Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1918, 12 Dezember. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Konsultiert 27 September 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/7940r9n40m/
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jeudi 12 décembre 1918 No 254 Trentième année ABONNEMENTS : un an un sem*. u» triin®. francs francs francs ANVERS . 20 00 11 00 6.00 INTÉRIEUR 23.00 12 00 7 00 EXTÉRIEUR . 35 00 18.00 10.00 On «'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans toui les burea,„s ah0nne-de Belgique et de l'étranger - Les fonine ments partent le I" de chaque moi» peuvent depasser le 31 decemore. BUREAUX : Marché-aux-Œufs, 9' - ANVERS Téléphone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDÎEN DU SOIR Toute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée, à IVI J. BACUT, administrateur-directeur du journal INSERTIONS : La grande ligne : Annonces ordinaires ... un franc Demandes et offres d'emplois . 7 5 cent. Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne un franc Annonces financières .... 2 françs Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission on traite à forfait. Les annonces sont mesurées au lignomètre. Les titres se payent d'après l'espace qu'ils s'occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 10 centimes iDMIS PAR LA CENSURE AVIS Les nouveaux abonnés qui prendront „ abonnement pour toute l'année 319 recevront le journal GRATUITE-1ENT depuis le jou- de leur inscrip-on jusqu'au 31 déce-nbre. rix tle l'abonnement : Vingt francs UnTp/êlccusation L,e Telegraaf, le journal hollandais ni a mené pendant toute la durée de , suerrc! une brillante campagne en iveur de l'Entente, publie une accusa-on nettement formulée contre la ca-uirillit militaire qui forme l'entourage e la reine Willielmine. 11 n'est un se-?et pour personne que, si la grande lajorilé de la population hollandaise 1 anti-allemande, la cour, par contre, us l'influence du prince consort, évo-e en sens contraire. Depuis le début ■ la guerre, une sourde hostilité s'est anifestée clans ces milieux huppés ntru les armées de l'Entente et, il y deux ans, le bruit a même couru que vaut les .protestations énergiques du inistre-président d'alors, la reine a été ligée d'infliger huit Jours d'arrêt for-à son royal époux. La leçon n'a pas oflté, paraît-il, à cet homme et il sem-e bien que les ministres au pouvoir possèdent pas la clairvoyance de M. irt Van der Linden. Dans tous les cas, n'ont pas le même doigté ni la ?me énergie, à preuve les lourdes utes que M. Van Karnebeke a mmises dans ces dernières semai-s. En effet, s'il faut en croire le •legraaf, il -a permis au .général in Heutsz de se rendre à Spa et d'y éparer la fuite du sinistre personnage" l'on dénomme Guillaume de Hohen-llern. Le Telegraaf, il est vrai, ajoute e co fait s'est accompli à l'insue de la .no et que toute l'affaire a été com-jtée par les officiers de la maison mi-îire royale. Il existe en effet, ajoute tre confrère hollandais, à côté du uvernement officiel, un gouvernement mite qui siège au palais et qui est eu ations intimes avec la coterie mili-re de la Haye. Son influence a été de it temps funeste à M. Cort Van der iden,qu'il a essayé toujours d'orienter rs une politique pro-allemande. C'est aussi qui empêche toute réforme litairo et diplomatique. Si les ren-gnements du Telegraaf sont exacts, il n'y a pas lieu d'en douter, on se mande quelle doit être la position du nistère actuellement au pouvoir. Le )inet précédent, issu d'une coalition ite des partis, s'il a subi quelquefois, nme l'affirme le Telegraaf, l'influence la caste militaire, chaque fois lendant il s'est repris et ses fau-n'ont jamais eu pour résultat mettre la sécurité du pays en fil. Mais il en est tout autrement à ;sent, et il faut bien constater que le linet actuel subit', sans réagir, la vo-îté du prince consort et de ses géné-tx. On ne nous accusera point d'être stématiquement hostiles aux Pays-, is. Dans l'affaire du passage des trou-s allemandes par le territoire hollan-is, nous avons pris plutôt la défense 5 Hollandais en adoptant une partie la thèse du cabinet. Mais il appert jourd'hui que le gouvernement a lé, comme on dit. sur les mots ; en titres ternies, il a été pris en flagrant .it de mensonge. C'est évidemment ur contenter l'entourage royal que les nistres ont commis cet impair. Si reille attitude peut faire le bonheur sa majesté et de son époux, nous ntons que le peuple hollandais en t satisfait. Dans tous les cas, nous ■ uvons affirmer que les alliés ne pour- ' it tolérer plus longtemps une situa- ; I lion aussi ambiguë. 11 est probable que l'affaire von Heutsz va précipiter le; choses, tille met le cabinet dans une très fâcheuse posture, car elle démon tre une nouvelle fois que M. Van Karnebeke et ses amis ont des procédés de gouvernement incompatibles avec l'Iiori nêteté puérile et vulgaire. Le ministère hollandais apprendra qu'on doit être ministre ou courtisan, i un ou l'autre, mais pas les deux à la fois. * X. DËPtCHES TELEGRAPHIQUES Serr/cf de l'Agence IIAi'AS; Notification à Berlin et à Via,me Washington, 10 décembre. — Le gouverne meut a notifié à Berlin et a Vienne qu'il ne désire pas recevoir de communications di rectes. Les communications doivent être adressées à toutes les nations alliées. Wilson n'ira pas à la conférence de la paix Washington, 10 décembre. — Par radio gramme, à bord du george Washington, ou annonce que le président Wilson ne prendra pas place à la table de la conférence de la paix mais qu'il restera en contact avec le? chefs des états alliés et sera prêt à traitei toutes les questions qui lui seront soumises Poincaré à Strasbourg Strasbourg, 9 décembre. — C'est dans un décor d'apothéose que s'est déroulée la se conde partie des cérémonies. A treize heures un cortège s'est formé à la gare, puis a traversé les principales artères de la ville, dans lesquelles se pressait une foule enthousiaste, pour se rendre place de la République, où de vastes tribunes étaient édifiées en face de l'ex-palais impérial, sur lequel flottent les couleurs françaises. Sur la place se presse une foule énorme. Toutes les fenêtres des immeubles et même les arbres étaient garnis de véritables grappes humaines. L'accueil qui fut fait an président de la républi que et à M. Clemenceau dépasse ce que l'oi: peut imaginer. Ce fut une explosion d'accla mations. La foule rompit le bai-rage et par vint à atteindre la tribune présidentielle MM. Poincaré et Clemenceau eurent beau coup de peine à serrer toutes les mains qui leur étaient tendues. Des jeunes filles alsaciennes qui étaient parvenues à se hisse i sur la tribune embrassèrent -le président de la république, M. Clemenceau, et les maréchaux. La défilé des troupes a commencé en suite. M. Poincaré se tenait debout. Le défile eut lieu au milieu d'ovations ininterrompues Les drapeaux -et les fanions déchirés et criblés de balles ont provoqué ,sur leur passage, une émotion intense. Les cris de Vive la France ! éclatèrent de toutes parts. Les as: sistants avaient les larmes aux yeux. La cérémonie s'est terminée par le défilé des chars d'assaut, puis les drapeaux .se sont avancés vers la tribune et se sont inclinés devant le président. Les clairons sonnaient aux champs, la musique jouait la. Marseillaise, et ce fut une minute solennelle. Une formidable acclamation se fit entendre. Les cris de « Vive la France », « Vive Poincaré », Vive Clemenceau» s'élevèrent de tous côtés. Le défilé des Alsaciennes, de vétérans, de gymnastes, de conscrits, etc. etp., vint ajouter encore à l'enthousiasme général. La cérémonie est impressionnante. Les musiques militaires jouent la Marseillaise que la foule entonne à son tour, Quand le président et les autorités quittèrent la. tribune, un immense cri de « Vive la France» partit de toutes les poitrines. Après la réception, au cours de laquelle les maréchaux et les chefs des armées alliées furent l'objet de l'attention particulière, le cortège s'est rendu à la cathédrale, dont les cloches sonnaient. Le clergé a souhaité la-bienvenue au président, lequel a félicité le clergé qui ne douta jamais de la délivrance. Votre cathédrale nous console, dit-il, de la ruine de tant de cathédrales que la barbarie allemande détruisit. Le président s'est rendu ensuite a la synagogue et au temple, où le rabbin et le pasteur ont affirmé leur attachement à la France. M. Poincaré les a remerciés, disant que la France n'oubliera jamais leur fidélité. Le cortège au milieu de vivats et d'un enthousiasme général, s'est rendu ensuite à la gare où un déjeuner a été offert dans le train présidentiel.Strasbourg, 10 décembre. — Avant leur départ, MM. Poincaré, Dubost et Deschanel ont fait une promenade à pied dans la ville. Immédiatement reconnus, ils furent entourés par une foule énorme. C'est aux acclamations de plus de dix mille personnes qu'ils regagnèrent la gare, où, au nom de la France, le président de la république, a remercié de tout cœur la population de Strasbourg. M. Clemenceau a fait également une promenade à pied à travers la Ville. 11 fut l'objet d'une grandiose manifestation de la part de la foule. Le train est parti à dix-neuf heures, pour Colmar, où les présidents de la république et du conseil passeront la journée de demain. Dans la soirée, une. retraite aux flambeaux a parcouru les principales rues de Strasbourg, brillamment illuminées.Une représentation artistique réunissant de nombreuses notabilités a eu lieu. La question de la Bucovine Czernovitz, Il décembre. — Le congrès na tional de la Bucovine, comprenant des représentants de nationalités roumaine, polonaise et allemande a proclamée, à l'unanimité, que la Bucovine doit, être réunie à la Roumanie. A la chambre hollandaise La-Haye, 11 décembre. — A la chambre, Marchant a déclaré qu'il considère que les déclarations du gouvernement au sujet du passage île troupes allemandes et du séjour de l'ex kaiser comme satisfaisantes. Le gouvernement n'aurait pas pu agir autrement; L'orateur est convaincu qu'une annexion d'une partie de notre pays ne pourra jamais avoir lien qu'après une nouvelle guerre. — Le socialiste-révolutionnaire Van Ra.venstein •déclare que la Hollande n'aurait pas dû laisser entrer l'ex-kaiser et qu'elle aurait dù !e livrer au tribunal du peuple allemand. L'orateur proteste contre les paroles de Marchant, et dit que même une annexion de territoire néerlandais ne devrait pas être la cause d'une nouvelle guerre. — Le catholique Van Groenendael dit que toutes les assertions cou cernant ses prétendus efforts en vue île favorise]- des projets d'annexion par , la Belgique sont inexacts. — Schaper déclare que le gouvernement, pour ce qui concerne le passage de troupes allemandes et le séjour de l'ex-kaiser ne mérite,aucun blâme. Mort d'un archiduc autrichien Bftle, Il décembre. — On mande de Vienne que l'archiduc François-Charles Salvator, fil? aîné de l'archiduc François Salvator, est mort des suites d'une grippe à l'âge de vingt-six ans. L'ex-impératrice d'Allemagne malade La-Haye, Il décembre. — Le Vaderland an nonce que l'ex-impératrice d'Allemagne est très sérieusement malade à Amerongen. Elle souffre d'une maladie de cœur. L'ex-impéra-t ri ce inquiète, a fait mander télégràphique-rhent un médecin de Berlin. \ * * Riga menacé par les bolchevistes Covro, Il décembre. — Le Bureau de la j)resse des pays baltiques annonce que. par suite, de la retraite îles troupes allemandes de Pleskau, des bandes bolchévistes approchent la région des céréales sous lesquelles Riga serait condamné à la famine. Des compagnies de volontaires s'organisent autour de Riga. En coopération avec les troupes allemandes elles devront refouler les invasions bolchévistes. Si elles ne peuvent pas tenir Riga, la Courlande sera perdue pour la Piïisse orientale, qui est menacée directement. A fa Chambre Séance du 11 décembre 1918 Au début de la séance, m. Pui u.f.t, président de la cliaihbre, prononce l'éloge funèbre des vingt députes morts pendant la guerre et rend hommage à m. Goienvaiix, député de Nanuir, qui fut déporté par les Allemands et faillit mourir en captivité. m. Poullet donne ensuite •lecture dès télégrammes de félicitations des parlements étrangers qui lui sont parvenus à l'occasion de la délivrance du territoire. M. Renkin dépose un projet de loi relatif aux r,intracts de transports. M. Dei.acroix, chef du cabinet, dépose un projet disant que les impôts seront perçus, en I919 sur la base de 1914. Les impôts établis ou autorisés par les Allemands pourront continuer à être perçus pour autant qu'ils soient justes et équitables. Le chef du cabinet communique ensuite les conclusions des travaux de la sous commission financière à la commission d'armistice de spa. M. Franck, ministre des colonies, dépose un projet p •riant, prorogation des mandats des membres du conseil colonial. M. J a s par dépose un projet de loi réglant la réparation des dommages de guerre ; un projet de loi instituant un établissement national pour les orphelins de la guerre, et un autre projet créant un établissement national poulies invalides de guerre. Les pouvoirs de M. Ma.rck, suppléant de M. De Meester, devenu sénateur, sont validés. L'adresse au roi est votée ensuite à l'unanimité, quelques membres ont fait certaines réserves. M. Mvsson, mi listre de la défense nationale, annonce que le gouvernement a l'intention .de libérer d'abord es classes antérieures à 1899, puis les classes de 1S99 a 1903, ensuite les classe-s de 1904 et 1905. On licenciera aussi les volontaires qui se sont engagés en 1914 et eux venus du territoire occupé, ainsi que les volontaires qui sont pères de trois enfants. Le gouvernement étudie la question de la •libération de tous les autres volontaires- de M. Vaxdervei.de, ministre de la justice, an nonce- que le gouvernement élabore un projet instituant un juge unique pour les tribunaux de première instance et créant des Chambres avec trois membres des cours d'appel. l^i Chambre se constitua ensuite eu comité ' secret, eu vue. d'examiner'la question du trans j port (les députés. La reprise de l'activité économique Lu rôle des banques joutes les personnes un peu au courant des questions économiques connaissent' rie rôle considérable joue par les banques ^uis l'activité économique coirtempotraine.W'ar 'jes dépôts, les banques centralisent les capitaux disponibles, qu'elles distribuent ensuite sous forme de crédit à l'industrie et au commerce. D'autre, part, les banques sont les intermédiaires permanents entre les grandes entreprises et le public : les émissions d'actions ou d'obligations ne peuvent se faire en fait que par l'intermédiaire des banques. Ces dernières occupent donc dans l'activité économique de notre époque une situation centrale. Aussi comprend on que leur rôle dans la reluise de l'activité économique en Belgique sera considérable. Files devront intervenir lorsque les sociétés industrielles feront appel aux capitaux du public ; elle auront un rôle à jouer dans le rétablissement des relations avec la clientè'e étrangère ; leur intervention sera nécessaire- pour fournir aux industriels du change sur l'étranger et ainsi de suite. A -vrai dire, avant la guerre, on n'était pas très satisfait dans tous les milieux de l'activité de. nos banques. On reprochait, à plusieurs d'entre elles tout, au moins, de ne pas s'intéresser suffisamment à l'industrie nationale, de placer dans leur clientèle trop de titres de sociétés étrangères, ne présentant souvent aucun intérêt pour l'industrie belge, a tel point que quelques jours précisément avant la guerre un groupement très important d'industriels belges, la Fédération îles constructeurs, s'adressait au ministre des finances lui demandant de prendre des mesures contre- l'exportation excessive des capitaux belges. Il est vrai que nos banques n'étaient pas seules responsables de cet exode des capitaux ; ruais elles y contribuaient pour beaucoup ; et si elle ne méritaient pas de critiques aussi sévères que les grandes banques françaises qui. celles-là ne plaçaient pour ainsi dire que des valeurs étrangères, elles n'étaient pas, néanmoins, à l'abri de tout reproche. Mais tout cela c'est le passé. Les idées ont changé profondément pendant la guerre, et nos banques se préparent à participer largement à la reprise de l'activité économique du pays. Cette préparation vient de se manifester extérieurement par deux faits importants. La société générale, la plus importante de nos banques privées. est en tram de doubler Le capital de la Société générale était représenté par 31,000 actions de capital et 31,000 parts de n serve. Le nombre des unes et des autres est actuellement doublé. Les actions sont émises au cours de 1,050 fr., les parts de réserve au cours de 2,590 francs.Les ressources propres de ".a Société générale vont donc augmenter ainsi de 100 millions,. ce qui va-les porter, en comptant, les titres anciens aux cours d'émission des titres •nouveaux, à 21S millions. Mais étant donné la valeur de l'actif de la Société générale qui est toujours estimé d'une manière extrêmement modérée, l'importance réelle des capitaux propies de la banque peut être estimée à 300 millions de francs, i e qui la classe parmi les banques les plus importantes du monde, si on ajoute à ces chiffres les ressources mises à la disposition de la Générale par !e pubie, et qui, d'après le.bilan du 31 décembre 1917 s'élevaient à environ 498 millions de francs: i,Obligations 75 millions, caisse d'épargne iS millions, dépôts 375 millions.; si, en outre, on tient compte des moyens d'actions des filiales de la Générale disséminées dans le pays entier, on se tend compte de -la puissance formidable de cet établissement financier et de l'aide précieuse qu'il est en mesure d'apporter à la reprise de l'activité économique du pays. La deuxième de nos banques par ordre d'importance, la Banque d-e Bruxelles, va suivre l'exemple de la Société générale en doublant, elle aussi, son capital, et eu le portant à 103 millions de francs. L'importance effective des ressources de la Banque de Bruxelles est aussi d'ailleurs supérieure au capital nominal, si l'on tient minpte des réserves ouvertes ou cachées de 'a banque. Ses ressources propres peuvent être estimées à 150 millions au Nos deux principales banques se préparent donc activement à la reprise des affaires.Mais le fait le'plus important qu'il y ait à enregistrer dans le monde bancaire belge, c'est, la création prochaine d'une banque in dustrielle. La Banque nationale va effçeter une partie de ses bénéfices à la création d'une société nationale de crédit, à l'industrie, au capital de 25 millions de francs. Par là va être comblée, tout au moins en -partie, une îles lacunes de notre organisation bancaire.En effet, la question du crédit industriel était une des plus délicates parmi celles qui se posaient en Belgique, comme dans plusieurs pays étrangers. Evidemment, la question était loin d'être aussi aiguë- chez nous j qu'en France. Dans ce dernier pays, grâce i au caractère spécial acquis par les opéra tions des grandes banques qui s'occupaient ' surtout du placement de valeurs étrangères, j la question du crédit à l'industrie nationale [ avait atteint une telle gravité que le gouvernement créa une commission spéciale pour étudier ce problème. Chez nous, nous n'en étions pas là, heureusement. Nos banques avaient gardé des attaches plus étroites avec l'industrie nationale. Cependant l'industrie ne trouvait pas toujours le crédit nécessaire. Le crédit a court terme était organisé parfaitement. Tout industriel présentant des garanties suffisànes pouvait être certain que son papier serait escompté. Mais il n'en était pas de même du crédit à long terme. Evidemment, une entreprise très importante désirant agrandir ses installations pouvait toujours émettre des obligations. Mais une entreprise moyenne ou même une entreprise importante qui avait besoin de quelques millions pour une année ou deux, ne les trouvaient pas toujours. Généralement, une entreprise ne trouvait donc de crédit à long terme que s'il y avait-possibilité d'émettre des obligations. Autrement les banques hésitaient à s'engager, craignant d'immobiliser trop leurs ressources.' Sans doute, certaines banques faisaient des avances à long terme sous forme d'escompte de traites à trois mois, renouvelables à. l'échéance. Mais tous les industriels ne pouvaient pas profiter de ce genre d'opérations, La nouvelle banque pourra donc être d'une utilité considérable. Nous ignorons encore quelle sera la nature exacte-de ses opérations; niais il est probable qu'elle «accordera des crédits à long terme aux entreprises industrielles et participera probablement à la création d'entreprises nouvelles. D'autre part, le capital prévu de 25 millions n'est évidemment qu'un capital initial. Il sera sans doute augmenté ultérieurement 11 est d'ailleurs probable que la nouvelle banque se procurera les ressources né- ! cessa ires surtout par l'émission d'obligations. C'est la manière d'agir imposée par la nature ; des choses à une banque de crédit - industriel. ; Comme elle a pour but de faire des prêts à ; long terme, elle ne peut se procurer les res- : sources nécessaires par les dépôts, comme le font les banques ordinaires; elle est obligée ainsi de recourir principalement à l'émission d'obligations. Il convient donc de féliciter hautement la Banque nationale de son initiative. La création de la nouvelle banque pourrait faire époque dans l'histoire économique de la Belgique. Il ne faudrait pas croire cependant (pie cette" création à elle seule résoudra le problème du crédit industriel en Belgique. Etant donnée : donnée l'importance considérable de l'industrie considérable de l'industrie belge un seul éta- i blissemenf. ne pourrait jamais lui fournir tous les crédits a long terme qui lui sont nécessaires. D'autre part, la puissance financière de nos banques anciennes est telle, leur influence sur le marché financier est si considérable, (pie sans leur intervention le problème du crédit industriel ne recevra jamais une solution complète. 11 faut donc espérer que nos banques entreront en relations plus intimes encore avec l'industrie et lui accorderont largement leur appui même en ce qui concerne le crédit à long ternie. La nouvelle banque industrielle pourrait jouer sous ce rapport un, rôle important comme élément stimulant. En outre, elle pourrait intervenir très efficacement pour coordonner les efforts de nos banques, en ce qui concerne le crédit industriel. Elle pourra d'autant mieux accomplir ce rôle (pie nos banques seront sans doute largement représentées dans son conseil d'administration.Cest par l'effort coordonné et commun de l'ensemble de nos banques que l'industrie nationale pourra obtenir ies crédits qui lui seront nécessaires. — L'Indépendance. L'orientation économique Il y a quelques Jours, à une séance de là Chambre de commerce de Paris, M. Glemen-tel, ministre du commerce, a prononcé un discours qu'il est intéressant de lire, après l'exposé tout récent que M. Jaspar, notre ministre des affaires économiques, nous a fait de la politique qu'il compte suivre. La première question dont s'est occupé M. Clémente! est celle des méthodes nouvelles imposées par le problème mondial des matières. Ici nous citons : - La pénurie de matières premières, dont nous avons tant souffert pendant la guerre, ne va pas cesser, comme par miracle, avec la paix. La restauration des régions dévastées. la reconstitution de nos stocks, la nécessité où nous nous trouvons ele faire vivre les jeunes Etats appelés par nous à la liberté. l'obligation de faire la part des neutres et môme, sous certaines conditions, celle des ennemis, tout cela va poser le problème mondial des matféres premières. Il ne se résoudra pas en notre faveur sans certains sacrifices à l'intérêt collectif ; sans l'application de méthodes nouvelles basées à la fois sur la libre initiative et sur la discipline consentie sur les efforts individuels et sur l'organisation méthodique. » .Nous triompherons des redoutables difficultés qui nous attendent en substituant à la formule trop simpliste à« l'heure où nous sommes, de la liberté sans frein et sans ré- | gle qui, a vrai dire, s'appelle anarchie, la formule de l'organisation dans la liberté. » C'est pour permettre d'atteindre ce résul ; tat, « l'organisation dans la liberté », que le ; gouvernement compte proposer au Parlement une modification de l'article 419 du Code pénal. » Les ententes commerciales el industrielles sont donc une nécessité du moment. Mais il est un double danger à éviter : « Mais il ne suffira pas que la loi confère aux citoyens le droit théorique de nouer des ententes commerciales et industrielles. Ce droit, i) faudra en user, si vous voulez lutter à armes, égales avec vos rivaux étrangers. 11 faudra aussi, afin que ces ententes ne soient jamais soupçonnées d'être oppressives poulies consommateurs ou écrasantes pour les faibles, qu'elles acceptent un certain droit de regard de l'Etat. Il ne s'agit pas d'une domestication de l'industrie par l'Etat, analogue à « elle qui s'est réalisée en Allemagne ; il s'agit d'un droit de regard de l'Etat sur les coalitions ele producteurs qui peut servir plus tard de base à une collaboration féconde. » C'est dans ces onditions-là qu'elles devront s'exercer et leur action est impérieusement commandée par la nécessité, supérieure à toutes les considérations individuelles, d'augmenter la production nationale. Ici le ministre a indique très nettement quelle sera la politique du gouvernement français en matière de traités de commerce. « Vis-à-vis de nos alliés et des neutres, a-t-il dit. il importe que nous disposions d'un instrument d'une certaine souplesse. Le gouvernement a dénoncé toutes les conventions commerciales qui comportaient la clause de la nation la plus favorisée. Cette v la use ne revivra pas. Elle ne viendra plus se mettre en travers de nos efforts. Elle n'empoisonnera plus notre politique douanière. Pour que le gouvernement soit en mesure de tirer, dans l'intérêt de l'industrie et du commerce français, toutes les conséquences de cette situation nouvelle, il importera qu'il puisse se mouvoir, avec une certaine liberté, entre deux barrières : en bas, le tarif an-dessous duquel le travail national ne serait pas protégé ; en haut, le tarif au-dessus duquel la consommation serait opprimée et la production invitée à s'endormir dans une molle torpeur. Entre ces deux limites, il faudra que nos négociateurs puissent doser nos concessions et nos revendications, en s'inspirant des données qui leur seront fournies j»ar les groupements intéressés, notamment par les chambres de commerce. » En terminant son discours, le ministre a exposé, eu termes très heureux, la conception qu'il se fait dès rapports plus que jamais nécessaires entre le capital et le travail. Aux chefs d'industrie, comme aux ouvriers, il a donné de fort sages conseils. Voici ce qu'il a dit aux chefs d'industrie : • A la nation stérile, d'ailleurs « made in Germany » de la lutte des classes, nous devrons substituer la nation de la collaboration des classes dans l'intérêt commun. Les patrons français sont prêts, j'en suis certain, à pratiquer cette collaboration, qui est d'ailleurs une tradition française. Si certains hésitaient, je leur demande de chercher un exemple parmi ces grands industriels alsaciens que la victoire vient si heureusement de ramener au milieu de nous. De tous les bénéfices de la guerre, le moindre ne sera pas de nous permettre de réserver les liens, détendus mais jamais brisés,qui nous unissaient à ce grouperxndustriel si actif, si habitué à la discipline volontaire et si largement humain. » Et voici quelles sont d'après lui. il paraît s'en porter garant, les dispositions du monde ouvrier : « Du <ôté ouvrier, vous trouverez aussi, je puis vous en donner l'assurance, des dispositions toutes nouvelles. Les ouvriers ont beaucoup appris durant cette guerre, à la fois dans les tranchées et dans les usines ele la défense nationale ; ils ont appris que la politique du moindre effort, rie la sousproduction du malthusianisme économique, que la politique du sabotage plus ou moins perle était une détestable politique, mauvaise pour eux comme pour l'ensemble du pays. Ils n'abandonnent pas, vous ne leur demanderez pas d'abandonner leurs conceptions théoriques, leurs rêves d'un nouveau avenir social. Vous vous place-le/. avec eux sur le ferme terrain des réalistes et vous enregistrerez comme nous ce fait qu'ils ont cessé d'être les adversaires du ma-eninisme et du taylorisme. Vous constaterez avec nous que leurs chefs se déclarent sou cieux avant tout d'augmenter la. production >« La réorganisation économique, déclarent-ils, »> doit avoir pour base le développement in » interrompu de l'outillage national ou indus-» i rie !... et pour but de stimuler les initiatives » privées en enlevant toute excuse et toute » tranquilité à la routine stérile et meur trière. » » Aux vieilles formules restrictives, ils ont substitué une formule nouvelle, la formule du travail fécond, à la fois intensif et rémunérateur : le maximum de production et avec Je minimum de temps, pour le maximum possi ble de salaire et avec le minimum possible de fatigue. Quel industriel, l'esprit ouvert aux Feuilleton de l'ANVERS-BOURSE 20 1914-1918 a guerre vue d'Anvers nnotations quotidiennes d'un habitant de la vill( ËRCREDi1, 12 AOUT 1914 Dixième jour de la guerre (suite) •a position de l'armée belge est celle-ci 1 occupe la rive gauche du grand Geer, m i près de Jodoigne jusque Tirlemont. Or 1ère protéger ainsi la région au nord de mur, principalement par le barrage des es d'accès vers le terrain légèrement ondulé is très propice aux mouvements de trou ;- Surtout, les points de passage, Budin i, Geet-Betz, Haelen et Diest sont puissam nt occupés, et là où la grande route tra se Haelen, point très menacé, toute atten i est donnée, si l'ennemi s'empare ele Hae . il ne lui sera plus difficile de se rendre ître eles routes ele communication belge: r I.oxbergen et Waenrode. Le commande nt a concentré.la première division de ca lerie sur le front Budingen-Haelen. La ca lerie forme le flanc droit de la position oc Haelen est occupé par la troisiènn npagnie de cyclistes. Ce matin, vers hui très paraissaient, venant ele la directioi lereli-la-Ville, des avant-gardes allemandes es sont immédiatement mises sous feu e ligées de se retirer. Un peu ajyrès huit heu ; et demie arrive ele l'infanterie allemande •mpagnée de cavalerie à pied. Le généra itte, qui assume le commandement, renforc j immédiatement la troisième compagnie c cyclistes ele la première et d'une section e mitrailleuses mandée de I.oxbergen. La'fern de Yzeren Wi.nmnu est confiée à la brigade e lanciers. Le général Witte se rend compte eh intentions de l'ennemi, et, veft dix lieu res d matin, il forme la position que voici : les tro escadrons du quatrième régiment de lanciei occupent la ferme ele Yzeren Winning ; le qui I ; trième escadron est posté à Zelck avec la dei |j xième compagnie de cyclistes. Le troisièn escadron et le quatrième du quatrième rég ment de lanciers se placent sur le terrain siti à droite ele l'endroit où se tient le quatrièir escadron, tandis que le premier soutient ut i batterie sur la hauteur 55, au nord-est i ' Loxbergen. Le second escadron est tenu e réserve. Deux batteries d'artillerie montée ; trouvent en position ele garde sur le Blokkei , berg, au nord-ouest du hameau Liebroeek. I premier régiment eles guides, à un escadre près. prend poste dans un bois siti entre Loxbergen et le château de Bleckkor et se place hâtivement au nord-est ele ce boi sur la hauteur qui domine le terrain v-ei Haelen : i) descend de cheval et enivre le fei Le deuxième, régiment de guides, à l'exceptie ele son troisième escadron, qui continue e soutenir les batteries sur le Blokkenberg, res en réserve jusque midi et demie : ii eléfen ensuite, par un feu bien entretenu, le secte i établi entre la Velpe et le chemin de Haele vers Loxbergen. Voilà la combinaison av< laquelle, dans la matinée, il est tenu tète ai: violentes attaques ele début. Vers neuf heur, du matin, l'attaque contre Haelen deviei acharnée. D'abord, les assauts ele l'infanter allemande sont réprimés par les cyclistes. I détachement de cyclistes, — celui des ponto niers, — fait sauter le pont près du moul hvelraulique sur -la g: ::1e route ; mais aussi! après commence un violent feu de grenade de façon qu'il est impossible de se mainten près du pont, ni près de la rivière la Geet Il ne faut que peu de minutes pour que tout 1 les maisons qui bordent la route soient ( ruines. Sous cette pluie d'obus, le détach ' ment de cyclistes se retire jusque derriè le village Haelen en vue de défendre enco le chemin de fer. A peine ont-ils touché J chemin de fer que les Allemands se ruent * ; travers le village et en ressortent. Mais à e moment, le batterie postée sur le Blokkenberg e ouvre sur eux un feu meurtrier. Les troupes e allemandes se déploient, et une considérable e force ennemie venant de Diest se précipite .s dans la direction de Zelck. On la laisse s'ap-u p rocher ele cette dernière place. -Soudainement, iS alors, eles cyclistes et eles lanciers se jettent .'g avec une magnifique impétuosité sur les trou-pes allemandes, et les refoulent jusque Haelen. Cependant, les Allemands reçoivent ele nou-e veaux renforts', -it réussissent à prolonger leur j front vers le nord. De cette façon, les cyclistes qui se trouvent sur la ligue de chemin de fer sont menacés d'enveloppement ; ils sont donc obligés de se replier sur le Yzeren p Winm.no. Entre-temps, on se bat ferme sur le ( front Liebroeek Velpe. Ici, les défenseurs se composent de cyclistes et de cavalerie déinon-,e fée. Un feu intense empêche les Allemands ele " s'approcher. La situation dure ainsi quelque temps lorsque ies Allemands se décident à tenter de trouer la ligne belge par des as-1 sauts ele cavalerie. Un escadron ele cavalerie allemande se rue ^ alors sur les cyclistes. 11 est reçu par une j' vive fusillade et le feu des mitrailleuses bel-n ges. Contre le flanc ennemi ,les lanciers exe-e entent une charge- et, en peu d'instants, l'es. p eadron allemand est fauché. Déjà, les cura <( biniers avaient pris position dans les tran-i,. chées, lorsque, furieusement, en surgit un ,, autre, qui est également décimé. Après celui-ci paraissent un troisième, un quatrième. x Ce dernier atteint la partie méridionale du >s front, et fonce sur les lanciers. Ceux-.ci sont lt prêts à la charge, et une mêlée sanglante ie prend lieu où les lanciers ont le dessus, n Trente-six canons ennemis reprennent maiu-i tenant la besogne. Un teu bien dirigé oblige, n vers deux heures, les Belges de reculer. Le M front Velpe-Liebroeck cède, lentement, et s. près le « Yzeren Winning », les Belges périr dent du terrain sous le feu violent des mi-s. trail-leu'sés allemandes. A ce moment psycho-s logique arrive du renfort pour les nôtres. Le n quatrième régiment- ele ligne accourt, ainsi e- (pie le vingt-quatrième (ancienne formation . e Ces deux régiments font partie ele la qua-e trième brigade qui se trouvait, le matin, à le Hexuthem Sainte-Marguerite. A dix heures à un bataillan est laissé à Hackendover et une -e compagnie, comme garde de campagne, à | Oplinter ; une autre à Geet-Betz, et Une tro S sième, à Buelingen. Peu après deux heure i de l'après-midi, le premier groupe arrive • Loxbergen, et se mêle immédiatement a j combat afin ele relayer la cavalerie et de doi { n-er aux réserves de cavalerie l'occasion el j se former en position sur place. La brigue! dispose donc de quatre bataillons et d'un compagnie. Six compagnies sont dirigées su la Velpe avec mission de reprendre Haelei Un bataillon suit sur le flâne- droit connu couverture d'attaque. Un autre bataillon ma: che sur le «Yzeren Winning». Trois compj gnies restent en réserve. Les batteries voi soutenir l'artillerie montée. L'attaque belg est entreprise avec grande impétuosité, ma échoue d'abord près de la Velpe, contre 1 résistance des mitrailleuses allemandes, i. centre pénètre toutefois jusqu'à le « Yzere Winning ». La quatrième brigade, malgré l marche ele vingt-cinq kilomètres qu'elle viei d'effectuer, soutient brillamment la eavaleri et, par le tir précis de l'artillerie, l'actio de l'infanterie est considérablement favor sée. A quatre heures de l'après-midi, ordi est donné à l'artillerie de la première brigi ele de cannoner le flanc ele l'ennemi dans I direction du Blokkenberg et de Liebroecl Vers cinq heures, la résistance allemande fl' chit, et, une demi-heure plus tard, l'en n en bat en retraite près la Geete. Ver,s la soiréi il est délogé de Haelen. Les Belges, pendai toute la jûurnéé. disposaient ele deux mil: Cent cavaliers, quatre cent six cyclistes, doi ze canons et six mitrailleuses.Après trois het res, ils ont été renforcés de trois mille deu cents hommes d'infanterie, de douze canoi et ele douze mitrailleuses. Les Allemam comptaient six régiments de cavalerie, i trois mille hommes d'infanterie, de tient six canons et d'un grand nombre de mitraf 1 en ses. La victoire remportée par les Belges à Ha len a pour eux une grande importance. D puis le matin de bonne heure, les Allemane essayaient de se frayer un chemin vers Bri xelles. L'artillerie allemande était inférieui en portée à la notre, qui atteint magnifiqu ment son but à deux kilomètres. La cavaler ennemie s'avançait, non seulement par Ha len, mais aussi par Cortenacken. Le pav i- dans ces parages est très aggloméré et offre s par eonsécjuent peu ele terrain vague. Le combat devait se déroiiier par petits groupes. 11 C'est dans ces conditions que les Allemands se 1 ruaient sur les Belges mais ne pouvaient e avancer et perdaient énormément d'hommes, ^ L'ennemi était cependant en force et aurait ^ fini par avoir le dessus, mais ses attaques se r brisaient devant la résistance des Belges, qui défendaient les deux ponts sur la Geete. e A Cortenacken, eles patrouilles de carabiniers ayant signalé l'approche des Allemands, t les Belges ont pris aussitôt leur position de e combat, et la lutte s'est engagée bientôt sur s toute la ligne. Indécise d'abord, elle s'est ac-a centuée progressives et, malgré leur courage e et leur résitance, nos hommes étaient sur le n point de céder au nombre, quand eles ren-a forts accourus leur permettaient de refouler i l'ennemi et de rester maîtres du terrain. La e lutte a duré sept heures. Les Allemands oui ii perdu ici trois mille hommes. Nos pertes sont i- relativement minimes. e ,. Quant aux Français, voici quelle est leur ., situation militaire : les troupes allemandes . sont venues en contact sur toute la ligne avec nos alliés. Partout, elles ont dù reculer. Les ,j Français ont pu enregistrer quelques beaux > succès dans la région de Château-Salins en |f' Lorraine, au nord-ouest de Nancy, près Mon 0 cel) où un bataillon allemand a été décimé par une batterie de l'artillerie française. K L'occupation de la commune de La garde par x les Français, qui a été prise à la pointe de la s baïonnette, démontré que les Allemands ne s résistent pas bien à un assaut à l'arme blan-p che.Au nord ele Verdun,les Allemands remportent d'abord quelques avantages sur les 1 avant postes français, niais ils sont repoussés ensuite en subissant de grosses pertes. Une batterie allemande est anéantie, là, par les 3 canons français. En outre, les Français oni pris trois canons, trois mitrailleuses et deux s caissons. Lortgwy, quoique entouré seulement i de travaux qui datent du XVII" siècle, refu e se de se rendre aux Allemands, et demeure une sentinelle aux frontières du Luxembourg e et ele la Lorraine. Les combats livrés démon s- trent que les troupes de couverture françaises ?. et allemandes sont venues en contact sur le front ele trois cents kilomètres, et cherchent leurs points faibles. Le-combat entrepris-contre Othain hier a continué très brillamment aujourd'hui. Le premier acte a consisté, hier, dans l'attaque de deux bataillons français par eles forces allemandes très supérieures. Les Srançais se sont repliés. Ils ont contre-attaqué cette nuit, très vigoureusement, grâce a des renforts, et obligé les Allemands à une retraite précipitée, au cours de laquelle l'ennemi a perdu beaucoup d'hommes en morts, blesses et prisonniers. Les Allemands ont abandonné une batterie d'artillerie, trois mitrailleuses et plusieurs caissons. Au coûts ele la journée, les Français continuent à avoir 1 avantage. Lue batterie française surprend le vingt et unième régiment de dragons allemands pied à terre, et l'anéantit. Les résul tais de ce double succès sont immédiatement sensibles. Le mouvement en avant de-- forces allemandes cesse dans la région, et. leurs colonnes se replient, suivies de près par les colonnes françaises.Neuf officiers et un millier de blessés et ele prisonniers restent entre les main-s des français Des ci"iôn-nes autrichiennes qui marchent en demi cercle passent la Save et la Drina. L.es troupes serbes, qui se composent de détachements plutôt faibles alors que les Autrichiens comptent bien deux cent mille hommes, sont obligées d-e se replier, mais réussissent à ralentir la inarche de l'ennemi. Depuis deux jours, le bomharelem-eni de Belgrade se poursuit avec acharnement. Les grosses pièces ele siège envoient des projectiles sur toute la ville. I.'uni-versiie. ia légation d'Angleterre et ele nombreux bâtiments sont graveuientsendommagés. Plusieurs de ces derniers sont en flammes. Les Autrichiens, à certains moments, lancent seize projectiles par minute. L'artillerie Serl)e répond et réduit l'artillerie autrichienne au silem-e. Dans la matinée, entre Obrenovac et Belgrade, un combat s'est engagé sur tout le front. Sous le feu de l'artillerie serbe, les Autrichiens sont obligés de changer plusieurs fo• s leurs positions et subissent d-° grosses pertes. (A 9VIV»Ç}.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle gehört zu der Kategorie Financieel-economische pers, veröffentlicht in Anvers von 1889 bis 1919.

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