Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 29 Juni. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Konsultiert 28 September 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/6m3319t12w/
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Lundi 29 Juin 1914 TTXT NTTMF.HO PI\0 ri"\TJ MI'S Lundi 29 Juin 191* Franco en Belgique lin an : 15 ar » » 6 mois : 8 ff. » » 3 mois : 4 fr. Franco en Hollande Un an : 22 fr. » Union postale » 32 fr. On s'abonne au bureau du journal et dans tous les bureaux de poste, ADMINISTKATIOIS ?éi £ ou ri ME. KK7 JOURNAL DE LIÈGE mîfsSP pnirnniiF nTTÉRâlîté fc7 ÇGIMRCÎÂLE, — FONDÉE 1764 4 fTiAiv- *"îf Aïkwnmnrenr» iTTrtis » RiïïïFVARB DE LA SAUVENIÊRE, 25 Annonces. . .. la ligna, 2S cest Réclames, > . . . > " 40 suii. Faits divers, » î frane Réparations judiciaires » 3 francs informations financières » 3 franc» Avis de sociétés i« pstîie ug» 30 cent» Émissions. 1 franc RÉDAOTIOK 1 b filin (» È®1 Assassinai de l'Archiduc François-Ferdinand nrir.ce héritier, et de sa femme Un nouveau drame sanglant vient de fra f?er la famille impériale d'Autriche dé soumise & tant d'épreuves tragiques émouvantes. Faut-il rappeler la mort Maximilien, fusillé à Querataro ; l'arc) duc Rodolphe, mort si mystérieusement Meyealburg ; la duchesse d'Alençon, ex] rant dans les 'flammes du Bazar de la Cl rité ; la folie du roi Louis de Bavièr celle de Othon, son successeur ; l'impéi trice Elisabeth, innocente victime ( l'odieux Luccheni... Aujourd'hui, c'est l't chiduc François-Ferdinand, prince hériti et sa femme, qui tombent sous les bal] d'un assassin. Etrange destinée que celle la plupart des membres de cette famille ii périale d'Autriche ! Tous meurent tragiqv ment et seule la belle et noble figure ' l'Empereur semible, dans tant de sang vé sé, à l'abri du poignard, du revolver < du poison. Le drame C'est à Serajevo, petite ville de la Bosn et de l'Herzégovine, sur la Migîlïazza, q le drame s'est déroulé. L'archiduc hériti et sa femme, née comtesse Choteck, s'étaie rendus aux Bains d'Iliszo pour y faire u cure et, tandis qu'ils se dirigeaient ve l'Hôtel de Viilo de Serajevo où les atte dait une réception des autorités, ils fure l'objet d'un premier attentat. Une bom fut d'abord lancée sur leur voiture au mobile, mais l'archiduc put la repousser la main et continuer sa route vers la m. rie. La réception terminée, François-Fer nand, toujours accompagné de sa femn reprit sa promenade à travers la "vil sans se soucier de l'agitation qui régna C'est alors qu'un jeune homme s'approte de son auto et, à bout portant, décharg son revolver sur le couple princier, prince héritier fut atteint au visage, femme au bas-ventre. Transportés au I« nak, les deux malheureux y succomhère malgré les soins qui leur furent prodigui Les assassins sont arrêtes L'auteur du premier attentat fut arr< aussitôt. C'est un nommé -Cabrinotvic, c vrier typographe. La bombe qu'il jeta sur voiture de J'archiduc et que celui-ci p écarter, explosa en tombant sur le si blessant deux officiers d'ordonnance qui trouvaient dan,s la voiture escortant prince héritier. Le jeune homme qui tira des coups de f sur le couple princier est un élève d'i lycée de la ville. Il se nomme, paraît-Prinzip. Gevrillo. La foule furieuse tenta de le lynch après l'attentat. Le lycéen qui a tiré les coups de revoh mortels, n'est âgé que de 17 ans ; il est o ginairé de Keedova. L'émotion a Vienne Vienne, 28. — La nouvelle de la mort l'archiduc héritier et de sa femme a pi duit dans toute la ville la plus profon émotion. Beaucoup de maisons ont arbe le drapeau en berne.. Les journaux font c éditions spéciales. À l'aérodrome, la ne ■ velle a été connue vers 3 heures 15, se forme de bruit vague auauel on n'attac pas de créance. Dans la loge impériale trouvait l'archiduc Gharles-Albert, qui s vait les évolutions des aéroplanes. Lorsq la nouvelle fut officiellement confirmée, épreuves furent arrêtées et l'archiduc qui imméd i a t ement l'aérodrom e. François-Joseph apprend le crin Vienne, 28. — L'empereur se trouve en moment en sa propriété d'Isehl. Quand lui eut communiqué la nouvelle de la ni' de l'archiduc héritier François-Ferdina et de «a femme, il se retira profondéme ému, dans ses appartements et ordonna prendre des dispositions pour son retoui Êchoeribrunn. Le duc Ernest-Auguste de Cumberland arrivé cet après-midi à Ischl. A 5 h., il rendu une visite de condoléances à l'e pereur. Le départ du souverain pour Vienne définitivement fixé à lundi matin à 5 h. Le bruit d'u/s complot avait cou Paris, #3. — Le Temps rappelle que 1' ■chiduc héritier d'Autriche s'était rendu «Bosnie-Herzegovine pour assister aux gr; des manœuvres. Le bruit d'un complot ci tre la personne de l'archiduc avait coi ces jours derniers. La police avait ouv une enquête et p,-:s d'importantes préc; tions, mais elle n'a tp.-u empêcher le cri odieux. Le Temps et le journal Les Débats inf tent sur le rôle extraordinairement a< que l'archiduc jouait en Autriche où était le coadjuteur de l'empereur. Ils sig: lent également son profond attachement catholicisme. Le Prince héritier L'archiduc François-Ferdinand-Char. Louis-Joseph-Maric d'Esté était né à Or le décembre 1863. Il a donc cinqua ans. Il est titulaire de nombreux titres : litaires et de divers titres académiques. C'est le 1er juillet 19G0 que fut célé, morganatiquement son mariage avec la c< tes.e Sophie Choteck. Dans une cérémonie qui. précéda le r ri'aigé, l'archiduc iFrançois-Ferdinand nohça solennellement, sous la foi du s ment, à tout droit à la succession im riale, non pour lui-même, mais pour enfants qui pouvaient naître de son un avec la comtesse Choteck. De ce fait, le frère de l'archiduc Fr çois-Ferdinand, l'archiduc Otto, devenait successeur éventuel au trône. La famille Choteck est originaire de ' hême et fut élevée à la dignité comtale 1723. Le père de la femme de l'archiduc F dinand fut pendant plusieurs années c bassadeur d Autriche à St-Pétersbourg mourut en 1S9G. Cette union fit grand bruit à l'époq Mais par la suite, les choses s'arrangèr et l'empereur d'Autriche ayant pardonn-son neveu, lui restitua le titre grand du et anoblit sa femme à qui fut octroyé titre de princesse de Hoheniberg. Née c< tesse Choteck de Chotkowa et Woguin, avait vu le jour à Stuttgart le 1er m 1868. De cette union naquirent trois enfan la princesse .Sophie n'-e à Konopisch- le p- Ernest nés, le premier à Vienne le 29 se.p jà J tembre 1S02, le second à Konopischt le 2" et | mai 1904. de ! Le fait de la reconnaissance d'une unior îi- accomplie sans le consentement du chef dt à la famille n'était pas sans précédent dam )i- l'histoire des Habsbourg. On cite l'exem a- pie de l'archiduc Henri, cousin de Fran-2 ; çois-Juseph, qui épousa m janvier 1868. a- à Bozen, la chanteuse Léopoldine Hcff le mann, sans le consentement de l'empereur, r- La destitution de l'archiduc fut la consé-er quence immédiate de son mariage. Ses.bienî es furent môme mis sous séquestre**- L'inter-le vention dé parents rapprochés et d'amis n- auprès du souverain fit revenir ce demiei e- sur sa décision et en 1872, l'archiduc Henri ie rentra dans sa charge. La noblesse fut con-r- féréè à sa femme qui fut dès lors reçue >U aux cérémonies de la cour. C'est cet exemple qui paraît avoir encouragé une intervention analogue et qui, comme nous venons de le rappeler, ajbou-ie tit également, en faveur de l'archiduc Fer dinand-Charles qui vient de périr de si ei* tragique façon. nt Cette intervention fut le fait des arohi-duchesses Marie-Thérèse et Marie-Annon-rs eiacleet du >1,-eau-frère de l'archiduc, le duc n" Al'bert de Wurtemberg, héritier du trône î™ de Wurtemberg. be o- NOUVEAUX DETAILS Les premiers interrogatoires n~ Serajevo, 28. — L'auteur de l'attentat j. Gevr.illo Prinzip, est âgé de 19 ans. 11 es ~ né à Grahovo, dans le district de Liono. 1 (e' a avoué, au cours de l'interrogatoire, avoii depuis longtemps l'intention de tuer un< ' haute personnalité quelconque, pour de£ ea motifs d'ordre international. Il a attendi C g l'automobile de l'archiduc à> l'angle de deu2 ga rués et a profité du ralentisement dans 1< ■0_ virage pour exécuter son crime. Il a, dit nt il, hésité un moment parce que la duchess< is de Hohienberg se trouvait dans la voiture mais il tira rapidement deux coups de re volver. té il nie avoir des complices, u- Le typographe Nedeljko Caibrinovic, âgt la de 21 ans, dont l'attentat avec une bomb* ut avait" échoué, a déclaré lui aussi n'avoi: >1, pas de.complice. 11 eut, au cours de soi se intenoijàtoire, une attitude cynique. Il es le pérait sauter dans la rivière Miljacko aus sitôt après l'attentat pour tenter de pren su dre la fuite. M-ais des agents et des ci m toyens s'élancèrent à sa poursuite et l'ap il, préhfendëi'efnt: A quelques pas de l'endroit du' deuxième ©r attentat, on a trouvé une bombe non uti lisée. On suppose qu'eiie y avait été jeté< e.r par un troisième individu lorsqu'il se fu ri- rendu compte que l'attentat de Prjnzip avai réussi. Serajevo, 28. — L'interrogatoire de Prin de zip a établi que le jeune homme avait étu ■o- dié pendant quelque temps h Belgrade, de D'autre part Cabrinovic a déclaré que ré la bombe qu'il avait lancée lui avait ét< es envoyée par .un anarchiste habitant Belgra iu- de et qu'il ne le connaissait pas. Autres détails sur l'attentat gg Trieste, 28. — La Nouvelle Presse Libr. j donne les détails suivants sur le drame d ~ Serajevo : ' . . , I ® A l'Hôtel-de-Ville, le conseil municipal t avec le bourgmestre à s.a tête, recevai l'ancliiduc héritier et sa femme. Le bourg mestre voulut prononcer une allocution, e ie comme il se préparait l'archidiuc lui dit ■ ce haute voix : « M. le bourgmestre, en arri on vant à Serajevo pour y faire une visite, oi >rt m'a lancé une bombe. C'est indigne ! » rid Après une pause,.il dit : « Eh bien, main nt tenant, vous pouvez parler. » de Le bourgmestre prononça alors son al à locution et l'archiduc héritier répondit. Le public, qui avait entretemps appri sst l'attentat, éclata en 'bravos à l'adresse d a l'archiduc héritier. m- Après avoir visité l'Hôtel de Ville peu dant une demi-heure, l'archiduc héritie. 5st voulut se faire conduire à l'hôyital mili taire où se trouvait le lieutenant colone blessé par la bonfc'e. ru Comme l'archiduc héritier était arrivé ir" l'angle de la rue François-Joseph et de 1 en rue Rudolph, un individu nomme Grevill m- prinzip, de nationalité serbe, se précipit >n- et rapidement tira deux coups de revolvei ru Le premier coup transperça la paroi d 21^ l'auto et pénétra dans le côté droit du ver LU" tre de la duchesse. Le deuxième coup a 116 teignit l'archiduc héritier _ à la gorge c transperça T artère carotide. La duchesse s'évanouit et tomba sur le genoux de l'archiduc. 11 L'archiduc perdit aussi connaissance. îa_ L'automobile' se rendit alors au Konal aU Dans l'auto se trouvaient, en1 plus de l'a chiduc et de sa femme, le commandant d corps d'armée de la région et le comte Ha: gg. rach, lequel conduisait l'automobile ain: atz que le chef du cabinet militaire de l'ai chiduc, le colonel Bardorff. ^ m- Avant l'attentat fatal Vienne, 28. — De nouveaux renseign >rè ments disent que l'archiduc et là duchésf ,m" de Hohenl>erg étaient très satisfaits de lei séjour en Bosnie, et notamment de l'a ia" eucil qui lui avait été fait à Iliszo. Pei re" dant tout leur voyagé, ils avaient été l'O! er" jet d'ovations chaleureuses de la part d l,é' public. ies L'archiduc et sa femme étaient arrivés ■on matin même à Iliszo. Une magnifique réception leur avait é ll}~ préparée à Serajevo. le C'est non loin de la gare que fut lanc _ la bomibe. , . J0" 1111 pérsomies parmi la foule, ont été bl€ en sées, 6 grièvement et 5 légèrement. A leur sortie de l'Hôtel-de-Ville, l'arcl: er" duc et la duchesse se préparaient à ail prendre des nouvelles des blessés, lorsqu ^ sur la Grand'Place de Serajevo, un jeui homme très correctement vêtu sortit de ue; foule et tira deux coups de revolver sur couple princier. J L'automobile poursuivit alors sa marcl c, à un evive allure jusqu'au Konak, où l'on 10 vcnil- ide^ médecins, mais tout fcecou >ï?" fut inutile. Les deux blessés expirère -,le bientôt. ars La doCîrîiir de l'Empereur ts : Ischl, 23. — Lorsqu'on apprit la nou-ve! 24 à l'Empereur François-Joseph, il se mit nlnili.nn r-' nftsir, A >• o on I > l'ntl rtTl P n Tl t P mots : « Affreux ! Affreux ! Sur cette terre, rien ne m'aura été épargné... » L'Empereur se retira ensuite dans ses appartements. Toutes les cérémonies et représentations théâtrales ont été décommandées. Le deuil à Serajevo Serajevo, 28. — Aussitôt que la mort de l'archiduc et de sa femme fut connue en ville, les drapeaux furent mis en berne. ) Le deuil est général. Le président du Landtag a aussitôt adressé à l'empereur un télégramme dans lequel il exprime la désolation de la population, sa fidélité et son dévouement à la Maison Impériale. Le conseil municipal s'est réuni à 4 heu-■ res et le Landtag est convoqué pour 5 heu- L eî/ordre et la tranquillité régnent partout. » Serajevo, 28. — Le conseil municipal s'est 1 réuni à 4 heures et a levé la séance en signe de deuil. Le Landtag, convoqué pour 5 heures, a également levé la séance en signe de deuil. Les télégrammes de condoléances Rome, 28. — Le Pape a adressé un télégramme à l'empereur François-Joseph. De son côté, le cardinal Merry del Val a envoyé un télégramme à l'empereur François-Joseph et au comte de Berchtold. La Famille impériale L'Empereur François-Joseph, qui va entrer dans sa 85e aimée — il est né le 18 août 1830 — a succédé, on le sait, en 184-8, à son oncle, Ferdinand 1er, fils de François II, qui dut abdiquer. De son mariage avec la "princesse Elisabeth dto Bavière, tante de notre reine, il eut trois enfants : l'archiduc Rodolphe, mort en 1889, dont la veuve a épousé le comte Lonyay, et qui' a laissé une Tille, Elisabeth, mariée au prince Otto de Windischgraetz ; l'archiduchesse Gisèle et l'archiduchesse Marie-Valé-rie. „ . . Les trois frères de l'empereur : Maximi-lien, dont, la veuve, la Princesse Charlotte, vit tristement à Bouchout ; Charles-Louis, , père de l'archiduc. François-Ferdinand, lié-[ ritier du trône, et" grand-père de l'archiduc • Charles-François-Joseph, qui devra succé-: der un jour au précédent, son oncle, dont i lus enfants, issus du mariage avec la com-i tesse Chotek, duchesse de Hohenberg, ne ; pc. vent être appelés à occuper le trône ; - eiJii:ii l'archiduc Louis-Victor , qui n'a pas laissé d'enfants. ! Parmi tous ces archiducs, il en est beau-, covp qui n'ont guère de fortune ; la plu- - part sont pourvus de commandements, de fonctions dans les provinces. Et le vieil empereur, seul à la Holburg ou à Schœn- i brunn, dirigé, guide et protège, avec une ! fermeté à Inquelle les souvenirs mêlent • beaucoup d'indulgence inquiète, les mem-i bres éparpillés de l'illustra famitye des Haibsbourg-Lorraine. Et l'on demeuré surpris devant l'étonnante verdeur de co. vieillard qui travaille toxlj'ôûrs avec le même zèle aux affaires, souvent si délicates, de ses deux Etats, se lève à 5 heures, étudie des dossiers, reçoit > des ministres, des fonctionnaires, dénoue - des crises, négocie des compromis entre le_s j nationalités et entre les partis, et peut en-t core, avec vigueur, chasser le coq de bruyè-; i re dans la montagne, autour d'Isehl, ou présider à une fête de la Hofburg et donner galamment le foras à une princesse. Ceux qui ont vu le vieil empereur recevoir à Vienne une reine, ceux qui l'ont vu, mince, le buste droit, demeurer la main [ au képi, puis s'approcher souriant, avec la ' volonté évidente et la force de ne pas être ivieux et de garder la grâce de la galanterie raffinée des temps pourtant lointains de sa jeunesse, disent leur surprise et leur émer-î veillement. Et l'on se souvient, à la Hof-î burg, de ce bal d'il y a cinq ans où la du-cih'esse de Hohenberg, femme de l'archiduc , héritier, ayant laissé tomber son éventail, t l'empereur, saisissant cette occasion de lui - témoigner son estime et de marquer le t rang qu'il lui assignait, se précipita it, avec i une apparente aisance, ramassa l'éventail avant que personne eût eu le temps de se i baisser. Pourtant, pourtant, on le sait, la vieil- - lesse de l'empereur est triste. Le souverain a connu les heures difficiles des guerres malheureuses ; et il a connu aussi les pires déchirements intimes : la mort de son fils s Rodolphe, celle de l'impératrice, celle aussi î terrible de son neveu et de sa femme. Il y a des figures tragiques dans les souvenirs - <ie la laiiiille de Habsbourg dont il est le • chef indulgent, des souvenirs qui l'ont fait - consentir, avec une bonté inquiète, aux ma. I riages point tout à fait conformes à ses es-Ipoiiû, a ses désirs, à la tradition. Et l'on i ne songe pas sans une émotion à ce vieil-i laro. presque toujours seul, et qui, pour se j distraire, parfois, dans l'isolement de i Schcenbrun, .prend des cartes, et fait une patience. On s imagine que, souvent, il s'ar-e réte, et songe... C'est à Ische seulement que la vie du vieil empereur s'anime d un peu de gaieté. Là, t pendant deux ou trois mois d'été, il a auprès de lui ses filles , les archidudhiesses s Gisèle et Marie-Valérie, et leurs nombreux enfants. Les archiduchesses sont mariées, l'une au prince Léopbld de Ba-vière, l'autre à l'archiduc François-Salvar •- tor, de la. branche de Toscane, u La famille impériale est, on le sait, extrêmement nombreuse. Parmi les seize enfanfls >i nés du mariage de Marie-Thérèse de Hab-•- sbourg avec François de Lorraine, plusieurs ont laissé une descendance. Cinq branches principales subsistent : la maison impériale directe, issue de Fran-çois 11, le père de l'impératrice Marie-,e Louise ; la branche de Toscane, qui se dis-tingue par le prénom de Salvator ; la foran-che de l'archiduc Charles, l'adversaire de Napoléon 1er, à laquelle appartenait l'ar-chiduc Albert, le vainqueur de Custozza, II et à laquelle appartient la reine douairière d'Espagne, Marie-Christine ; la branche de l'archiduc Joseph, à laquelle appartenait la IA Reine, des Belges, femme de Léopold II, et à laquelle appartient Mme la duchesse d'Or-ip léans ; ct enfin la branche de l'archiduc Rénier, à laquelle appartenait la femme de g_ Victor-Emmanuel II, grand'mère de l'actuel roi d'Italie. i- Qui sera l'héritier du trône 7 p De son mariage, célébré à Reichstadt, jé' le 1er juillet 190(>, l'archiduc François ia Ferdinand 'a .eu trois enfants, la princesse [g Sophie, le .prince Màximilien-Charlds el le prince Ernest, âgé respectivement d( ie 1;?, 11 et 9 ans. p,t Le jeune prince Maximilien-Oharles, or es l'a vu, ne peut en vertu des statuts cle k maison de Habsbourg, prétendre à succé der à son père dans tous ses droits ai double; trône de François-Joseph. La naissance de sa mère ne s'oppos» le point ;'i cc qu'il devienne l'héritier présomp à tif de la couronne de Hongrie mais, jus ps il n'nuiit »fn: £tà crmsnrri comme successeur de son père efl t-ant qu'héritier de la couronne impén&lCi En droit naturel, c'est'au neveu de IFrançois-Ferdinand, l'archiduc CharxôS-i,ra ' çois, né à Persenberg, lk 17 août 1887, ^ue devrait revenir, à la njort de l'empereur, le trône impérial. Cette mort tragique serait-elle le point de départ du démembrement de l'Autriche-Hongrie.En tout cas, il faut attendre que la volonté nettement formulée de François-Joseph désigne celui des deux princes qui devra lui succéder dans tous ses Etats. Mais cette volonté sera-t-elle respectée dans cet empire (fui manque d'homogénéité et où les luttes de nationalités, toujours des plus vives, font courir un péril constant t. sa cohésion ? la Semaine politique La révolte albanaise Pour avoir suivi les conseils de quelques ambitieux et dédaigné ceux de la commît sion de contrôle, le prince de VVied voit son autorité réduite et son pouvoir limité à la ville de Durazzo où il n'a pas encore tout à dire. . En quelques jours nous avons assiste a toutes len plias es d une guerre civile. Batailles, esciu mouches, armistice et négociations, sans compter les intrigues et les tra-! hisons. De plus, les mêmes erreurs ont été repétées, au point que les officiers hollandais chargés de la. direction des troupes, voulaient s'en aller parce que n'étant plus consultés. Prenk Bibdoda, chef des Mirdites catholiques, a longtemps hésité avant de marche:1 au secours de son souverain qu il ne connaît pas. Un annonce aujourd'hui qu'il aurait été battu et fait prisonnier par les musulmans. A Scutari, on craint l'explosion d'une guerre religieuse. A Valona, c'est l'anarchie. En Epire, c'est la résistance des bataillons sacrés contre les Albanais. Partout c'est le désordre, malgré la présence en vu.e des Côtes des cuirassés envoyés par les puissances et dont 'les équipagés croquent le marmot. Jamais il n'a été donné d'assister à pareille comédie, où le burlesque et le tragique se combinent. Cependant, cette situation ridicule doit finir un jour, quelle que soit l'opposition de la population énervée par les conseils intéressés de Vienne catholique et de Stamboul musulmane. Li création d'un Etat, d'Albanie a été décidée par les puissances. L'Europe ne oeut offrir au monde le grotesque d'abandonner son entreprise. Pendant que Guillaume de Wied s'accroche à un trône branlant, qu'il devra peut-être céder à un candidat moins hésitant, les grandes banques et lefe délégués des puissances étudient à Paris la constitution d'une grande .banque albanaise dont l'Autriche et l'Italie auraient la direction. De son côté, l'Allemagne craignant une ; dislocation de la Tripli'ec, s'interpose- entre l'Italie et l'Autriche pour élurider leur dispute en Albanie. A Vienne comme à Rome, les opinions publiques sont nettement hostiles. De part et d'autre, les journaux formulent des accusations violentes. Italiens et Autrichiens s'envoient par-dessus l'Âdriaticiue des injures méridionales. Mais tout cela, c'est le bruit causé par le commuh ignorant. M. di San Giuliano et le comte Berchtold se tiennent au-dessus des rumeurs et obéissant au mot d'ordre venu de Berlin, cherchent à atténuer les petites tMessures d a-mour-propre, que les deux pays se sont faites réciproquement. L'Alibanie existera parce que l'Italie, l'Autriche et l'Allemagne y ont le plus grand intérêt. C'est la seule solution capable de garantir l'équilibre dans l'Adriatique et de retarder la poussée slave vers l'Ouest. Ces deux raisons sont suffisantes pour obliger pour imposer l'accord austro-italien, et l'on peut être persuadé que l'Allemagne s'y emploiera de son mieux. Seulement, une condition est indispensable au maintien de la bonne entente. C'est que, aussi longtemps que les rivaux voudront intervenir dans les affaires d'Albanie, ils rencontreront autant de motifs à incidents. Ils doivent par conséquent, ou s'er désintéresser complètement — ce qu'on n'ose espérer — ou en confier la direction à un pays neutre, ou encore, se le partagei définitivement Souhaitons qu'une solUtior intervienne rapidement et fasse disparaîtra . ce foyer de troubles, qui s'accroche dangereusement à la vie politique et industrielle de l'Europe. Une abdication On a appris avec étonnement que le Ro de Serbie remettait provisoirement ses pou voirs entre les mains du Prince ^héritier Des raisons de santé sont invoquées poui justifier pareille décision. D'aucuns esti me'ni qu ■ des intrigues l'ont provoquée et qu le Roi Pierre préfère échapper au mêmi sort oue son prédécesseur. Telle n'est pa: notre opiryon. Il v a une notable différend entre la façon de gouverner du roi Pierr et celle d'Alexandre Obrenowitch. Au moment où celui-ci était frappé pou avoir .voulu régner en tyran oriental, h Serbie était en quelque sorte inféodée pc litkiiuement et économiquement à l'Autri ohe-Hoirrrie. Encore quelques années de c régime, et la Serbie devenait une provinc austro-hongroise, comme la Bosnie ou 1 Croatie. Le gouvernement du Roi Pierre a, a" contraire, relevé le pays, assuré sa plein liberté, réorganisé ses forces, et lui a pei mis de prendre sa part dans les conquête réalisées sur la Turquie par les alliés ba. k a niques. Ce n'est ni Milan asservi à l'Autriche, i Alexandre conseillé par Draga, qui seraier arrivés à pareil résultat. Et si Pierre 1er réussi, c'est pour avoir gouverné conforim met la constitution serbe, en écoutai les hommes d'Etat qui voulaient assure l'ir'.dé: endance et la. prosoérité de la Serbii Cette attitude le di-seulne de l'accusatio d'avoir trempé d'ans le complot qui fit di: paraître Alexandre Obrenov/itch, pour moi ter sur un trône ensanglanté. Pareille con plicité se serait expliquée par un besoi de pouvoir personnel, et de domination. Or, pendant les dix dernières années, : ■ règne de Pierre 1er est marqué par l'ai i senco d'intrigues de cour, ce qui est e: fraordinaire pour un pays si proche c > l'Orient par sa situation, sa population . ses moeurs. Le peuule eerbe s'est relevé € prenant conscience de sa force. Il doit ( i résultat à la sacre direction de son roi. Turauie et Grèce Malgré toutes les promesses et les boç nés paroles prodiguées à Constantinopr erti Athènes, la Turquie et la Grèce pa raissent éprouver une grande défiance re ■u:oque. Cependant les drogmans des lé ClV nartent pour la province de Smyriv gâtions urLg enquête, et la Turqiui' afin dy ouv,.. d'indemnités à accorde -dmet le principe . victimes des exac aux Grecs d'Asie Mineur, tions musulmanes. ^ine der Ainsi que nous le disions la sem^. nière, il v a derrière tout cela une tuation plus grave. La Grèce appréhendai! l'augmentation des forces navales turques et 'proposait leur limitation. Sa prière esl restée sans réponse, naturellement. C esl aloi'j que l'on apprend l'achat, par les Grecs, de deux cuirassés américains. Le tapage n'a-t-il pas été provoqué po<ur justi-lier les pourparlers qui viennent d'abouti i entre AUènes et Washington ? . Quoi quM en soit, avant quinze jours, la Grèce détiendra la suprématie navale dans la mer Egée, au moins nour quelques mois ; l'équilibre ne devant être rétabli qu'à l'époque où les chantiers anglais auront livré les deux unités commandées par le gouver-ncirient turc, .luqu'alors, on devra craindre que la Grèce, passant outre aux bons conseils de l'Europe, commette un éclat et tente de se réserver des droits sur les côtes d'Asie Mineure, en affirmant son privilège de protection des Grecs ottomans. Il y aurait là une nouvelle complication pour les puissances oui se disputent les concessions en Turquie d'Asie, comme des rats autour d'un fromage. Les pays balkaniques tentent ainsi d'étendre leur rôle' politique au-delà de leurs frontières et d'intervenir dans des questions jusqu'ici réservées à l'examen de la Triplice et de la Trinlo Entente. iCe cas se présente aussi dans la démar-ah/c faite par la Roumanie à Constanti-nopl-e, conjointement avec la Russie. Ces deux pays ont fait valoir auprès de la Porte l'utilité qu'il y aurait -nour eux de laisser libre, en cas de guerre le passage des navires par les Dardanelles. Voilà, une fois de plus, remis sur le tapis, le problème des détroits. C'est trop de besogne vraiment pour les diplomates. L'Albanie, les Iles, la flotte grecque, les détroits ! Il y a de quoi décourager les cuisiniers de la politique. En Italie La révolution communiste qui pendant trois jours sépara une province du reste du pays, a été., pour le gouvernement Italien un véritable avertissement. De l'émeute elle-même, il èst inutile d'en ! dire grand chose, sauf qu'elle a révélé une fois de plus, le vide des t'hiéories anarchistes et l'incapacité évidente des instigateurs de l'émeute. Une fois celle-ci déchaînée, les fomenteurs n'ont plus la moindre autorité sur le peuple. Celui-ci apaise ses appétits sans penser à autre chose. Cet essai de collectivisme nous a montré ce que serait la société dans la cité que des rêveurs et des rhéteuT's s'offrent à nous construire. Désordre, ruines, abolition des droits et de toute justice ce serait le règne des forts en gueule et en poings. Les faibles n'auraient qu'à obéir ou disparaître. Mais l'insurrection a révélé aussi que dans leîs moments les plus graves, les anarchistes n'hésitent pas à sacrifier les intérêts de leur patrie ,pour mettre leurs théories en pratique. C'est ainsi que le moment était extrêmement. critique pour l'Italie. Les incidents albanais prenaient une tournure si dangereuse que l'on s'attendait à un conflit austro-italien. Le gouvernement aurait eu fort à faire s'il avait été obligé de pacifier les provinces révoltées en même temps qu'il aurait dû repousser les ennemis de l'extérieur.L'alerte a été chaude. Toutefois, les ministres italiens ne doivent pes croire que tout danger est écarté. Une politique de mégalomanie a entraîné dds dépenses énormes auxquelles il faut faire face par l'étar blissement de nouveaux impôts. Ceux-ci mécontentent le peuple, sur lequel l'influence dos anarchistes et des socialistes ne tard* pas à s'exercer. C'est à combattre une propagande néfa» te que doit s'employer le gouvernement ita lien, s'il ne veut avoir à réprimer plus tare des émeutes locales qui ne manqueraient pas de faire tache d'huile. Etats-Unis et IVSexiatae Après quelques semaines de décourage ment, les médiateurs ont repris espoir. Il cômotent beaucoup pour la pacification di Mexique sur les pourparlers qui vont com mcnc' :i-entre les délégués d'à Iluortaet ceu: des rebelles. C'est aller un peu vite en besogne et pren dre le rêve pour la réalité. Avec Huert. d'un côté, Carranza et Villa de l'autre, o] doit toujours s'attendre à des surprises d( sagréables. Même entre les deux chefs constitution nalistes les affaires sont plutôt mauvaise et l'amitié n'est qu'apparente. Aussi croyons-nous qu'aussitôt après le règlemer des questions extérieures et le départ d Huerta, les difficultés commenceront entr Carrâniza et Villa qui se disputeront le pot , voir suprême. Et l'on se retrouvera comm J avant on pleine révolution, avec cet avai 5 tage qu'elle ne saurait durer lonigtemp: ' Il n'y a pour ainsi dire plus de fermes ; détruire et tous les fermiers sont ruines. La prudente expectative du Présider . Wilson et les encouragements officiels ain t ricains donnés aux révoltés par haine d Président Huerta, ont eu .pour irésultr tangible de dévaster complètement la mo 1 tié du Mexique et de faire assassiner eh l Anglais, des Allemands et des Américaii i par ceux-là mêmes que les Etats-Unis pr tègen'.. C'ést bizarre. Parce que Huerta ad l sang Cc Maderoi sur les mains, on autori: 3 ses ennemis à frapper les sujets étranger du moins on no parait pas vouloir leur c ^ garder ' r'.ncunc. Il serait, fort intéressai de connaître les dessous véritalbles de cet aventure. A. M. FRANCE Baoqu t patriotique t Paris, 28. — M. Mossimy, présidant r Versailles le banquet organisé à l'occasû dp l'anniversaire du général Hoche, a év n qué le pays entier appelé vaux armes < 5- 179i et a ajouté que les conditions de i- guer; e ont changé totalement. Le choc c i- gros des armées ne 'se produisait jad n qu'après de longs tâtonnements tandis qu ,>p « nt aussitôt après l'ordre de mobilis e lion, le pays se transformé en une ami > formidable capable de manœuvrer et ■ c- vaincre, non en quelques mois, ni en qu> e ques semaines, mais en quelques jours, ît Le ministre a montré l'utopie simplis n de l'aimée qui va surgir entière du S' :e prêté pour la guerre au moment précis d besoins. Préparons d'avance, dans le c; me et avec méthode, ce que la Révolutio fit peu à peu, une organisation qui env loppe toutes les forces combinées de la iu i tion, où la masse des citoyens trouve plac dans un cadre soudé dès le temps de pai: cadre permanent solide qu'aucun effon aucune épreuve ne puissent rompre. ' Election d'un sénateur Agen, 28. — Le docteur Golap, radief L" socialiste, est élu sénateur en romplac< ment dé M. Giresse, radical, décédé. ALLEMAGNE L'arrestation de lord Brassey •rt 1 28. — Lord Brassey a été arrêt . "5- , 'f 1""Tl soit pas encore, nous ap a iviei, et. iv- r okal Anzeiger. si son ar prend le Bevuner - souncoi rostation a été motivv. d contre d'espionnage qu par un fiospç0d bande. . Lord Brassey, qui est âgé de ^ 80 ans, souffre de rhumatisme. 11 était sv.1 ti de bon matin en canot pour se dégourdir les bras. « Nulle part, raconte-t-il ave* Donhoinie, je ne vis le mot « Verboten » qu est si connu et si commun en Allemagne. > Un vapeur de police lui cria de stopper comme lord Brassey ne sait pas «beaucoup d'allemand, il y eut un malentendu. Or prit son canot en remozqne et on le reconduisit à terre. Après un court interrogatoire, qui fut e» trêinement poli, le fonctionnaire de la police comprit son erreur, s'excusa et offrit de faire remorquer la barque jusqu'au Sun-bram. Lord Brassey répondit . « Non, vous m'avez procuré plus d'appétit et de mouvement que je n'en espérais. » Il remonta dans son bateau, saisit les rames et regagna le Sunbeam. Lord Brassey est un ancien ministre de la marine anglaise, jouissant en Angleterre d'une immense popularité à cause d'un livre publié il y a cinquante ans, où il à raconté son premier voyage autour du monde sur son yacht Sunbeam. ROUMANIE Les affaires albanaises Rucharest, 28. — Le ministre de la guerre a reçu trois officiers de réserve de l'armée roumaine, le capitaine d'infanterie Stefanes-co ,les lieutenants Burchi et Bogdan Cris-tescu, qui viennent de s'inscrire comme volontaires 'pour l'Albanie. Le ministre les a autorisés à partir immédiatement pour 1 Albanie.A la Chambre, le député conservateur Mi-cliesco a interpellé le ministre des affairei étrangères au sujet de l'information selon laquelle il serait constitué en Roumanie des corps de volontaires destinés à défendre_le trône d'Albanie et au sujet du départ deî ' trois officiers. Il a demandé au ministre si la Roumanie n'avait pas d'autre souci que de soutenir les exigences « aibsurdes » d u. petit prince. Cette interpellation a provoqué une gran de manifestation en L'honneur de la Roumanie et de sa maison. La Chambre a acclamé le roi Charles pendant plusieurs minutes.ALKANTB La situation demeure critique Rome, 28. — Les nouvelles d'Albanie con tinuent à être très inquiétantes ; les insurgés-ont fait savoir au gouvernement qu'ils n'entendent point, pour le moment, s'empa rer de 'Durazzo ; ils se réservent de marchei sur la capitale lorsque tout le reste de l'Ai banie sera tombé entre leurs mains ; en at tendant, ils se contentent de conserver leun anciennes positions. De Durazzo on peu apercevoir sur une colline voisine quatre ca nons braqués sur la ville. Le but principa des insurgés est maintenant la prise de Va lona. On dément aujourd'hui la prise di Berat et de Fieri par les rebelles, mais Va lona n'en reste pas moins très menacée. Le insurgés auraient, dit-on, envoyé un ulti matum au gouvernement, lui ordonnant d hisser le drapeau ottoman. On affirme cru le gouverneur de Fieri est de connivenc avec les insurgés. Valona ne possède plu de défenseurs ;les cinq cents volontaires mi 1 composaient sa garnison se sont dispersés On pense à Durazzo que les insurgés s'eir pareront de Valona quand ils le voudroni Les travaux de mise en défense continuer à Durazzo. On attend une attaque des insui gés d'un moment .à l'autre. La vie est total* ment arrêtée. Un nouveau décret du goi vernement défend de circuler dans les rue ou d'allumer des lampes dans les maisor après huit heures du soir. Tous les magî - sins sont fermés depuis plusieurs jours. i D'après le correspondant de la Tribune i une crise ministérielle est imminente;on pr - voit crue Turkhan pacha-demeurera à la tê c du gouivernemen,dont feront également pa tic Muôsid pacha et Ismaïl Khemal.ee de - nier en qualité de ministre des affaire i étrangères. i Le paquebot autrichien «Herzégovine » bombardé aujourd'hui encore le village e Siack, où se trouve le quartier général d. insurgés. s La Tribuna reçoit de son corresponda. à Vienne la nouvelle que le gouverneme: t autrichien a opposé un veto absolu à l'e e rôlement en Autriche de volontaires poi e l'Albanie. g Pourparlers avec les ïnsurg-és h Durazzo, 27. — Le colonel Philips, accor . pagné seulement d'un drogman, s'est re £ du auprès des insurgés. Il est rentré soir :à 2 heures. I Les insurgés, ea présence de tous leu L chefs, ont confirmé les déclarations qu' ^ avaient déjà faites à la commission de co t trôle, ià savoir qu'ils étaient disposés à r i_ gocier sur les questions d'importance seco ,g claire, mais qu'ils n'entendent pas tran lS ger au sujet du départ du Souverain f tuel. Ils ont ajouté que si on ne leur de u ne pas satisfaction, ils n'attaqueront ,p .g Durazzo, en raison de la présence da s cette ville de nombreux étrangers et am ^ mais qu'ils ont la ferme intention de pas quitter les armes avant d'avoir oibte: ce qu'ils exigent. Les insurgés ont en c tre proposé une formule de gouverneme international où les Albanais seraient présentés. Le colonel Philips a fait aussitôt s rapport au Prince et à la commission contrôle. à A la suite de l'incident créé par le n ,n jor Slouis qui garda hier les lettres c insurgés et renvoya le parlementaire ( P- les avait apportées, le cabinet a remis a démission de tous ses membres au Prin '.u Celui-ci a refusé d'accepter cette démissi j? et a ordonné l'éloignement du major Slou à On n'a pas de nouvelles a.u sujet ( ^ mouvements des troupes de Bib-Dod'a. J® BRESIL La question de l'emprunt ■te Rio-de-Jan'êïro, 27. — Le Brésil n'a r >1, accepté les dernières propositions conc es na.nt l'emprunt. Toutefois, il n formulé i *1- médiatement des contre-propositions. u Dans les milieux officiels brésiliens on î- fonde sur les derniers télégrammes de Londres un grand optimisme au sujet de la e rnnpIllRÎnn r»i*n/>li i,m Wn l'nmnn >«f Eeirae de la Presse il EN PLEINE THEOCRATIE Les constituants de 1830 pouvaient-ils songer qu'un jour viendrait où Von demanderait au budget non seulement les sommes j nécessaires pour faire face aux traitements et pensions des ministres des cultes, mais aussi aux traitements et pensions des mai-1 très et des maîtresses, abbés, religieux, religieuses et laïques, des écoles congréganistes, greffant ainsi un nouveau budget des cultes j sur le premier ? . Hélas, dit la Chronique, ces jours sont pourtant venus ! Sf, à .l'aurore de la Belgique indépendante, ceuxt qui i'^ constituèrent crurent devoir assurer aux cluses une entière liberté tout en garantissant la situation matérielle de leurs ministres, il est pèîï£is de croire que ce fut dans la pensée que ceUx-ci tout ^n jouissant pleinement de tous leurs di'pits de citoyens, resteraient, en tant que prêtas, dans leur rôle religieux. Ce n'est pas pour en faire des centres d'agitation politique que des palais somptueusement meublés et entretenus étaient offerts aux évêqwss et que l'on mettait de confortables cures à la disposition des desservants de toutes les paroisses du 'pays. Ce n'est pas pour y faire de la politique que l'on maintenait,, bâtissait, restaurait, ouvrait les églises. Ce n'est pas pour entretenir des politiciens et des agents électoraux que l'on créait de errasses prébendes et qu'au moindre curé ou vicaire on assurait un traitement, modeste sans doute, mais ou!un casuel savamment ordonné amplifie singulièrement. De part et d'autre on était sans doute -de bonne foi. Quand les ministres des cultes manifestaient quelque velléité d'intervenir comme-tels dans les choses d'ordre profane, c'était des excès de zèle dont ils se défendaient et que leurs amis au gouvernement et dans les corps délibérants désavouaient aussitôt. Quelle colère, quelle noble indignation, quel froissement de dignité se produisit chez les ministres de l'époque, leurs tenants et leurs-aboutissànts qualitfl Jules Bara leur lança l'apostrophe fameuse : « Vous êtes les polichinelles du clergé ! » t Où sont les fiers émois d'antan ? Dans la plupart des communes du pays, si c'est le 'bourgmestre qui règne, c'est lé-curé qui gouverne. Les vicaires sont partout des hommes de combat. C'est eux qu.b lorsque se mobilisent les saintes milices, marchent à côté du drapeau, la soutane retroussée et le geste provocateur. En temps de paix — de paix: ! — c'est eux qui veillent à ce que les syndicats professionnels, les coopératives, les mutualités réservent leurs avantages à leurs seules ouailles. C'est eux qui interdisent aux enfants l'entrée dans l'école communale. Quant aux chaires de vérité, c'est à des buts politiques qu'on les fait servir; ce sont des paroles de discorde qu'y font entendre les orateurs sacrés. Alors qu'il est interdit à; tous les fonctionnaires de l'Etat de se jeter dans la mêlée des partis, les membres du clergé s'y lancent avec frénésie. Leur chef ne leur donne-t-il ipas l'exemple ? Et les laïcs du gouvernement, au lieu de les rappeler au calme, de leur recommander un peu de mesure, les 1 encouragent sous main, vont jusqu'à les j louer publiquement. LITTERATURE PIEUSE Une revue catholique : Le Sanctuaire, destinée aux enfants, publie la biographie d'un enfant de huit ans qu'elle propose en modèle à ses jeunes lecteurs. C'est d'une bêtise à faire carier les dents d'un hippopotame, comme disait Berlioz. Jugez-en : Dès l'âge de trois ans, il assistait aux offices de l'Eglise et s'y intéressait vivement. Il enviait déjà le bonheur des enfants de chœur dont le costume et les fonctions l'attiraient. Plus loin : Un jour voyant un groupe de petites s filles faire mine de partager ses jeux, iJ s entraîna tous ses camaraelos plus loin de l- cette bande trop osée. Plus loin encore : {' En grandissant, son désir d'« apostolat » s'affirma davantage. Il fut heureux de se e faire le vendeur de la Croix du Périgord, chaque dimanche. Ht sa bonne grâce, sa " mine éveillée lui facilitaient cette propa-: gande. Malgré son jeune âge ,il se préoccupait l des élections, faisait campagne auprès de ses camarades pour le candidat catholique. î9 — Dites à vos pères de voter pour lui, t leur répétait-il ; si vous le leur dites sou-, vopt en les embrassant,1 ils vous écoute-ront.~ Regardez les affidbies placardées sur les murs de vos maisons ; arrachez celles des ennemis de la religion, vous en^ avez le droit ; n'y laissez que celles des * catholi-n- ques. n- Et voilà cc que Von donne comme fld-îe turc intellectuelle à la jeunesse catholique • On. met à Vindex les œuvres des grands rs écrivains, mais on encourage la circulation, danc- les milieux bien-pensants, de ces la- é- ° ' q ^ | En Belgique Les nouveaux généraux m Quelques notes biographiques sur les gêné-u_ raux nouvellement nommés : nt Le général Maes est né à Bruxelles en •p. 1859. sorti de l'Ecole militaire et. sous-lieutenant d'artillerie en il877, il était lieutenant m le 17 octobre 1885 ; capitaine le 26 décembre do *891. Entré dans le cadre de l'état-major après ia_ avoir fait son stage aux .grenadiers et an 2c gg guides, il fut attaché successivement" à une division de corps d'armée,' là une circons-]a cription et à la elirection supérieure du corps d'état-major. Le 26 juin 1903, le bril-0n lant officier était promu au grade de major is et placé pendant deux ans à la tête d'un les groupe d'escadrons du 1er guides. Aide de camp élu Roi depuis l'avènement au trône d'Albert 1er, il était nommé lieutenant-colonel le 27 décembre 1911. Au moment où il obtint les étoiles de général de brigade, le colonel Maes était chef ias d'état-maior de la 6e division d'armée, gr- Le général Geerts, né le 15 mai 1858, est m- sorti en 1877 de l'Ecole militaire. Il a fait toute sa carrière dans l'artillerie, Lieute-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1832 bis 1940.

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