de se rendre compte jusqu'à quel point M. de Beth-mann-Holweg est disposé à tenir compte des remarques du comte York et d'établir jusqu'à quel point on pourrait espérer voir la Prusse garder dans l'empire une situation dont M. de Bethmann-Hollweg et le comte York ont tous deux reconnu le maintien nécessaire. TURQUIE & Remaniements diplomatiques et militaires Le général Mahmoud Moukhtar pacha, ambassadeur à Berlin, est mis à la retraite d'office par un iradé impérial à la suite de son refus d'accepter le poste d'inspecteur de la troisième inspection militaire à Erzidjian. Il est remplacé en qualité d'inspecteur par Hassan bey, commandant le 2e corps. Riza pacha, chef de la première inspection de l'artillerie passe au commandement du 2e corps. La Porte a demandé l'agrément du tsar pour le choix comme ambassadeur à Saint-Péters-* bourg d'Hilmi pacha, ambassadeur ^ Vienne. Une circulaire de La Porte On assure que la Porte a adressé à ses représentants en Europe une circulaire rappelant les réserves qu'elle a faites lorsqu'elles confia aux puissances le sort des îles de la mer Egée. La circulaire constate que l'attribution de Chio et de Mitylène à la Grèce compromettait les réformes arméniennes, la tranquillité de l'Ana-tolie et le commerce de Smyrne. Elle déclare en terminant que la Porte décline toute responsabilité des suites fâcheuses pour le cas où les puissances prendraient des décisions contraires ; aux intérêts de la Turquie. GRECE Lei lies On mande de Rome à 1' „Eclair"; Les entre vues de M. Venizelos et du marquis d! San Giu liano auraient abouti à une entente sur la ques tloa de l'Albanie et des lies de la mer Egée. ALBANIE Escarmouches Ces jours derniers il y a eu à Polis, locali té située à six heures d'Elbassan, des escar mouches entre des partisans d'Essad et des dé tachements de gendarmerie envoyés contre euj Ces escarmouches durent encore. La tentative de Valona La ..Nouvelle Presse libre" publio une inter vlew prise à Trieste à des officiers turcs ayan participé à la. tentative de Valona et qui laiss oroire que ce premier essai sera bientôt suû d'autres plus sérieux. • Izzet pacha Le ,.Temps" publie la dépêche suivante d son correspondant à Constantinople: Izzet pa cha reconnaît qu'il y a deux mois, une offr lui a été adressée le priant d'accepter la candi dature du trône d'Albanie. Il ajoute qu'il a dé cliné cette offre en déclarant que la désigna tion du souverain d'Albanie était l'affaire de puissances. Je suis toutefois en mesura d'ajouter qu'il a au moins dix jours qu'Izzet pacha a reçu d'Es sad pacha une lettre dans laquelle cette offr lui était renouvelée. Il répète il est vrai, qu'il ne faut établir au cune corrélation entre cette correspondance e 6on départ du ministère de la guerre, mais l'o pinion à cet égard est sceptique. MEXIQUE Les fédéraux en déroute Trois mille soldats et mille femmes ot en fants ont évacué Onynaga et ont passé sur 1 territoire des Etats-Unis. A peu près toutes les forces fédérales d'Onv naga. se sont réfugiées dans le Texas, mais 90" cavaliers ont pu s'échapper en territoire mexi cain. La retraite s'est terminée avant que le rebelles se fussent aperçus que l'évacuatioi était en train de s'opérer. Les troupes améri caines ont désarmé les fuyards qui seront pro bablement reconduits par une autre route où U trouveront moins de danger £'être égorgés. Un emprunt Une dépêche de Mexico dit que le gouverne ment a autorisé l'émission d'un emprunt de 1! millions de dollars à 6 p. c. ejui sera lncorpon dans la dette publique intérieure. Ces fond: serviraient à acheter une fabrique de conserve: alimentaires et des munitions de guerre. CHINE Dissolution du parlement Un décret ordonne la dissolution du parle ment. Nouvelles de l'Étranger Emprunt do 2 milliards Le conseil des ministres, sous ia présidenèi de M. Kokovtzef, a fixé à 826 millions de rou bles le montant de l'emprunt auquel les prin cipales compagnies de chemins de fer dolven recourir. Le conseil estime désirable que ces compagnies émettent à l'avenir leurs emprunts obll gâtions garantis par le gouvernement, non pa; d'une façon indépendante, les uns des autres, c qui, en raison de la concurrence, exerce une in fluence défavorable sur les conditions de l'em prunt, mais sous forme d'emprunts communs i toute une série de compagnies. Les obligations à émettre auront toutes uni seule et même forme extérieure aveo la mêmi date d'échéance des coupons, les mêmes délai; d'amortissement et uno numérotation commu no. L'état mental d'Harry Thaw Là commission nommée par la cour fédéral pour examiner l'état mental d'IIarry Thaw . déclaré que ce ne serait pas un danger s'il étai libéré sous caution, car Harry Thaw ne souffr pas actuellement de la maladie mentale dont i souffrait au moment où il a tué Stanfori White. La population de La Haye Le nombre des habitants résidant à La Haye *• au 1er janvier 1913 s'élevait à 294,093. Ce nombre était de 301,852 au 1er janvier - 1914, Pléthore d'étudiants Les statistiques universitaires établissent (^'actuellement les universités allemandes ne comptent pas moins de 59,801 étudiants, contre 58,844 au cours de l'année précédente. Il y a 30 ans, on ne comptait, dans tout l'empire qu'environ 20,000 étudiants. Aujourd'hui, rien que les trois universités de Berlin, Munich et Leipzig en comptent 22,000. A Strasbourg, on compte 2,092 étudiants, contre 743 en 1890. Parmi les carrières encombrées, la médecine bat tous les records. Depuis le début de 1913, t le nombre des futurs médecins à encore aug-3 menté de 2,700. La Baltique déborde Les vagues de la Baltique ont détruit en trois endroits, le chemin situé sur la langue de 3 terre entre la mer et le lac de Bukow. I Les eaux- du lac de Bukow montent rapide-a ment. Toute la localité de Damkerort est inondée. Deux ou trois toits émergent seuls au-dessus des flots. Le sort des habitants qui sont _ au nombre d'une centaine est encore inconnu.L'n«; 3 grande étendue de terre a aussi été emportée par les eaux entre les lacs de Jamund et de v Bukow. Les troupes de Koeslin se sont rendues 1 sur"les lieux pour porter secours aux habitants ^ de la région. Au village de pêcheurs de Nest, situé entre la mer Baltique et le lac de Jamundersee, tou-t tes les maisons sont sous l'eau. On a envoyé à Nest toutes les voitures disponibles du train côtier pour recueillir les habitants et leurs biens. Les vagues ont recouvert le village de Kar-^ wenbruch. On a expédié sur les lieux un train de secours avec des marins et des pompiers de Putzig. On donne sur les inondations k Koeslin les nouveaux renseignements suivants : 3 Une partie de la jetée-promenade ayant été enlevée par la mer, de graves inondations se sont produites dans les environs de Koeslin. ) Les localités voisines des laos Buckow et Jamund sont en partie sous l'eau. Avec de 3 grandes difficultés, les habitants ont pu gagner i une partie surélevée de la digue et se sont rassemblés dans une cour de ferme où ils ont passé la nuit. i Le lac Jamund ne fait que monter, augmentant le danger d'heure en heure. Les troupes sont accourues au secours des sinsistrés; mai*, ' jusqu'à présent, sans aucune efficacité. ; EN AFRIQUE OU SUD L'alerte do Johannesbourg Les indigènes travaillant aux mines de diamant près de Johannesbourg, se sont révoltés; ils ont quitté les logements dans lesquels ils sont parqués et se sont dirigés vers la ville, dans l'intention de s'emparer des femmes et des enfants. Les blancs se sont défendus à , coups de fusil et ont pu repouser les nègres.; La ville a pris l'aspect d'une place forte en temps de guerre. Ce ne sont partout que des mouvements de troupes de toutes armes. Les points stratégiques sont occupés tout le long du Rand. Le autorités sont entièrement maîtresses de la situation. 1 Situation Çravo La situation continue h être grave, mais quoique les cheminots et les autres travailleurs du Transvaal soient indignés contre le gouvernement pour avoir mobilisé les milices, ; aucun incident ne s'est produit nulle part. Au Cap, les cheminots sont opposés à la grève générale, mais d'autres travailleurs désirent se l solidariser avec leurs pamarades du Transvaal.A Prétoria, un meeting des employés du bâtiment, comprenant environ 2,000 hommes, a ? demandé la grève générale presque à l'unani-) mité. A Johannesburg, un meeting, composé de 9,000 personnes, a décidé de se solidariser sui-<• vant les vœux de la Fédération des métiers en vue de la grève générale. ' Situation dangereux i Ce sont encore surtout des bruits inquiétants qui courent au sujet de la situation clans le Sud-africain. 100.000 hommes sont sous les- armes pour étouffer les désordres éventuels. 5 Cependant jusqu'ici tout est encore assez J calme et la manifestation d'hier à laquelle t 10.000 hommes ont participé s'est passée de \ façon très satisfaisante. Quoiqu'il n'y ait aucune * manifestation à Capetown la milice a reçu des 1 armes. Le gouvernement continue à s'assurer de tous les meneurs. 1 Feuilleton du «Nouveau Précurseur» 33 SANG DE TRAITRE Grand Etomsn Inédit PAR [Félicien WACLA DEUXIEME PARTIE Premières lueurs Il marchait dans la petite pièce, ne pen-ant plus à la jeune femme, l'esprit tra-'aillé par une réflexion. — Ce que je ne m'explique pas, s'écria--il, c'est le pourquoi du départ précipité do 'illeray pour la Belgique, alors qu'il on re-'ient il y a quelques semaines à peine. Elise, la tète renversée sur l'oreiller, ne épondit pas. Auguste reprit: — Pour moi, il a dû présumer quo M.Bel-îin avait des complicités au delà de la rontière. I— Dos complices? — Il y a tant de choses qu'on ne sait pa«l mt d'indices qui nous échappent et dont la ftnifestation éclaire l'esprit aux aguets de os voisins. — Je ne dis paâ... tu sais ces choses lieux que moi... c'est extraordinaire. Dis plutôt effrayant. — Ne crois-tu pas que M. de Villeray est enu au courant de tout ce quo tu fais? A présent, oui; mais pour nos rela-»ns en Belgique, antérieures à la mort de mon grand-père, il ignore tout. — Avec ça... tu le crois? — J'en suis sûr. — Détrompe-toi... il faut se méfier de tout le monde et surtout des enfants. — Des enfants? — De Léon en particulier. — C'est vrai, tu connais Léon... Je suis certain que tu lui as raconté nos randonnées en automobile... Dis la vérité, ne lui as-tu pas parié de nos visites dans les usines d'appareils d'aviation? Elise se récria: — Oh! raconter tes secrets, non... je lui on ai parlé un peu, mais ï mots couverts... D'ailleurs tu le recevais bien chez M. Don-niol.— Jamais de la vie... — Je croyais... En tout cas, Léon m'a dit que M. do Villeray en savait long. Le colloque menaçait do s'éterniser par le plus ou moins de possibilité d'indiscrétion de la part de Léon, quand une rnain nerveuse frappa des petits coups secs-à la porte de la chambre. — Veux-tu ouvrir, Auguste? Ma femme de ménage n'est pas là? fit la malade. — Qui peut bien venir à cette heure-ci, dit le jeune homme contrarié. Auguste n'était pas rassuré. Il ne 9a croyait en sûreté nulle part. I — C'est peut-être le docteur... ouvre donc, ne fais pas attendre, insista la jeune femme. Le frère de Mlle Ridley se dirigea vers la porte et l'ouvrit. La casquette basse, l'air déluré, Léon entra. —■ Tiens! nous parlions do toi, s'exclama Elise. —- Ah! j'en suis bien fier. — Je commençais à m'étonner que tu ne sois pas revenu me voir depuis deux jours. ■— C'est que je ne suis pas libre quand je veux... Aujourd'hui, ça va bien, j'ai tout mon temps, madame a été voir Mlle Ridley. Auguste et Elise échangèrent un regard où ils se signalaient l'un à l'autre la précieuse indication du jeune valet de chambre. Léon poursuivait: — Quand elles sont ensemble, c'est pour un moment... — Ah! ah! s'écria Auguste, dont le front se rembrunissait, elles ont peut-être des choses très intéressantes à se dire. — Ma foi! je n'en sais rien; tout ce que je peux assurer, c'est que la dernière fois que cette demoiselle est vt.nue; elle paraissait très préoccupée. — Ces dames parlaient-elles de moi? — Ca se peut bien... Madame s'inquiétait de l'accident... elle avait l'air d'en savoir long, et c'est à cause de cela qu'elle m'a envoyé pour prendre des nouvelles de mademoiselle.—• Vous voyez, s'ompressa d'ajouter Auguste, tout ceux qui vous connaissent s'inquiètent de vous. — Mademoiselle est aussi la manucuro de Mlle Ridley? interrogea Léon. — Tout simplement, fit Auguste,en se disant en lui-même: ..Personne no saura que ma sœur n'a pas de manucuro." Elise cessa subitement de prendre part à la conversation; elle paraissait même ne pas s'y intéresser. Ses paupières s'alourdissaient, le sommeil la gagnait, et au bout de quelques minutes sa respiration régulière apprit aux deux visiteurs que la convalescente venait de s'endormir.Auguste commença à voix basse: — Ma sœur, lorsqu'elle rend visite à Mme des Coudray, vient-elle seule? — Pas toujours, répondit Léon... quelquefois elle est accompagnée. Le gamin resta une minute à réfléchir, puis soudain, méfiant, il rectifia: — En général, elle est seule. Il comprenait qu'Auguste voulait le faire parler. Il ne se trompait pas dans cette supposition et prit un air malin lorsque Auguste dit d'un ton dégagé: — Oui! je le savais, on m'a dit que M. Berckson escortait souvent ma sœur. — Monsieur fait erreur, je connais ce monsieur, mais il vient toujours seul. — C'est étonnant... je ne pensais pas qu'il fût lié avec Mme des Coudray. — Mais si... ils sont même une paire de bons amis depuis quelque temps. — Je ne me demande de quoi ils peuvent bien parler, fit Auguste entre ses dents. Et, sur un ton indifférent; bien qu'au fond il fût très affecté d'apprendre que l'Anglais était un assidu du boulevard Maillot, il ajouta: — Est-il venu récemment. Léon ne répondit pas à la question. Il voyait le but auquel tendait Auguste et qui n'était autre que l'espionnage de Mme dos Coudray. Certes, il avait la langue bien pendue, c'était même un véritablo gavroche, mais, au fond, o'était un „bon petit". „Non, pensail-il en lui-mêmp, je n'ac-1 cepterai pas do jouer ce rôlo de surveillance! Ma maîtresse est bonne... Ces gens là sont des fourbes; je préviendrai M. do Villeray." Pour se donner une contenance, Léon, cherchant à dissimuler sa pensée, dit. en jetant un regard du côté du lit: — Mademoiselle dort h présent et je me demande quel renseignement je vais pouvoir donner à madame sur son état. Auguste répondit: — Vous direz à Mme des Coudray, que mademoiselle Elise va, certes, mieux; mais qu'il lui faut encore des ménagements et surtout qu'il importe de lui éviter les visites, car elle n'a pas assez de force pour supporter une conversation. — Alors, madame ne devra pas venir comme elle en avait l'intention? — Co serait plus prudent, çofnprenez vous ? Léon, clignant de l'œil: — Bien sûr, je me rends parfaitement compte de son état de faiblesse. — Oui, vous pourrez insister sur co point auprès de votre matîresse... Vous lui direz que le docteur a recommandé iksa malade de se ménager... Pas de bruit..., pas d'émotion, et surtout bien éviter de lui dire quoi quo ce soit qui pourrait la surprendre. — Bon, monsieur... Monsieur peut être tranquille, je ferai la commission, et jo vais jne retirer tout doucement pour ne pas réveiller Mlle Elise. — Oui... c'est préférable. Léon s'était levé et se préparait à sortir, supposant qu'Auguste, ayant pris des nouvelles de la malade, s'en huit aussi. — Monsieur veut-il sortir le premier; je fermerai la porte sans bruit? — Mon Dieu... non... le docteur doit venir dans un quart d'heure... je tiens à savoir ce qu'il dira, pour renseigner ma sœur. „Toi, mon vieux, pensait Léon, tu préférerais peut-être me savoir ailleurs qu'ici, je te gêne un pou, hein?... Je ne te raconte pas assez tout ce que je fais... tout ce que dit Madame... Alors jo m'en vais, mais j'aurai la main à ce que Mme des Coudray sache, non pas par moi, mais par M. de Villeray, combien tu os empressé à ficher dehors ceux qui rendent visite à la manucure... Attends un peu, je vais le mettre au courant, et comme il faut!" Et, sur cette réflexion, il s'en alla, laissant Auguste avec Elise. ..Seulement, songeait-il en descendant l'escalier, il y a quelque chose qui rne chiffonne, je no connais pas l'adresse do M. de Villeray depuis son départ pour la Belgique... La concierge a refusé do me la donner, elle doit avoir une consigne de ne pas la communiquer, rtir M. Jean est trop pru dent, trop prévoyant pour ne pas l'avoir laissée." Tout en se parlant à lui-même, Léon était arrivé au bas de l'escalier. Il se hâtait. La porte cochère était fermée. Il revint de quelques pas en arrière pour demander le cordon. A son grand étonnement, la logo était fermée et déserte, et, contrairement à l'usage généralement en vigueur dans les maisons où les locataires sont nombreux, aucune pancarte n'indiquait l'endroit où pouvait se trouver la concierge. „Ah! bien, zut!" grommela Léon entre ses dents. Un bruit de pas résonnant au fond de la voûte le fit retourner. „Àh! voilà madame la pipelette, pensait-il... Heureusement que ses petits potins n'ont pas trop duré..." Mais il se trompait; au lieu d'elle, un homme entre deux âges venait à lui, l'air soucieux. „En voilà un qui doit être aussi embêté quo moi d'être enfermé, pensait le gamin... o'est au moins lui qui a fermé la porte cochère après être entré..." L'inconnu ouvrit le premier la Conversation.— La concierge n'est pas là? *— Dame, vous voyez, monsieur. Et Léon prenant un air important,ajouta: — C'est étonnant tout de même de voir une maison aussi mal gardée. — Vous n'habitez pas ici. mon petit ami? — Non, monsieur, répondit le jeune homme en regardant l'inconnu attentivement comme pour deviner le but de cette question, mais je viens souvent. — Vous connaissez peut-être Mlle Elise? — Oui, monsieur, elle logo au troisième. (A continuer.)

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Cet article est une édition du titre Le nouveau précurseur: journal du soir appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1902 au 1914.

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