Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 11 Juli. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Konsultiert 17 November 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/qf8jd4r73q/
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Samedi 11 juillet 1914 5 centimes le numéro 58me année — N° 192 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 16 franos par an ; 7-50 franc*pour six mois ; 4 Iraace pour liaO rnoii Pour f étranger, le port en sut RÉDACTION & ADMINISTRATION : a RUE DE FLANDRE, 3. GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCES» Votr le tarif au bas de la dernière page du Journal. Les Mouchards Russes M. Bourtzeff poursuit son assainissante campagne contre les mouchards russes à Paris. Nous extrayons de son dernier article les lignes suivantes : ^ «LE DIPLOMATE-MOUCHARD KRASSILNIKOFF » Voilà des années et des années que nous ne cessons de relever, de dénoncer dans la presse les nouveaux crimes commis par les affiliés de la police secrètc russe à l'étranger et à Paris, en particu-;'f lier. «Dans les rues de Paris, en plein jour, au vu et au su de tous, ils commettent des ■ crimes pour lesquels des citoyens français ; encourent des pénalités les plus sévères. «Mais au lieu d'être frappés par la loi, les mouchards russes sont entourés de la considération générale, reçoivent le plus bienveillant accueil dans les cercles politiques, obtiennent les décorations les plus ambitionnées. » En un mot, la qualité de mouchard russe est un gage d'impunité judiciaire, un titre à l'estime publique. [L » Maintenant, les mouchards russes ré clament l'immunité diplomatique. » La Russie officielle a créé à leur usage un titre spécial, le « diplomate-mouchard ». «C'est le sieur Krassilnikoff, chef de lt police secrète russe à Paris, qui a réclamé et fait reconnaître, ces jours derniers, par les tribunaux français, son privilège d'immunité diplomatique. Cette déclaration de Krassilnikoff simplifie notre tâche. Nous n'avons plus besoin maintenant de prouver que Krassilnikoff est un représentant de la diplomatie russe à l'étranger, nous en avons son aveu. Il ne nous reste qu'à en prendre acte et à compléler sa déclaration.» Retenons pour l'instant ceci : le « tout Saint-Pétersbourg » indique Krassilnikoff comme officier de gendarmerie russe attaché au département de police avec mission spéciale. Lorsque Landesen-Harting, dénoncé par moi comme ancien repris de justice, condamné pour fabrication de bombes à Paris à cinq ans de prison, dut quitter la place de chef de la police secrète auprès de l'ambassade, ce fut Krassilnikoff qui, grâce à la protection de son ministre, le général Kourlow, qui voulait améliorer sa situation matérielle compromise en Russie, vint le remplacer. Il devint donc directeur général de l'espionnage politique russe à l'étranger. «Voilà... Krassilnikoff et les diplomates, ses prédécesseurs, les Ratskowsky, les Rataieff, les Manoussievitch-Manoui-loff, les Harting-Landesen, étaient donc, eux aussi, « diplomates ». » Ne nous étonnons pas. Ne possédons-nous pas là une photographie d'un groupe dont le mouchard Ratskowsky occupe le centre, ayant à ses côtés. MM. Delcassé et Levgues ? » Aamirez le cynisme prodig/eux des mouchards russes. Tous ces diplomates travaillent au siège même de l'ambassade russe à Paris, 79, rue de Grenelle. C'est l'ancienne et massive maison où ont réside Merenheim et Nelidoff et*où réside maintenant Iswolsky... Il y a dans ce palais des diplomates de plusieurs espèces. Ceux que Krassilnikoff commande, Sous-Koff, Soukoff, Goldmann, Soukoff, Edgar Woldeck, Duvernine, Bint, Bittard ^-etc., etc., travaillent dans l'angle gauche du bâtiment... Ils travaillent, oui... Devant leurs yeux passent des milliers et des milliers de lettres volées chez les émigrants russes par une bande d'aigrefins lancés ù cet effet à travers les rues de la capitale ; là se proposent les intrigues et s'organise la surveillance à travers l'Europe, là se trament les complots grâce auxquels les agents provocateurs compromettent les réfugiés et les font envoyer au bagne et à l'écfrafaud. Ce travair s'accomplit à côté du consulat : un étroit couloir seulement sépare les locaux affectés aux deux services diplomatiques. » Le travail de Krassilnikoff est particu-lièrèment apprécié ; non seulement par la Russie, mais aussi dans les milieux diplomatiques où il est persona gratissima. «Puisqu'il* a l'audace de se couvrir de l'immunité diplomatique, nous allons consacrer toute notre énergie pour qu'on le rappelle de France ou qu'on l'envoie exercer son métier — pouvoirs et fonctions — où il voudra, sauf pourtant sur un territoire libre et républicain. II faut que notre tâche réussisse parce que la situation actuelle est une honte pour la Russie et pour la France à la fois. » BOURTZEFF. ». ECHOS Encore des millions, i Le gouvernement, qui n'a pas d'argent, va encore consacrer 2,500,000 francs à Zeebrugge pour y créer un port de pêche accessible par toute marée aux plus grands chalutiers. Lamentable aboutissement d'une colossale erreur commerciale et économique. Créé à grands renforts de millions, le port de Zeebrugge ne sert à rien et, pour le gal-.vaniser, quelque peu, on le transforme en port de pêche. Les transatlantiques qui se sont obstinés à ne pas y faire escale vont être remplacés par des chalutiers. Il est vrai, ce qui est une consolation, qu'on nous assure que ce seront les plus grands chalutiers. D'autre part, douze millions vont être consacrés à la création d'un port de pêche à La Panne, se réduisant, en définitive, à un modeste bassin à marée. C'est cher, douze millions pour une cuvette. Mais on ne-commencera qu'en 1015, les terrains nécessaires «faisant l'objet d'expropriations difficiles et lentes ». Grâce à qui ? Au gouvernement qui a lanterné dans l'établissement d'un port de refuge réclamé depuis un quart de siècle. Le petit village presque inconnu, fréquenté Êar quelques artistes, est devenu une cité alnéaire et ce sont, à présent, des terrains à villas qu'il faut exproprier au lieu de sables sans valeur. Et toutes ces belles -choses font l'objet de réclames en faveur du gouvernement .dans la presse catholique. I CJest la glorification de l'imprévoyance A propos du changement de te nue. On sait, dit VIndépendance que ;• le ceinturon doré -de la grande te niue, supprimé il y a un peu plus d'ui an, vient d'être rétabli, et les officiers onJ été priés de se conformer à cette nouvelle décision le plus tôt possible. Mais les indus tri'els, fabriquant cette partie -de l'uniforme, n'avaient pas cru que le ministère de ls guerre fût assez peu sérieux pour se dé dire à si court intervalle, et beaucoup d'entre eux avaient déjà détruit Leurs métiers. Ils me peuvent donc livrer immédiatement le galon nécessaire à la confection des ceinturons, et, en dépit des ordres du ministre, le disparate des tenues ne pourra donc être modifié du jour au lendemain, comme il en avait donné l'ordre. Il n'empêche que ces aimables fantaisies, si elles rapportent gros aux tailleurs • et aux passementiers, sont très onéreuses pour les officiers. Ainsi, la dernière modification. amènera pour chacun d'eux urne dépense moyenne d'au moins 100 francs, et, comme ils sont, environ 3,000, cela fail 300,000 francs que les erreurs ministérielle* tirent de leur poche... Après cela, on s'étonnera en haut lien que nos officiers ne soient guère satisfaits et fassent entendre des plaintes ! wv\ Les lois sociales de la IIIe Répu . blique. La tempête politique qui sévi sur la France distrait l'attentioi de l'opinion publique à l'étranger des ré forces sociales que poursuit avec uni persévérance inlassable la IIIe Républi que. C'est particulièrement dans le domain) de la protection de l'enfance du premiei âge que des progrès incessants sont rEa lisés. Il y a quelques iours, pour complète] l'œuvre entreprise, la Commission dépar tementale du travail a émis les vœux sui vants, vœux qui ne tarderont pas à étr< (incorporés dans une loi : 1° Tout patron devra annexer à son éta blissement une chambre d'allaitement Ces ' dispositions seront applicables au? ouvrières et employées de l'Etat ; 2° L'Etat, le département et les commu nés assureront leur concours le plus larg< aux employées et ouvrières qui allaiten leurs enfants, en créant, à proximité de: ateliers et usines, des crèches, eles « gout tes de lait» ou toutes-autres institutions susceptibles de combattre la mortalité in fantile. La France qui s'était, il y a quelques an nées, laissé distancer, dans le domaine so cial, par d'autres grands pays, est en trair de regagner le terrain perdu et devient d< jour en jour davantage le conducteur des autres peuples, dans ce domaine commi en tant d'autres. -- vvw Dans le monde des cours. La tragédie de Serajevo nous i t fourni, sur la psychologie de: cours, quelques indications bien édi fiantes. L'archiduc défunt s'était, comme on sait « mésallié » en épousant, au lieu d'une ar chiduchesse authentique, fille de familli régnante, une dame d'honneur de petitf nol)lesse. C'est pourquoi il dut se résigne] au mariage morganatique, tandis que se; enfants sont écartés de la succession ai trône. A subir les avanies qu'il dut endurer d( ce chef par suite des excès de la vanité élu préjugé dynastique, il est étonnant que François-Ferdinand ne se soit pas senti de venir révolutionnaire. Il est vrai que, dam sa situation d'héritier présomptif d'ur vieil empire formaliste, c'eût été relati vement déplacé... Quoi qu'il en soit, s'i avait su ce que la cour réservait après se mort à sa compagne, quelles réflexions amères n'eût-il pas faites ? On a lu que les archiducs s'étaient abs tenus de suivre le funèbre convoi jusqu'ai caveau qu'on peut qualifier d'« intime ». où les deux époux dorment leur demie* sommeil. Outrée, la noblesse a tenu à faire cortège aux victimes de Serajevo, en ma nière de potrestatioin. La comtesse «morga natique » a été tenue à l'écart jusque dam la mort. Le caveau des capucins, sépul ture des Habsbourg, ne pouvait la rece voir en raison de la médiocrité de ses ori gines. Mais il y a mieux encore dans ce genre. Voici un trait d'« étiquette » qui vaut d'être signalé. La mort tragique de François-Ferdinanc a été annoncée dans la partie officielle de la Wiener Zeîlung, et la mort de sa fem me a été enregistrée seulement dans se partie non officielle... Ils sont pourtant morts ensemble, e' l'épouse a devant le risque montré la mê me bravoure que l'époux. Ce n'était tou tefois pas assez pour désarmer la cruauté du protocole... Parlant du drame, un confrère français donne ces détails typiques sur la mentalité des disparus. François-Ferdinand manifestait à l'égard des Magyars, ses « sujets » éventuels, une antipathie non dissimulée : « Un soir qu'on représentait à Vienne la Veuve Joyeuse, il complimenta Franî Lehar comme suit : « Composant de si belle musique, il est impossible que vous soyez I-Iongrois : vous êtes Tchèque, évi demment. » Comme largeur d'idées, le conducteur de peuples se signalait, comme on voit, e promettait d'être impartial. Quant au bi-gotisme impérieux de sa moitié, il était, lui aussi, d'un joli calibre, ainsi qu'en témoigne cette anecdote : « Un vétérinaire viennois étant allé soigner des poules malades au château de Konopischt, prétendait, sa consultatior terminée, repartir le lendemain, un dimau che, quand la duchesse objecta : « Vous manqueriez donc le saint sacrifice ! » Le vétérinaire voulut se tirer d'embarras er répondant que, pour accomplir ses devoirs religieux, il s'arrêterait à Gmund, une sta tion du parcours. Mais, ayant regardé l'indicateur des chemins de fer, la duchesse constata qu'il y arriverait trop tard, après le service divin. Et elle obligea le vétéri naire à rester pour entendre la messe... i Après cela, on peut se représenter que eût été le bonheur des peuples autrichiens sous le règne de ce couple si bien Inspiré,. W%\ Pauvres petits 1 Le canton d'Assche a la spécia lité d'une singulière industrie. Le: paysans recueillent... moyennan redevance mensuelle, "les bébés auxquel: les mères. — sêtYanteSi serveuses*, ouvriè res — ne peuvent donner des soins. Par suite de la concurrence, la pension du , nourrisson est d'un prix dérisoire. Malheureusement, malgré toutes les belles promesses, l'enfant n'a de soins que pour l'argent donné par la mère, et c'est souvent , si peu. Alors, la mortalité chez ces petits êtres atteint un chiffre effrayant, a tel point qu'en haut lieu on s'en est inquiété. Très fréquemment, le Parquet est descendu aux environs de Ternath, Assche, etc. • et son enquête continue. Il paraît qu'on songerait, pour enrayer cette exploitation ou tout au moins pour la réglementer, à déposer aux Chambres un projet de loi. Il ne serait plus permis de placer un enfant en nourrice sans l'autorisation du bourgmestre de la commune. Le poupon serait visité, les nourriciers devraient être reconnus propres et probes et la commune devrait exercer un contrôle continu et sévère. Ce serait une bonne chose. V%4V Propos de basse-cour : Le citadin. — Je suppose que ce sont des poulets que vous élevez vous-même ? Le paysan. — Noi>; j'ai des poule's pour ça. Propos libres et ïmIés 1 VERS LE DRAME ; Bib-Doda ne marche plus, et, que le prin-:e d'Albanie l'attende sous l'orme ou sur îa tour, Bîb-Doda ne veut plus rien sa-i /oir... à moins qu'on ne lui ait donné cent nille francs. Cent mille francs, après tout, c'est un prix raisonnable, si on consent ù voir dans Bib-Doda un artiste équivalent dans son genre à ces Caruso, Patti, Johnson ou Foo-;it, qu'une Amérique retient en les cou-i /rant d'or. Mais il parait bien que Duraz-so n'a pas les mêmes ressources que Chi-3ago et qu'elle ne peut tirer de 'l'exhibition it de l'exploitation de Bib-Doda des recet-ies qui permettent de faire droit à ses prétentions.Et puis, Bib-Doda, malheureusement, ne • Je considère pas comme un artiste, mais t somme un homme d'Etat et un guerrier. Il \ s'offre à asseoir solidement sur le trône ce prince de Wied, qui est plus souvent des-i sous oe trône que dessus. Il veut, le bon gros gtfrçon, réaliser les volontés de l'Europe, comme s'il pouvait connaître oes volontés quand 1'iEurope elle-même ne les connaît pas. Il veut traiter, gouverner, or-i ganiser, administrer. i Et c'est là que nous surprenons le fâ- • eh eux qiuiproquo qui risque de déchaîner ; -in cataclysme dont le monde entier, nous compris, ferait les frais. Wilhelm de Wied et Bib-Doda se sont inépris sur leurs rôles et leurs propres L moyens. Peut-être aussi leur a-t-on mal 5 expliqué ce qu'on attendait d'eux. Ayant reçu ou possédant quelque galette et des canons et des fusils, ils font les diables à quatre, un boucan infernal; ils «jouent ; soldats », l'Allemand avec plus de sérieux, | le skipetar avec plus de jovialité. Mais il ; y a des gamins qui se blessent parfois en ' jouant aux soldats. ; Un mien ami, journaliste, voulut écrire 1 une chronique vécue sur le figurant de théâtre. ! Ayant d'illustres managers d'opéra comme amis il se fit embaucher par eux et eut la joie de paraître sur la scène du prand théâtre parmi les soldats de Faust, ; étant un des musiciens qui pistonnent ou 1 trombonisent la « gloire immortelle de nos ' aïeux ». ' Gai luron, quoique pas du tout musicien, mon ami aurait volontiers tenu sa partie 1 dans ce bruyant concert. Mais ayant voulu souffler dans son cuivre, il s'aperçut avec indignation que la 1 traîtresse et prévoyante direction y avait fourré un bon bouchon. Ainsi aurait-on dû faire avec les canons du prince de Wied et du gai Bib-Doda; de' bons bouchons auraient été opportuns. Si on objecté que les insurgés tirent le canon pour « de bon », on aurait pu charger les canons du « gouvernement » avec de valables pfennigs, mitraille entre toutes efficace. - i Faute de ces prévoyances, la comédie tourne au drame. Bib Doda veut cent mille francs ; qu'on transige pour vingt francs et un jambon : il est peut-être temps encore. BOBBY. i — ♦—- - — Terrible Accident D'AVIATION MILITAIRE AU CHEVET. DU BLESSE L'officier aviateur Hubert, dont l'état est stationnaire, gjnais qui laisse cependant peu d'espoir ar\- deux médecins militaires qui le soignent, a reçu, vendredi à midi, le commandant Biaise, délégué par le ministre de la guerre, qui a attaché sur la poitrine de la victime la croix de chevalier de l'Ordre de Léopold. Les deux frères du lieutenant Hubert, dont l'un est médecin à Mons, sont arrivés vers midi au chevet du blessé, ainsi que le père de ce dernier, également médecin à Mons. Condamnation à un an fie prison du Dessinateur Hansi •% Leipziftj v. — Devant les 2e et 3e chambres criminelles d'empire ont commencé, cet après-midi, les débats du procès de haute trahison intenté au dessinateur Hansi. pour violation des articles 86 et 81. paragraphe 3. du code pénal.Le président représente à l'accusé qu'il s'est lui-même, diit-il, déclairé germanophobe, il a été, jusqu'ici, l'objet de trois jugements du tri-, bunal de Colmar. Il a interjeté -appel du dernier ] , qui le condamnait à 3 mois de prison, et l'af-1 faire ne viendra qu'en octobre. ? ! L'accusé a été reconnu coupable d'offenses envers les officiers allemands, pour avoir désinfecté, en brûlant de l'aloool. dans un hôtel de Colmar, une chaise sur laquelle un officier allemand s'étaiit assis. L'avocat Druker critique la décision par la-5 quelle le tribunal de Colmar s'est reconnu in- 1 t compétent, déclarant ainsi l'accusé suspect d'a-5 voir préparé une entreprise ayant le caractère ! de haute trahison. (Separer l'Alsace-Lorraine de l'emflkçA I ' Le président de chambré Meuge reconnaît qu la décision en question est critiquable ; mais doit sévir et faine connaître à l'accusé que l'o voit un acte de haute trahison dans la public* tion de son livre Mon Village. Il donne lecture en allemand,.de son livre, puCTé à Paris. Au cours des débats, les illustrations de l'oi vrage Mon Village ont été expliquées aux ji ges. Il a été ensuite donné lecture de la d< mande de poursuites formulées par M. Zorn d Bulach, l'ancien secrétaire d'Etat, pour offerte lux gendarmes et aux instituteurs d'A'sac< Lorraine. L'accusé a parlé alors du contenu <'* parties incriminées de son livre et a essayé d'ét* i>lir qu'elles n'avaient aucune intention --ffer Jante. Le procureur a retiré la plainte pour prép* ration à la haute trahison et n'a retenu qi le délit d'offenses aux citoyens de l'empir allemand en général, ayant trouvé que les de, sins du caricaturiste avaient pour but de r Siculiser tout ce qui était allemand. LA CONDAMNATION Hansi est condamné à un an de prison. LA CONDAMNATION DE HANSI Leipzig, 9. — Le tribunal n'a pas ordonn l'arrestation de Hansi ; mais il a été donné celui-ci un délai de deux jours au cours duqu< il dievra se présenter pour purger sa peine. Le jugement dit que le livre que l'accusé écrit et répandu constitue ie seul objet de l'ai cus&tion et exprime l'avis que l'accusé compta sur l'explosion d'une guerre qu'il espérait i souhaitait. Mais aucun fait n'a été relevé con: tituant un crime conformément a>u paragraph 186 du code pénal, parce qu il ne s'agit pas d'un entreprise dé haute trahison. Par contre, le tr bunal est d'avis avec le procureur général iir périal que l'accusé s'est rendu coupable d'exc lation des diverses classes de la population, ù de actes de violence, les unes contre les autre? c'est-à-dire ^ntre vieux Alsaciens et ^migrant allemands. Le livre a été publié à une époque où. dans 1 jays d'empire, régnait une telle surexcitatioi lue le moindre choc aurait servi, suivant le :oncUisions du tribunal, à des actes de violenc< ïn outre, le tribunal admet que l'accusé s'es rendu coupable d'outrages quand il .-préteiï lue le village dont il parle n'est pas un villag léterminé, mais le type du village n' cien. i i voulu dire que le gendarme de ce village éta e type du gendarme alsacien ; que l'instituteu itait le type de l'instituteur alsacien. Ce livr ■enferme de grossiers persiflages contre les in« ituteurs et l'affirmation que l'instituteur es martial a l'école. Il n'y a donc ainsi, déclare 1 xrocureur, aucune circonstance atténuante. SINISTRE MARITIME Londres, 10. — Une dépêche de Brov Heacf, datée du 9, annonce que le vapei Virginie, de la Compagnie transatlantiqu, venant de New-York et se dirigeant si Le Havre, a été signalé par radiogrammi à 320 kilomètres au sud de Brow-Head, 8 h. 41 du soir, remorqué par le vapeu anglais Etonian. Dans les Balkans LA PRISE DE CORITZA ET L'OPINION GRECQU Athènes, 9. — L'opinion publique se réjou de l'occupation de Goritza, qui échappe ain aux excès des bandes albanaises, mais elle i montre pourtant quelque peu préoccupée c l'accueil qui sera fait à cette occupation p* l'Europe, et notamment par la Roumanie, ai est vivement intéressée au sort des Koutzo-Vi laques. VOLONTAIRES ALLEMANDS ET AUTRICHIENS POUR DURAZZ Durazzo, y. — Une centaine de volontaire venant d'Au triche-Hongrie viennent d'arrivé ici. Parmi ces volontaires se trouvent 30 off ciers, les uns Autrichiens, les autres Allemand; UN SECOURS ROUMAIN Vienne, 9. — On a reçu ici une dépôche t Durazzo, suivant laquelle le gouvernement roi main aurait adressé a M. Christeou, banquier Durazzo, les sommés nécessaires pour l'envoi e Albanie d'un corps de volontaires fort de 3,0( hommes. l'Etranger PETITE CHRONIQUE D'AUTRICHE-HONGRl Un petit scandale à la Cour de Vienne. — L'arii tucratie (rondeuséi — Une ipÂni[estation d François-Joseph. Dans les milieux de ja Cour et de l'armée, o ressentit une pénible impression du fait que lor Jes funérailles de l'archiduc Franyois-Ferdinan 2t de sa femme la duchesse de Ilohenberg, o iiit déployé à Vienhe si peu de luxe et de la pou pe d'usage dans ce cas et surtout de ce que le Honneurs militaires, auxquels l'archiduc ava iroit comme membre de la maison impériale < :omme inspecteur-général des troupes, ne 11 nient pûs été rendus. Les aristocrates du parti de l'archiduc ont pn [esté contre cette simplicité voulue des fun< [•ailles en participant in corpore à l'enterremen LVest-à-dire qu'environ cent-vingt membres de 1 plus haute aristocratie, s'étaient donné rende: vous dans un hôtel sur le parcours du cortège ( lu moment où celui-ci passait, ils s'y joignirer Jémonstrativement, la plupart en grand un [orme. De divers côtéson a reproché au grand man :1ml de la Cour, prince de Montenuovo, d'êtr l'auteur du programme de la cérémonie. Le prince, par suite de sa sévère observatio iu « cérémonial espagnol.» vis-à-vis de la di L-hesse de Ilohenberg, qui n'était pas de san princier, s'était depuis longtemps attiré la di: Srûce de l'archiduc François-Ferdinand. En effe ies relations entre le grand maréchal de la Coi H l'archiduc-héritier étaient absolument 'lei [lues. Des membres de la haute aristocratie repr< :hent maintenant au prince de Montenuovo d'i voir voulu, par ce mesquin arrangement de l cérémonie funèbre, se venger de l'archiduc ai delà de la tombe. Dans ces circonstances, Ja lettre suivan1 adressée, par l'empereur Frar>çois-Jûseph à so ?rand maréchal de la Cour, est bien digne d remarque : » Mon cher prince de Montenuovo, »En possession de toute ma confiance, toi vous trouvez depuis de longues années à la tê des services de ma Cour.Vous avez de tout temi iravaillé et agi en plein accord avec mes inter .ions, infatigablement et avec plein succès. Le iours derniers, la mort de mon cher neveu, ave lequel vous étiez lié par des liens de confianc vous a occasionné des fatigues et des peines e: traordinaires et vous a en même temps donr jne nouvelle occasion de me prouver votre d< irouement pour ma personne et ma maison. J profite volontier de cette occasion pour vous e: >rimer mes plus chaleureux remercîments € !>our vous assurer de toute ma gratitude poi 'Os excellents et dévoués services. » Signé : FRANÇOIS-JOSEPH. » - ""s Voilà qui est. clair ! C'est peut-être un poin 3e vue fort mesquin, mais le « cérémonial espi jnol » est une chose sacrée aux Cours de Vienn ;t de Madrid et même la femme de l'héritier a rône ne peut faire déroger à cette règle sévère Le prince Montenuovo est un descendant de 1 seconde femme de Napoléon Ier, l'archiduchess Vlarie-Louise d'Autriche qui, le 7 août 1821, que rues, semaines après la mort deJttapolgon ù-Sk e Hélène" épousa son marécnal dé la cour, le cornai te Neipperg. Le 9 août 1821, naquit, de cette q union, le père du grand maréchal de la Gour t. actuel. Guillaume-Albert comte de MontehuoVo } (la traduction italienne de Neipperg). Le mariage S était donc bien nécessaire et urgent. ... L-~ i PETITE CHRONIQUE D'ANGLETERRE !_ Le « cat » [ait merveille : Vavant-dernier apache ® — Les drames de l'adultère. — Jalousie sénile. s — Le nègre et la blanche. s Londres, 10. — Depuis qu'on applique inva-riablement le chat à neuf queues à messieurs les alphonses, leur nombre devient de plus en plus insignifiant : à peine un cas tous les trois L_ mois, alors qu'auparavant une demi-douzaine 0 d'apaches, établis notamment dans les quartiers e de Soho et d'Islington, comparaissaient chaque semaine devant les magistrats. Et ceux qui res-i- tent son généralement des Anglais, car les étrangers, qui étaient légion, sont allés chercher ailleurs des pays plus hospitaliers. L'avant-dernier apache — on a renoncé à parler du «dernier», puisqu'il en vient toujours un autre — c'est le sieur Walter Donoval qui, après avoir enlevé à , son mari la femme Edith Day, la battait comme ® plâtre et l'obligeait à se prostituer. On a décou-vert que cette malheureuse était sa troisième victime. Aussi le juge lui a octroyé dix-huit mois de hard-labour et vingt coups de « cat ». L'apa-a che, qui avait fait preuve du plus grand cynis-me au cours des débats, s'est évanoui en enten-) dant la seconde partie de la terrible sentence. Nous avons eu pas mal de drames intimes dernièrement. En trois jours, quatre affaires passionnelles qui n'ont pas eu leur dénouement, ^ comme c'est ici l'habitude, devant la cour des divorces, mais devant la cour criminelle, et se sont terminées par quatre peines capitales, les s circonstances atténuantes n'étant pas considérées par la loi anglaise dans les cas de meur-^ tre. Une de ces affaires n'est point ordinaire. Il s'agit de Mme Eliza Rooves, âgée de 72 ans, qui e a tué son mari, âgé de 6G ans, dans un accès de jalousie féroce. Elle avait aussi essayé de ' tuer sa rivale, une vénérable grand'maman qui avait, elle aussi, dépassé la soixantaine. ; Un autre cas remarquable est celui de M. Eve-, lyn Clifford, un i. ;re qui tua sa femme, une belle et jeune Anglaise, dont il était terrible- 1 ment jaloux. Du reste, ces mariages entre nè-i gres et blanches en Angleterre, heureusement _ fort rares chez nous, finissent presque toujours d'une façon désagréable. Lo plus retentissant fut celui de la ravissante [ miss Jowell qui, contre la volonté de ses pa-rents, épousa le nègre Lobengula, un prince authentique du Matabalélé. Quelques semaines plus tard, elle se présentait, baignée de larmes, devant les magistrats : «Je veux le divorce, mon ^ mari me trompe, me bat, c'est un sauvage. » i — Mais, madame, lui fit observer le juge, on u vous avait prévenue, vous saviez que vous épousiez un sauvage. — Oui, mais c'était un prince, riposta la belle ^ enfant avec une pointe d'orgueil. r Et voilà. Il y a encore des gens qui sont per-î, suadés qu'un titre princier suffit pour faire ajun r sauvage un être supérieur. à r REPRISE DU TRAVAIL' St-Etienne, 10. — Les mineurs, réunis i la Bourse du Travail dans la matinée, on approuvé les déclarations du Comité fédé ral. On a décidé de reprendre immédiatepien' le travail ou tout au moins demain m'atlr samedi. E _ 't DANS L'VLSTER ;é LE ROI CA'RSON... e Belfast, 10. — L'arrivée <le Sir Edwart ■r Carson à Belfast a été considérée comnw " un jour de congé, et uu matin, de bon» heure, une foule énorme remplissait lei ru£s, formant la haie. Sir Edward Garsoi 3 a été l'objet d'une réception enthousiaste Il s'es.t dirigé au milieu des volomtaireti r baïonnette au canon, de cyclistes et de ca i- valiers, vej-s l'endroit où doit se tenir l£ conférence entre les principaux chefs unio nisbes de l'Ulster. e AUTOUR DE LA TRAGEDIE S DE SERAJEVO 0 AVERTISSEMENTS A LA SERBIE Vienne, 10. — La Ne.ue Freic Presse si gnale l'isolement moral du panserbisme Elle insiste sur ce fait que tout le peuplf allemand est aux côtés de la monarchie austro-hongroise ; que l'Italie, son alliée Z partage le sentiment de l'empire allemand. Aussi, dit-elle, l'Italie, d'accord avec l'em 'e pire allemand essayera-t-elle de' tous les moyens pour déterminer ia Serbie à se dé , tacher du panserbisme et à se montrei s enfin loyale envers le voisin qui a épargné 1 son territoire pendant la guerre balkani a que. L'Angleterre ne manquera pas non plus s de se servir de sa grande influence poui ;î amener la Serbie à réfléchir et pour obtenii |i que le panserbisme soit mis au ban d( l'Europe. i- Jamais la Grande-Bretagne ne se dérobe !- quand elle entend la voix de la justice. Or a lieu de penser que, dans cette manièrt J1 de voir, la France et la Russie ne voudronl 'f guère se séparer de l'Angleterre, t LA DEMARCHE AUSTRO-HONGROISE 1- A BELGRADE Vienne, 10. — La démarche du ministre ë austro-hongrois à Belgrade aura lieu cetts semaine. a La question de savoir si la monarchù peut se contenter de l'exécution des déci ' sions du Conseil des ministres communs et si l'accord survenu à ce Conseil des ministres épuise aussi toutes les mesures provoquées par le crime de Serajevo, dé pend, en grande partie, de la réponse qui la monarchie recevra de Belgrade. EN ALBANIE „ ON APPREND A DURAZZO „ LA CHUTE DE BJ3RA1 e Durazzo, 10. — On dit que Berat a ét< prise par les insurgés. DES FRANÇAIS DONT ON A DBS s NOUVELLE! e Durazzo, 10. — Le Comité général des in surgés de Chiak a fait savoir que M. Vas j sel et les autnas Français, qui. avaient dis c paru se trouvent à Souks, dhez eux. ^ LA GUERRE CIVILE AU MEXIQUE i- LA PRISE DE GUADALAJARA a EST CONFIRME! t" Saltillo, 10 .— I-e général Caranza a reçi r officiellement avis du général Obrejon di la prise de Guadal-ajara. Le général Obre join a télégraphié que (Hes fédéraux ont ét t Jnis complètement en déroute et qu'il es L. absolument maître de la ville. Il a fait 5,00 3 prisonniers et s'est emparé d'une grandi i -quantité d'armes, de munitions et de vivres ILe combat décisif a eu lieu mtfrdi. Les fé <léraiux ont perdu 600 'hommes et dix train, imièitaires. FRANGE LES AVARIES DU C1RCE Paris, 9. — D'après une dépêche du vioe-amiral Boué de Lapeyrère, l'examen auquel il a été procédé à bowl du sous-marin Circé, l'abordeur du Calypso, ù son arrivée au golfe Juan, a fait reconnaître que les avaries de o© bâtiment se bornent à écrasement du ballast: sur une faible longueur et à une légère brèche dans le ballast arrière. La coque intérieure n'a pas souffert. La durée probable d'indisponibilité du bâtiment sera d'un mois. EXECUTION CAPITALE A NEVERS Paris, 10. — Les bote de justice sont partis, hier sodir, pour Nevers, où va avoir Lieu l'exécution d'u journalier Robert Fabre, âgé de 19 ans, condamné à mort par la Cour d'assises de la Nièvre, le 11 mai dernier, pour avoir, le 5 février, à l'hôpital de NeVers, assassiné le gardien Bontemjps, afin de s'évader. AU PALAIS BOURBON STATISTIQUE COMMERCIALE Paris, 9. — Au début de la séance, la Chambre a adopté le projet de loi portant approbation de la convention adoptée à Bruxelles le 29 décembre 1919 concernant l'établissement d'une statistique commerciale internationale, ainsi que du règlement de l'organisation du bureau international de statistique commerciale et les protocoles annexés â ces instrumenta. LE NOUVEL UNIFORME DE IVARMEE LA SEMAINE ANGLAISE Paris, 9. — La Chambre a voté aujourd'hui le crédit demandé par le ministre de la guerre poux* la transformation de l'uniforme militaire. Au cours de la discussion, M. Messimy, ministre de la guerre, rassura plusieurs députés qui lui demandaient si lo nouvel uniforme en drap gris bien ne donnerait pas lieu â des méprises aussi déplorables que celles qui se produisirent en 1870. Le ministre a déclaré que des expériences très concluantes furent faites en comparant le drap gris bleu à celui que porte l'armée, que nous avons coutume de considérer comme l'adversaire éventuel et que la confusion n'est pas possible. La Chambre adopte ensuite sans débat le projet de crédit voté hier par le Sénat pour l'institution de Ja semaine anglaise pour les ouvriers et employés des établissements de l'Etat. DESACCORD AVEC LE SENAT Paris, 10. — La Chambre a discuté hier après-midi le budget. Elle a terminé tous les chapitres des dépenses.La Chambre est en désaccord avec te Sénat au sujet d'un crédit de deux millions pour indemnité aux familles dont les enfants ou soutiens'sont morts sous les drapeaux. Le Sénat avait disjoint ce crédit. La Chambre l'a rétabli. ALLEMAGNE DEBOIRE FI'NAiNCLER Berlin, 10. — D'après les Nouvelles Politiques, de Berlin, l'impôt extraordinaire de guerre pourra rapporter pour la Prusse la somme de 603 millions, notablement Inférieure aux prévisions.Cette circonstance, dit le journal, s'explique 1 en pai lie par le mauvais état du* marché moné-! taire en décenlbre 1913, par la taxation des en-1 fonts et la limite trop basse soumlso à l'impôt. ANGLETERRE CHAMBRE DES COMMUNES DEUX CATEGORIES DE VOLONTAIRES I Londres, 10. — M. Byrrell, secrétaire d'Etat pour l'Irlande, répondant ù une question, déclare que les volontaires nationalistes sont au nombre de 132,000 et les volontaires de l'Ulster I • au nombre de 85,000. 1 , UN GOUVERNEMENT PROVISOIRE ' 1 DANS L'ULSTER Belfast, 10. — Les unionistes annoncent que 1 le Conseil unioniste de l'Ulster, qui se tiendra aujourd'hui, revêtira 1e caractère d'une réunion i du gouvernement provisoire et comme tel aura les pouvoirs les plus étendus. Le communiqué des unionistes expose la constitution du gouvernement provisoire dont le but sera d'exercer le pouvoir que le retrait du gou-J vernement impérial en Irlande pourra rendre î nécessaire pour le maintien de la paix, de l'ordre et de la bonne administration, pour l'observation des lois actuellement en vigueur et pour la protection des libertés populaires. Ces pouvoirs ne seront exercés qu'en conformité du loyalisme envers le roi et afin que l'Ulster reste ■ partie intégrante du Royaume-Uni. L'autorité du Parlement d'Irlande ne sera pas reconnue dans la province de l'Ulster. . Le capitaine Craig, membre du gouvernement provisoire, qui a lu ce communiqué aux journalistes, a dit que pour la première fois Sir Edouard Carson convoque en réunion spéciale le gouvernement provisoire et que cette réunion va prendre des décisions graves parce que les renseignements particuliers montrent que la si-i tuation est aussi mauvaise que possible. 1 Les" volontaires de l'Ulster, dont le nombre dépasse aujourd'hui 100,000, peuvent enlrepren-i dre de nouveaux mouvements en avant avec la môme confiance que par le passé. ) LA POLITIQUE BRITANNIQUE EN PERSE | Londres, 10. — Le Dai'y Mail écrit : Il est très : probable que la nouvelle politique anglaise en | Perse inaugurée par le placement par l'Amirauté de deux millions de liv. st. dans les ter-i rains pétrolifères de Ferse, sera l'occasion d'une nouvelle revision de la convention anglo-russe. Un des points les plus importants de la con-' versation anglo-russe sera un projet de chemin de fer transpersan comme extension do la ligne projetée de la mer Caspienne par la voie de Ta-briz jusqu'à Téhéran. ITALIE UNE MANŒUVRiE DES CHEMINOTS Rome, 9. — Les journaux recueillent des bruits selon lesquels la grève des chemins de fer serait proclamée le 11 juillet. ' Dans les milieux compétents on se déclare 1 convaincu que ces bruits constituent une simple 1 manœuvre pour éviter que des représailles ne » soient exercées par l'administration à l'occasion de la dernière grève. IL N'Y AURAIT PAS DE G RE V Ci Rome, 9. — Depuis hier plusieurs journaux se font l'écho du bruit d'une nouvelle grève des chemins de fer motivée par les punitions infligées aux cheminots qui prirent part a la cornière grève. Mais l'opinion générale des joir-1 naux du soir est qu'aucune grève n'aura lieu en raison de l'opposition qu'elle trouveiait dans la > masse des employés socialistes de chemins de fer. L'Avanti dit que le bruit relatif a une grève « est dénué de fondement. PORTUGAL ; LES DEMOCRATES ET LA LOI ELECTORALE Lisbonne, 9. — Le paiti démocratique insiste pour que Ja loi élcetorale fixe à 1G3 le nombre des députés, dont 41 représenteront la minorité des électeurs. Les colonies n'auront pas la représentation des minorités. Suivant une récente lettre du président du Conseil celui-ci semble admettre cette formule de I représentation des minorités à laquelle les grou-pes unioniste et évolutionniste ne se conforment 1 pas, malgré les démarches conciliantes du pré-î sident du Conseil. : GRECE f BON ACCUEIL DE LA NOTE TURQUE ï Athènes, 9. — La note envoyée par la Turquie J | à. la Grèce a produit une bonne impression dans î j les milieux officiels et diplomatiques par suite de son ton très conciliant et parce qu'elffe ex- I prime le désir que des relations cordiales soient établies entre les deux pays. La Nca Emora écrit : La Grèce désire autant que la Turquie l'établissement de bonnes rela-tions-car les deux pays ont besoin .d'une Jfiy&ue

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Gand von 1856 bis 1923.

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