L'indépendance belge

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s.n. 1916, 19 Juin. L'indépendance belge. Accès à 15 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/gf0ms3kx47/
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L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE ; 6 CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION : BUREAU A PARIS : I ICDOR HOUSE, TTTDOR ST , LONDON, E C. 11' PLACE DE LA BOURSE. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: { 23S-75. ^ LUNDI 19 JU!M 1916. En veflte à Londres à 3 h. le samedi 17 juin. MOIS. 9 SHILLINGS. ) ABONNEMENTS : -j g MOIS. 17 SHILLINGS. CONSERVATION PAR LE PROGRÈS. 11 AN. 32 SHILLINGS. j LA SITUATION. Samedi, midi. Les nouvelles du front russe restent I excellentes, et le dernier communique I rie Pctrograd signale enfin, l'ébranlement ■ du centre autrichien qui, jusqu'ici, avait I rcîisté à toutes les attaques. C'est sur la Strypa, au nord de Bue I iacz, que nos Alliés sont parvenus à I enfoncer les lignes de l'ennemi et à lu I infliger de.- pertes dont on peut devinei I l'importance au chiffre des prisonnier: I laite au cours de l'opération et qui s'élè I vent jusqu'à présent à 6,000 liomme; I >.vec de l'artillerie et des mitrailleuses I La lutte dans ce secteur continue et nou; I promet de npuvelîes et agréables sur-I prises. ... Plus au nord, 110s Alliés ont égale I ment progressé. Avançant le long dt I' chemin de fer Dubrio-Lemberg, et <ou I tenus par une très puissante artillerie I lis se >ont emparés du Bois de Rostûk I élargissant ainsi le saillant de Lutzk et I Rapprochant sensiblement de Brody I Le total des prisonniers de la journée I atteint 14,000, ce oui constitue exacte-I ment la moyenne journalière faite depui: I douze jours, le total étant de 166,000 À cette allure, il ne restera fia: I îrand'chose, à la fin du mois, de Par I niée austro-hongroise, et le maréchal vor I Hindenburg, au lieu d'envoyer à se: I *llies son chef d'état-major, ferait mieuj I i's leur envoyer des renforts.. Mais il y s I gros à parier qu'il n'en dispose plus. El I c'est la ce qui rend la situation réelle I ment grave pour nos ennemis. L'accalmie — toute relative —- sur h I front de Verdun a été de courte durée I Sur la rive gauche de la Meuse, les Aile I mands ont tenté de reprendre aux Fran I çais la tranchée que ceux-ci avaient pris* I au sud du Mort Homme, mais les atta ■ - que* de l'ennemi ont toutes été repolis I ?ées et nos Alliés ont fait dans ce sec I teur près de 200 prisonniers. Le commu I^niqué de Berlin dit cependant qu'âpre: I noir pr?- "'temporairement" pied dam I ne partie des positions allemandes, le; I Français en furent expulsés de nouveai I à la suite d'une contre-attaque, au cour: I de laquelle 8 officiers et 238 hommes au I raient été faits prisonniers. Sur la rive droite de la Meuse, les Al I lemands, après un bombardement prépa I xatoire, déclanclièrent une offensivi I contre les ouvrages français au nord d< Thiaumont, suivie peu après d'une atta I que contre la lisière sud du Bois des-Cail I lettes, mais le feu efficace dès Françai I fit échouer l'une et l'autre. L'avantage de la journée est donc resté du côté de Français, Sur le front méridional l'ennemi n'; I ,pas eu plus de succès. Dans la vallée de la Lagarina et su le plateau d'Asiago les, Autrichiens at I Vaquèrent vigoureusement et avec de: forces importantes les positions italien I nés, mais sans obtenir le moindre succès Nos Alliés les repoussèrent après un< lutte de plusieurs heures et en leur infli géant des pertes considérables, notarn ment dans !a région d'Asiago où i'enne mi opérait avec des forças cvaldées à 1! bataillons. Ce double échec prouve qui les Autrichiens, affaiblis par les forte I pertes qu'ils ont subies au cours de leu mouvement offensif de ces dernières se inaines et aussi sans doute par le prélè veinent d'une partie de leurs réserve envoyées en Galicie, ne sont plus à mêmi d'exploiter leurs succès d'il y a quinzi jours et vont bientôt devoir abandonne: tout espoir d'offensive. H Les journaux romaine vont jusqu'î affirmer que deux divisions bulgares se raient venues remplacer sur le front di j l'Isonzo deux divisions autrichiennes dé-, pêchées sur le front russe, mais il est ; prudent de n'accepter cette information que sous caution. Il serait surprenant, en effet, de voir les Bulgares détacher des troupes de leur front au moment même où les Alliés font preuve d'une activité svmptomati-que sur le Vardar et peuvent, d'un mo- ■ ment à l'autre, déclancher une offensive i qui, depuis l'arrivée de l'armée serbe à Salonique est, à tort ou à raison, con-; sidérée comme imminente. En attendant, les aviateurs alliés con-i tinuent de bombarder les campements bulgares dans la région de Stroumitza et de Petrich, ce pendant que la flotte sur- ■ veilla les approches d6 Kavalla, menaçant de ses canons les points stratégiques dont les Bulgares pourraient être tentes de s'emparer. Quant à l'armée grecque, destinée à jouer le rôle de figurante dans le drame balkanique, elle vient d'évacuer les forts ■■ qu'elle occupait aux environs de Salonique. Le seul fait de guerre à son actif s est la dispersion d'une bande de "comi-tadjis" bulgares qui pillait les villages ; grecs de la frontière sous l'œil bienveillant des troupes régulières bulgares. Il est vaguement question de rempla-; cer le cabinet Skouloudis par un cabinet "neutre"' dont M. Vénizélos ne ferait : pas partie, mais dans lequel le parti : libéral serait représenté. La convention démocratique de Saint-Louis a nommé M. Wilson candidat des > démocrates pour l'élection présidentielle. La bataille se livrera donc entre MM. Hughes et Wilson. Voyant M. Roose-velt, l'homme dangereux, écarté, les pro-Germains exercent maintenant une pression sur les candidats afin qu'ils prennent position en faveur "de la liberté des mers," à laquelle les Allemands o^it en ce moment un si grand intérêt. ) 11 est plaisant de voir quelle peine se î donnent depuis quelque temps nos eniie-i mis — qui voient leurs actions baisser t rapidement — pour se ]Jersuader à eux-i mêmes et aux neutres cle leur profond, - et combien intéressé, amour pour la paix. Tout récemment, -le chancelier alle- - mand, indigné de voir les Alliés se refu- ■ ser à s'avouer battus, les a solennelle-î ment rendus responsables de la continua-î tion "inutile" de la guerre, tout en - accusant la Grande-Bretagne de ne pas - l'avoir empêchée. Voici maintenant le 5' baron Burian, le ministre commun des î affaires étrangères de la monarchie au»-3 tro-hongroise, qui souffle daiîs le même cor et qui se livre à la comédie grotesque i de vouloir'faire croire aux intéressés et aux neutrés que l'Autriche n'a pas voulu • la guerre, qu'elle y a été poussée, et - qu'elle ne poursuit d'autre but que de s rendre impossible, par une paix glo- - rieuse, le renouvellement d'attaques . aussi malveillantes ! > Ce plaidoyer "pro donto" fait hausser - te? épaules. Ce qu'il faut en retenir, c'est la peur qu'il trahit, la peur du - criminel qui sent approcher l'heure du l châtiment et qui fait un dernier effort * pour sauver sa peau. Mais toutes ses 3 tentatives seront vaines. La justice sui-:■ vra son cours et rien au monde ne pourra - sauver l'Autriche du juste châtiment - qui l'attend. II faut que le vieil empe-3 reur qui a tant de crimes sur la con-} science, vive jusqu'à la fin du drame } qui verra s'écrouler un trône que trop : de sang a éclaboussé. Cette fin, nous la voyons approcher, et nous la saluons t comme l'aurore d'une ère nouvelle, ère - de paix et de travail, mais avant tout î ère de justice. UNE DATE MÉMORABLE. Dans les soucis de l'hetirc présente, I : nous ne vivons plus guère, depuis tantôt deux ans, que Ja minute immédiate, et nous avons perdu l'habitude de commé-1 morer autre chose que les dates relatives ; a la guerre. Et pourtant, il y a des anniversaires qu'il est salutaire de rappeler ; parce qu'ils contiennent pour les heures : mauvaises une réconfortante vertu ; <ï exaltation, parée que les hauts spuve-I fitrs sont générateurs de confiance et ' d'enthousiasme. A Liège, cité des six cents Franchi1-roontois, cité de Charles Rogier, cité du ! général Léman, il y aurait, ce 18 juin, i «le grandes réjouissances civiques, des : pavoisements, des discours, des musiques—si les Liégeois ne vivaient pas ^us le joug. Ceux d'entre eux qui se •"appellent une histoire trop belle vrai-I «nent pour être si peu connue, songent à |a commémoration qui se serait imposée a leur piété en des temps pacifiques. Ils : eussent fêté, comme il convient, le six : centième anniversaire de la Paix de Fexhe, arrachée en 1316 au prince évê-que Adolphe de ia Marck. "Incident local'," dira-t-on peut-être. Mais que d'incidents locaux de ce genre sont gonflés de significations générales? L'exploit du soldat de Marathon, n'est-ce pas aussi un incident local? Les annales de Liège montrent dans sa généreuse effervescence une population farouchement éprise d'indépendance, vivant sous l'autorité d'un prince évêque assujetti à l'empire germanique, et soucieuse, dans son culte tout latin de la liberté, de défendre contre l'arbitraire du potentat les droits que celui-ci tente fréquemment de lui ravin. Ces droits font de Liège, grâce aux privilèges accordés par Charlemagne, puis par Albert de Cuvck, une des cités où, dès le Xlle siècle, s'accomplit l'expérience de la liberté, où l'on voit garantir par la tradition la sécurité des personnes et des biens. * * * Or, en 1316, les Liégeois indignés sont soulevés contre leur prince, parce qu'il favorise les grands dans sa façon de rendre la justice. Période boulever-é- sée> l.e prince résiste, combat, décrète st des massacres, cherche un abri jusqu'en m Brabant, trouve des appuis au dehors et va se mesurer avec ses sujets. La dut-ir te va avoir pour dénouement une mêlée ir sanglante et fratricide quand, au matin as de la rencontre attendue, clans-les plai-nés de Hesbaye, Adolphe de la Marck, j o- se sentant en péril, demande à compose ser. Des délégués sont choisis de part à et d'autre et cle leurs délibérations sort [j. le pacte connu sous le nom de Paix de Fexhe. a_ Document étonnant, si l'on veut ob-ts server qu'il règle, en 1316, selon la plus et neLte conception sociale, l'organisation r_ de la justice, et qu'il insinue en plein a_ Moyen-Age, au détriment du potentat es et de son prestige, de gouvernement ;ar-és lementaire. Dès lors existe, sanctionné par les à termes formels de là charte, un Parie-le ment liégeois, curieusement dénommé ts le Sens du Pays, et qui constitue en un corps fédératif les trois ordres- : le Cler-gé, les Gentilshommes et l'Etat-Tiers j". (le dernier représentant les bourgeois et eç habitants de la cité et des bonnes villes). :]I Le contrôle parlementaire, expression de la volonté organisée des citoyens, s'oppose dorénavant aux entreprises du Bon Plaisir. En effet, le sens du pays a ,j. seul, à l'exclusion du prince, mission ti de faire les dois générales, de les interpréter, de les modifier ou de les abolir, j. il règle des fonctions de justicier d*u es prince, qui s'engage à observer les lois qui naîtront des travaux du tsens. Les ,j' relations, comme le fait -remarquer i'his-B'_ torien Ferdinand Henaux, cessent es d'être féodales pour devenir politiques. ,e II devient l'exécuteur des décisions d'un :]s pouvoir constitutionnel qui lui est supé-r_ rieur. Les attributions du prince sont d'ailleurs nettement définies. I! veille au pe inaurt:en de Ford■ c i' i la haute police e_ dif "Etat, avec chargé de réprimer er crimes et délits, non plus—souligne x_ l'historien — comme des injures envers j les' individus, mai,s à titre d'atteintes ]a à la société entière. H fait rechercher e_ les .malfaiteurs et les défère aux justices u_ locales. H exercé son pouvoir aux con-e_ ditions, stipulées : ainsi et non autre-a_ ment, dit textuellement la Charte... m Aussi bien, ,1a (liberté civile est entou-as. ré de garanties singulièrement rassu-]e tantes. 'Nul ne peut être arrêté qu'en es flagrant délit. Nul ne peut être jugé que par ses juges et .suivant la lloi. La jus tice ne peut être refusée ni différée. La confiscation de biens est prohibée dans tout de territoire. Dé-fense est faite àu prince de trafiquer de son droit de grâce. Si, par ses actes ou ceux de ses officiers, le droit est enfreint, sommation lui est faite de réparer le dommage. S'il s'y refuse, après deux quinzaines, il doit y être contraint, et l'insurrection est te- , nue pour légitime ! # * * Voilà ce qui se passait à Liège, en juin, 1316... En vérité, n'y a-t-il pas lieu, et tout spécialement au, moment où nous sommes, de rappeler ce " fait local " sans encourir le reproche de sacrifier à j l'esprit de clocher? Il y a dans ces souvenirs, i n effet, et ; au point de vue le plus général ef le plus élevé, une magnifique leçon de précoce ! maturité civique. Dès les temps les plus reculés, l'amour de la liberté a pris chez nous un caractère exceptionnellement vivace et lucide. La leçon de l'anniversaire liégeois, c'est la glorification de l'idée constitutionnelle, qui fait-du prince le premier serviteur de la loi égale pour tous et supérieure à tous., Sans doute les riverains de 'la Meuse n'ont pas connu l'Age d'Or à la suite de cette conquête. C'est le sort fatal des entreprises humaines. Mais ils avaient prouvé le sens qui les animait de la dignité collective, du droit qu'ils avaient à la civilisation, à la meilleure harmonie, en instaurant sur leur petit coin de terre la notion d'un ordre nouveau, qui règne au-dessus des hommes, et auquel le plus humble peut en appeler, un ordre qui réalise les sécurités d'une justice émanée de la sagesse clarifiée du nombre. Xous avons beaucoup d'anniversaires de ce genre à célébrer, dan» les annales de nos indomptables provinces. L'Histoire est pleine d'encouragements. Liège et ses défenseurs sont fidèles â leur passé en se glorifiant d'avoir, dans la grande guerre, subi le ptemier choc, et imposé un fatal arrêt â l'agresseur. Les apôtres insensés du pangermanisme ont eu grand tort de ne pas tirer des annales de notre Belgique les enseignements dont elles débordent. Ils se seraient épargné le' pire des crimes s'ils avaient compris combien il est dange* reux et vain—si puissant qu'on se puisse croire—d'assaillir une nation à qui, par des expériences d'une tradition noblement, séculaire, l'indépendance et la justice sont devenues aussi nécessaires que l'air respirable. CHARLES DELCHEVALERIE. LETTRE DU BRESIL. # ' ■t- e (De notre correspondant.) >- , S. Pal'lo, 10 mai. Ainsi que nous l'avons annoncé il y a quelque temps, l'Etat de .S. Paulo a élu r son nouveau président; Le 1er mai, AI. \ Rodriguez Alves, le président sortant, u laissait la place à M. Altino Arantes. u Le nouveau président de l'Etat de 't S. Paulo est un ami sincère de la Beî-® gique et à plusieurs reprises il a mani-i- festé publiquement ses sympathies pour a notre pays qu'il appelle familièrement d " l'usine du monde." -- M. Altino Arantes est, le premier pré-i- sident appartenant à la nouvelle géné-e ration qui a été formée sous le régime P républicain -et qui est appelée à jouer a un grand rôle dans les destinées de la ls République sud-américaine. Jeune encore, intelligent et très ins-d truit, M. Altino Vrantes est doué d'un caractère doux, modeste et d'autres quasi lités qui font de lui l'objet de la sympathie non seulement de ses amis, mais aussi de ceux qui ne partagent pas ses idées, politiques. Elu par son Etat, il fit partie, dès 1906, de la Chambre Fédérale des Députés. Il y défendit vigoureusement le projet qui créait la Caisse de Conversion et .' gagna la partie pour son Etat dont les intérêts vitaux étaient liés à la stabilité du change. Pendant la présidence de M. Albuquer-que Lins, il fut appelé au Ministère de d'Intérieur de l'Etat de S. Paulo; il y. resta pendant toute la présidence de M. Rodriguez Alves et se consacra alors tout particulièrement'au problème de l'enseignement. Le programme du nouveau président est excessivement pratique et destiné à accentuer le développement intellectuel; et économique de l'Etat de S. Paulo. Il a su s'entourer de personnes très capables et au courant des problèmes économiques de l'Etat qui, sans doute, devra subir une profonde évolution sous la nouvelle présidence. Nous savons qu'en dehors de l'enseignement public, M. Altino Arantes se dévouera tout spécialement au développement de l'agriculture, du commerce et surtout de l'exportation vers l'étranger, qui constitue pour cette région la véritable richesse. Nous sommes certains que M. Altino Arantes répondra entièrement à l'attente de la population de l'Etat de S. Paulo et qu'il prêtera son précieux concours au développement des relations commerciales de la Belgique avec son pays. LES YEUX S'OUVRENT. Un des 83 intellectuels allemands, },[. le docteur Planck; de l'Université de Berlin, qui a- signé le fameux manifeste: "Il n'est pas vrai que..." vient d'envoyêr à son ami le sympathique savant professeur U. .1. Lorenc, de l'Université de Ixyde, une lettre que son auteur désire rendre publique. Ce n'est pas encore l'aveu, ni la reconnaissance des faits, mais néanmoins on voit que la vérité est en marche. Berlin, mars 1916. Honoré collègue, L'appel bien connu "au monde civilisé" qui fut publié en août 1914 sous la surnature de 93 savants et artistâs alle- mands a créé, en raison des termes dans lesquels il a été rédigé, des malentendus touchant l'attitude des signataires, ainsi que j'ai eu plusieurs fois l'occasion de m'en convaincre, à mon grand regret. En ce qui me concerne—et mon opi-ion à ce sujet est partagée, dans tout ce qui est essentiel, par plusieurs de mes collègues, par exemple, par Adolphe de Ilarnack, W. Nernst, Wilhelm Wal-deyer, l'irich v. Wilamowitz-Môllen-*dorf—cet appel qui réflète dans-sa composition d'excitation des premières semaines de la guerre, voulait signifier et ne pouvait constituer autre chose qu'un acte de défense, et par-dessus tout un aisu-s. ) :■ SELFRIDGE'S iu ic cm m MAINTENANT que l'Eté est j y | proche, il est indispensable 1 i cle se procurer de nombreux IK articles d'usage et d'autres e" accessoires, qui permettent de sup porter la température estivale et de jouir de la bonne saison. ,n Dans les mois à venir, vous aurez u beaucoup plus d'agréments si vous commencer par faire visite cliez ; . SELFRIDGE'S, les magasins les plus , vastes et les plus fournis, où vous rencontrerez toutes les facilites et uu personnel d'interprètes qui vous assis-e'" tera pour effectuer tous vos achats. JS ce I 1 is ez SELFRIDGE & Go. Ltd. r" Oxford St., London, W. de ce ur es — ™1 " ™,—l ™ 1 11 _ acte de protection de l'armée allemande contre les accusations acharnées dont elle était l'objet; id signifiait explicitement que des savants et les artistes de l'AiMemagne refusaient dé iséparer leur cause de celle de l'armée allemande. C'a l'armée allemande n'est pas autre chose que la nation allemande en armes, et savants et artistes, à l'égal de toutes les autres classes, lui sont inséparablement attachés. Il est clair, et j'y insiste, que nous ne pouvons évidemment pas être responsables de tous les actes individuels de tous les Allemands, soit en guerre, soit en paix. Et cela n'est pas moins évident: que l'impossibilité où nous sommes aujourd'hui de juger en dernier ressort, scientifiquement, le grave problème historique où nous sommes impliqués. Plus tard seulement, un examen objectif et: contradictoire déterminera où il faut fixer la responsabilité première de l'échec à quoi ont abouti les efforts vers la paix et toutes les souffrances humaines qui en sont résultées—examen dont nous atten-; dons le résultat avec une conscience tranquille.Pour l'heure, nous n'avons, nous au-très Allemands, qu'un devoir aussi dong-temps que durera da guerre, et c'est de servir notre patrie de toutes nos forces. Toutefois, ce sur quoi je désire insister très particulièrement auprès de vous, c'est cette ferme conviction que ne peu-1 vent ébranler même les contingences de la guerre actuelle, qu'il y a des régions du monde intellectuel et moral éloignées des luttes nationales, et qu'une coopération honorable en vue de maintenir les valeurs de la civilisation, internationale : ainsi que le respect personnel des ressortissants d'un pays ennemi me sont pas incompatibles avec l'amour ardent de la ' patrie et le travail énergique qu'on lui : consacre. Toujours votre dévoué Dr Max Planck. - LETTRE DE SUISSE. Poco piu di Iuce. (De notre correspondant.) Symptômes îacheux. Geneve, le 13 juin ^ On ne peut dissimuler plus longtemps , qu'il règne en ce moment un profond désarroi pariai les Belges que la tour- > mente a disséminés en France, en Hollande et Suisse. Le malaise est attesté par divers symptômes fâcheux dont le . plus caractéristique est le nombre toujours plus grand de malheureux qui "rte pouvant plus y tenir' préfèrent rentrer en Belgique et se soumettre à la férule allemande que de végéter plus longtemps à l'étranger où l'on n'a pas su leur trouver une occupation, convenable, ni réconforter leurs courages abattus. Je suis le témoin attristé, ici à ; Genève, de cet. exode lamentable. Toutes ; les semaines, le vendredi soir, il y a ici i un départ organisé par le gouvernement • allemand. Il ramène en Belgique d( s centaines de réfugiés aux Irais de l'ad- ■ mindstration allemande ! Les réfugies - qui rentrent ne viennent pas seulement > de Suisse, i n grand nombre nous ar-1 rivent de France ; ils ont passé la fron- ■ tière de nuit, au risque de se faire aj-rê- • ter, car en France on ne leur délivre plus • des passeports, alors ils dépistent les • postes douaniers suisses et français. - ' Pourquoi s'en vont-ils? Parce qu'ils i ne sont point traités comme ils de-i \raient l'être. Qu'ils ne trouvent auprès S7ème année* i No. 143 i

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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