L'information de Bruxelles

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s.n. 1914, 20 Decembre. L'information de Bruxelles. Accès à 17 juillet 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/g15t728k7s/
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19e Année, N° 27. 4 oaaes — Prix du numéro : 10 centimes Dimanche, 20 Décembre 1914, L'INFORMATION ABONNEMENT : Belgique : Un an, fr. 4.00 — Six mois, fr. 2.00 Trois mois, fr. 1.00 Etranger : Frais postaux en plus. Tirage: 20.000 exemplaires JOURNAL HEBDOMADAIRE Affilié à l'Union de la Presse Périodique belge Téléphone : B 7029 BRUXELLES Compte chèques postaux 3856 183, BOULEVARD EMILE BOCKSTAEL Les abonnements sont reçus à Bruxelles : à l'Agence Dechenne, 14, Galerie du Roi ; J.N. Lebègue & Cie, O de Publicité, 36, rue Neuve; Office central de Publicité, 53, Rue de la Madeleine et aux bureaux du journ Anvers : Agence générale de Publicité, 140, rue de l'Eglise. ANNONCES : Petite annonce . . la ligne fr. o.35 Judiciaires » fr. o.5o Réclames » fr. i.oo Nécrologies .... » fr. 0.60 Les annonces sont reçues par V Office central 5=5 de Publicité, 53, Rue de la Madeleine et aux fice bureaux du journal. al' Tirage : 20.000 exemplaires SOMMAIRE : Les Réserves des Bellierérants. a — — La Situation. — La guerre d'Orient. — Sur mer. — Lettre de Vienne VI. — Fantômes chassés. — Postes. Feuilleton: Le Droit en temps de Guerre, par M. le Conseiller Ernest NYS, professeur de droit international : Les Caisses publiques. — II. Les banques nationales et les banques d'Etat. (Suite). L'INFORMATION est en vente : En Belgique : ANVERS ; Roelans, 4, rue St-Pierre. CHARLEROY : Agence Dechenne, 42, rue de Marchienne. GAND : Dobbelaere, 63, rue de Flandre. LIÈGE : Bellens, rue de la Régence. LOUVAIN : Stroobant, rue de Diest, MONS : Mme Vve Scattens, rue de la Petite Guirlande. NAMUR : Héro, place de la Gare. Vente en gros : BRUXELLES : Agence Dechenne, 18, rue du Persil. A V Etranger : VIENNE : Goldschraid I, Wollzeile, 11. - AMSTERDAM : Seyfardt-librairie. ROME : 11, Bocca dl Leone (Tél. 2726). BERLIN : Leipzigerstrasse, 123a (Zentr. 1002). PARIS : Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire. LONDRES, E. C. : id. id. 1, Snow-Hill. LES RÉSERVES DES BELLIGÉRANTS. France. — Russie. — Allemagne. — Angleterre. Les journaux français ont annoncé que la classe d 1915 des conscrits français est complètement sous le armes et en bonne voie d'instruction. La classe de 191 sera appelée en février ou, suivant d'autres sources, 1 20 mars prochain. Les hommes ajournés des classe précédentes jusqu'en 1898 ont été soumis en France un nouvel examen et une proportion d'un quart d'enti eux paraît avoir été appelée sous les drapeaux ; le rest doit se représenter tous les quinze jours, à ce qu'on dii pour être examiné à nouveau. Les hommes « moin aptes au service » seront-ils envoyés au feu ou sont-il destinés à remplacer des hommes des services aux; liaires d'administration, de santé, etc. ? On prétend en effet, que ceux-ci, s'ils sont parfaitement valides sont envoyés dans les corps actifs. D'importants joui naux français, comme le <c Temps » et la « Dépêch de Toulouse,"ont exprimé des plaintes au sujet de 1 facilité avec laquelle les hommes ainsi appelés et notam ment les jeunes gens de 18 et 19 ans des deux dernière classes sont admis : on prétend que souvent l'exame: médical a été nul, que les hommes n'ont pas même d' se déshabiller, que tous ceux qui ne réclamaient pas on été enrégimentés et aussi beaucoup d'autres. Et l'on s demande quelle sera la force de résistance de bataillon comprenant des éléments faibles, contaminés ou troj jeunes. La France a-t-elle encore beaucoup d'hommes à rap peler parmi les classes les plus anciennes? Il a circul à cet égard des bruits contradictoires : on a parlé d'ui million d'hommes, on a parlé aussi de volontaires, mai il faut noter à cet égard que la faiblesse de la natalit française a amené les autorités militaires à supprime toutes les exemptions, et ce depuis bien longtemps. L <( Journal » de Paris déclare d'ailleurs qu'il ne peut plu être question d'une levée en masse du peuple français tous les hommes valide^ ayant été appelés sous le; armes dès le début, En tout cas, la France paraît faire tout l'effort don elle est capable pour fortifier sa situation et réparer se, pertes. Nous avons, en ce qui concerne l'étendue di celles-ci, un témoignage anglais sérieux et récent : Ion Selborne, ancien gouverneur général de l'Afrique Australe, a déclaré récemment que, dans cette immense ligne du Nord de la France où les Allemands conservent depuis trois mois leurs positions en se tenant en somme sur la défensive, les pertes des alliés qui l'attaquent sont souvent triples des leurs. D'autres sources évaluent les pertes françaises à 20 % de l'effectif. Quant aux coloniaux, ils ne supportent pas nos hivers et doivent être rapatriés ou employés au Maroc. * * * En Russie, comme nous l'avons déjà dit, de nombreux témoignages neutres viennent affirmer que la ~j mobilisation a commencé dès le printemps. Ainsi, au mois de mai, des touristes américains ont constaté au Caucase d'importants mouvements de troupes se dirigeant vers l'Europe, tant par les défilés des montagnes que par des bateaux de transports sur la mer Noire. Des marchands de chevaux de l'Europe centrale et occi-g dentale, habitués à se procurer des bêtes de monture et de trait au début de chaque année dans la Russie orien-e taie et dans les monts Ourals, se sont trouvés, au prin-f temps dernier, en présence du refus absolu de leurs a fournisseurs de leur livrer les commandes ordinaires : e il s'agissait, pour un seul acheteur, d'un marché annuel e de 800 à 900 chevaux. Tout avait été acquis par les auto-' rités militaires russes. On a constaté aussi à plusieurs s reprises la présence au front, dès le début de la guerre, s de troupes caucasiennes, sibériennes, turkestanes et mongoles, venues même de l'Extrême-Orient, des ' rivages de l'Océan Pacifique. On a même cru plusieurs ' fois, à première vue, que des prisonniers faits sur ces troupes étaient des Japonais. C'était, jusqu'ici, une e erreur qui n'a pas résisté à un examen approfondi. a On a remarqué aussi la présence parmi les morts et les prisonniers russes de très jeunes gens et d'hommes s de 40 ans et plus, en nombre tel qu'on ne peut croire ? qu'il ne s'agisse dans ces cas que de volontaires. J Toutes les forces russes instruites et organisées f paraissent donc avoir déjà été amenées au front. Il est 0 toujours difficile de savoir au juste ce qui se passe en s Russie et notamment dans quelle mesure les hommes 3 figurant sur le papier et dans les comptes des dépenses comme nourris et équipés le sont réellement. Il y a tou-7 jours eu des doutes à cet égard sur la sincérité des inten-5 dances. Des témoignages concordants affirment cepen- 1 dant que la réorganisation remarquable de l'armée 3 russe depuis neuf ans a notamment porté sur le con- 2 trôle des hommes, des matériaux et des dépenses, et que r les détournements ou les dépenses fictives sont devenus 3 plus rares et plus difficiles. On en conclut qu'on ne peut 3 plus glaner grand'chose pour les effectifs. ' Que toutes les troupes formées, toutes les classes 3 ayant servi aient été rappelées et mises à l'œuvre depuis longtemps, c'est ce que semble prouver l'oukaze publié * il y a trois semaines et en vertu duquel sont appelés sous 3 les drapeaux les hommes de 38 à 44 ans appartenant 1 à la « Défense de l'Empire », c'est-à-dire des réser-' vistes qui n'ont jamais été sous les drapeaux jusqu'ici et qui n'ont reçu aucune instruction militaire. Il s'agit des hommes qui ont été entièrement dispensés du service à l'époque où celui-ci était loin d'être encore général. Est-il possible de faire encore des soldats de paysans et d'ouvriers russes arrivés au midi de la vie sans avoir été dégourdis dans leur jeunesse par les exercices militaires ? C'est ce dont les connaisseurs de la Russie paraissent douter. Il s'agit, paraît-il, de près d'un million et demi d'hommes. Mais ces soldats pourront peut-être faire le service d'étape et remplacer les garnisons que la Russie doit entretenir à l'intérieur, pour contenir ses populations, non russes à concurrence de 50 % du total, et sur ses frontières persane, afghane et chinoise. Des hommes formés dans le service de ces garnisons pourraient donc encore être amenés au feu. Quant aux pertes russes, une source autrichienne les évaluait, avons-nous dit, à deux millions et demi d'hommes. Le « Temps » de Paris parle de un million six cent mille hommes. En admettant deux millions d'hommes hors de combat, comme nous l'avons fait, nous avons été un peu au-dessous du juste milieu entre ces deux appréciations. Le « Temps » ajoute qu'il lui paraît difficile que la Russie puisse réparer ces pertes. Une source bulgare prétend que les Russes auraient perdu la moitié de leurs canons. Cela nous paraît beaucoup, même s'il ne s'agit que de l'artillerie de campagne : aucune forteresse importante n'a été prise en effet. Au 12 décembre on déclare détenir en Allemagne 305,150 Russes et en Autriche 157,800, sans compter les blessés, soit en tout 462,950 prisonniers valides. * * * Quant à l'Allemagne, c'est un axiome pour bien des Belges qu'elle a épuisé toutes ses réserves; et, de fait, on a vu de très jeunes gens et des hommes d'un certain âge parmi ses troupes, et ce ne sont pas seulement des cas isolés. Des comptes 'endus officiels ont parlé de « jeunes régiments » et ont fait l'éloge de leur bravoure. D'ailleurs, l'Allemagne, sa presse et nombre de témoins neutres ont signalé la grande multitude de volontaires engagés dès le début de la guerre. On parlait, il y a un certain temps déjà, d'un million et quart de recrues libres de ce genre. Il y a donc eu un élan réel et un effort effectif. Mais tous ces volontaires ont-ils été appelés ? Leur instruction est-elle terminée et n'en est-il plus de disponibles ? On déclare officiellement que la classe de 1914 n'a pas été appelée plus tôt que les autres années, au contraire en partie plus tard ; son instruction ne serait pas terminée et elle ne serait pas au front. Il n'est pas question d'appeler encore la classe de 1915 ni, à plus forte raison, celle de 1916 : on déclare que la classe de 1916 de France, d'après les mesures prises en ce pays, sera au feu avant que la classe correspondante d'Allemagne soit soustraite à ses occupations civiles et commence son instruction militaire. Il faut noter que l'Allemagne a 68 millions d'habitants contre 39 en France et qu'il naît depuis trente ans cinq Allemands pour deux Français. En fait, des neutres affirment que les casernes alle- 7- Feuilleton du 20 Décembre 1914. Le Droit en Temps de Guerre (Suite du N° 26) Les Caisses publiques. Dans la guerre de 1870 et 1871, des questions juridiques furent soulevées au sujet de la Banque de France. „La première succursale de la Banque qui se soit trouvée en contact avec l'ennemi est celle de Reims, dit une note émanée de la banque elle-même. Après l'entrée des troupes allemandes dans cette ville, un officier de l'intendance se présenta, le 4 septembre, et déclara au directeur que son encaisse étant la propriété de l'Etat français, il était dans la nécessité de le saisir. L'erreur des Prussiens résultait de ce que le titre «Banque de France" paraissait indiquer un établissement d'Etat. Le directeur prouva facilement que la Banque de France était une maison privée, appartenant à des actionnaires et que sa propriété était sous la sauve- garde du droit des gens, Le prince royal de Prusse, informé de cette situation, rendit aussitôt un ordre déclarant que „les fonds qui se trouvent à la Banque de France ne peuvent être exposés à aucune saisie ou aucun arrêt tant qu'ils ne sont pas destinés à soutenir l'armée française." Dans un exposé juridique rédigé à l'occasion des négociations diplomatiques de 1871, la Banque de France insista sur son caractère véritable. „La Banque est un établissement privé, était-il dit, c'est une société anonyme régie par des statuts et une succession de décrets et d'ordonnances émanés du gouvernement, dont la surveillance et l'exécution sont confiés par lui à un certain nombre d'agents supérieurs qui ont reçu de lui le titre de gouverneur et sous-gouverneur de la banque. Les propositions du gouverneur sont soumises à la discussion d'un conseil composé de censeurs nommés par les actionnaires. La réunion de ces agents, dont l'origine est différente, constitue ce qu'on appelle le conseil général de la Banque de France. Le monopole dont cette société est investie, le droit dont elle est dotée, à l'exclusion de tous autres, d'émettre une monnaie fiduciaire, expliquent et justifient l'intervention du gouvernement dans son organisation et son fonctionnement. Cette intervention ne va pas au delà et l'autonomie de la banque est complète. Les intérêts, possessions et opérations de la banque sont entièrement distincts des intérêts, possessions et opérations du gouvernement, et, quand elle liquidera, elle liquidera comme toute autre société privée." Le document insistait sur un point important. „Les relations avec le Trésor sont simples, disait-il ; ce sont celles d'un compte courant ordinaire. Ce compte est ouvert à la Banque centrale à Paris, il est crédité en sommes versées soit par le Trésor, soit par les agents dans les départements et débité de celles qui sont remises sur la demande à ces agents ou à lui-même. La Banque n'est pour le Trésor qu'une sorte d'encaisseur qui reçoit et qui paie pour lui à Paris et dans les départements, mais sous la condition expresse que son compte soit créditeur et jusqu'à concurrence de ce solde créditeur. En effet, la Banque n'avance rien au Trésor en compte courant. Elle se borne à lui rendre ou à employer pour lui les sommes qui lui appartiennent et qu'elle a encaissées. Bref, elle rend ce qu'elle a reçu ni plus ni moins. Toute autre avance serait un prêt par la Banque au Trésor, prêt qui ne figurerait pas dans le compte courant ordinaire et qui serait l'objet d'un traité et d'un

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Cet article est une édition du titre L'information de Bruxelles appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bruxelles du 1915 au 1918.

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