Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 25 April. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Konsultiert 23 Mai 2024, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/xp6tx36b9h/
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Samedi 25 et dimanche 26 avril 1914 No 95 Vinat-sixième anné ABONNEMENTS: un an un seme. un tri ' - francs francs franc ANVERS . . 18.00 8.00 4.51 INTÉRIEUR - 18.00 9.50 5.2! EXTÉRIEUR . 30.00 15.50 8.01 On «'abonne à Anvers au bureau journal, et dans tous les bureaux de po: de Belgique et de l'étranger. — Les abonr ments partent le 1" de chaque mois et peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX : Marché-aux-Œufs, 91 - ANVER Téléphone: 2388 ANVER-BOURSE > Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR INSERTIONS : La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 cme* Demandes et offres d'emplois . 40 Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 „ deuxième insertion „ 25 „ Annonces financières . „ 1 fran Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à forfait. CWT Les annonces sont mesurées ai lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinen toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 5 centimes ACTUALITÉS L'Alsace et l'Allemagne On doit mieux qu'une mention ai savant et judicieux, ouvrage que vieil de publier M. .). Novicow sous ce titrt « L'Alsace-Lorraine obstacle à l'expen sion allemande » et qu'une préface de M. le professeur Charles Richet recommande à notre attention. Ce livre de M. J. Novicow vient à son heure. 11 n'est pas, en effet, de phénomène plus frappant pour l'historien que la brusque renaissance de la question d'Alsace-Lorraine depuis quelques années.Au début du vingtième siècle, on pouvait croire que les temps seraient bientôt révolus. La France, distraite par ses aventures coloniales, oubliait Sedan pour ne penser qu'à Fachoda ; puis, le triomphe des anticléricaux aux élections françaises d'avril 1906 avait pour contrecoup la victoire en Alsace-Lorraine, aux élections de janvier 1907, des candidats du centre, allemands et catholiques. La lutte semblait passer du terrain national sur le terrain politique. Mais, bientôt, une série d'incidents, -d'autant plus significatifs qu'ils étaient nés spontanément en terre d'Alsace, sont venus prouver que la vieille question n'était pas morte. C'est Guillaume II lui-même qui, le 13 mai 1912, annonçait aux Alsaciens-Lorrains que la crise allait s'ouvrir. C'est le préfet de police de Berlin qui, pour définir la situation des officiers allemands en pays annexé au lendemain de l'affaire von Forstner, parle de garnison en « pays presque ennemi ». 11 semble maintenant que, loin de se cicatriser, la blessure s'avive chaque jour davantage. C'est ce qui fait l'intérêt du livre de M. Novicow. L'auteur ne se place point au point de vue des souvenirs français, et nous n'en serons pas surpris puisque, fils d'un père russe et d'une mère grec que, il affirme lui-même n'avoir qu'une seule patrie, qui est l'Europe, et qu'un seul patriotisme, qui est le patriotisme européen. Ce qu'il entreprend de démon trer, c'est que l'existence de l'Alsace-Lorraine est funeste pour l'Europe tout entière à qui elle impose le fardeau d'armements aussi inutiles qu'excessifs, puisqu'ils sont réciproques, et que, par suite, ils ne donnent à aucun peuple autre chose qu'une précaire et illusoire garantie. Et il ajoute que l'Allemagne souffre plus que toute autre de l'insécurité qu'elle a créée. Sa position au.centre de l'Europe l'oblige à armer plus que toutes ses voisines, et son prestige dans le monde entier souffre de la responsabilité qu'elle a assumée en créant et maintenant cet état de paix armée. Il est toujours dangereux de prétendre déduire une vérité particulière d'un principe général, surtout lorsque ce principe est aussi contesté que celui du pacifisme. Aussi ne suivron-nous pas l'auteur dans les développements qu'il consacre à démontrer la nécessité d'un désarmement général et d'une fédération européenne. On peut seulement remarquer que les signes précurseurs qu'il avait cru aperçevoir dans l'opinion aile mande se sont, à l'épreuve, révélés mensongers. Les élections de 1912 ont, en effet, donné aux socialistes allemands plus de quatre millions de suffrages ; elles n'ont pas empêché le Reichstag qui en était issu de voter, à un an de distance, les deux lois militaires les plus formidables qu'ait encore vues d'empire. En revanche, il est peu de chapitres plus instructifs que ceux où M. Novicow montre comment, une fois admis le point de vue pacifiste et européen, la question d'Alsace-Lorraine demeure aussi grave que du point de vue français. - Ne parlons plus de l'Alsace, disait en 1907, à Kiel, l'empereur Guillaume a M. Mabilleau. Il est impossible que tout le progrès des nations civilisées dépende de la question de savoir si dix-huit cent mille individus seront allemands ou français. (Sous cette forme, la question, pour l'Europe, n'offre en effet que peu d'intérêt ; mais ce n'est pas sous cette forme que la question doit être posée. Ce qu'il s'agit de savoir, c'est si, dans l'Europe moderne, dix-huit cent mille individus peuvent être appropriés comme un objet matériel, s'il est possible de leur imposer contre leur volonté une nationalité étrangère.C est pour cela, fait observer justement 1 auteur, que c'est l'Allemagne seule et non pas la France qui peut résoudre le problème. On peut concevoir que 1 Allemagne, par élan de générosité ou par calcul d'intérêt bien compris, répudie 1 erreur qu'elle a commise. On ne voit pas comment la France perdrait le sentiment de 1 injustice qu'elle a subie. Ce qui donne à la question d'Alsace-Lorraine une portée plus haute qu'à toutes les autres questions nationales qui agitent l'Europe, ce n'est pas seulement que derrière les annexés il y a l'une des plus grandes nations du monde ; c'est aussi que les tentatives d'assimilation s'y heurtent à un peuple déjà arrivé à un haut degré de civilisation. Elles y paraissent donc plus vaines que partout ailleurs. 11 est peu de chapitres plus instructifs que celui où M. Novicow développe cette idée. Il montre par des exemples et par des preuves que, non seulement la ger-\ manisation n'a pas progressé en Alsace-\ Lorraine depuis 1871, mais qu'elle y a i V même sensiblement reculé. ■ Ce livre est destiné aux Allemands, ■ mais il a peu de chances de les convain- m cre.' Nous y verrons au moins un témo: gnage d'autant plus important qu'il et plus impartial. Firmin Charlerie. Dépêches télégraphiques (Service de VAqence W.4VAS) Echos de la visite des souverains anglais à Pari s a i nt- Péte r y bo u rg, 24 avril. — Le Courrii: de Saint-Pétersbourg croit pouvoir confirmer 1 nouvelle selon laquelle, pendant le séjour de souverains anglais à Paris la base d'une cor vention, dont la Russie a pris l'initiative, ava déjà été préparée et approuvée, après quelque modifications, par les diplomates de la tripl entente, avant l'arrivée des souverains anglai à Paris. Le projet doit être soumis prochaine ment aux milieux compétents russes, et, pa conséquent, au tsar. Le Courrier critique 1 silence dont on use vis-à-vis de la press russe au ministère des affaires étrangères. *** Londres, 24 avril. — Le roi et la reine soi: arrivés à Londres à six heures quarante, e: gare de Victoria, où se trouvaient la rein Alexandra, la princesse Victoria et M. Asquitl Une foule immense a fait aux souverains un ovation frénétique sur tout le parcours, jiif .qu'au palais royal. Paris, 24 avril. — Avant de quitter le terr: toire français, le roi d'Angleterre a adressé a président de la république le télégramme su: varit : Au moment de quitter le sol français je liens vous exprimer de nouveau, monsieur le Présiden toute nia reconnaissance, ainsi que celle de .la reine de l'accueil si cordial et si amical que vous non avez accordé. Notre séjour dans votre capitale ser un de nos souvenirs les plus précieux et nous n'oi blierons jamais la chaleureuse réception qui nous été offerte. La reine et moi en sommes profondémen touchés et nous vous prions de remercier les ha bitants de Paris de "tout notre cœur. Veuillez agréer, monsieur le Président, mes vœu bien sincères pour votre bonheur et pour le mair tien des relations intimes entre nos deux pays. La reine, et nioi vous prions de transmettra no meilleurs souvenirs à Mme Poincaré. (s.) George, roi et .empereur. Le président de la république a aussitO répondu en ces termes : Je remercie Votre Majesté de son aimable télc" ■ gramme et des sentiments si.cordiaux qu'Elle e> prime. Je suis très heureux que Votre Majesté et s. Majesté la reine emportent un souvenir agréable d leur voyage. La ville de Paris, qui a eu la grand joie d'acclamer les souverains du pays ami et ! population française tout entière demeurent elle* mêmes reconnaissantes et charmées d'une visit qu'elles n'oublieront pas. Je prie Sa Majesté la reine d'agréer, avec les rc merciem'ents et les vœux de Mme Poincaré, me hommages respectueux et j'adresse à Votre Majesté en même temps que l'assurance de mon amitié d< vouée, mes meilleurs souhaits pour son bonheur pei sonnel et pour la prospérité du Royaume-Uni. (s.) Raymond Poixcuu;. *** Londres,24 avril — L'agent de The Press As sociation est autorisé à rlire que leurs majestés arrivées à Londres, sont vivement satisfaite de leur visite en France, pas trop fatiguées d voyage et extrêmement touchées de la cord-ia lité de l'accueil dont ils ont été l'objet des deu: côtés du détroit. La réception à Paris a de passé tout ce qu'elles attendaient La reine ; été touchée de l'attitude qu'a eue à son égari la population française, portant où elle s'es trouvée en contact avec elle. *♦» Londres, 24 avril. — Le Standard dit que 1 roi George construit sur les fondations adni: râbles posées par le roi Edouard. T.a Franc n'a jamais été aussi populaire qu'à cette heur en Angleterre et l'Angleterre en France. Cas de peste au Japon Tokio, 24 avril. — On signale plus de quinz cents cas de peste bubonique pulmenaire Tokio et aux environs. La présidence de l'Etat de Rio Rio-de-.Ianeiro, 24 avril. — La presse coin mente avec sympathie la décision prise pa l'ancien président de la république, M. Nil Pecana, d'entreprendre une tournée de propn gande pour défendre, comme représentant d l'opposition, sa candidature à la présidence d l'Etat'de Rio. On rappelle à ce sujet que l'ad ministration de M. Nilo Pecana a su dégage l'Etat de Rio de graves difficultés financières et cela, sans recourir à un emprunt extraoi dinaire. On s'attend à des élections très cou testées. Le candidat officiel est le lieutenan Sodre, ancien maire de Nichteroy. Le conflit américano-mexicain De Washington, le 24 avril : M. Wilson, répondant à un membre du cou grès, M. Fitz Gerald, venu à la Maison-Blan che pour demander si des crédits étaient nt cessa ires, a dit que, pour le moment, il n'ei avait pas besoin, et que le gouvernement amt ricain ne veut prendre aucune .mesure suscej tible d'aggraver la situation. On estime que les pertes des Mexicains à I; Vera-Cruz sont de 121 tués et 195 blessés. Le contre-amiral Fletcher fait savoir que le Américains ont eu à ce jour dix-sept tués e soixante-dix blessés. Les représentants des constitutionualistes on eu avec M. Bryan une conférence à l'issue d laquelle ils ont télégraphié au général Cai ranza pour lui conseiller de rester neutre. *** De New York, le 24 avril : Les fédéraux mexicains ont dynamité à Nue vo Laredo le bureau des douanes, le théâtre le bureau des postes, la mairie et un moulin , farine. Des incendies ont éclaté eu différent endroits. Les Américains postés sur la froi tière ont tiré sur les fédéraux aussitôt qu 'ceux-ci ont .commencé à employer la dyna mite. Suivant une autre information les -troupe fédérales-qui se trouvaient dans un train 1 long de la frontière ont fait feu contre le Américains aperçus sur l'autre côté de la frou tière. Les Américains n'ont fait que riposter. lue dépêche d'Albuquerque dit que selon le nouvelles reçues par l'administration des c'ie mins de fer le général Villa a arrêté et en prisonné le général Carranza. Les fédéraux ont commencé à faire feu cor tre Laredo. ils ont dévasté et incendié Nuev Laredo. *#♦ De La-Vera-Cruz, le 24 avril : Les cuirassés Louisian\ et Mississipï son arrives ici et ont débarqué des marins a in s que des aéroplanes. Les avant-postes sont pn tégés par douze mitrailleuses et plusieurs pie ces de campagne. Le quartier général du contre-amiral Fiel (•'•er est gardé par des mitrailleuses et de pièces de campagne sont tenues en réserve. Un train de réfugiés a amené ce soir 1 charyé d'affaires 'britannique et des civil.-pour la plupart des femmes et des enfant.-Les Américains ont prescrit à tout le mond de no pas sortir de chez eux après sept hei res du s >ir. Les Américains sont maîtres (1 toute la ville. Ils avaient fait de deux à troi cents prisonniers dont ils ont relâché un grau-nombre.Les amiraux américain et anglais ont d< cidé de réserver chaque jour six heures rc-pectivenient pour l'emploi de la télégraphi sans fil. Les douze heures restantes seroîi laissées aux vaisseaux de guerre des. autr ^ nations qui se les répartiront entre eux. De Mexico, le 24 avril : A minuit la population a mis à sac un mag sin de bijouteries appartenant à un Arnéricai La police a assisté à ce pillage sans mterven Les ressortissants français, allemands et a glais de Mexico sont prêts à se réunir au pi îriier moment, sur certains points,-qui sont a provisionnés, de façon à résister à un sièg s Le gouvernement a fait renvoyer tous les ei lx ployés américains aux voies ferrées mëxic; ;| nés. Les seuls trains qui circulent sont plac "s sous la surveillance du gouvernement. ' De Rio-de Janeiro, le 24 avril : s La presse brésilienne en général observe m R attitude réservée dans le conflit mexicain. I s Ga/.eta de Noticiah espère encore une soluti< amiable. Le Noticia craint que les Etats-Un r soient dépassés par les événements et se tro e vent placés dans une situation fausse deva R la nation. Le Correio da Ma.mia fait appel ai bons offices de la diplomatie. Il est enco temps, dit-il, de conjurer le péril. Les cha t eelleries américaines n'ont pas le droit de re 3 ter inactives devant la calamité menaçant e Elles doivent tenter d'empêcher cette lutte in gale. e L'autorité et les ouvriers (ni) i « Paraître est la condition nécessaii et suffisante pour se présenter devai les hommes en faute, pour boire ' nectar de leurs acclamations. Ma devant les faits, devant les lois cou s plexes, qui régissent les êtres et la mi tière, c'est l'expérience seule qui décic 1 avec toute sa brutalité. » ' On saisira par cette phrase jusqu quel point M. Henry, qui a envisaf ' froidement les conditions réelles de v des ouvriers au milieu desquels il vi s aime les idéalistes genre Vandervelc qui se réfugient dans les obstractions c , l'avenir pour soutenir des théories qi cadrent avec leur pensée, mais null ment avec les faits. Nous lisions hier dans un journal qi M. Yandervelde s'était en principe d claré partisan de la régie nationale d( ! chemins de fer. Quand nous avons coj e sacré à cet objet la longue série d'articli que l'on sait, nous ne nous doutioi s nullement, nous l'avouons, que noi travaillions au succès du collectivism Il paraît que ces régies réalisent l'îdéi socialiste ! Décidément cet idéal e protéiforme ! C'est que M. Vandervelc est trop intelligent pour ne pas recci naître que l'Etat est en général un déte s table administrateur. Nous ne savons i quel stade de la pensée socialiste il fai rattacher sa théorie : mais il prorm qu'en régime collectif,la direction des a i faires serait confiée à des corporatioi 1 publiques autonomes sous le contrôle c ' l'Etat ! Les énergies humaines, heurei sement conduites et stimulées par d( membres de corporation et par des coi trôleurs officiels donneront alors lei effet utile maximum ! Le « contrôlei officiel » donne toute satisfaction à IV Vandervelde, mais nous savons à qui aboutit ce contrôle: les impôts pleuven p le budget de l'Etat augmente... et 1 sens pratique disparaît de plus en ph des grandes administrations. Les erreui que l'Etat commet coûtent de plus e plus cher. L'Etat, soi-disant responsab , devant l'opinion publique, est pratiqu ment irresponsable, et ses fonctionna res le sont aussi complètement qu'c peut l'être. Est-ce M. Vandervelde qi r changera cela ? Un ministre ne peut pli arriver à améliorer l'effet utile de si bureaux, supprimer des travaux supe , flus, réagir contre la routine, stimult les initiatives. M. Vandervelde fera-t-davantage ? Changera-t-il d'un jour a lendemain ou même en dix ans l'espr bureaucratique d'administrations doi son programme politique accroîtra ind finiment la compétence, pardon, l'incon pétence ? Et c'est cela qu'il veut subst i tuer au régime capitaliste ? Vous avez le rêve, pour vous, et voi n'avez que cela. Nous avons pour noi , l'expérience journalière, et la pratiqi industrielle, et la précision des fait s répond M. Henry. Et il ressort très cla t rement des premiers chapitres de se ( étude, que la première façon dont l'ii génieur aura à lutter contre l'indiscipl ne de ses ouvriers sera de connaît] lui-même à fond l'inanité des théorii socialistes, puis de se pénétrer des répoi ses à leur faire pour lutter contre socialisme chez leurs ouvriers. Tai i qu'ils auront l'esprit faussé sur les coi s ditions de l'ordre que les Vandervelc ; veulent substituer au régime capitalis actuel, les ouvriers seront des révolté Il faut s'attacher à leur démontrer qi s ce régime, s'il est certes sujet à amélior; lions, est encore le plus normal dans li " conditions actuelles, pour le patron con me pour l'ouvrier. Et M. Henry met si ingénieurs en garde contre le snobisir qui fait admettre les théories socialisti même par des gens dont l'intérêt souv rain serait de les combattre. M. Henr qui s'en tient à la discussion très cou toise des idées, brûle d'écrire ici le 1101 des Solvay... Quand toute la production sera centr; ! lisée, à peu près toute initiative aui 1 disparu. Car l'Etat a pour caractérist que de ne rien créer, mais de prendre son compte les réalisations de l'initiath privée : « Le rôle des collectivités off cielles est encore si modeste, qu'il : borne à l'exploitation de certains serv ces, quand les procédés employés ont fa ailleurs l'objet de longues et patienti recherches, quand ils ont été industri 0 lisés. » s Les salariés n'ont pas intérêt, que 1 qu'en dise la théorie socialiste, à voir : réaliser la possession collective du cap tal industriel. Il faudrait pour cela qi le capital industriel pût donner, « t possession collective, un meilleur rei ?s dement net qu'aux mains des particu • liers. Et l'expérience montre que c'est li contraire qui a lieu. On attribue aujourd'hui à la loi ui j|" pouvoir magique pour transformer le: i. conditions de travail et d'existence. Li ii- loi ne crée rien, les réformes qu'elli e" préconise ou qu'elle impose supposen p seulement qu'il faut augmenter le: »: richesses et les connaissances. Ce sen :i- là le résultat de l'initiative et du travai 15 d'hommes de bonne volonté, modeste: et peu payant, et non de fonctionnaire: qui consomment et contrôlent, mais qu )e ne créent rien, ni comme richesses, n ,a comme connaissances. Il faut avoir con >." fiance dans la productivité croissante d< is | bien-être qu'amène le progrès industriel mais il faut éviter les rouages d'adminis ix trations publiques dont le seul rôle, sou: divers prétextes, est de compliquer le: " affaires, d'arrêter les initiatives. e II est vrai que les patrons ont perdi fi- aujourd'hui une partie de leur prestige une part de la confiance placée jadis er — eux, et qu'ils reconnaissaient, faisai remarquer naguère encore le Bien Public en délégant leur élite pour représente] l'industrie au parlement, — s'en est allé* '•j à l'Etat, aux hommes politiques, au> meneurs. C'est aux dirigeants industriel: ;e à la reconquérir, en apportant une con l::' tribution plus grande au bien-être, à 1: I sécurité et à la discipline générale. La méfiance dont les industriels son le l'objet aujourd'hui doit se dissiper : ci , sera l'œuvre d'une génération de diri & géants avertis et travailleurs, dont If :e sélection s'opère sous la poussée des ,L' événements. Les progrès naissent du travail et noi |L' de l'inertie ; de l'entente et non de lf le méfiance paperassière ; des stimulant: II et non des entraves légales ; de l'ordn et non de l'agitation. Encore faut-il connaître en quelqui 16 sorte continûment l'état d'âme des ou vriers pour savoir combattre leur: !S préventions. M. Henry recommande, — mais seulement après un certain stage !s lorsqu'on connaît d'expérience person ls nelle les difficultés exigées pour la bon ls ne conduite d'une industrie, — à se; ingénieurs de lire régulièrement et atten l| tivement un journal collectiviste « poui bien se rendre compte tantôt de 1; le naïveté ou du simplisme, tantôt de l'or 1 I gueil ou de la présomption de certaine; solutions, proposées par des sociologue; d'occasion qui veulent imposer à tous le: qualités et le bonheur particulier qu'il; construisent selon leurs rêves ». (A suivre.) J. T. e J | |" A SAEFTINGEN " Avec le retour de l'été, nous revient î'annon ^ ce des grandes. fêtes sportives de plein air Le Cercle de l'épée annonce pour le dimanche e 17 mai, sa poule annuelle de Saeftingen, i is laquelle tant de n'os sportmen anversois 011 'S coutume de prendre part. Le même jour, h n Royal Yacht Club de Belgique organisera se: g régates nationales à la voile. Ce sera don< une journée d'été consacrée tout entière au? j sports gracieux par excellence que sont l'es ^ crime et le yachting à Voile. li PACIFISME ig Avant hier ioir conférenciait, au grain ;s amphithéâtre de l'Institut de commerce, ui r_ pacifiste bruxellois, M. J. H. de Vries, dont le: idées originales en matière de diffusion de: * théories de fraternité universelle, mériten d'être notées. Après avoir prononcé la tradi P tionnelle apologie de la paix, que nous con it naissons et dont tous nous ne demanderion: lt pas mieux que de pouvoir amener la mise er §- pratique, le conférencier s'interrogea pour sa l- voir ce qui tenait ainsi une théorie approuvé* par la majorité, à l'écart des réalisations. E il r\e trouva d'autre raison d'être à ce para lg doxal état de choses, que celle-ci : c'est dan: tous les pays la grande industrie des arme IS ments et de la construction navale associé» ie à la grande finance qui décident de la gueria ou de la paix. La plupart des conflits aux i- quels nous assistons entre peuples, ont à leu; 11 base des questions d'intérêts particuliers. S l- même cette proposition pouvait être mise ei doute, on ne songerait pas êl nier, cependant .£ l'impopularité de certaines campagnes ai regard même des peuples qui les entrepren nent. Pourquoi, dans de pareilles conditions 1_ les intéressés 11e parviennent-ils pas à fair< e entendre leur voix ? Parce que la presse d< lt tous les pays se trouve au service du capital 1- et chante l'antienne que lui suggère la haut* le banque. ;e On peut affirmer que les peuples, neuf foi: 3 sur dix, font la guerre contre leur gré. Mai: e ils 11e peuvent manifester leur opinion faut* de journaux qui la proclament. Ce qu'il fau drait donc, c'est créer une presse internatio i:î nale pacifiste. Voilà le grand mot lâché 1_ Etablir dans chaque pays, un grand journa ÎS au moins, qui recevant les indications d'ui te bureau international commun, soutiendrait lr ;s campagne pacifiste en toute circonstance 3_ L'opinion publique ne se rangerait-elle pas di j côté de cette presse toutes les fois que le: ' menaces d'une guerre d'intérêts viendrait ^ surgir ? On peut le croire, mais il n'en est pas moin: certain que son influence cesserait d'avoir 1< l" moindre efficacité dès que les questions di '<1 patriotisme, voire même de chauvinisme vien i- draient à se trouver en cause. Et la lutte serai à inégale en outre, de ce seul journal pacifiste 'g subissant l'assaut de toute une presse natio j. rialiste et turbulente, chaque fois qu'une déci sion grave serait à prendre. Le reproche d* mauvais citoyens et de sans-patrie, demeure !" hélas ! très dur aux oreilles de nos contem porains. L'ère de la confédération des peuples îS n'est pas encore ouverte 1- M. BREES A LYON j La municipalité de Lyon vient dé faire corn mande d'un carillon de vingt-quatre cloche: '.c à une firme de fondeurs belges. Ce jeu d* 1 " cloches est destiné ù. orner le campanile de If ie tour de l'hôtel de ville de Lyon. Aussitôt le ca n rillon installé, c'est-à-dire vers la fin juin, notri 1- maître carillonneur, M. Gust. Brees, se rendre à Lyon pour mettre la dernière main au méca j nisrne du clavier et pour donner aux Lyonnais quelques concerts au moyen du nouvel instru ment. Double succès belge comme on voit. UN LANCEMENT L Cet après-midi à trois heures a été lanc< i aux chantiers de la Antwerp Engineering C'om pany, à Hoboken, le steamer Kalliope con struit pour le compte de Dampfschiffahrts Geselischaft, « Neptun » de Brème. LA RETRAITE DE M. MAX ROOSES ^ Il se confirme que c'est pour des raisons de j santé que M. Max Rooses a manifesté à h. i Ville le désir de prendre sa retraite à fin juir prochain. Quel dommage que le brillant con servateur du musée Plantin n'ait pu, faute d'un léger subside que la Ville lui refuse, par ! ticiper à l'apothéose de son œuvre à l'exposi i tion internationale du livre qui va s'ouvrii prochainement à Leipzig. Est-il imaginable ; qu'Anvers n'y soit pas représentée ? Il parai ; cependant qu'il en doit être ainsi. Nous aurons l'occasion de reparler de cette question. LE MOUVEMENT DE LA POPULATION ; Le seizième bulletin hebdomadaire du ser 1 vice communal d'hygiène donne les résultats suivants sur le mouvement de la populatior ; du 12 au 18 avril 1914 : naissances, cent onze dont sept appartenant à la population flottan te (une naissance gémellaire) ; décès, quatre vingt et un, dont huit appartenant à la popu lation flottante. Cent huit mariages ont étt ' contractés dans le, courant de cette semaine Un divorce a été prononcé. » Parmi les causes de décès nous trouvons les cas de maladies infectieuses suivantes : tuber culose pulmonaire, quatre ; coqueluche, un. ; INTÉRIEUR Le retour de la famille royal 1 Ainsi que nous l'avons annoncé, le roi, 1« 1 reine et leurs enfants, accompagnés du com . mandant Preud'homme, officier d'ordonnance ^ du capitaine de Nève, attaché à la personn des jeunes princes, et de la comtesse de Cara rnan, dame d'honneur, sont rentrés à Bruxel les hier après-midi ; Leurs Majestés et Leur Altesses royales qui ont quitté Ostende à onzi heures et demie, avaient été reçues à la gar par le bourgmestre, M. Liebaert, avec leque le roi et la reine se sont entretenus, remercian • le premier magistrat d'Ostende de l'accuei aimable qu'avait bien voulu leur réserver 1: population. La reine a ajouté qu'elle formai des vœux pour le succès de la prochaine « sai son » et a annoncé que la famille royale fer; au châlet de la digue un nouveau séjour pen dant l'été. Le bourgmestre a offert une gerb( d'œillets à la reine, tandis que Mlle Liebaer remettait une touffe de roses à la jolie prin cesse Marie-José. La revision du code d'instruction criminel!* M. Carton de Wiart a déposé hier sur le bu reau de la chambre le projet de loi portan revision du code d'instruction criminelle. G projet, qui tend à supprimer l'instruction se crête, a été renvoyé à l'examen d'une commis sion spéciale, composée de MM. Destrée, Hy rnans, Theodor, Gobelet, Begerem et Standaert L'affaire Wilmar Il a été dit récemment que l'instruction étan close, les propriétaires de titres faux ou vrai avaient la faculté des les retirer au parque contre remise d'un certificat, par les magis trats instructeurs. Cette information induit ei erreur beaucoup "d'intéressés qui se sont adres sés au parquet ; or, celui-ci_ne pourra remettri les titres que lorsqu'il y aura chose jugée. Oj > fait observer d'ailleurs que le certificat ayan la même valeur que les titres, les propriétai res d'actions n'ont aucun intérêt à présente ; au parquet des requêtes auxquelles il ne peu i actuellement être donné suite. . On sait que le procès est fixé au 8 juin, le: intéressés doivent s'armer encore d'un peu di patience. Leurs intérêts civils ne couvrent d'ail leurs aucun risque, assure-t-on. Mtre Morichar défenseur de Nestor Wilmart, a demandé ; M. De Lecourt, président du tribunal, de fain les démarches nécessaires pour que les audien ces du procès soient tenues dans la salle de la cour d'assises. Bien que la chose ne soit pa; ; encore décidée, nous croyons qu'il sera fai droit au désir de l'avocat." Cette décision satis fairait tout le monde, car les locaux des cham bres correctionnelles sont, en vérité, un pei trop exigus. Nos souverains à Luxembourg 1 Nos souverains se rendant à Luxembourg prendront place dans le train royal lundi ; i midi cinq, à la halte du pavillon du châteai ; de Laeken. Nouvelles commune: ; M. Berryer, ministre de l'intérieur, a déposi hier cinq projets de loi modifiant les limite: séparat-ives : des communes d'Audenhove ! Sainte-Marie et de Michelbeke (Flandre orien taie) ; des communes de Heurrie et de Weldei 'Flandre orientale) ; de la ville d'Audenard. 1 et de la commune d'Edelaere (Flandre orien taie) ; des communes de Loochristi et de Seve neken Flandre orientale) ; des communes di Borgerhout et de Deurne (Anvers). Société nationale des chemins de fer vicinau: Un service par voitures benzo-électrique: ! avait, été prévu sur la ligne Anvers (sud)-Wil ; îijck (Bist). Ligne Anvers-Boom-Malines-Duf fel-Lierre), mais les essais de ce système pour . suivis sur d'autres lignes n'ont pas donné jus qu'ici toute^satisfaction. Il a donc été décid< . d'électrifier la ligne. . *** La ligne Anvers-Wommelghem sera sous pei électrifiée. Les enquêtes de la section nouvelle Anver; aux Trois-Rois sont terminées. Le capital es | souscrit, sauf la part provinciale. Une caisse de prévoyance pour les pêcheur: Avant la clôture de la session, la chambn consacrerait une séance du matin au vote di projet de loi en faveur des pêcheurs de I; mer (institution d'une caisse de prévoyance). Au conseil supérieur de l'agriculturi Le conseil supérieur de l'agriculture tiendr; ça prochaine assemblée générale les 29 et 31 avril au palais des académies, à Bruxelles Cette assemblée sera honorée de la présenct de M. le ministre de l'agriculture. L'avancement des officiers de gendarmerii Le général de Selliers de Moranville, coin mandant le corps de gendarmerie vien de sou mettre au ministre de la guerre un projet rela tif à l'avancement des officiers de ce corps M. de Broqueville a soumis ce projet à l'exa inen du service compétent qui lui a fait rap port. L'honorable ministre procède actuelle ment à une étude personnelle de la questioi qui, croyons-nous, est à la veille d'aboutir. L< projet améliore considérablement les règle: actuellement en vigueur. Les capitaines com ; mandants pourraient poser leur candidatur* | pour ie grade de major au début de l'anné* où une place de major doit devenir vacante Les majors seraient autorisés à poser leur ca.n didature au grade de lieutenant-colonel deu: • ans après leur dernière promotion. Les pro ! motions au grade d'officier supérieur n'au raient plus lieu qu'après une épreuve pratique 1 comportants la preuve de connaissances militaires et judiciaires. Les candidats majors devraient également subir une épreuve d'endurance physique. CONGO Le comité spécial du Katanga Le ministre des colonies a déposé un projet de loi autorisant le comité spécial du Katanga à proroger ou à renouveler, jusqu'au 15 avril 1915, les délais accordés pour la recherche des mines aux divers concessionnaires qui ont obtenu des concessions minières en vertu de conventions conclues avec le dit comité spécial du Katanga. Le terme du 15 avril 1915, dit l'exposé des motifs, a été adopté en considération du temps nécessaire à l'examen par le gouvernement et par le comité spécial du Katanga des propositions de la commission spéciale du conseil colonial, aux débats auxquels le projet donnera lieu et aux négociations éventuelle.s avec les intéressés en vue des modifications à apporter aux concessions existantes. COURRIER D'ANGLETERRE Londres, 24 avril. L'opposition conservatrice s'efforce vainement d'obtenir la nomination d'une commission parlementaire d'enquête pour instruire des incidents qui ont récemment amené M. Herbert Asquith à assumer le portefeuille de la guerre. Ses leaders, à l'incitation de sir Edward Carson et du marquis de London-derry, prétendent établir que le cabinet a préparé contre la provience de l'Ulsster une sournoise et sanglante aggression. Ils se réservent d'administrer leurs preuves et de faire entendre leurs témoins. N'esi-il pas avant tout paradoxal et scandaleux d'entendre se plaindre d'une aggression des hommes qui, depuis deux ans, organisent impunément la guerre civile en vue de s'opposer à l'application des lois et à l'autorité du souverain ? « Quis tulerit Gracchos de seditione quserentes ? » Au temps où sir Edward Carson était le chef de la magistrature en Irlande, il aurait impitoyablement décrété d'accusation et î probablement expédié aux galères des conspi-1 rateurs assez audacieux pour lever, armer, exercer, organiser des bandes de volontaires ; avec le projet avoué d'ouvrir le feu contre la 3 police et contre la troupe, par résistance à une loi du parlement. Chez lui, la mentalité de l'insurgé s'est substituée à la conscience du solicitor-général, et nous le voyons dénoncer des crimes dans toutes les mesures de conservation sociale adoptées par le gouvernement 1 pour le maintien de l'ordre et pour le salut pu t blic. 1 Aujourd'hui, les chefs de l'Ulster expliquent 1 ainsi les intentions du gouvernement : t Le général sir Arthur Paget, commandant en chef les forces d'Irlande, avait reçu l'ordre 1 de mobiliser vingt-cinq mille hommes. La province de l'Ulster devait être bloquée par terre î et par mer, opération d'ailleurs extrêmement t facile et qui pourrait se compléter en quelques heures. En même temps, la police de Belfast devait s'emparer par la force des arsenaux assemblés par les conspirateurs orangistes, et î il en serait inévitablement résulté un commencement d'hostilités sanglantes. Les volontaires, t tenus en permanence sur le pied de guerre, î auraient résisté par les armes aux opérations de la police et les troupes de sir Arthur Paget se seraient aussitôt avancées pour bloquer la ville. A partir de l'exécution de ce premier mouvement, il entrait dans les vues du gouverne-I ment que l'initiative de l'aggression fut attri-t buée aux volontaires insurgés. L'armée aurait > attendu et essuyé les premières salves. On t aurait constaté et fait constater que des soldats, des officiers avaient reçu la mort ou i des blessures. Alors, à l'abri du pavillon parlementaire, le î général sir Arthur Paget se serait avancé vers 1 les rebelles et les aurait sommés de déposer t les armes. Sur leur refus, il aurait ordonné l'assaut et procédé à une sanglante boucherie. Maître de Belfast, il y aurait aussitôt établi t un gouvernement militaire et y aurait fixé son quartier-général tandis que ses généraux de ; brigade auraient poursuivi les volontaires î dans les comtés de la province pour les disperser ou les soumettre. J En réalité, le général sir Arthur Paget n'a 1 jamais reçu de pareilles instructions. " La première réflexion qu'inspirent les imputations conservatrices portera sur les chiffres * relatifs aux effectifs qui auraient été engagés. Comment ! le chef des organisations de la guerre civile soutient et répète qu'il commande à plus de cent mille hommes, et ce serait seu-1 lement à une mobilisation de vingt-cinq mille soldats que le commandant en chef des forces irlandaises aurait été convié ? C'eût été avec l un peu plus d'une division que le ministère serait allé se heurter à plus de trois corps d'armée ! A cent mille hommes, la loi n'en 1 aurait opposé que vingt-cinq mille ! Dans ce cas, il faut admettre, ou bien, qu'il ne s'agissait. pas d'une aggression de l'Ulster ou bien [ que les effectifs des volontaires insurgés ont été follement exagérés. ' La première hypothèse est la bonne : il ne s'agissait point d'une aggression. Il s'agissait de mesures de police destinées à paralyser un ' soulèvement qui n'était pas seulement probable ou possible, mais qui était annoncé avec impertinence. ^ Pour cette opération, vingt-cinq mille hommes suffisaient. Sur les neuf comtés de la province de l'Ulster trois au moins ont complètement échappé ; à l'action de sir Edward Carson et de ses amis: ' ceux de Donegal, de Cavan et de Monaghan. La majorité catholique y est considérable, et l'insurrection n'y a obtenu ni un homme ni un sou. Dans un quatrième comté, où la ma-| jorité catholique est un peu moins forte, celui de Fermanagh, les volontaires orangistes se sont groupés autour de l'unique commune d'Enniskillen où ils ont installé des services 1 de manutention avec un dépôt d'armes et de munitions. Dans les quatre comtés réellement 5 acquis à l'agitation, les points stratégiques t sont connus. Dans le comté de Tyrone, ce sont Strabane, Cookstown et Dungannon. Dans le comté de Londonderry, ce sont Londonder-s ry et Coleraine. Dans le comté d'Antrim, ce sont Belfast, Ballymena et Antrim. Dans le 1 comté de Dovvn, ce sont Lisburn et Newtown. Dans le comté d'Armagh, ce sont Lurgan et Portadown. *## s Les instructions du général sir Arthur Paget l portaient que, sans pénétrer en aucune de ces ) villes, les troupes iraient prendre position sur les routes qui les relient de façon à empêcher - sur ces routes toute concentration militaire. L'armée devait intercepter les communications. Pour lui rendre cette tâche facile, on avait poussé l'esprit de précaution jusqu'à organiser son ravitaillement par chemin de fer dans les trois provinces du sud. On eut ainsi évité dans la mesure du possible tout contact avec une population très surrexcitée depuis plus de dix-huit mois. Telels étaient les instructions données au commandant en chef des forces irlandaises. Elles n'avaient pas même un caractère d'ordres immédiats et leur exécution était encore subordonnée à des injonctions qui seraient venues de Londres. Elles offraient en 1111 mot un caractère tellement licite et prudent qu'elles ont été maintenues pour le successeur de sir Arthur Paget. Si l'Idée d'un conflit provoqué s'était pré sentée à l'imagination des hommes du cabinet libéral, ils l'auraient évidemment adoptée et appliquée au début des organisations in sur-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle gehört zu der Kategorie Financieel-economische pers, veröffentlicht in Anvers von 1889 bis 1919.

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