L'information de Bruxelles

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s.n. 1915, 17 Janvrier. L'information de Bruxelles. Accès à 18 juillet 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/nc5s757924/
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LINFORMATION ABONNEMENT : Belgique : Un an, fr. 4.00 — Six mois, fr. 2.00 Trois mois, fr. 1.00 Etranger : Frais postaux en plus. Tirage: 20.000 exemplaires JOURNAL HEBDOMADAIRE Affilié à l'Union de laisse Périodique belge ihane : B 7029 BRUX^ Compte chiques postaux 385S 183, BOULEVARD irjILE BOCKSTAEL es abonnements sont reçus à Bruxelles : à l'Agence 1 tienne, 14, Galerie du Roi; J.N. Lebègue & Cie, Office de Publicité, 36, rue Neuve; Office central de Public 53, Rue de la Madeleine et aux bureaux du journal. ANNONCES : Petite annonce . . la ligne fr. o.35 Judiciaires » fr. o.5o Réclames » fr. 1.00 Nécrologies .... » fr. 0.60 Les annonces sont reçues par l'Office central de Publicité, 53, Rue de la Madeleine et aux bureaux du journal. Tirage: 20.000 exemplaires SCMî\iIRE : LA RUSSIE Rien de nouveau sous le soleil. — La situation. — La panique dans la guerre. — Télégraphe de Vienne. — Le Touring Club de Belgique. — Feuilleton : Le Droit en temps de Guerre, par M. le Conseiller Ernest NYS. professeur de Droit international ; Les ChemiiJde fer et les moyens de transport (Suite). II. Les faits. — III. Les conférences de Bruxelles et de La Haye. — Postes et TéléeraDhes. — Briielles-Attractions. — Horaire de chemins de fer. 1—1—___ -nn-nn- J ~ - L'INFORMATION est en vente : En Belgique : ANVERS ; Roelans, 4, rue St-Pierre. ™£LE^?,Y ASence Dechenne, 42, rue de Marchienne. GAND : Dobbelaere, 63, rue de Flandre. LIEGE : Bellens, rue de la Régence. LOUVAIN : Stroobant, rue de Diest, ™ Mlï1? VYe. Scattens, rue de ia Petite Guirlande. NAMUR : Librairie Roman, 43, rue de Fer. „ Héro, place de la Gare. Vente en gros : BRUXELLES ; Agence Dechenne, 18, rue du Persil. A l'Etranger : AMSTERDAM ; Seyfardt-librairie. VIENNE : Goldschmid [, Wollzeile, 1 '. ROME : 11, Bocca di Leone (Tél. 2726). BERLIN : Leipzigerstrasse, 123a (Zentr. 1032). 1 b ^ Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire. LONDRES, E. C. : kL id. 1, Snow-Hill. La Russie. Ni révolution, ni paix, ni mutineries probables. — La situation financière : vingt-cinq milliards de dépenses militaires. — Le déficit. Les difficultés d un emprunt. -— Les prisonniers et les autres pertes. Les organes sérieux de l'opinion sont unanimes, \dans les deux camps qui divisent le monde comme chez .. les neutres, à rejeter comipe improbable ou r^rématur£e l'éventualité de mouvements révolutionnaires' —-—?f" sie. Même en Finlande, les mesures prises par le gouvernement et aboutissant à la suppression de h Constitution du grand-duché et de ses institutions auto nomes ne paraissent pas susciter de résistance activ< pour le moment. Au Caucase, il est question de révoltes de certain; montagnards musulmans et d'enrôlements dans l'ar mée ottomane d'habitants, également mahométans, d< districts occupés par les Turcs, mais on paraît d'ac cord pour ne pas attacher beaucoup d'importance à c< qui se passe de ce côté. D'ailleurs, tout le monde paraî observer une certaine réserve quant au degré d< créance que méritent, sans exception, toutes les nou velles relatives à cette région. Notamment, le « Times > met ses lecteurs en garde contre les bruits émanant d< ses alliés russes. En Pologne, on annonce cependant la fusion d< partis polonais d'Autriche et du territoire russe envahi Les bureaux des organisations polonaises ont créé, d< commun accord, un office d'enrôlement de volontaire; dans les légions polonaises, établies en annexe à l'ar mée autrichienne ; ce service, installé d'abord ; Jablonka, en Silésie, a été transféré récemment en ter ritoire russe : ici fonctionne donc, sous la protectior des bayonnettes allemandes et autrichiennes, et pou la première fois depuis la dernière insurrection d( 1863, une organisation militaire nationale polonaise Des chefs connus des partis polonais, le Dr Tokarz le Dr Sokolniki, figurent parmi les directeurs du mou — " — > vement. D'autre part, la lipblesse de Galicie a pris l'initiative d'une manifestaion de dévouement à l'empereur François-Joseph, q i a reçu ses délégués en audience spéciale. Cependant, contrairemeit à certains bruits, les Russes ne paraissent pa& d'avis d'évacuer Varsovie. Certes, il y a encore, comne lors de l'explosion de la guerre, des courants d'opnion disposés à reculer et voire favorables à la paix. Il y a même toujours un parti germanophile en Russie, notamment parmi les nombreux dirigeants et les populations d'origine allemande. Les adversaires de l'entente avec la France et avec l'Angleterre ne sont pas tous convertis, loin de là... Mais ils n'ont pas le dessus, pour les mêmes raisons qu'à la fin de juillet. On annonce même que des forces considérables sont amenées de toutes les parties de la Russie pour défendre Varsovie et pour combler les vides produits par les défaites antérieures. Celles-ci, tout compte fait, paraijssent avoir fait perdre aux Russes depuis le nouveau) retour offensif des Allemands, de la mi-novembre/à la Noël, 120,000 tués ou blessés et 156,000 prisonniers. Depuis lors, le « Daily Telegraph » a constaté qtfre « les nouvelles réserves allemandes amenées au pre mier rang ont gagné indéniablement du terrain ». Lis journal la « Rjetsch » de Saint-Pétersbourg, émet lfj1 même appréciation sur les 1 '' il 1 "lifr "'ti f . i ,., . 'i t-rv. 11a iio. i~ . .au atr câiK.i! «jnr pTo-*oqr- g9p nouvelle panique a ; Varsovie, ainsi que l'exodev ue certaines autorités, de 1 banques et de nombreux civils. Mais tout cela n'ébranle pas encore la torpeur russe, ; pas plus que le chômage a;>sez étendu et le manque de bottes dans l'armée. En grnéral, on marche toujours, > avec plus de résignation rue d'enthousiasme, il est vrai. ; Çà et là, on signale bien des troubles ouvriers ou la résistance des paysans à l'enrôlement, dans la « défense ' de l'Empire » ou Landsturtn^es hommes de moins de t 54 ans et n'ayant jamais servi. Dans le seul arrondisse-; ment de Lubansk, on signale ainsi, d'après un journal suédois, le <( Sûdsvenska Dagbladet », 1,700 arresta-' tions. Ne s'agirait-il pas plutôt de l'enrôlement par ; force des réfractaires ? 3,000 étudiants seraient en prison, accusés de menées révolutionnaires, de même que ; tous les députés socialistes et radicaux, dont trois seulement ont pu s'échapper hors frontières. î Toutes les universités, instituts techniques et écoles s moyennes supérieures étant fermés, tous les étudiants valides sont envoyés d'autorité dans les écoles mili-1 taires et de là rapidement au front. A la fin de décembre, on mandait de sorrce bulgare que 11,000 étudiants 1 se trouvent ainsi déjà à la tête de compagnies et même " de bataillons, après une très brève préparation. D'au-: très sources, plus sympathiques à l'Etat russe, estiment que celui-ci peut encore former près de 30,000 officiers , de cette façon. La question est de savoir ce qu'ils vaudront et ce qu'ils feront des masses en général si sou mises et si dignes d'intérêt des peuples de la Russie qui leur seront confiées. On prétend que certains de ces officiers improvisés feraient de la propagande révolutionnaire et que certaines troupes se sont mutinées, notamment devant Przemysl ; les hécatombes des 70,000 Russes tombés dans cette ville lors du premier siège paraîtraient avoir été connues dans les masses et avoir fait quelque impression. Des assauts désastreux du même genre auraient eu lieu pendant le second siège aussi : après des pertes énormes, on y aurait de nouveau renoncé ; des troupes et de l'artillerie de siège auraient été envoyées des abords de Przemysl vers ie front du combat sur le Dunajetz. Il semble pourtant certain qu'on aurait tort de généraliser et de s'attendre à un effondrement intérieur prochain de la Russie. On verra encore sans doute des troupes se rendre en colonnes ; mais on en verra aussi se faire tuer stoïquement. Au point de vue social comme au point de vue militaire, la Russie tient encore assez ferme et peut résister, sauf imprévu. * La situation financière de l'empire russe n'est pas envisagée favorablement par tout le monde. D'après le journal « Russkya Wiedomosti », les frais totaux de In p-nerr^ sV1èv°.trjpnt. a. ; 31 dér°mhiïà ' -"f «-wiliVcuub 11, ueinî "clt l'ouôles, soit, au cours nominal de fr. 2,66, vingt-cinq milliards et 270 millions. Le professeur Bilimowitsch expose dans le « Kijewyanin » que la Russie, pauvre en capital, ne peut pas réunir ces sommes énormes et qu'il lui faut des concours financiers. Cette évaluation est-elle exagérée ? Il faut tenir compte des masses mises en mouvement par les autorités militaires russes, des distances à franchir, des difficultés de ravitaillement et d'approvisionnements de tous genres. Les voies d'accès sont bloquées, la récolte a été mauvaise. Grâce à des brise-glace canadiens et à un hiver relativement doux, les seuls ports d'Arkhangelsk et de Wladivostock peuvent alimenter plus ou moins l'armée et la pourvoir de munitions. Or, leur distance comporte un renchérissement notable des frais. On évaluait d'autre part les dépenses de la Russie, il y a deux mois, à quinze milliards déjà. Depuis, l'intervention turque a compliqué et augmenté encore les difficultés. Disons-le en passant : les gouvernants russes envisagent cette intervention avec quelque souci ; c'est ce que prouvent et le transfert des archives de Tiflis vers le nord du Caucase, et la construction de nouvelles fortifications autour de cette ville. La population émigré en outre vers l'intérieur de la Russie. La dette russe et l'émission du papier-monnaie avaient, au 10 octobre, augmenté déjà de huit milliards de francs. Les vingt-cinq milliards de frais actuels supposés ne seraient donc pas si invraisemblablement exagérés. Mais où les aurait-on cherchés? Le journal " Rjetsch „ a publié de plus des appré- 9' Feuilleton du 17 Janvier iqiç. Le Droit en Temps de Guerre (Suite du N° 2, 20e Année) Les chemins de fer et les moyens de transport Dans la rigueur des principes, quand les chemins de fer sont la propriété non de l'Etat, mais de sociétés ot de particuliers, ils devraient être soustraits à l'actior de l'Etat belligérant. Les faits ont imposé une déviation des règles ordinaires. Les considérations d'utilité générale ont fait prévaloir que, malgré les service; qu'ils rendent à la guerre, les chemins de fer appartenant à l'Etat ne doivent pas être considérés comme des moyens de guerre, sauf en de rares exceptions ; de semblables considérations ont fait admettre que les chemins de fer appartenant à des sociétés ou à des particuliers ne doivent pas être régis par les maximes protectrices de la propriété privée. En réalité, quand i s'agit de chemins de fer, le droit de propriété ne saurait être d'application absolue; des régimes différent: apparaissent selon la législation des divers pays ; i peut y avoir propriété de la compagnie sous le contrôle et la surveillance de l'Etat, ou bien simple concessio de l'exploitation à la compagnie, ou bien encore prc priété de l'Etat en ce qui concerne les voies ferrées e propriété des compagnies en ce qui concerne le mate riel roulant; dans l'hypothèse même où matériel fix et matériel mobile seraient la propriété d'une sociét ou d'un particulier, il n'en sera pas moins exact que pour se défendre soi-même autant que pour affaibli l'ennemi, l'Etat belligérant sera obligé souvent de s ; servir des chemins de fer. Il est même superflu d'invc 1 quer l'argument tiré des lois de différents pays et d i montrer que l'Etat moderne impose aux compagnie et aux particuliers propriétaires de chemins de fer con : struits sur son territoire l'obligation de mettre à sa dis ; position toutes les ressources nécessaires pour assure les transports militaires en cas de mobilisation et d : guerre. Il est également superflu de faire valoir qu'e ; l'espèce la libre disposition consiste dans le droit d'ac ministrer et n'est nullement une acquisition de la prc priété. A tout cela s'impose ?une exception; qu'il s'agiss l de chemins de fer appartenant à l'Etat ou de chemin de fer appartenant à des sociétés ou à des particuliers ! le droit de la guerre s'applique dans toute sa rigueu [ dès que le matériel est ^armé en vue d'une expéditio: militaire; quand des trains cuirassés circulent, quan I ■ | ■■ ■■ ■mi !i!U"ig n | locomotives, voitures et wagons sont blindés et qu'ils 1- sont munis d'armes, de canons, il n'est plus possible t d'admettre la prédominance du caractère pacifique; il faut reconnaître qu'ils constituent des engins de e guerre. é II. r e L'importance des chemins de fer fut mise en évi-1- dence pour la première fois dans la guerre de 1859, au e point de vue eies opérations préparatoires et au point s de vue tactique. Jean de Bloch cite des chiffres du 20 avril 1859, par les chemins de fer de Paris à Mar-i- seille, Culoz et Toulon, la France réussit à jeter sur r le théâtre de la guerre d'Italie 227,000 hommes et e 37,000 chevaux ; il rappelle que les chemins de fer ame-n nèrent le gros des forces clu premier corps d'armée française sur le terrain de la bataille de Magenta. Plus 1- considérable encore fut le rôle des voies ferrées dans la guerre de Sécession, où, selon les paroles du même e écrivain, « la direction des opérations militaires fut en s grande partie déterminée par le désir de s'emparer de telle ou telle ligne ou de détruire tel ou tel pont de r chemin de fer.» Dans la guerre entreprise, en 1866, n par la Prusse contre l'Autriche, le transport par voie d ferrée servit de nouveau à accélérer la concentration. 4 pages — Prîx di ^méro : 10 centimes Dimanche, 17 Janvier 1915. 20e Année, N°

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Cet article est une édition du titre L'information de Bruxelles appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bruxelles du 1915 au 1918.

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